Selon Eau-Evolution et au niveau national, les grands dysfonctionnements de l'Etat sur l'eau et les milieux aquatiques (il ne s'agit pas ici d'eau potable) sont schématiquement au nombre de quatre et logiquement assez liés :
- Une protection insuffisante de la ressource en eau patrimoniale :
L'Etat n'a pas protégé correctement la ressource en eau patrimoniale sur les plans qualitatif et quantitatif, et par suite les écosystèmes aquatiques et la biodiversité associée.
Il ne s'est donc pas donné la capacité de prévenir les risques écologiques et sanitaires de toutes sortes dont certains ont déjà émergé (contamination chimique généralisée, PCB dans les poissons, algues vertes toxiques, féminisation des espèces aquatiques, mortalité des batraciens, micropolluants émergents, nappes souterraines surexploitées, etc.).
- Une surveillance insuffisante de la ressource en eau patrimoniale (données brutes ou données de terrain) :
L'Etat n'a pas surveillé correctement la ressource en eau patrimoniale sur les plans qualitatif et quantitatif.
Les historiques de données brutes en particulier chimiques sont absents ou pratiquement inexploitables. Il ne s'est donc pas donné la capacité de détecter efficacement les risques écologiques et sanitaires de toutes sortes.
- Une information insuffisante sur l'état réel de la ressource en eau patrimoniale (données synthétiques mathématiques et statistiques) :
L'Etat n'a pas informé correctement sur l'état réel qualitatif et quantitatif de la ressource en eau patrimoniale, ni sur ses tendances. Il s'est donc privé du fondement de toutes les actions de protection de l'environnement et de l'évaluation de leur efficacité.
- Aucune vraie réforme structurelle de nos modèles de pression archaïques pour les rendre durables :
Il n'a pas repensé l’ensemble de ces modèles en profondeur et en toute indépendance, avec des bases scientifiques et écologiques sérieuses ainsi qu'une approche intersectorielle et interdisciplinaire. Il s'est donc privé des réformes structurelles nécessaires pour réduire efficacement la pression anthropique sur la ressource en eau et pour s'adapter au changement climatique.
Les preuves ?
Le lecteur intéressé trouvera tous les éléments concrets illustrant l'ampleur des dégradations et des déficiences des données brutes et de l'information, la nécessité de revoir le modèle central de l'eau potable et de l'assainissement, ainsi que les mesures urgentes à prendre pour faire cesser tous ces dysfonctionnements sur le site citoyen Eau-Evolution, en particulier dans l'article complet Les grandes faillites de l'Etat sur l'eau.
Source © Env 2 B
La ministre de l'Ecologie a aussitôt réagi.
Rappellant qu'elle a déjà pris plusieurs décisions "pour répondre à l'urgence de la situation avec fermeté", Delphine Batho annonce que "toutes les conséquences et conclusions du rapport de la Cour des Comptes seront tirées et mises en œuvre". La ministre de l'Ecologie avait déjà procédé en octobre dernier au renouvellement des équipes dirigeantes, en nommant Elisabeth Dupont-Kerlan directrice générale de l'Onema.
Par ailleurs, un projet de décret qui réforme la gouvernance de l'établissement est actuellement soumis à la consultation obligatoire des instances techniques de l'établissement. Un renforcement du contrôle de gestion interne a également été mis en place précise le ministère de l'Ecologie.

il est certains que les résultats des mesures de pollutions des rivières par exemple ne sont pas les bons ( il serait judicieux au ministre de l'écologie d'ordonné un grand chantier de test neutre de l'eau à suivre
RépondreSupprimerbientot forages de schistes,bref
RépondreSupprimerla totale on le veut bien....