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lundi 10 mars 2014
On les croyait bannis. Mais certains passent entre les mailles du filet. Quatre nouveaux gaz de la famille des composés chlorés, destructeurs de la couche d'ozone, viennent d'être détectés, pour la première fois, dans l'atmosphère. C'est ce que rapporte une étude internationale (Royaume-Uni, Allemagne, Australie, France, Pays-Bas et Suisse) publiée en ligne, dimanche 9 mars, par la revue Nature Geoscience. 

Ses auteurs, qui concluent à l'origine humaine de ces émissions, suspectent la production de pesticides et de solvants.

Ces résultats sont le fruit d'une minutieuse enquête menée dans les deux hémisphères. Les chercheurs ont analysé des échantillons d'air collectés depuis le milieu des années 1970 au cap Grim, à la pointe nord-ouest de la Tasmanie (Australie), une région exempte de source de pollution proche. Ils ont fait de même avec des échantillons d'air emprisonné dans la neige compactée de la calotte polaire du Groenland, à partir de carottages effectués dans le cadre du forage international North Greenland Eemian Ice Drilling (NEEM), associant quatorze pays dont la France.

Au sud comme au nord, a été découverte la présence, dans les archives glaciaires et aériennes, de trois chlorofluorocarbures (CFC) et d'un hydrochlorofluorocarbure (HCFC) qui n'avaient jusqu'ici jamais été repérés. De plus, les modèles de transport des gaz dans la neige mis au point par deux laboratoires grenoblois (LGGE et GIPSA-lab, CNRS-Université Joseph-Fourier) montrent que ces composés étaient absents de l'atmosphère avant les années 1960. Ce qui « suggère qu'ils sont produits par les activités humaines », commente le premier auteur de l'étude, le Britannique Johannes Laube (Université d'East Anglia).

Les CFC, longtemps utilisés comme fluides réfrigérants, comme solvants ou dans les aérosols, ont été proscrits en raison de leur effet délétère sur l'ozone stratosphérique, qui protège la Terre des rayonnements ultraviolets : sans lui, la vie sur la planète serait impossible. Le protocole de Montréal, entré en vigueur en 1989 et ratifié par 196 pays, a progressivement réduit leur usage, totalement proscrit depuis 2010 à l'exception d'applications de niche, notamment médicales. Ces substances ont été remplacées par les HCFC, moins stables et donc moins destructeurs pour la couche d'ozone – mais à puissant effet de serre–, eux-mêmes en cours d'élimination au profit d'une nouvelle classe de produits, les hydrofluorocarbures (HFC), qui ne contiennent pas de chlore.

Comment, alors, les quatre gaz, tous visés par l'accord de Montréal, se retrouvent-ils dans l'atmosphère ? Pourquoi les concentrations de deux d'entre eux, loin de diminuer, n'ont-elles cessé d'augmenter depuis 1960, celle du HCFC nouvellement détecté bondissant de 45 % au cours des dernières années ?

Les auteurs notent que certains des gaz incriminés sont employés comme intermédiaires dans la production d'insecticides ainsi que dans celle des nouveaux HFC, ou encore qu'ils servent de solvants pour le nettoyage de composants électroniques. Les données publiques sur ces composés étant « extrêmement rares ou inexistantes », ajoutent-ils, « il ne peut pas être conclu » que leur présence dans l'atmosphère est imputable à ces fabrications chimiques, qui en sont néanmoins « des sources possibles ».

Pour en avoir le cœur net, les chercheurs préconisent donc de poursuivre les investigations et de « reconsidérer » la façon dont les industriels déclarent les gaz chlorés, dont les isomères (molécules de même formule brute mais d'agencement atomique différent) échappent au filtre du protocole de Montréal.

Au total, calculent Johannes Laube et ses collègues, 74 000 tonnes de ces quatre gaz ont été émis au cours du demi-siècle écoulé. C'est peu, en comparaison du million de tonnes de CFC annuellement relâché dans les années 1980. Mais, souligne Patricia Martinerie, chercheuse au LGGE et cosignataire de l'étude, « ces composés sont détruits très lentement dans l'atmosphère, si bien que même si leurs émissions étaient stoppées immédiatement, ils resteront présents pendant plusieurs décennies ».

Source © Le Monde
jeudi 6 mars 2014
Deux figures du grand banditisme parisien font parties des cinq personnes interpellés…

Ils s’inspiraient «des méthodes de la mafia italienne». Un important réseau mafieux d'enfouissement illégal de déchets toxiques près de Paris, impliquant des figures de la pègre, a été démantelé et ses responsables présumés devaient être mis en examen ce jeudi, a-t-on appris de sources concordantes.

Menaces sur les agriculteurs

Au total, cinq personnes, dont deux figures du grand banditisme, Jean-Claude Hornec et son fils Loune, devaient être mises en examen jeudi, pour extorsion de fonds en bande organisée, association de malfaiteurs en vue de commettre un crime et dépôts illégaux de déchets, dans une affaire de fraude à l'environnement, a relaté une source judiciaire à l'AFP.

Les malfaiteurs s'adressaient à des entreprises de BTP, qui sont obligés par la loi de faire recycler leurs déchets dangereux, a ajouté une source proche de l'enquête. A prix cassé, ils leur proposaient de s'en charger, mais au lieu de les décontaminer, ils enfouissaient ces résidus, parfois contaminés par de l'amiante, en toute illégalité sur des terres agricoles de la Plaine de France, à l'Est de Paris.

Au passage, des agriculteurs étaient menacés, ou piégés par des prêts à des taux très élevés, forcés en contrepartie de laisser les malfaiteurs creuser leurs terres pour y enfouir leurs déchets non-recyclables.

Abus de biens sociaux et voitures de sport

La société, RTR groupe Environnement, aurait notamment déversé des dizaines de camions de déchets dans des bas-côtés de la Francilienne, à hauteur de Villeparisis.

L'enquête, menée par la police judiciaire de Seine-Saint-Denis, a pu mettre au jour des abus de biens sociaux, la société ayant employé des proches de la famille Hornec, leur fournissant une couverture et un salaire sans contrepartie.

La société «louait aussi des voitures de sport, qui étaient utilisées par les Hornec», a précisé la source proche de l'enquête. Les suspects profitaient de nuits dans des palaces de luxe et réglaient des notes dans des cercles de jeu.

La famille Hornec est considérée comme l'un des piliers du grand banditisme parisien. Les frères Mario et Jean-Claude Hornec ont été condamnés en mai 2010 à six et sept ans de prison par la cour d'appel de Paris dans une affaire de trafic de cocaïne.

Source: © 20 minutes avec AFP
Afin d'évaluer la proposition présentée par le gouvernement fédéral des États-Unis , le Bureau de gestion de l'énergie des océans ( BOEM ) a publié une étude d'impact environnemental de l'utilisation des canons à air sismique . 

L'année dernière le gouvernement américain a proposé de faire usage de canons à air sismiques pour explorer la présence de pétrole et de gaz dans ces océans, le secteur de l'énergie estimant que les réserves fossiles sous le sud-est des États-Unis ne peuvent être découverts que par des études sismiques .

Les canons à air sismiques sont utilisés pour détecter la taille et l'emplacement des gisements d'hydrocarbures dans les océans en créant une onde acoustique dirigée vers les fonds pour en mesurer numériquement l'écho à partir d'une série de capteurs sismiques placés en surface. Les protecteurs de l'environnement estiment que cette technique pourrait s'avérer dévastateur pour la vie marine .

Environ 55 espèces marines, dont plusieurs espèces qui sont déjà menacées d'extinction et plus de 20 espèces de poissons pourraient subir gravement les incidences négatives de la pollution sonore générée par ces canons, a déclaré le Conseil national de la défense des ressources maritimes. De nombreuses espèces marines comme les baleines et les dauphins utilisent leurs capacités auditives pour chasser ou communiquer.

Selon les dernières recherches de la NOAA et de l'institut Cornell , la baleine noire de l'Atlantique Nord est la plus menacée par ces techniques affirme le rapport. Mais l'impact des canons à air sismiques ne s’arrête pas là, il pourrait causer la perte de 40 à 80 % de la population des églefins et des cabillauds mais aussi tuer toutes les larves et les œufs de poisson.

Tommy P. Beaudreau , le directeur de la BOEM , a déclaré à la presse que neuf entreprises ont déjà demandé un permis d'explorer la zone de 900 000 km² située en dessous de la baie du Delaware juste au sud de Cap Canaveral , en Floride. Environ 1,3 millions de barils par jour pourraient être ajoutés à la production d'énergie domestique en explorant l'Atlantique , a effectivement déclaré Erik Milito , directeur des opérations pour l'American Petroleum Institute (API ) .

Le prof.Tommy P. Beaudreau quant à lui estime que l'utilisation de canons à air sismiques pourrait causer la perte de 138 000 animaux marins et perturber gravement la vie de 13,6 millions d'autres poissons et mollusques.

© Nature Alerte





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Les régions de Christchurch et de Canterbury dans le centre de la Nouvelle Zélande sont en proie à de très importantes inondations (les plus importantes depuis plus de 50 ans d'après les autorités locales) qui ont causé d'importants dommages matériels.

D'après les services météorologiques il est tombé 160 mm en 24 h dans cette région. Les services de secours indiquent avoir reçu pas moins de 200 appels d'urgence.

Dans les localités de Christchurch, St Albans, Avondale, New Brighton et de Woolston plus d'une centaine de résidences ont été inondées. De nombreux axes rouiters ont été coupés.

Ces fortes pluies ont été accompagnés de très fortes rafales de vent (certaines ont atteint les 119 km/h) qui ont causé des avaries sur le réseu électrique. 3500 foyers ont été privés d'électricité.

Source : NZ Herald

La compagnie publique d'électricité sud-africaine a émis son quatrième avertissement en moins de quatre mois prévenu que des délestages étaient fortement probables jeudi, tout en demandant aux usagers notamment industriels de réduire leur consommation pour les éviter.

Eskom a déclenché la procédure de crise à 06h00(04h00 GMT) ce matin jeudi, a indiqué le fournisseur public dans un communiqué, mentionnant des problèmes techniques sérieux et un problème d'approvisionnement en charbon parmi les raisons de ce manque de capacité.

Les pluies incessantes qui tombent sur le pays depuis plus d'une semaine font que le charbon est trop mouillé pour être utilisé dans de bonnes conditions dans les centrales thermiques. 

Le système d'alimentation électrique est très tendu, selon Eskom, un porte-parole précisant à l'AFP que ce quatrième avertissement depuis novembre était le plus sérieux. 

Les clients industriels, usines ou mines, sont appelés à réduire d'au moins 10% leur consommation.

Première puissance économique du continent, l'Afrique du Sud tourne avec un réseau électrique à la limite de ses capacités et en 2008 le pays avait connu des délestages tournants sans précédents pénalisant l'activité et faisant perdre beaucoup d'argent.

Le prix de l'électricité ont triplé voire quadruplé depuis afin de financer la construction de nouvelles centrales dont celle de Medupi, une centrale à charbon géante en chantier à 350 km de Johannesburg qui a pris du retard.

Eskom livre 95% de l'électricité en Afrique du Sud.


Source ©AFP 
Toutes les couches de la population de Kénitra se sont mobilisées contre la pollution qui sévit depuis plus de 3 ans. Marchands, maçons, enfants, étudiants... tous portent des masques et un écriteau sur lequel est inscrit le mot «Tekhne9t» qui signifie «j’étouffe» pour manifester contre le crime écologique causé par des unités informelles d’incinération de pneus usagés, sans foi ni loi. 

Les jeunes de la ville ont profité des réseaux sociaux pour créer deux pages facebook «Tekhne9t» et «AGPE-Junior» à travers lesquelles ils tentent de rallier le maximum de personnes à cette cause, et surtout d’attirer l’attention des autorités sur le danger encouru par environ un million d’habitants. En réalité, c’est un danger encouru par tout le Maroc... 

Ras le bol des habitants de Kénitra qui ne supportent plus de vivre dans une ville polluée. «Depuis plus de trois années, des nuages de poussières noires planent, de temps à autre, dans le ciel de notre ville», rappelle Mustapha Zeraouili, membre du bureau de l’association Gharb pour la protection de l’environnement (AGPE). 

Cette dégradation de la qualité de l’air préoccupe sérieusement les habitants de la région qui s’inquiètent des conséquences sur leur santé. Les autorités concernées ont été saisies et sensibilisées sur ce problème par l’AGPE. 

Des actions ont été initiées sans toutefois arriver à identifier les causes réelles de cette poussière noire qui s’abat sur la ville, et par conséquent mettre fin à ce phénomène. 

En l’absence d’une solution radicale à ce problème, l’AGPE a lancé un appel le 12 février 2014  aux habitants de la ville pour protester contre la pollution de l’air par cette poussière noire «devenue quasiment une psychose pour eux», indique Zeraouili. 

Un appel suivi par de nombreux habitants, notamment des étudiants qui ont «manifesté leur colère en portant des masques pour inciter les responsables locaux à trouver rapidement une solution au problème». 

Réaction immédiate des autorités et départements concernés. 

Les représentants de la société civile ont été convoqués pour une réunion par l’Observatoire régional de l’environnement et de développement durable (OREDD), qui soupçonne les unités industrielles de la région, opérant dans l’illégalité, d’être responsables de ce désastre écologique et environnemental. En effet, le wali de la région a rappelé qu’une commission mixte, créée en 2012 déjà, a prospecté plusieurs points d’incinération informelle des pneus usagers, répartis sur divers endroits de la ville. Et que des mesures d’urgence ont été prises par la wilaya de Kénitra en collaboration avec le département de l’Environnement. 

Des instructions ont été données à tous ses services extérieurs «pour l’éradication de tous les points d’incinération anarchique des pneus usagés sur le territoire de la ville et la poursuite judiciaire de tous les responsables de ces actes illégaux». 

D’un autre côté, il a été demandé à l’ONEE d’engager une expertise pour effectuer l’analyse des rejets atmosphériques issus de sa centrale thermique de Kénitra. Le laboratoire de la Gendarmerie royale a également été sollicité pour effectuer les analyses nécessaires et enquêter sur cette fumée noire.

La tutelle, de son côté, s’engage à mettre à la disposition de la ville un laboratoire mobile, supervisé par le Laboratoire national de l’environnement, pour évaluer la qualité de l’air de la ville. Des instructions ont aussi été données au service concerné pour remettre la station de mesure de la qualité de l’air en état de fonctionnement. En principe, la ville de Kénitra, nichée dans la grande forêt de la Maâmoura, devrait jouir d’un microclimat plus sain.

Bruno Retailleau demande l’état de catastrophe naturelle au Ministre de l’Intérieur suite aux conditions climatiques difficiles, qui ont entraîné de nombreux dégâts sur l’ensemble du département.

 "Depuis le début de l’année, la Vendée a subi des conditions climatiques difficiles, qui ont entrainé de nombreux dégâts sur l’ensemble du département.

Le marais breton vendéen a notamment été touché par des pluies incessantes qui se sont abattues sur le Nord-Ouest de la Vendée : en l’espace de seulement deux mois (janvier-février), il est tombé environ400 mmd’eau, soit l’équivalent de 6 mois de pluviométrie en temps normal. Cette situation exceptionnelle a entrainé une montée des eaux inquiétantes dans ce secteur et la côté d’alerte (4,80 m) a rapidement été atteinte.

Aujourd’hui, l’inquiétude des agriculteurs du marais est grande et légitime face à ces inondations et à leurs conséquences.12 000 hectaresde prairies et de champs sont en effet actuellement sous l’eau et pas moins de 65 exploitations agricoles ont déjà subi de lourdes pertes.

C’est pourquoi, face aux dégâts occasionnés et au coup dur que représentent ces inondations pour la filière agricole vendéenne, j’ai demandé au Ministre de l’Intérieur, M. Manuel VALLS, que l’état de catastrophe naturelle soit reconnu sur l’ensemble du marais breton vendéen afin que nos agriculteurs puissent être indemnisés à hauteur des pertes sur chacune des exploitations.

La Vendée fait partie des cinq premiers départements agricoles de France et l’agriculture fait partie intégrante de notre vitalité. L’Etat doit tout faire pour soutenir cette économie vendéenne de premier plan."


Source vendee.fr
Air Normand lance un appel à la vigilance : le seuil d'information et de recommandation aux personnes sensibles est dépassé ce 6 mars 2014. En cause, des particules en suspension.

Les conditions météorologiques clémentes amènent le réseau Air normand à lancer un appel à la vigilance : on a dépassé le seuil d’information et de recommandation aux personnes sensibles ce 6 mars 2014 au matin. 

Les particules en suspension (ou « poussières ») aujourd’hui en cause sont de petites tailles. D’origine locale ou plus lointaine, leur composition peut être très variée : naturelle ou liée à l’activité humaine (chauffage, industrie, trafic, agriculture). L’évolution attendue est optimiste : Air normand annonce une amélioration pour demain.
Selon une étude réalisée par des chercheurs suisses et australiens, le nombre de jours d'extrême canicule est en forte augmentation sur les quinze dernières années. La stagnation de la température globale depuis vingt ans n'a pas stoppé la tendance. 

Les chercheurs en concluent que le réchauffement climatique ne connaît pas de pause.

L'étude montre une forte hausse des températures au sol et une augmentation du nombre de jours extrêmement chauds sur les surfaces étudiées.

Sonia Seneviratne et son équipe de l'EPFZ ont récolté des données dans les sols des régions ayant connu plus de 30 jours de canicule par année depuis 1997. Ils ont ensuite défini les 10% des jours les plus chauds comme jours extrêmement chauds. Puis ils ont comparé ces jours à l'aide du même calendrier pour les années 1979 à 2012.

Le nombre de surfaces touchées par des chaleurs extrêmes a doublé en 30 ans, constate l'équipe dans la revue "Nature Communications". Les surfaces des régions ayant connu plus de 50 jours de canicule par année se sont réchauffées plus fortement que celles des régions avec seulement 30 ou 10 jours de canicule. La moyenne mondiale se situe à 36,5 jours de canicule par année, indique l'EPFZ.

Cette tendance s'est poursuivie de façon ininterrompue entre 1998 et 2012, bien que les températures moyennes globales aient stagné dans le même temps.

"Il n'y a pas eu de pause dans l'augmentation des chaleurs extrêmes, et le changement est le plus manifeste dans les régions les plus chaudes", indique Markus Donat, de l'Université de New South Wales. Il est donc erroné de considérer la stagnation récente de la température globale comme une pause du réchauffement climatique, conclut le chercheur.

Source : © AFP
Shell a-t-il encore l'espoir de trouver du pétrole au large de la Guyane ? Le dernier bulletin d'information du bureau exploration-production des hydrocarbures (BEPH) annonce que début janvier Shell a fait part au ministère de l'Ecologie du retrait de sa demande de permis de recherche d'hydrocarbures dit "Fregata". 

Cette demande de permis concernait une zone de 34.920 km2 située au large de la Guyane sur le plateau continental français. 

Pour rappel, Shell a mené une première campagne d'exploration au large de la Guyane suite à l'obtention du permis de recherche dit "de Guyane maritime". 

Un premier forage, réalisé au cours de l'été 2011, avait laissé entrevoir la possibilité de découvrir du pétrole. Mais les quatre forages suivants, réalisés entre décembre 2012 et décembre 2013, ont été infructueux. Officiellement, Shell n'a pas abandonné l'idée de prospecter au large de la Guyane et a annoncé vouloir soumettre une nouvelle demande de travaux miniers. 

Le permis de Guyane Maritime reste valide jusqu'à fin 2016.
mercredi 5 mars 2014
Les cours d’eau suisses contiennent tout un cocktail de pesticides. Sur plus de 300 substances autorisées et détectables, plus de cent ont été relevées dans des échantillons d’eau lors d’un screening minutieux. 

Chaque échantillon contenait en moyenne 40 substances différentes. Dans 78% des échantillons, la concentration cumulée des pesticides dépassait 1µg/l. L’exigence numérique de l’Ordonnance sur la protection des eaux a été dépassée pour 31 substances. Une pollution des organismes aquatiques – notamment par des produits phytosanitaires – ne peut être exclue.

La présence de pesticides dans les eaux suisses n’avait encore jamais fait l’objet de recherches aussi approfondies: Sur mandat de la Confédération et en coopération avec cinq cantons, l’Eawag a traqué tous les produits phytosanitaires et les biocides synthétiques solubles dans cinq cours d’eau de moyenne dimension. La revue Aqua&Gas a publié les résultats aujourd’hui dans son n° 3/2014. Les journalistes peuvent accéder à l’article complet en format PDF sur www.eawag.ch/100pestizide.

Surtout des produits phytosanitaires

L’objectif principal de l’étude sur les rivières Salmsacher Aach (SG), Furtbach (ZH), Surb (AG), Limpach (SO) et Mentue (VD) était de déterminer combien de pesticides différents sont présents dans ces cours d’eau. Sur plus de 300 substances autorisées et détectables par les analyses, 104 ont été retrouvées dans ces rivières, dont 82 étaient des produits phytosanitaires. Sur la base de ces nouvelles données complètes, l’étude a montré qu’une grande partie de la pollution actuelle en pesticides était imputable aux produits phytosanitaires de l’agriculture.

Une haute concentration cumulée

La somme de toutes les concentrations de pesticides était supérieure à 1µg/l dans 78% des échantillons. 

Il n’est pas possible de tirer des conclusions générales en ce qui concerne la qualité de l’eau et l’impact sur les organismes aquatiques. Mais les chercheurs et chercheuses participant à l’étude ont effectué des comparaisons avec la valeur forfaitaire exigée par l’Ordonnance sur la protection des eaux (au maximum 0,1µg/l par substance individuelle) et avec le critère de qualité éco-toxicologique relative à la pollution chronique (CQK): 40 substances se sont révélées problématiques: 21 pesticides dépassaient la valeur de l’Ordonnance, 9 substances le CQK et 10 les deux critères. Toutes les rivières étudiées – tout à fait typiques du Plateau suisse – étaient, d’après les résultats, fortement polluées par différents pesticides pendant la période de mesure de mars à juillet. Des effets néfastes sur les organismes sont à craindre. 

Deux aspects sont notamment problématiques:

En moyenne, 40 substances ont été mises en évidence dans chaque échantillon. Même si la concentration de chacune de ces substances ne dépasse pas le critère de qualité éco-toxicologique, une pollution des organismes aquatiques par ces mélanges de pesticides est à redouter.

Les concentrations détectées par substance étaient bien supérieures à 0.1µg/l et sporadiquement dépassaient même 1µg/l. Cela est très élevé si l’on tient compte du fait qu’il s’agissait d’échantillons composites prélevés sur deux semaines. Les pics de concentration de courte durée, selon les déductions des participants au projet, doivent être en partie de beaucoup  supérieures, et pour certaines substances individuelles, même largement au-dessus de la limite au delà de laquelle elles possèdent une toxicité aiguë.
Une évaluation différenciée et des précautions nécessaires

Le Prof. Juliane Hollender, chef du département Chimie de l’environnement à l’Eawag et co-auteure de l’étude, a été surprise par ces nouvelles données: 

«Les eaux suisses ne semblent donc pas être aussi propres qu’on se plait toujours à le souligner », déclare-t-elle. 

Cependant l’étude qui a procédé à une détection quasiment complète de tous les pesticides apporte une contribution importante à la traque des substances les plus critiques. Celles-ci pourraient être surveillées de manière plus ciblée ou leur utilisation pourrait être restreinte le cas échéant. 

En outre, il apparaît de plus en plus clairement, d’après le Prof. Hollender, qu’il est nécessaire de procéder aussi à une évaluation de la toxicité des mélanges, en plus des tests réalisés avec des substances isolées.

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 Le réchauffement climatique menace d'inonder, à long terme, 136 sites du patrimoine mondial de l'UNESCO, dont l'arrondissement historique du Vieux-Québec.

C'est ce que démontre une étude publiée par Environmental Research Letters, mardi.

Les auteurs de l'étude se basent sur un scénario qualifié de probable et non extrême d'un réchauffement de la température de 3 degrés Celsius au cours des prochains 2000 ans.

Cependant, les scientifiques ne parlent pas d'une inondation au terme de ces 2000 ans, mais à n'importe quel moment durant cette période dans l'éventualité d'un tel réchauffement.

Selon leurs projections, la fonte des calottes glaciaires de l'Arctique et du Groenland placera les 136 sites en question sous le niveau de la mer. 

Parmi ces sites, outre le Vieux-Québec, on retrouve au Canada le Vieux Lunenberg, en Nouvelle-Écosse, et l'Anse-aux-Meadows, à Terre-Neuve.

Ailleurs dans le monde, la Statue de la Liberté à New York, le palais de Westminster et la Tour de Londres, au Royaume-Uni, le Mont Saint-Michel en France et toute la ville de Venise, en Italie, pour ne nommer que ceux-là, sont menacés à terme.

Plus encore, les chercheurs évaluent qu'en fonction de ce scénario, sept pour cent de la population mondiale actuelle se retrouvera sous l'eau et jusqu'à une douzaine de pays perdront la moitié de leur superficie terrestre.

Les chercheurs font valoir que la population mondiale est généralement concentrée près des côtes, tout comme les sites du patrimoine mondial de l'UNESCO, d'où les impacts d'un réchauffement climatique.

Source : © La presse.ca
 La préfecture de police annonce un nouvel épisode de pollution aux particules fines mercredi en Ile-de-France. Il est conseillé aux automobilistes de différer leurs déplacements.

La pollution est de retour avec le beau temps en Ile-de-France. La préfecture de police a annoncé pour la journée de mercredi un dépassement du seuil d'information et de recommandation pour la pollution aux particules fines PM10. Une information confirmée par l'organisme de surveillance de la qualité de l'air Airparif.

Ce premier seuil sera dépassé alors que la météo s'annonce ensoleillée, avec des températures qui s'échelonneront entre 6 et 12 degrés et un vent faible, donc peu favorable à la dispersion des polluants atmosphériques. Les particules sont notamment émises par les véhicules diesel en circulation.

Prudence face à la pollution

La préfecture de police recommande aux automobilistes de différer leurs déplacements dans la mesure du possible, et de réduire leur vitesse. Les riverains devront également éviter les feux de cheminée à foyers ouverts et respecter les interdictions d'activités de brûlage de déchets verts. Il est enfin recommandé aux enfants et aux personnes sensibles de privilégier "les activités calmes" et de respecter les éventuels traitements médicaux.

Mi-décembre, la région Ile-de-France avait connu un pic record de pollution aux particules fines.

Une petite tornade a soufflé un hangar et endommagé la toiture d’une dizaine de maisons d'un quartier de Luçon (Vendée). La scène a été filmée par des amateurs.

"C'est quoi ce délire ?" Ces habitants de Luçon (Vendée) n'en ont pas cru leurs yeux en filmant une tornade se former dans le ciel de leur ville, mais ils ont eu le réflexe de filmer la scène, lundi 3 mars. Une vidéo récupérée et mis en ligne par Ouest-France.

C'est vers 10h30, que ce coup de vent a frappé une zone très limitée.

Trois tourbillons se sont formés au dessus du quartier des Fougeroux, soufflant un hangar et endommageant les toitures d'une dizaine d'habitations. Des morceaux de tôles ont touché des fils électriques, dont la ligne haute-tension entre Luçon et Grue. 

Selon ERDF, environ 13 500 foyers ont été touchés par la panne de courant. La circulation a été interrompue pour que les équipes techniques interviennent. En fin d'après-midi, ERDF a rétabli l'ensemble de l'alimentation. Le maire entend demander l'état de catastrophe naturelle pour aider les démarches auprès des assurances.


Mini tornade à Luçon par OuestFranceFR
La justice américaine a donné raison, mardi 4 mars, au groupe pétrolier Chevron, qui estimait que le jugement équatorien lui ayant infligé une amende record de 9,5 milliards de dollars pour pollution était entaché d'irrégularités. A l'issue de six semaines d'audience, le juge de district new-yorkais Lewis Kaplan estime en effet que les plaignants ont corrompu le juge équatorien chargé de l'affaire et ont falsifié certaines preuves.

Les quelque trente mille plaignants, regroupés au sein du Front de défense de l'Amazonie et soutenus par leur gouvernement, ont annoncé qu'ils faisaient appel « immédiatement ». Un de leurs avocats a dénoncé « une sentence injuste et illégitime, qui provient d'un juge incompétent, dans le cadre d'une procédure absurde ».

En attendant, les plaignants ne pourront pas demander aux Etats-Unis de saisir les actifs de Chevron, qui s'est refusé jusqu'à présent à les indemniser, dénonçant la corruption de la justice équatorienne, et a porté l'affaire devant la Cour permanente d'arbitrage, à La Haye. Les prochaines étapes se joueront dans les tribunaux brésilien, argentin et canadien devant lesquels les plaignants cherchent à obtenir la saisie des actifs de la major.

Le groupe pétrolier s'est réjoui de cette décision, « une victoire éclatante pour Chevron et pour ses actionnaires, [qui] confirme que le jugement équatorien était le fruit de la corruption, d'une entreprise criminelle ».

UNE « CAUSE JUSTE » MAIS « UN PROCESSUS VICIÉ »

Pour le juge Lewis Kaplan, qui dit s'appuyer sur trente-sept témoignages et avoir examiné des milliers de preuves et de documents, l'avocat new-yorkais des plaignants, Steven Donziger, a outrepassé la loi. « Cette affaire est extraordinaire », écrit-il dans sa décision. « Les faits sont nombreux et parfois complexes. Ils incluent des choses qui relèvent normalement d'Hollywood », ajoute-t-il.

Et de citer en vrac des courriels codés entre Me Donzinger et ses collègues décrivant leurs tactiques d'approche des juges, et la désignation d'un « pseudo-expert neutre ». Me Donziger et ses clients « ont soumis des preuves falsifiées. Ils ont exercé des pressions sur le juge pour faire nommer par le tribunal un supposé grand expert impartial pour évaluer les dommages », fustige encore le juge new-yorkais.

Selon lui, « la question n'est pas de savoir si Chevron a pollué ou pas il y a plus de vingt ans, mais plutôt si le jugement a été obtenu par des moyens frauduleux ». « Me Donziger et ses clients avaient une cause juste (...), mais pas le droit de vicier le processus pour atteindre leur but », conclut-il.

M. Kaplan s'étonne aussi du travail d'« un juge équatorien qui revendique avoir rédigé cette décision à plusieurs milliards, mais qui était si inexpérimenté et peu à l'aise au civil qu'il a demandé à un autre juge (...) de rédiger un brouillon du jugement pour lui ». Il cite encore un dactylo de 18 ans à qui le même juge a demandé de faire pour lui des recherches sur Internet sur les droits américain, britannique et français.

UN DES « PIRES DÉSASTRES ENVIRONNEMENTAUX »

Poursuivi à l'origine par environ trente mille indigènes et agriculteurs qui dénoncent des cas de cancers et de maladies dus à la pollution de l'eau, Chevron a été condamné à une amende de 9,5 milliards de dollars pour des dégâts environnementaux attribués à la société Texaco, qu'il a rachetée en 2001.

Les dégâts dans la forêt amazonienne remontent à l'exploitation pétrolière par la compagnie américaine Texaco, qui a opéré en Equateur entre 1964 et 1990, avant d'être rachetée en 2001 par Chevron. L'amende de Chevron en Equateur représente l'une des plus fortes dans l'histoire du droit de l'environnement, dépassant celle de 4,5 milliards de dollars infligée à ExxonMobil pour la marée noire de l'Alaska en 1989.

Le président Rafael Correa, un dirigeant socialiste aux relations conflictuelles avec les Etats-Unis, a récemment lancé une campagne internationale de boycottage des produits de Chevron, qu'il accuse d'être responsable d'un des « pires désastres environnementaux de la planète ».

Source © Le Monde

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