jeudi 27 août 2015
Saint-Barthélémy et Saint-Martin sont passés de «vigilance orange cyclone» à «vigilance rouge fortes pluies et orages» selon le dernier bulletin de Météo France, qui maintient Guadeloupe et Martinique en «orange» pour «fortes pluies et orages» à l'approche de la tempête tropicale Erika.

La tempête tropicale Erika va passer sur les îles Saint-Martin et Saint-Barthélémy dans les Antilles ce jeudi après-midi (heure de Paris). 

La tempête tropicale Erika qui s'est intensifiée dans la nuit de mercredi à jeudi, approche des Antilles et devrait atteindre Saint-Martin et Saint-Barthélémy ce jeudi après-midi (heure de Paris). Météo France a placé ces deux îles en «vigilance rouge fortes pluies et orages».

«Les cumuls de pluie pourront dépasser les 150 mm» et «les rafales de vent atteindront 80 à 100 km/h», précise Météo France. Des pluies fortes «démarreront en fin de nuit de mercredi à jeudi (jeudi après-midi à Paris) et pourront durer une grande partie de la journée de jeudi, apportant des cumuls très importants», souligne le centre, précisant que «le ruissellement sur des sols très secs représente un caractère aggravant».  

D'après les dernières prévisions, Erika devrait également concerner les côtes guadeloupéennes avec de fortes pluies et de fortes rafales de vent, atteignant 90 km/h par endroits, à partir de jeudi au petit matin et toute la journée. Selon Météo France, la Martinique «va rester en dehors de la zone des vents forts» mais pourrait subir de «fortes pluies et les orages» qui sont «susceptibles de donner de grandes quantités d'eau» sur le territoire martiniquais en seconde partie de nuit de mercredi et matinée de ce jeudi. Des cumuls de 70 et 100 mm sont attendus, localement 120 à 150 mm, notamment sur les zones montagneuses. La compagnie aérienne Air Antilles a annulé certains vols en raison de l'arrivée de la tempête tropicale.

Erika, est la 5e tempête tropicale de la saison dans l'Atlantique nord quelque jours après le passage de Danny qui avait atteint le stade d'ouragan. Le stade de tempête tropicale est atteint lorsque la vitesse des vents est supérieure ou égale à 34 nœuds (63 km/h), soit force 8. Lorsque la vitesse des vents est supérieure ou égale à 64 nœuds (118 km/h), soit force 12, celui d'ouragan est atteint.




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Le recours à la technologie de la fracturation hydraulique par la compagnie Progress Energy, filiale du groupe public malaisien Petronas, a provoqué un séisme de magnitude 4,4 qui a secoué la région nord-est de la Colombie-Britannique.

Un tremblement de terre d'une magnitude de 4,6 dans le nord-est de la Colombie-Britannique la semaine dernière a été attribué à une opération de fracturation hydraulique.

Progress Energy, une entreprise appartenant à la multinationale malaysienne Petronas, a cessé cette activité après qu'un séisme dont l'épicentre était situé à 114 km de Fort St. John, le 17 août, eut frappé la région.

La commission du pétrole et du gaz naturel de la Colombie-Britannique a indiqué que la fracturation hydraulique avait aussi causé un séisme d'une magnitude de 4,4 qui avait été ressenti à Fort St. John et à Fort Nelson, en août 2014.

Selon un rapport de l'agence provinciale, près de 200 séismes survenant dans une zone s'étendant de Dawson Creek, à la limite de l'Alberta et de la Colombie-Britannique, au contrefort des Rocheuses en Colombie Britannique, peuvent être reliés aux opérations de fracturation hydraulique.

La commission avait lancé une enquête sur cette technique qui consiste à injecter un fluide à haute pression afin de fissurer une roche. L'industrie gazière l'emploie pour forer des puits.

Le ministre de l'Énergie et des Mines de la Colombie-Britannique, Rich Coleman, a ordonné que les opérations de forage doivent cesser immédiatement si un séisme atteignait une magnitude de 4,0. La commission doit aussi en être avisée.

L'entreprise a réagi mercredi en affirmant que la cause du plus récent séisme n'avait pas encore été établie.

«Les contreforts dans le nord-est de la Colombie-Britannique sont une zone sismiquement active. On y décompte plus de 6000 séismes par année; 99 pour cent d'entre eux sont si peu importants qu'on ne les ressent pas en surface», a affirmé un porte-parole de Progress Energy, Dave Sterna.

Source © La Presse Canadienne


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Utilisés en épandage, les insecticides néonicotinoïdes présentent « des risques élevés » pour les abeilles, dit l’autorité européenne de sécurité des aliments.

Deux ans après son premier avis, l’Autorité européenne de sécurité des aliments vient de confirmer les inquiétudes relatives aux insecticides néonicotinoïdes. Selon ces experts, la clothianidine, l’imidaclopride et le thiamethoxame utilisé en épandage font courir des « risques élevés » aux colonies d’abeilles. Et lorsque ces risques n’ont pu être identifiés, ils n’ont pas pu être exclus.

Parfois, l’évaluation n’a pas pu être concluante, faute de données. Manière de dire que les dossiers, essentiellement présentés par les industriels n’ont pas convaincu les experts.

Les trois néonicotinoïdes utilisés en granulés, en enrobage de semences ou en épandage sont des insecticides systémiques qui agissent sur le système nerveux des insectes. Depuis un moment, ils sont accusés de contribuer à une importante mortalité des abeilles, voire de la causer.

Les trois néonics sont, depuis 2013, interdits pour certaines applications que ce soit en traitement de sols ou en enrobage – notamment sur les céréales particulièrement attractives pour les abeilles. D’autres usages, en épandage foliaire ne sont pas interdits ; ainsi l’épandage après la floraison reste autorisé.

Deux ans pour décider

En 2013, la Commission européenne s’est donnée deux ans pour décider d’une prolongation, ou non, des restrictions actuelles. L’Efsa a été chargée de réaliser une revue de la littérature scientifique fournie par les Etats membres, les organisations de protection de l’environnement, les centres de recherche et par l’industrie, d’ici la fin de l’année. Cette évaluation concerne l’enrobage des semences et l’utilisation en granules pour le sol.


Source © Michel De Muelenaere / lesoir.be
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Le tribunal du contentieux de l'incapacité de Toulouse, chargé de régler les litiges de la Sécurité sociale, vient de rendre sa décision. Sur la foi d'une expertise médicale, il a considéré que l'hypersensibilité électromagnétique d'une jeune femme était synonyme d'invalidité à 85 %.

L'hypersensibilité électromagnétique reconnue comme un handicap pour la première fois en France

Près de 70 000 personnes seraient hypersensibles en France. 

Maux de tête, picotements, troubles du sommeil... Les troubles subis par les « hypersensibles » aux antennes-relais, portables, téléphones sans fil et WiFi, peuvent en effet s'avérer invalidants. Tous les personnes qui souffrent de ces maux seront ravis d'apprendre que la justice a reconnu, pour la première fois en France, l'existence d'un handicap grave dû à l'hypersensibilité aux ondes électromagnétiques, un dossier sensible dans une société où téléphone mobile et wifi sont omniprésents.

Un jugement du Tribunal du contentieux de l'incapacité de Toulouse confirme, expertise médicale à l'appui, que Marine Richard, la plaignante, souffre d'un syndrome dont "la description des signes cliniques est irréfutable". Le jugement évalue sa déficience fonctionnelle à 85% et estime qu'elle ne peut pas travailler. Il lui accorde le droit à une allocation pour adulte handicapé - environ 800 euros par mois - pour trois ans, pouvant être renouvelé à l'avenir.

"Cette reconnaissance par la justice est une grande première en France", a commenté à l'AFP Etienne Cendrier, porte-parole de Robin des Toits, qui milite pour la sécurité sanitaire dans les technologies sans fil. Madame Richard a elle réagi ainsi : "C'est une percée". A 39 ans, cette femme vit dans la précarité et se bat pour la reconnaissance de son handicap.

Cette ancienne dramaturge et réalisatrice de documentaires radio de Marseille vit aujourd'hui de l'aide de sa famille, recluse dans les montagnes de l'Ariège en raison de ses troubles, dans une ancienne grange, sans électricité, avec l'eau d'une source et deux mètres de neige en hiver.

L'hypersensibilité aux ondes magnétiques n'est pas reconnue officiellement en France comme maladie et fait l'objet de controverses entre experts. Selon l'avocate Alice Terrasse, cette victoire pourrait faire jurisprudence car "des milliers de personnes" sont concernées mais n'ont pas saisi les tribunaux jusqu'à aujourd'hui. "Elles sont très isolées, ont très peu de contact et pour elles ce sont des démarches qui sont extrêmement compliquées".

Source © Atlantico

Le Chassezac est toujours interdit à la baignade, même si la situation revient peu à peu à la normale.

Débutés le 22 juin, les épisodes de pollution de la rivière Chassezac, en Ardèche, persistent. Touchant Pont-de-Gravières et Nassier, ils ont entraîné des interdictions de baignade tout au long de la période estivale. En tout, 25 prélèvements ont été effectués en amont des deux sites, entre le 25 juin et le 27 juillet. Des enquêtes de terrain et des vérifications des systèmes d’assainissement ont été mises en place.

Une réunion de crise s’est tenue le 24 juillet, durant laquelle il a été décidé de renforcer les recherches de terrain et les analyses. Alain Faucuit, maire des Salelles, Monique Doladille, maire de Gravières, et Bérengère Bastide, maire de Chambonas, tous trois concernés, ont porté plainte conjointement auprès de la gendarmerie des Vans, courant juillet. Malgré tout, l’origine de ces pollutions sur ce secteur reste inconnue. Les résultats des analyses du lundi 24 août, montrant une nouvelle pollution des eaux du Chassezac, l’interdiction de baignade avait été maintenue.

La présence d’éscherichia coli 10 fois supérieure à ce qui est toléré

Durant ces derniers jours, d’autres épisodes de pollutions ont été constatés dans le Sud Ardèche. « Plusieurs sites de baignade ont été pollués », annonçait, hier, le personnel du syndicat mixte Ardèche claire. Les analyses réalisées lundi indiquaient une pollution sur plusieurs coins de baignade, notamment de la plage du Petit rocher jusqu’à Tourasse, et de Salavas à Saint-Martin. Des constats qui ont parfois donné lieu à des interdictions temporaires de baignade, comme sur la plage du Petit rocher, commune de Joyeuse, où une présence d’éscherichia coli 10 fois supérieure à ce qui est toléré a été relevée, sans raison apparente.

Les résultats des dernières analyses, effectuées mardi, communiqués hier en fin d’après-midi, sont rassurants. « Tout est revenu à la normale. Cela prouve que la pollution était sûrement due aux fortes pluies des derniers jours qui ont entraîné un lessivage des sols, les saletés rejoignant la rivière en même temps. » Les baigneurs peuvent désormais profiter de l’eau, hormis dans le Chassezac.

Source © Le Dauphine

mercredi 26 août 2015
Le Centre européen de prévention et contrôle des maladies (CEPCM) a confirmé que le chikungunya, maladie virale portée par le moustique-tigre, avait atteint l'Espagne, après la détection du premier cas "autochtone" d'un homme très probablement infecté dans le pays même.

Le patient de 60 ans avait été hospitalisé du 11 au 16 juillet. "Il n'avait fait aucun voyage à l'extérieur de l'Union européenne pendant au moins trois mois et a été très probablement infecté dans la ville de Gandia", à 70 km de Valence, au sud-est de l'Espagne, a souligné l'agence dans un communiqué publié lundi.

"C'est la première fois en Espagne qu'une personne sans antécédents de voyage dans une zone où la maladie est endémique donne un test positif pour le chikungunya", avait auparavant relevé l'Organisation mondiale de la santé (OMS). Le moustique-tigre Aedes albopictus, qui peut être porteur du virus, est présent dans la province de Valence depuis 2013.

Des moustiques-tigres ont été repérés à Paris et Créteil le 19 août dernier, mais l'Agence régionale de santé, chargée de leur élimination, a précisé qu'aucun cas autochtone de chikungunya n'avait été recensé. Dans le sud de la France, le moustique est déjà durablement implanté.

Source AFP
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Le week end dernier en Corée du Nord de fortes pluies causant des crues soudaines  ont tué 40 personnes et forcé plus de 11.000 personnes à quitter leurs foyers. Les inondation ont provoqué des dommages "massifs" selon le témoignage de la Fédération internationale de la Croix-Rouge. 

Les inondations ont touché le nord-est de Rajin, près de la frontière avec la Russie et la Chine. Rajin est la capitale de la province du Hamgyong dans le Nord. 

Selon les médias nord-coréens on dénombre au moins 40 victimes et des dommages importants. Pres de 250 mm de pluie sont tombés au cours du week-end.

© Nature Alerte
Des pluies torentielles qui se sont abattues lundi après-midi sur Constantine ont fait trois morts et de nombreux dégâts.

Une partie de l’Algérie a les pieds dans l’eau ! De fortes pluies torrentielles accompagnées de grêle se sont abattues lundi après midi sur Constantine provoquant la mort de trois personnes et l’inondation de plusieurs cités à El Khroub et Ali Mendjeli, rapportent les médias locaux. 

Parmi les trois victimes, une femme qui a trouvé la mort dans son atelier de couture inondé par les crues à la cité 400 logements à l’unité de voisinage n°9 à la nouvelle ville Ali Mendjeli ainsi qu’un adolescent de 16 ans retrouvé mort à l’unité de voisinage (UV) 1 probablement à cause d’un électrochoc, d’après les médias locaux.

Locaux inondés, routes coupées, tançons effondrés, les habitants touchés par les pluies n’en reviennent pas de l’ampleur de la catastrophe. D’après l’Agence de presse algérienne (APS), des brigades de la protection civile sont intervenues pour pomper les eaux qui se sont infiltrées dans plusieurs quartiers en raison de l’obstruction des avaloirs. Selon le lieutenant Nouredine Tafer, chargé de la communication à la direction de wilaya de la protection civile, les pluies torrentielles ont également provoqué l’inondation de plusieurs unités de voisinage à Ali Mendjeli.

Selon les médias locaux algériens, à El Khroub, les inondations ont touché notamment les cités 250 et 900 logements ainsi que les quartiers de la nouvelle ville Massinissa et le siège de la daïra. Des problèmes liés à la circulation ont été notamment constatés sur la route nationale (RN) 79 reliant les quatre chemins à l’aéroport international Mohamed Boudiaf ainsi que le chemin de wilaya (CW) 101 entre Ali Mendjeli et El Khroub, selon les médias locaux.

De son côté, la population ne cache pas sa rogne face à la situation, pointant du doigt « les responsables locaux et la négligence quasi récurrente de l’entretien des avaloirs », se demandant comment une pluie d’une petite heure de temps « peut engendrer une catastrophe d’une telle ampleur si ce n’est la négligence des responsables ». En attendant, les interventions des équipes de la protection civile sont toujours en cours. Le bilan du nombre de victime pourrait donc bien s’alourdir.

Source © Afrik.com


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Selon les informations du Monde, près de 100 cas ont été signalés depuis le début du mois d'août dans le pays, dont 25 mortels. Ce regain de vigueur du virus inquiète alors que des millions de pèlerins doivent se rendre à La Mecque fin septembre.

C'est dans le principal hôpital de Riyad, le King Abdulaziz Medical City, que cette nouvelle flambée de MERS-CoV (le coronavirus du Moyen-Orient) s'est déclarée au mois de juin, explique Le Monde. Une flambée suffisamment inquiétante pour que l'OMS, l'organisation mondiale de la santé, décide d'envoyer ses experts sur place cette semaine.

Le Coronavirus du Moyen-Orient a été découvert il y a trois ans, il a déjà fait 1445 victimes dont 35% sont mortes, le virus est en effet plus létal que le SRAS (syndrome respiratoire aigu sévère 10 à 15% de mortalité). L'animal-réservoir à l'origine de l'épidémie serait vraisemblablement le dromadaire. Le virus qui provoquent de graves infections respiratoires se transmet d'hommes à hommes par des contacts rapprochés (membres d'une même famille) ou lors de soins médicaux, comme dans le cas de l'hôpital de Riyad.

La crainte est donc de voir le virus -contre lequel il n'existe actuellement ni traitement ni vaccin- sortir du cadre hospitalier dans lequel il prolifère en ce moment et se propager à d'autres villes du pays, et ce alors des millions de pèlerins sont attendus à partir du 21 septembre à La Mecque. Le risque serait alors que la maladie arrive sur le continent africain dont les infrastructures défaillantes avaient déjà permis à Ebola de prospérer pendant des mois.

Lueur d'espoir néanmoins, il y a une semaine environ des chercheurs ont annoncé avoir testé un vaccin expérimental réalisé à partir d'ADN sur des singes. Un succès qui permettra sans doute dans les mois ou les années qui viennent de créer un sérum contre le MERS-CoV destiné cette fois-ci à l'homme.

Source © Le Monde
Une pollution s'est produite dans l'Asse depuis une canalisation d'eaux claires située vers Oulteret.

Les entreprises situées dans un périmètre déterminé autour de la route d'Oulteret feront l'objet d'une enquête afin de déterminer d'où est partie une énorme pollution de l'Asse qui s'est produite mercredi dernier. La Direction générale de l'environnement va déposer plainte. 

En effet, un produit polluant s'est déversé depuis un conduite d'eaux claires située sous le voûtage de la route d'Oulteret mercredi dernier. De nombreux poissons ont été touchés, mais la truite est l'espèce qui a le plus trinqué, des milliers d'entre elles sont mortes.


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Les fortes pluies des derniers jours ont fait déborder le réseau d'assainissement vieillissant de Saint-Brieuc Agglomération, faisant craindre une pollution bactérienne des eaux de baignade. 

Conséquence, plusieurs communes de la baie ont décidé d'appliquer le principe de précaution en interdisant la baignade sur leurs plages. C'est le cas de Plérin dont les arrêtés, pris dès lundi, concernent de nouveau la plage des Rosaires (déjà fermée pour les mêmes raisons, puis à cause de la présence de méduses), mais aussi celles des Nouelles et de l'Anse aux Moines. Hillion (plage de Lermot), Saint-Brieuc (plage du Valais) et Morieux (plages de Béliard et Saint-Maurice), ont également pris des arrêtés d'interdiction lundi et hier. 

Contrairement à Pordic, où les plages de Tournemine et du Petit Havre sont toujours ouvertes aux baigneurs. Des analyses ont été commandées dans certaines de ces communes. Suivant les résultats, qui devaient être connus hier soir ou le seront aujourd'hui, les plages pourraient rouvrir dans la journée.
Un programme de travaux de 190 M€ sur dix ans

Reste que le problème de fond n'est toujours pas réglé. Pour écarter la menace de pollution et ainsi éviter à l'avenir ces cascades d'arrêtés, des travaux paraissent inévitables sur les 1.300 km (dont 700 km de canalisations pour les eaux usées) que compte le réseau d'eau de l'agglomération briochine. « Un programme pluriannuel est en cours d'élaboration à Saint-Brieuc Agglomération, qui a la responsabilité de l'eau et de l'assainissement. Il prévoit de consacrer 190 M€ sur dix ans à la remise en état des réseaux », écrivait hier la ville de Plérin sur son site internet. Reste à l'inscrire dans le budget.

Fortes pluies à Lannion. Les plages de Beg Léguer fermées à la baignade

Les plages de Beg Léguer restent accessibles mais on ne peut pas se baigner.

Depuis lundi et jusqu'à nouvel ordre, les plages de Beg Léguer et Mez an aod sont fermées à la baignade par mesure de précaution.

Lannion a pris un arrêté d'interdiction de baignade pour ses deux plages (Beg Léguer et Mez an aod sa voisine). «Par mesure de précaution, car il y a un risque de pollution avec les ruissellements du Léguer et du Goas Lagorn» explique Alan Diverres, du service des eaux. Le seuil critique d'averses a été largement dépassé avec 30 mm de pluies lundi à Lannion.

« On n’a pas eu de mauvais relevés sanitaires mais dans le doute… » Des analyses ont été faites ce mardi dont les résultats devraient être connus mercredi. « On verra alors si on rouvre la baignade. Les plages, elles, restent bien sûr accessibles.»  

Sur le littoral du Trégor et de la côte de granit rose, il en est de même à la plage de Trestel et au bassin du Lenn à Louannec. 

Le glacier Jakobshavn vient de relâcher un iceberg aux dimensions terrifiantes. A l'heure actuelle, ce glacier fait route vers le détroit de Davis et l'océan Atlantique, indique BBC News.

La fuite d'une partie de la croûte de glace de Jakobshavn a été détectée grâce à un satellite de Landsat, un projet de la NASA concernant la photographie de divers aspects de la Terre. La superficie de cet iceberg est de 12,5 kilomètres carrés, et pourrait couvrir Manhattan sous une couche de glace de 300 mètres, estiment les experts.

A priori, ce fragment de glacier s'est séparé entre le 13 et le 19 aout de 2015. Les données de la NASA sont basées sur les photographies radar des satellites Sentinel-1A et Sentinel-2A.

Le glacier Jakobshavn représente environ 7-10% du manteau de glace groenlandais et est un des principaux "fournisseurs " d'icebergs dans l'océan atlantique. Le Titanic a dû se heurter à un de ses fragments, pensent les chercheurs.


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mardi 25 août 2015
De plus en plus d'études scientifiques démontrent la nocivité de l'utilisation des téléphones cellulaires, qui peuvent conduire à problèmes de santé chroniques, dont le cancer ou des maladies neurodégénératives. 

Une nouvelle étude publiée dans la revue Biology & Medicine électromagnétique suggère qu'un mécanisme biologique  pourrait expliquer comment ces problèmes de santé se développent. 

L'étude a été menée par des chercheurs conjoints de l'Université de l'Indiana et de l'Université de Finlande, de l'Université de Campinas au Brésil, et l'Institut de pathologie expérimentale d'oncologie et de radiobiologie de Kiev, en Ukraine. 

Les chercheurs ont découvert que l'exposition aux rayonnements radiofréquencés (RFR) utilisés par les téléphones cellulaires et autres appareils sans fil provoque un déséquilibre métabolique connu sous le nom de stress oxydatif. 

«Les données de cette nouvelle étude apportent un véritable éclairage des risques réels que ce type de rayonnements pose à la santé humaine" a déclaré le co-auteur Igor Yakymenko. 

Augmentations énormes du risque de tumeur 

Les chercheurs classent normalement ces rayonnements en deux catégories: ionisant et non ionisant. 

Le rayonnement ionisant, qui comprend les rayons X, est connu pour causer dommages à l'ADN et qu'ils sont donc dangereux et peuvent provoquer l'apparition de cancer. 

Les rayonnements non ionisants, y compris ceux utilisé par les RFR, sont normalement considérés comme trop faible pour endommager directement les cellules. Néanmoins, des preuves commencent à émerger de partout que même ces rayons sont susceptibles d'augmenter considérablement le risque d'apparition de maladies graves dont le cancer ou des maladies neurodégénératives. 

En 2011, le Centre international de recherche sur le cancer a officiellement classé les RFR comme «cancérogènes possibles». 

Leur decision c'est appuyée sur un rapport d'étude internationale qui avait constaté un an auparavant que les personnes qui utilisaient un téléphone cellulaire depuis dix ans étaient 40 % plus susceptibles de développer des tumeurs cérébrales graves. Le risque était 400 % plus élevé chez ceux qui ont commencé avec les premiers téléphones portables. 

Cette étude  financée par l'industrie avait été ouvertement critiqué pour avoir sélectionné ses données d'une manière à minimiser le risque apparent de l'utilisation du téléphone cellulaire. 

Dans cette nouvelle étude, les chercheurs révélent que l'utilisation d'un téléphone cellulaire pendant une heure par jour durant quatre ans est suffisant pour accroître le risque de l'apparition de certaines tumeurs entre trois et cinq fois plus qu'à la normale. 

Elle révéle même que 20 minutes d' utilisation quotidienne seulement et ce pendant cinq ans serait même suffisant pour tripler le risque d'apparition d'une certaine tumeur du cerveau. Le risque est peut être même beaucoup plus élevé, affirme le professeur Yakymenko, qui rappellent que certains cancers peuvent prendre 30 ans à se développer. 

En outre, peu de recherches ont été menées sur les personnes qui ont commencé à utiliser des téléphones cellulaires dés l'enfance. 

«Nos données sont généralement issues d'études, toutes réalisées sur des adultes qui ont utilisé des téléphones cellulaires pendant une dizaine d'années. La situation pourrait être bien pire pour les personnes qui utilisent des téléphones portables des l'enfance, car la biologie enfantine est bien plus vulnérable aux dangers de ces ondes. 

Les téléphones cellulaires causent des dommages par les effets rétroactifs humain des stress oxydatifs 

L'un des principaux problèmes liés à l'acceptation des risques issus de l'exposition aux rayonnements radiofréquencés provient d'une rumeur que ces ondes ne provoqueraient pas de dommages observables dans les cellules exposées. Pourtant en passant en revue les études expérimentales sur les effets métaboliques à une exposition de faible intensité des rayonnements radiofréquencés, les chercheurs ont constaté une tendance surprenante: L'utilisation regulier d'un téléphone cellulaire ou encore d'une tablette reliée à Internet par les reseaux sans fil provoque toujours un stress oxydatif dans les cellules vivantes. 

Le stress oxydatif est un déséquilibre métabolique dans lequel la production de radicaux libres est supérieure à la capacité du corps à les éliminer par son activité interne antioxydante. 

L'excès de radicaux libres produits dans ces situations d'exposition sont en mesure d'endommager gravement les cellules et même l'ADN.

Les Radicaux libres sont impliqués en tant que causes de nombreuses maladies chroniques, dont le cancer, ou encore des troubles neurodégénératifs allant jusqu'à la démence.  ils sont d'autres part également responsables de la plupart des effets connus du vieillissement. 

Il est bien connu que le corps réagit à des environnements agressifs par le stress oxydatif . Il a été démontré depuis longtemps que le "rayonnement sans fil ordinaire" peut avoir les même effets. Cela pourrait expliquer l'apparition de cancer inexpliqués, mais aussi de beaucoup d'autres effets sur la santé à long terme.

© Nature Alerte
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Tous les signaux sont au rouge vif. Les records de chaleur sont battus. À cause du réchauffement, les mers du globe présentent des symptômes inquiétants…

Juillet fut le mois le plus chaud dans l'année la plus chaude depuis 136 ans : +0,81°C sur les sept premiers mois de 2015 par rapport à la moyenne du XXe siècle, selon l'Agence américaine océanique et atmosphérique. 

Au cœur de ce réchauffement : les océans. Occupant 70% de la surface du globe, ils sont essentiels pour réguler le climat, mais sont aussi les premières victimes quand la machine s'emballe. Ils se réchauffent de 0,1 à 0,2°C par décennie. 

"Cela semble peu, mais c'est beaucoup", avertit Françoise Gaill, directrice de l'institut Écologie et environnement du CNRS. Or les océans sont les grands absents des négociations de la 21e Conférence sur le changement climatique (COP21), prévue à Paris le 30 novembre. "Le problème, c'est que l'océan n'appartient à personne!", regrette cette spécialiste, par ailleurs coordinatrice du comité scientifique de la plate-forme "Océan et climat", une structure créée pour sonner l'alarme. Leur appel de l'océan, lancé en juin, a déjà recueilli 15.000 signatures. Il reste 100 jours pour convaincre.

Un régulateur à bout de souffle

L'océan? "Une grande lessiveuse, résume Françoise Gaill. Il régule la machine climatique, l'ensemble des échanges thermiques avec l'atmosphère, brasse tous les éléments chimiques de la Terre. C'est 97% de notre eau!" L'océan "lisse" aussi les évolutions climatiques. "Leurs eaux chauffent avec retard par rapport aux émissions de gaz à effet de serre. Il faut une à plusieurs décennies pour que la température monte. Mais une fois la chaleur accumulée, le refroidissement est également long", ajoute le climatologue et expert du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC) Hervé Le Treut. Or les eaux chaudes amplifient les phénomènes météo extrêmes : canicules, sécheresses, ou cyclones plus puissants, c'est "une des manières qu'a l'océan de se débarrasser de sa chaleur", poursuit Hervé Le Treut. Avec ce réchauffement, il y a un risque d'impact sur la fréquence et l'intensité d'El Niño, qui semble de retour en 2015.

Un autre rôle-clé de l'océan est aussi mis à rude épreuve : il absorbe 30% du CO2 que nous émettons. Cela réduit l'effet de serre. Mais la durée de vie des gaz à effet de serre dans l'atmosphère est longue, et l'homme alimente ce cycle en permanence. L'océan peut-il saturer? "Tôt ou tard, les puits de carbone seront abîmés et menacés. Des signes montrent que cela pourrait avoir débuté dans les forêts tropicales." Si l'océan n'absorbait plus de CO2, la vie disparaîtrait.

Une acidification exponentielle

Revers de la médaille, en filtrant le CO2, l'océan devient de plus en plus acide : +30% depuis 1850. Les régions les plus touchées sont les plus chaudes : le nord de l'océan Indien et l'est du Pacifique. Les lanceurs d'alerte? Les récifs coralliens, où vivent un tiers des animaux marins et qui sont déjà atteints. "Les coraux perdent les algues qui vivent dans leurs tissus, ils blanchissent et, si le stress persiste, meurent. On l'observe dans la Grande barrière, aux Caraïbes, en Floride, aux Maldives, aux Seychelles", détaille le spécialiste Jean-Pierre Gattuso, du laboratoire d'océanographie de Villefranche (CNRS/UPMC).

Pour évaluer les conséquences de l'acidification, il a testé deux scénarios. Sous le seuil d'une hausse de 2°C, l'impact sera important sur les récifs coraliens mais modéré sur les autres écosystèmes. Mais dans le scénario du bizness as usual ("on ne change rien"), l'acidité triplerait d'ici à 2100!

«Nous avons changé la chimie de l'eau de mer en un temps bien plus court, deux cents ou trois cents ans»

Pour avoir une photo réaliste des effets, l'équipe a étudié ce qui se passe autour de sources naturelles de CO2. C'est le cas à Ischia, en face de Naples (Italie), où des sources liées à l'activité volcanique du Vésuve sont actives depuis trois mille ans. Que voit-on? "30% des espèces ont disparu! Les mollusques, les crustacés à coquille, les algues calcaires. Alors que le phénomène dure depuis des siècles, elles n'ont pas réussi à s'adapter. Or nous avons changé la chimie de l'eau de mer en un temps bien plus court, deux cents ou trois cents ans." Cette "photo sur le futur" est d'autant plus alarmante qu'elle ne tient pas compte du réchauffement prévu. Or "dès que chaleur et acidification sont combinées, on a des extinctions massives : il y a 250 millions d'années, 95% des espèces marines ont disparu."

Une ruée vers les pôles

"C'est dans l'océan que la vie est née et s'est complexifiée, et qu'elle continue à le faire", rappelle Éric Karsenti, de la mission Tara Océans. En récoltant des micro-organismes partout sur le globe, "on a montré que le plus important paramètre pour la composition de l'eau en bactéries, c'est la température. Or ce sont ces milliards de bactéries qui recyclent l'océan et contrôlent son état chimique et physique". Pour s'adapter, on voit aujourd'hui des espèces et des poissons des mers du Sud, barracudas ou mérous, évoluer sur la rive nord de la Méditerranée ; ou des morues remonter vers le Groenland.

Les poséidonies, des algues vivant entre la surface et 40 m de profondeur, seraient "vouées à disparaître en Méditerranée, coincées faute de pouvoir migrer vers le nord", selon une étude citée par Jean-Pierre Gattuso.

«Les poissons et les pêcheries des zones tropicales et tempérées vont se déplacer vers les eaux fraîches du Nord»

Des vagues de chaleur extrême, comme en 2003, ont déjà entraîné une hécatombe de gorgones et d'autres invertébrées… A terme, le bouleversement serait généralisé. L'aquaculture des mollusques deviendrait impossible, l'océan devenant "corrosif" pour les mollusques à coquilles, les huîtres, les moules. "Les poissons et les pêcheries des zones tropicales et tempérées vont se déplacer vers les eaux fraîches du Nord (Norvège, Islande) et la diversité s'appauvrir dans les zones tropicales et intertropicales", résume Jean-Pierre Gattuso. Ce serait la ruée vers les Pôles et les profondeurs… avec une forte sélection naturelle.

Des zones sans oxygène

Des zones d'eau sans oxygène, en voie de désertification, c'est ce qu'ont observé les chercheurs de Tara Océans, dans le nord de l'océan Indien et l'est du Pacifique, entre 100 et 500 m de profondeur. "C'est très inquiétant. Dans ces zones, il n'y a plus d'animaux, juste quelques bactéries. L'écosystème change et c'est un peu irréversible. Plus il fait chaud, plus les bactéries prolifèrent et désoxygènent…", résume Éric Karsenti, directeur scientifique de la mission.

Tout poisson qui y passe meurt. "Selon les relevés récents d'une chercheuse américaine, y compris près des côtes, ces zones s'étendent gravement : elles auraient été multipliées par dix en une décennie, ajoute Françoise Gaill. Si on combine la hausse de la température, l'acidification et l'absence d'oxygène, la mer Méditerranée sera peut-être morte d'ici à la fin du siècle." A-t-on atteint un point critique? Impossible à dire. L'océan reste méconnu : seules 250.000 espèces sont identifiées, soit 10% de leur nombre supposé. Dans la zone entre 100 et 600 m de profondeur, la mission Tara Océans a échantillonné 80% de bactéries inconnues…

Le niveau monte

«Il monte de 3,5 mm par an et cela a beaucoup de chances de s'accentuer»

Le niveau des océans a monté de 19 cm entre 1901 et 2010 et pourrait se hausser de 28 cm à 100 cm d'ici à la fin du siècle. "Il monte de 3,5 mm par an et cela a beaucoup de chances de s'accentuer, note Hervé Le Treut. Ce relèvement est dû, pour une petite moitié, à la dilatation des océans à cause de la chaleur. L'autre part, à la fonte des glaciers continentaux et polaires qui risque de s'accélérer." Les conséquences? La disparition des petites îles ; l'inondation de deltas de fleuves (Gange, Nil ou Mékong) et de littoraux très peuplés ; des tempêtes pénétrant plus loin dans les terres ; des millions de réfugiés contraints à l'exil. Pour Jean-Pierre Gattuso, "penser qu'on est déconnectés des océans parce qu'on vit au milieu des terres est une grave erreur. Nous y sommes tous reliés".


Source © Juliette Demey /  Le Journal du Dimanche




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Chaque année, 25 millions d’oiseaux migrateurs sont tués illégalement, indique l’organisation Birglife International vendredi dans un rapport. L’Égypte est le pays méditerranéen où la mortalité des oiseaux est la plus grande, ce qui n’empêche pas certains pays de l’Union européenne de faire partie du top 10.

En Égypte, 5,7 millions d’oiseaux sont tués par an, après avoir été capturés ou collés à des branches. L’Italie est le second pays méditerranéen le plus mortel pour ces animaux, talonnée par la Grèce, la France ou la Croatie.

« Contrairement à des pays comme l’Égypte, la Syrie ou le Liban, les pays de l’UE ont des lois interdisant la capture d’oiseaux et les moyens pour les appliquer », relève Gerald Driessens de l’association Natuurpunt, partenaire de Birdlife.

Famagouste, à l’est de Chypre, est depuis plusieurs années la région la plus mortelle de la zone méditerranéenne.« C’est une zone de repos pour les oiseaux migrateurs, fatigués de leur traversée de la mer. La concentration d’oiseaux y facilite le travail des braconniers », explique Gerald Driessens. Pourtant, capturer des oiseaux est interdit depuis 1974 sur l’île.

Le rapport estime que le pinson des arbres détient le triste privilège d’être l’espèce la plus massacrée (2,9 millions/an) devant la fauvette à tête noire (1,8), la caille des blés (1,6) et la grive musicienne (1,2). Si ces espèces ne sont pas menacées à l’échelle européenne, d’autres espèces victimes de ces tueries, comme le courlis cendré, sont déjà classées comme vulnérables sur la liste rouge de l’IUCN.

« Cette synthèse montre l’étendue effroyable des massacres commis illégalement sur le pourtour méditerranéen, déclare Patricia Zurita, CEO de Birdlife. Les populations de certaines espèces qui étaient jadis abondantes déclinent, et les effectifs sont parfois en chute libre. Nos oiseaux méritent des routes migratoires plus sûres et nous souhaitons que les efforts de conservation soient accrus avant qu’il ne soit trop tard. »

L’impact sur les oiseaux migrateurs en Belgique

Le braconnage a aussi un impact sur les oiseaux qui passent l’hiver en Belgique. « Nos oiseaux migrateurs empruntent surtout la route France-Espagne-Portugal, explique Arnaud Laudelout, expert chez Natagora. Outre la chasse légale, déjà meurtrière, le braconnage tue de nombreuses espèces protégées. En France par exemple, les chiffres publiés mentionnent notamment le pinson des arbres, le rouge-gorge ou le bruant ortolan. Et des espèces bien plus rares sont également prises au piège de ces méthodes qui tuent aveuglément. »

La tourterelle des bois a décliné de plus de 30 % en Europe depuis le début du millénaire. « En Wallonie, elle a même décliné de 90 % depuis 1990, ajoute l’expert. Pourtant plus d’un million d’individus sont tués illégalement chaque année en Europe. »

« Il est important que des mesures soient prises au niveau européen si l’on veut que nos actions de protection ne soient pas mises à mal par le braconnage lors de la migration », conclu Arnaud Laudelout.

Source © lesoir.be

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