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jeudi 6 mai 2021

 

1000 rivières sont responsables de près de 80% des émissions mondiales de plastique fluvial dans les océans, selon une nouvelle étude de l'ONG "The Ocean Cleanup" publiée dans Science Advances.

Leur modèle suggère qu'au lieu d'une poignée de grands fleuves continentaux, jusqu'alors présumés responsables des émissions de plastique dans les océans, leur étude étalée sur 3 ans révèle, qu'un grand nombre de petits et moyens fleuves jouent aussi un rôle significatif dans l'afflux de plastique par les fleuves dans les océans. Aujourd'hui les chercheurs en dénombre au moins mille.

Ces 1000 rivières et fleuves peuvent présenter des caractéristiques très différentes, y compris leur largeur ,la dynamique de leur débit, le trafic maritime et les urbanisations qu'elles traversent.

Un large éventail de mesures d'atténuation doit être appliqué sur ces rivières à travers le monde pour réduire considérablement la quantité de déchets plastiques entrant dans les océans

Depuis trois ans, les chercheurs de The Ocean Cleanup travaillent à répondre à ces questions pour réduire efficacement la pollution plastique océanique. 

L'étude - publiée aujourd'hui dans Science Advances - estime qu'environ 1000 rivières représentent près de 80% des émissions mondiales de plastique fluvial dans les océans, composées d'un grand nombre de petites et moyennes rivières. 

Bien que ce nombre soit beaucoup plus élevé que les estimations précédentes (plus de 100 fois), il ne représente que 1% des rivières dans le monde, ce qui signifie que la résolution du problème de la pollution plastique des océans est faisable. 

En adoptant collectivement une approche globale avec diverses technologies pour cibler les rivières les plus polluantes dans le monde, nous pouvons réduire drastiquement l'afflux de plastique dans les océans.

En collaboration avec des chercheurs de diverses institutions et organisations dans le monde, nous avons créé un nouveau cadre de modèle pour notre étude et inclus les données de 136 mesures sur le terrain, représentant 67 rivières dans 14 pays sur 3 continents différents, collectées entre 2017 et 2020 pour calibrer et valider notre modèle d'étude. Nous avons travaillé avec 60 experts en sciences de la terre et du plastique pour paramétrer notre modèle probabiliste.

Pour notre étude nous avions besoin de créer un modèle qui simule le transport fluvial mondial du plastique jusqu'aux océans, nous avions besoin d'un ensemble de données mondiales, reliefs, débits, centres urbains traversés, état des sols, etc. 

En utilisant des données de relief (DEM), la direction d'écoulement (HydroSHEDS), les données de ruissellement (GRUN), les données d'utilisation des terres (GLC2000), les données de précipitations et de vent (WorldClim2), nous avons pu calculé le réseau fluvial mondial et classer les rivières en fonction de leur terrain caractéristiques, la distance de chaque endroit sur Terre vers le fleuve le plus prés et l'océan le plus proche, et de calculer les probabilités pour qu'un déchet plastique s'évacue par un reseau fuvial vers l'océan. 

Nous avons ensuite calculé la probabilité que des déchets plastiques mal gérés qui atteignent l'océan dans chaque cellule de la grille sur la carte mondiale de notre étude. Cette probabilité d'émission de plastique a été ensuite multipliée par le nombre de déchets plastiques mal gérés correspondants aux données d'accumulation dans un bassin fluvial étudié jusqu'à son embouchure

Comme pour toute estimation d'un modèle de cette ampleur, il est possible que la charge d'une rivière spécifique diffère des prévisions du modèle. Les raisons en sont peut-être que les données  d'une région soit imprécises, que les structures physiques près de l'embouchure d'une rivière ne soit pas prises en compte, que les horaires des mesures (par exemple après un événement de pluie extrême ) soient fausses.

Le voyage du plastique vers l'océan peut être chaotique, non linéaire, avec des cycles répétés d'échouages engendrant une re-modélisation le long des rivières. Pour prévoir cette trajectoire, nous devons tenir compte de nombreux facteurs. 

Dans cette étude, nous avons cherché à simuler le voyage des plastiques mal gérés abandonnés dans la nature, de l'endroit où ils étaient, jusqu’à la  rivière dans laquelle ils peuvent engouffrer, et enfin, comment et par quel voyage aquatique il se retrouve dans l'océan. Nous avons inclus les données météos mondiales des précipitions et des vents comme forces motrices supplémentaires. Ces deux nouveaux paramètres ont rendu les résultats plus fiables et nous ont permis de différencier les bassins fluviaux aux climats variables.

Les caractéristiques du terrain sur lequel le plastique peut être transporté jouent également un rôle important dans le voyage du plastique. Les zones urbaines goudronnées avec ou sans canaux de drainage déplacent le plastique avec moins d'effort que dans les zones densément végétalisées.

Nous avons donc inclus l'utilisation des sols et leur pentes de terrain pour différencier les différents paysages. De plus, nous avons tenu compte de la taille des rivières qu'un déchet risque de rencontrer, car les grandes rivières ont tendance à faciliter le transport du plastique plus que les petites rivières moins profondes.

En prenant en compte toutes ces données, nous avons pu calculer combien de déchets plastiques sont transporté par les bassins fluviaux dans le monde, et dans quelles conditions ils sont transportés jusqu'aux embouchures.

Notre étude révèle qu'environ 1000 rivières représentent près de 80% des émissions annuelles de plastique dans les océans mondiales, variant entre 0,8 million et 2,7 millions de tonnes métriques par an, les petites rivières urbaines étant parmi les plus polluantes.

Ces 1000 rivières les plus polluantes ont des caractéristiques variables et sont réparties sur notre planète. Certains d'entre elles sont réputées pour leurs immenses dimensions, comme l'Amazonie et le Congo; cependant, la plus grande partie des rivières contributrices sont des rivières de petite et moyenne taille.  

Les cinq principaux pays émetteurs de plastique sont tous situés en Asie (Philippines, Inde, Malaisie, Chine et Indonésie), qui contribue le plus au transport du plastique fluvial avec 79,7% des émissions.

Fait intéressant, l'Asie représente environ 60% de la population mondiale, des archipels comme l'Indonésie, les Philippines et la Malaisie étant les pays les plus susceptibles d'émettre du plastique dans l'océan. Ces pays ont des côtes très importantes par rapport à leur masse continentale et des taux de précipitations pluviales élevés. Il est aussi a noté qu'une fraction importante de la population vit à proximité de rivières et des côtes maritimes.

Le nombre élevé et la répartition géographique de ces fleuves exigent que les pays, les gouvernements et les organisations concernés par cette pollution de leurs fleuves prennent des mesures. La variabilité des types de rivières devrait impliquer un large éventail de technologies et d'initiatives pour empêcher le plastique de pénétrer dans les rivières et les océans.

L'arrêt des plastiques à l'embouchure des rivières avec des technologies barrages sont possibles ils sont à compléter avec le nettoyage des berges et d'autres mesures telles que des bennes et poubelles à déchets et des filets filtrants. 

Des solutions terrestres avant l'arrivée des déchets plastiques dans les rivières telles que des cadres réglementaires améliorés, la conception de produits durables, les modèles de consommation circulaire et une gestion des déchets plus avancée sont essentielles pour aider à cibler la pollution plastique à la source.

© Nature Alerte

Pour explorer et utiliser à bon escient la carte interactive de cette étude c'est ICI





 

Près de 170 phoques d’une espèce menacée ont été retrouvés morts ces trois derniers jours au bord de la mer Caspienne, dans la république russe du Daguestan, ont indiqué jeudi à l’Agence France Presse (AFP) des chercheurs. 

«Ce sont des animaux morts que nous avons vus, photographiés et dont nous avons noté les coordonnées GPS», a affirmé Viktor Nikiforov, du centre de recherches «Mammifères marins» de Moscou.

Selon le chercheur, les phoques ont été retrouvés dans une zone à 100 kilomètres au sud de Makhatchkala, la capitale du Daguestan, et dans une autre à une cinquantaine de kilomètres au nord de cette ville. «C’est peut-être lié à une pollution industrielle, à la pêche ou au braconnage, quand les phoques se prennent dans les filets, ou encore aux conséquences du changement climatique. Ou à plusieurs de ces causes à la fois», a affirmé Viktor Nikiforov.

Selon lui, il faudrait désormais une «surveillance sérieuse» pendant plus d’un an des phoques retrouvés morts pour identifier précisément les causes du sinistre. Contactée par l’AFP, l’Agence fédérale russe de la Pêche dans le Caucase du Nord a indiqué avoir envoyé sur place des inspecteurs pour effectuer un nouveau comptage. Le Comité d’enquête, chargé des principales investigations en Russie, a également annoncé avoir lancé des vérifications.

Pollution industrielle

La mer Caspienne, la plus grande mer fermée au monde, borde cinq pays: la Russie, l’Iran, le Kazakhstan, le Turkménistan et l’Azerbaïdjan. Elle comptait au début du XXe siècle plus d’un million de phoques (Pusa caspica), dont il ne reste aujourd’hui que 68’000 spécimens adultes, selon l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), qui considère l’espèce «en danger».

Chassé intensément jusqu’à une époque récente, ce mammifère pâtit désormais surtout de la pollution industrielle qui le rend notamment stérile. 

Selon l’ONU, cette pollution est liée à l’industrie pétrolière, à des déchets radioactifs et industriels, ou encore à d’importants volumes d’eaux usées. La faune et la flore de la Caspienne souffrent également de la baisse du niveau de la mer provoquée par le changement climatique, la hausse des températures entraînant une évaporation de l’eau.

© AFP


 

La pollution aux particules fines dépasse les normes sanitaires dans les cours d'école, selon une étude menée par Airparif dans 44 établissements scolaires parisiens,

A Paris, lorsqu’ils jouent dans la cour de leur école, les enfants sont exposés à des niveaux de particules fines qui dépassent les normes sanitaires. C’est la conclusion d’une étude menée par Airparif, pour le compte de la Ville de Paris, et dont les résultats ont été présentés mardi soir aux enseignants et représentants de parents d’élèves des établissements concernés. 

Les mesures ont été réalisées pendant un an, de septembre 2019 à septembre 2020, dans 44 établissements de la capitale (crèches, écoles et collèges) et dans plusieurs rues adjacentes, grâce aux stations fixes d’Airparif et à des microcapteurs, financés par Bloomberg Philantropies.

Les murs efficaces contre le dioxyde d’azote

Les résultats de cette étude dresse une situation contrastée selon les polluants. En ce qui concerne le dioxyde d’azote (NO₂), principalement issu du trafic routier et notamment des véhicules diesel, les niveaux mesurés sont inférieurs aux recommandations de l’Organisation mondiale de la santé (OMS). 

Par ailleurs, l’étude confirme que ces taux diminuent significativement à mesure qu'on s’éloigne du trafic routier. Airparif relève ainsi une baisse de 36% en moyenne des concentrations de NO₂ dans les cours d’école par rapport aux rues adjacentes, les bâtiments et les murs ayant un « effet écran ». Seule la cour de l’école Etienne Marcel (2e arrondissement), qui ne possède pas de mur de séparation, affiche le même taux de pollution que la rue.  

La pollution aux particules fines toujours trop importante

En revanche, pour les particules fines (PM2.5), il n'y a pas pratiquement pas de différences entre la situation dans la rue et dans les cours d'école. "Ce polluant est émis par de nombreuses sources et pas principalement par le trafic routier. Les concentrations sont donc spatialement plus homogènes", explique Airparif. Conséquence, tous les établissements présentent des taux de concentrations de particules fines supérieurs aux recommandations de l’OMS. 

Pour espérer faire baisser ce polluant dans les cours d’école, il faut donc s'attaquer à la pollution de fond. La Ville de Paris prévoir d’interdire la circulation de tous les diesels d’ici à 2024 et des essences en 2030. Par ailleurs, elle a mis en place  le dispositif "rues aux écoles" qui rend les abords de 155 établissements piétons ou limite très fortement le trafic routier.

 

Concernant la pollution des rivières en Bretagne, à chaque fois, il s’agit d’un déversement ou d’une fuite « accidentelle » de lisier, en provenance d’un élevage de bétail ou d’une usine de traitement des matières fécales animales.

Ce samedi 1er mai, plus de 300 personnes se sont donné rendez-vous au village de Penzé, dans le nord du Finistère, pour protester contre la pollution des cours d’eau bretons. Riverains et défenseurs de l’environnement dénoncent la responsabilité des élevages et de l’industrie agricole dans ces drames successifs qui frappent leurs rivières. 

L’augmentation des pollutions

L’épisode de pollution le plus récent a eu lieu à Taulé, une commune de 3 000 habitants non loin de Morlaix. Le 2 avril dernier, des pêcheurs découvrent avec stupeur que 100 à 150 mètres cubes de lisier, un mélange liquide d’excréments animaux, ont été déversés dans un affluent de la Penzé, au niveau du lieu-dit du Moulin du Roy.

En moins d’une journée, plus de trois kilomètres de rivière sont ravagés par cette « eau noire » surchargée d’azote, de phosphore et de potassium, des composés chimiques fertiles à faible dose, mais qui, quand ils sont trop concentrés, provoquent des phénomènes d’eutrophisation : l’eau est privée d’oxygène, la vie aquatique est asphyxiée. 

« Sur cette portion, tous les poissons sont morts, des milliers de poissons, toutes espèces confondues », déclare à France Info Thomas Villette, technicien de l’Association agréée pour la pêche et la protection du milieu aquatique (AAPPMA) de Morlaix.

Truites, vairons, loches, lamproies, saumons : le lendemain, samedi 3 avril, quatre pêcheurs recueillent dans le cours d’eau, en moins de quarante-cinq minutes, plusieurs centaines de poissons morts.

Le Jaudy en 2017, le Jet, la Flèche et le ruisseau de la pointe du Millier en 2018, le Quillimadec, le Stang, la Mignonne et la rivière de Keropartz en 2019, le Naïc et l’Ellé en 2020…

En Bretagne, les signalements de pollution se suivent et se ressemblent. Chaque fois, il s’agit d’un déversement ou d’une fuite « accidentelle » de lisier, en provenance d’un élevage de bétail ou d’une usine de traitement des matières fécales animales.

Fin février 2021, un mois à peine avant la Penzé, 300 000 litres de lisier se sont échappés d’un élevage de porcs au Trévoux, dans le pays de Quimperlé (Finistère sud). Le Bélon, un petit fleuve côtier rejoignant la mer, a été ravagé sur sept kilomètres, alors que le cours d’eau était classé « en bon état écologique » et entretenu « avec soin par les pêcheurs du secteur », écrit l’association Eau & Rivières de Bretagne.  

Selon une enquête de France Info, plusieurs sources montrent que les épisodes de pollution n’ont cessé d’augmenter, en Bretagne, ces quinze dernières années. En juin 2019, une lettre d’information agricole évoquait par exemple 23 cas de fuite accidentelle de lisier de porcs ou de bovins en 18 mois.

Plus récurrente que jamais, cette situation semble également incontrôlable, puisque tous les accidents ne sont pas inventoriés et ne peuvent faire l’objet d’une instruction.

Début avril, la rivière Penzé a été polluée sur plus de 3 km avec des impacts à venir sur les activités conchylicoles présentes à l’estuaire. – Crédit : Eau et Rivières de Bretagne

Une pollution à long terme

Lorsque de grandes quantités de lisier polluent une rivière, il faut à celle-ci « au moins dix ans pour retrouver [son] écosystème », témoigne Philippe Bras, président de l’AAPPMA de Morlaix. Après le premier passage mortel des excréments liquides, « une partie de la chaîne trophique se reconstitue, mais elle s’affaiblit », ajoute Renaud Layadi, membre de la Commission locale de l’eau Flèche Bas-Léon.

Manquant de protéines, les espèces les moins résistantes disparaissent, la taille moyenne des autres réduit.

« C’est donc l’ensemble du stock, déjà altéré par les effets directs de la pollution, qui subit les années suivantes un tassement de sa capacité de renouvellement. »

La pollution de la Penzé, en avril, est aussi liée à l’industrie agricole locale : dans l’un « des plus gros élevages porcins du département » appartenant à la société anonyme Kerjean, « une opération de débouchage de canalisation mal maîtrisée » aurait entraîné un débordement des fosses de traitement, sans que personne sur le site ne s’en aperçoive ni qu’aucun « dispositif de rétention fonctionnel » n’empêche le lisier de s’écouler jusqu’au cours d’eau, note Eau & Rivières de Bretagne. 

À l’appel d’un collectif de riverains baptisé « Penzé Polluée », un grand rassemblement s’est ainsi tenu le 1er mai dans le village du même nom. Relayé par les associations locales de pêcheurs, des organisations environnementales et des partis politiques comme l’Union démocratique bretonne, l’événement avait pour but d’alerter l’opinion publique, de « libérer la parole » et d’appeler les pouvoirs publics à mettre davantage de moyens dans la lutte contre la pollution.  

L’impunité des pollueurs

La Bretagne est l’une des régions agricoles les plus importantes de France. Selon l’Insee, la région produit à elle seule 58 % des porcs français. Cette production considérable de bétail et de volailles destinés à la viande est réalisée dans 25 500 exploitations.

Élevage, abattage, transformation, préparation, fabrication, commerce de gros, toute la filière agroalimentaire y est présente, traitant des millions de tête par an. 

Dans un élevage naisseur-engraisseur de taille moyenne, un porc charcutier produit 480 litres de lisier au cours de son existence, une truie 6,2 mètres cubes, ce qui implique d’inscrire la plupart de ces exploitations parmi les Installations classées pour l’environnement (ICPE), censées être suivies par les pouvoirs publics et respecter un certain nombre de normes.

Selon Aria, la base de données du Bureau d’analyse des risques et pollutions industriels (Barpi), 50 % des fuites de lisier enregistrées depuis 2008 auraient pour cause une erreur humaine, 44 % un défaut des équipements ou des installations et 11 % seulement des intempéries.

Cela veut dire que l’écrasante majorité des accidents pourraient être évités, si l’État ne faisait pas preuve d’un laxisme affligeant vis-à-vis des pollueurs.

À Elliant, l’exploitation porcine ayant occasionné la pollution catastrophique de la Jet, en 2018, durant laquelle 50 tonnes de poissons ont été décimées dans une pisciculture voisine, a été récemment relaxé par le tribunal de Quimper, alors que l’éleveur s’en était déjà tiré avec une amende minimale de 1 500 euros pour un accident environnemental similaire en 2012.

À cette relaxe sans justification apparente s’ajoute le poids considérable, en Bretagne, du lobby de la viande, responsable d’un empoisonnement tout aussi important : celui de la vie locale et de la liberté d’informer.

© Augustin Langlade



 

Sept personnes sont décédées suite à des inondations qui ont touché lundi 3 mai au soir plusieurs localités de la wilaya de Médéa, selon un bilan provisoire de la protection civile.

Les premières victimes, un quinquagénaire et une filles de treize (13) ans, ont trouvé la mort à Beni-Slimane, après d’importantes inondations enregistrées dans cette commune, à 40Km à l’est de Médéa, provoquées par des pluies torrentielles qui ont également concernées les communes voisines de Bouskène, Sidi-Naamane, El-Azzizia, El-Omaria et Souagui, a-t-on indiqué.

Des dégâts matériels importants sont signalés au niveau de ces communes où plusieurs véhicules ont été endommagés par les inondations (plus de 125 véhicules endommagés jusque-là), alors qu’il a été enregistré la perte de nombreuses têtes d’ovin, dans la commune de Souagui, lors de l’effondrement d’une étable, a ajouté la même source.

Des secouristes de la protection civile, dépêchés en nombre, aussitôt l’alerte donnée, sont restés mobilisés toute la soirée pour rechercher d’autre victimes et sécuriser les habitations cernées par les eaux pluviales, a indiqué la protection civile, précisant que des unités sont maintenues sur place, en cas de nécessité.

Un bilan provisoire fait état de sept décès


mercredi 5 mai 2021

 

Ce nuage accompagné de trois trombes marines actives simultanément est apparu à Old Bar, près de Taree sur la côte nord de la Nouvelle-Galles du Sud en Australie, il été accompagné d'une tempête brève mais très intense suivie de chutes de grêle .

L'événement météorologique a été rapide, vif et éphémère mais suffisamment inhabituel pour être remarqué et filmé.

Selon d'autres témoins il semble que cinq trombes marines se soient même formées au large simultanément quelques temps auparavant.

Le Bureau of Meteorology (BoM) prédit une vague de froid et une pluie généralisée pour le reste de la semaine le long de la côte est de NSW.

© NA

 

Le climat ? Oui, si c’est une excuse pour recevoir des aides publiques supplémentaires. Non, si c’est pour véritablement transformer notre système économique. C’est ainsi que l’on pourrait résumer la position générale du CAC40 durant cette année 2020 marquée par la pandémie de Covid-19.

Côté pile, les grands groupes français ont continué à clamer haut et fort durant cette année de pandémie leur attachement à la transition et à la réduction des émissions de gaz à effet de serre. Et ils ont redoublé d’ardeur pour défendre leurs solutions technologiques de prédilection auprès des pouvoirs publics (hydrogène, voiture électrique, numérisation etc.).

Côté face, directement ou à travers leurs lobbys, ces mêmes groupes se sont opposés à ce que ces aides publiques soient conditionnées sur le plan écologique ou climatique. Et ils ont également tout fait pour réduire à néant les propositions formulées au mois de juin dernier par la Convention citoyenne pour le climat, dont certaines auraient pu affecter certaines de leurs activités et processus productifs.

Le CAC 40 en première ligne face aux “citoyens”

Dans son enquête Lobbys contre citoyens. Qui veut la peau de la convention pour le climat ?, l’Observatoire des multinationales a mis en lumière le travail de sape des industriels et de leurs alliés pour torpiller les propositions des « citoyens » avant même qu’elles ne parviennent à l’Assemblée nationale. Et ce alors qu’Emmanuel Macron s’était engagé à les transmettre « sans filtre » dans leur quasi-totalité. Ce travail de sape a particulièrement visé les propositions visant à encadrer ou limiter certaines activités ou certains biens de consommation problématiques, comme les liaisons aériennes inutiles, les SUV ou la publicité pour les produits polluants.

Plusieurs dirigeants du CAC40 ont manifesté publiquement leur opposition à la Convention climat. Le président de Renault Jean-Dominique Sénard a ainsi condamné le projet de taxer les véhicules les plus lourds (et donc les plus émetteurs) comme « complètement inutile » : « Le client est roi. Je ne vois pas pourquoi on devrait le culpabiliser ainsi. (...) On veut préserver les emplois dans la filière automobile ? Commençons par alléger la fiscalité sur la mobilité. » Du côté de Safran, on a dénoncé pêle-mêle « l’aviation-bashing » et le « climat délétère de la France » où « les gens ont tendance à surestimer l’impact de l’avion ». Mercedes Erra, présidente exécutive d’Havas (groupe Vivendi), a quant à elle mené l’offensive contre les propositions anti-publicité, estimant au final être parvenue à « convertir les politiques ».Le PDG de Saint-Gobain Pierre-André de Chalendar, enfin, s’est activé contre la création d’un crime ou même un simple délit d’écocide dans le droit français. Pas étonnant sans doute, si l’on se rappelle que son groupe est impliqué dans plusieurs affaires judiciaires importantes, dont l’une liée à sa responsabilité en matière de pollution aux PFC aux Etats-Unis.

Comme toujours, cependant, le lobbying le plus discret et le plus efficace s’est déroulé à l’abri des regards. À travers l’action de ses principaux lobbys comme l’Afep (Association française des entreprises privées), le Cercle de l’Industrie, France Industrie et bien entendu le Medef, c’est en réalité le CAC40 dans son ensemble qui a fait bloc contre les propositions des « citoyens », et plus généralement contre toute forme de conditionnalités aux aides publiques aux entreprises.

Le résultat parle de lui-même. Dans la loi « climat et résilience » qui doit être approuvée en première lecture ce mardi 4 mai à l’Assemblée nationale, toutes les propositions formulées par les “citoyens” qui étaient susceptibles d’entraîner des changements concrets ont été vidées de leur substance. Celles qui s’attaquaient au cœur de la machine à profits et à pollution (une taxe sur les dividendes pour financer la transition, un conditionnement strict des aides publiques à des critères environnementaux) ont purement et simplement disparu. Tous les amendements relatifs à la responsabilité climatique des entreprises, même ceux qui n’en appelaient qu’à une simple amélioration de la transparence dans ce domaine, ont été déclarés irrecevables par Richard Ferrand, le président de l’Assemblée nationale, de sorte qu’ils n’ont même pas été débattus...

Deux visions contradictoires

À travers le débat sur les propositions de la Convention citoyenne, ce sont deux visions radicalement différentes de la lutte contre le changement climatique qui s’opposent. Du côté des « citoyens » et de leurs soutiens, notamment au sein des associations écologistes, on fait le constat que réduire nos émissions implique des changements ciblés, qui souvent ne concernent que les franges les plus aisées de la population (ceux qui prennent l’avion, par exemple), et qui requièrent l’intervention de la puissance publique sous la forme de régulations, voire d’interdictions, et une supervision des entreprises concernées pour s’assurer qu’elles jouent bien le jeu. Car parvenir à réduire effectivement nos émissions requiert des transformations structurelles, dont les grandes entreprises et les pouvoirs publics ont la responsabilité.

Pour le CAC 40 et ses alliés, la seule intervention des pouvoirs publics qui vaille est d’ouvrir grand leur portefeuille pour que le secteur privé y puise autant d’argent que possible, sans avoir de comptes à rendre. Les grands groupes privilégient les solutions technologiques qui leur permettront de changer le moins possible leur modèle commercial et industriel. Dans certains cas, ces technologies existent déjà sous une forme relativement viable (comme la voiture électrique), dans d’autres cas elles sont encore des vues de l’esprit (l’hydrogène « vert », l’avion décarboné, etc.). Mais dans tous les cas, l’Etat est censé mettre la main à la poche pour favoriser leur développement et leur adoption, quand bien même leurs bienfaits effectifs pour le climat sont sujets à caution. Pour le reste, les grandes entreprises se dédouanent de toute responsabilité en se défaussant sur les prétendues préférences de leurs clients. Elles refusent donc qu’on leur impose une quelconque forme de contrôle public ou citoyen de leur action climatique, même en contrepartie des aides qu’elles reçoivent – et surtout pas celle de réduire leurs dividendes.

Ce hiatus explique les évaluations contradictoires du plan de relance et de son impact pour le climat. Le gouvernement et les grandes entreprises ne voient que les technologies « vertes » financées dans ce cadre, sans regarder leurs effets concrets, et concluent que tout va bien dans le meilleur des mondes. Le Haut Conseil pour le Climat, qui a étudié le plan en détail, a jugé quant à lui que plus des deux tiers du plan (dont la baisse de 20 milliards des impôts dits de production) pourraient avoir "un effet significatif à la hausse sur les émissions" de CO2, car ces nouvelles aides publiques bénéficieraient potentiellement à des entreprises et des activités polluantes, et rendraient la France incapable d’atteindre ses objectifs climatiques en l’absence de conditionalités contraignantes.

Des engagements qui n’engagent à rien

Entre ces deux visions du monde, le gouvernement français a clairement tranché. Que ce soit au printemps 2020 à l’occasion de la mise en place des premières aides publiques Covid, à l’automne 2020 à l’occasion de l’examen de la loi de finances 2021 et du plan de relance, ou ce printemps lors du débat parlementaire sur la loi Climat et résilience, il a systématiquement opposé son veto à toute forme de condition climatique aux aides aux entreprises. Son argument ? Imposer des conditions contraignantes n’est pas nécessaire, puisque les entreprises concernées sont déjà « engagées » pour le climat... en annonçant qu’à court ou moyen terme une technologie viendrait leur permettre de réduire leurs émissions sans rien changer.

Posons donc la question : peut-on faire confiance aux grandes entreprises pour réduire effectivement et drastiquement leurs émissions de gaz à effet de serre (et du même coup les nôtres) sans intervention ni des pouvoirs publics ni des citoyens ? Ni leur performance passée ni les solutions qu’elles proposent aujourd’hui pour y parvenir n’incitent à l’optimisme.

Comme l’a montré Oxfam dans un récent rapport, seule une poignée de grands groupes français ont une stratégie en place pour réduire leurs émissions en phase avec les objectifs de l’Accord de Paris . Selon les estimations effectuées pour le compte de l’ONG, la majorité du CAC40 nous emmène vers un réchauffement global des températures de plus de 3°C, voire de plus de 4°C pour des firmes comme Total ou Air Liquide. Une bonne moitié du CAC40 ne divulgue même pas encore de manière transparente la totalité de ses émissions de gaz à effet de serre. Dans le même sens, l’examen des bilans carbone publiés par le CAC40 réalisé par l’Observatoire des multinationales montre que la moitié au moins de l’indice boursier parisien continue d’augmenter ses émissions.

Pour ce qui est des technologies privilégiées, le problème de fond est qu’elles visent surtout à ne pas remettre en cause les modèles de production et de consommation établis. Le passage à la voiture électrique, par exemple, ne règle pas le problème des émissions au niveau des pneumatiques et des systèmes de freinage, et implique des émissions supplémentaires au niveau de la construction et des matières premières - avec donc des bénéfices limités pour le climat au final par rapport aux véhicules essence ou diesel. La véritable solution serait une politique de transport et d’aménagement du territoire qui limite le recours à la voiture individuelle. Or c’est précisément ce dont ni les constructeurs Renault et PSA, ni les autres acteurs du secteur comme Michelin et Valeo, ne veulent entendre parler.

On ne peut qu’être frappé par le contraste entre l’empressement du CAC40 à reprendre le plus vite possible la distribution massive de dividendes, avec déjà à nouveau plus de 51 milliards d’euros versés aux actionnaires cette année, et son refus de s’engager dans une véritable trajectoire de réduction de ses émissions de gaz à effet de serre. Non seulement les grandes entreprises sont parvenues jusqu’à présent à éviter toute réelle obligation climatique en contrepartie des aides publiques reçues, mais elles ont réussi à capter une immense partie de ces aides à leur profit pour financer des technologies contestables et qui ne sont pas à la hauteur de l’urgence climatique.

N’est-il pas temps de mettre les grandes entreprises face à leurs vraies responsabilités climatiques - ou à défaut de rediriger l’argent public qu’elles reçoivent vers d’autres acteurs - collectivités locales, secteur non lucratif, PME - mieux placés et beaucoup plus motivés pour engager une véritable transition, à la hauteur de l’urgence climatique ?

© Maxime Combes et Olivier Petitjean  Multinationale.org


La loi climat, « marqueur » pour la majorité et « insuffisante » pour les écologistes, adoptée en première lecture à l’Assemblée

(...bla bla bla...)

Le texte a fait l’objet de plus de cent dix heures de débats – l’un des records de la Ve République – depuis mars. Il est attendu au Sénat dans le courant de juin.

Interdiction de certaines lignes aériennes, lutte contre les « passoires thermiques », délit d’écocide… Au terme de semaines de débats passionnés, le marathon législatif a connu une nouvelle étape mardi 4 mai avec l’adoption par l’Assemblée nationale du projet de loi Climat et résilience, vanté par la majorité comme un « marqueur du quinquennat » mais décrié par les écologistes pour ses « insuffisances » face à « l’urgence climatique ». Le texte a été voté sans difficulté mais par la seule majorité, par 332 voix contre 77, et 145 abstentions. Il est attendu au Sénat dans le courant de juin.

Le texte a fait l’objet de plus de cent dix heures de discussions dans l’hémicycle – c’est l’un des records de la Ve République – durant trois semaines jusqu’à mi-avril. De 6 titres et 69 articles, le projet de loi est passé à 7 titres et 218 articles.

Le décryptage : « La loi climat va bien avoir des impacts sur la vie des citoyens, mais pas suffisants pour atteindre nos objectifs climatiques »

Une batterie de mesures

Le texte issu des 149 propositions de la convention citoyenne pour le climat voulue par Emmanuel Macron vise à toucher tous les aspects de la vie quotidienne – se déplacer, se nourrir, se loger, consommer, produire et travailler – avec une batterie de mesures, dont :

    la suppression des lignes aériennes intérieures lorsqu’un trajet en train de moins de deux heures et demie est possible (par exemple entre Paris-Orly et Nantes, Bordeaux ou Lyon) – cela entérine des décisions déjà prises avec Air France. La disposition a été contestée par une poignée de députés de tous bords, principalement élus du Sud-Ouest, où Airbus et ses sous-traitants irriguent l’activité économique. La convention citoyenne pour le climat avait pour sa part préconisé une interdiction dès lors que des trajets équivalents en train ne dépassaient pas une durée de quatre heures ;

    l’élargissement de l’interdiction de la mise en location des « passoires thermiques » (logements classés F et G en performance énergétique) en 2028 aux logements classés E en 2034. Les députés ont aussi voté un « accompagnement individualisé » des ménages à chaque étape de la rénovation et une garantie partielle pour des prêts (« avance mutation ») de familles modestes ;

    des mesures en faveur du vélo – qui ont été ajoutées –, comme l’élargissement de la prime à la conversion à l’acquisition de vélos électriques ;

    la création d’un délit d’écocide ;

    la réduction, de moitié moins ou davantage, du rythme d’artificialisation des sols sur les dix années suivant la promulgation de la loi par rapport à celui des dix précédentes.

    la régulation de certaines publicités, mais les membres de la convention sont loin d’avoir eu gain de cause. L’interdiction de la réclame pour les produits polluants, comme les véhicules SUV, ne figure pas dans le texte, à l’exception de celle en faveur des énergies fossiles (charbon, pétrole, gaz), qui sera mise en vigueur un an après la promulgation de la loi.

Le cadrage : Le très contesté projet de loi Climat et résilience arrive en débat à l’Assemblée nationale

« Bascule culturelle » contre « timides avancées »

La ministre de la transition écologique, Barbara Pompili, ancienne d’EELV, a défendu un texte « d’écologie pratique » et de « bon sens », « une véritable bascule culturelle globale ». Le gouvernement se retrouve cependant en porte-à-faux avec des membres de la convention citoyenne, qui jugent leurs propositions « détricotées » – certains d’entre eux ont participé aux manifestations en faveur d’une « vraie loi climat » le 28 mars. Malgré « quelques avancées », des ONG comme Greenpeace et le Réseau Action Climat dénoncent un « formidable gâchis » et du « climato-cynisme » dans ce « projet de loi pour faire semblant d’agir ». Faisant suite à celle qui s’est déroulée le 28 mars, une nouvelle « marche climat » est annoncée dimanche 9 mai.

Dans l’hémicycle, Adrien Quatennens, député de La France insoumise (LFI), a relayé l’action d’une dizaine de militantes d’Extinction Rebellion qui se sont enchaînées mardi aux grilles de l’Assemblée pour fustiger le projet de loi, qu’elles jugent trop faible, avant l’adoption du texte en première lecture.

Des militantes d’Extinction Rebellion se sont enchaînées mardi 4 mai aux grilles de l’Assemblée, pour fustiger le projet de loi, qu’elles jugent trop faible.

Des militantes d’Extinction Rebellion se sont enchaînées mardi 4 mai aux grilles de l’Assemblée, pour fustiger le projet de loi, qu’elles jugent trop faible. THOMAS SAMSON / AFP

Dans l’assistance d’une vingtaine de personnes réunies place du Palais-Bourbon, Cyril Dion, garant de la convention citoyenne pour le climat, a déploré les « actions trop mesurées » en matière écologique depuis « cinquante ans ». William Aucant, membre de la convention citoyenne pour le climat, était également présent, tout comme le député de LFI Ugo Bernalicis ou le député écologiste Matthieu Orphelin (non inscrit).

Cet ex-LRM proche de Nicolas Hulot a voté « contre cette loi qui a quinze ans de retard ». Tout comme le groupe communiste ou le Parti socialiste qui, malgré de « timides avancées », critiquent un texte qui « semble faire mais fait semblant » et appellent à une « massification de la rénovation thermique » des logements avec une prise en charge de l’Etat. C’est une loi « de communication », dénonce le député LFI Loïc Prud’homme, « pas à la hauteur de l’urgence » climatique, selon l’écologiste Delphine Batho. Plusieurs élus déplorent le manque d’ambition du volet consacré à la publicité, qui ne restreint pas la réclame pour les véhicules les plus polluants, comme les « grosses bagnoles », dixit François-Michel Lambert (Libertés et Territoires).

« Le juge de paix, ce sera les effets que cette loi aura dans la vie des Français. Dans sa mise en œuvre, la loi fera l’unanimité pour elle », a répondu Barbara Pompili dans les colonnes du Figaro mardi.

Remontée contre une « écologie punitive », de « taxes » et de « culpabilisation permanente » (Jean-Marie Sermier, LR), la droite a majoritairement choisi l’abstention, promettant la défense d’une « écologie positive » lors de la présidentielle 2022. Les élus du Rassemblement national se sont également abstenus.

« Portée réduite » de certaines mesures

A la fin de février, le Haut Conseil pour le climat, une instance indépendante, avait pointé « la portée réduite » de certaines mesures, au regard des objectifs de réduction des gaz à effet de serre. L’Union européenne vient d’ailleurs de renforcer ses ambitions pour 2030 : une baisse des émissions de 55 % par rapport à 1990.

« Ce n’est pas ce projet de loi seul » qui permet d’atteindre les objectifs côté français (baisse de 40 % entre 1990 et 2030 à ce stade), mais « la somme » des mesures de plusieurs lois et les « 30 milliards de l’axe verdissement du plan de relance », nuance le ministère de la transition écologique. Et le rapporteur général, Jean-René Cazeneuve (LRM), souligne les « avancées significatives » durant les débats, au retentissement limité par la crise sanitaire.

Marqué par la crise des « gilets jaunes », partie de la contestation d’une taxe carbone sur les carburants, le gouvernement a insisté sur la « ligne de crête » entre « ambition écologique » et « acceptabilité sociale ». La prudence est manifeste vis-à-vis de la filière poids lourds, très hostile au texte qui prévoit la fin de la vente de véhicules à « énergie fossile » d’ici à 2040. Les députés de LRM soulignent ainsi qu’il y aura de nombreuses « étapes » avant la mise en place éventuelle d’une écotaxe régionale dans les collectivités volontaires.

Le Monde avec AFP


 

Une inondation éclair a fait quatre morts et détruit plusieurs édifices dans la ville de Tarim, au centre du Yémen. Plus de 22 000 personnes se retrouvent sans abri dans la région, la majorité d’entre eux étant des déplacés ayant fui les combats.

Plusieurs milliers de familles ont été affectées par les pluies torrentielles et les inondations qui frappent le Yémen depuis la mi-avril détruisant habitations et abris, s'est alarmée mardi l'ONU dans un pays en guerre et en proie à une grave crise humanitaire.

« Les informations préliminaires font état de 3730 familles (22 380 personnes) touchées par les pluies et les inondations, la majorité étant des personnes déplacées », souligne le Bureau de la coordination des affaires humanitaires de l'ONU (Ocha).

Selon son communiqué, « les violentes pluies des derniers jours ont provoqué des dégâts sur les infrastructures, détruit maisons et abris et causé décès et blessures ».

Le gouvernement yéménite a rapporté lundi la mort de quatre personnes dans des inondations dans la ville historique de Tarim, dans la province de Hadramout (centre). En outre, l'ONU a fait état de trois autres décès ailleurs dans le pays.

Les inondations ont causé des dégâts considérables dans les provinces d'Aden, Abyane, Lahj, Marib, Taëz et Hadramout, selon Ocha.

Des dizaines de personnes décèdent chaque année au Yémen dans des inondations provoquées par des pluies diluviennes, des intempéries qui s'ajoutent aux difficultés d'une population en proie à la pire crise humanitaire dans le monde selon l'ONU.

Le Yémen est déchiré depuis plus de six ans par un conflit qui a tué des dizaines de milliers de personnes et poussé des millions d'autres au bord de la famine.

D'après les autorités locales, le conflit complique fortement la levée de fonds pour protéger les sites historiques du pays, le plus pauvre de la péninsule arabique.

 

Une baleine grise égarée observée pour la première fois en Méditerranée française

Égarée loin du Pacifique, une baleine grise a été observée pour la première fois ces derniers jours le long des côtes de la Méditerranée française, a-t-on appris dimanche auprès du Réseau national échouages de mammifères marins.

Il s'agit d'un baleineau âgé d'une quinzaine de mois environ et mesurant 8 mètres, qui avait déjà été observé au Maroc début mars et en Italie ces dernières semaines, à Naples, puis Rome et Gênes. Selon toute vraisemblance, il s'est égaré en Méditerranée, une mer dont il tente de ressortir pour regagner son habitat naturel situé dans le Pacifique nord.

"Un spécimen avait déjà été observé en 2010 en Méditerranée, à deux reprises, mais en Israël et en Espagne, c'est une première pour nos côtes françaises", a indiqué Adrien Gannier, vétérinaire et membre de ce réseau, qui a lui-même observé cette jeune baleine vendredi au large de Bormes-les-Mimosas (sud-est de la France).

Présence inhabituelle 

La présence de cette espèce de baleine dans de telles eaux est tout à fait inhabituelle car sa population vit en grande majorité entre la Basse-Californie l'hiver et l'Alaska l'été.

"Il est possible que cette baleine, née en Californie, se soit perdue en mer de Beaufort lors de sa première saison de nourrissage et qu'au lieu de redescendre vers le Pacifique, elle ait emprunté l'Atlantique avant de se retrouver piégée en Méditerranée", explique Adrien Gannier, qui fait également partie du Groupe de recherches sur les cétacés (Grec), une association basée à Antibes.

“Elle semble en assez bonne santé”

Observée d'abord à Antibes puis à Mandelieu-La Napoule jeudi, dans les Alpes-Maritimes, elle avait ensuite été vue dans le port de Bormes-les-Mimosas vendredi, d'où les autorités portuaires ont réussi à la faire repartir vers le large.

"Nous l'avons alors accompagnée dans son trajet vers l'ouest et laissée à un mille nautique du cap Bénat", raconte Adrien Gannier, qui espère que le baleineau va continuer sa route vers le golfe du Lion puis les côtes espagnoles avant de ressortir de la Méditerranée à Gibraltar et remonter ensuite l'Atlantique.

"Elle semble en assez bonne santé, mais amaigrie car son mode de nourrissage ne convient pas à la Méditerranée", explique ce vétérinaire. Cet animal se nourrit en effet d'invertébrés présents dans le sable vaseux, ce qui est rare dans la région.

Hier matin elle a été aperçue à Palavas

lundi 3 mai 2021

 

La première a enseveli une personne tôt ce matin dans le secteur du Clos de l’âne, sur la commune de Saint-Christophe-en-Oisans. 

Une deuxième avalanche s’est produite en haute montagne, au glacier Long. 

D’importants moyens de secours étaient sur les lieux de ces deux avalanches : Sécurité civile, Peloton de gendarmerie de haute montagne de l’Isère et Samu.

Les trois personnes décédées dans l’avalanche du glacier Long sont deux moniteurs de ski de la station de l’Alpe d’Huez, et un alpiniste apartenant à groupe de passionnés. Les deux moniteurs étaient également passionnés de ski de montagne, apprend le Dauphiné Libéré de sources concordantes.

L’accident du glacier Long a été provoqué vers 11 h 30 par le passage de deux skieurs en pente raide. « Le passage de ces skieurs dans une pente à 45° a déclenché une plaque qui a entraîné une coulée de neige ». A cet instant, un groupe de quatre alpinistes qui, plus en aval, gravissaient le couloir Long en crampons, skis sur le sac, a été fauché par la coulée, 1 personne de ce groupe est décédée.

 

Depuis hier soir minuit, il y a un gros changement dans l’éruption du cratère actif de Geldingadalur. 

Un expert du Bureau météorologique islandais dit qu’il s’agit de changements de pression alternatifs qui se manifestent par une activité moindre pendant deux minutes puis qui projettent du magma à environ 300 mètres de hauteur pendant 4 à 5 minutes et qui rend l'éruption alors largement visible de la ville voisine de Reykjavík.

L’activité est assez régulière pendant environ huit minutes jusqu’à ce qu’elle se répète et se prépare pour la suivante », explique Salóme Jórunn Bernharðsdóttir lors d’une conversation avec l’agence de presse.

Une vidéo, prise à Hafnarfjörður par Sigfús Steindórsson, montre clairement la hauteur des jets de magma.

L'Icelandic Met Office (IMO) confirme ce changement considerable de l'activité volcanique, et remoonte le niveau d'alerte

© Nature Alerte

 

Plusieurs tornades destructrices ont balayé le Mississippi dimanche soir, 2 mai 2021, endommageant des bâtiments et abattant des arbres et des lignes électriques. 

Une alerte urgence tornade a été déclenché pour la ville de Tupelo et ses environs, mais aucun blessé n'a été signalé dans l'immédiat.

Selon le NWS Storm Prediction Center, 22 tornades ont touché le sol dont 18 dans le Mississippi.

Une de ces tornades destructrices a frappé la ville de Tupelo, dont les responsables ont confirmé des dégâts et ont exhorté les habitants à ne pas sortir de chez eux.

"Les équipes d'urgence évaluent actuellement les dommages. 

Le collège de Tupelo a subi des dégâts, ainsi que des maisons et des commerces, a rapporté l'AP.

Au moins 2 autres villes ont signalé des destructions: La ville de Calhoun City où des poteaux d'éclairage ont été brisé. des chutes d'arbres sur des maisons et des véhicules. La troisième ville touchée est Yazoo, à environ 270 km de Tupelo et 195 km de Calhoun.

Les responsables de la ville ont confirmé de nombreuses structures publics endommagées.

Aucun blessé n'a été déclaré à cette heure

Des orages violents et des inondations ont été signalés dans tout le centre des États-Unis

"Un front quasi-stationnaire s'étendant du nord-est jusqu'au haut Midwest, puis au sud-ouest où ce front se déplace lentement vers la vallée de l'Ohio vers le sud-ouest pour atteindre la vallée du bas Mississippi d'ici mardi soir, 4 mai"

Plusieurs jours d'orages violents et de fortes pluies des plaines centrales à la basse vallée du Mississippi dans certaines parties de la vallée de l'Ohio sont à craindre jusqu'à mardi. Une alerte météo confirme que des pluies extrêmes, de la foudre fréquente, des orages violents, des rafales de vent, de la grêle et probablement quelques tornades sont à prévoir jusqu’à Mardi.

© Nature Alerte



 

Un glissement de terrain s’est produit le jeudi 29 avril vers 06h30 sur le chantier de la centrale hydroélectrique de Batang Toru, dans le Village de Marancar dans la province du nord de Sumatra., aprés qu'elle est été touchée par de très fortes pluies.

13 personnes ont été tuées ensevelies

L’équipe conjointe de l’Armée nationale (TNI), de la police nationale (Polri), de l’Agence régionale de gestion des catastrophes (BPBD), de la compagnie hydroélectrique de Batang Toru et d’autres organismes connexes sont sur les lieux, jusqu’à présent 5 victimes ont été retrouvées et évacuées.

NA


 Nowra, une ville australienne située au sud de Sydney, a été le théâtre d'une impressionnante invasion de cacatoès

Sur des images, un peu intimidantes, on peut voir des centaines d'oiseaux blancs recouvrant les pelouses et le bitume de cette banlieue tranquille. D'autres sont perchés sur les toits, les arbres, les lampadaires et les voitures de la ville.

Selon le média australien 9News, les volatiles sont des corellas. Cette espèce de cacatoès blanc n'est pas connue pour être agressive, contrairement aux effrayants oiseaux d'Alfred Hitchcock.

Cependant, ils peuvent être à l'origine de certains désagréments et endommager notamment le feuillage des arbres, des installations agricoles, des cultures ou encore des câbles électriques, rapporte Newsweek.

samedi 1 mai 2021

 

Ce basculement majeur et inédit de la forêt amazonienne brésilienne sur les dix dernières années est dû au changement climatique ainsi qu’aux activités humaines.

La forêt amazonienne brésilienne, victime du changement climatique et des activités humaines, a rejeté, ces dix dernières années, plus de carbone qu’elle n’en a absorbé, un basculement majeur et inédit, selon une étude publiée jeudi 29 avril par une équipe internationale dans la revue scientifique Nature Climate Change.

Sans les forêts – qui absorbent entre 25 et 30 % des gaz à effet de serre émis par l’être humain –, le dérèglement climatique serait bien pire. Depuis plusieurs années, les scientifiques s’inquiètent d’un essoufflement des forêts tropicales et craignent qu’elles puissent de moins en moins bien jouer leur rôle de puits de carbone. L’inquiétude vient notamment de la forêt amazonienne, qui représente la moitié des forêts tropicales de la planète.

L’étude publiée dans Nature Climate Change se penche sur l’Amazonie brésilienne, qui représente 60 % de cette forêt primaire. Et le constat est sombre. Entre 2010 et 2019, cette forêt a perdu de sa biomasse : les pertes de carbone de l’Amazonie brésilienne sont environ 18 % supérieures aux gains, a précisé dans un communiqué l’Institut français de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement (Inrae).

« C’est la première fois qu’on a des chiffres qui montrent qu’on a basculé et que l’Amazonie brésilienne est émettrice » nette de carbone, explique l’un des auteurs, Jean-Pierre Wigneron, chercheur à l’Inrae. Pour l’instant, a priori, « les autres pays compensent les pertes de l’Amazonie brésilienne » et « l’ensemble de l’Amazonie n’a pas encore basculé, mais elle pourrait le faire bientôt », poursuit le chercheur, qui met en garde :

« Jusqu’à présent, (…) les forêts tropicales nous protégeaient en permettant de freiner le réchauffement, mais notre dernier rempart, l’Amazonie, est en train de basculer. »

Par ailleurs, l’étude met en avant la responsabilité méconnue, mais majeure, des « dégradations » de la forêt. Contrairement à la déforestation, qui fait disparaître la surface boisée, les dégradations incluent tout ce qui peut l’abîmer, sans pour autant la détruire totalement : arbres fragilisés en bordure des zones déforestées, coupes sélectives, petits incendies ou encore mortalité des arbres liée à la sécheresse. Des atteintes qui sont moins facilement décelables que de grandes étendues rasées.

Utilisant un indice de végétation issu d’observations satellitaires micro-ondes, permettant de sonder l’ensemble de la strate de végétation et pas seulement le sommet de la canopée, l’étude conclut que ces dégradations de la forêt ont contribué à 73 % des pertes de carbone, contre 27 % pour la déforestation, pourtant de grande ampleur.

© AFP

PS: Serait il juste de rappeler que l'Europe est le deuxième importateur de produits issus de la déforestation tropicale dans le monde, bonne remarque non?...et en attendant Godo...mais qui sont donc ces importateurs ? ...mystères et boules de gomme... 



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