samedi 26 juillet 2014
C'est dans le village de Xinmeizhou dans la province de Zhejiang dans l'Est de la Chine, qu'aux premières heures de la mâtiné hier, qu'une des rivières qui traversent le village a complètement viré rouge sang en moins d'une heure. 

De nombreux résidents ont témoigné que la rivière était normale vers 5 heures du matin, mais qu'une heure plus tard, ses eaux avaient mystérieusement changé de couleur. 

Jianfeng Xiao, le maire du village, croit que quelqu'un a délibéremment jeté quelque chose dans ses eaux en amont.

"Nous soupçonnons que quelqu'un a déversé des colorants artificiels dans la rivière, pensant qu'avec les pluies torrentielles du typhon qui est passé hier sur la région, personne ne remarquerait son geste. Or il n'y a pas eu de fortes pluies ici, et les colorants ne se sont pas dilués aux boues qui étaient probablement attendues " 

Une enquête est en cours pour tenter de déterminer la source de cette pollution, mais de nombreux regards se tournent vers une société de colorant alimentaire qui est située à quelques kilomètres seulement en amont du village.

© Nature Alerte
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Le chef de la délégation des autorités colombiennes pour les négociations de paix avec les Farc a reproché vendredi à la guérilla marxiste d’avoir provoqué volontairement une «grave pollution» dans le sud du pays.

Des rebelles des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc) sont accusés d’avoir intercepté il y a quelques jours un convoi pétrolier et obligé les conducteurs à déverser le contenu de leur camion dans la province du Putumayo.

D’autres actions similaires ont été signalées dans cette région.

«C’est plus que regrettable, c’est terrible de voir cette pollution gravissime», a déclaré Humberto de la Calle, ancien vice-président colombien représentant le gouvernement lors des pourparlers avec la guérilla, qui sont hébergés à Cuba.

Le commandant de la sixième division de l'armée a déclaré que, grâce à la réaction rapide des autorités, ses hommes on pu contenir environ 70 pour cent du déversement de pétrole. 

C'est à la hauteur du village de San Andrés, vers 10h00 mercredi, que les rebelles ont forcé les conducteurs de huit camions citerne à ouvrir leurs robinets en pleine nature. au moins 30 000 litres de pétrole brut ont ainsi été déversé sur la route, affectant l'environnement et les sources d'eau alentour, et en particulier l'une de celles qui alimentent le village.

© Nature Alerte





La très forte vague de chaleur sur le Japon depuis la semaine dernière a fait trois morts et conduit plus de 1.200 personnes à l'hôpital, dont une quinzaine dans un état grave, au cours de la seule journée de vendredi, selon les données diffusées en début de soirée par la chaîne de télévision publique NHK. 

La température a largement dépassé vendredi 35 degrés à l'ombre dans de nombreuses régions du Japon, atteignant plus de 39 degrés par endroits. Cette vague de chaleur, assez habituelle en cette saison, s'est accentuée ces derniers jours. Plus de 700 personnes avaient déjà dû recevoir des soins jeudi et des centaines aussi dans les jours précédents. Les chiffres ne tiennent compte que des personnes prises en charge par une ambulance. 

La semaine dernière, selon l'Agence des feux et désastres, près de 3.200 personnes avaient déjà dû être emmenées dans des hôpitaux, dont trois étaient décédées, portant alors le total des morts à 14 depuis le début de la saison, un bilan qui s'est alourdi depuis. La semaine précédente, 2.473 personnes avaient dû faire appel aux secours, plus du double de celle d'avant. 

Dans près de la moitié des cas, il s'agit de personnes âgées (plus de 65 ans), une catégorie qui correspond à un quart de la population du Japon. Tous les ans, des milliers de Japonais sont victimes de malaises dus aux températures élevées et à la "lourdeur suffocante de l'air". Les lieux publics et une grande majorité des habitations sont équipés de climatiseurs, mais certaines personnes âgées rechignent à les utiliser ou ne savent pas s'en servir, et se laissent ainsi déshydrater. 

Les autorités demandent certes de faire des économies d'énergie compte tenu de l'arrêt de l'ensemble des 48 réacteurs nucléaires de l'archipel, mais insistent néanmoins sur la nécessité de climatiser modérément pour éviter les incidents de santé. A l'inverse, les lieux accueillant le public (commerces, restaurants, salles de spectacle) ont tendance à faire tourner les climatisations à fond, au point que les clients ont carrément froid.

Source © 7/7
Un premier cas de fièvre hémorragique due au virus Ebola a été repertorié au Nigéria.

Le patient, un homme de 40 ans, était un membre du gouvernment libérien. Il avait débarqué dimanche à Lagos, la mégalopole nigérianne.

Pris de diarrhées, de violents vomissements et souffrant de fièvre dès son arrivée, il avait été ttransporté à l’hôpital où il est décédé dans la nuit de jeudi à vendredi.

Depuis, les autorités nigériannes s’emploient à retracer son parcours et à retrouver les passagers avec lesquels il a pu être en contact lors de son déplacement en avion.

Selon l’Orgnaisation mondiale de la santé (OMS), le virus Ebola est responsable de la mort de 660 personnes, et ce principalement en Guinée, au Liberia et en Sierra Léone.

 Source © Euronews

Déjà 660 décès liés au virus Ebola

Le bilan de l'épidémie de fièvre hémorragique en grande partie due au virus Ebola continue de s'aggraver avec près de 1.100 cas et 660 morts, dont 28 décès entre les 18 et 20 juillet, dans trois pays d'Afrique de l'Ouest, a indiqué vendredi l'OMS. 

"L'OMS et ses partenaires sur le terrain continuent de travailler très dur avec les autorités locales pour essayer de contenir la propagation de la maladie et pour soigner les personnes touchées par l'épidémie", a déclaré un porte-parole de l'Organisation mondiale de la santé, Paul Garwood, au cours d'un point de presse à Genève. 

Selon le dernier bilan de l'OMS, qui date du 20 juillet, "660 décès ont été enregistrés, 1.093 cas ont été signalés", a-t-il dit. 

Selon l'OMS, il y a eu 45 nouveaux cas entre les 18 et 20 juillet, dont 28 mortels (4 en Guinée, 11 au Liberia et 13 en Sierra Leone)

La Guinée, d'où l'épidémie est partie, n'est plus le pays le plus affecté. D'après l'OMS, il y a eu au total depuis le début de l'épidémie, 415 cas fièvre hémorragique en Guinée, dont 314 mortels, 224 cas au Liberia, dont 127 mortels, et 454 en Sierra Leone, dont 219 mortels. 

M. Garwoord a souligné qu'un des principaux défis actuellement était le manque de personnel. "Nous sommes en train de fournir un soutien additionnel aux hôpitaux et cliniques", a-t-il souligné.

Source © 7/7
La Province du Nord de l'Hebei en Chine vient de publier un rapport alarmant le 23 Juillet dernier, démontrant que plus de 17 millions d'habitants de la province boivent une eau insalubre, et que plus de 5,7 millions d'entre eux boivent même de l'eau dite potable qui pourtant contient de hauts niveaux de fluor. Parfois même le réseau de distribution fournie de l'eau saumâtre.

L' Hebei n'est pas la seule province a constaté un niveau élevé de fluor dans l'eau potable, seuls Shanghai et l'extrême sud la province de Hainan en sont pour l'instant prémuni . Toutes les autres provinces ont retrouvé du fluor à différents degrés de prévalence, selon le ministère des Ressources en eau.

Ce nouveau rapport constate aussi la croissance constante de présence de métaux lourds, dont le mercure, le cadmium et le chrome, présents dans les eaux usées industrielles. Ces eaux polluées ont déjà commencé à se répandre gravement dans les eaux de surface et les nappes souterraines profondes.

Les déchets ménagers dans les zones rurales contribuent également à la détérioration des qualités de l'eau. Une grande quantité d'ordures ménagères ont été déversés dans les rivières de la province depuis des décennies sans aucun traitement préalable.

Plus de 280 millions d'habitants en Chine utilisent de l'eau non potable, et 110 millions d'entre eux sont situées au voisinage d'usines très polluantes, rappelle le ministère chinois de la protection de l'environnement,dans un rapport basé sur son premier effort de recherche des sources polluantes, publié en Mars.

Depuis quelques années des scandales de pollution de l'eau éclatent de plus en plus souvent en Chine . Rien qu'en Avril dernier, un accident dans la ville de Lanzhou, capitale de la province du Gansu au nord-ouest de la Chine, a déclenché une énorme panique et une ruée de la population vers de l'eau en bouteille. Des concentrations de benzène dans l'eau potable de la ville ont été retrouvés à forte doses dans les canalisation de la ville, jusqu'à atteindre 200 microgrammes par litre, c'est tout de même 20 fois le seuil de sécurité sanitaire chinois. 

Depuis le début du mois Juillet les autorités chinoises soucieuses de l'état de délabrement de son environnement a lancé un programme de lutte contre la pollution de l'eau dans plus de 20 provinces pour un investissement total de 29,64 milliards de yuans (soit 4,9 milliards de dollars) et c'est pourtant pour cette même brasse de fric que la pollution a atteint partout en chine des sommets. Pendant que les riches sont à la corbeille, chaque parcelle du pays offre désormais ces constats inattendus.

© Nature Alerte
L'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) a indiqué jeudi que des mesures urgentes s'imposent pour améliorer la santé des ressources en sols de la planète qui sont limitées, et arrêter leur dégradation afin que les générations futures puissent répondre à leurs besoins en nourriture, en eau, en énergie et en matières premières.

A son assemblée plénière à Rome, le Partenariat mondial sur les sols (GSP) de la FAO a approuvé une série de plans d'action visant à sauvegarder les ressources en sols qui sont le fondement même de la production agricole mondiale.

Au nombre des recommandations figurent la mise en œuvre de réglementations rigoureuses et d'investissements correspondants des gouvernements en vue de la gestion durable des sols qui contribuera à l'éradication de la faim, de l'insécurité alimentaire et de la pauvreté.

« Le sol est la base même de l'alimentation humaine et animale, de la production d'énergie et de fibres », a déclaré la Directrice générale adjointe de la FAO, 

Maria Helena Semedo, dans un communiqué de presse. « Sans les sols, aucune vie sur terre n'est possible, et lorsque des sols disparaissent, ils ne peuvent se renouveler à notre échelle de temps. L'accélération du rythme actuel de dégradation des sols menace la capacité des générations futures de satisfaire leurs besoins fondamentaux ».

« C'est pourquoi l'adoption de plans d'action mondiaux pour l'exploitation durable et la protection des sols est un accomplissement majeur. Mais nous ne pouvons pas arrêter en si bon chemin. Nous avons besoin d'un engagement de la part des pays et de la société civile pour traduire les plans en action. Cela nécessite une volonté politique et des investissements pour sauver les précieuses ressources en sols dont dépendent nos systèmes de production vivrière », a-t-elle ajouté.

A l'échelle mondiale, la superficie de sols productifs est limitée et subit la pression croissante des conflits d'utilisation (agriculture, foresterie et pâturages/parcours, urbanisation, production énergétique et extraction de minéraux), ont mis en garde les experts à la réunion du Partenariat.

Les sols représentent au moins un quart de la biodiversité de la planète et jouent un rôle clé dans l'approvisionnement en eau propre et la résilience face aux inondations et à la sécheresse. Mais surtout, toute la vie végétale et animale dépend des cycles des nutriments liés aux processus des sols.

Si certaines parties de l'Afrique et de l'Amérique du Sud présentent des possibilités d'expansion de l'agriculture, selon la FAO, la population mondiale, qui devrait dépasser les 9 milliards d'habitants d'ici 2050 – ce qui se traduira par une hausse de 60% de la demande de nourriture, de fourrage et de fibres – exacerbera la pression sur les ressources en terres.

Environ 33% des sols sont modérément ou fortement dégradés par l'érosion, l'épuisement des substances nutritives, l'acidification, la salinisation, le compactage et la pollution chimique.

Les dégâts qui en résultent se répercutent sur les moyens d'existence, les services écosystémiques, la sécurité alimentaire et le bien-être des populations.

Les sols peuvent contribuer au changement climatique tout en en subissant les effets. Par exemple, la gestion durable des ressources en terres peut atténuer à la fois le changement climatique, grâce au piégeage du carbone et à la réduction des émissions de gaz à effet de serre, et les processus de désertification.

Le Partenariat mondial des sols, qui rassemble un vaste éventail d'acteurs gouvernementaux ou non, souligne la nécessité pour les gouvernements de préserver leurs sols et de faire des investissements ciblés. Un mécanisme pour la santé des sols (Healthy soils Facility) a été mis en place dans ce but.


Source © UN.org
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vendredi 25 juillet 2014
Les orages de mercredi dernier ont déversé plus de 1 cm de pluie sur le plus grand feu de forêt de l'histoire de l'état de Washington, mais ces averses n'ont malheureusement pas été suffisant pour en éteindre totalement les flammes.

«Il en faudrait beaucoup plus que cela», a déclaré Andrew Sandri, porte-parole des pompiers du feu appelé  "Carlton".

L'incendie a déjà détruit plus de 250 000 hectares de foret, 2.500 pompiers sont à pied d'oeuvre pour tenter de le contrôler, néanmoins grâce à ces intempéries de mercredi,  55 % de l'immense foyer de flammes étaient contenu hier, toutes les équipes se concentrent désormais sur le front des feux encore existants.

Environ 150 maisons ont été entièrement détruites et on déplore un décès (un homme est mort d'une crise cardiaque).

Mercredi matin le président Barack Obama a déclaré l'état d'urgence sur l'état de Washington. Cette déclaration autorise la Federal Emergency Management Agency et le Department of Homeland Security des États-Unis à coordonner les secours et les organismes étatiques à financer d'urgence les ressources necessaires aux actions humanitaires.

Ces ressources supplémentaires permettront d'aider les milliers de personnes touchées par ces incendies, a déclaré le gouverneur Jay Inslee. "J'apprécie la réponse rapide du président "

Le gouverneur a également demandé des ressources fédérales supplémentaires, y compris l'aide de l'US Army Corps of Engineers pour aider aux évaluations des dégats, aux planifications des aides et à l'installation de groupes électrogènes d'urgence pour rétablir le courant aux communautés endommagées par le feu. Il s'agit notamment de rétablir les systèmes de distribution d'eau potable et des systemes de traitement des eaux usées qui sont les premières urgences sanitaires.

S'exprimant lors d'une collecte de fonds mardi à Seattle, M. Obama a déclaré cet immense incendie, ainsi que d'autres incendies dans l'Ouest du pays, peuvent sans aucun doute être désormais attribués au changement climatique.

Àvec plus de 250 000 hectares déjà dévastés, le feu Carlton est désormais devenu le plus grand feu de foret de l'histoire de l'état de Washington, plus grand que le précédent record, celui de l'incendie du Yacolt Graver en 1902, qui avait consommé 238 920 hectares dans le sud-ouest de Washington, selon HistoryLink.org.

© Nature alerte
Depuis avril 2014, le taux de CO2 dans l’atmosphère, deuxième principal gaz responsable de l'effet de serre après la vapeur d’eau, a atteint 400 ppm (parties par million). Et depuis 4 mois il n’est quasiment plus jamais descendu dessous. 

Pour le climatologue Xavier Fettweis, de l'ULg, ce n'est pas une raison pour relâcher les efforts de réduction des émissions, au contraire.

Pour exprimer les choses autrement, l’air que nous respirons est composé dorénavant d’environ 0,04% de CO2, pour 78% d’azote, 21% d’oxygène et le reste d’autres gaz. 

C’est une quantité infime pour nous, mais pourtant lourde de conséquences sur le climat mondial. Pour comparer, les mesures effectuées dans les glaces très anciennes (400.000 ans) des pôles permettent d’établir que la concentration de CO2 était de 200 ppm pendant les glaciations et de 280 ppm pendant les périodes de réchauffement naturel. 

Avant la révolution industrielle du XIXe siècle, le taux était toujours à 278 ppm. 

Avec une concentration de 400 ppm, on a atteint en avril dernier un seuil jamais atteint depuis que l’Homme est apparu sur terre. Et il ne s’agit pas d’une mesure ponctuelle due à un effet de pollution local : l’OMM (Organisation Météorologique Mondiale) a confirmé que les stations de mesure de tout le réseau de Veille de l'Atmosphère Globale de l’hémisphère nord avaient enregistré des valeurs supérieures à 400 ppm depuis le printemps dernier.



Poursuivre les efforts, absolument

Xavier Fettweis, mathématicien et climatologue, est un chercheur de l’ULg spécialisé en modélisation du climat et en glaciologie. Pour lui, la situation est préoccupante mais pas désespérée : 

"Le CO2 augmente, c’est un fait, mais la température n’augmente pas dans la même proportion. Les deux sont liés, certes, mais pas de façon linéaire, c’est beaucoup plus compliqué que cela. Pour une même hausse de concentration de CO2, les modèles climatiques prévoient des hausses de température différentes." 

Il explique que si le CO2 continue à augmenter, c’est d’une part parce que nous ne faisons pas assez d’efforts de réduction, et d’autre part parce que le système atmosphérique présente une certaine inertie. 

"Le CO2 reste une centaine d’années dans l’atmosphère ; même si on arrêtait les émissions du jour au lendemain, sa concentration ne diminuerait pas avant longtemps. Mais il faut intensifier les efforts, de manière à maintenir le réchauffement à 2°C, ce qui ne serait pas trop lourd de conséquences. 

Il n’y a pas d’actions inutiles. On peut réellement influer sur la composition de l’atmosphère : pour le méthane, un gaz beaucoup plus actif que le CO2 en termes d’effet de serre, on a de bonnes nouvelles. Le taux est actuellement stabilisé. On a pu le constater assez rapidement car le temps de résidence du méthane est beaucoup moins long. C’est la même chose avec le SO2 (dioxyde de soufre), responsable entre autres des pluies acides dont la concentration est déjà en train de diminuer à cause d'une diminution sensible de nos émissions de soufre (engrais, industrie...) depuis les années 90. Mais pour le CO2 c'est plus lent et il ne faut plus attendre pour agir."


Source © Patrick Bartholomé / RTBF



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Selon l'Agence américaine océanique et atmosphérique (NOAA), le mois de juin 2014 a été le plus chaud dans le monde depuis le début des relevés des températures en 1880. 

Ce nouveau record de température à l'échelle mondiale confirme la tendance à long terme du réchauffement climatique en cours. En juin 2014, la température moyenne combinée à la surface des sols et des océans a atteint 16,22 degrés Celsius, soit 0,72 °C au-dessus de la moyenne (15,5 °C) du 20e siècle pour ce mois-là, dépassant ainsi le dernier record de chaleur pour juin, qui remontait à 2010, précise la NOAA. 

Ce record a été particulièrement marqué dans l'hémisphère Nord avec une anomalie positive moyenne de 0,81 °C, contre + 0,63 °C pour l'hémisphère sud.  Au niveau des terres émergées, la température moyenne fut de 0,95 °C au-dessus de la moyenne du 20e siècle (située à 13,3 °C), il s'agit du 7e mois de juin le plus chaud sur terre. 

C'est au niveau des océans que l'augmentation des températures a été la plus notable : + 0,64°C par rapport à la moyenne du 20e siècle (située à 16,4°C) : c'est le mois de juin le plus chaud depuis 1880 pour les océans. "Comme en mai, des zones éparpillées à travers tous les principaux bassins océaniques ont également connu des records de chaleur" précise la NOAA. 

En outre, juin 2014 est le 38e mois de juin consécutif ayant une température moyenne supérieure à la moyenne du 20e siècle pour ce même mois. La dernière fois que la température d'un mois de juin a été inférieure à cette moyenne remonte à juin 1976. 

Autre indicateur qui ne trompe pas sur le réchauffement climatique en cours : il faut remonter près de 30 ans en arrière pour trouver un mois dont la température est en-dessous de sa température moyenne au 20e siècle, c'était en février 1985… 

La première moitié de 2014 a été bien chaude Sur le premier semestre 2014, la température moyenne combinée terres-océans est de 0,67 °C au-dessus de la moyenne du 20e siècle (13,5 °C) : à égalité avec 2002 pour la troisième période la plus chaude jamais enregistrée. De plus, à l'exception du mois de février 2014, chaque mois respectif du premier semestre 2014 est classé dans les 4 premières places des mois les plus chauds depuis 1880. 

Déjà le mois de mai 2014 avait été le plus chaud dans le monde depuis le début des relevés de températures en 1880, dépassant le précédent record de mai 2010. 

"La majorité de la planète a fait face à des températures mensuelles supérieures à la moyenne, avec des records de chaleur dans des régions du sud-est du Groenland, du nord de l'Amérique du Sud, ou encore des zones de l'est et du centre de l'Afrique, ainsi que des parties du sud et du sud-est de l'Asie", indique la NOAA. 

Le mois de juin 2014 en France : 

En France, le mois de juin 2014 a été le 5e mois le plus chaud de tous les mois de juin en 115 ans, avec une anomalie positive de température de 1,3°C par rapport à la normale (1981-2010). 

Notons la forte activité orageuse pendant le premier semestre 2014 en France : le réseau de détection de la foudre de Météorage a enregistré environ 170 000 éclairs nuage-sol au cours des six premiers mois de l'année, soit un niveau de foudroiement qui dépasse d'un peu moins de 10% la moyenne des 20 dernières années. 

Cette très forte activité orageuse s'est notamment illustrée pendant le mois de juin 2014, 4e mois le plus actif des mois de juin durant ces 20 dernières années, indique Météo-France. Avec 120 000 éclairs nuage-sol, juin 2014 représente plus de 70% de l'activité de ces 6 premiers mois. 

L'épisode orageux le plus important a eu lieu les 9 et 10 juin, durant lequel près de 36 000 éclairs nuages-sols ont été enregistrés sur la France. Toutefois, Météorage a enregistré pour la seule journée du 20 juillet 2014, presque 80 000 éclairs ! L'activité orageuse a parcouru le pays d'ouest en est tout au long du weekend, touchant de très nombreux départements. Rappelons que vous pouvez suivre en temps quasi réel l'activité orageuse sur la France et une partie de l'Europe. 


La sécheresse catastrophique qui touche l'ouest des États-Unis met à rude épreuve les nappes d'eau souterraines et menace l'approvisionnement en eau dans cette région où vivent 40 millions de personnes, préviennent des chercheurs dans une étude publiée jeudi.

Dans le cadre de leur étude, les scientifiques se sont penchés sur les sept États (Arizona, Colorado, Utah, Wyoming, Californie, Nouveau-Mexique et Nevada) qui composent le bassin du fleuve Colorado.Les 14 dernières années sont les plus sèches jamais enregistrées depuis un siècle, concluent les chercheurs. Et, fait aggravant, les trois quarts des pertes en eau proviennent du sous-sol.

Au total, le volume des pertes hydrauliques dans le bassin équivaut à près du double du volume du Lac Mead, le plus grand réservoir d'eau des États-Unis, qui alimente notamment Las Vegas, souligne l'étude parue dans la publication 

Geophysical Research Letters.

Des données satellitaires couvrant la période de 2004 à 2013 mettent en évidence une perte de 65 km3 d'eau douce dans l'ensemble du bassin.

«C'est une perte énorme. Nous nous doutions que la situation était mauvaise, mais, à ce point-là, c'est vraiment choquant», a expliqué Stephanie Castle, auteur principal de l'étude et spécialiste des ressources hydrauliques à l'université de Californie.

Pire, «nous ne connaissons pas avec précision le volume d'eau qui reste en sous-sol, nous ne pouvons donc pas prévoir quand ces réserves seront épuisées», a ajouté Mme Castle.

Les données ont été fournies par le satellite GRACE, une mission conjointe de la Nasa et de l'agence spatiale allemande destinée à effectuer des relevés sur la gravité terrestre. Le satellite a mesuré les variations de la force gravitationnelle de la région, en fonction de la baisse des réserves d'eau.

Selon les experts, il est aisé de déterminer les niveaux des lacs et cours d'eau, mais la tâche est autrement plus ardue pour les aquifères, ces poches d'eau souterraines, d'où l'importance des données établies par satellite.

Le bassin du Colorado fournit en eau 40 millions de personnes et irrigue environ 1,6 million d'hectares de terres cultivées.

Source © Le Monde

Beijing a fermé mercredi une grande centrale à charbon et l'a remplacée par une centrale thermique au gaz afin de réduire la pollution.

La Centrale thermique de Gaojing, filiale de l'entreprise d'Etat China Datang Corporation, a fermé six générateurs, a annoncé la commission municipale du développement et de la réforme de Beijing.

Il existe quatre grandes centrales à charbon dans la capitale chinoise. La Centrale thermique de Gaojing, vieille de 50 ans, est la première à fermer. Les trois autres fermeront d'ici fin 2016.

A Beijing, quatre centrales thermiques au gaz sont en cours de construction. La ville s'est fixé pour l'année 2016 l'objectif de réduire la consommation de charbon de 9,2 millions de tonnes, les émissions de dioxyde de soufre de 10.000 tonnes, les émissions de monoxyde d'azote de 19.000 tonnes et la poussière de 3.000 tonnes par an.

L'indice PM2,5 à Beijing était en moyenne de 91,6 microgrammes par mètre cube au premier semestre, soit une baisse de 11,2% en base annuelle.

Ces particules fines dont le diamètre est inférieur à 2,5 micromètres sont accusées d'être responsables du smog. L'indice PM 2,5 de la capitale chinoise est nettement supérieur à la norme nationale de 35 microgrammes par mètre cube, selon un rapport du Bureau de protection de l'environnement de Beijing.

En septembre 2013, un plan quinquennal a été lancé à Beijing pour diminuer la consommation de charbon, promouvoir l'utilisation des énergies propres et réduire la capacité de production des grands pollueurs.

Source © China.org.cn
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Le 19 août 2013, 280 milliards de becquerels de césium 134/137 ont été rejetés du site par heure, contre 10 millions de becquerels/h habituellement, et ce durant quatre heures.

C'est le calcul qu'a expliqué la compagnie gérante de la centrale accidentée, Tepco, aux membres de l'Autorité de régulation nucléaire (NRA), reconnaissant que d'importantes quantités de poussières radioactives s'étaient échappées du réacteur 3 lors du déblaiement de ferrailles et détritus accumulés au-dessus. Cela porte le surcroît total à quelque 1 120 milliards de becquerels.

100 BECQUERELS PAR KILOGRAMME DE RIZ

Tepco, qui promet désormais de renforcer la surveillance et de mieux évaluer mensuellement le surplus de rejets, n'avait rien dit publiquement jusqu'à ce que le ministère de l'agriculture ne l'interpelle en mars après avoir constaté une nouvelle pollution radioactive dans la région de Minamisoma, à un peu plus de 20 kilomètres de la centrale.

Le ministère avait alors émis l'hypothèse que la contamination de rizières alentour ait pu être causée par le déblayage d'une forêt de ferrailles enchevêtrées sur la partie supérieure du réacteur 3. « Cette possibilité existe, nous ne pouvons pas l'écarter même si elle n'est pas prouvée », avait déclaré la compagnie.

Les bâtiments de trois des six tranches de la centrale Fukushima Daiichi avaient été emportés par des explosions d'hydrogène dans les jours suivant l'accident provoqué le 11 mars 2011 par un gigantesque tsunami, dû à un violent séisme de magnitude 9 au nord-est de l'archipel.

Quelque temps après les opérations de nettoyage sur le réacteur 3, le riz prélevé en quatorze endroits de la région de Minamisoma présentait un niveau de contamination en césium radioactif de plus de 100 becquerels par kilogramme, la limite légale. Ce riz n'a pas été mis sur le marché, mais le ministère en a informé Tepco et a souhaité que des mesures supplémentaires soient prises. « Nous avons renforcé la surveillance et la façon dont nous tentons d'empêcher le rejet de poussières radioactives », a assuré le porte-parole de Tepco qui affirme que le maximum sera fait lors des travaux de nettoyage du dessus du réacteur 1 qui doivent débuter prochainement.

Dans le cas présent cependant, ni le ministère de l'agriculture ni Tepco n'avaient prévenu la municipalité de Minamisoma des risques encourus lors de ce genre d'intervention. « Ils avaient le devoir de donner des explications à la municipalité », s'est plaint un responsable de Minamisoma sur la chaîne de TV publique NHK.

Source © Le Monde



Selon un bilan dressé jeudi à 9h00, quelque 155.000 personnes dans les provinces chinoises du Zhejiang, du Fujian et du Jiangxi ont été évacuées à la suite de l'arrivée du typhon Matmo dans le Fujian 
mercredi après-midi. 

Plus de 403.000 habitants ont été affectés depuis que Matmo a atteint mercredi à 15h30 le bourg de Gaoshan de la ville de Fuqing, accompagné de vents atteignant 30 m/s, a déclaré le ministère des Affaires civiles dans un communiqué. 

Un total de 500 maisons ont été détruites, et 1.100 hectares de terres cultivées ont été endommagées au Fujian, où les pertes économiques directes sont estimées à 310 millions de yuans (50 millions de dollars), selon le communiqué. Au Zhejiang, 135.000 personnes ont été affectées, et une centaine de maisons endommagées, tandis que les pertes économiques directes s'élèvent à 49 millions de yuans. Le Jiangxi a pour sa part dû reloger 1.900 habitants.
Le bilan du typhon Rammasun fait état de 62 morts et 21 disparus en Chine, selon les dernières données du ministère des Affaires civiles. 

Rammasun, le typhon le plus puissant à frapper la Chine en quatre décennies, a apporté des vents violents, des pluies torrentielles et des inondations dans quatre régions méridionales de niveau provincial, affectant plus de 11 millions de personnes au Guangdong, à Hainan, au Yunnan et au Guangxi, a indiqué le ministère dans un communiqué vendredi. 

Un total de 862.000 personnes ont été relogées et quelque 261.000 autres ont un besoin urgent de produits de première nécessité. Le typhon a provoqué des pertes économiques directes de 38,48 milliards de yuans (6,25 milliards de dollars). Les routes, les infrastructures d'alimentation en énergie et en eau ainsi que les télécommunications dans les régions sinistrées ont été gravement endommagées, ajoute le communiqué.

Source © Chine Info
Les gènes des personnes exposées aux pesticides sont affectés sur plusieurs générations. Une récente étude souligne les effets nuisibles des pesticides chimiques.

Les pesticides font décidément des remous depuis quelque temps : un projet de loi pour l’agriculture est voté au Sénat, un plan anti-pollution est lancé dans toute la France… et une nouvelle étude américaine paraît ce vendredi dans PLOS One. 

Réalisée par des chercheurs de l’Université de Washington, elle révèle que les gènes des personnes exposées aux pesticides pourraient transmettre les effets nuisibles de ces produits aux trois générations suivantes.

De génération en génération

Les recherches ont été effectuées sur des rats et s'appuient principalement sur un type de pesticide : le Méthoxychlore (MXC). Plusieurs études scientifiques ont déjà prouvé que ce pesticide pouvait gêner le développement et le fonctionnement de l'appareil génital. Interdit aux Etats-Unis depuis 2003 pour son caractère très toxique, ce produit reste pourtant utilisé dans beaucoup de pays à travers le monde.

En exposant des rats de laboratoire à ce produit, les chercheurs ont constaté une augmentation des risques de développer des maladies ovariennes, rénales. Les trois générations suivantes sont aussi plus exposées à l'obésité. « Ce pesticide peut affecter le mode d’activation des gènes transmis, sans subir de mutation génétique. 

Ainsi, si l’arrière-grand-mère est obèse ou atteinte d’une maladie ovarienne, l’arrière-petite-fille pourrait rencontrer les mêmes problèmes », conclut Michael Skinner, l’auteur principal de l’étude.

L’autisme peut être provoqué par les pesticides

D’autres études ont déjà mis en garde contre les dangers d’une exposition aux pesticides. L’une d’elles, parue le 23 juin dernier dans Environmental Health Perspectives,révélait que le risque de donner naissance à des enfants autistes était augmenté de 66 % chez les femmes enceintes exposées à des produits chimiques agricoles.

En France, les autorités sanitaires ont entrepris le premier plan d’action d’observation en 2008. Depuis, de nombreux risques de développer des maladies graves en s’exposant à ces produits ont été détectés. Le 13 juin, l’Inserm publiait un rapport dans lequel il soulignait le risque de cancer de la prostate et de maladies neurodégénératives telles que la maladie de Parkinson.

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