jeudi 10 juillet 2014
Pour la première fois, une étude britannique établit un lien statistique entre l’utilisation de ces pesticides et le déclin des populations d’oiseaux des champs.

Perturbez un échelon de la chaîne alimentaire, et c’est tout un écosystème qui est ébranlé. 

Des travaux publiés au­jourd’hui dans Nature montrent, chiffres à l’appui, qu'un insecticide agricole a réduit certaines populations d’oiseaux aux Pays-Bas. Ils portent une nouvelle accusation contre l’imidaclopride, une molécule de la famille des néonicotinoïdes dont l’usage a été en partie restreint dans l’Union européenne, en raison du risque qu’elle fait courir aux populations d’abeilles et de bourdons.

«Ces travaux sont d’autant plus importants qu’ils ont été conduits à l’échelle d’un pays entier et sur quinze espèces d’oiseaux, analyse Jean-Marc Bonmatin, du Centre de biophysique moléculaire d’Orléans (France). Ils établissent un lien statistique direct entre la concentration de pesticides dans les eaux de surface et la démographie des oiseaux. 

Un lien indiscutable, tant les données et la méthode de mes collègues néerlandais sont fiables.» Dans les régions néerlandaises où la concentration des eaux de surface (cours d’eau, lacs, étangs et mares) dépasse 20 nanogrammes – milliardièmes de gramme – d’imidaclopride par litre, la population d’oiseaux insectivores baisse de 3,5% par an! Une moyenne obtenue sur les quinze espèces communes suivies (hirondelles, étourneaux, moineaux, alouettes, pipits, grives, etc.)

Ce seuil de 20 ng/l qui ressort des travaux du groupe conduit par Hans de Kroon (Université Radboud à Nimègue, Pays-Bas) est particulièrement faible. «On relève des concentrations parfois mille fois plus élevées dans certaines eaux de surface, insiste Jean-Marc Bonmatin. Ce seuil de 20 ng/l est fréquemment dépassé dans les régions agricoles, et même en dehors car ces molécules sont lessivées par les pluies et se diffusent largement dans l’environnement.» Aux Pays-Bas, des taux de 100 ng/l sont couramment observés, et certaines régions dépassent les 1000 ng/l, montre une carte publiée dans Nature.

«Nous avons été les premiers surpris de nos résultats, expliquent Hans de Kroon et son collègue Ruud Foppen, du Centre néerlandais pour l’ornithologie de terrain de Nimègue. Notre étude portait principalement sur l’impact des modifications de l’usage des terres.» Celle-ci s’appuie sur le dispositif d’observation ornithologique néerlandais, auquel participent dix mille volontaires depuis des décennies, et sur le réseau néerlandais de suivi des eaux de surface, «l’un des plus denses au monde», souligne Ruud Foppen. Son groupe ne s’attendait pas à voir surgir les pesticides parmi les facteurs qui pèsent sur la démographie des oiseaux: les zones de culture de plantes à bulbe (tulipes, etc.), les serres, la teneur des sols en azote, l’urbanisation des terrains, les cultures de céréales, etc.


«Nous pensions qu’un éventuel effet de l’insecticide serait masqué. Nous avons donc réétudié nos résultats pendant plus de six mois, mais c’est bien l’imidaclopride qui explique les observations de terrain», raconte Ruud Foppen. Une accusation d’autant plus solide que ce déclin des oiseaux n’est observé que depuis le milieu des années 1990, quand l’imidaclopride a été introduit aux Pays-Bas.

Pour expliquer cet impact sur les oiseaux, les chercheurs penchent pour un effet en cascade. «La molécule cible les invertébrés; il est peu probable que les oiseaux soient directement affectés, même si on ne peut exclure un impact sur leur reproduction, explique Hans de Kroon. Il s’agit plus vraisemblablement d’un effet induit: en réduisant les populations d’insectes, l’imidaclopride prive les oiseaux de nourriture.»

Cette molécule est le premier néonicotinoïde introduit sur le marché mondial, au début des années 1990. Comme le fipronil, une molécule similaire, ces néonicotinoïdes ont une action «systémique»: ils diffusent dans toute la plante: racines, tiges et feuilles. «On peut les utiliser de nombreuses manières, en enrobant les semences, en aspergeant les plantes, en in­jectant la molécule dans les troncs, etc.», poursuit Hans de Kroon. Cette souplesse d’utilisation, doublée d’une efficacité très élevée avec des quantités réduites, en fait le produit préféré des agriculteurs: les néonicotinoïdes représenteraient aujourd’hui entre 30 et 40% de la consommation mondiale d’insecticides.

Mais ces substances sont pointées du doigt par les apiculteurs, de très nombreux scientifiques, ainsi que des agriculteurs inquiets de leur effet sur la pollinisation, indispensable à de nombreuses cultures, notamment fruitières. Le fipronil, la molécule active du Régent, pesticide produit par l’allemand Bayer, est suspendu en France depuis 2004, en raison de soupçons quant à son impact sur les abeilles. 

En décembre dernier, l’UE et la Suisse ont restreint l’usage de trois néonicotinoïdes – dont l’imidaclopride – pour tenter de stopper l’hécatombe qui frappe ruches et essaims. «L’imidaclopride est 10 000 fois plus toxique pour les abeilles que le DDT», insiste Jean-Marc Bonmatin, qui cosigne l’Evaluation mondiale intégrée (WIA), un gigantesque travail d’analyse qui porte sur 800 publications scientifiques sur les néonicotinoïdes et sur une autre molécule répandue, le fipronil. La publication du WIA a commencé, le 24 juin, dans la revue Environmental Science and Pollution Research, et s’étalera sur plusieurs mois. «L’immense majorité des travaux vont dans le même sens: un impact important sur l’ensemble des écosystèmes, à commencer par les invertébrés, mais aussi les vertébrés. Et de nouvelles études sortent presque chaque semaine», rappelle Jean-Marc Bonmatin. Mercredi, c’est une recherche menée par un groupe anglais et publiée dans Functional Ecology qui montrait que les bourdons changent de comportement et rapportent moins de pollen dans la ruche quand ils sont exposés à de faibles quantités d’imidaclopride.

L’apparition des néonicotinoïdes a décuplé l’usage préventif des insecticides agricoles. «Une semence enrobée agit dans la plante jusqu’à la récolte, souligne Jean-Marc Bonmatin. Pourtant, ces molécules hautement toxiques devraient être utilisées en dernier ressort. Il existe de nombreuses manières de procéder autrement. Il y a le bio, bien sûr, ou la rotation des cultures d’une année sur l’autre.» 

Le chercheur, qui se défend d’être un adversaire des pesticides, préconise aussi la Gestion intégrée des ravageurs (IPM). «On place des pièges dans le champ, pour contrôler la présence des insectes. De cette ­manière, on ne traite qu’en cas de signe d’invasion imminente. 

Au­jour­d’hui, seuls 10% des pesticides employés dans l’agriculture sont utiles. Si on baissait de 90% leur usage, les oiseaux n’auraient plus de problèmes.» Bayer, producteur du Régent, a fait savoir dans la soirée qu’il réfutait les arguments présentés dans Nature.



La plage de Grandcamp Maisy
dans le Calvados

Connues pour avoir empesté les plages de Bretagne, les algues vertes gagnent désormais certains secteurs jusque-là peu touchés, comme la Normandie et le sud de la Loire.

"On est début juillet et déjà, on a ramassé presque 1.000 tonnes", soit l'équivalent des quantités relevées en une année il y a dix ans, se désole Serge Bigot maire de Grandcamp-Maisy, une des deux communes les plus touchées dans le Calvados.

Selon l'élu, qui fait remonter l'apparition du phénomène à 2004, et son accélération à 2008, Grandcamp se retrouve certaines années avec un mètre d'épaisseur d'algues par endroits et les odeurs d'oeufs pourris qui vont avec.

Alors il faut ramasser.

Avec 3.700 m3 environ l'an dernier, la commune normande est encore loin des 9.000 m3 de 2013 à Saint-Michel-en-grève (après 18.000 en 2012).

Ce village breton est habituellement l'un des plus touchés de sa région.

Un cheval y a succombé en 2009 après s'être enfoncé jusqu'à l'encolure dans un amas d'algues vertes en décomposition. La cour administrative d'appel de Nantes doit dire le 25 juillet si l'hydrogène sulfuré toxique dégagé par les algues en putréfaction est bien responsable de la mort de l'animal.

Si la Normandie n'en est pas là, le Centre d'étude et de valorisation des algues (Ceva) confirme y avoir observé, en avion, des "dépôts importants" et précoces dès mai, alors qu'il n'y avait encore rien ailleurs en France.

Sont surtout touchés l'ouest du Calvados (Grandcamp et autour) et des communes côtières de l'agglomération de Caen.

Au-delà, "depuis quelques années, les algues vertes sont de plus en plus nombreuses en Basse-Normandie, ainsi que sur les îles de Noirmoutier, Ré et Oléron", alors qu'elles auraient plutôt tendance à régresser en Bretagne, où elles commencèrent à proliférer il y a 40 ans, estime Sylvain Ballu du Ceva.

Le Centre d'études, basé en Bretagne, mais qui suit le phénomène au niveau national, vient même de placer la Normandie sous surveillance renforcée (avec cinq survols au lieu de trois par an).

- Danger de putréfaction -

Un constat de prolifération à "de nouvelles plages" souligné également, en janvier, par le commissariat au développement durable rattaché au ministère de l'Ecologie.

En 2012, les algues vertes ont recouvert 815 hectares de plages en Bretagne, 280 en Normandie, et 240 en Loire-atlantique jusqu'à Oléron. Néanmoins, hors Bretagne et Grandcamp, les communes sont peu nombreuses à effectuer un ramassage, faute d'équipement et de budget.

Si le danger de putréfaction existe en Normandie comme ailleurs, M. Ballu souligne toutefois qu'il faut beaucoup de gaz avant d'être intoxiqué. Et l'odeur est alors telle que l'idée ne viendrait à personne de poser sa serviette dans les environs.

En revanche, avant de pourrir l'algue n'est pas toxique. Elle est même comestible.

L'agence de l'eau Seine Normandie vient pour sa part de finaliser un document qui prévoit de demander aux usagers, (agriculteurs, collectivités) une baisse de 30% des apports en azote dans l'eau de mer d'ici fin 2018 sur le bassin de l'Orne. Cette orientation, une première dans la région, pourrait aboutir à un arrêté préfectoral fin 2015.

Car "la cause de ce phénomène breton qui commence à apparaître en Normandie c'est l'azote (issu essentiellement de l'élevage intensif, ndlr) qui y augmente actuellement", même si cette progression ralentit, explique à l'AFP André Berne, le directeur de l'Agence de l'eau.

"Il y a un décalage entre la Bretagne, qui a pollué plus tôt avec des quantités plus importantes, et la Normandie, où l'intensification agricole a été plus tardive et moindre qu'en Bretagne", poursuit M. Berne.

"Le bassin de l'Orne est à 30 milligrammes de nitrate (composés d'azote) par litre. Il faut qu'on baisse à 20", souligne-t-il. En Bretagne, où des objectifs sont fixés depuis 2011, "il y a beaucoup de rivières où on a 10 mg de moins qu'il y a quelques années", assure M. Ballu.

La France est même sous la menace d'une sanction de la cour de justice européenne en raison de la pollution, encore trop élevée, de ses eaux par les nitrates.

Source © AFP
La publication de données inédites révèle les contrevérités des autorités françaises sur la pêche profonde et une position injustifiable de la France sur la réforme du règlement européen. 

Le 2 juillet 2014, l'Ifremer a rendu publiques des données sur les activités de pêche profonde en France que les ONG réclamaient depuis le Grenelle de la Mer en 2009 ! Avec le lancement en juillet 2012 de la réforme du règlement encadrant la pêche en eaux profondes en Europe, ces données étaient devenues indispensables pour éclairer le débat public sur les implications qu'aurait l'une des mesures phare de la proposition législative de la Commission européenne : l'interdiction du chalutage profond. 

Or malgré les demandes répétées des ONG visant à connaître le nombre exact de chalutiers de fond œuvrant au-delà de certaines profondeurs, le secrétariat d'Etat à la pêche et la Direction des pêches maritimes et de l'aquaculture (DPMA) ont refusé la coopération et la transparence. 

Contrevérités des autorités françaises sur le nombre de bateaux concernés En exigeant la publication des données, la ministre de l'Ecologie Ségolène Royal a mis fin au règne de l'opacité et permis des révélations d'envergure. 

Le document confirme ce que les ONG soupçonnaient : le gouvernement et l'administration ont masqué la réalité des faits, y compris devant la représentation nationale, en affirmant que les navires qui seraient affectés par le règlement étaient « en nombre très important ». Le rapport de l'Ifremer conclut au contraire que « le nombre de navires ayant une activité au chalutage de fond en eaux profondes est faible ». 

En effet, en 2012 seuls 12 chalutiers français fréquentaient des profondeurs de plus de 600 mètres plus de 10% de leur temps et seulement 10 d'entre eux pêchaient au-delà de 800 mètres de profondeur! En prenant un seuil de 10 heures d'activité par an (soit une journée de pêche annuelle !), le nombre de navires chalutant au-delà de 800 m de profondeur n'était que de 26 ! Il faut ajouter à cela qu'Intermarché a annoncé en janvier 2014 que ses six chalutiers spécialisés en espèces profondes ne traineraient plus leurs filets au-delà de 800 mètres de profondeur à partir de 2015. L'engagement de l'enseigne s'étend en outre aux trois chalutiers rachetés à Dhellemmes en juin 2014 qui disposent d'un permis de pêche pour les espèces profondes. 

Cela signifie que si l'interdiction du chalutage profond intervenait aujourd'hui à partir de 800 mètres de profondeur, seul un navire français serait concerné par la réglementation. 

« Les informations agrégées par l'Ifremer prouvent que les élus socialistes de Bretagne ou du Nord Pas-de-Calais, à commencer par le secrétaire d'Etat à la pêche Frédéric Cuvillier, ont menti en martelant que l'interdiction du chalutage profond aurait « de très lourdes conséquences socio-économiques. 

C'est faux. Aujourd'hui, Frédéric Cuvillier défend l'activité d'un seul bateau. Et encore, celui-ci ne pêche en profondeur qu'un tiers de son temps… » commente Claire Nouvian, fondatrice de BLOOM, dont la pétition contre le chalutage profond atteint des records historiques avec près de 860 000 signataires à l'heure actuelle. 

« La position défendue jusqu'ici par la France sur le dossier pêche profonde n'est pas seulement ridiculisée et indigne, elle relève d'un véritable scandale qui abime autant l'image de notre nation à l'étranger que celle des élus socialistes. Cette situation n'est plus tenable » ajoute François Chartier de Greenpeace. 

La France, fossoyeur de requins profonds menacés d'extinction 

Et ce n'est pas tout. Les données révèlent également la face noire de la pêche profonde au chalut. Les ONG réclamaient depuis 2009 des informations détaillées sur les espèces capturées par les chalutiers. Maintenant que les données d'observateurs sont enfin publiques, les ONG comprennent pourquoi elles ont été si longtemps masquées. 

Il apparaît que des espèces menacées d'extinction figurent parmi les prises accessoires les plus importantes des chalutiers français ! En 2012, les requins profonds représentent ainsi près de 6% des captures totales des chalutiers profonds français et plus de 30% des rejets totaux. Sur les 13 espèces de requins pour lesquelles des données sont disponibles, 11 (soit 85% des espèces de requins capturées) ont un statut UICN qui les place dans une zone à risque d'extinction ; 232 770 kilos de requins profonds, comprenant une majorité d'espèces menacées d'extinction, ont été capturés et rejetés morts par-dessus bord par les navires français opérant en eaux profondes. Le squale chagrin de l'Atlantique, une espèce en danger d'extinction dans l'Atlantique Nord-Est, est même la 10ème espèce la plus capturée par les chalutiers en volume et la 3ème espèce la plus rejetée parmi les prises « accessoires » des navires. 

« En s'opposant à l'interdiction du chalutage profond en Europe, le gouvernement français défend une pratique de pêche qui capture des espèces menacées d'extinction. Ce n'est pas seulement politiquement mais éthiquement intenable. La France doit réviser sa position, elle n'a plus le choix » conclut Philippe Germa, directeur général du WWF. 

Appel des ONG à Ségolène Royal 

La présidence italienne a demandé aux Etats membres de l'UE de confirmer leur position sur le règlement pêche profonde d'ici le 15 juillet. Les ONG attendent désormais de la France qu'elle soutienne clairement l'interdiction du chalutage profond et qu'elle le fasse savoir publiquement. 

Dans une lettre ouverte elles en appellent à la ministre de l'Ecologie, Ségolène Royal, vers laquelle tous les espoirs sont maintenant tournés. Aujourd'hui, plus de 300 chercheurs internationaux soutiennent la proposition d'interdiction du chalutage profond. 

La New Economics Foundation a calculé que chaque tonne de poisson profond capturé à l'aide d'un chalut de fond représentait un coût en subventions de 388 à 494 € pour la société. Cette estimation ne tient pas compte des services écosystémiques non monétarisés rendus par les océans profonds comme la captation de CO2, le recyclage des nutriments et l'absorption des déchets ou la perte de biodiversité et de son potentiel génétique. 

Source © notre planete info
Sachet contenant des écailles
de pangolin saisi par les douanes
Près de 250 kilos d'écailles de Pangolin ce mammifère insectivore menacé d'extinction ont été interceptés par les douaniers à Roissy.

C'est une triste saisie que viennent de réaliser les agents des douanes de l'aéroport de Roissy. Mercredi 2 juillet, onze cartons sensés contenir des "écailles de poissons" en provenance du Nigeria et à destination du Laos ont attiré l'attention des douaniers.

Après ouverture, il s'est avéré que ceux-ci contenaient en fait 250 kg d’écailles de pangolin. 

Un chiffre effrayant lorsque l'on sait qu'il faut dépecer trois à quatre animaux pour obtenir un seul kilo d’écailles !

Pourtant, ce mammifère insectivore doté d'une langue plus longue que son corps, est officiellement protégé par le traité international sur le commerce des espèces sauvages. En effet, 7 des 8 espèces de pangolin recensées par l'UICN sont classées comme "en danger" ou "quasi en danger". 

"Il s’agit de la plus importante saisie de ce type jamais réalisée en France" affirment les douanes. Ces dernières estiment la valeur marchande de la cargaison à 187.500 euros.

"Il s’agit de la douzième saisie de ce type sur Roissy depuis 2009, la première ayant porté sur 100 kg d’écailles dissimulées dans des sacs de croquettes pour chien. Au total, 558 kg d’écailles de pangolins ont été saisis par les douaniers de Roissy depuis 2009" précisent les douanes.

Comme pour l'ivoire d'éléphant ou de rhinocéros, c'est pour les vertus aphrodisiaques et médicinales qu'on leur prête à tord que les écailles de ces animaux sont commercialisées, principalement en Asie. En avril 956 pangolins congelés avaient été saisis par la police aux frontières de Canton

Source © science et avenir





Nouvelle saisie record d'écailles de pangolins... par sciencesetavenir
Le Typhon se trouve encore à un millier de kilomètres de Tokyo mais poursuit sa remontée vers le Nord. Il devrait longer les côtes Sud de l'archipel. Il a déjà provoqué des glissements de terrain et des coulées de boue dans la préfecture de Nagano.

Le cœur du typhon Neoguri a touché jeudi matin une des quatre principales îles qui forment l’archipel japonais. Précédé depuis plusieurs jours de pluies torrentielles, ce phénoménal typhon file désormais tout droit, mais à petite vitesse, vers le centre et l’est de l’archipel, là où se trouvent les populeuses mégapoles nippones.

Le sud du Japon en alerte face à un puissant typhon

«Le typhon est arrivé juste un peu avant 7 heures» (minuit en France) sur la côte de la préfecture de Kagoshima sur l’île de Kyushu, à un millier de kilomètres au sud-ouest de Tokyo, a précisé un porte-parole de l’Agence de météo à l’AFP. A 9 heures locales, Neoguri, qui se déplace à 30 km/h, se trouvait au-dessus de Miyazaki, à l’est de l’île de Kyushu traversée de part en part.

Avant que le centre de ce cyclone tropical ne surplombe le cœur du territoire nippon, sa périphérie avait déjà déversé depuis le début de la semaine des trombes d’eau sur un très large périmètre d’Okinawa (extrême-sud) au centre de l’archipel, avec des vents atteignant par endroits plus de 250 km/h. Du sud-ouest au nord-est du Japon, la quasi-intégralité du pays est concernée par des mises en garde ou alertes aux fortes pluies, vents violents, vagues gigantesques et montée du niveau de la mer.

Neoguri a déjà balayé la partie la plus méridionale du Japon (Okinawa), distante de plusieurs centaines de kilomètres des îles principales (Kyushu, Shikoku, Honshu, Hokkaido). Il a fait une quarantaine de blessé et causé indirectement au moins cinq décès dans diverses régions. Il a un peu faibli depuis 24 heures, mais reste une dangereuse intempérie, d’autant que les territoires touchés ont déjà été fragilisés par les quantités énormes d’eau reçues en quelques jours.

Le typhon était accompagné jeudi matin de vents de l’ordre de 130 kilomètres par heure et plusieurs dizaines de centimètres de pluie devraient couvrir les sols des zones traversées, y compris Tokyo, avertit l’Agence de météo. La trajectoire prévue suit exactement le terroire longiforme du Japon, Neoguri longeant la côte Sud pour remonter du Kyushu à Hokkaido en passant par le Honshu, la plus grande des îles où se trouvent Osaka (ouest), Nagoya (centre) et Tokyo (est), qu’il devrait frapper vendredi matin

Dans le sud-ouest, plusieurs entreprises (dont une usine de composants électroniques Kyocera à Kagoshima, un site d’assemblage de deux-roues Honda à Kumamoto ou un importante fabrique de Mitsubishi Heavy Industries à Nagasaki) ont décidé de rester closes, selon des médias. Près de 200 vols, essentiellement au départ et à l’arrivée des aéroports du sud de Kyushu, ont déjà été annulés pour la journée de jeudi, précise la NHK.

Le Japon subit chaque année des cyclones tropicaux, mais ils sont rarement aussi violents au mois de juillet. Face à cette situation exceptionnelle, une réunion gouvernementale du ministre chargé des catastrophes et des agences concernées devait débuter jeudi matin à 10 heures locales (3 heures du matin en France). «Ce typhon se mêle au front d’eau habituel de la saison des pluies, ce qui entraîne une forte instabilité et des précipitations sur l’ensemble du pays avec des pics terribles», expliquait jeudi matin une météorologue de NHK.

Dans plusieurs provinces, étaient lancées à l’adresse de plusieurs centaines de milliers de personnes des avis de préparation à une possible évacuation, recommandations de rejoindre des refuges ou ordres de quitter certaines habitations particulièrement en danger. Des glissements de terrains sont redoutés dans de nombreuses régions où les cours d’eau ont depuis longtemps largement dépassé le niveau d’alerte. Plusieurs centaines de maisons ont déjà été détruites ou inondées en diverses zones rurales.

A Nagano (centre-nord), comme si une large partie du sol s’était liquéfiée, une énorme coulée de boue a emporté une famille de quatre personnes, tuant un enfant de 12 ans, un accident que les autorités craignent de voir se reproduire ailleurs. La pluie et les bourrasques de vent menacent aussi au nord-est la région de Fukushima où se trouve la centrale mise en péril par le séisme du 11 mars 2011 et où l’eau est déjà le problème majeur.

Source © AFP





Quatre personnes sont mortes, de nombreuses maisons ont été détruites ou endommagées et plus de 70 000 personnes sont sans électricité à la suite d’orages violents au coeur de l’État de New York aux Etats Unis.

Le bureau du shérif de Madison a indiqué que les décès étaient survenus dans la ville rurale de Smithfield, entre Syracuse et Utica, après que la tempête eut frappé vers 19 h, mardi.

Les autorités ont indiqué mercredi qu’au moins quatre maisons étaient complètement détruites et de nombreuses autres endommagées.

Environ 72 000 ménages et entreprises étaient sans électricité, la plupart dans le centre et le nord de l’État de New York.

Le service météorologique national a indiqué que des enquêteurs seraient à Smithfield, pour déterminer si une tornade avait touché terre.


Source  The Associated Press


La Cour Suprême chinoise a annoncé jeudi dernier avoir instauré un tribunal spécial dédié à l'instruction des affaires environnementales, alors que Pékin multiplie les mesures "vertes" pour apaiser une population mécontente de l'explosion des niveaux de pollution.

Des études récentes ont montré que près des deux tiers des sols chinois étaient considérés comme pollués, et 60% des eaux souterraines trop souillées pour être potables -- sans parler de l'âcre pollution atmosphérique qui fait régulièrement suffoquer les métropoles du pays, tribut de décennies de folle industrialisation. 

Le tribunal mis en place par la Cour suprême --qui aura des équivalents au niveau local-- sera spécifiquement chargé d'instruire les affaires impliquant des pollutions de l'air, des cours d'eau et des sols, mais aussi la protection des ressources minières et naturelles, dont les forêts et rivières, a expliqué Sun Jungong, porte-parole de l'institution lors d'une conférence de presse. 

"Les tribunaux veulent traiter ces affaires (liées à des cas de pollution) mais ils n'osent pas, à cause de certaines interférences", a déclaré Zheng Xuelin, président de cet inédit "Tribunal de l'environnement", évoquant à mots couverts les pressions des entreprises et des administrations locales. 

Moins de 30.000 affaires liées à l'environnement par an ont en effet été examinées par des tribunaux chinois entre 2011 et 2013, sur 11 millions de cas annuels en moyenne, a indiqué M. Zheng --les gouvernements locaux ayant souvent la croissance économique comme principal objectif. 

Le Premier ministre Li Keqiang avait annoncé en mars que Pékin "déclarait la guerre" à la pollution et une série de mesures avait été annoncée. Mais aucun calendrier n'avait été fixé quant à leur mise en oeuvre, et les lois environnementales, récemment durcies, ne restent que partiellement appliquées.
lundi 7 juillet 2014
Le gouvernement allemand veut interdire l'exploitation du gaz de schiste au moins jusqu'à 2021, prenant acte d'une résistance forte dans l'opinion publique à l'égard du "fracking".

"Il n'y aura pas en Allemagne de fracturation hydraulique de gaz de schiste à des fins commerciales dans un avenir proche", a affirmé vendredi la ministre de l'Environnement, Barbara Hendricks.

Avec son confrère à l'Economie et l'Energie, Sigmar Gabriel, social-démocrate comme elle, Mme Hendricks a défini les principaux axes de la législation à venir sur ce sujet très épineux, sur lequel le gouvernement précédent s'était cassé les dents.

La défiance est très forte en Allemagne à l'égard du "fracking", nom anglais de la fracturation hydraulique. Le procédé consiste à créer des fissures souterraines et y infiltrer un mélange d'eau, de sable et de produits chimiques, pour permettre l'extraction de gaz capturé dans la roche.

Les inquiétudes se focalisent sur la pollution que pourraient causer les substances chimiques utilisées, notamment dans la nappe phréatique.

Mais l'industrie milite pour donner sa chance au gaz de schiste. Elle y voit la possibilité, comme aux Etats-Unis, de faire baisser ses coûts énergétiques parmi les plus élevés d'Europe, et de réduire la dépendance aux importations d'énergie, un argument porteur en ces temps de crise ukrainienne.

- La santé en priorité -

Les ministres concernés "prennent les inquiétudes de la population très au sérieux", a affirmé Mme Hendricks, "la protection de la santé et de l'eau potable ont priorité absolue".

Ils veulent donc fermer la porte au fracking de gaz de schiste, comme c'est le cas en France.

"Les projets de fracking de gaz de schiste au-dessus de 3.000 mètres seront interdits", précise le texte. L'essentiel des réserves de gaz de schiste de l'Allemagne est estimée se trouver plus haut que cette limite.

En 2021, un rapport doit faire le point sur "l'état des connaissances et des technologies" et le législateur se pencher à nouveau sur la loi. D'ici là, des tests seront autorisés sous conditions.

L'association de protection de l'environnement Bund a qualifié de "petit pas dans la bonne direction" les projets du gouvernement mais aimerait voir explicitement interdits les essais, et le fracking également sous 3.000 mètres.

La fracturation hydraulique pour extraire du gaz naturel conventionnel, qui a cours depuis les années 60 en Allemagne, restera "en principe possible" mais sera assortie de "règles supplémentaires" par exemple sur les caractéristiques des produits utilisés.

- Dépendance aux importations -

Dans les faits, tous les projets de fracking conventionnel sont au point mort, aucune nouvelle autorisation n'ayant été accordée ces dernières années. Et les projets de Berlin sont peu à même de relancer la machine.

"Si ces plans étaient concrétisés, il n'y aurait plus de production de gaz naturel, l'Allemagne serait 100% dépendante des importations", a déploré vendredi le président de la fédération des explorateurs de gaz et de pétrole WEG, Josef Schmid.

L'Allemagne n'est de toute façon pas très bien pourvue en gaz naturel, à l'exception de quelques gisements dans le nord du pays.

En revanche "nous avons du gaz de schiste pour assurer 100% de l'approvisionnement énergétique de l'Allemagne pendant dix ans, probablement même beaucoup beaucoup plus", assurait jeudi le patron du géant de la chimie BASF, Kurt Bock, fervent avocat du gaz de schiste.

Les propositions présentées vendredi doivent être soumises à l'approbation des conservateurs, l'autre membre de la coalition dirigée par Angela Merkel. Elles doivent ensuite se traduire non pas par une nouvelle loi, mais par un amendement du droit minier et des lois sur l'eau. Mme Hendricks mise sur une adoption des modifications avant la fin de l'année.

Source © AFP

Un séisme de magnitude 7.1 sur l'échelle de Richter a frappé la région de la frontaliére du Mexique et du Guatemala le 7 Juillet 2014, à 11h23 UTC (06h23 heure locale). rapporte l'USGS 

L'épicentre était situé à 2 km NNE de Puerto Madero, Mexique, et à 22 km au SW de Tapachula, Mexique

2 837 297 personnes vivent à moins de 100 km du rayon de l'épicentre. 

La presse guatémaltèque rapporte 2 morts et beaucoup plus blessés à San Marcos. 

Les médias mexicains que ce tremblement de terre a été fortement ressenti dans les États mexicains du Chiapas et de Tabasco, aucun rapport immédiat de dommages ou des blessures n'est pour l'instant signalé.

Néanmoins de nombreux glissements de terrain ont été signalés dans la région. 

© Nature Alerte
L'agence météorologique japonaise a lancé lundi soir une alerte maximale en prévision de l'arrivée prochaine à l'extrême-sud du pays d'un très violent typhon.

Cette alerte est déclenchée en cas de risque de pertes humaines et de dégâts massifs. "Neoguri" se dirigeait lundi vers les îles de l'extrême-sud du Japon, notamment celle de Miyako, avec des pointes de vent à 260 km/h, et devrait toucher l'île d'Okinawa mardi matin. 

En prévision de vents très violents et de pluies torrentielles, l'agence a recommandé aux habitants d'Okinawa de rester chez eux et d'éviter les déplacements non indispensables. 

Un responsable de l'agence de météo a prévenu que Neoguri, "raton laveur" en coréen, pourrait atteindre une violence quasi inédite. "Soyez prêts à l'évacuation", a-t-il averti. 

Le typhon risque de produire de très fortes pluies (80 mm/heure) sur une large zone du sud de l'archipel, à commencer par Okinawa. Par précaution, la base militaire américaine de Kadena, la plus importante de l'armée de l'air à Okinawa, a commencé à évacuer des avions dès dimanche. 

"C'est le plus violent typhon annoncé sur l'île en 15 ans. Nous nous attendons à ce qu'il arrive d'ici à mardi matin", a justifié un commandant américain, James Hecker, cité dans un communiqué. 

La région d'Okinawa est sujette aux typhons, mais généralement pas aussi violents et aussi tôt dans l'année. 

L'agence de météo n'exclut par ailleurs pas que le typhon, qui se déplace actuellement à la vitesse de 25 km/heure en direction du nord-ouest, touche également une ou plusieurs des quatre principales îles de l'archipel nippon, avec certes moins de force, après avoir effectué un virage en direction de l'est.

© epa

La ville bolivienne de Potosi, au Patrimoine mondial de l'Unesco depuis 1987, a été déclarée site en péril par l'organisation le 17 juin, en raison des « activités minières incessantes et incontrôlées » du Cerro Rico. 

Secouée par les explosions de dynamite et traversée d'une centaine de kilomètres de souterrains, la montagne menace de s'effondrer en ensevelissant les mineurs, qui y travaillent par milliers.

Plus grand complexe industriel du Nouveau Monde au XVIe siècle, le site alimentait les caisses du royaume d'Espagne grâce à ses gisements d'argent et d'étain. Pourtant, la ville de Potosi et ses 200 000 habitants vivent aujourd'hui dans la pauvreté, si bien que personne n'imagine mettre un terme à l'exploitation minière, quasiment la seule source de revenus de la région.

Dans cette montagne dont l'altitude est passée de 5 180 m à 4 787 m en raison de l'activité minière, on travaille encore comme il y a 500 ans, « à la pelle et à la pioche, dans des conditions insalubres », raconte à l'AFP le président de la société des ingénieurs de Potosi, Ronald Fajardo.

Les effondrements de galeries sont légion, conduisant le gouvernement à faire combler les puits avec un mélange de béton, de sable et de polyuréthane, mais le sol continue de s'enfoncer. Les accidents causent « environ 30 décès par an enregistrés par la Sécurité sociale, peut-être plus en réalité », souligne Osvaldo Cruz, directeur de la Culture pour la région de Potosi.

La ville coloniale de 200 000 habitants est quant à elle très décrépite en raison du manque de ressources. Seuls quelques bâtiments baroques aux colonnes de pierre, aux portes de bois sculpté et aux terrasses ornées de vitraux témoignent encore de la splendeur d'une ville dont les chroniqueurs des temps anciens rapportent que ses ruelles étroites et escarpées et ses églises étaient couvertes d'or et d'argent. « Ici, nous restons pauvres, se désole le dirigeant du Comité civique de Potosi, Jhonny Llally. Nous n'avons pas d'usines, il n'y a pas de développement, juste la mine. Que nous a laissé la montagne ? Des ordures et de la pollution. »  

Source © AFP

Le nombre maximum de spécimens de loups dont la destruction pourra être autorisée, pour la période 2014-2015, a été fixé à 24 par un arrêté du 30 juin 2014, publié aujourd'hui 4 juillet au Journal officiel. 

"L'année dernière, nos associations avaient déjà dénoncé le choix du nombre plafond, excessif, irréaliste et inatteignable", indique Jean-David Abel, de France nature environnement (FNE). Ce nombre pourra être révisé après avis du Conseil de protection de la nature, dans la limite de douze spécimens supplémentaires. Selon Jean-David Abel, "renouveler ce choix avec une possible augmentation en cours de saison, sans en préciser les conditions, relève de la communication de court terme et non de la proposition d'une perspective pérenne".

La priorité aux éleveurs

Mais "les dommages aux troupeaux restent trop importants : même si pour la première fois, ils n'ont pas augmenté entre 2012 et 2013, plus de 6.000 animaux d'élevage ont été victimes du loup en 2013", indique la ministre de l'Ecologie dans un communiqué du 28 juin. Sur cette question, FNE soutient que l'Etat n'œuvre pas en faveur de la coexistence de l'homme et du grand carnivore : "Nous regrettons que l'Etat privilégie une politique de gestion du loup avec comme affichage prioritaire la destruction d'individus, sans, en parallèle, mettre tout en œuvre pour que la présence de l'espèce soit admise par ses détracteurs", déclare l'association. Ainsi, FNE appelle à une amélioration des mesures de protection des troupeaux. 

Renforcer le plan Loup

Ségolène Royal juge nécessaire de renforcer l'efficacité du Plan Loup adopté en 2013 afin de procéder à des prélèvements "dans les zones où les dégâts sont importants" : "en 2013, 8 prélèvements de loup seulement ont été effectués (4 loups ont par ailleurs été victimes de braconnage), alors que le quota permettait jusqu'à 24 prélèvements", relève la ministre.

Un autre arrêté du 30 juin, publié aujourd'hui, dresse la liste des départements dans lesquels peuvent être délimitées les unités d'actions, prévues par l'arrêté du 15 mai 2013 fixant les conditions et limites dans lesquelles des dérogations aux interdictions de destruction peuvent être accordées par les préfets. 

Parmi les 20 départements, on trouve les Alpes-de-Haute-Provence, les Hautes Alpes, les Alpes maritimes, les Pyrénées-orientales, la Savoie, les Vosges, le Var ou encore l'Ardèche. "Alors que le loup vient à peine d'effectuer son retour en Ardèche, dans l'Ariège, l'Aude, les Bouches-du-Rhône, la Haute-Saône, la Haute-Marne et la Meuse, l'Etat y autorisera des tirs de prélèvement", réagit Jean-David Abel suite à la publication des arrêtés. Les deux arrêtés du 30 juin sont de nature à "remettre en question l'extension géographique de l'espèce" et se situent "très loin de la gestion adaptative prévue dans le cadre du Plan national Loup", ajoute-t-il.


Source © actu environnement
Au Royaume-Uni, les campagnes d’abattage massif des blaireaux n’ont qu’un effet très limité sur la propagation de la tuberculose bovine. Selon une étude de modélisation publiée mercredi 2 juillet dans la revue Nature, il faut avant tout se concentrer sur les élevages, quitte à les sacrifier dans leur intégralité au moindre cas détecté.

Dans un pays réputé pour son amour des bêtes, l’abattage de blaireaux mené en 2013 dans les comtés du Gloucester et du Somerset (sud-ouest de l’Angleterre), bien que sous forme d’expériences «pilotes», a  fait assez peu d’heureux. Rendu public en avril, un bilan de ces campagnes, qui visait à tuer 70% des individus, s’est avéré négatif, avec des doutes aussi bien sur l’efficacité que sur l’absence de souffrance animale. Si bien que le gouvernement a pour l’instant renoncé à étendre l’expérience.

Objectif affiché de ces battues: lutter contre la tuberculose bovine, maladie réapparue en force au Royaume-Uni au début des années 2000. Car si d’autres animaux sauvages, tels le sanglier, le cerf, le chevreuil et le renard, peuvent véhiculer la maladie, le blaireau est celui chez qui la prévalence de la maladie est la plus élevée.

Face aux 26.000 bovins abattus en 2013, pour un coût de 100 millions de livres (soit 126 millions d’euros), la peau du mustélidé ne pèse pas lourd au Royaume-Uni. Or l’étude publiée dans Nature jette un sérieux doute quant à l’efficacité de cette tuerie.

Les blaireaux, un facteur assez marginal

Menée par Ellen Brooks-Pollock, de l’université de Cambridge, et ses collègues, cette modélisation mathématique révèle que 84% des cas de tuberculose s’expliquent par les échanges de bovins entre élevages. Au fond, rien de bien étonnant: 30.000 de ces bêtes sillonnent quotidiennement les routes britanniques. De plus, le test de dépistage actuellement employé, dit «test à la tuberculine», est peu sensible et laisse échapper de nombreux faux-négatifs.

Selon les chercheurs, la propagation à l’ensemble d’un élevage s’explique par trois principaux facteurs: l’arrivée dans un élevage d’une bête infectée, une transmission par l’environnement (que ce soit par la faune sauvage ou par les fermes environnantes), l’échec du test à dépister un animal infecté.
Or éliminer un seul de ces facteurs n’aurait que peu d’impact préventif: éviter toute transmission par l’environnement, donc par la faune sauvage, ne réduirait ainsi que de 15% le nombre d’élevages infectés. Et limiter la transmission locale de 50%, ce qui est l’effet attendu d’une campagne d’abattage des blaireaux, n’aurait même aucun effet significatif. Voilà qui met sérieusement en doute la stratégie du gouvernement.

Selon les chercheurs, la seule mesure qui vaille consisterait à porter toute l’attention sur les élevages, en abattant immédiatement ceux où un individu est dépisté positif. Il n’est pas certain que la mesure enchante plus les défenseurs des animaux. Encore moins les éleveurs: une mesure aussi drastique équivaudrait à abattre 20 fois plus de bêtes la première année –ce qui demeure bien en-deçà des 6,2 millions de bêtes sacrifiées lors de l’épidémie de fièvre aphteuse de 2001.

En charge du département de l’environnement, de l’alimentation et des affaires rurales (DEFRA), George Eustice a déclaré au Guardian «ne pas accepter les conclusions du papier, car il n’explore pas toutes l’ensemble des voies par lesquelles la tuberculose se répand» . Selon lui, les propositions des auteurs «entraîneraient la fin de l’élevage et de l’industrie laitière de ce pays».

«La tuberculose bovine dévaste déjà les fermes: en plus du dépistage, du retrait des animaux infectés, des mesures de biosécurité, de la vaccination, du contrôle des échanges entre élevages, l’abattage de blaireaux permettra de reprendre le contrôle de cette maladie», espère le ministre.

En France, un nettoyage ciblé

A la différence du Royaume-Uni, la France demeure «officiellement indemne» de la tuberculose bovine. Obtenu en 2001, ce statut signifie que moins de 0,1% de ses élevages sont touchés chaque année. Mais il n’est pas impossible qu’elle le perde, notamment en raison de quelques départements aux tendances inquiétantes.

Un réseau de surveillance de la tuberculose bovine dans la faune sauvage a été mis en place en 2011, Sylvatub. Son objectif: surveiller la prévalence de tuberculose bovine chez plusieurs espèces (sangliers, cerfs, blaireaux), de manière plus ou moins serrée selon que le département se situe au niveau 1, 2 ou 3. Selon une liste réactualisée en janvier par la direction générale de l’alimentation (DGAL), les principales zones à risque demeurent la Côte d’Or, le sud-ouest, les Ardennes et la Marne, l’Eure et la Seine-Maritime.

Bien moins touchée que le Royaume-Uni, la France n’en est pas à décréter le massacre de blaireaux sur des régions entières. Mais des piégeages y ont bien lieu: dans les départements de niveau 2, il est ainsi prévu de piéger et d’analyser 15 blaireaux à proximité immédiate des élevages infectés.

Dans les départements de niveau 3, la zone de surveillance va jusqu’à 2 km autour des élevages infectés, avec une centaine d’individus à piéger et analyser. La DGAL y prévoit même «la suppression des familles de blaireaux en milieu infecté afin de prévenir le risque de diffusion de la tuberculose dans cette espèce et de constitution d'un réservoir».

En mars dernier, l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) publiait les résultats d’une étude confirmant une corrélation entre infections du sanglier et foyers de la maladie dans les élevages bovins.

«D’après les résultats d’autres études (…), la faune sauvage (sangliers, cerfs, blaireaux) pourrait être un réservoir de tuberculose bovine en France. Cependant, il n’a pas été démontré aujourd’hui qu'il s'agit du facteur d’émergence de la maladie dans la faune domestique», indiquait l’Anses. A ce jour, aucun animal sauvage infecté n’a été découvert dans un département sans élevage bovin touché.

Les auteurs n’ont en effet pas étudié l’impact particulier des blaireaux, mais le facteur environnement, qui comprend le rôle de la faune sauvage.

Source © Romain Loury / journal de l'environnement
Bruitparif (Ile-de-France) et Acoucité (Grand Lyon) s'allient pour mettre en place un nouvel indice de bruit. Celui-ci est issu du projet Harmonica, retenu par la Commission européenne dans le cadre du programme européen Life+ Environnement.

Harmonica est "innovant et parlant", car il est "proche de la perception des nuisances sonores", a annoncé Bruitparif jeudi 3 juillet. Outre la fonction de surveillance du bruit, le projet œuvre au partage des données obtenues. L'objectif est de "favoriser la prise de décision par rapprochement d'expériences, d'innovations et de plans d'action". Mais le projet vise tout autant l'amélioration de l'information du grand public.

L'indice a déjà été expérimenté sur plus de 12.500 km2 et 13 millions d'habitants. Démarré en octobre 2011, le projet Harmonica bénéficie d'un budget total de 1.733.608 euros, financé à 50% par des subventions européennes. La date de clôture du projet est fixée au 31 décembre 2014.

Le projet Harmonica "a vocation à s'étendre à d'autres agglomérations et observatoires en Europe en favorisant l'utilisation du nouvel indice et en encourageant à publier les informations sur le site", explique Bruitparif dans un communiqué du 3 juillet.

Source actu environnement

Quinze personnes ont été tuées et huit autres portées disparues en raison des pluies et des inondations en Chine, surtout dans le sud, a déclaré lundi le ministère chinois des Affaires civiles. Depuis le 3 juillet, sept régions provinciales, dont le Xinjiang, le Guangxi, le Yunnan, et le Guizhou ont signalé des morts dues aux inondations, aux coulées de boue et aux glissements de terrain consécutifs aux pluies. 

Plus de 5,9 millions de personnes ont été affectées par les pluies, dont 61 000 ont été évacuées. Plus de 5 000 maisons se sont effondrées, a précisé le Bureau du Comité national pour la réduction des catastrophes naturelles. Selon les estimations initiales, les pertes économiques directes pourraient atteindre 3,4 milliards de yuans (547 millions de dollars).

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