lundi 1 septembre 2014
Des citoyens et des écologistes pressent le gouvernement du Québec de prendre ses responsabilités face aux 600 puits de gaz abandonnés à travers la province, dont une majorité émettraient toujours d'inquiétantes quantités de méthane.

Des regroupements citoyens contre l'exploitation du gaz de schiste et l'Association québécoise de lutte contre la pollution atmosphérique (AQLPA) ont convié hier les médias autour d'un forage abandonné à Sainte-Françoise, dans le Centre-du-Québec. Le puits de gaz naturel, foré dans les années 70, n'est plus en opération depuis belle lurette, mais il émet toujours du méthane. Quand on y frotte une allumette, une flamme puissante s'en dégage. Le militant Serge Fortier a même démontré qu'une feuille de papier pouvait prendre feu par la simple combinaison de la chaleur et des émissions de gaz au sol.

Le porte-parole de l'AQLPA, André Bélisle, somme le gouvernement à mettre sur pied une équipe d'inspecteurs pour analyser l'ensemble des puits abandonnés au Québec et d'en identifier les plus polluants.

À l'heure actuelle, impossible de connaître précisément l'ampleur des émissions de gaz qui s'échappent des puits de gaz et de pétrole laissés à l'abandon par l'industrie.

Seuls les 31 puits creusés par fracturation hydraulique dans les dernières années ont été étudiés par le ministère de l'Environnement. De ces 31 puits, 19 auraient besoin d'être colmatés, rapporte M. Bélisle.

Le problème, rappelle-t-il, est que «la très grande majorité» des 600 puits orphelins laissent échapper du méthane, un gaz 36 fois plus dommageable pour l'environnement que le gaz carbonique selon les dernières données du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat.

Le méthane associé aux gisements de gaz de schiste risque au surplus de polluer les nappes phréatiques, martèle André Bélisle.

Le laxisme du gouvernement dénoncé

L'écologiste dénonce le laxisme des gouvernements qui se sont succédés depuis 2010, alors que le gaz de schiste suscitait la convoitise de l'industrie gazière. Même si l'exploitation du schiste est au neutre au Québec, M. Bélisle plaide qu'«il y a urgence à réduire nos émissions de gaz à effet de serre. On ne peut pas juste fermer les yeux sur un historique [de puits] en se disant que ça équivaut à des pets de vache. C'est un gros troupeau, quand même, 600 puits ou forages.»

M. Bélisle fait référence à la «vieille farce» de l'ancienne ministre des Ressources naturelles, Nathalie Normandeau, qui avait affirmé que les émissions de gaz des puits forés au Québec avaient le même impact qu'un «pet de vache».

«D'une certaine façon, elle était dans le champ, comme les vaches. D'une autre façon, elle avait raison, parce que les vaches émettent du méthane quand elle pètent», a lancé hier André Bélisle.

«Le gouvernement a traité ça comme des pets de vache. Il s'en foutait, on nous disait "Il y a rien là". En bout de ligne, c'est le contribuable qui va payer pour. Quand on comptabilise les problèmes liés au réchauffement planétaire, ce n'est pas juste la calotte glaciaire dans le pôle Nord. Les problèmes de réchauffement climatique sont extrêmes et causent plus de dommages ici-même chaque année», a-t-il poursuivi.

En plus d'une analyse poussée des puits et forages, l'AQLPA demande au gouvernement d'abandonner définitivement la filière du gaz du schiste.

Source © La presse.ca
Des milliers d'étranges créatures sous-marines se retrouvent sur les plages de la Californie. Elles ont commencé à apparaître à Washington et en Oregon depuis la mi-juillet et viennent tout juste d'atteindre San Francisco. 

Pour l'instant, les scientifiques tentent de comprendre comment ces mollusques aboutissent sur le rivage. 

«Le nom scientifique est Velalla velalla, explique, David Bader, directeur de l'Aquarium du pacifique à Long Beach en Californie. Elles ressemblent à des méduses, mais n'en sont pas tout à fait.» 

Les vélelles ont un aileron très fin, fait d'une membrane transparente, qui repose sur une coquille bleue, pas plus grande que la paume d'une main. 

Elles ont commencé à apparaître à Washington et en Oregon depuis la mi-juillet et viennent tout juste d'atteindre San Francisco. 

«De nombreuses personnes ne savaient sûrement pas qu'un tel organisme existait. Tout porte à croire qu'un changement dans la direction des vents pourrait avoir perturbé les petites créatures», affirme M. Bader. 

Comme les méduses, les vélelles piquent pour se nourrir, mais elles ne s'attaquent jamais à l'homme.

Les coraux sont absolument essentiels à la biodiversité des océans, ils fournissent nourriture et abri à une multitude d'espèces de poissons et animaux marins, servant ainsi de point d'ancrage biologique à de vastes écosystèmes marins. Mais les coraux sont aujourd'hui de plus en plus menacés par l'acidification des océans, la hausse des températures et par de nombreuses pollutions.

Mardi, la NOAA a annoncé la protection de 20 nouvelles espèces de coraux. On trouve désormais sur sa liste 10 fois plus d'espèces de coraux en voie de disparition qu'auparavant, ainsi les coraux des Caraïbes sont désormais sous protection fédérale.

Répertoriés comme «menacés» et non «en danger», cette décision ne déclenchera pas nécessairement de restrictions supplémentaires sur les activités humaines dans, autour ou portant sur les coraux, mais elle permettra aux organismes de réglementation fédérales américaines de surveiller de plus près les activités humaines affectant ces organismes marins vulnérables, la NOAA pourrait ainsi instaurer si necessaire des restrictions plus sévères à l'avenir.

«Nous allons maintenant travailler avec nos partenaires sur les mesures d'atténuation des effets néfastes et les stratégies de rétablissement à prendre pour sauver les coraux», a ajouté l'agence.

"La plupart des espèces de corail, en particulier dans les Caraïbes, ont commencé à éprouver les effets nefaste dûs au blanchiment des coraux", rappelle David Bernhart, un biologiste de la NOAA Fisheries Service de Saint-Pétersbourg, en Floride. Le blanchiment du corail s'effectue lorsque que celui ci expulse les algues symbiotiques vivant en eux (le plus souvent en réaction à l'augmentation de la température de l'eau ), affectés ils ne sont pourtant pas morts, mais ils sont momentanément beaucoup plus vulnérables à d'autres facteurs de stress environnementaux. Bernhart espère que cette nouvelle décision de la NOAA déclenchera un programme de conservation et de rétablissement plus proactives, afin d'éviter qu'ils soient un jour classés «en danger critique d'extinction ».

© Nature Alerte
Les Réunionnais et touristes de passage devront patienter jusqu'à février pour pouvoir profiter de certaines de leurs plages. La préfecture a annoncé jeudi 28 août la prolongation de l'interdiction de la baignade et autres activités nautiques en raison de risques persistants d'attaque de requin.

« Compte tenu de la forte présence de requins tigres et bouledogues à proximité des côtes réunionnaises (...), les conditions ne sont pas réunies pour permettre une évolution de la réglementation de la baignade et des activités nautiques les plus exposées. »

Depuis juillet 2013, la baignade et les activités nautiques sont interdites dans la bande de 300 mètres du littoral réunionnais, sauf dans le lagon et les espaces aménagés ou surveillés. Cette zone comprend les principales plages de l'île, notamment celles de la station balnéaire de Saint-Gilles et de Saint-Leu (Ouest), où treize attaques de requin ont eu lieu depuis février 2011, dont cinq mortelles.
Lire notre enquête (édition abonnés) : A La Réunion, la crise du requin révèle les dissensions entre Réunionnais et métropolitains

DES BLESSÉS MALGRÉ L'INTERDICTION

Ayant passé outre cette interdiction, un jeune homme a eu une jambe sectionnée le 26 octobre 2013 à l'Etang-Salé, et, le 22 juillet à Saint-Leu, un surfeur de 51 ans a été mordu à une jambe et à un poignet lors d'attaques de requin.

Lundi 25 août, après que trois requins avaient été observés à proximité des côtes dans l'ouest de l'île, le préfet a appelé la population à la « plus grande vigilance ». Les interdictions en vigueur sont la « seule mesure qui permette, à ce stade, de préserver la sécurité des usagers de la mer et de limiter les risques d'accident » avait indiqué la préfecture.

Un homme de 51 ans a subi une attaque de requin sur le spot de Saint-Leu, dans l'ouest de la l'île de la Réunion. Mordu au poignet et au mollet, il a été transporté vers l'hôpital de Saint-Paul. "Ses blessures sont superficielles", d'après Eva Sanchez, correspondante LCI à l'île de la Réunion.

Depuis le début de l'année, plus d'une vingtaine de requins ont été capturés à La Réunion, dont la moitié à Saint-Paul (Ouest) dans le cadre du projet Cap requins, visant à tester certaines techniques de pêche dans le but d'étendre ensuite le dispositif près des plages.

Source © le Monde/ AFP
Des projections incandescentes, des bruits d'explosion et des grondements sourds... En Papouasie-Nouvelle-Guinée, le mont Tavurvur, qui avait dévasté la ville de Rabaul en 1994, est à nouveau entré en éruption, vendredi 29 août. 

Les autorités ont évacué les villages proches du cratère culminant à 688 mètres. Les habitants de Rabaul, dont les rues étaient couvertes de cendres, ont reçu la consigne de rester à l'abri. Certaines compagnies aériennes, dont l'australienne Qantas, ont dérouté leurs vols.

Selon le centre d'observation des cendres volcaniques de Darwin en Australie, le nuage se déplaçait dans le sens sud-est vers les îles Salomon puis l'archipel des Vanuatu. Il devrait traverser l'espace aérien australien tout en évitant le survol de l'île.

Source © AFP

La situation du volcan islandais Bardabunga a évolué ces derniers jours avec notamment l’ouverture d’une faille de près d’un kilomètre de long et l’entrée en éruption. 

« La fissure s’est ouverte en dehors du glacier. » précise Alain Bernard, volcanologue à l’ULB. « Cette ouverture va permettre à la lave de s’écouler d’autant que le magma du volcan est très fluide. 

Le risque d’une éruption explosive sous le glacier produisant un gigantesque nuage de cendres se réduit. Il faut cependant rester prudent puisque l’éruption du Eyjafjallajökull en 2010 avait commencé aussi innocemment. »

Les prochaines heures seront cruciales

« Cette éruption revêt un caractère particulier puisque le magma s’est déplacé en sous-sol sur une distance de 40km. C’est tout simplement la première fois depuis l’utilisation des instruments de mesure qu’une telle progression est observée. Cela dit, la direction prise est très inquiétante puisque le tunnel de magma fonce droit vers l’Askja, un autre volcan très actif dans la région. L’apport de chaleur pourrait suffire à provoquer une éruption explosive de grande ampleur comme en 1875. 

La progression a ralenti au cours des dernières heures. L’évolution de la situation peut aller soit vers une éruption effusive classique via la faille ou alors vers une prolongation du déplacement vers l’Askja. Ce qui serait plus problématique. »

Le spectre de 1875

Le volcan Askja est célèbre pour une éruption monumentale en 1875 dont les retombées atteignirent la Suède et la Norvège. De nombreux Islandais avaient dû fuir leur pays.

La situation aujourdhui

Après une limitation du trafic aérien au-dessus du volcan, le niveau d'alerte a été ramené à «orange» au bout de quelques heures...

L'Islande a élevé à «rouge» pendant plusieurs heures dimanche le niveau d'alerte près du volcan Bardarbunga après une nouvelle éruption dans un champ de lave adjacent, entraînant une limitation du trafic aérien au-dessus du volcan. Le niveau d'alerte a été ramené à «orange» au bout de quelques heures.

L'éruption s'est produite peu avant 6h (8h, heure française), dans la même zone qu'une précédente éruption survenue vendredi, a indiqué l'Institut météorologique islandais, chargé de la surveillance de l'activité volcanique. L'alerte rouge entraîne une interdiction de tous les vols en dessous de 1.800 mètres d'altitude dans un rayon de 18,5 kilomètres autour du volcan.

Troisième alerte rouge en une semaine

L'imposition de ce niveau maximal d'alerte n'a pas eu pour conséquence la fermeture d'aéroports islandais, car aucun ne se trouve à proximité immédiate du volcan. La décision de ramener le niveau d'alerte à «orange» a été prise après qu'il eut été constaté que la nouvelle éruption n'avait pas provoqué la diffusion de grandes quantités de cendres volcaniques dans l'atmosphère.

C'est la troisième fois en une semaine que l'Islande émet une alerte rouge en raison des activités sismiques près du Bardarbunga. Par ailleurs, la protection civile islandaise a indiqué dans un communiqué qu'une tempête de sable dans la région du Bardarbunga avait contraint les scientifiques surveillant le volcan à quitter la zone.

Le Bardarbunga, immense volcan culminant à environ 2.000 mètres et situé sous le plus grand glacier d'Islande, est entré en activité le 16 août, provoquant chaque jour des centaines de secousses. Plusieurs centaines de personnes ont depuis été évacuées de cette région peu peuplée, mais prisée des randonneurs, campeurs et chasseurs durant l'été. Une éventuelle éruption du Bardarbunga pourrait perturber le trafic aérien dans le nord de l'Europe et l'Atlantique-Nord, à l'instar du volcan Eyjafjallajökull en 2010.
jeudi 28 août 2014
«Les preuves sont incontestables : le changement climatique menace la santé de l'être humain», a déclaré la directrice générale de l'OMS Margaret Chan en ouvrant à Genève une conférence de trois jours à laquelle participent plus de 300 experts.

L'Organisation mondiale de la santé (OMS) veut provoquer une prise de conscience dans le monde sur les maladies induites par le changement climatique, afin de sauver des millions de vie par an.

Selon l'OMS, le changement climatique pourrait provoquer 250 000 décès de plus chaque année à partir de 2030, causés par la malnutrition, la malaria, la diarrhée et les vagues de chaleur.

Les coûts directs sur la santé liés au changement climatique sont estimés entre deux et quatre milliards de dollars par an d'ici 2030.

Pour le professeur Alistair Woodward, l'un des auteurs du Groupe intergouvernemental sur le climat (GIEC), le monde s'oriente actuellement plutôt vers un réchauffement global de quatre degrés à la fin du 21e siècle, plutôt que de deux degrés.

Selon lui, il serait possible d'épargner deux millions de vies par année si les gouvernements parviennent à s'entendre pour réduire les émissions de gaz à effet de serre.

Pour un autre scientifique ayant contribué aux rapports du GIEC, le Dr Diarmid Campbell-Lendrum, le développement des maladies infectieuses est une menace sérieuse. La malaria, qui tue actuellement 800 000 personnes par an, la dengue et la schistosomiase pourraient s'étendre à de nouvelles régions en Asie et en Afrique.

Pour l'OMS, il est désormais temps d'agir.

La pollution de l'air est actuellement à l'origine de sept millions de décès prématurés par an, a ainsi rappelé la Dre Maria Neira, directrice à l'OMS pour la santé publique et l'environnement.

«Si nous réduisons les émissions de gaz à effet de serre, nous diminuerons en même temps la pollution de l'air et les maladies cardio-vasculaires et respiratoires qui lui sont liées», a-t-elle déclaré.

La conférence doit adopter vendredi des recommandations destinées notamment au sommet sur le climat prévu à New York le 23 septembre et à la conférence des États parties à la Convention de l'ONU sur le climat prévue en 2015 à Paris.

Source © AFP
La Zambie a mis fin à près de deux ans d'interdiction des safaris de chasse, sauf pour les lions et les léopards, le manque à gagner s'avérant trop important pour les caisses de l'Etat, a-t-on appris mercredi au ministère du Tourisme.

"Nous avons perdu trop de recettes depuis l'interdiction de la chasse et l'Autorité zambienne de protection de la nature (ZAWA) a de nombreux problèmes d'argent", a expliqué la ministre du Tourisme Jean Kapata. Des droits de chasse seront prélevés, a-t-elle indiqué, sans donner de détails.

La chasse ne pourra avoir lieu que sous la stricte supervision de la ZAWA, et l'interdiction est maintenue pour les félins. 

Depuis janvier 2013, il n'était plus possible de venir chasser en Zambie. Cette interdiction avait été présentée comme une mesure de protection de la population locale de félins et saluée à l'époque par les défenseurs de l'environnement.

Les mauvaises langues y avaient vu cependant surtout un geste politique après un scandale à la tête de la ZAWA, chargée de la protection de la nature mais aussi d'octroyer les concessions de chasse. Soupçonnés de corruption, plusieurs hauts responsables de la ZAWA, dont son directeur, avaient été renvoyés juste avant.

Lors de l'annonce de l'interdiction, la ministre du Tourisme de l'époque, Sylvia Masebo, avait expliqué: "Nous n'avons pas assez de félins pour les besoins de la chasse. Les félins ont disparu."

La ZAWA avait contesté cette décision, craignant des retombées négatives pour le tourisme et soulignant que la population de félins locale avoisinait les 3.500 spécimens et permettait à la Zambie de s'imposer comme destination de chasse prisée face aux pays voisins. Environ 55 félins étaient chassés chaque année avant l'interdiction.

La Zambie abrite quelques belles réserves animalières mais l'attraction numéro un dans le pays reste les célèbres chutes Victoria, à la frontière avec le Zimbabwe, dont les deux pays se partagent le flot des visiteurs.

Source © AFP


Plusieurs groupes environnementalistes américains ont engagé une procédure mardi auprès des autorités fédérales pour demander la protection des papillons monarques en déclin de plus de 90 % ces vingt dernières années.

Le « Center for Biological Diversity » et « the Center for Food Safety » réclament que ce grand papillon orange et noir, célèbre en Amérique du Nord, bénéficie de la protection de la loi sur les espèces en danger d'extinction.

Ces insectes migrateurs pourraient avoir perdu en superficie un habitat de la taille de la France dont près d'un tiers de leur zone d'accouplement en été, un phénomène attribué au recours de plus en plus étendu aux cultures génétiquement modifiées (OGM) et à l'herbicide Roundup, dans les plaines du Midwest où naissent la plupart de ces papillons.

« Les monarques connaissent une disparition rapide qui pourrait conduire à leur extinction et les menaces auxquelles ils sont confrontées sont désormais tellement importantes que la loi sur la protection des espèces en danger doit s'appliquer le plus tôt possible alors qu'il est encore temps d'inverser ce déclin », insiste Lincoln Brower, un expert reconnu de ces papillon qui les étudie depuis 1954, cité par l'AFP.

La plupart des cultures OGM sont résistantes au Roundup, l'herbicide qui permet de détruire dans le maïs et le soja les mauvaises herbes dont le laiteron, la seule nourriture de la chenille du papillon monarque.

« Protéger les monarques bénéficiera aussi aux pollinisateurs et autres insectes utiles, ce qui contribuera à protéger notre production alimentaire », fait valoir Bill Freese, un chercheur de l'ONG Center for Food Safety à Washington.

Le monarque se trouve partout aux Etats-Unis durant l'été mais l'hiver, ceux qui se trouvaient à l'est des Rocheuses migrent vers le centre du Mexique et ceux à l'ouest de ces montagnes se retrouvent sur les arbres le long de la côte californienne.

La population de ces papillons atteignait un nombre record d'environ un milliard dans le milieu des années 1990 et ils ne seraient aujourd'hui que 35 millions, selon la dernière estimation faite l'hiver dernier, le plus bas nombre jamais enregistré.
Les grandes pluies tombées dans le sud du pays entre Lundi et mardi matin ont provoqué la mort ou la disparition de 12 personnes au total, a fait savoir hier l’Agence nationale de gestion des urgences de Corée du Sud (NEMA).

Le cumul des pluies à la ville de Busan et dans les régions environnantes se situe entre 100 et 200 mm. Jusqu’à 247 mm de pluies ont été enregistrés lundi à Changwon, dans la province du Gyeongsang du Sud, à 80 km de Busan.

Après un accident de bus qui s’est renversé sur le flanc hier après-midi à Changwon, une personne est morte et six autres passagers sont toujours portés disparus. Un autre homme est porté disparu après avoir été surpris par la montée des eaux.

A Busan, ces pluies torrentielles ont provoqué la mort de quatre personnes et la disparition d’une personne. Les grandes pluies ont fait plus de 400 sinistrés à Busan et Ulsan, ville situé à 58 km au nord-est de Busan. Un centre d'animation pour personnes âgées, 86 maisons, 3 usines, 2 immeubles et 34 voitures ont été inondés à Busan.


Selon la National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA), la Californie subit actuellement sa pire période de sécheresse depuis 1895.

La Californie traverse actuellement la pire sécheresse de son histoire. L'État le plus peuplé des États-Unis mettra des années à s'en remettre, ce qui fera de l'eau une ressource de plus en plus convoitée. De quoi donner vie à une citation célèbre attribuée à Mark Twain: «En Californie, le whiskey est destiné à être bu, tandis que l'eau conduit à la bagarre.» Explications en quatre temps.

UNE SÉCHERESSE HISTORIQUE

Selon la National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA), la Californie subit actuellement sa pire période de sécheresse depuis 1895. Les principaux réservoirs d'eau potable de l'État sont largement sous leur moyenne historique. Plus de 80% du territoire californien est maintenant frappé de sécheresse «extrême» ou «exceptionnelle». «Cette sécheresse sévit depuis 3 ans. Ce n'est pas une situation normale, on ne voit pas souvent ça d'un point de vue statistique. Il faudra des années pour s'en remettre», affirme Brian Fuchs, du National Drought Mitigation Center, organisme qui répertorie les épisodes de sécheresse aux États-Unis.

DE L'EAU, S.V.P.

La sécheresse est telle cette année que le gouverneur Jerry Brown a de nouveau décrété l'état d'urgence en avril dernier. Les autorités souhaitaient obtenir une réduction volontaire de la consommation d'eau de 20%. Faute de résultats, l'État a finalement décidé d'imposer une amende de 500$ à toute personne ne respectant pas les consignes d'utilisation de l'eau potable, qui interdisent notamment le lavage des voitures et l'arrosage des pelouses. Mais le problème dépasse la simple consommation de Monsieur et Madame Tout-le-Monde. 

La Californie, c'est aussi 60% de la production américaine de fruits et 51% de la production de légumes. Les fermes drainent jusqu'à 80% de l'eau californienne. «Notre plus grand défi, actuellement, note Brian Fuchs, c'est d'évaluer correctement les quantités d'eau disponibles en fonction des besoins de la population et de ceux de l'industrie agricole.» La règlementation est d'ailleurs jugée insuffisante. L'État n'a pas encore de politique de gestion des eaux souterraines, une situation qui devrait être corrigée sous peu.

UN COUP DE POUCE D'EL NIÑO

C'est un euphémisme, mais les solutions ne pleuvent pas en Californie pour faire face à cette sécheresse. Au printemps dernier, les experts croyaient que l'arrivée prochaine d'El Niño pourrait donner un sérieux coup de pouce au climat californien. Ce phénomène météo apporte généralement des précipitations plus importantes, mais les experts ont revu récemment à la baisse les chances qu'El Niño survienne dans les prochains mois - les probabilités sont passées de 90% à 65%. Théoriquement, la sécheresse pourrait donc se poursuivre en 2015. «Nous ne savons pas encore quelles seront les accumulations de neige pendant l'hiver prochain. S'il n'y a pas assez de neige, l'été prochain pourrait être encore plus difficile», rappelle Brian Fuchs.

DE L'ESPOIR, MAIS À QUEL PRIX?

Les eaux souterraines représentent 40% de l'approvisionnement en eau potable en Californie. Cette proportion peut passer à 60% en période de sécheresse, estime la California Water Fondation. Mais ironiquement, cette même sécheresse peut rendre encore plus difficile l'accès aux sources souterraines, note Brian Fuchs. Mais toute cette eau ne va pas disparaître, même avec une sécheresse, signale Michel A. Bouchard, professeur de géologie à Polytechnique Montréal. Les sources d'eau potable souterraine sont généralement plus importantes que les sources de surface, explique-t-il. «Au pire, la sécheresse californienne va faire reculer le niveau de la nappe phréatique. Mais cela pourrait faire augmenter les coûts pour ensuite extraire l'eau à une plus grande profondeur.» La Californie n'a donc pas fini de se préoccuper de son approvisionnement en eau potable.


En chiffres:


  • 38 MILLIONS


  • La Californie est l'État le plus peuplé des États-Unis avec 38 millions d'habitants.


  • 120 Ans


  • Les 6 premiers mois de l'année 2014 ont été les plus chauds en 120 ans en Californie.

31%

  • L'un des plus importants réservoirs d'eau potable en Californie, celui du lac Shasta, est actuellement à 31% de sa capacité maximale. Son niveau moyen historique est habituellement à 47%.


Sources: AFP, NOAA, United States Drought Monitor, California Water Fondation
Selon un projet de rapport des Nations Unies , les activités humaines risquent de causer des dommages irréversibles et très étendus à la planète à moins d'entreprendre urgemment des actions importantes pour tenter de limiter les émissions de combustibles fossiles en croissance constantes depuis plus d'un siècle.

D'après ce document obtenu par Bloomberg, le réchauffement climatique engendre déjà d'importants impacts négatifs sur tous les continents et océans de la planète. Avec l'augmentation croissante des gaz à effet de serre nous risquons désormais de déclencher « de graves répercussions, envahissantes et irréversibles pour les personnes et les écosystèmes ».

« Sans mesures d'atténuation supplémentaires urgentes, le réchauffement mondial
conduira avant la fin du XXI siècle à un risque très élevé d'impacts graves, massifs et irréversibles à l'échelle mondiale », a déclaré le Groupe d'experts intergouvernemental des Nations Unies sur les changements climatiques .

Ce document, la plus importante synthèse de l'ONU sur le réchauffement climatique, résume des centaines d'articles scientifiques. Il a été conçu pour présenter un état des lieux des impacts du réchauffement sur la planète aux chefs de gouvernement et décideurs du monde entier.



mercredi 27 août 2014
Le volcan islandais Bardarbunga a été secoué mardi par un séisme de magnitude 5,7, le plus puissant depuis qu'il est entré en activité le 16 août, montrant qu'une éruption restait toujours possible.

Le Bardarbunga, immense volcan situé sous le plus grand glacier du pays, est considéré comme assez dangereux pour menacer, s'il entre en éruption, le trafic aérien dans le nord de l'Europe et l'Atlantique-Nord, comme l'Eyjafjallajökull en 2010. 

Ce séisme, enregistré par l'institut météorologique islandais, est le plus violent dans la région depuis 1996. Le niveau d'alerte pour l'aviation en Islande reste à "orange" depuis dimanche. Samedi, il avait été élevé un cran au-dessus, à "rouge", le niveau maximal, car les scientifiques soupçonnaient une éruption. Tous les aéroports du pays étaient restés ouverts. 

L'activité sismique reste intense dans la région, la terre ayant tremblé plus de 20 fois par heure mardi matin. L'évolution ultérieure du volcan reste impossible à prédire, cette activité pouvant durer de longues semaines, s'arrêter ou déboucher sur une éruption, petite ou grande.


Un lac, situé dans un site du patrimoine culturel chinois dans la province du Shanxi -en Chine du nord-, a complètement disparu du jour au lendemain sans raison apparente. 

L'information a premièrement été diffusée sur le site web officiel du gouvernement local le 2 août. Le gouvernement du Shanxi a fait appel à des spécialistes pour enquêter sur le mystère et surtout remplir de nouveau le lac. 

Situé dans le comté de Guangling dans le nord-est de Shanxi, le Temple du Dieu de l'eau ou Shuishentang est un temple datant de la dynastie Ming (1368-1644). Etabli au milieu d'un lac qui couvrait environ 24.000 mètres carrés, ce site pittoresque est protégé par l'Etat depuis 2006. 

Selon les résidents locaux, le lac a disparu du jour au lendemain et celui-ci ne s'était jamais tarie avant, selon Liu Zhong, directeur du bureau de gestion du site. 

Des documents publiés par le gouvernement local rapportent tout de même que le niveau de l'eau avait commencé à baisser vers le 10 Juillet, en pleine période de sécheresse.  

Aujourd'hui, le lac n'est rien de plus qu'une flaque d'eau entourée de boue craquelée et de nombreux poissons morts. Les touristes comme  les locaux sont dépités face à cet événement. « Le temple est un endroit pittoresque. Il fait partie de notre patrimoine. Nous avons grandi autour du temple et il est difficile d'accepter cette dure réalité",  témoigne Qi Zhanbin, un habitant local de 42 ans. 

En plus d'être un site culturel, le lac offre également l'irrigation des champs environnants et l'eau alimente deux réservoirs. "Les réservoirs peuvent contenir 8.580.000 mètres cubes utilisés pour l'irrigation d'environ 700 hectares de champs»
, a déclaré Jiao Xianggui, un officiel du comté. 

Pour l'instant, les pistes se dirigent vers les précipitations trop faibles qui ont diminué 40% par rapport à l'année dernière dans la région. D'aucuns spéculent également que des paysans locaux auraient pu drainer illégalement de l'eau du lac pour alimenter leurs champs. La partie nord de la Chine a subi une grave sécheresse cet été. Dans le Shanxi, 54 rivières sont à sec, et 225 réservoirs sont presque vides.



La neige jour un rôle fondammental dans la croissance et la disparition de la banquise arctique. Or, une nouvelle recherche menée par la NASA et l'Université de Washington (Seattle - Etats-Unis) confirme que la neige de printemps sur la banquise arctique s'est réduite de manière significative au cours des 50 dernières années. 

L'épaisseur de la neige qui recouvre la banquise arctique (pôle Nord) est suivie depuis les années 1950 grâce aux mesures effectuées par les scientifiques russes et plus récemment par les programmes de recherche de la NASA comme la mission BROMEX et l'opération IceBridge. 

Les chercheurs ont constaté que, depuis la période soviétique, le manteau neigeux de printemps s'est aminci de 22 à 35 cm dans l'Ouest de l'Arctique et de 14,5 cm à 33 cm dans les mers de Beaufort et des Tchouktches, au nord et à l'ouest de l'Alaska, malgré l'incertitude notable dans les estimations historiques. 

Cependant, ce résultat n'est pas une surprise car l'étude a bénéficié de milliers de mesures directes de l'épaisseur de la neige sur la banquise et celles-ci ont permis de valider les observations radars menées de 2009 à 2013. Au final, environ un tiers de l'hémisphère nord occidental et près de la moitié de l'Alaska sont concernés par ce phénomène. 

Or, " la couverture de neige est comme un bouclier qui permet d'isoler la banquise ", a expliqué Son Nghiem du Jet Propulsion Laboratory de la NASA à Pasadena, en Californie, chercheur principal pour BROMEX et co-auteur de la nouvelle étude.

Dorénavant, " la couverture neigeuse est devenue si mince que ce bouclier est devenu un voile " ajoute Son Nghiem. En effet, en hiver, la neige protège la banquise des températures glaciales et freine son développement ; au printemps et en été l'albédo de la neige évite à la banquise de se réchauffer trop rapidement et l'isole donc des rayons du soleil.

La diminution de la couverture neigeuse sur la banquise pourrait s'expliquer par le gel de plus en plus tardif de la mer : les précipitations neigeuses lourdes de septembre et d'octobre qui devraient recouvrir la banquise en formation tombent maintenant dans l'eau qui n'est pas encore suffisamment refroidie pour geler.

Cette régression a des implications qui feront l'objet d'études par les scientifiques. Les auteurs de l'étude suggèrent que l'apparition tardive de la banquise pourrait modifier la façon dont la chaleur est transportée dans l'Arctique, ce qui pourrait affecter les modèles de précipitations. " Cela sera une question très intéressante à l'avenir ", a déclaré le premier auteur Melinda Webster, étudiante diplômée d'océanographie à l'Université de Washington.

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