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mardi 20 avril 2021

 

Une large partie de falaise s'est effondré sur une plage près de Néfyn dans le nord du pays de galles

Cet énorme glissement de terrain a grignoté de moitié les jardins des maisons situées à son sommet et qui se retrouvent désormais au bord de la falaise. 

Il semble que les falaises de la région soient particulièrement déstabilisées ces derniers temps, de nombreux glissements de terrain plus petits ont été observés le long du littoral au cours des derniers mois. 

La police a déclaré: "Il est conseillé au public d'éviter la zone jusqu'à nouvel ordre" des mesures de sécurité ont limité l'accès à certaines parties de la plage.

© NA



 

Le temps presse pour s’attaquer à la crise climatique, avertit l’ONU

Genève (AFP) – 2021 doit être l’année de l’action contre le changement climatique « dont les répercussions sont déjà trop coûteuses pour les populations de la planète », a exhorté l’ONU lundi, avant un sommet sur le climat organisé par Joe Biden.

« Nous sommes au bord du précipice », a mis en garde le Secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, lors de la présentation, en compagnie de Petteri Taalas, le patron de l’Organisation météorologique mondiale, de son rapport annuel.

Les pays « doivent agir maintenant pour protéger les populations contre les effets désastreux du changement climatique », a-t-il ajouté. 

Le rapport rappelle que l’année dernière a été l’une des trois plus chaudes jamais enregistrées et que les concentrations de gaz à effet de serre ont augmenté malgré le ralentissement économique lié à la pandémie.

Pour l’ONU, 2021 est donc une année « cruciale » pour tenter de freiner les effets « désastreux » du changement climatique. L’organisation compte sur une série de sommets clés, qui commencent cette semaine, pour offrir aux dirigeants de la planète l’occasion d’agir.

Une alliance « essentielle »

Le rapport est publié peu avant le sommet sur le climat organisé par le président américain Joe Biden jeudi et vendredi: quarante dirigeants mondiaux ont été invités à participer à ces discussions virtuelles visant à galvaniser les efforts des principales économies pour lutter contre la crise climatique.

L' »occasion » pour les pays qui ne l’ont pas encore fait d’annoncer de nouveaux objectifs climatiques ambitieux, a souligné Antonio Guterres. 

Washington doit notamment dévoiler ses nouvelles cibles de réduction des émissions de gaz à effet de serre à l’horizon 2030. 

Samedi, la Chine et les Etats-Unis, les deux plus grands pollueurs du monde, se sont engagés à « coopérer » dans la lutte contre le changement climatique. Une alliance « essentielle », a souligné le chef de l’ONU. 

Ce sommet devrait être l’occasion de mieux informer afin de faire « changer les mentalités », selon la jeune militante écologiste suédoise Greta Thunberg. 

« Tant que nous ne traitons pas la crise(climatique) comme une crise, nous n’arriverons pas à obtenir de changement profond », a-t-elle déclaré lors d’une autre conférence de presse, organisée par l’OMS. 

M. Guterres compte par ailleurs sur la conférence des Nations unies sur le climat, la COP26, en novembre pour que des « changements radicaux » interviennent enfin.

Faire plus, et plus vite sur le climat

Les niveaux d’ambition actuels en matière de climat sont en effet bien en deçà de ce qui serait nécessaire, estime-t-il. 

« Les pays doivent s’engager à atteindre des émissions nettes nulles d’ici 2050 », a-t-il déclaré, ajoutant: « Nous devons faire plus, et plus vite, dès maintenant ».

L’Accord de Paris de 2015 sur le changement climatique prévoit de plafonner le réchauffement de la planète en dessous de deux degrés par rapport au niveau préindustriel, tandis que les pays poursuivront leurs efforts pour limiter l’augmentation à 1,5 C.

Mais l’Organisation météorologique mondiale (OMM) estime qu’il y a au moins une probabilité sur cinq que la température moyenne mondiale dépasse déjà temporairement la barre des 1,5°C d’ici à 2024.

« Tous les indicateurs climatiques clés (…) mettent en lumière l’aspect durable et implacable du changement climatique », résume Petteri Taalas.38°C au nord du cercle polaire

En 2020, les concentrations des principaux gaz à effet de serre – dioxyde de carbone, méthane et protoxyde d’azote – ont continué d’augmenter malgré la réduction temporaire des émissions liée à la pandémie de Covid-19, qui a fait ralentir les économies.

Par ailleurs, selon le rapport, 2020 a été l’une des trois années les plus chaudes jamais enregistrées, avec par exemple des températures ayant atteint 38°C à Verkhoyansk en Russie le 20 juin, du jamais-vu au nord du cercle polaire.

L’élévation du niveau de la mer s’accélère, tandis que le stockage de la chaleur et l’acidification des océans augmentent, diminuant la capacité de l’océan à modérer le changement climatique.

Le rapport pointe également que l’étendue minimale de la glace de mer dans l’Arctique en septembre 2020 a été la deuxième plus faible jamais enregistrée. 

En outre, un nombre sans précédent de 30 tempêtes dans l’Atlantique a été enregistré avec à la clé au moins 400 décès et coûté 41 milliards de dollars de dégâts.

Des vagues de chaleur extrêmes, de graves sécheresses et des incendies de forêt ont également entraîné des dizaines de milliards de dollars de pertes et de nombreux décès.

Enfin, quelque 9,8 millions de déplacements, dus en grande partie aux risques et catastrophes hydrométéorologiques, ont été enregistrés au cours du premier semestre de 2020.

© AFP


 

Les émissions de CO2 liées à l'énergie devraient connaître un rebond majeur en 2021

Après un recul de 5,8% en 2020, les émissions devraient connaître cette année un rebond de 4,8%, notamment du fait de la résurgence du charbon.

Un effet rebond à prévoir. Les émissions de gaz à effet de serre liées à la production et à la consommation d'énergie devraient rebondir au point de frôler en 2021 leur sommet d'avant-Covid-19, du fait de la reprise de la demande mondiale pour tous les combustibles fossiles et notamment la résurgence du charbon, estime l'Agence internationale de l'énergie (AIE).

Après un repli historique de 5,8% en 2020 lié à la pandémie et ses mesures de confinement, les émissions liées à l'énergie (soit environ les trois quarts du total mondial tous secteurs confondus) devraient connaître cette année un rebond de 4,8% (+1,5 milliard de tonnes, à 33 milliards de tonnes).

Ce serait la deuxième plus forte hausse annuelle jamais enregistrée pour ces émissions à l'origine du réchauffement planétaire, après le rebond post-crise financière en 2010. En effet toutes les énergies fossiles devraient voir leur demande augmenter «significativement» en 2021, et notablement le charbon, le plus émetteur de tous, dans les pays émergents.

La demande de charbon devrait croître de 4,5%, dépassant son niveau de 2019 pour approcher ses sommets de 2014. Sa croissance, tirée par le secteur électrique, devrait être de 60% supérieure à celle des renouvelables (qui pourtant se développent aussi). La demande de gaz devrait également dépasser son niveau de 2019. Celle de pétrole repart fortement, mais ne devrait pas retrouver son sommet de 2019 du fait des incertitudes pesant sur le secteur aérien.

Du côté des renouvelables, la production électrique devrait croître de 8%, pour fournir quelque 30% de l'électricité mondiale (contre moins de 27% en 2019). Solaire et éolien en particulier devraient connaître une croissance annuelle record: la production électrique d'origine éolienne devrait croître de 17% par rapport à 2020, celle d'origine photovoltaïque de près de 18%. La Chine représente environ la moitié de ces progrès.

La reprise est tout sauf soutenable pour le climat

Mais in fine, les émissions globales liées à l'énergie en 2021 finiraient tout juste à 1,2% sous le niveau de 2019 (à 400 milliards de tonnes de moins). «Voila un sombre avertissement, qui montre que la reprise économique après la crise du Covid est à ce jour tout sauf soutenable pour notre climat», souligne le directeur de l'AIE Fatih Birol, dans un communiqué.

«A moins que les gouvernements n'agissent rapidement pour commencer à réduire les émissions, il est probable que nous affrontions une situation pire encore en 2022», prévient l'économiste, pour qui «le sommet sur le climat organisé par le président américain Joe Biden cette semaine est un moment critique pour s'engager à des actions claires et immédiates avant la COP26 de Glasgow».

 

L’UFC-Que choisir pointe une nouvelle fois du doigt les perturbateurs endocriniens. Plus d’un million de consommateurs, surtout en zones rurales, boivent une eau polluée essentiellement par des pesticides, dénonce mardi l’association de consommateurs.

Basée sur les résultats d’analyses réalisés pour le compte des Agences régionales de santé (ARS) et l’ONG Générations futures, l’association a mis à jour son étude nationale sur la qualité de l’eau potable et mis en ligne une carte interactive. Celle-ci révèle tout de même que la qualité de l’eau progresse : « 98 % des consommateurs ont accès à une eau conforme à la totalité des critères sanitaires, soit une progression de plus de deux points par rapport à la précédente étude de 2017 ».

Le cas des zones rurales et de montagne 

Cette amélioration s’explique par trois facteurs : « dans des grandes villes, des réseaux contaminés ont été fermés, la loi NOTRe a incité à des groupements de compétences au niveau des intercommunalités dans l’objectif de mettre des moyens financiers au pot commun et il y a eu des améliorations techniques », explique Olivier Andrault d’UFC-Que Choisir, qui a piloté l’étude.

Des problèmes subsistent toutefois, en particulier dans des zones rurales et de montagne. Selon UFC-Que Choisir, « les pollutions agricoles constituent toujours les premières causes de contaminations : 450.000 consommateurs boivent ainsi une eau dépassant les normes maximales en pesticides et 148.000 une eau contaminée par les nitrates ». L’association cite notamment les villes de Château-Gontier ( Mayenne), Langres (Haute-Marne) pour les pesticides et Berck (Pas-de-Calais), Chinon ( Indre-et-Loire​) pour les nitrates.

Les factures d’eau payent la dépollution

Par ailleurs, « ce paradoxe de la bonne qualité de l’eau potable s’explique par la mise en place de coûteux traitements de dépollution », selon l’étude. « Le coût de la dépollution des pollutions agricoles représente entre 750 millions et 1,3 milliard d’euros par an, intégralement financé par les consommateurs via leurs factures d’eau ».

L’UFC-Que Choisir et Générations futures s’inquiètent de la disparité, selon les départements, des pesticides recherchés dans l’eau potable. « 750 molécules de pesticides ou de dérivés peuvent être rencontrées dans la nature, en moyenne on n’en recherche en France que 206 », explique Olivier Andrault. « Dans certains territoires comme l’Aisne, qui est pourtant un département agricole avec des grandes cultures intensives très utilisatrices de pesticides, on peut descendre à douze ».

Agir au nom du principe de précaution

Les associations s’inquiètent aussi de la présence de pesticides soupçonnés d’être des perturbateurs endocriniens. L’étude « révèle ainsi la présence de pesticides soupçonnés d’être des perturbateurs endocriniens dans 28 % en moyenne des analyses considérées comme conformes à la réglementation ». Par conséquent, les auteurs demandent que la commercialisation de ces pesticides soit interdite au nom du principe de précaution.

 

Un garde-côtes inspecte des coquilles de palourdes géantes saisies, sur une plage de la province de Palawan, aux Philippines, le 16 avril 2021. (HANDOUT / PHILIPPINE COAST GUARD (PCG) / AFP)

Les autorités philippines ont annoncé samedi 17 avril la saisie record de 200 tonnes de coquillages géants, notamment des bénitiers, des espèces menacées. Pour une telle quantité, la valeur de cette saisie serait de près de 25 millions de dollars sur le marché noir. Ces immenses mollusques bivalves, parmi les plus grands du monde, sont recherchés pour remplacer l'ivoire maintenant interdit.

Quatre suspects ont été arrêtés lors de cette saisie qui dépasse très largement les 80 tonnes de celle du mois dernier dans la même région, déjà l'une des plus importantes effectuées. Si leur rôle dans cette affaire est confirmé, ils encourent jusqu'à huit ans de prison et des amendes s'élevant à 50 000 euros.

"Crime intergénérationnel"

Les protecteurs de l'environnement s'alarment de ce braconnage de plus en plus important, et dévastateur pour l'écosystème marin. En mer, ces coquilles géantes abritent en effet toutes sortes d'algues qui sont une source de nourriture pour une grande quantité de poissons, y compris ceux pêchés par les humains. "Enlever ces coquillages géants à leur habitat naturel est en quelque sorte un crime intergénérationnel", a déclaré à l'AFP Jovic Fabello, du Conseil de Palawan pour le développement durable. "Cela va affecter de façon permanente l'écosystème marin et les générations futures seront privées de ses ressources", a-t-il ajouté.

 

Le cacique Raoni Metuktire, défenseur emblématique de la forêt amazonienne, a mis en garde vendredi le président américain Joe Biden contre les « mensonges » de son homologue brésilien Jair Bolsonaro, qui s’est engagé jeudi à éradiquer la déforestation illégale d’ici 2030.

« Il a dit beaucoup de mensonges », a déclaré le chef indigène au plateau labial dans une vidéo publiée sur les réseaux sociaux par l’Institut Raoni.

« Si ce mauvais président vous dit quelque chose, ignorez-le. Il veut autoriser la déforestation et stimuler les intrusions sur nos terres », a-t-il ajouté dans son message de quatre minutes adressé à Joe Biden, enregistré dans sa langue Kayapo, sous-titré en anglais et en portugais.

Raoni a également réclamé au président américain de l’aide « pour trouver une voie, une solution pour préserver l’environnement ».

« Aidez-moi et je vous aiderai aussi, pour qu’on puisse faire de bonnes choses. Je ne sais pas prononcer votre nom, mais vous me connaissez. Je m’appelle Raoni et je ne suis pas là pour plaisanter. J’ai toujours lutté pour la forêt », a-t-il poursuivi.

« Je suis triste parce que tout ce que j’ai fait pour l’environnement est de plus en plus menacé », a résumé le cacique de 90 ans, qui semblait en bonne forme après avoir été hospitalisé à deux reprises l’an dernier, une première fois à cause d’ulcères gastriques et la deuxième après avoir été malade du Covid-19.

Jeudi, la présidence brésilienne a aussi envoyé un message à Joe Biden, une lettre de sept pages dans laquelle le gouvernement Bolsonaro réclame une aide financière de la communauté internationale pour tenir ses engagements pris lors de l’accord de Paris sur le Climat en 2015.

Cette missive a été envoyée une semaine avant le sommet virtuel sur le climat organisé par M. Biden, avec une quarantaine de dirigeants mondiaux, dont le président brésilien.

Depuis l’arrivée au pouvoir de Jair Bolsonaro, en janvier 2019, la déforestation et les feux de forêt en Amazonie ont atteint des niveaux extrêmement préoccupants.

Lors de son premier discours devant l’ONU, en septembre 2019, le dirigeant d’extrême droite avait fortement critiqué Raoni, l’accusant d’être à la solde de puissances étrangères menaçant la souveraineté du Brésil.

En janvier, le cacique a demandé à la Cour pénale internationale d’enquêter pour « crimes contre l’humanité » contre Jair Bolsonaro, accusé de « persécuter » les peuples autochtones en détruisant leur habitat et en bafouant leurs droits fondamentaux.

© AFP


 L’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) a admis dix nouveaux sites en Suisse, en France et en Italie sur la Liste verte des aires protégées et conservées de l’UICN, le standard mondial reconnaissant les sites les mieux gérés de la planète. Trois sites existants de la Liste verte en République de Corée et un en Italie ont vu leur statut renouvelé. La Liste verte de l’UICN compte aujourd’hui 59 sites dans 16 pays à travers le monde.

« Les sites admis sur la Liste verte de l’UICN se sont distingués par une gestion exemplaire, une gouvernance équitable et un engagement à long terme en faveur d’une conservation réussie », a déclaré le Directeur général de l’UICN, Dr Bruno Oberle. « Des aires protégées et conservées efficaces sont essentielles si nous voulons mettre un terme à la perte dramatique de vie sur Terre à laquelle nous assistons. Alors que l’UICN et la communauté internationale appellent à la protection de 30 % de la surface de notre planète d’ici 2030, les sites de la Liste verte de l’UICN fournissent les meilleurs exemples d’efficacité et d’inclusivité pour que nos efforts soient couronnés de succès. »

Le Parc National Suisse devient le premier site de la Liste verte de Suisse. Créé en 1914 dans le canton des Grisons, le parc est désigné réserve naturelle stricte (catégorie Ia de l’UICN) et fait partie de la réserve de biosphère de l’UNESCO Engiadina Val Müstair. Le parc couvre 170 km2 de forêts, de prairies subalpines et alpines, ainsi que de roches et d’éboulis. Des espèces menacées à l’échelle nationale comme l’aigle royal (Aquila chrysaetos) et le gypaète barbu (Gypaetus barbatus) se reproduisent à l’intérieur de ses frontières.

Sept des sites nouvellement certifiés sont en France, ce qui porte le total du pays à 22, soit le nombre le plus élevé au monde à ce jour. Il s'agit notamment des réserves biologiques dirigées de la forêt de la Coloraie du Volcan, un site combinant des écosystèmes côtiers et forestiers uniques à La Réunion, ainsi que de la plus haute aire protégée de France, la réserve naturelle nationale des Contamines-Montjoie dans les Alpes françaises. Les autres sites nouvellement inscrits en France sont les réserves naturelles nationales du Haut-Giffre et des Aiguilles Rouges, le site Natura 2000 Bassin du Drugeon, les Marais des basses vallées de l'Essonne et de la Juine, le Domaine de la Tour du Valat, et la réserve naturelle nationale de Sainte-Victoire.

Deux aires protégées en Italie ont été ajoutées à la Liste verte de l’UICN, le parc national Arcipelago Toscano et le parc national Foreste Casentinesi, Monte Falterona et Campigna, tandis que le statut de liste verte du premier parc national du pays, Gran Paradiso, a été renouvelé. Archipel de sept îles méditerranéennes, dont l’île d’Elbe, présentant une grande diversité florale endémiquele parc national Arcipelago Toscano fait partie de la réserve de biosphère de l’UNESCO Isole di Toscana. Le parc national Foreste Casentinesi, Monte Falterona et Campigna, dans les montagnes des Apennins, conserve l’une des plus grandes forêts de hêtres anciennes d’Italie, est inscrit sur la liste du Patrimoine mondial de l’UNESCO et est également reconnu au titre du diplôme européen des espaces protégés.

Le Comité de la Liste verte de l’UICN, qui examine les candidatures au nom de l’UICN, a également renouvelé le statut de Liste verte des parcs nationaux de Jirisan, Odaesan et Seoraksan en République de Corée. Jirisan est le premier parc national établi en République de Corée et est connu comme une « montagne de vie » pour sa biodiversité considérable ainsi que pour ses atouts culturels. Le parc conserve avec succès l’ours noir asiatique menacé à l’échelle mondiale (Ursus thibetanus) ainsi que de nombreuses autres espèces écologiquement significatives. Il protège également plus de 300 sites culturels dont l’un des principaux temples du pays, le temple Ssanggyesa. Le parc national d’Odaesan est connu pour ses cinq pics montagneux et pour la conservation réussie de ses zones humides reconnues d’importance internationale au titre de la Convention de Ramsar. Il abrite et protège également un temple vieux de 1000 ans, désigné trésor national. Le parc national de Seoraksan conserve le Goral à longue queue, menacé à l’échelle mondiale (Naemorhedus caudatus). Les trois sites avaient été inscrits sur la Liste verte de l’UICN pour la première fois en 2014.

« Nous sommes encouragés par le fait qu’un nombre record d’aires protégées et conservées se sont nouvellement qualifiées pour le statut convoité de Liste verte de l’UICN, démontrant leur efficacité à offrir des bénéfices aux populations et à la nature. Leur réalisation incite les plus de 500 sites candidats dans 50 pays qui ont officiellement exprimé leur intérêt à rejoindre la Liste verte pour améliorer leur gestion et leur gouvernance », a déclaré Trevor Sandwith, Directeur du Programme global des aires protégées et conservées de l’UICN.

Les sites de la Liste verte de l’UICN ont fait preuve d’excellence sur la base d’une évaluation rigoureuse par rapport au standard de la Liste verte de l’UICN qui comprend 17 critères structurés en quatre composantes : bonne gouvernance, conception et planification robustes, gestion efficace et résultats effectifs en matière de conservation. 

© UICN

SES-B5 Aires protégées, Liste Verte UICN, Thierry Lefèbvre from Anne Teyssèdre on Vimeo.

Google Earth a ajouté le 15 avril une fonctionnalité de timelapse à sa plate-forme populaire, offrant un aperçu de la façon dont le changement climatique, l’urbanisation et la déforestation ont modifié la planète au cours des quatre dernières décennies.

Créée avec 24 millions d’images satellite, ainsi que 800 vidéos et guides interactifs, la fonctionnalité permet aux utilisateurs de voir un timelapse de n’importe quel endroit de la planète, en utilisant les données de la NASA, du programme Landsat de l’U.S. Geological Survey et du programme Copernicus de l’Union européenne.

L’outil timelapse de Google Earth montre le changement opéré par le changement climatique sur les côtes, l’expansion tentaculaire des paysages urbains et des terres agricoles, ainsi que la récession simultanée des glaciers, des forêts et des rivières.

Une vidéo montre la transformation rapide des forêts de la Bolivie en villages et fermes ; tandis qu’une autre montre la récession du glacier Columbia en Alaska de 20 kilomètres en raison du réchauffement climatique.

Les scientifiques ont averti qu’une augmentation des émissions mondiales de gaz à effet de serre pourrait entraîner des conditions météorologiques extrêmes et des risques plus élevés de catastrophes naturelles.

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lundi 19 avril 2021

 

Selon une étude publiée jeudi, plus de 97 % des habitats terrestres ont perdu leur intégrité écologique. Mais la réintroduction d’espèces disparues dans certaines zones pourrait changer la donne.

L’empreinte laissée par l’être humain sur notre planète n’est plus à démontrer. Rares sont les territoires terrestres restés vierges de toute activité humaine. C’est le constat des auteurs d’une étude publiée jeudi dans la revue Frontiers in Forests and Global Change. D’après eux, «pas plus de 2,9?% de la surface terrestre ne peut être considérée comme intacte sur le plan faunistique».

Outre l’Antarctique qui n’a pas été pris en compte, les seuls territoires sauvages à ne pas avoir été détériorés par l’activité humaine se trouvent principalement dans les forêts tropicales de l’Amazonie et du Congo, les forêts et toundras de l’Est sibérien et du Nord Canada, ainsi que dans le Sahara.

Pour arriver à ces conclusions, les auteurs ont combiné des données cartographiées de l’impact de l’homme sur la biodiversité en utilisant des indices comme «l’human footprint» qui donne différents indicateurs (densité de population humaine, infrastructures routières, terres cultivées, etc.) avec des cartes montrant les endroits où les animaux, principalement les mammifères, ont disparu de leur habitat d’origine. Ces dernières se basent entre autres sur la liste rouge des espèces menacées de l’Union internationale pour la conservation de la nature (IUCN).

«Une grande partie de ce que nous considérons comme un habitat intact est dépourvu d’espèces qui ont été chassées par l’homme, ou perdues à cause d’espèces envahissantes ou de maladies», explique au Guardian le biologiste Andrew Plumptre, auteur principal de l’étude. «C’est assez effrayant, car cela montre à quel point des endroits comme le Serengeti [grand parc national situé dans le nord de la Tanzanie, ndlr] sont uniques, car ils possèdent des écosystèmes fonctionnels et totalement intacts.» Fait intéressant?: de nombreuses zones identifiées comme «écologiquement intactes» coïncident avec des territoires gérés par des communautés autochtones. Ces dernières «ayant joué un rôle essentiel dans le maintien de l’intégrité écologique de ces zones», souligne le rapport.

Réintroduction d’espèces

«Les auteurs de l’étude n’étudient pas spécifiquement les causes de l’extinction des espèces qu’ils ont considérées mais on peut imaginer (d’après les nombreuses études sur le sujet) que les invasions biologiques représentent l’une des principales causes avec la perte d’habitat, la surexploitation des espèces et la pollution, analyse Céline Bellard, chercheuse au CNRS en écologie. Le pourcentage de zones intactes est extrêmement faible à l’échelle de la planète, mais en réalité, il reflète l’empreinte que nous laissons un peu partout.»

Pour les auteurs de l’étude, il est encore temps d’agir. Ces derniers suggèrent de réintroduire 1 à 5 espèces bien déterminées afin de rétablir l’intégrité écologique de certaines zones touchées. D’environ 3% de terres «intactes» actuellement, on grimperait à 19%, voire 24%. La transformation d’écosystème par la réintroduction d’espèces a déjà été démontrée par le passé. Réintroduit en 1995, le loup gris a par exemple eu un impact non négligeable sur le parc national de Yellowstone, aux Etats-Unis, comme le documente Mark Boyce, professeur d’écologie à l’université d’Alberta dans un article paru dans la revue Journal of Mammalogy en 2018.

Mais une telle réintroduction peut-elle être aussi bénéfique en dehors d’une aire protégée où l’activité humaine reste relativement limitée? «Bien que l’analyse soit intéressante, je pense que la réintroduction est une mesure de conservation locale, dont les bénéfices doivent être principalement étudiés à cette échelle, tranche la chercheuse Céline Bellard. La restauration des écosystèmes et du fonctionnement même de ces derniers est un processus complexe, il ne suffit pas de réintroduire des espèces mais aussi de protéger l’ensemble de la communauté (faune et flore) et de l’habitat. Par ailleurs, les auteurs n’ont pas considéré les menaces futures telles que le changement climatique, qui conduira à un stress supplémentaire pour les populations, et ils se sont intéressés principalement à la faune et surtout aux mammifères sans étudier les plantes et les forêts qui sont aussi particulièrement affectées par l’empreinte humaine.» Cette étude ne démontre donc qu’un versant de l’impact de l’activité humaine sur notre planète.

© Liberation

 

La Direction générale des forêts (DGF) algérienne indique dans une note que plus de la moitié de la diversité florale du pays est menacée de disparition. 

La DGF pointe un doigt accusateur sur la déforestation, l’urbanisation, et la faible proportion des réserves naturelles algériennes, qui ne constituent que 0,007 % du territoire national.

En Algérie, les responsables de la Direction générale des forêts (DGF) tirent la sonnette d’alarme concernant la dégradation de la biodiversité. Dans un document publié à l’occasion de la célébration de la journée internationale des forêts le 21 mars 2021, l’institution en charge de la gestion des forêts algériennes indique que sur les 3139 espèces floristiques que compte le pays d’Afrique du Nord, 1611, soit 51 % sont classées dans les catégories allant de «rare» à «rarissime». Dans le détail, la DGF a recensé 289 espèces «assez rares», 647 espèces «rares», 640 espèces «très rares» et enfin, 35 espèces «rarissimes».

Parmi les espèces végétales menacées de disparition en Algérie figurent l’Abies numidica. Encore appelée Sapin d’Algérie, cette espèce de conifère pousse dans des forêts humides de la Kabylie des Babors, au nord de l’Algérie.

La biodiversité algérienne, la plus dégradée du bassin de la méditerranée

La dégradation de la biodiversité algérienne concerne également le règne animal. D’après les spécialistes du Centre algérien de développement des ressources biologiques (CNDRB), l’Algérie est le pays du bassin méditerranéen où la situation de la biodiversité est l’une des plus préoccupantes, avec plus de 3606 espèces animales et végétales menacées d’extinction.

Les causes de cette régression de la biodiversité algérienne «peuvent être naturelles, comme la sécheresse, la fonte des glaces, les incendies ou le manque de nourriture. Mais c’est surtout à cause des hommes que ces animaux disparaissent. Les mers et les forêts sont saccagées, polluées. Les animaux sont chassés pour leur viande, peaux, dents, écailles, plumes ou leur graisse, pour fabriquer des vêtements, des bijoux ou encore des produits cosmétiques. Menacés par la pollution, le réchauffement climatique, la disparition de leur lieu de vie, les animaux sont les premières victimes de la mondialisation. Leur survie nuit à l’intérêt de la majorité de la population mondiale, provoquant, à l’avenir, la disparition d’un animal sur quatre?» explique Farida Khemar, experte au CNDRB.

La perte de la biodiversité algérienne s’explique aussi par la faible proportion des aires protégées. Selon le DGF ces espaces de conservation de la biodiversité n’occupent que 165361 hectares, soit 0,007 % du territoire national.

© Boris Ngounou

 

L’éruption débutée le vendredi 9 avril dernier à 19h se poursuit. Le Piton de la Fournaise continue de cracher de la lave à un rythme régulier. Du côté de l’Observatoire, on se demande si cette éruption ne va pas durer aussi longtemps que celles de 2017 et de 2018.

La première éruption de l’année du Piton de la Fournaise ne semble pas près de se terminer. L’intensité du trémor volcanique -indicateur d’une émission de lave en surface- est restée relativement stable au cours de ces dernières 24h.

Sur ce même laps de temps, 22 séismes ont été enregistrés sous les cratères sommitaux, entre le niveau de la mer et la surface.

Comme l’indiquent les scientifiques de l’Observatoire volcanologique dans le communiqué du jour, "les observations du site éruptif montrent toujours que l’activité des fontaines de lave se poursuit, principalement sur le cône principal situé le plus en amont, et que l'activité de coulée se focalise sur le plateau en aval du site éruptif, avec la mise en place d’un régime en tunnels de lave montrant de nombreuses résurgences".

Un léger gonflement du sommet de l’édifice volcanique commence à être observé. Un paramètre qui sera suivi avec attention au cours des prochains jours, car il peut correspondre à l'arrivée de magma profond.

Comme en 2017 et en 2018

Cela se traduit par l’afflux de dioxyde de carbone (CO2) dans le sol depuis plusieurs jours, au niveau du réservoir superficiel qui alimente l'éruption en cours.

Lors des éruptions de janvier et juillet 2017 et d’avril et septembre 2018, le même phénomène de réalimentation avait été observé. Ce qui avait ainsi conduit à des éruptions de longue durée (plus de trois semaines).

Les spécialistes du volcan indiquent encore que les arrivées de magma profond ont souvent été associées à des changements de l'activité éruptive : explosivité en 2016 et en 2020, augmentation des débits, apparition de nouvelles fissures, etc.

Les débits de lave moyens pour la journée du samedi 17 avril n’ont pas évolué par rapport à la journée précédente et sont de l’ordre de  8.3 m3 par seconde, soit environ 3 fois moins important que le débit observé lors du pic de la journée du 13 avril. Les scientifiques précisent toutefois que les mauvaises conditions météorologiques observées ces derniers jours peuvent affecter la précision des mesures.

On retiendra donc, pour ceux qui n’ont pas encore eu la chance de se rendre au Piton de Bert pour admirer le spectacle, qu’il n’est pas encore trop tard pour se décider. Pour autant, le front de coulée de lave semble toujours figé en haut des Grandes Pentes. Une hypothétique traversée de la route nationale n’est vraiment pas à l’ordre du jour.



 

Le volcan Merapi en Indonésie, l'un des plus actifs au monde, est entré lundi en éruption, a fait savoir l'agence géologique du pays.

Le volcan, situé près de la ville de Jogjakarta sur l'île de Java a émis de la lave plus de 16 fois. Une coulée de lave d'un kilomètre et demi de long a été observée le long du flanc sud-ouest du volcan.

Aucune victime n'a été signalée. Le niveau d'alerte, qui est situé au deuxième niveau le plus élevé sur une échelle de quatre depuis le mois de novembre, n'a cependant pas été modifié.

Le Merapi a craché en janvier des nuages de cendres et de fumées jusqu'à trois kilomètres de hauteur.

Le mont de 2.968 mètres est le plus actif des volcans de l'archipel d'Asie du Sud-Est. La dernière éruption majeure du Merapi remonte à 2010. Elle avait tué plus de 300 personnes et contraint plus de 280.000 habitants à évacuer.

L'Indonésie, qui compte de nombreuses îles, se trouve sur la ceinture de feu du Pacifique, où la friction des plaques tectoniques provoque de fréquents séismes et éruptions volcaniques. 




 

La Ville de Laval a annoncé la semaine dernière l'adoption d’une nouvelle réglementation visant à interdire l’usage du glyphosate. Elle devient ainsi la première municipalité au Québec à bannir ce pesticide sur son territoire.

Laval espère ainsi « protéger la santé humaine, les pollinisateurs, la faune et les milieux naturels ».

Le règlement prévoit que l’utilisation à but esthétique de pesticides sur une pelouse ou d’autres végétaux n’est plus permise en milieu urbain.

Il est désormais interdit, sur l’ensemble de son territoire, de faire l’usage de pesticides à l’extérieur des bâtiments.

Une citation de :Extrait du communiqué de la Ville de Laval

Une patrouille sensibilisera le public et veillera à l’application du règlement.

« La Ville agit comme leader régional en matière d’environnement », se réjouit Virginie Dufour, la responsable des dossiers en environnement au comité exécutif de la municipalité.

Il y a toutefois des exceptions. Les exploitations agricoles et horticoles pourront continuer d'en utiliser. Les biopesticides et les pesticides à faible impact demeurent permis.

Montréal attend depuis 2019

Malgré son engagement pris il y a deux ans, la Ville de Montréal n'a toujours pas interdit le glyphosate.

La Ville avait retardé son règlement en promettant un règlement « plus ambitieux » d'ici le 1er janvier 2021, mais l'échéance a encore été retardée.

« Nous avons pris le temps de revoir plus en profondeur le règlement », a répondu l'attachée de presse du comité exécutif de Montréal, Laurence Houde-Roy, neuf jours après notre question.

On attend la fin de la troisième vague COVID pour déposer le règlement. Pour le moment, nos énergies sont concentrées sur la gestion de la pandémie.

Une citation de :Laurence Houde-Roy, attachée de presse du comité exécutif de Montréal

À l'époque, l'administration Plante invoquait la nécessité d'agir au « nom du principe de précaution ».

Le glyphosate est l'ingrédient actif d'un herbicide principalement commercialisé sous la marque Roundup. C'est le pesticide le plus utilisé au Canada et dans le monde.

Un cancérigène « probable », selon l'OMS

L'herbicide est au centre d'un conflit scientifico-judiciaire et met en jeu des milliards de dollars.

En 2015, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) a déclaré le glyphosate « cancérigène probable ». Son fabricant, Bayer, qui est propriétaire de Monsanto, fait face à plusieurs poursuites d'utilisateurs atteints du cancer, dont certains au Canada et au Québec.

Bayer dément que le glyphosate soit cancérigène et met en avant des décennies d'études et d'autorisations réglementaires dans différents pays qui prouvent, selon elle, l'innocuité du Roundup pour l'humain.

En janvier 2019, Santé Canada a maintenu son approbation du produit.

Au Québec, les municipalités ont le droit de réglementer l'utilisation de pesticides sur leur territoire, pourvu qu'elles ne soient pas plus permissives que la province. Elles peuvent toutefois s'exposer à des poursuites si des agriculteurs jugent qu'ils subissent un préjudice.

Environ 150 municipalités québécoises restreignent l'usage des pesticides. Généralement, la pratique agricole est exemptée.

mardi 13 avril 2021

 

Après les gelées qui ont détruit la semaine dernière nombre de cultures, le monde agricole retenait son souffle lundi avant une nouvelle vague de froid, mais anticipait quoiqu'il arrive une hausse mécanique des prix des fruits et une chute exceptionnelle de la production de vin en 2021.

C'est déjà "probablement la plus grande catastrophe agronomique de ce début de XXIe siècle", a déclaré lundi soir le ministre de l'Agriculture Julien Denormandie sur le plateau d'Audition Publique (LCP-Public Sénat-Le Figaro).

"Ce sont plusieurs centaines de milliers d'hectares - je dis bien centaines de milliers d'hectares - qui ont été impactés", a ajouté le ministre, tout en soulignant qu'il était trop tôt pour chiffrer, en euros, les dégâts.

"En termes d'argent ce sera très significatif", a-t-il simplement dit.

M. Denormandie avait réuni plus tôt dans la journée, en visioconférence, une première "cellule de crise" sur ces gelées printanières qui ont touché 10 des 13 régions françaises, afin de coordonner la réponse gouvernementale.

La réunion rassemblait les représentants des producteurs de vin, de fruits, de légumes et de céréales, mais aussi les assureurs, les banques, les chambres d'agriculture, la sécurité sociale agricole MSA, ainsi que des représentants des différents ministères (Matignon, Bercy, Travail).

Le Premier ministre Jean Castex avait promis "des enveloppes exceptionnelles" lors d'un déplacement en Ardèche ce week-end, au chevet des producteurs de fruits.

Parmi les mesures envisagées: un recours facilité au chômage partiel, des allègements de charges patronales mais aussi, "vu l'ampleur des dégâts", la création d'un "fonds exceptionnel qui vienne compenser les pertes de revenu", a détaillé M. Denormandie.

Il sera notamment accessible aux viticulteurs. Ces derniers ont la possibilité de s'assurer et ne peuvent donc pas prétendre aux indemnisations du fonds des calamités agricoles. Or moins d'un tiers d'entre eux sont assurés.

"Le ministre s'est fixé pour objectif que les premiers financements arrivent mi-juin/début juillet pour les arboriculteurs et producteurs de petits fruits", a rapporté la présidente de la FNSEA, Christiane Lambert, à l'issue de la réunion.

- Des fruits plus chers -

Les producteurs ne quittent pas les prévisions météo des yeux: le thermomètre menace de descendre sous zéro jusqu'à jeudi matin, relève Luc Servant, vice-président des Chambres d'agriculture.

"Avec l'humidité, on peut avoir des gelées blanches et donc la formation de glace sur les plantes et donc on sait que ça peut faire du dégât à des températures plus faibles", explique-t-il à l'AFP.

A cette heure, le bilan est déjà lourd pour les viticulteurs, selon M. Servant: hormis les vignobles charentais de la région du Cognac et les vignes d'Alsace, "tous les autres vignobles ont été très durement touchés".

Il se refuse toutefois à faire un pronostic sur l'ampleur des pertes, car une partie de la récolte peut encore être sauvée.

"Il y a des vignobles où on parle d'une perte à 80%, d'autres, ça peut être de l'ordre de 50%, ça peut peut-être repartir. Il y a des bourgeons qui sont gelés, mais tous n'étaient pas sortis", estime-t-il

"Par contre, sur les fruitiers où les fruits sont gelés, c'est sûr il n'y aura pas d'autre fleurs maintenant, c'est râpé", décrit, fataliste, M. Servant.

"Quand on parle sur la partie Sud-Ouest de 80% de pertes, ce sont des chiffres qui vont sûrement se retrouver jusqu'au bout", pense-t-il, tablant sur le même terrible ratio pour la vallée du Rhône et sur toute la partie Centre/Val-de-Loire.

S'agissant des grandes cultures, la betterave sucrière a souffert: "Plus de 10% des betteraves françaises ont été détruites par le gel", a rapporté lundi la CGB, syndicat des betteraviers.

Une seule certitude, selon le ministre de l'Agriculture: "Le consommateur aura beaucoup moins accès cette année à des abricots, des cerises, certains fruits" vu la faiblesse de la récolte qui s'annonce, "et "la rareté (...) de nos produits sera telle que probablement les prix s'en feront ressentir".

© AFP



 

Cette opération, qui concerne plus d'un million de tonnes d'eau contaminée issue de la centrale, ne devrait pas commencer avant deux ans et pourrait prendre des décennies.

Le Japon va rejeter à la mer, après traitement, de l'eau issue de la centrale nucléaire accidentée de Fukushima (nord-est), a annoncé mardi 13 avril le Premier ministre Yoshihide Suga, malgré l'opposition que rencontre ce projet. Cette décision met un terme à sept années de débat sur la manière de se débarrasser de l'eau provenant de la pluie, des nappes souterraines ou des injections nécessaires pour refroidir les cœurs des réacteurs nucléaires entrés en fusion après le tsunami du 11 mars 2011. L'eau sera rejetée «après s'être assuré qu'elle est à un niveau (de substances radioactives, NDLR) nettement en dessous des standards de sécurité», a déclaré Yoshihide Suga, ajoutant que le gouvernement japonais prendrait «des mesures» pour empêcher que cela ne nuise à la réputation de la région.

Environ 1,25 million de tonnes d'eau contaminée sont actuellement stockées dans plus d'un millier de citernes à proximité de la centrale nucléaire accidentée il y a dix ans dans le nord-est du Japon. Une décision était d'autant plus urgente que les limites de la capacité de stockage de l'eau sur place pourraient être atteintes dès l'automne 2022. L'eau destinée à être relâchée dans cette opération, qui ne devrait pas commencer avant deux ans et pourrait prendre des décennies, a été filtrée à plusieurs reprises pour être débarrassée de la plupart de ses substances radioactives (radionucléides), mais pas du tritium, lequel ne peut pas être éliminé avec les techniques actuelles.

Cette option, privilégiée au détriment d'autres scénarios, comme une évaporation dans l'air ou un stockage durable, est notamment très contestée par les pêcheurs et les agriculteurs de Fukushima qui redoutent que cela ne dégrade davantage l'image de leurs produits auprès des consommateurs. «Nous prenons cette décision au sérieux», a déclaré mardi Tomoaki Kobayakawa, le patron de Tepco, l'opérateur de la centrale nucléaire endommagée. «Nous prendrons des mesures pour empêcher que des rumeurs néfastes ne circulent» à l'encontre de l'agriculture, des forêts, de la pêche et du tourisme locaux, a-t-il ajouté.

«La gestion de l'eau contaminée est une question que l'on ne peut pas éviter» dans le cadre de la reconstruction à Fukushima, avait déclaré Yoshihide Suga à la presse mercredi dernier après sa rencontre avec le dirigeant de la fédération des coopératives de pêche du Japon, vivement opposée au projet. Le gouvernement «nous a dit qu'il ne rejetterait pas l'eau (à la mer, NDLR) sans l'adhésion des pêcheurs», a déclaré à la chaîne de télévision publique NHK Kanji Tachiya, responsable d'une coopérative locale de pêche à Fukushima, mardi matin avant l'annonce de la décision. «Maintenant, ils reviennent là-dessus et nous disent qu'ils vont rejeter l'eau, c'est incompréhensible», a-t-il ajouté.

La Chine «inquiète»

Les voisins du Japon, avec qui Tokyo entretient des relations houleuses sur fond de contentieux historique, ont aussi manifesté leur mécontentement, la Chine ayant communiqué lundi ses «sérieuses inquiétudes» et appelé le Japon à la «prudence» dans l'élimination de l'eau contaminée. La mesure annoncée par Tokyo «est irresponsable au plus haut point et va gravement nuire à la santé et à la sûreté publiques dans le monde ainsi qu'aux intérêts vitaux des pays voisins», a dénoncé mardi dans un communiqué le ministère chinois des Affaires étrangères. Pour Pékin, «l'océan est la propriété commune de l'humanité» et le rejet des eaux «n'est pas une question qui relève des affaires intérieures japonaises». Le gouvernement chinois estime qu'une telle mesure ne devrait pas pouvoir être prise «sans autorisation» ni sans consultation et accord avec «les différents pays concernés» ainsi que l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA). La Corée du Sud a exprimé de «vifs regrets» après cette décision qui représente «un risque pour l'environnement maritime».

Début 2020, des experts commissionnés par le gouvernement avaient recommandé le rejet en mer, une pratique déjà existante au Japon et à l'étranger sur des installations nucléaires en activité. Le tritium n'est dangereux pour la santé humaine qu'à très haute dose, selon des experts. «Il y a un consensus parmi les scientifiques sur le fait que l'impact sur la santé (d'un rejet en mer de l'eau tritiée, NDLR) est minuscule», a estime Michiaki Kai, professeur et expert des risques des radiations à l'université des sciences de la santé d'Oita (sud-ouest du Japon). L'agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) plaide aussi pour l'option d'une dilution en mer. «Le gouvernement japonais a une fois de plus laissé tomber les gens de Fukushima», a réagi mardi Greenpeace, fustigeant une «décision complètement injustifiée de contaminer délibérément l'océan Pacifique avec des résidus nucléaires». L'organisation environnementale a répété son appel à poursuivre le stockage de l'eau jusqu'à ce que la technologie permette de la décontaminer complètement.

Le gouvernement américain, allié de Tokyo, a exprimé son soutien à l'opération, notant dans un communiqué publié peu après l'annonce que le Japon avait «pesé les options et les effets, avait été transparent dans sa décision et sembl(ait) avoir adopté une approche en accord avec les normes de sûreté nucléaire internationalement reconnues».

© AFP



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