samedi 28 février 2015
Le 13 février, des tonnes de sédiments (limons, vase...) ont été lâchées dans la rivière Dordogne, à hauteur du barrage de La Bourboule, dans le Puy-de-Dôme (63). Ce qui est qualifié de "véritable catastrophe écologique" par les pêcheurs locaux ne devrait pas, vraisemblablement, avoir d'impact dans le département de la Dordogne. 

"Le barrage de Bort-les-Orgues en Corrèze a fait office d'immense bac de décantation, précise Jean-Christophe Bout, le directeur de la Fédération de Dordogne pour la pêche et la protection du milieu aquatique. L'eau qui en ressort et qui alimente la Dordogne qui traverse notre département est donc claire, nettoyée de la boue située en amont."

Cette pollution est d'"ampleur nationale", poursuit le spécialiste. "Ces sédiments ont détruit 25 kilomètres de rivière, c'est énorme." La boue ainsi déversée a colmaté le fond du cours d'eau, là où vit la majorité de la base de la chaîne alimentaire ainsi détruite. La boue et la vase font chuter le taux d'oxygène contenu dans l'eau et les poissons se retrouvent asphyxiés. "La rivière va mettre plusieurs années à s'en remettre sur cette portion", assure Jean-Christophe Bout.

Cinq sociétés de pêche locales et la Fédération départementale de pêche du Puy-de-Dôme ont porté plainte auprès de la gendarmerie de La Bourboule, qui a ouvert une enquête.

Les explications de l'exploitant de la centrale

Une enquête de gendarmerie est en cours. La Dreal (Direction régionale de l'environnement, de l'aménagement et du logement, qui contrôle la sécurité des ouvrages hydrauliques) et la DDT (Direction départementale des territoires, qui s'occupe de la police de l'eau) - sont en train d'analyser ce qui s'est produit. "Il semble que la vanne de fond se soit partiellement ouverte suite à un problème sur la conduite d'alimentation qui permet de la maintenir fermée en pression", explique-t-on chez Energialys, l'exploitant du barrage et de la centrale hydroélectrique de La Bourboule basé à Toulouse. Un corps flottant, comme un tronc d'arbre, pourrait avoir heurté cette conduite. La vanne a pu être refermée dès le 13 février en fin de journée. Ce que confirme Jean-Luc Barrier, chef du pôle risques technologiques de la Dreal d'Auvergne, qui a classé cet événement orange, sur une échelle qui comporte les échelons vert, jaune, orange et rouge.

Cette vanne sert à faire des "chasses d'eau", c'est-à-dire à évacuer les sédiments qui s'accumulent naturellement contre un barrage. "La réglementation nous oblige à le faire", explique l'exploitant. Une action très réglementée, qui ne peut avoir lieu qu'entre décembre et fin avril, et si le débit est au minimum de 9m3 par seconde. Ce qui n'était pas le cas le 13 février. Aucune manoeuvre humaine n'a donc été effectuée, assure Energialys.

Une visite de contrôle prévue en mars

Selon Energialys, propriétaire du barrage et de la centrale depuis 2010, la vanne incriminée a été changée par son prédécesseur un an avant le rachat du site. "Cet accident était imprévisible. C'est très rare et c'est la première fois que cela nous arrive. Nous sommes très suivis en terme de sûreté hydraulique, nous devons répondre à beaucoup d'exigences de la Dreal."

"Nous avons la charge de contrôler ce barrage depuis le 1er janvier 2011, précise Jean-Luc Barrier, de la Dreal. Notre première visite a eu lieu en octobre 2012." Des préconisations ont été transmises à l'exploitant : "La réglementation a évolué. Beaucoup d'exploitants ne sont pas encore à niveau sur tout. Nous savons que des choses avaient été faites à La Bourboule, et nous avions d'ailleurs une visite de contrôle prévue le 12 mars", explique la Dreal.

"Je suis ému de ce qui est arrivé, c'est désolant, ajoute le responsable d'Energialys contacté. Nous sommes un des plus gros acteurs de la rivière et nous n'avons pas intérêt à dégrader ce milieu, qui est une source d'énergie renouvelable. Mais quand on travaille avec la nature, il peut y avoir des déconvenues. Nous assumerons les conséquences de ce qui est arrivé. Mais elles ne sont pas encore totalement mesurées."

Source © Sud Ouest





Cela fait quarante ans que la nappe phréatique d’Alsace est polluée par les nitrates et, dans une moindre mesure, par les pesticides. Si cette pollution a diminué en plaine, elle reste très préoccupante dans le Piémont vosgien et le Sundgau, malgré les mesures de protection et le changement des pratiques agricoles.

En quinze ans, rien n’a changé, ou presque, dans le Piémont vosgien. C’est le constat présenté lors de la 9e Journée de l’Aprona (Association pour la protection de la nappe phréatique de la plaine d’Alsace). 

« Les concentrations de nitrate ne diminuent pas. Elles dépassent la limite de potabilité des 50 mg par litre sur un tiers des points de mesure : cinq captages sont classés prioritaires, car trop dégradés » , a expliqué Emmanuelle Witz, chargée d’étudier la qualité des eaux souterraines à l’Aprona.

Les pesticides aussi

Les pesticides constituent la deuxième source importante de pollution. Elle a largement baissé depuis l’interdiction en 2003 de l’atrazine, un herbicide. En revanche, les analyses révèlent l’émergence de produits de dégradation de l’atrazine et de nombreuses nouvelles molécules récemment mises sur le marché. Dans cette région de cultures intensives de vignes et de céréales, la pollution a plus de mal à se résorber qu’en plaine. Les hydrogéologues du BRGM (Bureau de recherches géologiques et minières), les spécialistes de l’Agence de l’eau Rhin-Meuse et de l’Aprona essaient de savoir pourquoi.

Géologie complexe

Coincée entre les Vosges et la plaine, la nappe au droit du Piémont est plus vulnérable car peu profonde et de faible épaisseur. La géologie y est complexe. On ne comprend pas toujours d’où viennent les eaux, dans quel sens elles coulent. Pour améliorer la protection des aires d’alimentation en eau potable, une grande étude hydrogéologique sera lancée dans ce secteur : « Il est indispensable d’approfondir nos connaissances de la géologie du Piémont », a souligné Anne-Valérie Barras, directrice du BRGM Alsace.

Captages fermés

De nombreux captages d’eau potable ont dû être mis hors service et « il est de plus en plus difficile d’en créer de nouveaux dans des zones exemptes de pollution » , avertit Roger Flutsch, de l’Agence de l’eau. 

Que faire pour que la nappe retrouve sa bonne qualité, qu’il ne soit pas indispensable de traiter l’eau avant de l’injecter dans les robinets ? Puisque la principale source de pollution est l’agriculture, il faut changer les pratiques agricoles conviennent les hydrogéologues, les agronomes et les conseillers de la Chambre d’agriculture (Cara). 

Les agriculteurs ont réalisé de nombreux efforts mais « cela semble insuffisant ». Grâce aux opérations Agri-mieux, l’enherbement des vignes s’est généralisé. Sur les parcelles de céréales, environ 60 % des surfaces reçoivent désormais des doses d’azote ajustées. Après les récoltes d’été, les sols doivent être couverts de plantes qui piègent les nitrates. Des aides sont versées au maintien des prairies. La formation à l’utilisation de pesticides est désormais obligatoire. « Ces actions ont rencontré plus ou moins de succès selon les lieux et les parcelles , estime Marie-Line Burtin, responsable Agri-mieux à la Cara. L’ajustement des pratiques reste nécessaire, même s’il est difficile. »

Nouvelles pistes

Parmi les nouvelles pistes d’amélioration, Marie-Line Burtin cite la diversification des cultures imposée par la nouvelle Politique agricole commune européenne, les cultures énergétiques, le développement de l’agriculture biologique, l’analyse fine des zones d’ali-mentation en eau potable… L’Association pour la relance agronomique en Alsace (Araa) procède depuis dix ans à des mesures pour savoir comment les nitrates se disséminent dans la nappe de la plaine, en fonction du climat, des sols, des lames d’eau, des pratiques de culture. « La mauvaise fertilisation entraîne une perte d’azote et donc une hausse des nitrates. C’est un échec agronomique et économique, pour l’agriculteur et pour la collectivité » , assure Rémi Koller, agronome et directeur de l’Araa. Il estime que « les modèles de simulation permettront à l’avenir de prédire les fuites de nitrates par systèmes de cultures et d’ajuster plus encore les apports d’azote ».

Source © Élisabeth Schulthess/ L'Alsace

Les nitrates dans la nappe phréatique d’Alsace : une carte réalisée par l’Aprona à partir des données de la Région Alsace pour l’inventaire de 2009. 

Un nouvel inventaire est prévu en 2015. DR



Plus de 17.000 hectares de végétation sont déjà partis en fumée en Patagonie, dans le sud de l'Argentine: un énorme incendie était toujours hors de contrôle vendredi, ont annoncé les autorités. 

Selon le journal Clarin, les maisons de célébrités, dont celle du chanteur français Florent Pagny, sont menacées par les flammes près du Lac Cholila, dans une zone montagneuse touristique.

L'incendie qui ravage depuis onze jours la province de Chubut a été déclenché par la foudre, dans une zone inhabitée et escarpée au pied de la Cordillère des Andes, à 1.600 mètres d'altitude, selon les pompiers.

Il s'agit de "l'incendie le plus dévastateur que la Patagonie ait connu", selon Evaristo Melo, chef des sapeurs-pompiers de la province. Il a indiqué qu'un épais mur de fumée, dégagé par le brasier, empêchait le travail des brigades anti-incendie, paralysant vendredi les opérations des avions bombardiers d'eau.

Seule une forte pluie pourrait parvenir à stopper entièrement le feu car la zone est particulièrement difficile d'accès, estime la sécurité civile. 

Les météorologues ne prévoient pas de pluies avant lundi et annoncent de fortes températures jusqu'à ce dimanche.

Le chef des sapeurs-pompiers a précisé que le feu s'étendait sur 30 km de long et 15 de front, et que les opérations devaient durer encore plusieurs jours. 

Sur le terrain, quelques 220 pompiers sont déployés. Cinq avions et un hélicoptère sont mobilisés pour déverser de l'eau sur les flammes qui continuent de ravager la végétation, composée d'arbres centenaires et de plantes endémiques de Patagonie. 

Des centaines d'animaux ont été tués. Les brigades craignent que le Parc national des Alerces, situé à seulement 4 km, ne soit touché. 

La province de Chubut, qui s'étend de la cordillère des Andes à l'Atlantique, est une des régions les moins peuplées d'Argentine, avec deux habitants au km² dans un territoire grand comme le Royaume-Uni.

Source © AFP


vendredi 27 février 2015
La qualité de la fourniture de l'eau potable en Inde est désormais sous d'importantes menaces, le deuxième pays le plus peuplé du monde lutte désormais contre la pollution et une grave baisse des niveaux des eaux souterraines et de surfaces. 

En effet les niveaux des eaux souterraines en Inde sont gravement en baisse:

Les agriculteurs, les industriels et les résidents épuisent les puits et les aquifères, selon le World Resources Institute (WRI). L'eau qui reste disponible est souvent gravement polluée et la situation ne peut qu'empirer à l'avenir. Les autorités prévoient même une baisse de 50 % inférieure à la demande d'ici à 2030. 

Pour suivre le grave stress hydrique dans le pays, le WRI vient de lancé le 27 Février un outil en ligne  appelé "Water Tool 2.0 Inde," qui vise à donner une image précise de l'état des eaux de surfaces et souterraines qui approvisionnent la population. 

La plate-forme qui compile les données provenant des sources officielles révèle qu'actuellement plus de 100 millions de personnes vivent dans des zones de mauvaise qualité de l'eau et que plus de la moitié du pays est confronté à stress hydrique extrêmement élevé.

Le professeur Shiao de l'IRG sur l'eau a rapporté à la presse: qu' "Actuellement les deux principales ressources en eau du pays,celles de surfaces et souterraines, sont majoritairement polluées et que la cause principale des pollutions en est que le traitement des eaux usées est globalement inadéquat.

Dans son interview , Tien Shiao, expert des risques hydriques du pays et qui a participé à l'élaboration de la cartographie à l'IRG affirme que la demande en eau de l'Inde est en forte hausse en raison de l'urbanisation rapide du pays et que malheureusement le changement climatique à venir ne fera qu'augmenter les risques pour la sécurité de l'eau potable. 

Comment décririez-vous la situation actuelle ? 

Tien Shiao: L'Inde est aujourd'hu confronté à des menaces de sécurité de l'eau. La demande en eau augmente annuellement avec l'industrialisation et l'urbanisation rapide du pays . On constate désormais que les niveaux des eaux souterraines sont en baisse à un rythme extrêmement rapide. 

Les deux ressources en eau, souterraine et de surface, sont gravement polluées. Le changement climatique à venir augmentera les menaces sur la sécurité de l'eau , tout notre avenir est en jeu.

Nous prévoyons même une baisse de 50 % inférieure à la possibilité de la demande d'ici 2030. 

Les zones oranges et oranges foncées dans la carte ci-dessous montrent l'état actuelle des eaux de surface, plus de 40 pour cent de ses eaux disponibles sont utilisé chaque année. 

Depuis combien de temps les niveaux des eaux souterraines sont en baisse ? 

Sur les 4000 puits référencés dans le "Water Tool Inde 2.0,« les eaux  ont chuté de 54 % au cours des sept dernières années et dans plus de 16 % des aquifères du pays on constate une baisse de niveau de plus de 1 mètre par an. 

Plus de la moitié des ressources en eaux du pays , 54 % pour être précis, montrent qu'elles subissent un stress hydrique extrêmement élevé. Dans la grande majorité des régions la demande en eau est supérieure de 40 % à une utilisation durable. Les usagers se tournent alors vers les eaux souterraines qui s'épuisent rapidement. 

Les agriculteurs des zones arides dépendent fortement des eaux souterraines pour l'irrigation. Le gouvernement indien va même jusqu'à subventionner les pompes électriques et il ne donne aucune limite aux volumes d'eau qu'ils utilisent. Nos modèles informatiques montrent que son usage excessif est généralisé dans toutes ces zones sèches du pays. 

Quelles sont les risques pour les secteurs de l'alimentation et l'agriculture? 

Les besoin alimentaires et agricoles mobilisent environ 90 % de l'eau de l'Inde, ce qui en font de loin les deux plus grands utilisateurs de la nation, mais l'écart grandissant entre l'offre et la demande signifie aujourd'hui qu'il y aura de moins en moins d'eau à l'avenir, y compris pour l'agriculture, ce qui augmentera par la même les risques pour la sécurité alimentaire du pays. 

La carte montre que le nord-ouest de l'Inde, le grenier du pays est sous stress hydrique extrême. Les États du Pendjab et de l'Haryana produisent à eux seuls plus de 50 % de l'approvisionnement en riz de la nation et 85 % des stocks de blé. Ces deux cultures sont extremement gourmantes en eau.

Mais le pire aujourd'hui en Inde c'est que plus de 100 millions de personnes vivent dans des zones de très mauvaise qualité de l'eau potable

Dans 59 des 632 districts les qualités des eaux de surface sont bien au-dessus des limites acceptables des normes indiennes, ce qui signifie que dans ces régions l' eau potable y est considérée comme dangereuse. Plus de 100 millions de personnes vivent dans ces zones où l'eau est impropre à la consommation. 

Quelles mesures les autorités devraient prendre pour s'attaquer efficacement au problème ? 

Dans l'élaboration de son Plan quinquennal, la Commission de planification de l'Inde a clairement réalisé que la crise croissante de l'eau du pays n'est plus durable. Le gouvernement a proposé un plan multi-volets, un véritable «changement de paradigme» qui devrait se concentrer sur des solutions du côté de la demande. 

Il travaille actuellement sur l'efficacité de la distribution des besoins dans de nouveaux cadres institutionnels et juridiques, avec une gestion participative si possible des ressources en eau. 

Le "Water Tool Inde 2.0" a été spécialement conçu pour aider les entreprises, les organismes gouvernementaux, et toutes les autres parties prenantes afin d'évaluer les risques hydriques du pays. C'est une première étape cruciale pour tenter d'inverser les graves dommages déjà constatés. 

Nous espérons que les efforts en cours pour améliorer la transparence des données et leurs accessibilités vont participer à un avenir plus durable de l'eau en Inde. 

© Nature Alerte




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L'ours polaire est en danger. Depuis des semaines, de nombreuses associations ont mis l'accent sur les risques encourus désormais par l'animal. 

Pour attirer l'attention sur la nécessité de protéger ces animaux menacés par le braconnage, le réchauffement climatique et la pollution de l'environnement, une journée internationale à leur honneur a été créé en ce 27 février.

Malgré une prise de conscience générale et une prise en charge du "dossier" par les pays tels que les Etats-Unis, le Canada ou encore le Danemark, le nombre d'ours polaire pourrait diminuer d'un tiers au cours des prochains mois.

Selon les scientifiques, ils seraient environ 22 000 aujourd'hui.

"Nous pouvons faire beaucoup à court terme pour augmenter la résilience des ours polaires, mais pour permettre leur survie à long terme dans des conditions similaires à celles que nous connaissons aujourd'hui, il faut agir de manière globale pour réduire les émissions de gaz à effet de serre" a estimé Geoff York, l'un des responsables de Polars Bears International, au Huffington Post.







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Au moins 14 personnes ont trouvé la mort dans des inondations vendredi à Antananarivo, provoquées par des pluies torrentielles durant la nuit, ont indiqué les services de secours malgaches.

Dans un communiqué, le Bureau national de gestion des risques et des catastrophes (BNGRC) fait état de 14 morts et de plus de 24.000 sans-abris. Une évacuation générale de plusieurs quartiers de la ville basse était en cours vendredi matin.

« Vu que nous, les habitants d’Antananarivo, nous nous trouvons dans une situation de danger déclarée, donc nous procédons à une évacuation de masse », indique le BNGRC dans un communiqué. 

« À cause de l’urgence, nous demandons à tous les écoles, églises, maisons villageoises, gymnases couverts et toute personne de bonne volonté de faciliter l’accueil des sinistrés ».

Le Premier ministre Jean Ravelonarivo s’est rendu immédiatement sur place aux premières heures de la matinée, alors que des vedettes rapides de la protection civile continuaient d’évacuer des sinistrés.

Trois rivières (Ikopa, Sisaony, Mamba) traversent l’agglomération d’Antananarivo en périphérie et certaines digues empêchant l’eau de se déverser vers la partie basse de la ville, notamment près des rizières, ont cédé. 

Au moins une cinquantaine de maisons se sont aussi écroulées, selon le BNGRC.

Coupures d’électricité

Par ailleurs, les inondations ont provoqué des coupures d’électricité dans la capitale malgache.
« La forte pluie de cette nuit a transporté des grands tronc d’arbres qui ont bouché le centrale électrique d’Andekaleka », a indiqué à l’AFP le directeur de la communication de la Jirama, la compagnie électrique malgache, Feno Randrianarison.

Cela « nous oblige à procéder à une coupure tournante de l’électricité dans la capitale », a-t-il ajouté, sans préciser combien de quartiers sont affectés.
L'exploitation pétrolière dans l'État d'Unité, au Soudan du Sud a définitivement contaminé les nappes phréatiques d'une large zone bordant les zones marécageuses du Nil-Blanc, rendant inconsommable l'eau bue par plus de 180.000 personnes, selon une étude publiée jeudi à Juba par une ONG allemande.

"Il y a un lien direct entre l'exploitation et la production pétrolière dans le nord de l'État d'Unité et la contamination de l'eau potable dans la zone", a déclaré jeudi à Juba le vice-président de l'ONG Sign of Hope ("Signe d'espoir"), Klaus Stieglitz.

L'ONG a effectué des prélèvements et mené des recherches depuis six ans, en coopération avec l'entreprise African Water, basée en Allemagne et au Soudan du Sud, spécialisée dans la recherche et la fourniture d'eau potable dans ce pays.

"Nous pouvons prouver que l'eau potable dans plusieurs villages (...) est contaminée par des produits d'origine humaine issus des activités d'extraction du pétrole", a affirmé le Dr Hella Rueskamp qui a mené les recherches pour Africa Water.

"La nappe phréatique supérieure est polluée par l'infiltration lente d'eaux salées issues de la production de brut, arrivant régulièrement de bassins de stockage et de fosses de boues (de forage) au cours de la saison des pluies", poursuit-elle dans son étude, estimant qu'aucune autre source d'eau salée n'a pu être identifiée dans la zone.

Les compagnies pétrolières ne "prennent aucune mesure de protection" de l'environnement, stockant eaux usées et boues de forage - contenant des additifs chimiques - dans des bassins ou des fosses creusés directement dans le sol et non isolés et se débarrassent selon elle de leurs déchets de façon inappropriée.
D'après ses résultats, l'eau prélevée dans certains puits présente des excès de chlorures et de sulfates, ainsi que des taux importants de métaux lourds - tels que plomb, fer, baryum ou zinc, notamment.

La salinité de l'eau est comparable à celle des eaux usées et des boues de forage issues de l'exploitation pétrolière retrouvées dans la zone. La qualité de l'eau s'améliore à mesure que l'on s'éloigne des forages ou des sites de production, note aussi le Dr Rueskamp.

Depuis plusieurs années, "la population (de la zone) se plaint d'un goût salé et amer de l'eau" des puits, de maladies intestinales et d'une mortalité anormale du bétail, a poursuivi M. Stieglitz, "les gens abandonnent leurs puits pour boire l'eau des marais" impropre à la consommation.

Selon lui, au moins 180.000 personnes, selon "l'estimation la plus prudente", subissent les conséquences directes de la contamination des nappes, mais "nous n'avons aucune étude médicale scientifique concernant les effets exacts" de la contamination sur la population.

Le Dr John Ariki, géologue de l'Université de Juba, a critiqué les réticences des autorités sud-soudanaises à admettre les conséquences sur l'environnement de l'activité pétrolière. "Les compagnies sont un lobby puissant, elles ne cessent de dire aux autorités qu'elles ne sont pas responsables du problème", a-t-il estimé, "les communautés locales pleurent, mais aucune oreille n'écoute".

"Le mal à l'environnement est fait. Dans cette zone, il n'y a aucune chance de nettoyer cette première nappe phréatique" peu profonde, a estimé le Dr Rueskamp, estimant que l'arrêt des puits dans l'État d'Unité en raison du conflit qui a éclaté en décembre 2013, ne changera rien à la qualité de l'eau.

"Nous devons trouver des sources alternatives d'eau", a-t-elle indiqué, préconisant le forage de puits dans une seconde nappe plus profonde, protégée de la première par une épaisse couche d'argile.

Huit puits profonds ont été construits dans la région par Africa Water, mais les pompes ainsi que les panneaux solaires permettant leur fonctionnement ont été pillés à la faveur de l'actuel conflit. Si les puits ont été préservés, il sera facile de nettoyer et de les faire repartir, a estimé le Dr Rueskamp.

Une précédente étude menée en 2009 par Signe d'espoir avait déjà révélé la pollution de cette région, la plus vaste zone marécageuse du monde, appelée le Sudd, par les activités pétrolières. "Rien n'a été fait depuis par les compagnies pétrolières", a déploré Hella Rueskamp.


Source © AFP


La maladie bovine IBR arrive en Suisse. Les autorités ont mis sous séquestre 30 exploitations dans douze cantons. Incurable chez les animaux, ce virus n'est toutefois pas dangereux pour l'homme.

Deux bêtes ont été testées positifs à l'IBR (rhinotrachéite infectieuse bovine), tandis qu'une troisième présentait un résultat douteux. Ces animaux ont été abattus sans tarder, écrit jeudi l'Office fédéral de la sécurité alimentaire (OSAV).

Le virus a été introduit en Suisse par des bovins importés du Tyrol, en Autriche. Les autorités vétérinaires autrichiennes ont informé leurs homologues helvétiques le 17 février dernier.

Durant la période critique, entre décembre 2014 et janvier 2015, 63 animaux ont été importés. Les autorités suisses recherchent toutes les bêtes entrées en contact avec les bovins en question pour les examiner. Une mise sous séquestre implique une interdiction des mouvements d'animaux pour éviter la propagation de la maladie.


Source © ATS  

Des milliers de poissons morts ont de nouveau fait leur apparition autour de la baie de Rio, site des jeux Olympiques en 2016, sans explication comme en octobre dernier suscitant l'inquiétude chez les pêcheurs et les habitants.

Selon la compagnie de nettoyage municipale, 12,3 tonnes de ces petits poissons argentés ont été retirés mercredi et jeudi des plages de l'Ilha do Governador et de Ramos, situées près de l'aéroport international. 

La dépollution de la baie en prévision des jeux Olympiques de 2016 est déjà conclue à 49%, avait annoncé mardi le gouverneur de Rio, Fernando Pezao. 

Littoral macabre

Objectif final: 80%, pour les épreuves de voile qui s'y dérouleront. "J'ai survolé la baie hier et j'ai vu aussi des milliers de poissons morts sur le littoral de Duque de Caxias, Magé et l'île de Paqueta", a déclaré jeudi le biologiste Mario Moscatelli. "C'est la même espèce de poissons (alose) qu'en octobre et aux mêmes endroits", a-t-il ajouté. 

"On ne sait toujours pas si le phénomène est de nature environnementale ou si c'est parce que les pêcheurs les rejettent de leurs filets car ils ne valent rien, mais ce sont des quantités plus grandes que jamais", a dit le biologiste. "Cela arrive chaque année et toujours en été. C'est comme s'il y avait un choc thermique dans l'eau qui provoque cette mort massive. Vous voyez que les poissons sont assez petits. L'eau de la baie est un peu sale, mais elle est en cours de traitement", affirme Janete Gomes, chargée de l'équipe de nettoyage sur la plage d'Ilha do Governador. 

Aucune piste

"Le mystère reste entier depuis octobre. On a fait 252 tests dans 33 endroits de la baie qui n'ont révélé aucune substance chimique toxique, ni aucune variation anormale dans le pH (potentiel hydrogène), ni dans la salinité ou la quantité d'oxygène de l'eau", a affirmé jeudi le service de presse du secrétariat à l'Environnement de l'État de Rio. Pour l'instant des examens anatomiques des poissons "n'ont révélé aucun saignement dans le corps et les viscères (...) et les aloses analysées étaient apparemment intactes. 

Comme l'eau, l'analyse des poissons n'a pas permis de conclure sur la cause de cette mortalité" peu commune, selon le secrétariat à l'Environnement. D'autres analyses, réalisées par l'Université de Rio (Uerj) à la demande de l'Inea, n'ont pas encore été conclues.


Source © AFP

Le volcan Popocatepetl au Mexique s’est de nouveau réveillé ce mercredi, crachant des volumes de fumée et de cendres qui, en retombant sur les villes proches et les pistes, ont forcé les annulations de vol de l’aéroport local. 

L’activité du volcan a commencé avec un certain nombre d’explosions, qui ont notamment propulsé des débris incandescent à 700 mètres au-dessus du cratère, et une colonne de cendre s’élève désormais à plus de 4 kilomètres dans le ciel. 

C’est la deuxième fois en dix jours que le volcan a enregistré des niveaux de haute activité.

Une nouvelle fuite a été signalée à la centrale de Fukushima par l'exploitant Tepco, vendredi 27 février. Une mare d'eau de 20 mètres de long sur six de large a été découverte dans le bâtiment de turbine du réacteur numéro 4.

Des prélèvements sont en cours d'analyse pour évaluer la radioactivité de ce liquide, indique Tepco. 

Cette nouvelle fuite apparaît moins grave que celle survenue en début de semaine, et pour laquelle l'exploitant n'a encore aucune explication, une contamination, certes temporaire mais importante, a été détectée dans l'eau d'un canal traversant le site et descendant vers la mer. Selon Tepco, les niveaux de radioactivité sont redevenus normaux depuis le long du canal. Très critique, l'autorité de régulation nucléaire a exigé des mesures supplémentaires de prévention.

Depuis le tsunami qui a quasiment détruit la centrale nucléaire il y a près de trois, des centaines et des centaines de réservoirs ont été construits dans le site, mais les quantités d'eau d'arrosage, souterraines ou de pluie continuent d'augmenter.

Source © Le Monde
Depuis les Philippines, pays symbole des effets dévastateurs du réchauffement climatique, les présidents français et philippin ont lancé jeudi l'«Appel de Manille» pour le succès de la Conférence mondiale sur le climat que la France réunira fin décembre à Paris.

«Nous appelons la communauté internationale à conclure un accord ambitieux, équitable et universel sur le climat», ont proclamé «solennellement» François Hollande et Benigno Aquino dans cet appel lu en leur présence par l'actrice Marion Cotillard dans les jardins du palais présidentiel philippin.

Le résultat de la Conférence de Paris, souligne le texte, concernera «la vie de milliards de personnes». Paris espère ardemment qu'il effacera l'échec cuisant de Copenhague en 2009.

«L'appel de Manille, c'est pour que le monde soit plus juste entre les pays développés et les pays fragiles, entre les pays riches et les pays pauvres, entre les générations aussi», a lancé le président Hollande, au premier jour d'une visite officielle de 48 heures, la première d'un chef d'État français dans cet archipel depuis son indépendance en 1947.

Les générations qui ont «prélevé des ressources sur la planète» ont à présent «le devoir d'agir pour que leurs enfants, leurs petit-enfants puissent tout simplement vivre sur cette planète», a-t-il encore souligné, «pas encore» sûr de parvenir à un accord à Paris fin décembre.

Pour François Hollande, «il faut changer le monde pour sauver la planète». Les pays développés, a-t-il plaidé, ont «suffisamment prélevé de ressources» et «abîmé la planète» pour que leur «premier devoir» soit de «faire justice» aux pays en développement.

Et jeudi, Paris et Manille ont selon lui «scellé une alliance qui a vocation à emmener le monde avec elle».

L'une des clefs de la réussite de la Conférence de Paris, a-t-il cependant relevé, sera le fonds vert de l'ONU qui doit être «mis à disposition des pays vulnérables, comme les Philippines, des pays fragiles, émergents et pauvres» pour leur permettre d'affronter les défis du climat.

Sans ce fonds, censé capitaliser 100 milliards de dollars par an à l'horizon de 2020, «nous ne les convaincrons pas de signer l'accord de Paris», a-t-il averti.

Les 195 pays réunis à Paris devront «faire tout leur possible pour affronter le défi du changement climatique», a déclaré en écho le président philippin.

Paris sera «l'heure de vérité», a jugé pour sa part l'«envoyé spécial pour la protection de la planète» du président français, Nicolas Hulot, se demandant si «l'humanité, pour une fois, sera capable de s'extraire de ses égoïsmes et de ses nationalismes».

«Si nous laissons faire, il y aura des conflits qui surgiront, des personnes déplacées qui bousculeront les frontières, des luttes, des compétitions de plus en plus violentes pour accéder aux zones protégées des dérèglements climatiques», selon François Hollande.

Le chef de l'État français avait proclamé fin novembre sa volonté d'obtenir un «accord historique sur le climat» - universel et contraignant - à Paris.

Violence inouïe

Se disant «effrayé» par les conséquences du réchauffement climatique, François Hollande parcourt le monde depuis plusieurs mois pour appeler à la mobilisation, des Nations unies au Forum de Davos et du Canada aux îles du Pacifique.

L'archipel des Philippines est l'un des pays les plus touchés au monde par l'élévation des températures. D'une violence inouïe, sans précédent dans les annales, le super typhon Haiyan et ses vents soufflant à 230 km/h avaient fait plus de 7350 morts le 8 novembre 2013, rasant villes et villages.

Chaque année, les Philippines, un pays en développement de 100 millions d'habitants, sont balayées de juin à octobre par une vingtaine de violentes tempêtes et de typhons. Et leur fréquence augmente.

Le président français a ainsi indiqué avoir proposé à son homologue une «contribution» de 50 millions d'euros (70,5 millions de dollars) de l'Agence française de développement pour «des projets à forte composante climatique permettant de prévenir d'autres catastrophes».

Vendredi, il fera une escale de deux heures sur l'île de Guiuan pour constater de visu les lourdes séquelles du typhon Haiyan.

Aux yeux de Paris, les Philippines sont un «interlocuteur privilégié» dans la perspective de la conférence de Paris, incarnant une «voix progressiste parmi des pays en développement» alors que d'autres cultivent «une opposition nord-sud» avec les pays développés, émetteurs de gaz à effet de serre.

Au chapitre économique, François Hollande a souligné les besoins «considérables» des Philippines dans le domaine du développement durable, des infrastructures ou des énergies renouvelables qu'il a chiffrés «à plus de 100 milliards de dollars».

Une série d'accords ont été du reste signés lors de sa visite pour l'extension du métro de Manille, l'adduction ou le traitement de l'eau, une centrale photovoltaïque ou des projets de production d'électricité à partir des courants marins pour des îles isolées.

Source © AFP
Climat : François Hollande lance "l'appel de... par francetvinfo
jeudi 26 février 2015
Le bilan des avalanches dans le nord de l'Afghanistan est monté à plus de 200 morts répartis dans plusieurs provinces frappées par de fortes chutes de neige ces derniers jours, ont indiqué jeudi à l'AFP des sources officielles.

Dans la seule province du Panchir, 168 personnes ont été retrouvées mortes, selon un dernier bilan annoncé jeudi à l'AFP par le gouverneur Abdul Rahman Kabiri. Ce chiffre a été confirmé à l'AFP par le responsable du Croissant Rouge pour l'Afghanistan, Abdul Rahman Kalantari.

"Ce n'est pas le bilan final, cela pourrait changer toutes les heures", a toutefois prévenu M. Kabiri.

Par ailleurs, 18 autres personnes ont trouvé la mort dans le Badakhshan (nord-est), 12 dans le Nouristan, une dans le Nangahar, quatre dans le Laghman (est) et six autres dans la province de Bamiyan (centre), selon des sources officielles locales, portant le bilan total à au moins 209 morts.

Sur place, les secours continuaient jeudi de s'activer pour tenter de dégager les victimes toujours prises au piège sous la neige, a indiqué le gouverneur du Panchir à l'AFP.

"Nous n'avions pas vu autant de neige dans le Panchir, ou tant d'avalanches depuis des décennies", a assuré M. Kabiri.

Les avalanches ont été provoquées par de fortes chutes de neige qui se sont abattues depuis le début de la semaine sur les régions montagneuses du nord du pays, alors que l'hiver s'annonçait jusqu'ici doux et sec.

A Kaboul, où quelques chutes de neige ont eu lieu mardi et mercredi pour recouvrir la ville d'une fine couche blanche, l'alimentation en électricité était encore affectée jeudi en raison de câbles endommagés au col de Salang, qui relie le Nord du pays à la capitale afghane.

Les avalanches et tempêtes de neige sont fréquentes en Afghanistan et causent chaque année la mort de dizaines de personnes. En 2010, une avalanche au col de Salang avait fait plus de 160 morts.

En mars 2012, une cinquantaine de personnes avaient péri et 145 avaient été portées disparues, emportées par une avalanche dans le Badakhshan.

Malgré des milliards d'aide internationale déversés chaque année, cet Etat montagneux d'Asie centrale, ravagé par 35 ans de conflits --dont les 13 années opposant les forces pro-gouvernementales, soutenues par les troupes de l'Otan, et les insurgés menés par les talibans-- reste l'un des pays les plus pauvres du monde.

Source © AFP



Une étude américaine montre que nous jetons chaque seconde plus de 400 kilos de déchets à la mer. 

Cela représente 5 sacs remplis de déchets tous les 30 centimètres sur l'ensemble de la surface du globe.

C'est le double des estimations déjà alarmantes faites précédemment : En 2010, 8 millions de déchets plastiques ont été déversés. 

Outre la pollution visuelle engendrée, les conséquences s'avèrent dramatiques pour la faune marine : environ 1 million d'oiseaux et 100.000 mammifères marins meurent chaque année par occlusion ou par empoisonnement.




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La Méditerranée figure parmi les « hot-spots » du changement climatique : les effets attendus y sont particulièrement importants, et les impacts environnementaux et socio-économiques risquent d’y être très prononcés. Toutefois, les effets locaux y étaient jusqu’à présent imparfaitement décrits, notamment en raison d’un manque de simulations océaniques à échelle fine.

Les chercheurs impliqués dans cette étude ont analysé la réponse de la mer Méditerranée à différents types d'incertitudes dans un contexte de scénarios de changement climatique, grâce à une configuration régionale spécifique du modèle océanique NEMO développée au CNRM-GAME, dont la résolution horizontale moyenne atteint 10 kilomètres.

Un ensemble de six simulations couvrant la période 2001-2099 a été réalisé. Il permet d'estimer la sensibilité de la réponse océanique au choix du scénario socio-économique ainsi qu'au choix des forçages du modèle régional océanique : caractéristiques hydrographiques des eaux Atlantique qui influencent la Méditerranée à travers le détroit de Gibraltar, apports d'eau fraîche par les rivières et la mer Noire et échanges d'eau et de chaleur avec l'atmosphère.

Les simulations concluent à un réchauffement de la température de surface de la mer entre 2 et 4 °C pour la fin du 21 e siècle, l'incertitude étant principalement liée au choix du scénario socio-économique. En revanche, ce sont les incertitudes dans l'évolution des caractéristiques des eaux Atlantique qui influencent le plus la circulation des masses d'eau, changeant la stratification verticale de la colonne d'eau et le phénomène de convection océanique profonde. Toutes les simulations mettent en évidence des changements importants et rapides de la circulation thermohaline des deux bassins de la Méditerranée.

Source © Communiqué du CNRS

L'étude est consultable ici

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