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jeudi 6 mars 2014
La compagnie publique d'électricité sud-africaine a émis son quatrième avertissement en moins de quatre mois prévenu que des délestages étaient fortement probables jeudi, tout en demandant aux usagers notamment industriels de réduire leur consommation pour les éviter.

Eskom a déclenché la procédure de crise à 06h00(04h00 GMT) ce matin jeudi, a indiqué le fournisseur public dans un communiqué, mentionnant des problèmes techniques sérieux et un problème d'approvisionnement en charbon parmi les raisons de ce manque de capacité.

Les pluies incessantes qui tombent sur le pays depuis plus d'une semaine font que le charbon est trop mouillé pour être utilisé dans de bonnes conditions dans les centrales thermiques. 

Le système d'alimentation électrique est très tendu, selon Eskom, un porte-parole précisant à l'AFP que ce quatrième avertissement depuis novembre était le plus sérieux. 

Les clients industriels, usines ou mines, sont appelés à réduire d'au moins 10% leur consommation.

Première puissance économique du continent, l'Afrique du Sud tourne avec un réseau électrique à la limite de ses capacités et en 2008 le pays avait connu des délestages tournants sans précédents pénalisant l'activité et faisant perdre beaucoup d'argent.

Le prix de l'électricité ont triplé voire quadruplé depuis afin de financer la construction de nouvelles centrales dont celle de Medupi, une centrale à charbon géante en chantier à 350 km de Johannesburg qui a pris du retard.

Eskom livre 95% de l'électricité en Afrique du Sud.


Source ©AFP 
Toutes les couches de la population de Kénitra se sont mobilisées contre la pollution qui sévit depuis plus de 3 ans. Marchands, maçons, enfants, étudiants... tous portent des masques et un écriteau sur lequel est inscrit le mot «Tekhne9t» qui signifie «j’étouffe» pour manifester contre le crime écologique causé par des unités informelles d’incinération de pneus usagés, sans foi ni loi. 

Les jeunes de la ville ont profité des réseaux sociaux pour créer deux pages facebook «Tekhne9t» et «AGPE-Junior» à travers lesquelles ils tentent de rallier le maximum de personnes à cette cause, et surtout d’attirer l’attention des autorités sur le danger encouru par environ un million d’habitants. En réalité, c’est un danger encouru par tout le Maroc... 

Ras le bol des habitants de Kénitra qui ne supportent plus de vivre dans une ville polluée. «Depuis plus de trois années, des nuages de poussières noires planent, de temps à autre, dans le ciel de notre ville», rappelle Mustapha Zeraouili, membre du bureau de l’association Gharb pour la protection de l’environnement (AGPE). 

Cette dégradation de la qualité de l’air préoccupe sérieusement les habitants de la région qui s’inquiètent des conséquences sur leur santé. Les autorités concernées ont été saisies et sensibilisées sur ce problème par l’AGPE. 

Des actions ont été initiées sans toutefois arriver à identifier les causes réelles de cette poussière noire qui s’abat sur la ville, et par conséquent mettre fin à ce phénomène. 

En l’absence d’une solution radicale à ce problème, l’AGPE a lancé un appel le 12 février 2014  aux habitants de la ville pour protester contre la pollution de l’air par cette poussière noire «devenue quasiment une psychose pour eux», indique Zeraouili. 

Un appel suivi par de nombreux habitants, notamment des étudiants qui ont «manifesté leur colère en portant des masques pour inciter les responsables locaux à trouver rapidement une solution au problème». 

Réaction immédiate des autorités et départements concernés. 

Les représentants de la société civile ont été convoqués pour une réunion par l’Observatoire régional de l’environnement et de développement durable (OREDD), qui soupçonne les unités industrielles de la région, opérant dans l’illégalité, d’être responsables de ce désastre écologique et environnemental. En effet, le wali de la région a rappelé qu’une commission mixte, créée en 2012 déjà, a prospecté plusieurs points d’incinération informelle des pneus usagers, répartis sur divers endroits de la ville. Et que des mesures d’urgence ont été prises par la wilaya de Kénitra en collaboration avec le département de l’Environnement. 

Des instructions ont été données à tous ses services extérieurs «pour l’éradication de tous les points d’incinération anarchique des pneus usagés sur le territoire de la ville et la poursuite judiciaire de tous les responsables de ces actes illégaux». 

D’un autre côté, il a été demandé à l’ONEE d’engager une expertise pour effectuer l’analyse des rejets atmosphériques issus de sa centrale thermique de Kénitra. Le laboratoire de la Gendarmerie royale a également été sollicité pour effectuer les analyses nécessaires et enquêter sur cette fumée noire.

La tutelle, de son côté, s’engage à mettre à la disposition de la ville un laboratoire mobile, supervisé par le Laboratoire national de l’environnement, pour évaluer la qualité de l’air de la ville. Des instructions ont aussi été données au service concerné pour remettre la station de mesure de la qualité de l’air en état de fonctionnement. En principe, la ville de Kénitra, nichée dans la grande forêt de la Maâmoura, devrait jouir d’un microclimat plus sain.

Bruno Retailleau demande l’état de catastrophe naturelle au Ministre de l’Intérieur suite aux conditions climatiques difficiles, qui ont entraîné de nombreux dégâts sur l’ensemble du département.

 "Depuis le début de l’année, la Vendée a subi des conditions climatiques difficiles, qui ont entrainé de nombreux dégâts sur l’ensemble du département.

Le marais breton vendéen a notamment été touché par des pluies incessantes qui se sont abattues sur le Nord-Ouest de la Vendée : en l’espace de seulement deux mois (janvier-février), il est tombé environ400 mmd’eau, soit l’équivalent de 6 mois de pluviométrie en temps normal. Cette situation exceptionnelle a entrainé une montée des eaux inquiétantes dans ce secteur et la côté d’alerte (4,80 m) a rapidement été atteinte.

Aujourd’hui, l’inquiétude des agriculteurs du marais est grande et légitime face à ces inondations et à leurs conséquences.12 000 hectaresde prairies et de champs sont en effet actuellement sous l’eau et pas moins de 65 exploitations agricoles ont déjà subi de lourdes pertes.

C’est pourquoi, face aux dégâts occasionnés et au coup dur que représentent ces inondations pour la filière agricole vendéenne, j’ai demandé au Ministre de l’Intérieur, M. Manuel VALLS, que l’état de catastrophe naturelle soit reconnu sur l’ensemble du marais breton vendéen afin que nos agriculteurs puissent être indemnisés à hauteur des pertes sur chacune des exploitations.

La Vendée fait partie des cinq premiers départements agricoles de France et l’agriculture fait partie intégrante de notre vitalité. L’Etat doit tout faire pour soutenir cette économie vendéenne de premier plan."


Source vendee.fr
Air Normand lance un appel à la vigilance : le seuil d'information et de recommandation aux personnes sensibles est dépassé ce 6 mars 2014. En cause, des particules en suspension.

Les conditions météorologiques clémentes amènent le réseau Air normand à lancer un appel à la vigilance : on a dépassé le seuil d’information et de recommandation aux personnes sensibles ce 6 mars 2014 au matin. 

Les particules en suspension (ou « poussières ») aujourd’hui en cause sont de petites tailles. D’origine locale ou plus lointaine, leur composition peut être très variée : naturelle ou liée à l’activité humaine (chauffage, industrie, trafic, agriculture). L’évolution attendue est optimiste : Air normand annonce une amélioration pour demain.
Selon une étude réalisée par des chercheurs suisses et australiens, le nombre de jours d'extrême canicule est en forte augmentation sur les quinze dernières années. La stagnation de la température globale depuis vingt ans n'a pas stoppé la tendance. 

Les chercheurs en concluent que le réchauffement climatique ne connaît pas de pause.

L'étude montre une forte hausse des températures au sol et une augmentation du nombre de jours extrêmement chauds sur les surfaces étudiées.

Sonia Seneviratne et son équipe de l'EPFZ ont récolté des données dans les sols des régions ayant connu plus de 30 jours de canicule par année depuis 1997. Ils ont ensuite défini les 10% des jours les plus chauds comme jours extrêmement chauds. Puis ils ont comparé ces jours à l'aide du même calendrier pour les années 1979 à 2012.

Le nombre de surfaces touchées par des chaleurs extrêmes a doublé en 30 ans, constate l'équipe dans la revue "Nature Communications". Les surfaces des régions ayant connu plus de 50 jours de canicule par année se sont réchauffées plus fortement que celles des régions avec seulement 30 ou 10 jours de canicule. La moyenne mondiale se situe à 36,5 jours de canicule par année, indique l'EPFZ.

Cette tendance s'est poursuivie de façon ininterrompue entre 1998 et 2012, bien que les températures moyennes globales aient stagné dans le même temps.

"Il n'y a pas eu de pause dans l'augmentation des chaleurs extrêmes, et le changement est le plus manifeste dans les régions les plus chaudes", indique Markus Donat, de l'Université de New South Wales. Il est donc erroné de considérer la stagnation récente de la température globale comme une pause du réchauffement climatique, conclut le chercheur.

Source : © AFP
Shell a-t-il encore l'espoir de trouver du pétrole au large de la Guyane ? Le dernier bulletin d'information du bureau exploration-production des hydrocarbures (BEPH) annonce que début janvier Shell a fait part au ministère de l'Ecologie du retrait de sa demande de permis de recherche d'hydrocarbures dit "Fregata". 

Cette demande de permis concernait une zone de 34.920 km2 située au large de la Guyane sur le plateau continental français. 

Pour rappel, Shell a mené une première campagne d'exploration au large de la Guyane suite à l'obtention du permis de recherche dit "de Guyane maritime". 

Un premier forage, réalisé au cours de l'été 2011, avait laissé entrevoir la possibilité de découvrir du pétrole. Mais les quatre forages suivants, réalisés entre décembre 2012 et décembre 2013, ont été infructueux. Officiellement, Shell n'a pas abandonné l'idée de prospecter au large de la Guyane et a annoncé vouloir soumettre une nouvelle demande de travaux miniers. 

Le permis de Guyane Maritime reste valide jusqu'à fin 2016.
mercredi 5 mars 2014
Les cours d’eau suisses contiennent tout un cocktail de pesticides. Sur plus de 300 substances autorisées et détectables, plus de cent ont été relevées dans des échantillons d’eau lors d’un screening minutieux. 

Chaque échantillon contenait en moyenne 40 substances différentes. Dans 78% des échantillons, la concentration cumulée des pesticides dépassait 1µg/l. L’exigence numérique de l’Ordonnance sur la protection des eaux a été dépassée pour 31 substances. Une pollution des organismes aquatiques – notamment par des produits phytosanitaires – ne peut être exclue.

La présence de pesticides dans les eaux suisses n’avait encore jamais fait l’objet de recherches aussi approfondies: Sur mandat de la Confédération et en coopération avec cinq cantons, l’Eawag a traqué tous les produits phytosanitaires et les biocides synthétiques solubles dans cinq cours d’eau de moyenne dimension. La revue Aqua&Gas a publié les résultats aujourd’hui dans son n° 3/2014. Les journalistes peuvent accéder à l’article complet en format PDF sur www.eawag.ch/100pestizide.

Surtout des produits phytosanitaires

L’objectif principal de l’étude sur les rivières Salmsacher Aach (SG), Furtbach (ZH), Surb (AG), Limpach (SO) et Mentue (VD) était de déterminer combien de pesticides différents sont présents dans ces cours d’eau. Sur plus de 300 substances autorisées et détectables par les analyses, 104 ont été retrouvées dans ces rivières, dont 82 étaient des produits phytosanitaires. Sur la base de ces nouvelles données complètes, l’étude a montré qu’une grande partie de la pollution actuelle en pesticides était imputable aux produits phytosanitaires de l’agriculture.

Une haute concentration cumulée

La somme de toutes les concentrations de pesticides était supérieure à 1µg/l dans 78% des échantillons. 

Il n’est pas possible de tirer des conclusions générales en ce qui concerne la qualité de l’eau et l’impact sur les organismes aquatiques. Mais les chercheurs et chercheuses participant à l’étude ont effectué des comparaisons avec la valeur forfaitaire exigée par l’Ordonnance sur la protection des eaux (au maximum 0,1µg/l par substance individuelle) et avec le critère de qualité éco-toxicologique relative à la pollution chronique (CQK): 40 substances se sont révélées problématiques: 21 pesticides dépassaient la valeur de l’Ordonnance, 9 substances le CQK et 10 les deux critères. Toutes les rivières étudiées – tout à fait typiques du Plateau suisse – étaient, d’après les résultats, fortement polluées par différents pesticides pendant la période de mesure de mars à juillet. Des effets néfastes sur les organismes sont à craindre. 

Deux aspects sont notamment problématiques:

En moyenne, 40 substances ont été mises en évidence dans chaque échantillon. Même si la concentration de chacune de ces substances ne dépasse pas le critère de qualité éco-toxicologique, une pollution des organismes aquatiques par ces mélanges de pesticides est à redouter.

Les concentrations détectées par substance étaient bien supérieures à 0.1µg/l et sporadiquement dépassaient même 1µg/l. Cela est très élevé si l’on tient compte du fait qu’il s’agissait d’échantillons composites prélevés sur deux semaines. Les pics de concentration de courte durée, selon les déductions des participants au projet, doivent être en partie de beaucoup  supérieures, et pour certaines substances individuelles, même largement au-dessus de la limite au delà de laquelle elles possèdent une toxicité aiguë.
Une évaluation différenciée et des précautions nécessaires

Le Prof. Juliane Hollender, chef du département Chimie de l’environnement à l’Eawag et co-auteure de l’étude, a été surprise par ces nouvelles données: 

«Les eaux suisses ne semblent donc pas être aussi propres qu’on se plait toujours à le souligner », déclare-t-elle. 

Cependant l’étude qui a procédé à une détection quasiment complète de tous les pesticides apporte une contribution importante à la traque des substances les plus critiques. Celles-ci pourraient être surveillées de manière plus ciblée ou leur utilisation pourrait être restreinte le cas échéant. 

En outre, il apparaît de plus en plus clairement, d’après le Prof. Hollender, qu’il est nécessaire de procéder aussi à une évaluation de la toxicité des mélanges, en plus des tests réalisés avec des substances isolées.

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 Le réchauffement climatique menace d'inonder, à long terme, 136 sites du patrimoine mondial de l'UNESCO, dont l'arrondissement historique du Vieux-Québec.

C'est ce que démontre une étude publiée par Environmental Research Letters, mardi.

Les auteurs de l'étude se basent sur un scénario qualifié de probable et non extrême d'un réchauffement de la température de 3 degrés Celsius au cours des prochains 2000 ans.

Cependant, les scientifiques ne parlent pas d'une inondation au terme de ces 2000 ans, mais à n'importe quel moment durant cette période dans l'éventualité d'un tel réchauffement.

Selon leurs projections, la fonte des calottes glaciaires de l'Arctique et du Groenland placera les 136 sites en question sous le niveau de la mer. 

Parmi ces sites, outre le Vieux-Québec, on retrouve au Canada le Vieux Lunenberg, en Nouvelle-Écosse, et l'Anse-aux-Meadows, à Terre-Neuve.

Ailleurs dans le monde, la Statue de la Liberté à New York, le palais de Westminster et la Tour de Londres, au Royaume-Uni, le Mont Saint-Michel en France et toute la ville de Venise, en Italie, pour ne nommer que ceux-là, sont menacés à terme.

Plus encore, les chercheurs évaluent qu'en fonction de ce scénario, sept pour cent de la population mondiale actuelle se retrouvera sous l'eau et jusqu'à une douzaine de pays perdront la moitié de leur superficie terrestre.

Les chercheurs font valoir que la population mondiale est généralement concentrée près des côtes, tout comme les sites du patrimoine mondial de l'UNESCO, d'où les impacts d'un réchauffement climatique.

Source : © La presse.ca
 La préfecture de police annonce un nouvel épisode de pollution aux particules fines mercredi en Ile-de-France. Il est conseillé aux automobilistes de différer leurs déplacements.

La pollution est de retour avec le beau temps en Ile-de-France. La préfecture de police a annoncé pour la journée de mercredi un dépassement du seuil d'information et de recommandation pour la pollution aux particules fines PM10. Une information confirmée par l'organisme de surveillance de la qualité de l'air Airparif.

Ce premier seuil sera dépassé alors que la météo s'annonce ensoleillée, avec des températures qui s'échelonneront entre 6 et 12 degrés et un vent faible, donc peu favorable à la dispersion des polluants atmosphériques. Les particules sont notamment émises par les véhicules diesel en circulation.

Prudence face à la pollution

La préfecture de police recommande aux automobilistes de différer leurs déplacements dans la mesure du possible, et de réduire leur vitesse. Les riverains devront également éviter les feux de cheminée à foyers ouverts et respecter les interdictions d'activités de brûlage de déchets verts. Il est enfin recommandé aux enfants et aux personnes sensibles de privilégier "les activités calmes" et de respecter les éventuels traitements médicaux.

Mi-décembre, la région Ile-de-France avait connu un pic record de pollution aux particules fines.

Une petite tornade a soufflé un hangar et endommagé la toiture d’une dizaine de maisons d'un quartier de Luçon (Vendée). La scène a été filmée par des amateurs.

"C'est quoi ce délire ?" Ces habitants de Luçon (Vendée) n'en ont pas cru leurs yeux en filmant une tornade se former dans le ciel de leur ville, mais ils ont eu le réflexe de filmer la scène, lundi 3 mars. Une vidéo récupérée et mis en ligne par Ouest-France.

C'est vers 10h30, que ce coup de vent a frappé une zone très limitée.

Trois tourbillons se sont formés au dessus du quartier des Fougeroux, soufflant un hangar et endommageant les toitures d'une dizaine d'habitations. Des morceaux de tôles ont touché des fils électriques, dont la ligne haute-tension entre Luçon et Grue. 

Selon ERDF, environ 13 500 foyers ont été touchés par la panne de courant. La circulation a été interrompue pour que les équipes techniques interviennent. En fin d'après-midi, ERDF a rétabli l'ensemble de l'alimentation. Le maire entend demander l'état de catastrophe naturelle pour aider les démarches auprès des assurances.


Mini tornade à Luçon par OuestFranceFR
La justice américaine a donné raison, mardi 4 mars, au groupe pétrolier Chevron, qui estimait que le jugement équatorien lui ayant infligé une amende record de 9,5 milliards de dollars pour pollution était entaché d'irrégularités. A l'issue de six semaines d'audience, le juge de district new-yorkais Lewis Kaplan estime en effet que les plaignants ont corrompu le juge équatorien chargé de l'affaire et ont falsifié certaines preuves.

Les quelque trente mille plaignants, regroupés au sein du Front de défense de l'Amazonie et soutenus par leur gouvernement, ont annoncé qu'ils faisaient appel « immédiatement ». Un de leurs avocats a dénoncé « une sentence injuste et illégitime, qui provient d'un juge incompétent, dans le cadre d'une procédure absurde ».

En attendant, les plaignants ne pourront pas demander aux Etats-Unis de saisir les actifs de Chevron, qui s'est refusé jusqu'à présent à les indemniser, dénonçant la corruption de la justice équatorienne, et a porté l'affaire devant la Cour permanente d'arbitrage, à La Haye. Les prochaines étapes se joueront dans les tribunaux brésilien, argentin et canadien devant lesquels les plaignants cherchent à obtenir la saisie des actifs de la major.

Le groupe pétrolier s'est réjoui de cette décision, « une victoire éclatante pour Chevron et pour ses actionnaires, [qui] confirme que le jugement équatorien était le fruit de la corruption, d'une entreprise criminelle ».

UNE « CAUSE JUSTE » MAIS « UN PROCESSUS VICIÉ »

Pour le juge Lewis Kaplan, qui dit s'appuyer sur trente-sept témoignages et avoir examiné des milliers de preuves et de documents, l'avocat new-yorkais des plaignants, Steven Donziger, a outrepassé la loi. « Cette affaire est extraordinaire », écrit-il dans sa décision. « Les faits sont nombreux et parfois complexes. Ils incluent des choses qui relèvent normalement d'Hollywood », ajoute-t-il.

Et de citer en vrac des courriels codés entre Me Donzinger et ses collègues décrivant leurs tactiques d'approche des juges, et la désignation d'un « pseudo-expert neutre ». Me Donziger et ses clients « ont soumis des preuves falsifiées. Ils ont exercé des pressions sur le juge pour faire nommer par le tribunal un supposé grand expert impartial pour évaluer les dommages », fustige encore le juge new-yorkais.

Selon lui, « la question n'est pas de savoir si Chevron a pollué ou pas il y a plus de vingt ans, mais plutôt si le jugement a été obtenu par des moyens frauduleux ». « Me Donziger et ses clients avaient une cause juste (...), mais pas le droit de vicier le processus pour atteindre leur but », conclut-il.

M. Kaplan s'étonne aussi du travail d'« un juge équatorien qui revendique avoir rédigé cette décision à plusieurs milliards, mais qui était si inexpérimenté et peu à l'aise au civil qu'il a demandé à un autre juge (...) de rédiger un brouillon du jugement pour lui ». Il cite encore un dactylo de 18 ans à qui le même juge a demandé de faire pour lui des recherches sur Internet sur les droits américain, britannique et français.

UN DES « PIRES DÉSASTRES ENVIRONNEMENTAUX »

Poursuivi à l'origine par environ trente mille indigènes et agriculteurs qui dénoncent des cas de cancers et de maladies dus à la pollution de l'eau, Chevron a été condamné à une amende de 9,5 milliards de dollars pour des dégâts environnementaux attribués à la société Texaco, qu'il a rachetée en 2001.

Les dégâts dans la forêt amazonienne remontent à l'exploitation pétrolière par la compagnie américaine Texaco, qui a opéré en Equateur entre 1964 et 1990, avant d'être rachetée en 2001 par Chevron. L'amende de Chevron en Equateur représente l'une des plus fortes dans l'histoire du droit de l'environnement, dépassant celle de 4,5 milliards de dollars infligée à ExxonMobil pour la marée noire de l'Alaska en 1989.

Le président Rafael Correa, un dirigeant socialiste aux relations conflictuelles avec les Etats-Unis, a récemment lancé une campagne internationale de boycottage des produits de Chevron, qu'il accuse d'être responsable d'un des « pires désastres environnementaux de la planète ».

Source © Le Monde
Le Premier ministre chinois Li Keqiang a annoncé mercredi "déclarer la guerre" à la pollution, en réponse aux inquiétudes croissantes de la population face à un smog chronique et aux problèmes récurrents de sécurité alimentaire.

Après trois décennies d’industrialisation et d’urbanisation à marche forcée, la deuxième économie mondiale, dont 70% de l’énergie provient toujours du charbon, étouffe régulièrement sous une âcre pollution atmosphérique.

La détérioration de l’environnement est "un avertissement de la nature face à un modèle de développement aveugle et inefficace", a estimé Li Keqiang, dans un discours ouvrant la session annuelle de l’Assemblée nationale populaire (ANP), chambre d’enregistrement législative du régime.

"Nous devons résolument déclarer la guerre à la pollution, comme nous l’avons fait contre la pauvreté !", a lancé le Premier ministre, qui a pris ses fonctions il y a tout juste un an.

"50 000 chaudières à charbon seront supprimées cette année, les centrales thermiques seront modernisées et six millions de véhicules anciens (...) seront mis à la casse", a-t-il précisé.

Le ministre a également indiqué, sans offrir de détails, que le pays déterminera un plafond pour sa consommation d’énergie, et que des mesures seront prises pour limiter la pollution de l’eau, préserver les sols et réhabiliter zones humides, forêts, et prairies.

Les autorités chinoises ont multiplié ces derniers mois les annonces similaires, mais les experts s’interrogent sur leur mise en œuvre et leur efficacité.

"L’objectif fondamental du gouvernement est de faire en sorte que chacun mène une vie plus heureuse", a affirmé le Premier ministre, assurant que tous en Chine "profiteront des fruits de la paix, du bonheur, de la prospérité et du développement".

Soucieux de réduire les écarts de richesse criants dans le pays, le gouvernement affiche son intention de sortir plus de dix millions de personnes de la pauvreté cette année et d’améliorer le système de protection sociale, encore très lacunaire.

Au sujet des récents scandales alimentaires dans le pays, le Premier ministre a promis des mesures répressives contre la production et la vente de produits falsifiés ou de très mauvaise qualité, tout en s’engageant à améliorer les procédures de contrôle et la traçabilité. Ce qui permettra selon lui de combattre "la pollution des assiettes de manière à garantir la qualité de la moindre bouchée avalée".

Source © AFP
mardi 4 mars 2014
Une espèce envahissante de ver plat, inconnue jusqu'ici en Europe, a été pour la première identifiée à Caen. Ce n'est vraiment pas une bonne nouvelle, car s'il devait se répandre dans la nature, cet animal exotique pourrait s'attaquer à nos escargots.

«On sait de manière certaine que partout où le vers Platydemus manokwari s'est installé, il a détruit tous les'escargots autour de lui», met en garde Jean-Lou Justine du Musée national d'Histoire naturelle de Paris.

«Mais pire encore, après avoir dévoré les escargots, il risque fort de s'attaquer à tout les vers de terre endémiques de nos sols», poursuit ce spécialiste des Plathelminthes (vers plats) terrestres, dans un entretien avec l'AFP.

Son équipe a formellement identifié pour la première fois sur le continent européen cette espèce originaire de Nouvelle-Guinée.

Les huit spécimens étudiés ont été retrouvés dans une serre du Jardin des Plantes de Caen.

Très plat, ce ver mesure environ 5 cm de long et 5 mm de large, son dos est de couleur noire olive divisée d'une bande centrale claire. Son ventre est nettement plus clair.

Pour les scientifiques, qui publient les résultats de leurs découvertes aujourd'hui dans la revue "biologie PeerJ", il y a urgence à prévenir la prolifération de cette espèce en Europe, en raison de la menace qu'elle représente pour la biodiversité.

Nous connaissons un précédent envahissement au nord des îles britanniques par une autre espèce de ver plat, l'Arthurdendyus triangulatus, venu de Nouvelle-Zélande. Son implantation a été responsable d'une importante diminution des populations de vers de terre endémique, avec pour conséquence directe une baisse de la fertilité des sols.Par chance cet A. triangulatus ne supporte pas la chaleur et voit ainsi son potentiel d'envahissement limité.

Ce nouveau ver découvert à Caen, le Platydemus manokwari, était jusqu'à présent confiné dans les régions Indo-Pacifiques. C'est une espèce de ver venant des montagnes qui vit naturellement dans les zones alpines et subalpines tempérées, fraîches et chaudes,mais qu'on peut repérée jusque dans les climats tropicaux».

Cette faculté d'adaptation à différents climat lui permettrai d'envahir pratiquement toute la moitié sud de l'Europe sans aucun problème, affirme le Pr Justine.

Le Platydemus Manokwari est en outre «classé dans la liste des 100 espèces exotiques les plus envahissantes au monde», ajoute-t-il.

Dans la région Pacifique, l'animal que l'on sait particulièrement friand d'escargots, a été introduit volontairement pour contrôler des foyers d'un escargot ravageur. Il est capable de suivre les piste des escargots, de monter aux arbres pour dénicher ses proies et même d'attaques en bande organisée. Il a manifestement eu un impact grave sur la biodiversité des populations d'escargots indigènes dans la région du Pacifique, estiment les scientifiques.

Même si cet animal a un point faible : il est très lent, il suffit juste de déplacer un pot de fleurs qui en contient pour voir se multiplier sa population très rapidement, souligne le Pr Justine.

«La vraie cause des invasions biologiques, c'est la mondialisation, c'est-à-dire le transport effréné de marchandises, avec des contrôles insuffisants, d'un bout à l'autre de la planète», indique-t-il.

Des vers plats terrestres non indigènes, principalement des espèces de l'hémisphère sud, ont été signalés dans 13 pays européens. Le Royaume-Uni, qui a des liens historiques avec l'Australie et la Nouvelle-Zélande, en compte pas moins d'une douzaine.

© Nature Alerte

Que faire si vous trouvé un Plathelminthe

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La tempête Christine a engendré, comme attendu, des vents forts sur le littoral Atlantique mais surtout des vagues géantes du fait de la houle du large ainsi que des grandes marées qui coïncidaient avec son passage.

Christine est la 29è tempête de l’hiver. Mais elle ne restera pas dans les annales pour la violence de ses vents mais pour la mer déchainée qu’elle a levée. En effet, cette dépression très creuse (970 hPa) qui est arrivée sur l’Irlande dans la nuit de dimanche à lundi et a provoqué de vents violents de 100 à 120 km/h sur nos côtes durant la journée de lundi, a levé une forte mer et entrainé d’importants risques de surcotes sur le littoral.

Dans la journée, c’est une houle de 14 mètres qui a ainsi été enregistrée dans le Golfe de Gascogne.

Associée à cette mer déchainée, les marées de lundi ont été les plus importantes de l’année, renforçant ainsi le risque lié à la montée de l’océan. Les coefficients de marées ont en effet été de 114 lundi matin et de 112 lundi soir, sur une échelle allant de 20 à 120. Et les vents les plus violents liés au passage de la dépression ont coïncidé avec la pleine mer de 18 heures.

Des vagues de 10 à 15 mètres ont été enregistrées lundi au large de la Bretagne et de 3 à 5 mètres à l’entrée de la Mer du Nord. 

Plus au sud, en Espagne, des vents violents de l’ordre de 130 km/h ont été enregistrés avec des vagues allant jusqu’à 17 mètres de haut. Les vagues ont causé des dégâts notamment dans le port de Cudillero, déjà endommagé par de précédentes tempêtes, "où 20 mètres de digue ont été emportés" tandis que "de petites embarcations ont coulé", selon un porte-parole du gouvernement. Dans la même région, la tempête a provoqué des inondations et des coupures de routes.

Sur les côtes de la Manche et de l’Atlantique, la vigilance et la prudence étaient de mises mais c’est dans le département des Pyrénées Atlantiques que le danger était le plus important : le département avait d’ailleurs été placé en alerte rouge par les équipes de Météo Consult dès dimanche.

La première marée haute de la journée de mardi s'annonçait également délicate car les vagues devaient rester fortes dans la nuit de lundi à mardi. En raison de la conjonction de tous ces paramètres et  de l'érosion accélérée des littoraux liée aux tempêtes survenues depuis la mi-décembre, la prudence était plus que jamais de rigueur, y compris pour la journée de mardi où la mer devait rester forte. 

Cette tempête Christine, suivie d'une perturbation mercredi, devrait apporter des précipitations de plus en plus fortes et des vents violents sur l'ensemble de la chaîne pyrénéenne. Elle va ainsi engendrer d'importants cumuls de pluie et de la neige entre 800 et 1000 d'altitude, et donc engendrer un risque accru d’avalanches. On attend ainsi d'ici mercredi 1 à 1,50 mètre de neige fraîche.

Source Le Figaro

Les autorités Thaïlandaises ont déclaré 15 provinces en état de désastre naturel suite à l'importante sécheresse qui touche une partie du pays. 

Les habitants des provinces concernées sont amenés à mettre en place des mesures d'économie d'eau. Le secteur agricole est également concerné par des restriction de l'usage de l'eau. 

Source : RSOE

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