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vendredi 11 octobre 2013
En attendant le futur rapport sur le potentiel de l’économie circulaire dans l’Hexagone, que doit rendre le gouvernement d’ici juin prochain, une étude du Commissariat général au développement durable (CGDD), publiée le 9 octobre, apporte des données sur la consommation de matières, et leur devenir.
Avec cette nouvelle étude sur les flux de matières en France, le CGDD ouvre des pistes de travail à tous les acteurs de l’économie circulaire.
Quels sont ces flux? Le CGDD s’est penché sur les ressources importées et extraites du territoire, sur les matières stockées dans les infrastructures et les biens, les exportations, ainsi que les rejets dans les milieux naturels .
Si l’on se focalise sur la consommation apparente de matières, on remarque qu’elle a légèrement baissé depuis 2008, passant de 14 tonnes par habitant et par an à environ 12 t/hab/an en 2010 dans l’Hexagone, en raison de la crise économique, note le Commissariat.
44 tonnes aux antipodes
Elle est proche de la moyenne de l’Union européenne (17 t/hab/an en 2008), tandis que les Australiens et les Néo-Zélandais battent le triste record de la plus forte pression sur les ressources, avec 44 t/hab/an, loin devant les Etats-Unis (23 t/hab/an).
En revanche, les Français s’avèrent plus gourmands que les Russes, les Britanniques, les Japonais et les Italiens (11t /hab/an), et dépassent largement les Indiens (4 t/hab/an).
Le panier tricolore est composé pour moitié des tonnages de minéraux utilisés dans la construction (minéraux et graviers). Une situation confirmée par l’état des poubelles, majoritairement composé de déchets du bâtiment et des travaux publics. Le solde est composé de biomasse –agriculture et pêche- (28%), et de combustibles fossiles (16% dont les deux tiers sont des produits pétroliers).
A côté de cette consommation intérieure apparente, le CGDD distingue la notion d’extraction intérieure (11 t/hab), de matières importées –en hausse de 30% depuis 1990- (5,7 t/hab), et de matières exportées –en hausse de 20%- (3 t/hab).
23 tonnes en France avec les flux indirects
A ces flux dits «apparents», il faut ajouter des flux «cachés» ou indirects, que sont les résidus de récoltes, les terres excavées (liées aux activités d’extraction et de construction) et les combustibles énergétiques nécessaires à la production de biens et à leur transport jusqu’à la frontière (lorsqu’ils sont exportés). En les prenant en compte, on augmente la consommation totale de matières en France à 23 t/hab (contre 28 t en 2008 et 30 t en 1990).
Autre caractéristique hexagonale, nous produisons plus de déchets que la moyenne européenne: 5,5 t/hab contre 5 t/hab dans l’UE à 27 en 2010.
Autant d’éléments à disposition des pouvoirs publics pour réaliser concrètement les économies de ressources qui s’imposent, augmenter la seconde vie des produits, réduire les déchets, mieux les recycler, sans oublier de réduire la dépendance de la France aux importations.
Avec cette nouvelle étude sur les flux de matières en France, le CGDD ouvre des pistes de travail à tous les acteurs de l’économie circulaire.
Quels sont ces flux? Le CGDD s’est penché sur les ressources importées et extraites du territoire, sur les matières stockées dans les infrastructures et les biens, les exportations, ainsi que les rejets dans les milieux naturels .
Si l’on se focalise sur la consommation apparente de matières, on remarque qu’elle a légèrement baissé depuis 2008, passant de 14 tonnes par habitant et par an à environ 12 t/hab/an en 2010 dans l’Hexagone, en raison de la crise économique, note le Commissariat.
44 tonnes aux antipodes
Elle est proche de la moyenne de l’Union européenne (17 t/hab/an en 2008), tandis que les Australiens et les Néo-Zélandais battent le triste record de la plus forte pression sur les ressources, avec 44 t/hab/an, loin devant les Etats-Unis (23 t/hab/an).
En revanche, les Français s’avèrent plus gourmands que les Russes, les Britanniques, les Japonais et les Italiens (11t /hab/an), et dépassent largement les Indiens (4 t/hab/an).
Le panier tricolore est composé pour moitié des tonnages de minéraux utilisés dans la construction (minéraux et graviers). Une situation confirmée par l’état des poubelles, majoritairement composé de déchets du bâtiment et des travaux publics. Le solde est composé de biomasse –agriculture et pêche- (28%), et de combustibles fossiles (16% dont les deux tiers sont des produits pétroliers).
A côté de cette consommation intérieure apparente, le CGDD distingue la notion d’extraction intérieure (11 t/hab), de matières importées –en hausse de 30% depuis 1990- (5,7 t/hab), et de matières exportées –en hausse de 20%- (3 t/hab).
23 tonnes en France avec les flux indirects
A ces flux dits «apparents», il faut ajouter des flux «cachés» ou indirects, que sont les résidus de récoltes, les terres excavées (liées aux activités d’extraction et de construction) et les combustibles énergétiques nécessaires à la production de biens et à leur transport jusqu’à la frontière (lorsqu’ils sont exportés). En les prenant en compte, on augmente la consommation totale de matières en France à 23 t/hab (contre 28 t en 2008 et 30 t en 1990).
Autre caractéristique hexagonale, nous produisons plus de déchets que la moyenne européenne: 5,5 t/hab contre 5 t/hab dans l’UE à 27 en 2010.
Autant d’éléments à disposition des pouvoirs publics pour réaliser concrètement les économies de ressources qui s’imposent, augmenter la seconde vie des produits, réduire les déchets, mieux les recycler, sans oublier de réduire la dépendance de la France aux importations.
Ils disent être en train de mourir.
Depuis ce mercredi, les habitants de 14 villages de l’est de la Côte d’Ivoire manifestent contre la surexploitation minière qu’ils accusent d’avoir détruit leurs terres agricoles et de menacer à présent les populations. Et le gouvernement reste sourd à leur appel.
Ce n’est pas la première fois que les habitants de la région de Bondoukou laissent exploser leur colère. En mai dernier, nous avions déjà rapporté la raison de leur courroux : ils dénonçaient l’absence d’indemnisation pour les ravages causés sur leurs terres par l’exploitation du manganèse, un minerai notamment utilisé pour la fabrication de l’acier.
En janvier, ils avaient bloqué les accès de la société exploitante, l’Indienne Taurian, allant même jusqu’à s’en prendre violemment à certains de ses employés. Le ministre des Mines, du Pétrole et de l’Énergie n’avait pas tardé à les recevoir. Il leur avait alors promis la formation d’un comité chargé d’évaluer la destruction des terres et leur dédommagement.
Neuf mois plus tard, les villageois en ont assez d’attendre. Car la destruction de leurs terres entraîne aussi la disparition de leurs revenus. Avant que Taurian ne commence en 2008 ses travaux d’extraction, les habitants de la région de Bondoukou vivaient en effet principalement de la culture de l’anacarde, la noix de cajou. Or aujourd’hui, disent-ils, il n’existe presque plus de terres cultivables : beaucoup ont été vendues pour des sommes dérisoires ; les autres ne sont pas fertiles.
"Les plantations sont dévastées. On vit à crédit"
Michel Kra habite le village de Similimi, à une vingtaine de kilomètres de Bondoukou. Planteur d’anacarde comme son père, il a pris la tête des manifestants. L’anacarde était notre seule source de revenus. Désormais, nous n’avons plus rien. Les plantations sont dévastées. On vit à crédit. Nous n’avons plus les moyens de nous soigner ou d’envoyer les enfants à l’école.
À l'entrée de Similimi, les plantations d'anacarde ont laissé place aux pelleteuses. Photo prise par Yao Ossène.
Aujourd’hui, ce ne sont plus seulement les terres qui sont menacées, mais carrément les populations. L’exploitation minière est aux portes du village. Elle provoque de graves nuisances sonores à cause de l’utilisation de la dynamite, mais aussi de la pollution. Les engins soulèvent beaucoup de poussière, qui rend l’air irrespirable, et les produits qui sont déversés dans la rivière où la population allait puiser l’eau la rendent impropre à la consommation.
Les manifestants bloquent les voies d'accès à la société Taurian. Photo pris par Yao Ossène.
L’argent versé par l’entreprise Taurian pour le rachat de ces terres est loin de compenser les dommages provoqués par l’exploitation minière. Surtout, nous dénonçons le fait que nous ne soyons jamais informés. Nous sommes mis en permanence devant le fait accompli, il n’y a aucun dialogue. Nous avons l’impression d’être totalement laissés pour compte.
Source : © France 24
Depuis ce mercredi, les habitants de 14 villages de l’est de la Côte d’Ivoire manifestent contre la surexploitation minière qu’ils accusent d’avoir détruit leurs terres agricoles et de menacer à présent les populations. Et le gouvernement reste sourd à leur appel.
Ce n’est pas la première fois que les habitants de la région de Bondoukou laissent exploser leur colère. En mai dernier, nous avions déjà rapporté la raison de leur courroux : ils dénonçaient l’absence d’indemnisation pour les ravages causés sur leurs terres par l’exploitation du manganèse, un minerai notamment utilisé pour la fabrication de l’acier.
En janvier, ils avaient bloqué les accès de la société exploitante, l’Indienne Taurian, allant même jusqu’à s’en prendre violemment à certains de ses employés. Le ministre des Mines, du Pétrole et de l’Énergie n’avait pas tardé à les recevoir. Il leur avait alors promis la formation d’un comité chargé d’évaluer la destruction des terres et leur dédommagement.
Neuf mois plus tard, les villageois en ont assez d’attendre. Car la destruction de leurs terres entraîne aussi la disparition de leurs revenus. Avant que Taurian ne commence en 2008 ses travaux d’extraction, les habitants de la région de Bondoukou vivaient en effet principalement de la culture de l’anacarde, la noix de cajou. Or aujourd’hui, disent-ils, il n’existe presque plus de terres cultivables : beaucoup ont été vendues pour des sommes dérisoires ; les autres ne sont pas fertiles.
"Les plantations sont dévastées. On vit à crédit"
Michel Kra habite le village de Similimi, à une vingtaine de kilomètres de Bondoukou. Planteur d’anacarde comme son père, il a pris la tête des manifestants. L’anacarde était notre seule source de revenus. Désormais, nous n’avons plus rien. Les plantations sont dévastées. On vit à crédit. Nous n’avons plus les moyens de nous soigner ou d’envoyer les enfants à l’école.
À l'entrée de Similimi, les plantations d'anacarde ont laissé place aux pelleteuses. Photo prise par Yao Ossène.
Aujourd’hui, ce ne sont plus seulement les terres qui sont menacées, mais carrément les populations. L’exploitation minière est aux portes du village. Elle provoque de graves nuisances sonores à cause de l’utilisation de la dynamite, mais aussi de la pollution. Les engins soulèvent beaucoup de poussière, qui rend l’air irrespirable, et les produits qui sont déversés dans la rivière où la population allait puiser l’eau la rendent impropre à la consommation.
Les manifestants bloquent les voies d'accès à la société Taurian. Photo pris par Yao Ossène.
L’argent versé par l’entreprise Taurian pour le rachat de ces terres est loin de compenser les dommages provoqués par l’exploitation minière. Surtout, nous dénonçons le fait que nous ne soyons jamais informés. Nous sommes mis en permanence devant le fait accompli, il n’y a aucun dialogue. Nous avons l’impression d’être totalement laissés pour compte.
Source : © France 24
Un puissant cyclone menace la côte nord-est de l'Inde où des dizaines de milliers d'habitants sont en cours d'évacuation, ont rapporté vendredi les autorités, qui prévoient qu'il abordera les terres samedi soir.
Phailin est actuellement situé dans le golfe du Bengale, à 600 km au large, et devrait toucher terre samedi soir entre Kalingapatnam, dans l'Etat d'Andhra Pradesh, et Paradip, dans l'Etat d'Odisha, avec des vents pouvant atteindre 220 km/h.
Le cyclone, qualifié de "très violent" par le service météorologique national indien, occupe une surface équivalente à la moitié de l'Inde.
Des prévisionnistes comparent sa taille et son intensité à l'ouragan Katrina qui avait dévasté La Nouvelle-Orléans en 2005. Des rafales pourraient culminer à 305 km/h, selon le centre d'alerte aux typhons de l'US Navy.
"Nous prévoyons d'évacuer 100.000 familles dans le district de Ganjam d'ici demain matin", a déclaré le coordinateur des secours d'urgence pour l'Etat d'Odisha, Pradeep Kumar Mohapatra.
Les habitants des zones situées sous le niveau de la mer ont été invités à rejoindre les abris anti-cyclone ou les constructions élevées. Les premières rafales ont été ressenties vendredi sur la côte et des témoins ont évoqué des vagues de 3,5 mètres de haut.
Dans le grand port de Paradip, les opérations de fret ont été suspendues. Le mouillage est également interdit.
La côte est de l'Inde a été frappée en 1999 par un "super cyclone" qui a fait 10.000 morts. L'Etat d'Odisha avait été balayé pendant trente heures par la tempête, avec des rafales atteignant 300 km/h.
Les autorités indiennes évitent toutefois les comparaisons et la plupart des prévisionnistes s'attendent à voir le cyclone faiblir en approchant des côtes.
Source © Frank Jack Daniel; Eric Faye / Reuters
Mise à jour du samedi 12 Octobre 2013 (11 h 00)
440 000 personnes évacuées
Une alerte rouge a été émise à l’approche du cyclone Phailin qui menace de ravager les côtes orientales du pays.
Les services météorologiques indiens ont émis une alerte rouge samedi à l’approche du cyclone Phailin qui menace de ravager les côtes orientales du pays et a contraint à l’évacuation de centaines de milliers de personnes. Le cyclone est accompagné de vents pouvant souffler jusqu’à 240 km/h et pourrait être le plus fort à balayer cette région de l’Inde en 14 ans, avec une montée des eaux de trois mètres.
Quelque 440 000 personnes habitant les zones côtières des deux Etats ont été évacuées samedi en milieu de journée, a annoncé un responsable de l’agence nationale de gestion des catastrophes, Marri Shashidhar Reddy. Ces personnes quittaient leur logement avec leurs biens dans un flot continu jusqu’aux abris d’urgence.
Il s’agit pour l’Inde d’un des plus importants mouvements de population jamais organisé, selon le responsable de l’agence des catastrophes.
«Le gouvernement a donné l’ordre d’évacuer de force les gens qui résisteraient», a prévenu de son côté le responsable de l’aide pour l’Orissa. Quelque 300 équipes de médecins de l’armée, d’ingénieurs, de sauveteurs ont été déployées dans les zones les plus à risque, a-t-il ajouté. La Croix-Rouge indienne a également positionné ses équipes de secours et les hélicoptères et avions de l’armée sont en alerte.
Jusqu'à 315 km/h
Le centre américain de surveillance des typhons, géré par la Marine, a prévenu que les pointes de vente pourraient atteindre 315 km/h tandis qu’il a été classé dans la catégorie des cyclones les plus dangereux par le Tropical Storm Risk britannique.
Le gouvernement de l’Orissa, peuplé de 40 millions de personnes, a fixé un objectif de «zéro victime» et de 100% d’évacuation des populations des zones les plus à risque. Les photos satellite montraient une masse nuageuse inquiétante traversant le golfe de Bengale.
Phailin est actuellement situé dans le golfe du Bengale, à 600 km au large, et devrait toucher terre samedi soir entre Kalingapatnam, dans l'Etat d'Andhra Pradesh, et Paradip, dans l'Etat d'Odisha, avec des vents pouvant atteindre 220 km/h.
Le cyclone, qualifié de "très violent" par le service météorologique national indien, occupe une surface équivalente à la moitié de l'Inde.
Des prévisionnistes comparent sa taille et son intensité à l'ouragan Katrina qui avait dévasté La Nouvelle-Orléans en 2005. Des rafales pourraient culminer à 305 km/h, selon le centre d'alerte aux typhons de l'US Navy.
"Nous prévoyons d'évacuer 100.000 familles dans le district de Ganjam d'ici demain matin", a déclaré le coordinateur des secours d'urgence pour l'Etat d'Odisha, Pradeep Kumar Mohapatra.
Les habitants des zones situées sous le niveau de la mer ont été invités à rejoindre les abris anti-cyclone ou les constructions élevées. Les premières rafales ont été ressenties vendredi sur la côte et des témoins ont évoqué des vagues de 3,5 mètres de haut.
Dans le grand port de Paradip, les opérations de fret ont été suspendues. Le mouillage est également interdit.
La côte est de l'Inde a été frappée en 1999 par un "super cyclone" qui a fait 10.000 morts. L'Etat d'Odisha avait été balayé pendant trente heures par la tempête, avec des rafales atteignant 300 km/h.
Les autorités indiennes évitent toutefois les comparaisons et la plupart des prévisionnistes s'attendent à voir le cyclone faiblir en approchant des côtes.
Source © Frank Jack Daniel; Eric Faye / Reuters
Mise à jour du samedi 12 Octobre 2013 (11 h 00)
440 000 personnes évacuées
Une alerte rouge a été émise à l’approche du cyclone Phailin qui menace de ravager les côtes orientales du pays.
Les services météorologiques indiens ont émis une alerte rouge samedi à l’approche du cyclone Phailin qui menace de ravager les côtes orientales du pays et a contraint à l’évacuation de centaines de milliers de personnes. Le cyclone est accompagné de vents pouvant souffler jusqu’à 240 km/h et pourrait être le plus fort à balayer cette région de l’Inde en 14 ans, avec une montée des eaux de trois mètres.
Quelque 440 000 personnes habitant les zones côtières des deux Etats ont été évacuées samedi en milieu de journée, a annoncé un responsable de l’agence nationale de gestion des catastrophes, Marri Shashidhar Reddy. Ces personnes quittaient leur logement avec leurs biens dans un flot continu jusqu’aux abris d’urgence.
Il s’agit pour l’Inde d’un des plus importants mouvements de population jamais organisé, selon le responsable de l’agence des catastrophes.
«Le gouvernement a donné l’ordre d’évacuer de force les gens qui résisteraient», a prévenu de son côté le responsable de l’aide pour l’Orissa. Quelque 300 équipes de médecins de l’armée, d’ingénieurs, de sauveteurs ont été déployées dans les zones les plus à risque, a-t-il ajouté. La Croix-Rouge indienne a également positionné ses équipes de secours et les hélicoptères et avions de l’armée sont en alerte.
Jusqu'à 315 km/h
Le centre américain de surveillance des typhons, géré par la Marine, a prévenu que les pointes de vente pourraient atteindre 315 km/h tandis qu’il a été classé dans la catégorie des cyclones les plus dangereux par le Tropical Storm Risk britannique.
Le gouvernement de l’Orissa, peuplé de 40 millions de personnes, a fixé un objectif de «zéro victime» et de 100% d’évacuation des populations des zones les plus à risque. Les photos satellite montraient une masse nuageuse inquiétante traversant le golfe de Bengale.
L'épais brouillard caractéristique des grandes métropoles chinoises inquiète de plus en plus les autorités qui ont choisi de prendre des mesures drastiques, comme la fermeture d'aéroports et d'autoroutes pour réduire les émissions de gaz.
Le gouvernement chinois ne semble plus savoir comment faire pour contrer la forte pollution de ses grandes métropoles.
Il faut dire qu'il a déjà tenté pas mal de choses : limitation des immatriculations, incitation des citoyens à rester chez eux, aide pour les véhicules électriques, mais rien n'y fait. Les politiques asiatiques ont apparemment trouvé une nouvelle parade pour contrer le fameux brouillard si typique des grandes villes chinoises.
En effet, le gouvernement de l'Empire du Milieu a récemment fermé six autoroutes reliant Pékin à Shanghai mais aussi plusieurs aéroports, qui ont réouvert le 7 octobre dernier. Ces fermetures ont permis de faire passer la qualité de l'air de « critique » à « moyenne », mais pour combien de temps ?
Les Chinois ont déjà prévu d'installer un énorme réseau d'analyse de l'air au travers du pays pour connaître un peu plus précisément l'impact de cette forte pollution sur la santé des populations.
Le gouvernement chinois ne semble plus savoir comment faire pour contrer la forte pollution de ses grandes métropoles.
Il faut dire qu'il a déjà tenté pas mal de choses : limitation des immatriculations, incitation des citoyens à rester chez eux, aide pour les véhicules électriques, mais rien n'y fait. Les politiques asiatiques ont apparemment trouvé une nouvelle parade pour contrer le fameux brouillard si typique des grandes villes chinoises.
En effet, le gouvernement de l'Empire du Milieu a récemment fermé six autoroutes reliant Pékin à Shanghai mais aussi plusieurs aéroports, qui ont réouvert le 7 octobre dernier. Ces fermetures ont permis de faire passer la qualité de l'air de « critique » à « moyenne », mais pour combien de temps ?
Les Chinois ont déjà prévu d'installer un énorme réseau d'analyse de l'air au travers du pays pour connaître un peu plus précisément l'impact de cette forte pollution sur la santé des populations.
jeudi 10 octobre 2013
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| Image multicolore du télescope STARRS1 |
Cette exoplanète gazeuse, baptisée PSO J318.5-22, se situe à seulement 80 années lumière de la Terre (une année lumière équivaut à 9.460 milliards de kilomètres) et a une masse six fois celle de Jupiter, précisent ces astronomes dont la découverte est publiée dans la revue américaine Astrophysical Journal Letters.
Elle s'est formée il y a à peine 12 millions d'années, ce qui pour une planète est la toute première enfance. "Nous n'avons jamais auparavant vu un objet comme cela flottant librement dans l'espace et qui a toutes les caractéristiques de jeunes planètes trouvées en orbite autour d'autres étoiles", explique Michael Liu, de l'Institut d'astronomie de l'Université de Hawaii à Manoa, principal auteur de cette découverte.
"Je me suis souvent demandé si de tels objets solitaires pouvaient exister et maintenant nous savons que c'est le cas", a-t-il ajouté. Cette planète possède peut-être la plus faible masse jamais mesurée sur un objet flottant, mais en même temps ses caractéristiques les plus uniques, y compris la masse, la couleur et l'énergie émise, correspondent à celles de planètes en orbite, précisent ces astro-physiciens.
Au cours de la dernière décennie, les découvertes d'exoplanètes se sont accélérées, avec environ un millier détectées par des méthodes indirectes, comme l'ombre qu'elles produisent sur leur étoile en passant devant. Mais très peu de ces planètes ont pu être observées directement, vu que la plupart sont en orbite autour de jeunes étoiles de moins de 200 millions d'années, qui sont très brillantes.
Cette exoplanète fournira "une occasion unique d'observer le fonctionnement interne d'une planète gazeuse géante comme Jupiter peu après sa naissance", relève Niall Deacon du Max Planck Institute pour l'astronomie en Allemagne, co-auteur de cette recherche. Ces astronomes l'ont détectée à l'aide du télescope Pan-STARRS 1 situé au sommet du mont Haleakal à Maui (Hawaii). Des observations avec d'autres télescopes à Hawaii indiquent que la planète à des caractéristiques similaires à celles des planètes gazeuses géantes qui sont en orbite autour de jeunes étoiles.
Selon un récent rapport de l'Agence du "Minnesota Pollution Control" , une grande partie du bassin du fleuve Mississippi présente une très mauvaise qualité de ses eaux. De nombreux lacs et cours d'eau s'y rattachant montrent aujourd'hui des signes de graves stress évident.
Le Mississippi traverse la partie centrale des États-Unis, il coule du nord du Minnesota au golfe du Mexique. Sa longueur de 3 780 km cumulée avec l'un de ses affluents, le Missouri, est le plus long d'Amérique du Nord. La longueur cumulée de ces deux cours d'eau dépasse les 6 800 km. La superficie du bassin versant font du Mississippi l'un des fleuves les plus importants du monde et l'un des plus longs systèmes fluviaux de la planète.
Pendant l'époque précolombienne, le Mississippi constituait déjà une voie de navigation et les Amérindiens l'appelaient « Meschacebé », qui signifie « père des eaux ». Aujourd'hui encore, le fleuve reste un élément fondamental de l'économie et de la culture américaine.
Son bassin versant est le foyer de plus de 1,8 millions de personnes dans 99 villes mais il est aussi l'habitat de plus de 500 espèces d'animaux sauvages , de poissons et de nombreux invertébrés aquatiques.
Cette dernière étude a analysé la qualité écologique de ses eaux ainsi que les facteurs qui contribuent à l'érosion des ses berges et de la perte des espèces aquatiques sensibles.
Plus de la moitié des lacs de son bassin ont été évalués ( 87 sur 171). 51 des lacs ont révélé contenir des poissons pollués affichant des niveaux élevés de mercure, de BPC (biphényles polychlorés) et de sulfonate de perfluorooctane .
Mais pire les rivières du bassins, toutes affluents du Mississippi, révélent un tableau encore plus sombre . Sur les 23 évaluées, seulement deux peuvent soutenir la vie aquatique. Une seule d'entre elles peut acceuillir des loisirs aquatiques tandis 17 ne le peuvent simplement pas en raison des niveaux élevés de bactéries .
Bien que le rapport souligne l'urgence de prendre des mesures de protection de l'eau , il contenait aussi quelques nouvelles positives . Huit lacs qui figuraient auparavant comme douteux ont depuis été restauré et sont maintenant considérés comme sains.
le rapport en anglais est ici
© Nature Alerte
Le Mississippi traverse la partie centrale des États-Unis, il coule du nord du Minnesota au golfe du Mexique. Sa longueur de 3 780 km cumulée avec l'un de ses affluents, le Missouri, est le plus long d'Amérique du Nord. La longueur cumulée de ces deux cours d'eau dépasse les 6 800 km. La superficie du bassin versant font du Mississippi l'un des fleuves les plus importants du monde et l'un des plus longs systèmes fluviaux de la planète.
Pendant l'époque précolombienne, le Mississippi constituait déjà une voie de navigation et les Amérindiens l'appelaient « Meschacebé », qui signifie « père des eaux ». Aujourd'hui encore, le fleuve reste un élément fondamental de l'économie et de la culture américaine.
Son bassin versant est le foyer de plus de 1,8 millions de personnes dans 99 villes mais il est aussi l'habitat de plus de 500 espèces d'animaux sauvages , de poissons et de nombreux invertébrés aquatiques.
Cette dernière étude a analysé la qualité écologique de ses eaux ainsi que les facteurs qui contribuent à l'érosion des ses berges et de la perte des espèces aquatiques sensibles.
Plus de la moitié des lacs de son bassin ont été évalués ( 87 sur 171). 51 des lacs ont révélé contenir des poissons pollués affichant des niveaux élevés de mercure, de BPC (biphényles polychlorés) et de sulfonate de perfluorooctane .
Mais pire les rivières du bassins, toutes affluents du Mississippi, révélent un tableau encore plus sombre . Sur les 23 évaluées, seulement deux peuvent soutenir la vie aquatique. Une seule d'entre elles peut acceuillir des loisirs aquatiques tandis 17 ne le peuvent simplement pas en raison des niveaux élevés de bactéries .
Bien que le rapport souligne l'urgence de prendre des mesures de protection de l'eau , il contenait aussi quelques nouvelles positives . Huit lacs qui figuraient auparavant comme douteux ont depuis été restauré et sont maintenant considérés comme sains.
le rapport en anglais est ici
© Nature Alerte
Les représentants de quelque 140 pays ont signé jeudi au Japon une convention sur l'usage et les émissions de mercure, baptisée "Convention Minamata", cette ville japonaise victime du pire empoisonnement dû à ce métal hautement toxique.
La "Convention Minamata" a été signée à l'occasion de cette réunion organisée sous l'égide de l'ONU à Kumamoto (sud-ouest), une localité proche de Minamata, après avoir été élaborée et adoptée en janvier dernier à Genève.
Cet accord, désormais ouvert à la ratification des Etats, vise à réduire au niveau mondial les émissions de mercure très toxiques pour la santé et l'environnement, mais aussi la production et les utilisations du mercure, en particulier lors de la fabrication de produits et lors de processus industriels.
Une fois ratifié par 50 Etats, le traité entrera en vigueur, d'ici trois ou quatre ans selon les organisateurs de la conférence. "Il faut que de nombreux pays en voie de développement ratifient ce traité pour qu'il entre en vigueur le plus tôt possible", a déclaré le ministre japonais de l'Environnement Nobuteru Ishihara.
Le mercure est un métal lourd très toxique pour les êtres vivants. Une exposition trop forte au mercure nuit au système immunitaire et peut entraîner d'autres problèmes comme des troubles psychologiques ou digestifs, la perte de dents, des problèmes cardiovasculaires ou respiratoires.
Cette convention prévoit notamment qu'en 2020 des produits utilisant du mercure, comme les thermomètres, devront avoir disparu. Elle donne également un délai de 15 ans aux Etats pour arrêter l'usage du mercure dans des activités minières.
Selon le Programme des Nations Unies pour l'environnement (PNUE), sur les 100 dernières années, les quantités de mercure présentes dans les 100 premiers mètres de profondeur des océans, et provenant d'émissions liées à l'activité humaine, ont doublé. Les concentrations dans les eaux profondes ont, elles, augmenté de 25%.
La "Convention Minamata" a été signée à l'occasion de cette réunion organisée sous l'égide de l'ONU à Kumamoto (sud-ouest), une localité proche de Minamata, après avoir été élaborée et adoptée en janvier dernier à Genève.
Cet accord, désormais ouvert à la ratification des Etats, vise à réduire au niveau mondial les émissions de mercure très toxiques pour la santé et l'environnement, mais aussi la production et les utilisations du mercure, en particulier lors de la fabrication de produits et lors de processus industriels.
Une fois ratifié par 50 Etats, le traité entrera en vigueur, d'ici trois ou quatre ans selon les organisateurs de la conférence. "Il faut que de nombreux pays en voie de développement ratifient ce traité pour qu'il entre en vigueur le plus tôt possible", a déclaré le ministre japonais de l'Environnement Nobuteru Ishihara.
Le mercure est un métal lourd très toxique pour les êtres vivants. Une exposition trop forte au mercure nuit au système immunitaire et peut entraîner d'autres problèmes comme des troubles psychologiques ou digestifs, la perte de dents, des problèmes cardiovasculaires ou respiratoires.
Cette convention prévoit notamment qu'en 2020 des produits utilisant du mercure, comme les thermomètres, devront avoir disparu. Elle donne également un délai de 15 ans aux Etats pour arrêter l'usage du mercure dans des activités minières.
Selon le Programme des Nations Unies pour l'environnement (PNUE), sur les 100 dernières années, les quantités de mercure présentes dans les 100 premiers mètres de profondeur des océans, et provenant d'émissions liées à l'activité humaine, ont doublé. Les concentrations dans les eaux profondes ont, elles, augmenté de 25%.
Hier l'opérateur Tepco a indiqué à la presse que les niveaux de radiation dans l'eau de mer juste à proximité de l'un des réacteurs de Fukushima ont enregistrés leur plus haut niveau en deux ans.
Tepco a déclaré que les lectures combinées de césium 134 et de césium 137 juste à l'extérieur du réacteur n ° 2 a grimpé à 1200 becquerels par litre , plus de 13 fois le niveau de mardi, ce sont les niveaux les plus élevés depuis fin 2011.
Les lectures de césium 134 relevées étaient de 370 becquerels par litre, tandis que le césium 137 affichait 830 becquerels par litre dans une barrière de sédiments juste à l'extérieur du bâtiment du réacteur .
Les limites réglementaires pour le césium , qui émet un fort rayonnement gamma nocif pour le corps humain, est de 90 Bq / litre pour le césium 137 et de 60 Bq / litre pour le césium 134 .
Un porte-parole de Tepco a déclaré que cette hausse soudaine du rayonnement a été causé par des travaux de construction à proximité du reacteur n ° 2.
Nos ouvriers injectent actuellement des produits chimiques pour durcir le sol sur le bord de mer pour tenter d'empêcher l'eau contaminée de s'écouler dans l'océan.
La pression de l'injection des produits chimiques dans le sol a repoussé de l'eau contaminée dans la zone portuaire à proximité de la centrale. Les enregistrements de ces rayonnements importants se limitent actuellement dans le port autour de l'usine .
Les lectures de césium plus au large dans l'océan Pacifique restent non détectables assurent les fonctionnaires, il n'y a pas de menace pour l'environnement, et ces nouveaux rayonnements seront dilués par la mer.
Tepco qui verse des centaines de tonnes d'eau pour maintenir la temperature des réacteurs a du mal à contenir l'accumulation d'eau radioactive autour de la centrale .
Mercredi un travailleur a malencontresement détaché un tuyau relié à un système de traitement libérant ainsi sept tonnes d'eau hautement radioactive.
© Nature Alerte / Reuters
Tepco a déclaré que les lectures combinées de césium 134 et de césium 137 juste à l'extérieur du réacteur n ° 2 a grimpé à 1200 becquerels par litre , plus de 13 fois le niveau de mardi, ce sont les niveaux les plus élevés depuis fin 2011.
Les lectures de césium 134 relevées étaient de 370 becquerels par litre, tandis que le césium 137 affichait 830 becquerels par litre dans une barrière de sédiments juste à l'extérieur du bâtiment du réacteur .
Les limites réglementaires pour le césium , qui émet un fort rayonnement gamma nocif pour le corps humain, est de 90 Bq / litre pour le césium 137 et de 60 Bq / litre pour le césium 134 .
Un porte-parole de Tepco a déclaré que cette hausse soudaine du rayonnement a été causé par des travaux de construction à proximité du reacteur n ° 2.
Nos ouvriers injectent actuellement des produits chimiques pour durcir le sol sur le bord de mer pour tenter d'empêcher l'eau contaminée de s'écouler dans l'océan.
La pression de l'injection des produits chimiques dans le sol a repoussé de l'eau contaminée dans la zone portuaire à proximité de la centrale. Les enregistrements de ces rayonnements importants se limitent actuellement dans le port autour de l'usine .
Les lectures de césium plus au large dans l'océan Pacifique restent non détectables assurent les fonctionnaires, il n'y a pas de menace pour l'environnement, et ces nouveaux rayonnements seront dilués par la mer.
Tepco qui verse des centaines de tonnes d'eau pour maintenir la temperature des réacteurs a du mal à contenir l'accumulation d'eau radioactive autour de la centrale .
Mercredi un travailleur a malencontresement détaché un tuyau relié à un système de traitement libérant ainsi sept tonnes d'eau hautement radioactive.
© Nature Alerte / Reuters
L’Homme est de plus en plus présent sur les océans. Or, sonars et prospections pétrolières génèrent tant de bruit, que les cétacés s’en trouvent perturbés. Et ce n’est pas tout, à l’autre bout de la chaîne trophique, aussi petites soient-elles, les larves de mollusques subissent également d’importants dommages.
L’océan n’est pas tout à fait un havre de paix. Le milieu est bruyant, la faune baigne dans le vacarme des icebergs, de l’activité sismique sous-marine, des différents cris d'animaux, des vagues, du vent… Tous ces sons sont le signe d’un océan dynamique, et la faune s’en est accommodée au fil du temps.
Mais depuis quelques décennies, le trafic maritime s’est intensifié, les sonars sont omniprésents et les forages du plancher océanique gagnent du terrain. Aujourd’hui, le bruit produit par les activités humaines l’emporte sur le brouhaha naturel.
Les sonars affectent l’écholocalisation des cétacés, et provoquent régulièrement des échouages massifs. La prospection pétrolière s'ajoute à cette pollution sonore quand elle recourt à la « prospection sismique », une méthode qui visualise les structures géologiques. Les navires utilisent des canons à air comprimé qui génèrent des ondes sismiques. Cette méthode est si intrusive que la présence d’observateurs à bord est obligatoire pour s’assurer qu’il n’y ait pas de mammifères marins aux alentours du navire.
Pourtant, il n’y a pas que les cétacés qui sont mis à mal durant les prospections sismiques.
Une équipe de recherche néo-zélandaise a montré que les ondes sismiques générées lors des explorations du plancher océanique provoquaient des déformations physiologiques dans les coquillages. L’équipe a mené une expérience en particulier sur les larves de pétoncles, et leurs résultats sont publiés dans les Scientific Reports.
Elle révèle que les larves de ce bivalve exposées au bruit sismique subissent des retards de développement importants : selon leur expérience, 46 % d’entre elles présentaient des anomalies morphologiques.
Même les sonars pourraient endommager le développement des larves
Quelque 4.881 larves de pétoncles de Nouvelle-Zélande ont été réparties en quatre échantillons exposés au bruit, et quatre non-exposés. Les chercheurs ont soumis les quatre premiers à un enregistrement de sons sismiques provoqués par des canons à air comprimé, toutes les trois secondes. L’ensemble des échantillons a été analysé à 7 intervalles différents, entre 24 et 90 h après la fertilisation.
L’étude suggère par ailleurs que compte tenu de l’important retard de développement des larves en réponse à la violence du bruit, il se pourrait que même des sons moins intrusifs, du type de ceux produits par les sous-marins classiques, soient aussi en mesure de les affecter. Natacha Aguilar de Soto, principale auteure de l’article, rapporte dans un communiqué de l’université de St Andrews (Écosse) que personne ne s’attendait à ce que les larves soient autant affectées.
Actuellement, personne n’est en mesure d’expliquer les mécanismes cellulaires qui engendrent ces malformations mais clairement, le bruit perturbe les processus de développement naturels.
Déjà, par le passé, les pêcheurs du monde entier se plaignaient des mauvaises récoltes de fruits de mer lorsqu’ils passaient après les navires de prospection pétrolière. Les résultats de l’équipe de Natacha Aguilar de Soto mettent en lumière que le bruit anthropique est probablement le facteur dominant expliquant les mauvaises pêches survenues après les exercices de prospection.
Source © Futura science
L’océan n’est pas tout à fait un havre de paix. Le milieu est bruyant, la faune baigne dans le vacarme des icebergs, de l’activité sismique sous-marine, des différents cris d'animaux, des vagues, du vent… Tous ces sons sont le signe d’un océan dynamique, et la faune s’en est accommodée au fil du temps.
Mais depuis quelques décennies, le trafic maritime s’est intensifié, les sonars sont omniprésents et les forages du plancher océanique gagnent du terrain. Aujourd’hui, le bruit produit par les activités humaines l’emporte sur le brouhaha naturel.
Les sonars affectent l’écholocalisation des cétacés, et provoquent régulièrement des échouages massifs. La prospection pétrolière s'ajoute à cette pollution sonore quand elle recourt à la « prospection sismique », une méthode qui visualise les structures géologiques. Les navires utilisent des canons à air comprimé qui génèrent des ondes sismiques. Cette méthode est si intrusive que la présence d’observateurs à bord est obligatoire pour s’assurer qu’il n’y ait pas de mammifères marins aux alentours du navire.
Pourtant, il n’y a pas que les cétacés qui sont mis à mal durant les prospections sismiques.
Une équipe de recherche néo-zélandaise a montré que les ondes sismiques générées lors des explorations du plancher océanique provoquaient des déformations physiologiques dans les coquillages. L’équipe a mené une expérience en particulier sur les larves de pétoncles, et leurs résultats sont publiés dans les Scientific Reports.
Elle révèle que les larves de ce bivalve exposées au bruit sismique subissent des retards de développement importants : selon leur expérience, 46 % d’entre elles présentaient des anomalies morphologiques.
Même les sonars pourraient endommager le développement des larves
Quelque 4.881 larves de pétoncles de Nouvelle-Zélande ont été réparties en quatre échantillons exposés au bruit, et quatre non-exposés. Les chercheurs ont soumis les quatre premiers à un enregistrement de sons sismiques provoqués par des canons à air comprimé, toutes les trois secondes. L’ensemble des échantillons a été analysé à 7 intervalles différents, entre 24 et 90 h après la fertilisation.
L’étude suggère par ailleurs que compte tenu de l’important retard de développement des larves en réponse à la violence du bruit, il se pourrait que même des sons moins intrusifs, du type de ceux produits par les sous-marins classiques, soient aussi en mesure de les affecter. Natacha Aguilar de Soto, principale auteure de l’article, rapporte dans un communiqué de l’université de St Andrews (Écosse) que personne ne s’attendait à ce que les larves soient autant affectées.
Actuellement, personne n’est en mesure d’expliquer les mécanismes cellulaires qui engendrent ces malformations mais clairement, le bruit perturbe les processus de développement naturels.
Déjà, par le passé, les pêcheurs du monde entier se plaignaient des mauvaises récoltes de fruits de mer lorsqu’ils passaient après les navires de prospection pétrolière. Les résultats de l’équipe de Natacha Aguilar de Soto mettent en lumière que le bruit anthropique est probablement le facteur dominant expliquant les mauvaises pêches survenues après les exercices de prospection.
Source © Futura science
Les activités d'exploration et d'extraction d'hydrocarbures non conventionnels par fracturation hydraulique devront "obligatoirement" faire l'objet d'une étude d'impact environnemental, a déclaré le Parlement européen mercredi 9 octobre. Le texte doit toutefois être ensuite retenu par les Etats membres.
Les eurodéputés étaient appelés à se prononcer sur la révision d'une loi européenne vieille de vingt ans se rapportant à l'évaluation des incidences environnementales de certains projets publics et privés. Ce texte concerne des projets très divers, allant de la construction de ponts, de ports et d'autoroutes, en passant par les décharges de déchets, jusqu'aux élevages intensifs de poulets ou de porcs.
Quant au gaz de schiste, les parlementaires ont affirmé qu'une étude d'impact serait obligatoire en cas de fracturation. "La fracturation hydraulique suscite des inquiétudes", a reconnu l'eurodéputé italien Andrea Zanoni, qui sera chargé de négocier avec les représentants des 28 Etats membres la révision de la directive européenne. "C'est une vraie avancée qui vient confirmer que cette technologie risquée doit être interdite", s'est félicitée l'élue verte française Sandrine Bélier, qui a également dénoncé "la pression des lobbies des industries pétrolières et gazières et de quelques Etats membres".
"L'Europe est à la pointe en matière de politiques publiques environnementales dans le monde et elle doit le rester", a approuvé l'eurodéputé socialiste Gilles Pargneaux, membre de la commission de l'environnement. "Pour une fois, l'intérêt général a gagné", s'est réjouie de son côté Corinne Lepage, eurodéputé libérale française.
"UN FARDEAU SUPPLÉMENTAIRE", SELON LE PPE (CENTRE DROIT)
Le Parti populaire européenn (PPE – centre droit) a au contraire dénoncé "une pression supplémentaire sur les entreprises en ces temps économiquement difficiles". "On ne peut pas ajouter un fardeau supplémentaire pour les entreprises qui sont les plus gros fournisseurs d'emplois dans l'UE", a insisté l'élue conservatrice espagnole Cristina Gutiérrez-Cortines. C'est "irresponsable", a-t-elle estimé.
La législation actuellement en vigueur couvre les projets liés au gaz naturel à partir d'un débit journalier estimé à 500 000 mètres cubes par jour. Or les rendements des forages de gaz de schiste étant souvent inférieurs et réalisés par fracturation de la roche, ces exploitations ne sont pas systématiquement soumises à une évaluation des incidences environnementales.
Si le texte approuvé par le Parlement européen est retenu par les Etats membres, l'évaluation sera obligatoire, quelle que soit la quantité extraite d'hydrocarbures non conventionnels (gaz et pétrole de schiste, gaz de houille, etc.), qu'il s'agisse de projets d'exploration ou d'extraction, pour la phase où la technique de fracturation hydraulique est mise en œuvre.
Les parlementaires européens se sont également prononcés en faveur de mesures pour empêcher les conflits d'intérêt entre les maîtres d'ouvrage et les personnes menant les études et pour que le public soit informé et consulté sur le déroulement des projets.
Source © Le Monde.fr avec AFP
Les eurodéputés étaient appelés à se prononcer sur la révision d'une loi européenne vieille de vingt ans se rapportant à l'évaluation des incidences environnementales de certains projets publics et privés. Ce texte concerne des projets très divers, allant de la construction de ponts, de ports et d'autoroutes, en passant par les décharges de déchets, jusqu'aux élevages intensifs de poulets ou de porcs.
Quant au gaz de schiste, les parlementaires ont affirmé qu'une étude d'impact serait obligatoire en cas de fracturation. "La fracturation hydraulique suscite des inquiétudes", a reconnu l'eurodéputé italien Andrea Zanoni, qui sera chargé de négocier avec les représentants des 28 Etats membres la révision de la directive européenne. "C'est une vraie avancée qui vient confirmer que cette technologie risquée doit être interdite", s'est félicitée l'élue verte française Sandrine Bélier, qui a également dénoncé "la pression des lobbies des industries pétrolières et gazières et de quelques Etats membres".
"L'Europe est à la pointe en matière de politiques publiques environnementales dans le monde et elle doit le rester", a approuvé l'eurodéputé socialiste Gilles Pargneaux, membre de la commission de l'environnement. "Pour une fois, l'intérêt général a gagné", s'est réjouie de son côté Corinne Lepage, eurodéputé libérale française.
"UN FARDEAU SUPPLÉMENTAIRE", SELON LE PPE (CENTRE DROIT)
Le Parti populaire européenn (PPE – centre droit) a au contraire dénoncé "une pression supplémentaire sur les entreprises en ces temps économiquement difficiles". "On ne peut pas ajouter un fardeau supplémentaire pour les entreprises qui sont les plus gros fournisseurs d'emplois dans l'UE", a insisté l'élue conservatrice espagnole Cristina Gutiérrez-Cortines. C'est "irresponsable", a-t-elle estimé.
La législation actuellement en vigueur couvre les projets liés au gaz naturel à partir d'un débit journalier estimé à 500 000 mètres cubes par jour. Or les rendements des forages de gaz de schiste étant souvent inférieurs et réalisés par fracturation de la roche, ces exploitations ne sont pas systématiquement soumises à une évaluation des incidences environnementales.
Si le texte approuvé par le Parlement européen est retenu par les Etats membres, l'évaluation sera obligatoire, quelle que soit la quantité extraite d'hydrocarbures non conventionnels (gaz et pétrole de schiste, gaz de houille, etc.), qu'il s'agisse de projets d'exploration ou d'extraction, pour la phase où la technique de fracturation hydraulique est mise en œuvre.
Les parlementaires européens se sont également prononcés en faveur de mesures pour empêcher les conflits d'intérêt entre les maîtres d'ouvrage et les personnes menant les études et pour que le public soit informé et consulté sur le déroulement des projets.
Source © Le Monde.fr avec AFP
Les inondations provoquées par les crues subites de la rivière Mékong et les fortes pluies ont tué au moins 104 personnes et touché environ 1,5 million de personnes au Cambodge au cours des trois dernières semaines ont rapporté les autorités mercredi
20 provinces ont été touchées, 250.000 hectares de terres cultivées ( principalement des rizières) sont totalement inondés a déclaré Nhim Vanda , vice-président du Comité national de gestion des catastrophes à l'agence Xinhua par téléphone, ajoutant que plus de 100 km de routes nationales et plus de 300 km de route régionales ont été endommagés.
Les niveaux d'eau du fleuve Mékong ne représentaient plus une menace pour les provinces du nord-est , mais de nouvelles crues soudaines ont encore frappé Battambang, Pailin , Oddar Meanchey et Banteay Meanchey ces derniers jours.
© Nature Alerte
20 provinces ont été touchées, 250.000 hectares de terres cultivées ( principalement des rizières) sont totalement inondés a déclaré Nhim Vanda , vice-président du Comité national de gestion des catastrophes à l'agence Xinhua par téléphone, ajoutant que plus de 100 km de routes nationales et plus de 300 km de route régionales ont été endommagés.
Les niveaux d'eau du fleuve Mékong ne représentaient plus une menace pour les provinces du nord-est , mais de nouvelles crues soudaines ont encore frappé Battambang, Pailin , Oddar Meanchey et Banteay Meanchey ces derniers jours.
© Nature Alerte
Pouilles : Hier une petite tornade s'est formé à Otranto dans la region du Salento dans le sud de l'italie, sans causé de dommages majeurs
La région des Pouilles est actuellement touchée par une période de fortes intempéries accompagnée d'orages violents, plus de 200 mm de pluie sont tombés sur les villes de Lecce et de Taranto.
© Nature Alerte
La région des Pouilles est actuellement touchée par une période de fortes intempéries accompagnée d'orages violents, plus de 200 mm de pluie sont tombés sur les villes de Lecce et de Taranto.
© Nature Alerte
mercredi 9 octobre 2013
Chauves-souris en danger
Depuis 2006, la mortalité massive des chauves-souris dans le nord-est de l’Amérique constitue une situation très préoccupante.
Les chauves-souris sont victimes d’une infection fongique très contagieuse qui se propage de manière fulgurante dans les colonies. Elle se manifeste de façon très visible par des spores blanchâtres sur le corps de l’animal, principalement sur le museau, d’où le nom de « syndrome du museau blanc ».
Jusqu’à maintenant, c’est plus de 7 millions de chauves-souris qui en seraient mortes aux États-Unis depuis la découverte de cette maladie.
L’épidémie touchait jusqu’alors principalement les colonies de l’Est du continent américain. On l’a observé pour la première fois en 2006 dans l’État de New York, mais elle s’est répandue depuis dans 22 états américains et cinq provinces canadiennes.
L’épidémie atteint le Québec en 2010. Le champignon qui cause l’infection est détecté de plus en plus vers l’ouest, car il a été notamment confirmé en Arkansas, le cas le plus à l’ouest recensé jusqu’à aujourd’hui.
Malheureusement, il n’existe aucun remède connu à cette maladie. De plus, un individu qui développe l’infection et qui en guérit peut à nouveau en être victime l’année suivante. L’animal ne semble donc pas être capable de développer d’anticorps contre cette infection.
Le syndrome du museau blanc, qui se développe durant la période d’hibernation, provoque des réveils plus fréquents chez les chauves-souris, qui doivent alors puiser dans leurs réserves d’énergie, jusqu’à ce qu’elles s’épuisent au cours de l’hiver, ce qui résulte en une mortalité massive de la colonie. Sur les neuf espèces de chauves-souris affectées de ce syndrome, cinq ont souffert de pertes très importantes. Cette grave maladie menace sérieusement les populations de chauves-souris en Amérique du Nord.
En raison de cette infection, plusieurs espèces de chauves-souris, comme la petite chauve-souris brune très commune au Québec, ont connu un déclin supérieur à 90 pour cent. La biologiste du Ministère du Développement durable, de l’Environnement, de la Faune et des Parcs (MDDEFP) Anouk Simard s’inquiète de ce déclin, notamment parce que la chauve-souris est un important prédateur nocturne des insectes (qui mange jusqu’à la moitié de son poids chaque nuit), dont plusieurs insectes nuisibles tant au niveau de l’agriculture que de la foresterie. Leur contribution économique au niveau agricole représente 3,7 milliards $ pour l’Amérique du Nord.
Et le déclin est majeur : des lieux d’hibernation qui comptaient de 1000 à 5000 individus comptent aujourd’hui moins d’une dizaine d’individus, parfois même plus aucun.
Selon les plus récentes études, cette maladie proviendrait d’Europe. Les scientifiques pensent que puisque la maladie ne s’est pas développé en Europe, les populations de chauves-souris du vieux continent sont probablement naturellement immunisées contre ce champignon. En traversant l’Atlantique, ce dernier aurait alors trouvé des populations de chauves-souris vulnérables qui n’avaient pas développé de résistance. Il aurait réussit à s’introduire en Amérique du Nord grâce aux touristes. Le premier cas découvert, la grotte de Howe dans l’État de New York, est un lieu très touristique.
Il faut donc découvrir exactement pourquoi les populations de chauves-souris européennes ne sont pas infectées bien qu’elles soient en contact avec le champignon. Est-ce que la réponse se trouve dans le système immunitaire? Ou est-ce parce que les chauves-souris européennes n’hibernent pas en aussi grande colonie que leurs congénères américaines? La réponse à ces questions est probablement la clé qui permettra de sauver les chauves-souris d’Amérique du Nord de cette épidémie fulgurante.
Le Ministère du Développement durable, de l’Environnement, de la Faune et des Parcs (MDDEFP) demande aux citoyens du Québec de l’aider à trouver des colonies de chauves-souris afin de suivre l’évolution de la situation.
Vous pouvez contribuer à sauver les chauves-souris au Quebec en cliquant ici.
Votre implication peut faire une réelle différence pour aider à mieux conserver les chauves-souris du Québec!
Source © Ma Planète bleue
Depuis 2006, la mortalité massive des chauves-souris dans le nord-est de l’Amérique constitue une situation très préoccupante.
Les chauves-souris sont victimes d’une infection fongique très contagieuse qui se propage de manière fulgurante dans les colonies. Elle se manifeste de façon très visible par des spores blanchâtres sur le corps de l’animal, principalement sur le museau, d’où le nom de « syndrome du museau blanc ».
Jusqu’à maintenant, c’est plus de 7 millions de chauves-souris qui en seraient mortes aux États-Unis depuis la découverte de cette maladie.
L’épidémie touchait jusqu’alors principalement les colonies de l’Est du continent américain. On l’a observé pour la première fois en 2006 dans l’État de New York, mais elle s’est répandue depuis dans 22 états américains et cinq provinces canadiennes.
L’épidémie atteint le Québec en 2010. Le champignon qui cause l’infection est détecté de plus en plus vers l’ouest, car il a été notamment confirmé en Arkansas, le cas le plus à l’ouest recensé jusqu’à aujourd’hui.
Malheureusement, il n’existe aucun remède connu à cette maladie. De plus, un individu qui développe l’infection et qui en guérit peut à nouveau en être victime l’année suivante. L’animal ne semble donc pas être capable de développer d’anticorps contre cette infection.
Le syndrome du museau blanc, qui se développe durant la période d’hibernation, provoque des réveils plus fréquents chez les chauves-souris, qui doivent alors puiser dans leurs réserves d’énergie, jusqu’à ce qu’elles s’épuisent au cours de l’hiver, ce qui résulte en une mortalité massive de la colonie. Sur les neuf espèces de chauves-souris affectées de ce syndrome, cinq ont souffert de pertes très importantes. Cette grave maladie menace sérieusement les populations de chauves-souris en Amérique du Nord.
En raison de cette infection, plusieurs espèces de chauves-souris, comme la petite chauve-souris brune très commune au Québec, ont connu un déclin supérieur à 90 pour cent. La biologiste du Ministère du Développement durable, de l’Environnement, de la Faune et des Parcs (MDDEFP) Anouk Simard s’inquiète de ce déclin, notamment parce que la chauve-souris est un important prédateur nocturne des insectes (qui mange jusqu’à la moitié de son poids chaque nuit), dont plusieurs insectes nuisibles tant au niveau de l’agriculture que de la foresterie. Leur contribution économique au niveau agricole représente 3,7 milliards $ pour l’Amérique du Nord.
Et le déclin est majeur : des lieux d’hibernation qui comptaient de 1000 à 5000 individus comptent aujourd’hui moins d’une dizaine d’individus, parfois même plus aucun.
Selon les plus récentes études, cette maladie proviendrait d’Europe. Les scientifiques pensent que puisque la maladie ne s’est pas développé en Europe, les populations de chauves-souris du vieux continent sont probablement naturellement immunisées contre ce champignon. En traversant l’Atlantique, ce dernier aurait alors trouvé des populations de chauves-souris vulnérables qui n’avaient pas développé de résistance. Il aurait réussit à s’introduire en Amérique du Nord grâce aux touristes. Le premier cas découvert, la grotte de Howe dans l’État de New York, est un lieu très touristique.
Il faut donc découvrir exactement pourquoi les populations de chauves-souris européennes ne sont pas infectées bien qu’elles soient en contact avec le champignon. Est-ce que la réponse se trouve dans le système immunitaire? Ou est-ce parce que les chauves-souris européennes n’hibernent pas en aussi grande colonie que leurs congénères américaines? La réponse à ces questions est probablement la clé qui permettra de sauver les chauves-souris d’Amérique du Nord de cette épidémie fulgurante.
Le Ministère du Développement durable, de l’Environnement, de la Faune et des Parcs (MDDEFP) demande aux citoyens du Québec de l’aider à trouver des colonies de chauves-souris afin de suivre l’évolution de la situation.
Vous pouvez contribuer à sauver les chauves-souris au Quebec en cliquant ici.
Votre implication peut faire une réelle différence pour aider à mieux conserver les chauves-souris du Québec!
Source © Ma Planète bleue
Au-delà de la pression grandissante imputable à la démographie et à l'urbanisation, à l'agriculture et à l'énergie, l'augmentation des températures moyennes – qui a d'ailleurs un impact plus sensible que les modifications du régime des précipitations – suscite une aggravation des sécheresses.
L'étude de l'Onema s'appuie sur le patrimoine statistique exceptionnel de la France dans ce domaine. Les auteurs – Ignazio Giuntoli, Pascal Maugis, Bénédicte Augeard et Benjamin Renard – ont analysé les données collectées quotidiennement par 236 stations hydrométriques en métropole et 14 dans les départements d'Outre-mer depuis au moins quarante-cinq ans. Celles-ci mesurent l'importance des étiages (lorsque le niveau de la rivière est au plus bas), le débit annuel moyen, les hautes eaux.
SÉVÉRITÉ ET PRÉCOCITÉ DES PÉRIODES DE SÉCHERESSE
Les stations sélectionnées analysent des cours d'eau qui n'ont pas été bouleversés de façon conséquente soit par la construction d'un barrage hydroélectrique ou de tout autre aménagement, soit parce que ces rivières n'ont pas subi de prélèvements importants sur une longue période. Ces données journalières ont été passées au crible : la sévérité des étiages en particulier, c'est-à-dire l'importance du déficit en eau, la durée de la période de sécheresse et la précocité à laquelle celle-ci se produit dans la saison.
Une fois nourris de ce travail, les modèles mathématiques indiquent une incontestable aggravation du manque d'eau pour la période 1967-2007 dans plusieurs régions de la moitié sud de la France : dans les Pyrénées, le Massif central, le Jura, ainsi qu'en Aquitaine et sur le pourtour méditerranéen. Dans le sud-est du territoire et dans quelques cours d'eau de Bretagne, la saison des étiages a en outre tendance à commencer de plus en plus tôt.
Au chapitre des hautes eaux, qui peuvent se traduire par des inondations, les auteurs se montrent plus circonspects dans leurs conclusions. Ils notent cependant une tendance à l'augmentation du maximum annuel de débit dans le nord-est qui peut croître au rythme de 3 % à 5 % par décennie.
Quel que soit l'indicateur retenu, les différentes cartes de cette étude laissent apparaître des signaux d'alarme nets pour les départements situés aux contreforts des Pyrénées où de vives tensions existent déjà en été pour l'accès à l'eau.
700 MILLIONS DE TERRIENS CONCERNÉS
Prudemment, les auteurs ne prennent pas le risque de présenter ces tendances à la raréfaction de l'eau comme une preuve irréfutable du réchauffement de la planète, compte tenu du rôle possible des oscillations climatiques. Il n'empêche, écrivent-ils, ce panorama qui, contrairement à la précédente étude de 2006, est "statistiquement significatif", met en évidence "une situation de tension sur la ressource", confirmée par de nombreuses observations de terrain.
D'autres chercheurs ont calculé qu'un réchauffement contenu à 2°C en 2100 se traduirait par une pénurie d'eau – nouvelle ou aggravée – pour environ 500 millions de personnes, notamment en Asie, en Afrique du Nord et dans la région méditerranéenne.
Et encore s'agit-il là d'un scénario optimiste : car avec une augmentation de la température de 3,5°C – soit la trajectoire actuellement suivie par la planète –, quelque 700 millions de terriens pourraient être concernées, estime cette étude de l'Institut de recherche sur l'impact climatique de Postdam publiée en septembre dans Environmental Research Letters. Or 1,3 milliard de personnes vivent déjà dans des régions qui souffrent de sécheresse.
Source © Martine Valo / Le Monde
Le navire Bright Royal battant pavillon panaméen qui s'est échoué vendredi matin sur les recifs de l'île Ly Son a environ six miles nautiques des cotes nord-ouest de la province de Quang Ngai dans le sud du Vietnam a déversé environ 387 tonnes de fioul dans l’océan.
Les fonctionnaires provinciaux estiment que le déversement s'étend désormais sur une superficie de 20.000 mètres carrés (20 km²). La nappe de pétrole continue de s'étendre.
le navire est susceptible de couler dans les prochains jours
L'île de Ly Son qui abrite 21.500 personnes , elle est surtout un important centre de pêche qui représente environ un quart de la totalité de la production de fruits de mer de la province de Quang Ngai .
© Nature Alerte
Les fonctionnaires provinciaux estiment que le déversement s'étend désormais sur une superficie de 20.000 mètres carrés (20 km²). La nappe de pétrole continue de s'étendre.
le navire est susceptible de couler dans les prochains jours
L'île de Ly Son qui abrite 21.500 personnes , elle est surtout un important centre de pêche qui représente environ un quart de la totalité de la production de fruits de mer de la province de Quang Ngai .
© Nature Alerte
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