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mardi 2 juillet 2013
Au moins 500 tonnes de poissons sont morts en raison de la pollution des eaux d'un barrage à l'ouest du Mexique par des déchets alimentaires. Une entreprise a déversé illégalement des centaines de litres de mélasse, un résidu du raffinage du sucre, dans un canal débouchant sur le barrage.

"Et voici les dégâts, cette atteinte à l'environnement et aux moyens de subsistance de tous. De quoi vont-ils vivre maintenant? Cela m'indigne, c'est une tragédie", a dit le maire de la municipalité d'Acatlan de Juarez, dans l'Etat du Jalisco.

Les poissons sont morts "parce que la mélasse a annihilé l'oxygène de l'eau" et le bilan est "d'au moins 500 tonnes" de poissons morts, a commenté la coopérative locale de pêcheurs.

Le maire d'Acatlan a sollicité l'aide du gouvernement en faveur des quelque 150 familles qui vivent de la pêche autour du barrage Hurtado.


Source ats / 02.07.2013


Des dizaines de personnes ont été blessées dans un séisme de magnitude 6,2 ayant secoué mardi la province indonésienne d'Aceh, à la pointe nord de l'île de Sumatra, ont indiqué des responsables locaux.

"Il y a des dizaines de blessés ici", a déclaré lors d'une conversation téléphonique avec Xinhua M. Fauzi, responsable local de l'Agence nationale de gestion et d'atténuation des catastrophes dans le district de Bener Meriah de la province d'Aceh.

Le séisme s'est produit à 14h37 heure locale (07h37 GMT), et l'épicentre, situé à une profondeur d'environ dix kilomètres, a été localisé à 35 km au sud-ouest du district de Bener Meriah, a déclaré par téléphone à Xinhua un responsable de l'Agence météorologique et géophysique, M. Subagio.

D'après lui, l'intensité du séisme serait entre 3 et 4 sur l'échelle de Mercalli à Banda Aceh, Takengon et Lhokseumawe, et serait de 2 à Medan, capitale de la province de Sumatra du Nord.

Les informations recueillies par l'agence météorologique locale font état de l'effondrement du deuxième étage d'un hôpital, a déclaré M. Subagio, sans être en mesure de confirmer le nombre de victimes.

Le porte-parole de l'Agence nationale de gestion et d'atténuation des catastrophes, Sutopo Purwo Nugroho, a déclaré à Xinhua au téléphone qu'au moins cinq personnes ont été blessées et dix maisons endommagées.

La province d'Aceh a enregistré de fréquents tremblements de terre. Le plus meurtrier d'entre eux a eu lieu en décembre 2004, et a coûté la vie à 175 000 personnes dans la province et à des centaines de milliers d'autres dans les pays touchés par le tsunami déclenché par le séisme.


Source: © Chine Nouvelle (Xinhua) - Huang Wei, le 02/07/2013 13:19
Quelque 3.000 personnes sont toujours portées disparues dans le nord de l’Inde frappé il y a deux semaines par des inondations qui ont fait un millier de morts selon un bilan officiel provisoire, dont de nombreux pèlerins et touristes, a annoncé dimanche un haut responsable gouvernemental.

«Au stade actuel des informations obtenues, quelque 3.000 personnes sont toujours portées disparues», a indiqué le chef du gouvernement de l’Etat montagneux d’Uttarakhand, Vijay Bahuguna, à des journalistes dans la capitale régionale de Dehradun.

Des milliers de militaires, aidés par des hélicoptères de l’armée impliqués dans l’évacuation de plus de 100.000 personnes dans cet Etat du nord du pays, sinistré depuis les inondations et glissements de terrain du 15 juin dernier, ont progressivement réduit leurs interventions. Lire

Les pluies torrentielles de la mousson précoce ont piégé des milliers de touristes et pèlerins qui s’étaient rendus dans les temples, mausolées et lieux sacrés hindous de cet Etat appelé la «Terre des dieux».

Selon des sources officielles, certaines des personnes déclarées disparues il y a quinze jours sont peut-être revenues chez elles ou ont continué leur voyage sans en avoir informé les autorités.

De plus, le bilan exact des morts dus aux inondations ne pourra sans doute pas être établi avec précision car des corps ont pu être emportés par les eaux ou sont ensevelis sous les tonnes de débris provoqués par les glissements de terrain, a indiqué M. Bahuguna à l’agence de presse PTI.

Une équipe de 200 secouristes spécialisés parcourt toujours la région de Kedarnath, la plus touchée, comprenant de nombreux temples, à la recherche de corps ensevelis sous les décombres, a-t-on précisé de sources officielles.

Des corps ont ainsi été trouvés dans des rivières à des centaines de kilomètres en aval des régions frappées par les inondations, selon des secouristes.

Par ailleurs, des crémations de masse ont débuté sur fond de craintes d’éruptions de maladies transmissible par l’eau, selon les médias locaux.

Toujours selon les médias, les responsables gouvernementaux avaient été prévenus des risques d’inondation en raison de la mousson précoce. Le prévisionniste de la météorologie nationale Arnand Sharma a expliqué sur la chaîne de télévision NDTV que ses services avaient bien informé les autorités dès le 14 juin de ces risques d’inondation

Au moins 39 personnes sont décédées dans des inondations et séismes en Chine. Treize autres sont portées disparues et des dizaines de milliers n'ont plus de domicile. Le tempête tropicale Rumbia s'est entre-temps déplacée vers le sud du pays, indique le média officiel chinois.

De fortes pluies se sont abattues samedi sur le nord, l'est et le sud de la Chine, causant l'évacuation de plus de 300.000 personnes. La tempête tropicale Rumbia a atteint la province de Guangdong, mardi. Les liaisons ferroviaires et par bateaux ont été interrompues dans la région de Guangxi, ce qui a notamment bloqué 800 touristes sur une île.





Une chaleur exceptionnelle frappe l'ouest des Etats-Unis, le Texas, l'Arizona et le Nevada étant les Etats les plus touchés par cette vague de chaleur record pour une fin juin, avec des températures qui ont dépassé les 50°C à l'ombre ce week-end.

Cette canicule est liée à la remontée d'un air très chaud du Mexique. Air très chaud qui, dans un flux de sud et en passant au-dessus des Montagnes Rocheuses, se réchauffe encore davantage, un peu à la manière du foehn sur les Pyrénées.

Nombreux records de chaleur pour un mois de juin

Notre tableau le confirme, de nombreux records de chaleur pour un mois de juin ont été mesurés hier samedi, aussi bien à San-Antonio, Houston, Las Vegas (à noter que les 47,8°C ont été relevés dans la banlieue de Las Vegas et que le poste officiel n'a relevé "que "46,1°C)...

Avec 52,8°C relevés, nous sommes néanmoins encore loin du record de chaleur absolu mondial relevé à Greenland Ranch (vallée de la Mort en Californie) le 10 juillet 1913 avec 56,7°C, une température relevée sous abri (à l'ombre) à laquelle il faut ajouter de 10 à 15°C au soleil, avec un ressenti au soleil de 65 à 70°C.

19 pompiers victimes du feu en Arizona

Ces conditions extrêmes, associées à un vent de sud modéré lié à la dépression thermique, ont attisé de violents incendies sur le Colorado et l'Arizona. Des milliers d'hectares sont partis en fumée, plusieurs villages se sont trouvés isolés et de nombreuses routes ont du être coupées. 200 maisons ont également été victimes des flammes selon un premier bilan.

En Arizona, au nord-ouest de Phoenix, un important foyer s'est déclenché dans la région de Yarnell. Il est hors de contrôle, et 19 pompiers ont perdu la vie, victimes d'un retour de flammes en raison des vents violents. Il s'agit du plus lourd bilan humain pour un incendie aux Etats-Unis depuis 1933.

Cette canicule se terminera dès demain, avec des températures qui redeviendront "enfin" de saison avec 40°C à Las Vegas et à Phoenix (la moyenne des températures maximales est en effet de 40°C sur ces deux villes en plein coeur de l'été).





lundi 17 juin 2013
En bleu, les rares pays (Bénin, Zambie, Serbie) qui ont interdit toute culture et importation d’aliments génétiquement modifiés.

En beige, couleur bien plus présente sur cet atlas mondial, ceux qui n’ont pas de législation particulière visant à encadrer les OGM dans l’alimentation.

Le vert foncé, dominant en Europe, désigne les pays qui imposent un étiquetage de presque tous les aliments génétiquement modifiés, avec un seuil de moins de 1 % de produits OGM par aliment (en dessous duquel la présence d’OGM n’est pas signalée). 

Les deux autres nuances de vert indiquent enfin, pour la plus foncée, un étiquetage seulement s’il y a plus de 1 % d’ingrédients OGM dans un produit alimentaire (ou seuil non défini) ; pour le plus clair, un étiquetage de certains produits alimentaires, avec de nombreuses exceptions et sans seuil défini, ou bien une loi peu appliquée.

Source : Big Browser




Par Maxime Combes (14 juin 2013) basta


Le 2 juin au matin, sous la protection d’agents de sécurité, la multinationale américaine Chevron a pris possession d’une parcelle située près de Zurawlow, en Pologne, sur le permis de Grabowiec, pour installer le matériel nécessaire à l’exploration de gaz de schiste. Les habitants des villages avoisinants se sont interposés. Une militante a été blessée par un véhicule de la compagnie et a du être hospitalisée. Depuis, plus de 150 personnes occupent le terrain visé par Chevron, réclamant son départ. Sous une grande tente installée pour l’occasion, ont pris place une cuisine collective, animée par des débats sur les dangers de la fracturation hydraulique et les stratégies pour s’opposer aux multinationales. Les camions de Chevron, prêts à revenir, seraient postés à 6 km.

Chevron prétend détenir toutes les autorisations nécessaires, y compris celles du ministère de l’Environnement, pour mener ses projets sur des terrains d’une surface de 2,7 hectares. Selon les riverains, l’autorisation des études sismiques ne serait valable que jusqu’au 6 décembre 2013. Et l’autorisation de forer aurait été annulée en juin 2012. Quelques mois plus tôt, Chevron avait provisoirement renoncé à débuter des forages sur la commune de Zurawlow, après une très forte mobilisation locale qui est retracée dans le documentaire La Malédiction du gaz de schiste, récemment diffusé sur Arte et réalisé par Lech Kowalski. A nouveau présent sur place, le réalisateur s’étonne de l’entêtement de Chevron alors que deux nouveaux pétroliers nord-américains, Talisman Energy Inc. et Marathon Oil, après Exxon Mobil, viennent d’annoncer quitter le pays en raisons de recherches non fructueuses.

Face au silence médiatique en Pologne et en raison de la très grande mansuétude des autorités locales et nationales envers Chevron, les opposants appellent à un vaste soutien international dans leur lutte. Les collectifs français contre les gaz et pétrole de schiste ont publié un communiqué de soutien et une pétition vient d’être mise en ligne. Selon Lech Kowalski sur Twitter, « Occupy Chevron va au-delà de la question des gaz de schiste, il s’agit de multinationales qui veulent imposer un certain mode de vie aux citoyens. Les fermiers (polonais) veulent que le monde sache cela. »

















Ben vi quoi faite passer



Les mers sont surexploitées et cela commence à devenir assez inquiétant. Une espèce de poisson sur trois est menacée d’extinction. Les autres peinent à se renouveler alors que le nombre de captures augmente. Sur le banc des accusés : la pêche industrielle, allègrement subventionnée en Europe, et finalement peu créatrice d’emplois. Face à cette menace, des artisans pêcheurs ont décidé de s’allier avec l’organisation écologiste Greenpeace, et des ONG pointent les mauvaises pratiques des grandes enseignes. Enquête.
Imanol Ugartemendia a commencé sa vie de pêcheur sur les grands chalutiers pélagiques, trainant des filets de plusieurs dizaines de kilomètres qui enserrent dans leurs nasses des milliers de tonnes de poissons. Il n’en garde pas un très bon souvenir. « On maltraitait le poisson, que l’on rejetait mort par centaines de kilos [1]. Soit parce que les quotas étaient atteints. Soit parce que ce n’était pas la bonne espèce. On faisait vraiment du sale boulot. En plus, on partait pendant quinze jours, et je n’aimais pas l’ambiance à bord. » Il a donc pris le large, et s’est mis à la « petite pêche ». Il traque désormais, au fil des saisons, le merlu, le bar, et parfois le congre. Seul à bord d’un petit bateau, il travaille non loin des côtes et rentre au port tous les soirs. Imanol fait maintenant partie de ceux que l’on appelle « les moins de 12 ».

« Nos bateaux mesurent moins de 12 mètres, nous n’allons pas à plus de 12 milles des côtes (c’est à dire une vingtaine de kilomètres, ndlr), et nous ne sortons pas plus de 12 heures d’affilée en mer », explique Gwen Pennarun, pêcheur du Finistère et membre fondateur de la plate-forme de la petite pêche artisanale française. Lancée il y a un an, cette plate-forme réunit les professionnels de la pêche qui souhaitent sauvegarder leurs « petits métiers », trop souvent oubliés des politiques. Le ministre français de la pêche Frédéric Cuvillier étant même incapable de décrire ce secteur d’activité. « Pourtant, nous représentons près de la moitié des marins pêcheurs français, soit environ 8 000 professionnels, et plus de 80 % des bateaux de pêche en France, détaille Gwen Pennarun. Au niveau européen, la pêche artisanale représente 65% des emplois directs et 83% de la flotte. »

Quand les pêcheurs s’allient avec Greenpeace

Pour se faire entendre, les pêcheurs artisanaux ont décidé de collaborer avec Greenpeace, qui lutte contre la surpêche depuis plusieurs années. Parti de Roumanie le 18 mars, leur célèbre brise-glace, l’Arctic Sunrise a navigué de port en port, en Europe, pour achever sa virée à Londres, au début du mois de juin. « Nous avons, à chaque étape, embarqué des pêcheurs qui ont ainsi pu rencontrer des collègues d’autres pays », décrit Hélène Bourges, chargée de campagne Océans. Tous ces professionnels se sont réunis à leur arrivée dans la capitale anglaise.

« Pour peser sur les décisions politiques, et notamment sur la réforme en cours de la politique commune de pêche, nous avons besoin de nous organiser collectivement », explique Gwen Pennarun. Cette alliance n’est pas du goût de tout le monde. A son arrivée dans le port de Saint-Malo, à la fin du mois de mai, l’Arctic Sunrise a été accueilli par une banderole barrée d’un « Greenpeace prédateur des emplois de la filière pêche » . « Greenpeace ne s’oppose pas à la pêche mais à la surpêche », répond Hélène Bourges. « Nous défendons les professionnels qui pratiquent une pêche sélective ».

Cinq fois plus de poissons pêchés en 50 ans

Toujours présents à bord, les « petits » patrons pêcheurs maîtrisent en général plusieurs techniques de capture. Ils s’adaptent aux saisons et aux stocks disponibles, ne ciblant que les espèces qu’ils souhaitent attraper. Certains d’entre eux, à l’image des ligneurs de la pointe de Bretagne, ont même mis en place il y a près de 20 ans une période d’un mois « chômée » (du 15 février au 15 mars), pour laisser au poisson le temps de se reproduire. Ces dernières années, nombre d’entre eux ont dû renouveler leurs techniques et adapter leur savoir-faire, raréfaction des ressources halieutiques oblige. Mais leurs outils de travail restent modestes, de même que leurs charges fixes (entretien du matériel, quantité de carburants, etc.). Ce qui leur offre une vraie liberté.

« Je ne suis pas obligé de vider la mer pour payer mon bateau, résume Imanol Ugartemendia, qui vogue sans trop de stress. Ma seule véritable inquiétude, c’est le risque de disparition de la ressource. » Une inquiétude légitime. Car la mer se vide... Depuis la fin de la seconde guerre mondiale, les quantités de poissons pêchés sont passées de 20 millions à plus de 100 millions de tonnes, 50 % étant issues de l’aquaculture, et le reste de la pêche de capture. La consommation moyenne par habitant atteint aujourd’hui 18 kilos dans le monde. 22 kilos en Europe. Et la France caracole en tête, avec 34 kilos de poissons avalés chaque année par habitant ! Soit deux fois plus qu’il y a 10 ans. Pour satisfaire cet appétit, les bateaux doivent naviguer au-delà des eaux européennes, d’où ils rapportent 50% du poisson consommé sur le vieux continent. Ils croisent notamment au large de l’Afrique noire, où ils pillent les ressources des professionnels locaux.

Une espèce sur trois menacée d’extinction


Aux exigences croissantes des consommateurs, s’ajoutent d’importantes évolutions technologiques qui ont accru les capacités de capture des navires. Soumis à un rythme frénétique de prélèvements, les poissons doivent aussi faire face à une pollution croissante des océans et au changement climatique. 3% des stocks mondiaux sont épuisés. 28% sont surexploités, et donc menacés d’extinction si aucune mesure restrictive n’est adoptée. 50% des réserves halieutiques sont pleinement exploitées, les captures actuelles seraient par conséquent proches du niveau de production maximale, sans aucune marge d’expansion possible [2]. Les prévisions les plus pessimistes promettent la fin du poisson pour… 2035, c’est à dire demain. Cette date a été calculée par le professeur canadien en biologie marine Boris Worm, sur la base des tendances actuelles de baisse des stocks [3].

L’Europe, quatrième producteur mondial de pêche et d’aquaculture, joue un rôle de premier plan dans la raréfaction de ces ressources. La surcapacité de pêche est deux à trois fois supérieure au niveau auquel les réserves de poissons peuvent se renouveler. Cette surpêche est partiellement encouragée par la politique commune de la pêche (PCP), via le Fonds européen pour la pêche (FEP), doté de 4,3 milliards d’euros pour la période 2007-2013. Les projets financés sont choisis par les États membres, en partenariat avec les organisations de producteurs. Mais les sommes dépensées ne s’accordent pas toujours avec les objectifs affichés de préservation de la ressource. Moderniser les moteurs, pour économiser de l’énergie, permet aussi aux chalutiers d’augmenter leur productivité, comme l’a signalé la Cour des comptes européenne [4]. Entre 2000 et 2008, 33,5 millions d’euros ont ainsi financé la modernisation des navires de pêche au thon rouge. Une espèce largement sur-pêchée.

Des quotas défavorables aux artisans

Des quotas de pêche, appelés « totaux admissibles de capture » (TAC), sont pourtant définis chaque année. En France, les quotas sont répartis par les organisations de producteurs sur la base de ce que les bateaux ont pêché entre 2000 et 2003. Une période de référence défavorable aux pêcheurs qui débutent leur activité. « Mon bateau n’a pas pêché de thon pendant la période de référence, témoigne Imanol Ugartemendia. Et je n’ai pas eu accès à la réserve de quotas de l’organisation de producteurs. Résultat : je regarde les poissons passer sous mon bateau. Et je ne peux même pas en ramener un à la maison pour manger ! » Les défenseurs de la petite pêche reprochent par ailleurs au système des quotas de favoriser plutôt les gros bateaux, sur-représentés au sein des organisations de producteurs. « En Méditerranée, la pêche artisanale, qui représente 84% de la flotte n’a droit qu’à 10% des quotas », détaille Hélène Bourges, chargée de campagne Océans à Greenpeace France. Selon la Cour des comptes européenne, des pressions sont exercées sur le Conseil européen pour fixer des TAC supérieurs à ceux que recommandent les scientifiques [5].

En plus des aides directes versées au titre du FEP, le secteur bénéficie de subventions indirectes, telle que l’exonération générale des taxes sur les carburants. Une manne important pour les très gros bateaux, et notamment pour ceux qui pratiquent la pêche en eaux profondes. La consommation de carburant de ces chalutiers industriels s’élève à 7 000 litres de gasoil/jour au minimum. « Il en faut du pétrole pour tirer leurs moteurs de 2000 chevaux ! », sourit un pêcheur. Apparue dans les années 1970, à mesure que les stocks de poissons s’amenuisaient dans les eaux côtières, cette pêche convoite les espèces qui vivent en haute mer, jusqu’à 2000 mètres de profondeur, telles la lingue bleue, le grenadier de roche ou le sabre noir.

La pêche industrielle, championne des subventions

La pêche industrielle est pointée du doigt pour les ravages qu’elle produit sur les fonds des océans, qui abritent une riche biodiversité. L’Espagne, qui dispose de la plus importante flotte européenne, et la France réalisent à elles seules 50% des prises en eaux profondes. De ce côté-ci des Pyrénées, trois entreprises se partagent le gâteau : la Scapêche (Intermarché), qui possède huit navires hauturiers et qui représente jusqu’à 85% du total des captures d’espèces profondes. Euronor (UK Fisheries [6]), basé à Boulogne-sur-Mer qui totalise 9% des prises et Dhellemmes (qui appartient au groupe hollandais Jaczon BV, spécialisé dans la pêche industrielle et la congélation de poissons), basé à Concarneau.

« En plus d’être destructrice, cette méthode de pêche n’est pas viable économiquement », s’insurge Claire Nouvian, présidente de Bloom, une association qui se bat pour la préservation des océans profonds, et pour la survie des pêcheurs. La Commission européenne estime que dans plusieurs États membres les coûts imputés sur les budgets publics au titre de la pêche sont supérieurs à la valeur totale des captures. Autrement dit, les citoyens européens paient leur poisson quasiment deux fois : sur les étals et avec leurs impôts. « De 2004 à 2011, la Scapêche a bénéficié de quatre types de subventions pour un montant total de 9,34 millions d’euros. En dépit de ces aides et de l’injection de 20 millions d’euros par le groupe Intermarché, la Scapêche a accumulé plus de 19 millions d’euros de pertes courantes. » Mais ces aides ne permettent-elles pas de créer des emplois ? A peine. Selon les estimations des ONG, l’activité génère entre 250 et 350 emplois équivalents temps-pleins, sur terre et en mer (secteurs du transport, de la transformation et de l’emballage compris). Moins de 2 % des emplois directs et indirects du secteur.

Greenwashing en série

En France, trois poissons sur quatre sont vendus en super ou hypermarchés. Ce qui donne une responsabilité particulière à la grande distribution. En juin 2012, le jury de déontologie publicitaire a épinglé le groupement de supermarchés Les Mousquetaires, qui possède Intermarché, suite à une plainte déposée par Bloom pour « greenwashing ». L’ire de l’association porte sur une campagne de promotion prétendant que l’enseigne s’engage « pour une pêche responsable » et qu’elle joue « un rôle déterminant dans le maintien durable de la pêche en France, qui passe par la préservation et le renouvellement des ressources marines ». Il a été demandé aux Mousquetaires de retirer leur publicité.

Ils ne sont pas les seuls à exceller en« écoblanchiment ». Leclerc s’était illustré de son côté en 2010 avec une superbe campagne expliquant « ne proposer que du thon rouge provenant exclusivement de la pêche artisanale ». Et précisant, en note de bas de page, marquée par un astérisque et en petits caractères : « Excepté les 28 senneurs (les thoniers, ndlr) listés en annexe 1 de l’arrêté du 28 janvier 2010 »… C’est à dire toute la flotte industrielle française !

Inaction de l’Union européenne

Contactés par Basta !, à propos de leur politique de sélection des espèces de poissons vendues, les deux groupes n’ont pas souhaité s’exprimer. « Côté grande distribution, il y a de vrais différences selon les enseignes », tempère Claire Nouvian, dont l’association vient de publier une enquête sur les bons et mauvais élèves. Casino et Carrefour sont plutôt bien notés, au contraire d’Intermarché, de Leclerc et d’Auchan. « Mais elles ont toutes des efforts à faire en matière de transparence. Il n’ a aucune lisibilité sur les critères de choix des espèces vendues. Qui décide de suivre tel avis scientifique plutôt que tel autre, par exemple ? »

La nouvelle politique commune de la pêche, dont le projet de réforme a été acté au début du mois de juin par le Conseil européen, obligera-t-elle les distributeurs à rendre des comptes ? Nul ne le sait pour le moment. Sous la pression notoire de la France, les ministres de la pêche ont refusé d’adopter un calendrier d’actions. Le projet prévoit cependant de privilégier les pêcheurs ayant des pratiques à faible impact sur les écosystèmes, avec un taux maximum d’emplois par kilo de poisson débarqué.

1% des océans sont protégés
« Nous attendons de voir ce qui va être véritablement être acté au niveau financier, remarque Bertrand Cazalet, du Syndicat professionnel des pêcheurs petits métiers du Languedoc Roussillon (SMPR). Comment les fonds seront-ils structurés, sachant qu’historiquement les industriels arrivent toujours à retirer leur épingle du jeu ? » Au Comité national des pêches (CNPMEM), instance représentative plus large que les organisations professionnelles, la réforme européenne est regardée avec méfiance. De même que la constitution d’un réseau de petits pêcheurs, en lien avec Greenpeace.

Les représentants de la profession redoutent notamment la mise en place de grands espaces interdits de pêche, recommandée par divers scientifiques, dont le biologiste français Daniel Pauly. Selon ce spécialiste mondial de l’état des ressources halieutiques, l’établissement de ces zones sans pêche se fait très lentement. Seul 1% des océans est aujourd’hui concerné par cette préservation. 2% dans quinze ans. Un rythme bien trop lent pour assurer le renouvellement des stocks. Le Comité national des pêches, s’inquiète aussi du retard pris sur le calendrier prévisionnel des négociations financières. Certains patrons de chalutiers craignent d’être obligés d’adapter leurs outils aux contraintes environnementales (maillages de filets plus larges pour laisser passer les jeunes poissons par exemple) sans être soutenus financièrement.

A quand un véritable label pour la pêche ?


La Commission reconnaît que, « à court terme, les objectifs environnementaux, économiques et sociaux peuvent entrer en conflit », en particulier pendant la période de reconstitution des stocks, au cours de laquelle il va falloir réduire la voilure. « Cette question est cruciale, précise Hélène Bourges, de Greenpeace. Surtout pour les « semi-industriels », ces chalutiers d’une vingtaine de mètres, qui vont devoir réduire leurs captures alors qu’ils sont enfermés dans le cercle vicieux de l’endettement et de la nécessaire surpêche. Le volet financier de la réforme doit prendre cela en compte. Ces personnes devront être accompagnées vers des modes de pêche plus durables. Mais on ne peut pas faire l’économie du temps de reconstitution des stocks. Sans poissons, pas de pêcheurs ! Cela parait logique mais il nous semble important de le souligner. »

Les consommateurs peuvent-ils agir en faveur de pratiques vertueuses ? Comment choisir le « bon » poisson ? Il n’y a guère que lors des ventes à quai, au sortir du bateau, que le poisson peut être tracé. Une fois partis dans les circuits de distribution, tout les poissons se valent, côté traçabilité. La mise en place d’un véritable label, à l’image du logo AB pour l’agriculture biologique fait partie des demandes des artisans pêcheurs. En attendant, les consommateurs peuvent aussi se référer aux tableaux et calendriers établis par Greenpeace ou l’association Slow food. Comme pour les fruits et légumes de saison.

Source © Nolwenn Weiler/Basta 


Notes
[1] Entre 20 et 50 % des prises de poissons effectuées par le secteur industriel sont rejetées à la mer.

[2] Source : Situation mondiale des pêches et de l’aquaculture, FAO, 2010.

[3] Boris Worm travaille en collaboration avec le biologiste français Daniel Pauly, Directeur du Fisheries Centre de l’Université de Colombie-Britannique, à Vancouver. Daniel Pauly est l’un des plus grands spécialistes mondiaux des ressources halieutiques. Il a développé la plus grande base de de données au monde sur la biodiversité, ainsi qu’une base de données qui cartographie les prises de pêche sur tous les océans.

[4]  Consulter le rapport de la Cour des comptes européennes en 2011.

[5]  Rapport 2011 de la Cour des comptes européenne sur la PCP.

[6] UK Fisheries, détenue à 50 % par une filiale de Parlevliet & Van Der Plas B.V., un membre néerlandais de l’association des chalutiers-congélateurs pélagiques (PFA), l’un des groupements professionnels les plus puissants défendant les intérêts du secteur de la pêche industrielle en Europe.

"La France, empêtrée dans les problèmes de pollution agricole qui contamine ses cours d'eau, vient d'être condamnée par la Cour de justice de l'Union européenne (CJUE). Cette dernière a rendu, jeudi 13 juin, un arrêt qui constate les "manquements" chroniques de Paris. Cette décision est un prélude à une possible amende de plusieurs dizaines de millions d'euros, voire à des astreintes journalières qui alourdiraient considérablement le montant réclamé.

Il s'agit de la vieille affaire des nitrates et de l'incapacité de Paris de se mettre en conformité avec une directive européenne de 1991. Ce contentieux porte précisément sur la sous-estimation des "zones vulnérables" qu'il faudrait impérativement protéger, autrement dit sur le manque d'autorité de l'Etat pour faire respecter les bassins versants dont les teneurs en nitrate dépassent déjà les 50 milligrammes par litre. La CJUE prépare en outre un deuxième rappel à l'ordre, qui devrait dénoncer d'ici à fin 2013 la frilosité des programmes pour redresser la situation dans ces mêmes zones.

L'excès d'azote minéral et organique - essentiellement d'origine agricole - entraîne, une fois transformé en nitrates, l'eutrophisation des rivières et nourrit le phénomène des proliférations d'algues vertes. Le problème est plus large cette fois : les zones vulnérables concernent 55 % des surfaces agricoles selon l'état des lieux révisé fin 2012
. La liste actuelle englobe 19 000 communes. Les porte-parole de l'agriculture intensive se sont récriés contre ce classement soi-disant excessif, et la FNSEA a déposé plusieurs recours devant les tribunaux. A Bruxelles, c'est la cartographie précédente, celle - peu réaliste - de 2007, qui est dénoncée comme insuffisante.

"FAIBLESSE DE LONGUE DATE"

La ministre de l'écologie Delphine Batho estime que l'arrêt de la CJUE "sanctionne une faiblesse de longue date", autrement dit le manque d'empressement de ses prédécesseurs car une délimitation plus réaliste des zones vulnérables aurait dû être faite fin 2011. "J'ai l'intention de rencontrer rapidement la Commission européenne pour présenter notre programme d'action, annonce-t-elle. Il va falloir davantage que de la bonne volonté pour convaincre Bruxelles et éviter une lourde condamnation pour manquement sur manquement." Cette procédure-là est redoutable puisqu'elle risque d'entraîner des amendes par jour d'astreinte.

Ainsi en 2007, la Commission européenne avait déjà décidé de saisir la CJUE et de suggérer une astreinte de 130 000 euros par jour pour... infractions de la France vis-à-vis de la même directive nitrates de 1991. Il était alors reproché à cette dernière ses taux démesurés de nitrates dans l'eau potable en Bretagne. Le gouvernement de l'époque s'en était sorti en plaidant beaucoup et en fermant prestement les points de captage les plus pollués. Résultat : les Bretons boivent une eau réglementaire qu'il faut aller chercher loin, tandis que leurs rivières continuent d'être chargées de pollution diffuse. Et les fonctionnaires européens ont fini par se lasser de cette inefficacité persistante.

Après moult avertissements sur ses zones vulnérables incomplètes et sur la faiblesse des actions menées pour y faire diminuer les taux de nitrates, la Commission européenne a de nouveau traduit la France devant la CJUE en février 2012. Si elle ne constate pas de progrès de la qualité de l'eau dans les prochains mois, elle sera en droit de saisir à nouveau les magistrats. L'unique suspense dans cette affaire réside dans la sévérité du montant des pénalités."






Une équipe de recherche internationale, à laquelle ont participé le Laboratoire des sciences du climat et de l'environnement (IPSL/LSCE %u2013 CEA/CNRS/UVSQ) et le laboratoire " Géosciences environnement Toulouse " (CNRS/IRD/Université Paul Sabatier Toulouse 3) a comptabilisé précisément les bilans d'émission et de capture des gaz à effet de serre au niveau des rivières, estuaires et zones côtières - ou " continuum aquatique terre-mer ". Cette étude a permis de déterminer que l'activité humaine a significativement changé l'exportation de carbone des écosystèmes terrestres vers les rivières et les estuaires.

Les résultats montrent qu'une fraction du carbone émis depuis la période pré-industrielle reste séquestrée dans les sédiments du " continuum aquatique terre-mer " au lieu d'être stockée dans les écosystèmes terrestres tandis qu'une autre est relâchée sous forme de CO2 vers l'océan et ensuite vers l'atmosphère. Ces résultats sont publiés dans Nature Geoscience.

Au cours de cette étude, les chercheurs se sont intéressés au " continuum aquatique terre-mer ", c'est-à-dire à l'ensemble des rivières, lacs, fleuves, estuaires et zone côtières, impliqué dans le bilan des sources et puits de CO2. Ils ont examiné les données publiées précédemment et ont montré qu'une proportion importante des émissions de carbone d'origine anthropique, qui est absorbée par les écosystèmes terrestres, n'est pas stockée dans ceux-ci, mais " fuit " dans le continuum aquatique terre-mer. À cause de cela, les écosystèmes terrestres stockent 0,9 gigatonne de carbone chaque année, ce qui est en accord avec les études précédentes. Ces résultats indiquent surtout que le carbone séquestré par ces écosystèmes fuit (du fait de la déforestation, du déversement des eaux usées et du processus de météorisation) plus qu'on ne le pensait vers les systèmes aquatiques, et finalement vers l'atmosphère. Seule une fraction minime de ce CO2 (environ 10%) atteint la haute mer.

La capacité globale de stockage par les écosystèmes terrestres doit donc être significativement révisée à la baisse. Les écosystèmes terrestres et marins sont des acteurs majeurs du stockage du CO2, et par conséquent de la modération du changement climatique. Il est donc crucial d'inclure ces nouveaux flux du continuum aquatique terre-mer dans les bilans globaux du CO2.

Les émissions de CO2 liées aux activités humaines injectent chaque année 8,9 gigatonnes de carbone dans l'atmosphère. Environ une moitié est reprise par les écosystèmes océaniques et terrestres : les océans capturent près de 2,3 gigatonnes de carbone, et la végétation (forêts, prairies, cultures, marais..) environ 2,5 gigatonnes. Le reste s'accumule dans l'atmosphère, en partie responsable du réchauffement global de la planète.

Référence de la publication : " Anthropogenic perturbation of the carbon fluxes from land to ocean ", Pierre Regnier et al., Nature Geoscience (2013), doi:10.1038/ngeo1830.

Source : www.cea.fr




Une brèche a été repérée sur le réseau d'oléoduc exploité par une pétrolière du Texas à environ 20 kilomètres au nord-est de Zama City.

Quelque 9,5 millions de litres d'eaux usées se sont déversés dans le nord de l'Alberta en raison d'une fuite dans un oléoduc exploité par une pétrolière du Texas.

La Commission chargée de l'économie des ressources énergétiques (ECRB) de la province a rappelé que la fuite de produits polluants avait été signalée par la multinationale Apache Canada le 1er juin dernier.

Une brèche a été repérée sur le réseau d'oléoduc à environ 20 kilomètres au nord-est de Zama City, une communauté isolée située près de la frontière avec les Territoires du Nord-Ouest.

La fissure a depuis été colmatée et les opérations de nettoyage ont commencé sur les 42 hectares affectés, a précisé la direction d'Apache.

Les eaux usées sont extraites lors des activités de forage d'hydrocarbures contenant du pétrole, du sel et d'autres minéraux.

Apache a souligné que la rivière Zama, située à proximité, n'avait pas été touchée par le déversement.


Source © Lapresse.ca
Jusqu’à présent, les chercheurs pensaient que le recul de masse glaciaire de la calotte polaire sud était principalement dû à la formation d’icebergs. Pas si sûr. Une équipe de chercheurs de l’université d’Irvine en Californie et du JPL de la Nasa vient de publier une étude dans la revue Science, démontrant que la fonte de la base des plateformes de glaces entourant l’Antarctique y contribuerait de manière beaucoup plus importante.
Il s’agit de la première étude portant sur l’ensemble des plateformes de glace entourant l’Antarctique. Celles-ci représentent à elles seules 60% des ressources mondiales en eau douce. Entre 2003 et 2008, la fonte de leur base a compté pour 55% de la perte de masse glaciaire.

Une meilleure mesure de la fonte des glaces permettra aux scientifiques de prédire avec plus de précision la montée des eaux océaniques. La Nasa vient par ailleurs de modéliser le continent le plus au sud de la Terre afin de calculer le volume exact de sa couche de glace, et mesurer, là encore, la vitesse de montée des eaux due au réchauffement climatique.


La province Philippines du Cotobado du Nord a été touchée par de très fortes pluies. Six villes et vingt-six villages ont été sinistrés. Cinquante mille personnes ont dû fuir leur domicile.

Parmi les localités les plus touchées ont citera : Carmen, Kabacan, Matalam, Mlang, President Roxas et Tulunan. Des centaines d'habitations ont été inondées ainsi que plusieurs écoles et des bâtiments publics. Dans la ville de Tuael, un glissement de terrain causé par les fortes pluies a détruit deux habitations.
La mousson indienne débute avec un mois d'avance et les fortes pluies de ces derniers jours ont causé des inondations notables dans le Nord du pays. 

 Au moins 23 personnes ont perdu la vie dans le nord de l’Inde, quand des pluies diluviennes et des inondations ont emporté des routes et des édifices dans l’État d’Uttarakhand.

source catnat

Deux orages de grêle ont frappé l'agglomération de Tours tôt lundi matin, déversant des grêlons atteignant parfois la taille d'un oeuf et provoquant de nombreux dégâts, notamment dans le vignoble de Vouvray. A 09h, les pompiers avaient effectué quelque 200 sorties pour des arbres arrachés, des toitures transpercées et des caves inondées.

Le courant a été coupé dans plusieurs communes au nord de Tours et des parcelles de vigne du vignoble de Vouvray ont été entièrement dévastées, selon de premières constatations. «C'est une catastrophe, l'orage a duré une dizaine de minutes et a tout haché. Sur Vouvray et Reugny, des vignes sont détruites à 100%», explique Christian Feray, viticulteur du château de Montcontour, le principal producteur de cette appellation.

«Même la récolte de l'an prochain est compromise car les rameaux n'auront pas le temps de mûrir d'ici la fin de l'été», ajoute-t-il. Un car scolaire, transportant une vingtaine d'enfants, a par ailleurs dérapé sur une chaussée glissante entre Neuillé-Pont-Pierre et Tours et s'est immobilisé dans le bas-côté. L'incident n'a pas fait de victime et les passagers, des lycéens et des étudiants ont poursuivi leur route à bord d'un autre car.

Les intempéries devaient se déplacer dans la matinée vers l'Ile-de-France, où huit départements ont été placés en alerte orange jusqu'à 11h par Météo France.

Ces violentes perturbations sur la moitié Nord et Ouest contrastent avec la façade Est et Sud où le temps est sec, lumineux et chaud. Des nuages bas persisteront sur le Roussillon, ils seront plus éphémères sur le Var. Les températures atteindront 27 à 30 degrés entre Lille et Toulouse, 31 à 33 du Nord-Est à la Provence. Elles culmineront à 34 degrés à Strasbourg et 36 degrés à Grenoble.



Touraine: les vignes ravagées par la grêle - 17/06 par BFMTV

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