mardi 13 septembre 2011

13/09/2011...Barrières de corail et catastrophes naturelles, attention danger...

Une étude de Richard Aronson de la "Florida Institute of Technology" et ses co-auteurs démontre que les catastrophes naturelles comme les tremblements de terre peuvent également nuire aux écosystèmes marins. Des chercheurs ont constaté qu'en mai 2009, un séisme de magnitude 7,3 dans l'ouest des Caraïbes a détruit la moitié des récifs de coraux de la barrière de corail du lagon de Belize. Ce tremblement de terre en eaux profondes a provoqué une avalanche mortelle dans le récif.

Cette barrière de corail du Belize est le deuxième plus grand écosystème corallien dans le monde, juste derrière la Grande Barrière d' Australie. Avant ce séisme, depuis plus 25 ans la barrière de corail du Belize souffrait déjà d'une maladie dite "Maladie des bandes blanches",une infection bactérienne, qui avait déjà causé une forte mortalité des coraux. Elle s'attaquait en particulier à "l'Acropora cervicornis" ou Corail corne de cerf, le plus dominant du récif, présent dans la barrière depuis plus de 4000 ans, et en se faisant, la fragiliser.

Avec la multiplication des catastrophes naturelles constatées dans le monde depuis une dizaines d'années, comme ici le tremblement de terre de 2009, mais aussi les ouragans et les tsunamis, les récifs coralliens peuvent durablement être fragilisés lorsqu'ils sont touchés, et c'est tout leurs écosystèmes qui sont maintenant sérieusement en danger.

Les chercheurs affirment que les méthodes de planification de conservation des coraux doit être rapidement révisées, en incluant au plus vite l'étude de l'influence des catastrophes naturelles sur les écosystèmes marins.

Bien que personne ne puisse prédire les catastrophes naturelles, leurs seules possibilités doivent tenir un rôle important dans la détermination des facteurs de conservation, comme par exemple la taille des zone de préservation. En d'autres termes, en prévoyant une plus grande surface de préservation, on augmente la probabilité de survie des coraux aux impacts des catastrophes naturelles.

Les chercheurs nous rappelle que la plupart des récifs coralliens actuels ont entre 5.000 et 10.000 ans, et comme les forêts humides, nécessitent une longue et lente période de convalescence lorsque qu'ils ont été touché, pour réapparaître dans toute leur diversité. Dans le cas des barrières coralliennes,pour les reformer, c'est toutes une génération de polypes minuscules qui les uns après les autres doivent vivre puis mourir, pour les reconstituer derrière eux, par leur squelettes calcaires, et ceux dans un long processus de cycles générationnelles.

Cette étude de Richard Aronson a été publié et est consultable dans le journal de l'Ecologie, de "l'Ecological Society of America".

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