La pollution des rivières du sud du Québec atteint des sommets, indique un rapport du ministère de l’Environnement du Québec.
Plus de 96 % des échantillons prélevés dans quatre cours d’eau du sud du Québec (rivières Yamaska, Richelieu, Nicolet et fleuve Saint-Laurent) et dans leurs bassins versants ont révélé des taux de polluants supérieurs aux normes acceptables. C’est sept fois plus qu’il y a cinq ans.
Le maïs et le soya ciblés
Cette hausse fulgurante est entre autres attribuable au recours accru aux néonicotinoïdes par les cultivateurs de soya et de maïs. Plus les bassins versants traversent ces cultures, plus on retrouve ces insecticides dans les rivières, explique le rapport. Bien que peu néfastes pour l’homme, les néonicotinoïdes sont considérés comme très toxiques pour les espèces aquatiques et les insectes pollinisateurs.
La planète réagit
Dès janvier 2016, l’usage des néonicotinoïdes sera banni en France. L’Ontario, de son côté, souhaite réduire de 80 % les surfaces sur lesquelles on les utilise d’ici 2017. Aucune mesure particulière ne concerne les néonicotinoïdes au Québec. La Stratégie phytosanitaire québécoise en agriculture vise à réduire de 25 % l’utilisation des pesticides en milieu agricole au Québec d’ici 2021.
Source © lactualite.com


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