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samedi 22 février 2014
La ville de Lixouri sur l’île de Céphalonie s’est déplacée de 20 cm à la suite d'un fort tremblement de terre au début de février, indiquent les scientifiques.

Sur l'île de Céphalonie en mer Ionienne à l'ouest de la Grèce, le 26 janvier et le 3 février derniers, deux puissants séismes de magnitude 5,8 et 5,7 ont frappés l'île.

Après les tremblements de terre, plus de 2000 répliques se sont produites. 

La déformation de la surface de la Terre était la plus importante près de la ville de Lixouri.
Les calmars géants sont désormais capturés en nombre toujours croissant le long des côtes du Japon, laissant présager le pire aux pêcheurs japonais. Plusieurs d'entre eux ont été pris au piège dans leurs filets ou ont été retrouvé échoués sur les plages du japon depuis le début de l'année .

Encore dernièrement Shigenori Goto, un pêcheur de 44 ans , a attrapé deux calmars géants au large de l'île de Sado dans la préfecture de Niigata .

"Je n'avais jamais vu de calmar géant auparavant", a t il déclaré au Japan Times .


Les Calmars géants vivent habituellement à des profondeurs d'environ 600 mètres où les températures avoisine 6 à 10 dégrés Celcius. Mais qu'est ce que donc qui les fait remonter à la surface ?

© Nature Alerte



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Toutes les espèces de tortues marines sont inscrites sur la liste rouge de l’UICN, pourtant leur capture est encore autorisée dans plusieurs pays. Une étude évalue l’impact de ces prélèvements par rapport à la pêche illégale et aux prises accidentelles.

Amélioration des protections nationales et internationales

"Malgré l'augmentation de la protection nationale et internationale des tortues marines, les prises légales directes restent une source majeure de mortalité" explique Frances Humber, de l'université d'Exeter, qui a dirigé cette étude.

Pour étudier la dynamique des populations de tortues, il a rassemblé des données concernant les sept espèces de tortues marines dans plus de 500 publications et interrogé 150 experts locaux. Conclusion : 42.000 tortues sont pêchées légalement chaque année dont plus de 80% sont des Tortues vertes (Chelonia mydas).

CARAIBES. La majorité des prises sont concentrées dans les Caraïbes et dans la région Indo-Pacifique, en  Papouasie Nouvelle-Guinée et au large du Nicaragua et de l'Australie. Les données indiquent que depuis le début des années 1980 plus de 2 millions de tortues ont été prélevées.

Les captures accidentelles (dans les filets des marins-pêcheurs) se comptent en centaine de milliers d’individus tandis que le braconnage reste difficilement évaluable estime le scientifique. Sans doute des chiffres encore plus importants que les prises indirectes.

La première législation relative aux tortues a été initiée aux Bermudes en 1620 et interdisait la capture de spécimen de moins de 50 cm de largeur. Mais cette activité s’est poursuivie sur l’ensemble de la planète durant des siècles avec un point culminant à plus de 17.000 tonnes à la fin des années 60.

Aujourd’hui, 178 pays ont signé la Convention sur le commerce international des espèces menacées (CITES) qui restreint, notamment, le commerce international des tortues.

Source: Joël Ignasse / Sciences et Avenir






vendredi 21 février 2014
"Notre-Dame des Landes : L'aéroport... c'est toujours « non » !". 

Tel est l'appel lancé par douze organisations nationales en amont de la manifestation du 22 février organisée à Nantes (Loire-Atlantique) en opposition à la construction de l'aéroport. 

"Ce n'est pas la première fois que nous exprimons ensemble notre indignation contre le projet de Notre-Dame des Landes", rappellent les signataires. Ils dénoncent en particulier le "transfert de l'actuel aéroport international de Nantes Atlantique (primé au niveau européen, non saturé, ré-aménageable si nécessaire), vers 2.000 ha d'une zone humide concernant deux bassins versants, exceptionnelle en biodiversité, porteuse d'un bocage préservé, d'emplois agricoles non délocalisables et de nombreux projets paysans". 

Par ailleurs, les signataires mettent en avant le "combat exemplaire" mené "depuis des décennies" par les opposants. Celui-ci s'est traduit par "une expertise citoyenne, l'information des habitants, de la région d'abord, plus largement ensuite, jusqu'aux niveaux européen et mondial,  une guérilla juridique opiniâtre à chaque étape du dossier, accompagnée de l'interpellation constante des personnalités politiques et une interposition physique, grève de la faim et résistance pugnace sur le terrain lors de forages, des destructions et tentatives d'expulsion, en particulier à l'automne 2012".

Alors faite passer
Peut-on faire confiance aux laits français? Alors que des chercheurs britanniques avaient trouvé, très récemment, de l'aluminium en quantité non négligeable dans des laits infantiles, 60 Millions de consommateurs s'est penché sur ceux vendus en France, dans un article publié ce vendredi sur son site.

Et selon le magazine, les résultats sont loin d'être satisfaisants. Ainsi, il indique avoir trouvé, dans les laits 1er âge, une teneur moyenne de 153 microgrammes (μg) d’aluminium par litre. Pour un nourrisson de six mois qui consomme quatre biberons de 210 ml/jour, cela représente donc 897 μg d’aluminium ingéré par semaine.

Les résultats ne sont pas meilleurs pour les laits 2e âge. Avec une moyenne de 198 μg/l, ce même nourrisson avalant trois biberons de 210 ml/jour (son alimentation commençant à être diversifiée), ingère chaque semaine 874 μg d’aluminium.

Certes, constate 60 Millions de consommateurs, aucune de ces teneurs ne dépasse la dose tolérable maximale hebdomadaire fixée à 1 mg par kilo de poids corporel par l’Agence européenne de sécurité alimentaire (Efsa). Mais les écarts sont cependant très importants d’une marque à l’autre.

En prenant les références les plus contaminées, le même enfant ingurgite respectivement 32 % et 30 % de la dose tolérable hebdomadaire d’aluminium. À l’inverse, les laits légèrement pollués représentent «seulement» 4 % de la dose tolérable.

En revanche, 60 millions de consommateurs n'a pas détecté d'aluminium dans les laits de croissance.

Si les taux constatés sont inférieurs aux limites fixées par l'Europe, l'étude rappelle que ces bornes s'adressent à toute la population et ne différencient pas les plus jeunes du reste des consommateurs.

«Faute de connaissances précises sur l’impact de l’aluminium chez les tout-petits, il nous apparaît légitime d’exiger soit une limite réglementaire dans les laits infantiles, soit une obligation d’étiqueter la teneur sur l’emballage», met en garde le magazine.
La Commission européenne a ignoré les recommandations internes de ses experts scientifiques sur sa politique des biocarburants, la mettant en garde contre les conséquences en matière de déforestation et de pénurie alimentaire. 

Selon le Centre commun de recherche (CCR), dont les conseils sont généralement pris en compte par la Commission, la politique européenne en matière de biocarburants « contribue de manière significative » à la déforestation de tourbières en Malaisie et en Indonésie.

Bruxelles n’a pas non plus tenu compte de l'avertissement sur l'augmentation du risque de pénurie alimentaire induit par ces cultures énergétiques, également pointé du doigt par les experts du CCR

Selon diverses sources, le chef de cabinet de la commissaire Máire Geoghegan-Quinn a présenté un avis contraire à celui de son équipe scientifique, le 11 octobre dernier, lors d'une réunion du collège du cabinet consacrée à la proposition sur le « changement d'affectation des sols indirect » (CASI). Les ambitions de la proposition ont été revues à la baisse et le texte est depuis lors relégué aux oubliettes du Berlaymont.

EurActiv s'est procuré la recommandation du CCR et d'autres documents grâce à un formulaire de demande d’accès à l'information. La note de recommandation a été envoyée à une direction générale le 10 octobre 2012, au moment où les entreprises du secteur des biocarburants et les défenseurs de l'environnement se menaient une lutte particulièrement acharnée.

Le seuil obligatoire de 10 % d'énergie renouvelable provenant des biocarburants, dont la moitié au maximum serait des biocarburants de première génération, d’ici 2020, et l’allocation d’émissions aux cultures constituaient les points névralgiques des discussions.

L'industrie accusait par courrier électronique Bruxelles « de provoquer délibérément la mort de l'ensemble du secteur du biodiesel européen ». Elle remettait également en question l'existence du principe du « changement d'affectation des sols indirect », le CASI. 

Il est toutefois « important que le principe de la comptabilisation complète des gaz à effets de serre soit introduit dans la proposition d'amendements en y intégrant le CASI », révèle la recommandation du CCR. Le Centre commun de recherche appelle également à « l'intégration des éléments du CASI, tel que formulé, en les mettant rapidement à jour lorsque les données seront disponibles avant que l'industrie n'établisse des plans d'investissement ».

Parmi la multitude d’autres documents publiés, le CCR s'attendait à ce que la prise en compte du CASI augmente les estimations sur les émissions provenant des cultures vivrières comme le sucre, les céréales et les huiles végétales. Ce changement de calcul s'explique par le fait que l'Institut international de recherche sur les politiques alimentaires (IFPRI) a sous-évalué ce facteur dans la proposition.

Selon une autre communication du CCR, la conversion de tourbières, notamment en Indonésie et en Malaisie, contribue de manière significative aux émissions mondiales issues du CASI à cause des politiques européennes relatives aux biocarburants. « Les cultures oléagineuses ont dès lors enregistré de moins bonnes performances environnementales par rapport aux cultures de céréales et sucres destinées à la production d’éthanol », peut-on lire dans la communication.

Querelles au sein du cabinet

Le soir de l'envoi des recommandations du CCR (le 10 octobre 2012), des membres du cabinet de la commissaire en charge de la recherche ont annoncé « un éventuel retard dans la mise en œuvre » de la proposition de l'UE. Ils ont également exprimé leurs inquiétudes par rapport aux prévisions les plus pessimistes de l'industrie, selon le procès-verbal de la réunion du cabinet consulté par EurActiv.

Ces membres avaient rencontré plus tôt dans la journée des représentants d'Ethanol Europe Renewables Ltd, dont le siège se situe en Irlande. Eric Sievers, directeur général de la société active dans les énergies renouvelables, a présenté un document à la Commission dans lequel il demande d'intégrer le CASI dans les évaluations, ce qui serait favorable pour l'éthanol et désavantageux pour les biodiesels.

Même si l'éthanol obtient de meilleurs résultats en termes d'émissions de gaz à effet de serre, un certain nombre de documents du CCR et de son département consacré aux carburants de substitution (ALFA) soulignent que le rapport de l'IFPRI constituait un compromis implicite entre des émissions de gaz à effet de serre et un accès plus restreint aux denrées alimentaires. Les auteurs de ces rapports affirment que l'utilisation des cultures énergétiques augmentait le prix de la nourriture dans le reste du monde.

« La réduction de la qualité et de la variété des aliments est prise en compte pour réduire le CASI », révèle un document du CCR. « En d'autres termes, cela signifie que la réduction du CASI, due à une baisse en quantité et en qualité de la consommation alimentaire, est considérée comme un avantage pour les biocarburants. »

L'ALFA indique dans un autre document que cet effet devrait être retiré du modèle CASI, même si cela signifierait une « augmentation très importante du facteur CASI dans le cas des céréales et de l'éthanol ».

Une note d'orientation interne de 17 pages d'Ethanol Europe Renewables Ltd va dans le même sens que l'avis du CCR et vient étayer l'avis du cabinet. Le cabinet semble pourtant avoir mis en sourdine les avis des scientifiques à la fin de la journée.

CASI

Le « changement d'affectation des sols indirect » (CASI) est un processus qui a lieu lorsque des terres destinées au départ aux cultures vivrières sont remplacées par des cultures pour la production de biocarburant.

L'industrie des biocarburants conteste l'ampleur, la nature et les conséquences du problème. Selon elle, il est impossible de prouver ces facteurs et le déplacement de cultures peut être remédié en augmentant le rendement de celles-ci.  

Dans une autre note d'information, les spécialistes d'ALFA concèdent que « l'incertitude est intrinsèque à tous les modèles et ne sera donc jamais être complètement évitée ».

« Mais la science s'est développée de manière significative et de nouvelles études de travaux de modélisation et d'analyse de sensibilité ont permis de réduire largement les incertitudes », ont-ils poursuivi. Même en cas de doutes, CASI ne devrait pas être laissé de côté, ont-ils assuré.

D'après les scientifiques et l'industrie, les biocarburants de deuxième génération constituent la meilleure manière d’aborder le CASI. En l'absence de politiques incitatives, les plans d'action nationaux sur les énergies renouvelables prévoient que ce type de carburant ne représentera que 1 % de l'ensemble des carburants destiné au transport d'ici 2020. 

La proposition de la Commission sur le CASI aurait quadruplé les subventions destinées à la production de biocarburants de dernière génération à partir d'algues, de déchets et de résidus. Ces matières devraient être essentielles pour l'avenir du carburant d'aviation.

Mais la proposition actuelle, soutenue par les ministres de l'Énergie, ne contient pas la prise en compte du CASI. Le thème a été retiré de l'ordre du jour du Conseil Energie du 4 mars et aucune autre date n'a encore été fixée.

Source © Euractiv / Arthur Neslen - traduit de l'anglais par Aubry Touriel


Un nouveau rapport publié aujourd'hui dépeint l'état inquiétant des mers et des océans européens. 

L'analyse de la Commission européenne, qui sera présentée lors de la conférence "Healthy Oceans - Productive Ecosystems" (HOPE) organisée à Bruxelles les 3 et 4 mars, indique que des efforts urgents sont nécessaires pour que le milieu marin retrouve un état satisfaisant d'ici à 2020.

M. Janez Potocnik, membre de la Commission européenne chargé de l'environnement, a déclaré à ce propos: "Le message est clair: les mers et les océans européens se trouvent dans un état préoccupant. Ils nous sont pourtant indispensables et nous devons parvenir à un équilibre. Nous devrons pour ce faire trouver des moyens de tirer pleinement parti de leur potentiel économique, sans accroître la pression qui pèse sur ce milieu déjà fragile, en créant de la croissance et des emplois pérennes sur le long terme."

Le rapport, accompagné des "messages marins" de l'Agence européenne pour l'environnement également publiés aujourd'hui, offre la première vue d'ensemble jamais réalisée de l'état des mers et des océans de l'UE. Les États membres ont fait rapport sur la situation de leurs eaux marines, sur ce qu'ils considèrent être un "bon état écologique", ainsi que sur les objectifs qu'ils ont fixés pour atteindre cet état. Les constatations du rapport sont accompagnées de recommandations pour les quatre régions marines et pour les différents États membres. Il apparaît dans le rapport que: grâce aux rapports complets des États membres, nous en savons aujourd'hui beaucoup plus sur les mers et les océans, sur les problèmes qui se posent, et sur les solutions possibles;

La plupart des indicateurs sont au rouge; on constate, par exemple, que 88 % des stocks halieutiques sont menacés en mer Méditerranée et en mer Noire. Néanmoins, les activités de capture deviennent plus durables, même si l'amélioration est lente;

L'UE devra consentir des efforts supplémentaires si elle veut atteindre l'objectif qu'elle s'est fixé de disposer de mers et d'océans sains et productifs en 2020;

Le manque de coordination entre les États membres constitue un frein à l'amélioration de la situation: une coopération renforcée permettrait en effet de parvenir au bon état écologique plus facilement et à moindres frais.

Neuf cents maisons évacuées près de Los Angeles, l’état d’urgence décrété par le gouverneur, rien ne va plus en Californie. La sécheresse qui frappe cet Etat est l’une des plus sévères depuis un siècle.

A quelques kilomètres de Los Angeles, un feu s’est déclaré jeudi, ravageant près de 700 hectares de végétation et entraînant l’évacuation d’un millier de personnes. Trois campeurs, qui ont été arrêtés, seraient à l’origine de cet incendie de forêt qui a mobilisé plusieurs centaines de pompiers.

La sécheresse fait rage dans cette zone actuellement, peut-être la plus sévère depuis un siècle, fait craindre d’autres départs de feu. Le gouverneur de Californie, Jerry Brown, a décrété l’état d’urgence.

900 maisons évacuées autour de Los Angeles

L’instauration de l’état d’urgence permet à la Californie de bénéficier de l’aide du gouvernement fédéral pour combattre cette sécheresse, qui a transformé des hectares de forêt en petit bois prêt à s’embraser. Jeudi déjà, un incendie a ravagé une zone forestière en lisière de Los Angeles, entraînant l’évacuation de près de 900 maisons.

Le gouverneur de Californie a appelé vendredi les habitants de l’État à diminuer leur consommation d’eau d’au moins 20%: « On ne peut pas faire en sorte qu’il pleuve, mais nous pouvons être bien mieux préparés pour faire face aux terribles conséquences que la sécheresse en Californie peut entraîner, dont une diminution drastique de l’eau disponible pour nos fermiers et nos communautés, et un risque accru d’incendies dans les zones rurales et urbaines ».

A San Francisco, le gouverneur a évoqué devant des journalistes la possibilité que cette sécheresse soit « la pire enregistrée depuis environ 100 ans que les données sont conservées ».

L’État souffre de son troisième hiver sec consécutif et le niveau de ses réservoirs d’eau est à un plus bas.

Source : © BFM TV
Les tempêtes de ces dernières semaines ont fait de nombreux dégâts matériels et humains, mais les animaux aussi et  en particulier les oiseaux ont été rudement touchés eux aussi.

La Ligue pour la Protection des Oiseaux (LPO) a dénombré plus de 15 000 oiseaux morts sur les côtes du sud-ouest.

Le Macareux moine a été particulièrement touché : 10 000 d’entre eux qui ont été retrouvés échoués. S’ajoutent au moins 4 000 Guillemots de Troïl.Fatigués à force d'effort pour lutter contre le vent, les oiseaux sont morts d'épuisement, n'arrivant pas à se nourrir.

Au moins de 5% d'entre eux étaient mazoutés. Ceci est probablement dû à des dégazages sauvages.

On estime que plus de 300 oiseaux sont actuellement en soins dans les différents centres adhérents de l'UFCS 
En Seine-et-Marne, la justice française ouvre la voie à l'interdiction d'un forage d'exploration critiqué par les militants anti-gaz de schiste.

Hess Oil avait déjà procédé à un forage à Jouarre, contesté par le collectif "Pays Fertrois" 

Le rapporteur public a plaidé mercredi 19 février, devant le tribunal administratif de Melun, l'interdiction d'un forage d'exploration pétrolière décrié par les militants anti-gaz de schiste à Nonville (Seine-et-Marne), au nom de la loi interdisant la fracturation hydraulique en France.

"Donner un permis de conduire à un chauffard et ensuite lui demander de ne pas conduire"

Le rapporteur public, dont les avis sont en général suivis par les juges, a rejeté l'argumentation de la société exploitante. Le pétrolier américain Hess assure en effet ne pas vouloir recourir à la fracturation hydraulique, mais simplement sonder le sous-sol du bassin parisien à la recherche d'hydrocarbures non-exploités.

Le rapporteur public recommande du coup l'annulation d'une décision de l'administration, qui ne s'était pas opposée à ce forage.

"Accepter l'exploitation d'hydrocarbures non conventionnels revient à autoriser in fine la fracturation hydraulique" - affirme le rapporteur public.

Il a également souligné que l'interdiction de la fracturation hydraulique était "générale et absolue" à la suite de la loi Jacob de 2011, confirmée par le Conseil constitutionnel.

Autoriser Hess, très investi dans les hydrocarbures de schiste, à forer malgré l'interdiction de la fracturation, c'est "comme donner un permis de conduire à un chauffard et ensuite lui demander de ne pas conduire", a déclaré Me Arnaud Gossement, l'avocat de la commune de Nonville.

De son côté, Hess, qui a initialement investi en France en espérant trouver des hydrocarbures non-conventionnels, assure avoir "réadapté l'environnement de travail au nouveau contexte juridique", et ne pas vouloir faire de fracturation hydraulique mais seulement des forages verticaux conventionnels afin de "cartographier" le sous-sol du bassin parisien. Il pourrait toutefois à cette occasion découvrir des informations sur des gisements d'hydrocarbures qui ne peuvent être exploités sans fracturation.

Hess Oil possède 9 permis miniers dans le bassin parisien

En 2013, Hess Oil avait déjà procédé à un forage contesté à Jouarre, sans fracturation hydraulique mais en creusant jusqu'à 2.918 mètres sous terre. Des carottes de terre ont été prélevées, notamment entre 2.250 et 2.785 m, dans la roche-mère du Lias, là où peut se trouver du pétrole de schiste.

Le groupe, qui possède en tout neuf permis miniers dans le bassin parisien, a déjà réalisé deux forages comparables à Chartronges (Seine-et-Marne) et Huiron (Marne).

Le site de Nonville, à 90 km au sud de Paris, fait partie du permis de Nemours, l'un de ceux dont la "mutation", le transfert de leur ancien propriétaire Toreador à leur acquéreur Hess Oil, a été bloquée fin novembre 2013 par le ministre de l'Écologie Philippe Martin.

Malgré ce rejet de mutation du permis, Hess soutient que l'autorisation du forage, accordée en août 2012, est toujours valable, la jurisprudence ne s'étant pas exprimée sur ce point précis.

La réglementation autour des forages a également été durcie la semaine dernière avec la parution d'un décret qui soumet au régime de l'autorisation, et non plus de la simple déclaration, les forages visant à découvrir du pétrole ou du gaz. Ce décret faisait suite à une décision du Conseil d'État invalidant le régime simplifié, en juillet 2013.

Source © sciences et avenir
Un séisme de magnitude 4.1 a secoué hier le sud de l’Angleterre

La secousse a été ressentie dans le Somerset, dans le région de Swansea et dans le Devon

Julian Bukits du "British Geological Survey", a confirmé que le tremblement de terre est survenu à environ 13h21 a une profondeur de 5 km.

Des témoins ont confirmé que leurs maisons ont tremblé pendant plusieurs secondes.

Les secousses ont été ressenties dans les villes de Dartmoor, de Bristol , de Taunton , de Swansea ,de Llanelli , de Barnstable , de Gloucester et de South Molton .

© Nature Alerte
Une nouvelle étude fédérale vient appuyer fortement les soupçons selon lesquels des produits chimiques toxiques provenant des vastes bassins de résidus des sables bitumineux fuient dans les eaux souterraines et s'écoulent dans la rivière Athabasca.

Les fuites des bassins de résidus des sables bitumineux, qui couvrent désormais 176 kilomètres carrés, représentent depuis longtemps un enjeu controversé. L'industrie a reconnu qu'un suintement pouvait survenir, et des études précédentes basées sur des modèles ont évalué les fuites à 6,5 millions de litres par jour pour un seul bassin de décantation des boues.

Le territoire autour des zones d'exploitation contient plusieurs produits chimiques issus des réserves naturelles de bitume, et les scientifiques n'avaient pas encore été en mesure de les distinguer des contaminants déversés par l'industrie.

Mais l'étude d'Environnement Canada a eu recours à une nouvelle technologie pour conclure que le mélange de produits chimiques est légèrement différent dans chacune de ces sources. Cette découverte, obtenue grâce à une pièce d'équipement de 1,6 million de dollars acquise en 2010 pour aider à répondre à de telles interrogations, permet aux scientifiques d'identifier véritablement l'empreinte des produits chimiques et de retracer leur origine.

«La différenciation des sources de forme naturelle était manifeste», indique le document.

Les scientifiques ont recueilli des échantillons de 20 eaux souterraines de secteurs situés à au moins un kilomètre en amont et en aval de l'exploitation. Ils ont pris sept autres échantillons à 200 mètres de deux des bassins.

Des échantillons ont aussi été recueillis dans deux bassins distincts.

L'analyse s'est attardée à des sous-produits de l'extraction des sables bitumineux, qui comprend une famille de produits chimiques appelés les acides naphténiques.

«Leur grande hydrosolubilité en font des candidats de choix pour une possible migration hors des structures de confinement par le biais des eaux souterraines», mentionne le document.

Ces toxines ont été trouvées dans les eaux souterraines à proximité ainsi qu'à l'écart des zones de développement. Mais leur composition chimique était légèrement différente plus près des exploitations, où elle ressemblait davantage à celle des toxines retrouvées dans les eaux des bassins de résidus.

«Les analyses démontrent toutes une grande similitude entre les échantillons (en aval et en amont) et ceux des (eaux de résidus), par opposition à ceux dans les eaux souterraines naturelles plus éloignées», indique l'étude.

«La ressemblance entre le profil des sous-produits des sables bitumineux des (eaux de résidus) et des six échantillons des eaux souterraines adjacentes à deux bassins implique une source commune. Ces échantillons en incluent deux pris dans un flot ascendant à moins d'un mètre sous la rivière Athabasca, laissant croire que les (eaux de résidus) atteignent les systèmes fluvial», soutient le document.

L'étude, menée en vertu d'un nouveau programme fédéral-provincial de surveillance des sables bitumineux, a été approuvée pour publication fin janvier par le journal Environmental Science and Technology.

Source © lapresse.ca
La Société pour vaincre la pollution (SVP) critique le gouvernement pour les données qu’il garde secrètes quant à la contamination de l’eau de la rivière Chaudière, près de Lac-Mégantic.

L’organisme, présent sur les lieux depuis la tragédie ferroviaire de juillet, dit avoir fait une demande d’accès à l’information pour obtenir les données récoltées par le ministère de l’Environnement.

«Nous avons obtenu les données pour le haut de la rivière Chaudière, qui n’est presque pas contaminé, mais ils nous ont refusé l’accès aux données récoltées dans le bas de la rivière, qui est lourdement touché par la tragédie», a affirmé Daniel Green, coprésident de la Société pour vaincre la pollution lors d’une conférence sur le sujet jeudi. L’organisme a demandé une demande de révision.

Le ministère de l’Environnement n’a pas pu répondre à nos questions sur le sujet jeudi.

M. Green se demande «pourquoi le ministère tente de minimiser l’impact des déversements de pétrole». Le 11 juillet dernier, soit cinq jours après la tragédie, le ministère échantillonnait l’eau de la rivière à 2,5 km en amont du pont, rappelle l’organisme. Leurs résultats donnaient une quantité trop infime d’hydrocarbures pour être quantifiée.

«Le même jour, nous nous sommes déplacés sur les lieux. À l’aide de bénévoles, et avec nos échantillonnages des eaux de surface, nous avons trouvé une très haute concentration d’hydrocarbures, notamment, 34 fois plus élevée que les normes du ministère. Nous avons aussi trouvé ce qu’on appelle de la mousse au chocolat [une réaction chimique entre le pétrole et les courants de l'eau]», a indiqué M. Green.

SVP estime que le ministère aurait fait de l’échantillonnage entre les eaux en surface contaminées et le fond de la rivière, là où le pétrole se dépose.

De 103 000 m2 à 136 000 m2 de sol doivent encore être décontaminés à Lac-Mégantic. Il reste l'équivalent de près de 2 piscines olympiques de pétrole dans ces sols, indique la Société pour vaincre la pollution.

L’organisme s’inquiète maintenant d’une possible contamination des fondations de maisons à Lac-Mégantic par les vapeurs des produits toxiques dans le sol. La crue printanière de la rivière pourrait également soulever le pétrole du fond des eaux et contaminer les champs adjacents, avertit M. Green.

Anne-Marie Saint-Cerny de la SVP a également lancé un appel aux municipalités du Québec. «Un événement comme celui-ci pourrait se reproduire et nous ne sommes pas prêts. Il faut des plans d’intervention d’urgence, il faut une meilleure formation des premiers répondants et il faut exiger de connaître le contenu des trains qui passent dans nos villes», a-t-elle lancé, craignant l’exploitation d’un pétrole québécois sur l’Île d’Anticosti.

Source © Laurence Houde-Roy /
Le bureau de commandement d'urgence contre la pollution atmosphérique lourde de Pékin a lancé jeudi un plan d'urgence contre la pollution lourde de niveau jaune, c'est le premier depuis la mise en pratique du plan d'urgence en 2013. 

Il est passé aujourd'hui au niveau orange

Selon le bureau, la ville est actuellement dans une mauvaise condition atmosphérique pour les trois prochains jours, la ville connaitra une forte pollution.

Le bureau de commandement d'urgence de Beijing a conseillé aux habitants de bien se prémunir contre la pollution : choisir les transports publics au lieu de sa voiture, et éviter l'entraînement physique en plein air, notamment pour les enfants et les personnes âgées.

© Nature Alerte
La Commission européenne a mis en demeure le Royaume-Uni le 20 février 2014, en raison du non-respect de la directive du 21 mai 2008 concernant la qualité de l'air ambiant et un air pur pour l'Europe. Une pollution atmosphérique récurrente au dioxyde d'azote (NO2) dépassant le seuil limite à respecter à partir du 1er janvier 2010 est en cause. 

Cette décision fait suite à la déclaration de la Cour suprême britannique annonçant que les seuils de pollution atmosphérique issus de la directive sont régulièrement dépassés dans 16 zones dont celle de Londres. Le Royaume-Uni pouvait pourtant obtenir un report de l'échéance au 1er janvier 2015 en proposant un plan crédible et réaliste pour satisfaire aux normes de qualité de l'air. 

La pollution au dioxyde d'azote peut entraîner une augmentation de la concentration d'ozone au sol très néfaste pour la santé humaine, mais aussi causer des pluies acides ou des phénomènes d'eutrophisation comparables à la prolifération des algues vertes observée sur les côtes bretonnes. Elle provient du trafic routier et maritime, de la production d'électricité, et de l'activité des entreprises et des ménages. 

A noter que la mise en demeure correspond à la première étape de la procédure précontentieuse du recours en manquement invitant l'Etat-membre à se conformer à la réglementation européenne. La Commission européenne peut ensuite rendre un avis motivé exposant les raisons pour lesquelles elle considère que le Royaume-Uni a commis un manquement à ses obligations, et lancer la phase contentieuse en saisissant discrétionnairement la Cour de justice de l'Union européenne (CJUE).

L'Europe presse aussi la Belgique de prendre des mesures contre la pollution atmosphérique

La Commission européenne s'inquiète de ce que la Belgique ne protège pas les citoyens contre la pollution aux particules fines (PM10). Ces minuscules particules proviennent des émissions imputables à l'industrie, à la circulation routière et au chauffage domestique et peuvent provoquer de l'asthme, des problèmes cardiovasculaires, des cancers du poumon, et entraîner une mort prématurée, a-t-elle souligné dans un communiqué. 

Ce sont en particulier les habitants de Bruxelles, de la zone portuaire de Gand, d'Anvers (y compris la zone portuaire), de Flandre et de Liège qui sont exposés depuis 2005 à des niveaux de PM10 préjudiciables à la santé, indique la Commission

Elle considère que la Belgique n'a pas adopté les mesures qui auraient dû être appliquées depuis 2005 pour protéger la santé des citoyens, et lui demande de prendre des mesures ambitieuses, rapides et efficaces afin que la période de non-conformité soit la plus courte possible. 

Pour mettre la pression, elle a adressé à la Belgique un avis motivé, seconde étape d'une procédure d'infraction, après une lettre de mise en demeure envoyée en novembre 2012. Sans réaction de la part de la Belgique, la Commission pourra saisir la Cour de justice de l'UE. (Belga)

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