mercredi 27 août 2014
Le volcan islandais Bardarbunga a été secoué mardi par un séisme de magnitude 5,7, le plus puissant depuis qu'il est entré en activité le 16 août, montrant qu'une éruption restait toujours possible.

Le Bardarbunga, immense volcan situé sous le plus grand glacier du pays, est considéré comme assez dangereux pour menacer, s'il entre en éruption, le trafic aérien dans le nord de l'Europe et l'Atlantique-Nord, comme l'Eyjafjallajökull en 2010. 

Ce séisme, enregistré par l'institut météorologique islandais, est le plus violent dans la région depuis 1996. Le niveau d'alerte pour l'aviation en Islande reste à "orange" depuis dimanche. Samedi, il avait été élevé un cran au-dessus, à "rouge", le niveau maximal, car les scientifiques soupçonnaient une éruption. Tous les aéroports du pays étaient restés ouverts. 

L'activité sismique reste intense dans la région, la terre ayant tremblé plus de 20 fois par heure mardi matin. L'évolution ultérieure du volcan reste impossible à prédire, cette activité pouvant durer de longues semaines, s'arrêter ou déboucher sur une éruption, petite ou grande.


Un lac, situé dans un site du patrimoine culturel chinois dans la province du Shanxi -en Chine du nord-, a complètement disparu du jour au lendemain sans raison apparente. 

L'information a premièrement été diffusée sur le site web officiel du gouvernement local le 2 août. Le gouvernement du Shanxi a fait appel à des spécialistes pour enquêter sur le mystère et surtout remplir de nouveau le lac. 

Situé dans le comté de Guangling dans le nord-est de Shanxi, le Temple du Dieu de l'eau ou Shuishentang est un temple datant de la dynastie Ming (1368-1644). Etabli au milieu d'un lac qui couvrait environ 24.000 mètres carrés, ce site pittoresque est protégé par l'Etat depuis 2006. 

Selon les résidents locaux, le lac a disparu du jour au lendemain et celui-ci ne s'était jamais tarie avant, selon Liu Zhong, directeur du bureau de gestion du site. 

Des documents publiés par le gouvernement local rapportent tout de même que le niveau de l'eau avait commencé à baisser vers le 10 Juillet, en pleine période de sécheresse.  

Aujourd'hui, le lac n'est rien de plus qu'une flaque d'eau entourée de boue craquelée et de nombreux poissons morts. Les touristes comme  les locaux sont dépités face à cet événement. « Le temple est un endroit pittoresque. Il fait partie de notre patrimoine. Nous avons grandi autour du temple et il est difficile d'accepter cette dure réalité",  témoigne Qi Zhanbin, un habitant local de 42 ans. 

En plus d'être un site culturel, le lac offre également l'irrigation des champs environnants et l'eau alimente deux réservoirs. "Les réservoirs peuvent contenir 8.580.000 mètres cubes utilisés pour l'irrigation d'environ 700 hectares de champs»
, a déclaré Jiao Xianggui, un officiel du comté. 

Pour l'instant, les pistes se dirigent vers les précipitations trop faibles qui ont diminué 40% par rapport à l'année dernière dans la région. D'aucuns spéculent également que des paysans locaux auraient pu drainer illégalement de l'eau du lac pour alimenter leurs champs. La partie nord de la Chine a subi une grave sécheresse cet été. Dans le Shanxi, 54 rivières sont à sec, et 225 réservoirs sont presque vides.



La neige jour un rôle fondammental dans la croissance et la disparition de la banquise arctique. Or, une nouvelle recherche menée par la NASA et l'Université de Washington (Seattle - Etats-Unis) confirme que la neige de printemps sur la banquise arctique s'est réduite de manière significative au cours des 50 dernières années. 

L'épaisseur de la neige qui recouvre la banquise arctique (pôle Nord) est suivie depuis les années 1950 grâce aux mesures effectuées par les scientifiques russes et plus récemment par les programmes de recherche de la NASA comme la mission BROMEX et l'opération IceBridge. 

Les chercheurs ont constaté que, depuis la période soviétique, le manteau neigeux de printemps s'est aminci de 22 à 35 cm dans l'Ouest de l'Arctique et de 14,5 cm à 33 cm dans les mers de Beaufort et des Tchouktches, au nord et à l'ouest de l'Alaska, malgré l'incertitude notable dans les estimations historiques. 

Cependant, ce résultat n'est pas une surprise car l'étude a bénéficié de milliers de mesures directes de l'épaisseur de la neige sur la banquise et celles-ci ont permis de valider les observations radars menées de 2009 à 2013. Au final, environ un tiers de l'hémisphère nord occidental et près de la moitié de l'Alaska sont concernés par ce phénomène. 

Or, " la couverture de neige est comme un bouclier qui permet d'isoler la banquise ", a expliqué Son Nghiem du Jet Propulsion Laboratory de la NASA à Pasadena, en Californie, chercheur principal pour BROMEX et co-auteur de la nouvelle étude.

Dorénavant, " la couverture neigeuse est devenue si mince que ce bouclier est devenu un voile " ajoute Son Nghiem. En effet, en hiver, la neige protège la banquise des températures glaciales et freine son développement ; au printemps et en été l'albédo de la neige évite à la banquise de se réchauffer trop rapidement et l'isole donc des rayons du soleil.

La diminution de la couverture neigeuse sur la banquise pourrait s'expliquer par le gel de plus en plus tardif de la mer : les précipitations neigeuses lourdes de septembre et d'octobre qui devraient recouvrir la banquise en formation tombent maintenant dans l'eau qui n'est pas encore suffisamment refroidie pour geler.

Cette régression a des implications qui feront l'objet d'études par les scientifiques. Les auteurs de l'étude suggèrent que l'apparition tardive de la banquise pourrait modifier la façon dont la chaleur est transportée dans l'Arctique, ce qui pourrait affecter les modèles de précipitations. " Cela sera une question très intéressante à l'avenir ", a déclaré le premier auteur Melinda Webster, étudiante diplômée d'océanographie à l'Université de Washington.
40 milliards de tonnes. C’est le CO2 qu’a rejeté l’humanité en 2014. Un chiffre qui n’a cessé de grandir, donc, et qui est bien dû aux activités humaines, selon l’étude menée par Le Quéré et son équipe, parue dans Earth System Science Data, qui concentre les données.

40 milliards de tonnes, c’est beaucoup : c’est plus de 100 fois ce que les volcans rejettent, comme l’explique l’astronome Phil Plait. Par rapport à la taille de l’atmosphère cela reste évidemment « petit » (0,0010% de l’air terrien), mais le CO2 a la fameuse manie de s’accumuler et c’est alors la concentration qu’il faut examiner : 400 ppm (parts par million), soit 0,04%. Selon la Courbe Keeling (ci-dessous), on ajoute 2ppm par an :

Pas de panique, diront certains : on peut encore sauver la Terre, mais qu’on ne se voile pas non plus la face vis à vis des activités humaines.

OCO-2, un programme de la NASA dédié au CO2

La NASA, d’ailleurs, a pris le problème à bras le corps il y a longtemps. Après un premier essai infructueux en 2009, en juillet 2014 elle lançait un nouveau satellite en orbite : The Orbiting Carbon Observatory-2, soit l’Observatoire du Carbone en Orbite 2 (OCO-2).

Le but du satellite : mesurer le niveau de CO2 dans l’air avec une grande précision et ce par région. Le tout rapidement : 24 mesures prises par seconde, soit plus d’un million de relevés par jour, le tout en restant sensible aux nuages, ce qui diminue certes le nombre de mesures utilisables par jour (100.000 néanmoins). 

Du jamais vu. C’est ainsi qu’ils affirment toujours que le niveau en dioxyde de carbone est bien 150 fois plus élevé qu’au début de l’ère industrielle.
Le 20 août, la NASA a annoncé la détection d'une quantité inexpliquée de tétrachlorure de carbone (CCl4) dans l'atmosphère. Ce composé chimique chloré, qui appauvrit la couche d'ozone, est interdit par le Protocole de Montréal, signé en septembre 1987 par 24 pays et par la Communauté européenne. 

Les Etats parties se sont ainsi engagés à interdire l'utilisation du tétrachlorure de carbone avant le 1er janvier 1996. Entre 2007 et 2012, les Etats parties n'ont signalé aucune émission de cette substance dangereuse, utilisée dans les extincteurs et pour le nettoyage à sec dans les pressings.

Or, avec zéro émissions entre 2007 et 2012, les concentrations atmosphériques de tétrachlorure de carbone sont censées diminuer d'environ 4% par an, contre 1% actuellement. Les observations de la Nasa démontrent ainsi que les émissions mondiales de tétrachlorure de carbone s'élèvent en moyenne à 39.000 tonnes par an, soit l'équivalent de 30% du montant maximum des émissions répertoriées avant la signature du protocole.

D'après le scientifique de la NASA Qing Liang, cette présence dans l'atmosphère peut s'expliquer par des fuites industrielles, des émissions issues de sites contaminés ou encore par des sources de tétrachlorure de carbone pour l'instant inconnues.

"Il s'agirait plutôt d'une production indirecte du composé chimique par des processus industriels qui n'aurait pas été prise en compte dans les estimations jusqu'à présent", via le traitement des eaux au chlore par exemple, explique Alain Hauchecorne, spécialiste du Latmos dont les propos sont rapportés par La Croix.

Autre facteur : le temps de décomposition de la substance dans l'atmosphère est 40 fois plus élevé que ce qui avait été anticipé, souligne la Nasa.

Source © Cyrielle Chazal / Actu-Environnement
Les reptiles de Madagascar, malgré de nets progrès des initiatives de conservation, sont encore largement menacés d'après l'Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN).

Les reptiles figurent parmi les créatures les plus déconcertantes vivant à Madagascar mais près de 40% d’entre elles sont confrontées à un risque d’extinction, d’après la Liste Rouge des Espèces Menacées de l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN).

Une étude publiée dans le journal PLOS ONE indique que la gestion réussie des zones protégées de Madagascar est essentielle pour la survie d’un grand nombre de ces espèces de reptiles.

Dans l’article, Risque d’extinction et conservation des reptiles de Madagascar, les auteurs analysent les modèles de distribution géographique de plus de 370 espèces de reptiles étudiées et les menaces auxquelles ces dernières sont confrontées.

La déforestation est la principale menace pesant sur les serpents et les lézards de l’île 

Madagascar est réputée pour ses espèces uniques d’animaux et de plantes, dont beaucoup sont endémiques. Peu de touristes quittent l’île sans être ébahis par ses caméléons multicolores, ses serpents géants et ses geckos. Cependant, une grande partie de la faune et la flore sauvages de Madagascar est affectée par la destruction de son habitat.

La déforestation est la principale menace pesant sur les serpents et les lézards de l’île – y compris les caméléons et les geckos. Toutes les espèces malgaches de tortues de mer et d’eau douce ont été classées dans la liste des espèces en danger de disparition. On peut les trouver au moins partiellement dans les zones protégées, et cependant, la capture illégale de certaines espèces pour la nourriture ou le commerce d’animaux exotiques a entraîné leur déclin ces dernières années.

huit espèces de reptiles menacées vivent exclusivement dans des sites sans statut de conservation. Bien que ces résultats soient alarmants, l’étude fournit également de nouvelles informations permettant de mieux informer la planification nationale et les interventions pour réduire le taux de perte d’habitat et limiter les menaces, notamment dans les zones protégées. La surveillance du commerce et l’engagement de la communauté sont identifiées comme des mesures complémentaires clés pour sauvegarder ces espèces.

L’étude donne aussi quelques raisons d’être optimistes. Aucune extinction n’a encore été signalée.
Des centaines de panaches de méthane jaillissant du fond marin ont été repérés sur la côte atlantique des États-Unis

Ces émanations de méthane pourraient expliquer une série d'événements passés (,mortalités de masse d'animaux et de poissons,  etc.) et, logiquement, une cascade d'événements à venir.

Dans une découverte inattendue, des centaines de panaches de gaz jaillissant du fond marin ont été repérés lors d'un balayage de la côte Est des États-Unis.

Même si les explorateurs de l'océan n'ont pas encore testé le gaz, les bulles sont presque certainement du méthane, rapportent aujourd'hui les chercheurs dans la revue Nature Geoscience (du 24 août).


Une zone morte de 13 000 km² dans le Golfe du Mexique continue à augmenter de manière générale et équivaut désormais à la superficie de l’Etat du Connecticut.

Les scientifiques ont déclaré qu’une « zone morte » dans le Golfe du Mexique était devenue aussi grande que l’Etat du Connecticut.

La zone, qui mesure près de 13 000 km² est la deuxième plus grande zone morte au monde mais reste plus petite que les années précédentes. Elle ne contient pas d’oxygène, ou trop peu, au niveau du fond du Golfe, pour faire vivre les poissons et les crevettes.

La première cause de ce phénomène annuel sont les écoulements des fermes le long du fleuve Mississippi, qui se jette dans le Golfe, d’après Gene Turner, un chercheur de l’Institut d’Ecologie Côtière de l’Université de la Louisiane.

Il semble que la zone se soit stabilisée en taille mais cela pourrait s’aggraver à nouveau. Les nutriments de ces écoulements alimentent la croissance des algues, qui consomment l’oxygène en coulant vers le fond du Golfe.« Cela montre bien comment nous utilisons et nous abusons de nos ressources naturelles » a déclaré Gene Turner.

Gene Turner a déclaré que la zone avait au moins deux fois ces dernières années atteint la taille du Massachusetts, soit 21 000 km².

La zone morte du Golfe, qui fluctue en taille mais mesurait 13 468 km² cet été, est dépassée par une seule zone similaire dans la Mer Baltique autour de la Finlande, d’après Gene Turner.

Le nombre de zones mortes dans le monde est actuellement de 550 et augmente depuis des décennies, d’après un rapport de Gene Turner et Nancy Rabalais du Consortium marin des Universités de Louisiane.

Les scientifiques affirment qu’une croissance des champs agricoles le long du fleuve Mississippi dans les années 1960 a commencé à faire augmenter la pollution. Dans les années 1970, les taux d’oxygène dans certaines parties du Golfe sont passés en-dessous des besoins des poissons des fonds marins. La superficie de la zone a presque toujours augmenté depuis.

Les inondations, les sécheresses, les tempêtes et d’autres facteurs affectent le volume de nutriments s’écoulant dans le Golfe et sont à l’origine des fluctuations annuelles.

« Il semble que la zone se soit stabilisée en taille mais cela pourrait s’aggraver à nouveau » en fonction des changements de taux de pollution, d’après Nancy Rabalais.

Le rapport indique que les politiques agricoles fédérales impactent la quantité de pollution dans le fleuve. Gene Turner a déclaré que les champs de maïs sont l’un des plus grands contributeurs au problème.


Les taux de mercure dans la couche supérieure de l’océan ont triplé depuis le années 1870, faisant augmenter le risque de contamination pour les espèces aquatiques et les hommes.

Les taux de mercure dans la couche haute de l’océan ont triplé depuis le début de la Révolution Industrielle et les activités humaines sont les principales responsables, d’après un rapport publié dans le journal Nature.

Bien que plusieurs modèles informatiques aient estimé la quantité de mercure marin, la nouvelle analyse fournit la première mesure mondiale. Elle comble une pièce essentielle du tableau mondial environnemental, suivant non seulement la quantité de mercure dans les océans mondiaux mais aussi l’endroit d’où il provient et la profondeur à laquelle on peut le trouver.

« Personne n’avait essayé d’obtenir un aperçu plus complet de tous les océans et d’obtenir une estimation du mercure total à la surface et dans les eaux plus profondes » a déclaré David Streets, un scientifique spécialisé dans les politiques énergétiques et environnementales au Laboratoire National d’Argonne à Lemont dans l’Illinois, qui n’a pas été impliqué dans l’étude.

On commence à dépasser la capacité des formations d’eau profonde à retenir une partie du mercure 

Les chercheurs ont réuni des milliers d’échantillons d’eau lors de huit croisières de recherche dans les océans Atlantique et Pacifique entre 2006 et 2011. Pour déterminer comment les taux de mercure ont évolué dans le temps, ils ont comparé des échantillons d’eau de mer à des profondeurs allant jusqu’à 5 kilomètres. L’eau plus proche de la surface a été plus récemment exposée à la pollution au mercure venant des terres et de l’air.

Leur analyse révèle que les activités humaines, principalement la combustion des carburants fossiles, mais aussi les activités minières, ont stimulé les taux de mercure sur les 100 premiers mètres à la surface de l’océan par un facteur de 3,4 depuis le début de la Révolution Industrielle. La quantité totale de mercure anthropogène dans les mers du monde correspond désormais à 290 moles, le taux le plus élevé dans les océans Arctique et Atlantique.

« Ils ont vraiment été capables de se plonger avec leur étude » a déclaré Noelle Eckley Selin, un chimiste atmosphérique du Massachusetts Institute of Technology à Cambridge, qui n’a pas été impliqué dans l’étude.

Les chercheurs disent que les régimes de circulation de l’océan ont aidé à réduire les effets d’une partie de l’augmentation du mercure marin. Les régimes de circulation qui conduisent l’eau très froide salée et dense à couler dans les profondeurs de l’océan transportent de grandes quantités de mercure venant des eaux moins profondes où la vie abonde.

Cela fournit une certaine protection à la vie marine, alors que les effets toxiques du mercure sont magnifiés avec chaque niveau de la chaîne alimentaire. Par exemple les taux de mercure dans un prédateur du haut de la chaîne comme le thon sont dix millions de fois plus élevés que ceux dans l’eau de mer alentour.

Mais le co-auteur de l’étude Carl Lamborg, un géochimiste marin de la Woods Hole Oceanographic Institution dans le Massachusetts, a déclaré que la capacité des eaux profondes à séquestrer le mercure pourrait bientôt être réduite à néant. Les hommes sont en bonne voie d’émettre autant de mercure dans les 50 prochaines années qu’ils ne l’ont fait au cours des 150 dernières années.

« On commence à dépasser la capacité des formations d’eau profonde à retenir une partie du mercure, le résultat net étant que de plus en plus de nos émissions seront présentes dans les eaux peu profondes » a déclaré Carl Lamborg.

Cela fait augmenter la probabilité que les taux de mercure dans les espèces alimentaires clés augmentent, augmentant aussi l’exposition des hommes.

Entre 5 à 10% des femmes américaines en âge d’être enceinte ont déjà des taux de mercure qui font augmenter le risque de problèmes neuro-développementaux chez leurs enfants.

Source © actualites news environnement

Le Japon va proposer de diviser par deux les prises de jeunes thons rouges dans le Pacifique, une démarche historique annoncée mardi par une agence gouvernementale qui vise à préserver une espèce menacée.

"Il nous revient de prendre cette initiative pour protéger le thon rouge, une des principales ressources dans les eaux entourant le pays", a déclaré mardi Masanori Miyahara, président de l'Agence japonaise des pêches, à l'occasion d'une réunion à Tokyo.

L'archipel, de loin le premier consommateur de thon rouge au monde, était jusqu'à peu hostile à toute réduction drastique des quotas, malgré les mises en garde répétées des scientifiques sur une dangereuse baisse du niveau des réserves.

Réunies au sein de la Commission des pêches du Pacifique occidental et central (WCPFC), les nations d'Asie-Pacifique, dont le Japon, les États-Unis, la Chine et la Corée du Sud, avaient décidé l'an dernier de diminuer de 15% les captures de thons âgés de trois ans et moins, par rapport à la moyenne des prises entre 2002 et 2004.

Mais les pêcheurs nippons jugent cette mesure insuffisante pour permettre la reconstitution des stocks de thon. Ils vont donc proposer aux membres de la Commission d'adopter, à compter de 2015, un plan sur 10 ans pour réduire de moitié la capture du nombre de jeunes poissons (inférieurs à 30 kg), à environ 4.000 tonnes par an.

Lors d'une rencontre programmée en septembre à Fukuoka (ouest), Tokyo va également proposer, pour éviter la surpêche, la mise en place d'un système d'alertes progressives qui permettrait de prévenir les pêcheurs locaux à l'approche du plafond. Et dès que 95% des quotas alloués auront été atteints, le gouvernement leur demandera de suspendre toute activité.

Ce changement de ton survient alors qu'une récente étude indépendante a révélé que les réserves de thon rouge avaient littéralement fondu.

Les organisations écologistes estiment que la pêche à échelle industrielle tue de trop nombreux jeunes thons, avant qu'ils ne se soient reproduits, au risque de réduire à néant cette espèce particulièrement prisée des amateurs de sushi.

"Nous prenons acte du fait que l'agence japonaise décide enfin d'actions sérieuses, alors qu'elle n'avait jusqu'à présent pratiquement rien fait", a réagi auprès de l'AFP un expert en écologie marine de Greenpeace, Wakao Hanaoka. "Mais ce n'est pas encore suffisant car le thon rouge risque d'être placé à tout moment sur la liste des espèces en danger", a-t-il estimé.

La pêche du thon rouge est réglementée également dans l'océan Atlantique par la Commission internationale pour la conservation des espèces de thons de l'Atlantique (Cicta), à laquelle appartiennent notamment l'Union européenne et ses États membres.

Lors de sa dernière réunion annuelle en novembre 2013, la Cicta a décidé de maintenir les quotas de pêche pour 2014, qui avaient été abaissés à 13.500 tonnes par an en 2009. Les thoniers-senneurs, chalutiers utilisant un filet, n'ont par ailleurs pas le droit de capturer des thons jeunes.

Source © AFP
Les chasseurs de baleine norvégiens ont harponné 729 cétacés cette année, un chiffre record depuis la reprise en Norvège de cette pratique controversée, mais très en-deçà du quota autorisé, ont annoncé lundi les professionnels.

"La saison est peu ou prou terminée et elle a été très bonne", a déclaré à l'AFP le directeur adjoint de la coopérative de vente de produits de la pêche, Svein Ove Haugland.

Susceptible de grimper encore de quelques unités, le nombre de captures est le plus élevé jamais enregistré en Norvège depuis 1993. Cette année-là, le pays scandinave avait repris la chasse à la baleine malgré un moratoire international en place depuis 1986, à l'égard duquel Oslo a émis des réserves officielles.

En 2013, le nombre de petits rorquals (ou baleines de Minke) harponnés s'était élevé à 590, déjà en forte hausse par rapport à l'année précédente.

Les captures restent très inférieures au quota national de 1.286 baleines par an.

"Il y a un goulet d'étranglement au niveau du marché et de la distribution. On doit reconstruire la demande pour la viande de baleine soumise à la forte concurrence de la viande (d'animaux terrestres) et du poisson", a expliqué M. Haugland.

"Mais le fait qu'on ait eu deux fortes hausses consécutives des prises annuelles montre qu'on est sur la bonne voie", a-t-il ajouté.

Greenpeace estime pour sa part que la chasse à la baleine est appelée à disparaître en Norvège, faute de demande.

"La météo, cet été, a été très, très bonne, ce qui fait que la demande de viande de baleine à griller a été plus soutenue dans le Nord de Norvège mais aussi que la chasse a été facilitée par un ciel dégagé et une mer plate", a déclaré à l'AFP Truls Gulowsen, le président de la branche norvégienne de l'ONG de défense de l'environnement. "Mais il ne s'agit pas d'un retournement de tendance".

La Norvège est, avec l'Islande, le seul pays au monde à autoriser la chasse à la baleine. Le Japon pratique aussi la chasse mais officiellement à des fins scientifiques, même si une grande partie de la viande est ensuite écoulée sur le marché.

Source © AFP

Une étude publiée en août 2014 dans la revue Fish and Fisheries "confirme l'impact de la pêche sur les ressources et les écosystèmes marins". Les conclusions de l'équipe scientifique conduite par Didier Gascuel rappellent que "la pression de pêche s'est très fortement accrue dans les eaux européennes depuis la fin de la seconde guerre mondiale et jusqu'à la fin des années 90, avec des navires de plus en plus puissants et des engins de pêche de plus en plus sophistiqués". 

L'étude porte sur sept grands écosystèmes européens, de la mer Baltique à la côte ibérique, en passant par la mer du Nord et le golfe de Gascogne.

Des écosystèmes fortement "déstructurés"

"Les premiers signes de surexploitation apparaissent dès les années 50", mais les impacts les plus importants se manifestent à la fin des années 90, précisent les scientifiques. En mer du Nord, le hareng, la sole et la plie ont été surexploités dans les années 50, puis vint le tour de la morue, de l'églefin et du merlan, dans les années 60. A cette surexploitation sectorielle succède une surexploitation généralisée, dès les années 70.

A la fin des années 90, la surexploitation a conduit à une "déstructuration en profondeur de la structure des écosystèmes", explique Didier Gascuel. Les espèces opportunistes se sont développées, "notamment des espèces à vie courte", ainsi que certains poissons pélagiques (lançon, chinchard) et certains crustacés (langoustine) alors que "les poissons prédateurs sont en forte régression et les biomasses totales sont en diminution". Les écosystèmes marins sont alors devenus à la fois "moins productifs" mais aussi "plus instables".

Une pression de pêche divisée par deux au cours des douze dernières années

Au niveau européen, la pêche est gérée par la politique commune de la pêche (PCP). "La PCP définit une série de règles destinées à gérer la flotte de pêche européenne et à préserver les stocks de poissons", explique la Commission européenne sur son site. La PCP comporte quatre grands domaines d'action : la gestion des pêches, la politique internationale, la politique commerciale et le financement de la politique. La gestion des pêcheries comprend des "contrôles à l'entrée" et des "contrôles à la sortie". Les premiers consistent en des règles d'accès aux eaux, des contrôles de l'effort de pêche (limitation de la capacité de pêche) et des mesures techniques (règles relatives à l'emploi des engins de pêche, aux zones et aux temps de pêche). Les contrôles à la sortie "consistent principalement à limiter les quantités de poissons pêchées, notamment en appliquant un total admissible des captures (TAC et quotas)", résume l'exécutif européen.

"A partir de la fin des années 90, l'Union européenne commence à mettre en place des mesures de gestion de la pêche plus efficaces", avancent les chercheurs. "Au cours des douze dernières années, la pression de pêche a été divisée par deux", chiffrent-ils. Un progrès que les acteurs de la pêche ont payé cher, puisque les mesures ayant permis "d'éviter l'effondrement du système [de] pêche européen" se sont avérées "souvent douloureuses pour les pêcheurs", fait remarquer l'étude.

Des résultats contrastés

Malgré l'enclenchement d'une politique de gestion, l'étude montre que "les résultats espérés ne sont pas toujours au rendez-vous". D'un côté, "certains stocks naturels montrent (…) des signes assez spectaculaires de reconstitution". C'est le cas de la plie de mer du Nord et du merlu, "dont les biomasses ont été multipliées au moins par trois depuis dix ans". De l'autre, l'étude relève que "d'autres espèces restent au plus bas", telles que la sole du golfe de Gascogne ou la morue de la mer du Nord.

Les résultats positifs ne sont donc pas suffisants : "globalement, les abondances ne remontent guère", tranche l'étude. En effet, "la structure des écosystèmes reste perturbée, avec des indices de productivité et de diversité qui n'enregistrent aucune amélioration significative".

Non-reconstitution des stocks : une explication "inquiétante"

S'il "est assez logique que la reconstruction de la structure des écosystèmes soit un processus long", rappelle le responsable des recherches, les scientifiques ont été "surpris de constater que beaucoup de stocks ne se reconstituaient pas". Pour Didier Gascuel, la raison de ce non-renouvellement est "inquiétante". L'étude a en effet montré que "la reproduction des différents stocks a été divisée en moyenne par deux depuis vingt ans". "Il est vraisemblable que cette diminution résulte pour partie de la très forte surexploitation qu'ont connu les stocks européens, avec une quasi-disparition des grands géniteurs les plus féconds", estime Didier Gascuel .

Mais l'étude pointe également des facteurs "extérieurs à la pêche". Il faudrait ainsi prendre en considération "une possible baisse de productivité de la chaîne alimentaire liée au changement climatique, ainsi que la dégradation d'habitats côtiers qui sont essentiels dans le cycle de vie de certaines espèces", explique le responsable des recherches. Le caractère multifactoriel de la chute des reconstitutions de stocks est le signe, selon les auteurs de l'étude, de la nécessité "d'appréhender l'état de santé des écosystèmes marins de manière globale, en prenant en compte l'impact de l'ensemble des activités humaines", qui dépasse les seules activités de pêche.

Source © Cyrielle Chazal / Actu-Environnement
L'amiante pourrait encore tuer des dizaines de milliers de personnes en France d'ici à 2050, entre 68.000 et 100.000 décès selon des estimations du Haut Conseil de la Santé Publique (HSCP).

En se basant sur des travaux de l'Institut de veille sanitaire (INvS), le HCSP estime dans un rapport qu'"il faut s'attendre entre 2009 et 2050 à un nombre de cancers du poumon dus à l'amiante de l'ordre de 50.000 à 75.000". Il faut y ajouter "18.000 à 25.000 décès dus au mésothéliome, sans même compter d'autres cancers tels que ceux du larynx ou des ovaires pour lesquels la responsabilité de l'amiante a été confirmée par le Centre international de recherche sur le cancer (Circ) en 2009".

Exposition à l'amiante

Le mésothéliome est un cancer de la plèvre, qui dans 80% des cas peut être attribué à l'exposition à l'amiante, un matériau isolant bon marché très largement utilisé en France dans de nombreux secteurs de l'industrie et de la construction jusqu'à son interdiction complète en 1997. Mais ce cancer se déclare généralement de nombreuses années après l'exposition tout comme les cancers du poumon, dont 13% peuvent également être attribués à l'amiante, selon "une estimation basse" de l'INvS.

Décès liés

L'INvS a également évalué entre 61.000 et 118.000 le nombre de décès attribuables à l'amiante entre 1995 et 2009, se répartissant entre 25.000 et 36.000 décès suite à un mésothéliome et entre 36.000 et 82.000 décès par cancer pulmonaire du à une exposition professionnelle à l'amiante.

Cancer du poumon

Rien qu'en 2007, le nombre des cancers du poumon attribuables à l'amiante était estimé entre 1.500 et 2.400 selon les hypothèses retenues, alors qu'on comptait un peu plus d'un millier de décès par mésothéliome. L'INvS relève par ailleurs que le nombre de nouveaux cas de mésothéliome semble s'être stabilisé dans les années 2000 tant chez les femmes que chez les hommes, nettement plus touchés par ce cancer (69% d'hommes contre 31% de femmes).

Abaisser le seuil pour déclencher des travaux

Saisi en 2010 par les autorités sanitaires pour se prononcer sur la définition d'un nouveau seuil de déclenchement des mesures de protection contre l'amiante, le HSCP s'est en revanche montré très prudent dans son rapport. Depuis 1996, tous les bâtiments font l'objet d'une réglementation selon laquelle dès que le niveau dépasse les 5 fibres par litre d'air, des travaux de désamiantage ou de confinement doivent être entrepris. Des experts réunis par le HSCP avaient, dans un premier temps, proposé d'abaisser le seuil de déclenchement des travaux à 2 fibres par litre dès 2015 puis à 1 fibre en 2020.

Mesure "contreproductive"?

Mais le HSCP a jugé "illusoire" dans son rapport d'abaisser ce seuil "tant que la réglementation actuelle (...) n'est pas correctement appliquée" en ce qui concerne notamment les repérages et les mesures. "Un abaissement prématuré pourrait même être contreproductif, car conduisant à une augmentation sensible des analyses, des travaux et des déchets à gérer, dans un contexte de manque de préparation aux risques induits", ajoute le HSCP qui préconise de baisser le taux à 2 fibres "en première instance" à partir du 1er janvier 2020.

Pression des associations

L'association nationale de défense des victimes de l'amiante (Andeva) a réagi en demandant à la ministre de la Santé "de ne tenir aucun compte de la position du HSCP et d'abaisser sans tarder le seuil du gestion du risque amiante dans les bâtiments (...) conformément aux recommandations de l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation (Anses)". Cette dernière avait préconisé en 2009 d'abaisser le seuil à 0,5 fibre par litre.

Source © 7/7


Les ministères de la Santé et de l'Ecologie ont autorisé en Guyane le recours au malathion, un insecticide interdit dans l'UE pour éradiquer les moustiques tigres, vecteurs du virus chikungunya qui frappe l'Outre-mer. Le feu vert des autorités sanitaires fait polémique.

Un arrêté interministériel, publié le 13 août au Journal officiel, autorise par dérogation l'utilisation en Guyane du malathion, un insecticide organophosphoré interdit dans l'Union européenne, afin d'enrayer l'épidémie de chikungunya qui sévit dans le département depuis janvier.

Le malathion n'est plus autorisé dans l'UE en tant que biocide depuis août 2008. S'il est "toxique" pour l'homme et les écosystèmes, sa persistance est "faible" dans le sol, selon l'Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses). Cet insecticide neurotoxique est "nocif" en cas d'ingestion et peut provoquer "une allergie cutanée". Il est "très toxique" pour les organismes aquatiques, les abeilles et les oiseaux, a indiqué l'Anses dans un avis paru en mars dernier.

L'Agence a en effet été saisie par la Direction générale de la santé (DGS) sur l'efficacité et les risques d'utilisation du malathion comme moyen complémentaire de lutte contre les moustiques tigres adultes (genre Aedes), vecteurs du chikungunya qui a déjà touché 1.665 personnes en Guyane dont 55% à Cayenne, selon l'Agence régionale de santé (ARS). "La circulation du virus continue sa progression, de nouveaux foyers épidémiologiques ont été identifiés", a de nouveau alerté l'ARS le 14 août.

L'arrêté, signé le 5 août par les ministères de la Santé, de l'Ecologie et des Outre-mer, justifie l'utilisation du malathion par "la résistance des moustiques vecteurs de Guyane à l'adulticide deltaméthrine et l'absence de produits adulticides de substitution". A la demande du préfet de la région Guyane, les ministres ont donc décidé d'autoriser l'insecticide à des fins de lutte antivectorielle pour une durée de 180 jours soit 6 mois, conformément à l'article 55 du règlement européen biocide de 2012.

Avis favorable de l'Anses et du HCSP…

Autorisée dans l'UE en tant que substance active phytopharmaceutique, la deltaméthrine (insecticide pyréthrinoïde) "seule n'est plus efficace, excepté en cas de brumisations intra-domiciliaires", a estimé l'Anses dans son avis.

Les données concernant le malathion "sont trop parcellaires pour conclure quant à l'intérêt de (son) utilisation opérationnelle. Il est urgent de réaliser des bioessais (tests de résistance des moustiques à l'insecticide, ndlr) pour combler cette lacune", a-t-elle indiqué. Afin de prévenir l'épidémie, l'Anses a toutefois donné un avis favorable pour son usage temporaire via la mise en place de "mesures spécifiques" visant à limiter son exposition.

L'arrêté prend en compte les recommandations d'épandage formulées par l'Anses et le Haut Conseil de la santé publique (HCSP). Ce dernier a également donné son feu vert dans un avis daté de mai dernier.

Les pulvérisations du malathion à l'extérieur devraient démarrer en septembre, le produit n'ayant pas encore été livré. Le traitement s'effectuera par voie terrestre "sous formulation UBV (ultra bas volume)" à partir de véhicules tractant l'appareil de pulvérisation, de type 4x4, ou à pied par atomiseurs à dos. Les pulvérisations s'effectueront dans un rayon de 100 à 200 mètres autour des cas suspects ou confirmés de chikungunya.

La durée de l'usage de cette substance biocide "doit être la plus courte possible au regard de la situation épidémiologique, aux valeurs les plus hautes de la gamme de doses d'emploi préconisées par l'OMS (112 à 600 g/ha)", a précisé l'arrêté.

La pulvérisation se fera "exclusivement en soirée" afin d'éviter une exposition des habitants "qui déambulent dès le début de la matinée et d'empêcher une contamination des aliments présentés sur les étals des marchés et commerces ouverts", a préconisé le HCSP. Cela correspond aux périodes où le moustique "diurne est actif". L'insecticide ne sera pas répandu près des cours d'eau, des cultures vivrières et des captages d'eau de surface. Les pulvérisations sont également proscrites lorsque le vent dépasse 15 km/h et en cas de pluie.

Les agents qui seront chargés du traitement devront revêtir des équipements de protection (EPI) adéquats (gants, masque, combinaison). Tandis que les populations devront être informées "24 h en avance, afin de les inviter à ne pas rester dehors et à fermer les portes et fenêtres ou volets lors des opérations", selon le HCSP.


Surveillance renforcée en France métropolitaine

Selon le dernier point de l'Institut de veille sanitaire (InVS) publié le 18 août, 250 cas de chikungunya importés ont été confirmés en France métropolitaine depuis le 1er mai (Provence-Alpes-Côte d'Azur, Corse, Languedoc-Roussillon, Rhône-Alpes, Aquitaine et Midi-Pyrénées). 18 départements du sud de la France sont visés.

Des mesures de lutte anti-vectorielle, avec destruction des gîtes larvaires (larvicides Bti, diflubenzuron) et traitements adulticides (deltaméthrine principalement), ont été prises par arrêtés préfectoraux jusqu'au 30 novembre. 722 cas suspects ont été répertoriés en métropole.

En Martinique, l'épidémie "se poursuit mais la tendance à la baisse s'est confirmée au cours des deux dernières semaines", a indiqué l'InVS. 55.920 cas "cliniquement évocateurs" et 19 décès ont été recensés depuis décembre 2013. En Guadeloupe et ses îles proches, la "diminution de la circulation virale observée depuis début juillet se confirme". 73.120 cas cliniquement évocateurs et 9 décès on été enregistrés.

… en dépit des risques

Mais les risques "ne peuvent pas être écartés pour les opérateurs malgré le port d'EPI", a prévenu l'Anses. De même, "il ne peut être démontré une absence de risque pour les résidents dans la zone traitée avec du malathion", a souligné l'Agence sanitaire. Et d'alerter : "De nombreux cas d'empoisonnement au malathion ont été rapportés dans la littérature montrant des diminutions de l'acétylcholinestérase (enzyme impliquée dans la transmission de l'influx nerveux, ndlr) associées à des symptômes digestifs, respiratoires et neuromusculaires, en particulier à des doses comprises entre 15 et25 g/personne".

Depuis la parution de l'arrêté, scientifiques et citoyens ont dénoncé le recours à cet insecticide. "Il s'agit d'une molécule qui va se dégrader en quelque chose d'encore plus nuisible. Ça tue tout", a déclaré Christophe Duplais, chimiste au Centre national de la recherche scientifique (CNRS), au site d'information France-Guyane.

Inquiétude des scientifiques et citoyens

"Le problème est que les pulvérisations se font depuis la route, sur 5 à 10 mètres (…). Elles ne suffisent pas à tuer le moustique mais constituent des doses homéopathiques qui favorisent la résistance", a-t-il affirmé. Et de s'insurger : "Des gens prennent des décisions et choisissent d'utiliser un produit mortel et toxique sans consulter ni les scientifiques ni la population".

Selon l'AFP, la région Guyane s'interroge également "sur le bien-fondé de cette autorisation alors que l'utilisation de cet insecticide est interdite en France et en Europe depuis 2007-2008". Elle s'inquiète aussi "sur les conséquences de l'utilisation de ce produit chimique sur l'environnement, l'agriculture et la santé".

Plus de 1.000 personnes ont également signé une pétition en ligne contre l'emploi de ce produit "hautement toxique (qui) va se retrouver dans les jardins, les cours, les écoles, les crèches".

De leur côté, les autorités sanitaires guyanaises se veulent rassurantes. "Le malathion fait partie de la liste des produits autorisés par l'OMS. De nombreux pays l'utilisent après avoir effectué des études bénéfices/risques", a souligné Christian Meurin, directeur de l'Agence régionale de santé, lors d'une conférence de presse le 18 août, rapporte le site d'information France-Antilles. "La situation sanitaire est potentiellement grave. Personne n'a souhaité se priver d'un moyen qui permet de lutter contre le chikungunya", a-t-il insisté.

Le malathion "n'est pas plus toxique que la deltaméthrine utilisée actuellement", ont assuré de concert M. Meurin, Sandrine Chantilly, directrice du service départemental démoustication du Conseil général et Xavier Luquet directeur de cabinet du préfet, selon le site Guyaweb.

L'insecticide a déjà été utilisé par dérogation en Guyane "lors de l'épidémie de dengue en 2009", a rappelé Mme Chantilly.

Le recours aux substances adulticides "n'est qu'un des outils de la lutte antivectorielle", a réitéré l'Anses en soulignant "l'importance des autres actions" qui contribuent à diminuer la densité des populations de moustiques : "lutte mécanique, intensification de l'usage des larvicides (Bti en particulier qui est biologique, ndlr), mobilisation communautaire et promotion des mesures de protection personnelle antivectorielle (répulsifs, adaptation de l'habitat)".

Source © Actu-environnement
Depuis le 19 août 2014  la population mondiale a consommé l’intégralité des ressources à sa disposition pour toute l’année 2014. L’humanité a d’ores-et-déjà dépassé son quota en ressources naturelles pour l’année, soit un jour plus tôt qu’en 2013.

Le WWF tient à signaler qu’à partir d’aujourd’hui, nous sommes « dans le rouge » et que nous entrons en situation de déficit écologique, selon les données recensées par le Global Footprint Network, une organisation internationale de recherche environnementale.

Tous les ans, l’ONG Global Footprint Network calcule « le jour du dépassement » : la date à laquelle l’empreinte écologique de l’humanité dépasse la biocapacité de la planète à savoir sa capacité à reconstituer les ressources de la planète et à absorber les déchets, y compris le CO2. Cette date symbolise ainsi un budget disponible épuisé pour l’année.

Depuis 2000, ce dépassement ne cesse d’avancer, selon les calculs réalisés par le Global Footprint Network, passant du 1er octobre en 2000 au 19 août cette année.


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