Prochainement, les cosmétiques ayant fait l’objet de tests sur les animaux ne peuvent plus être mis sur le marché dans l’Union.
En effet, la dernière étape prévue dans l’élimination progressive de l’expérimentation animale pour les produits cosmétiques commercialisés dans l’Union a pris fin le 13 mars 2013.
Ainsi, la Commission confirme sa volonté de respecter l’échéance de 2013 qui avait été fixée par le Conseil et le Parlement et décrit comment elle entend continuer de soutenir la recherche et l’innovation dans ce secteur, tout en promouvant le bien-être animal à l’échelle internationale, peut on lire dans un communiqué de presse.
«L’entrée en vigueur, aujourd’hui, de l’interdiction totale de mise sur le marché constitue un signal fort de l’attachement européen au bien-être animal. La Commission entend continuer de soutenir la mise au point de méthodes de substitution à l’expérimentation animale et encourager les pays tiers à imiter l’Union européenne. Il s’agit pour l’Union d’une occasion inestimable de donner un exemple d’innovation responsable dans le secteur des cosmétiques, sans consentir le moindre compromis sur la sécurité des consommateurs », déclare à cet effet, le commissaire européen à la santé et à la politique des consommateurs, M. Tonio Borg.
Selon la Commission Européenne, des raisons impérieuses militent en faveur d’une entrée en vigueur de cette interdiction. Cette position est conforme aux convictions profondes de nombreux citoyens européens: l’élaboration des produits cosmétiques ne justifie pas l’expérimentation animale.
Pour l’heure, la recherche de méthodes de substitution à l’expérimentation animale se poursuivra, car le remplacement total des essais sur les animaux par d’autres méthodes n’est pas encore possible.
En effet, dans la communication publiée, il est bien noté que la Commission contribuera à la recherche sur ces méthodes substitutives ainsi que la nécessité de poursuivre l’action engagée dans ce domaine.
A cet effet, la Commission a affecté à ces travaux de recherche près de 238 millions € entre 2007 et 2011. L’industrie cosmétique a également apporté sa part, par exemple en cofinançant pour 25 millions € l’initiative SEURAT, peut on lire dans un communiqué de presse. La Commission fera de cette question l’une des priorités de l’Union dans le domaine des échanges commerciaux et de la coopération internationale. Affaire à suivre…

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