...

jeudi 20 mars 2014
Comme chaque année depuis neuf ans, le retour du printemps marque le début de la Semaine pour les alternatives aux pesticides. 

Cet événement national et international, coordonné par l'association Générations Futures a pour but de promouvoir les alternatives aux pesticides. Dix jours durant, le public est invité à s'informer et à se mobiliser sur les dangers des pesticides aussi bien pour la santé que pour l'environnement ainsi qu'à l'existence d'alternatives viables et simples à mettre en place.

De nombreux événements sont organisés sur le territoire national pour l'occasion, que ce soit des ateliers de jardinage, des conférences, des visites de jardins partagés, des ciné-débats, des stands d'informations...

Cette année, la Semaine pour les alternatives aux pesticides est marqué par l'actualité politique européenne tant sur le dossier des insecticides néonicotinoïdes que des perturbateurs endocriniens, ces derniers entrant dans la compositions de nombreux pesticides et sur lesquels l'Union Européenne comme le gouvernement français ont du mal  à se prononcer.

Vous pouvez toujours inscrire un événement et/ou découvrir le programme complet  de la semaine ici :
www.semaine-sans-pesticides.fr

--
Une hausse «régulière» des passages aux urgences en Ile-de-France pour asthme, pendant l'épisode de pollution de l'air atmosphérique de jeudi à dimanche, a été noté par l'Institut de veille sanitaire (InVS), avec une «augmentation particulière» chez les jeunes enfants.

«La hausse a été régulière tous âges confondus pour l'asthme depuis jeudi dernier: on est ainsi passé de 64 passages aux urgences pour asthme jeudi 13 mars, à 106 dimanche 16 mars», a indiqué lundi à l'AFP le Dr Thierry Cardoso, directeur du Département coordination des alertes et des régions (DCAR) à l'InVS. Ces valeurs n'avaient pas été observées lors des deux dernières années aux mêmes dates en Ile-de-France, a ajouté le Dr Cardoso.

Une augmentation «mesurée mais significative»

«Une augmentation particulière» a été relevée chez les moins de quinze ans, notamment chez les enfants de moins de cinq ans avec 25 passages aux urgences jeudi dernier contre 42 le dimanche qui a suivi, a précisé le Dr Cardoso. Chez les 5-14 ans, on est passé de 22 cas à 28 aux urgences, sur cette période.

«Ce n'est pas un afflux massif aux urgences, mais il s'agit d'une augmentation notable», a noté ce spécialiste qui s'appuie sur un système d'alerte et de surveillance d'une dizaine d'indicateurs (respiratoires, etc.) utilisé, entre autres, pour la grippe.

La ministre de la Santé, Marisol Touraine, avait expliqué auparavant lundi que cette augmentation «mesurée mais significative» de consultations, «en particulier de jeunes enfants dans les hôpitaux, uniquement de la région parisienne», avait «pesé» dans la décision de mettre en place la circulation alternée. 

Source © AFP




L'allergie aux pollens toucherait de l'ordre de 30% des adultes et jusqu'à 20% des enfants en France, selon un rapport de l'Anses sur l'exposition de la population générale à ces allergisants, qui aborde les effets potentiellement néfastes de la pollution et du climat, publié jeudi.

La pollution atmosphérique et le réchauffement climatique pourraient en effet contribuer à aggraver la situation en favorisant les réactions allergiques et en allongeant la durée de la pollinisation, d'après ce point sur l'impact sanitaire des pollens de l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (Anses). 

Les pollens sont responsables de réactions allergiques appelées pollinoses, qui se manifestent principalement par des rhinites (rhume des foins) ou des rhino-conjonctivites, et plus rarement par de l'asthme, rappelle l'agence sanitaire. 

Selon certaines estimations, le nombre de personnes touchées par des pathologies allergiques respiratoires comme les rhinites saisonnières et l'asthme aurait doublé ces 20 dernières années dans les pays industrialisés, mais en fait, dit l'Anses, "il est difficile de quantifier de manière fiable le nombre de personnes réellement touchées par l'allergie aux pollens", notamment parce que toutes les rhinites ne sont pas allergiques ou pas dues aux pollens. 

La fréquence de l'allergie aux pollens varie avec l'âge : elle est plus élevée chez l'adulte jeune que chez les enfants et les personnes âgées. Elle varie également d'une région à l'autre en fonction des différences de végétation, mais aussi des intensités des saisons polliniques. Aussi, selon "les estimations les plus pertinentes", issues d'enquêtes menées en France de 1994 à 2006, la prévalence de l'allergie aux pollens concerne, au plus, "de 7 à 20% chez les enfants" - soit 7% chez les 6-7 ans, 20% chez les 9-11 ans et 18% parmi les ados de 13-14 ans et elle est "de l?ordre de 30% chez les adultes". 

S'il existe des prédispositions génétiques, la pathologie allergique peut aussi toucher "n'importe quel individu, pour peu qu'il ait subi une exposition suffisamment intense et prolongée". Sur le climat, "des études expérimentales montrent également que l'élévation des températures atmosphériques et de la concentration en CO2 rend certains pollens plus allergisants", indique ce rapport. A l'issue de cet état des lieux, l'Anses émet des recommandations. 

Elle préconise notamment d'actualiser périodiquement les connaissances sur la prévalence des allergies aux différents pollens dans la population générale et d'améliorer les connaissances sur les interactions avec la pollution atmosphérique (ozone, dioxyde d'azote, particules) et les facteurs climatiques. Selon elle, la gestion des végétaux responsables, en particulier, en milieu urbain, doit être améliorée ainsi que la surveillance des pollens en temps réel, dans le but d'améliorer l'information des personnes allergiques.

Source © AFP



Des molécules neuro-toxiques ont été retrouvées dans des ruches catalanes dont les abeilles étaient atteintes de surmortalité. Les apiculteurs pointent du doigt les pesticides. Les agriculteurs réclament des analyses plus poussées. 

Dans les Pyrénées-Orientales, la surmortalité des abeilles atteint un tel taux que les apiculteurs ont réclamé des analyses. Leur résultat est sans appel : des molécules neuro-toxiques ont été retrouvées dans les ruches. Un millier d'entre elles ont déjà été décimées.

Pointés du doigt par la profession : les pesticides. 

Alertée, la chambre d'agriculture prône des recherches plus poussées avant d'envisager des mesures. Elles sont en cours.
Malgré leur interdiction dans de nombreux pays, les organismes génétiquement modifiés (OGM) se propagent. Les contaminations accidentelles de chargements alimentaires par les organismes génétiquement modifiés ont « bondi » en dix ans constate la FAO, l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture.

L'organisation s'appuie sur les résultats d'une première enquête qu'elle a menée sur le sujet à la demande de ses Etats membres. Entre 2009 et 2012, la FAO a enregistré un « bond du nombre de cas avec le signalement de cent trente-huit » contaminations sur cent quatre-vingt-dix-huit dénombrés au total entre 2002 et 2012.

Ces contaminations perturbent le commerce international. « Vingt-six pays ont bloqué des importations » de produits destinés à l'alimentation animale ou humaine dans lesquels ont été décelées des traces d'organismes génétiquement modifiés. « La majorité des incidents concernaient les graines de lin, le riz, le maïs et la papaye », précise la FAO.

Dans ce cas, la cargaison est retournée à l'envoyeur, mais les contrats ont pu être annulés et la suite des échanges suspendue, previent-elle. Selon la FAO, les traces de cultures génétiquement modifiées se mélangent accidentellement avec des cultures alimentaires ou fourragères non OGM durant les phases de production, mais aussi lors de la transformation, du conditionnement, du stockage ou du transport, même si théoriquement, les produits OGM, notamment les grains, ont des conteneurs et des cuves distincts.

Le plus souvent, il s'agissait d'une « faible quantité » d'OGM décelée, mais cette notion « n'est ni définie ni quantifiée par aucune réglementation internationale » rappelle la FAO. Il revient donc à chaque pays d'accepter ou non ces quantités dès lors qu'elles sont décelables.

Dans certains cas, si « le pays d'importation détecte la plante non autorisée, il est juridiquement contraint de refuser la cargaison » — cinquante-cinq pays ont une politique de tolérance zéro pour les OGM sur leur territoire. Par ailleurs, sur les soixante-quinze pays qui ont coopéré à l'enquête de la FAO, « trente-sept ont répondu qu'ils avaient une capacité médiocre voire nulle de détection des OGM », faute de laboratoires et de techniciens adaptés.

LA CHINE ET LES ÉTATS-UNIS DANS LE VISEUR

Les cargaisons contaminées provenaient le plus souvent des Etats-Unis, du Canada et de Chine, même si celle-ci a refusé à plusieurs reprises récemment des cargaisons de maïs américain contaminées.

De même en mai 2013, le Japon avait refusé de prendre livraison d'un blé américain contaminé et annulé plusieurs contrats, suivi alors par la Corée du Sud. La FAO indique que « plusieurs pays » lui ayant demandé de faciliter le dialogue international sur la question, elle organisera une réunion d'information les 20 et 21 mars à son siège, à Rome.



Le gouvernement interdit la culture de MON810

L'arrêté interdisant la commercialisation, l'utilisation et la culture des variétés de semences de maïs GM a été publié au Journal officiel du 15 mars. Première étape d'un dispositif visant à exclure ces cultures du territoire français.

Comme il l'avait annoncé, le gouvernement a publié, le 15 mars au Journal officiel, l'arrêté visant à empêcher la commercialisation, l'utilisation et la culture des 232 variétés de semences du maïs MON 810 actuellement inscrites au catalogue commun des variétés des espèces agricoles. Alors qu'une proposition de loi visant le même objectif doit être examinée en avril par le Parlement, les pouvoirs publics n'ont pas voulu prendre de risques : la saison des semis est proche.

L'arrêté s'appuie sur la directive 2002/53/CE et le règlement 1829/2003 qui prévoient qu'un Etat membre peut être autorisé à prendre une clause de sauvegarde sur tout ou partie de son territoire s'il est constaté un risque imminent pour l'environnement ou la santé. Dans ce cas, il en informe les autres Etats membres et la Commission. Celle-ci doit, dans un délai de dix jours ouvrables, saisir le Comité permanent de la chaîne alimentaire et de la santé animale, en vue de la prorogation, de la modification ou de l'abrogation des mesures conservatoires nationales. En attendant, l'Etat membre peut maintenir ces mesures.

Des risques non pris en compte par l'autorisation actuelle

Pour justifier la mise en place de cette clause de sauvegarde, le gouvernement français s'appuie en premier lieu sur la Charte de l'environnement, adossée à la Constitution, qui prévoit l'application du principe de précaution "lorsqu'il existe des éléments circonstanciés de nature à accréditer l'hypothèse d'un risque de dommage grave et irréversible pour l'environnement".

Quant au risque imminent exigé par la réglementation européenne pour mettre en place des mesures conservatoires, le gouvernement s'appuie sur la proximité de la date de semis et sur de nouveaux éléments scientifiques, non pris en compte par l'autorisation de culture du MON810 qui date de 1998. Plusieurs publications scientifiques, dont deux avis de l'Autorité européenne de sécurité (Efsa) publiés en 2011 et 2012, mettent en avant le développement de résistances chez les insectes ravageurs et la mortalité de populations de lépidoptères sensibles. L'Efsa préconisait d'ailleurs la mise en place de mesures de gestion et un renforcement de la surveillance.

Le 17 février dernier, "les autorités françaises ont informé la Commission européenne (…) de la nécessité de prendre des mesures d'urgence". Or, depuis, "la Commission européenne n'a adopté, suite à la demande des autorités françaises, ni les mesures de gestion nécessaires à la protection de l'environnement, ni la suspension de la commercialisation et de l'utilisation des variétés de semences de maïs MON 810 pour protéger l'environnement".

Consolider l'interdiction française

Mais alors que les deux précédentes clauses de sauvegarde françaises ont été invalidées par la justice, le gouvernement mise sur d'autres mesures pour consolider l'interdiction : une proposition de loi et une révision de la réglementation européenne. Le ministre de l'Ecologie Philippe Martin a en effet défendu, lors du dernier Conseil Environnement début mars, une proposition, visant à donner davantage de marge de manœuvre aux Etats membres. L'idée : l'évaluation scientifique des risques sanitaires et environnementaux reste au niveau communautaire et les Etats membres se chargent des autres évaluations (socio-économiques…). Dans cette proposition, il revient aux Etats membres d'autoriser ou d'interdire la culture d'OGM sur leur territoire. La Commission, elle, fait une proposition inverse : la procédure d'autorisation reste dans les mains de l'UE mais un Etat membre peut demander une dérogation, en amont ou en aval de l'autorisation de culture.
La perte dramatique et continue des espèces animales et végétales australiennes de ces dernières années a incité les scientifiques influents du pays à interpeller le gouvernements pour définir la priorité des espèces à sauvegarder des espèces qui doivent être désormais abandonner à leur extinction.

Cette proposition de trier les priorités de sauvegarde de la biodiversité de l'Australie vient des plus hauts conservateurs biologistes de la nation .

En Australie au moins 100 espèces endémiques ont déjà disparu depuis la colonisation européenne et aujourd'hui plus de 1500 autres sont désormais menacées d'extinction.

«J'ai peur de dire à tous mes concitoyens que nous sommes dans une situation apocalyptique. Nous sommes aujourd'hui confronté à une perte massive d'espèces sur le point d'être classé en voies critiques d'extinction », rappelle le professeur David Bowman , expert en changement environnemental à l'Université de Tasmanie .

Rien que dans le Parc national de Kakadu on constate une baisse de 95 pour cent des mammifères présents . C'est devenu un cas désespéré de sauvegarde la biodiversité », a déclaré le professeur Bradshaw .

La Grande barrière de corail quant à elle souffre d'un déclin de biodiversité sans précédent. 

"Nous constatons aujourd'hui que nous ne parvenons à préserver nos espèces endémiques dans les deux domaines les plus importants, les plus protégés et les mieux financés d'Australie , quel espoir avons-nous pour le reste de nos parcs nationaux ? "

Les actions nationales de préservation actuelles sont totalement débordés face au développement urbain, agricole et industrielle qui est devenu tentaculaire.

Nous croyons que la politique actuelle pour tenter de sauver les espèces menacées dans notre pays est désormais totalement obsolète, nous devons de toute urgence mettre davantage l'accent sur la sauvegarde de certain écosystèmes et sur certaines espèces les plus importants.

Cela signifie une modification urgente des lois actuelles rendant obligatoire les plans de rétablissement pour toutes les espèces du pays.

L'accent mis sur les espèces menacées semble vouée à l'échec , notamment en raison du changement climatique , rappelle Jeff Smith du Bureau des défenseurs de l'environnement du NSW .

"Nous devons axé nos priorité de sauvegarde sur des espèces clés" la difficulté actuelle est de se confronter à cette idée de trier des espèces en danger d'extinction.

" Si vous mettez dans un coin, un papillon rare et dans un autre coin, un diable de Tasmanie , aujourd'hui je dois comme biologiste de la conservation affirmer que le diable de Tasmanie est plus important à préserver - c'est un prédateur , il est à la fin d'une lignée évolutive , il est charismatique , c'est un mammifère et on ne peut donc pas se permettre de le perdre " .

Certains écologistes s'opposent eux fortement à choisir des gagnants et des perdants .

" Je ne peux pas supporter l'idée que nous devrions renoncer à nos espèces australiennes emblématiques et je ne peux pas supporter l'idée que nous soyons obligés de trier des priorités, " rappelle la sénateur Vert Larissa Waters.

De son coté le Ministre de l'Environnement Greg Hunt s'engage à préserver " autant d'espèces que possible "

Le gouvernement a un plan en trois volets pour les espèces menacées :


  • «Tout d'abord , la nomination d'un commissaire aux espèces menacées dont le travail est d'obtenir des équipes sur le terrain , à s'engager réellement pour le rétablissement des espèces , »


  • " Deuxièmement , la réforme du programme de protection des terres nationales , appelle les agriculteurs et les industrielles à se concentrer sur le rétablissement des espèces , qu'il s'agisse de wombats ou de quolls ou d'autres animaux .

  • " Troisièmement , nous allons constituer une équipe de 15 000 jeunes Australiens pour former une armée verte dont l'action principale sera la réhabilitation des terres pour les espèces en danger  . "


En bref la situation est désormais critique

© Nature Alerte
Tous les signaux sont au rouge : l’Hekla, le volcan le plus actif d’Islande, pourrait bien rentrer en éruption très prochainement. La chambre magmatique semble bien pleine, à tel point que le sol a gonflé.

L’Hekla, qui a déjà connu 20 éruptions depuis l’an 874, est sur le point de libérer des cendres et sa lave. Si les éruptions ne sont pas dangereuses, il arrive, lorsqu’elles s’étalent sur plusieurs mois, que les particules dégagées refroidissent les contrées septentrionales.

Quatre ans, presque jour pour jour, après l'éruption de l'Eyjafjöll, la terre de glace menace de bientôt redevenir une terre de feu. Le volcan le plus actif d’Islande sur le dernier millénaire écoulé, l’Hekla, serait au bord d’une nouvelle éruption, à en croire Páll Einarsson, géologue à l’université d’Islande. La roche en fusion s’accumule dans les fissures et les crevasses de la chambre magmatique, comme le révèle la déformation du terrain : le sol de la face nord se bombe sous la pression de la lave qui circule.

Le seuil du 26 février 2000, date de la dernière éruption, a été dépassé : les analyses GPS montrent qu’il y a désormais encore plus de magma dans les entrailles de l’Hekla qu’au moment de son précédent réveil, confie le géologue au quotidien Morgunblaðið. Déjà en 2006, en 2011 et en 2013, de tels signaux avaient alerté les autorités, mais le volcan n’avait pas craché ses cendres ou sa lave.

Tous les yeux des scientifiques de la région sont braqués sur l’Hekla. Des relevés sismographiques sont effectués en temps réel afin de mieux suivre la progression des événements. Problème : l’explosion se produit en général sans prévenir longtemps à l’avance. En 2000 par exemple, l'éruption avait commencé seulement 79 minutes après les premières secousses. Les géologues invitent donc la population à ne pas tenter d’escalader ce sommet de 1.488 m et, dans le pire des cas, à garder un téléphone portable allumé pour que l’on puisse les prévenir en cas de danger avéré.
D’après les dernières estimations, à cette date, le continent africain pourrait devenir responsable de la moitié des émissions de polluants atmosphériques mondiales si aucune mesure environnementale n’est prise.

Les inventaires d'émissions des polluants dans l'air sont un passage obligé pour mesurer l'impact de la pollution sur la qualité de l'air et le climat. Ces données alimentent en effet les modèles atmosphériques et climatiques, et permettent de faire des projections. Les inventaires régionaux sont très précis pour l'Europe, l'Asie, ou l'Amérique du Nord. En revanche, jusqu'à présent, on ne disposait pour l'Afrique que d'inventaires globaux.

C'est pour répondre à ce déficit d'information que les chercheurs du laboratoire d’aérologie de l’université Paul Sabatier de Toulouse ont développé des cartes d'émissions anthropiques pour l'année 2005 pour l'ensemble des pays africains. Pour cela, ils se sont appuyés sur des données diverses : questionnaires de la consommation de carburants soumis aux autorités de différents pays, enquêtes de terrain, résultats de programmes de recherche tels qu’Amma (programme sur la mousson ouest-africaine) et Polca (programme sur la pollution des capitales africaines).

Les chercheurs ont également pris en compte des sources d'émission de gaz et de particules particulièrement polluantes en Afrique : d'une part les véhicules à deux roues, les vieilles voitures et les vieux camions dans les villes, et d'autre part la fabrication de charbon de bois pour la cuisine. Aujourd'hui, l'ensemble des sources d'émissions anthropiques représentent, selon les particules ou les gaz considérés (suies, carbone organique, dioxyde de soufre, dioxyde d'azote, monoxyde de carbone, etc.), entre 5 et 20 % de la pollution mondiale. La contribution de l'Afrique au changement climatique ne peut donc être négligée.

Particules et carbone organique venus d’Afrique

À partir de ces inventaires pour l'année 2005, les chercheurs ont estimé dans Environmental Research Letters les émissions polluantes africaines en 2030 en s'appuyant sur trois scénarios. Les deux premiers sont ceux du modèle économique Poles, scénarios de référence décrivant soit un monde sans politique environnementale, soit un monde incluant les engagements du protocole de Kyoto (autrement dit, une réduction de 5,5 % des émissions de gaz à effet de serre sur la période 2008-2012 par rapport au niveau atteint en 1990). Les scientifiques ont construit un troisième scénario incluant des réductions d'émissions spécifiques.

Principal résultat de cette évaluation : en l'absence de toute mesure de régulation efficace, le continent africain pourrait contribuer pour 20 à 55 % des émissions globales anthropiques de polluants gazeux et particulaires à l'horizon 2030. Ces chiffres sont nettement au-dessus des estimations sur lesquelles se basent actuellement les modèles de changement climatique.

Ces travaux permettront d'améliorer ces modèles par leur utilisation dans les futures publications du Giec (Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat). Les chercheurs pensent aussi utiliser ces inventaires pour mieux évaluer l'impact de ces émissions polluantes sur la santé des populations urbaines d'Afrique. Ils espèrent que leurs résultats aideront les décideurs africains à faire des choix sur le parc de véhicules et les combustibles utilisés afin d'améliorer la qualité de l'air dans les villes africaines.


Plusieurs milliers de tortues de Madagascar sont victimes chaque mois de trafic illégal pour finir dans l'assiette, dans l'armoire à pharmacie de riches Asiatiques ou dans une famille étrangère en mal d'animal domestique, selon une enquête WWF communiquée vendredi dernier.

Et cette espèce protégée de tortue terrestre risque de disparaître, du moins à l'état sauvage dans moins de cinquante ans, s'inquiète le Fonds mondial pour la nature.

En 2013, a exposé à l'AFP la nouvelle directrice du WWF à Madagascar, Anitry Ny Aina Ratsifandrihamanana, des recherches ont permis de constater que «93 à 2800 tortues sont saisies par mois à l'issue des contrôles» de la police des frontières malgache.

Mais l'ampleur du braconnage et du trafic est plus grave selon Mme Ratsifandrihamanana.

Une autre étude du WWF chiffrait en 2005 à 600 000 le nombre de ces petits reptiles faisant l'objet de trafic à l'échelle nationale et internationale: «Ce qui fait en moyen 5000 tortues victimes de trafic par mois».

«Cette année on peut s'attendre à une augmentation en raison des dernières saisies», a précisé un coordinateur du WWF, Tiana Ramahaleo.

Mardi, un Malgache a été arrêté pour avoir tenté de faire sortir illégalement 127 bébés tortues de l'aéroport international d'Antananarivo, une semaine après l'arrestation d'une Russe qui, elle aussi, tentait d'exfiltrer illégalement 50 bébés tortues du même aéroport.

Localement, précise Mme Ratsifandrihamanana, «ce sont les villes qui sont les grands consommateurs de viande de tortues à Madagascar».

Madagascar abrite aussi des tortues d'eau douce, mais leur viande n'est pas très appréciée selon M. Ramahaleo.

À l'échelle internationale, une grande partie des tortues «vont en Asie, surtout l'Asie du Sud-est, mais aussi aux États-Unis en transitant soit par l'Asie soit par l'Afrique du Sud.»

«Des pays asiatiques utilisent une partie de la tortue à des fins médicales ou autres», mais pour l'essentiel en font un animal de compagnie.

Source © lapresse.ca

Des précipitations importantes et inhabituellement tardives ont fait plus de 30 morts en Afrique du sud, tout en mettant fin à une longue période de sécheresse.

Des pluies d’été inhabituellement tardives ont tué plus de 30 personnes en Afrique du Sud mais ont apporté un certain soulagement aux cultivateurs céréaliers après des conditions de sécheresse dans certaines parties de la ceinture de maïs en Janvier et en Février.

Le gouvernement a déclaré que 32 personnes étaient mortes à cause des précipitations au cours des deux dernières semaines dans les provinces du nord et de l’est du pays de North West, Limpopo, Mpumalanga, Gauteng et KwaZulu-Natal.

Parmi elles, 25 personnes se sont noyées et 6 personnes ont été foudroyées.

Les cultivateurs de céréales ont bien accueilli la pluie. Les cultures plantées tard bénéficieront de la pluie 

« De nombreuses personnes ont été sauvées par le toit de leur véhicule et beaucoup sont restées piégées dans leur maison. Les services de sauvetage et de recherche restent en alerte » a indiqué le gouvernement dans un communiqué.

Cependant, les précipitations ont mis fin à la sécheresse dans certaines parties de la province de North West et ont été bien accueillies par les agriculteurs dans ce principal producteur de maïs d’Afrique.

« Les cultivateurs de céréales ont bien accueilli la pluie. Les cultures plantées tard bénéficieront de la pluie. Il y a relativement peu de dommages jusqu’à présent » a déclaré Jannie de Villiers, directrice exécutive de Grain SA, qui représente les agriculteurs céréaliers.

Certains agriculteurs dans la province de Mpumalanga ont signalé que les routes secondaires avaient été endommagées et qu’il pourrait être difficile de mettre les céréales en silos en conséquence, d’après ce qu’a ajouté Jannie de Villiers.

L’Afrique du Sud devrait récolter 12,403 millions de tonnes de maïs en 2014 après avoir obtenu 11,69 millions de tonnes l’an dernier, d’après le Comité d’Estimation des Cultures du gouvernement.

Le maïs est une culture de base en Afrique du sud et une mauvaise récolte peut faire augmenter l’inflation de manière considérable.

Le temps humide a également endommagé les réserves de charbon utilisées pour alimenter les centrales électriques à Mpumalanga, obligeant la compagnie électrique à imposer les premières coupures totales d’électricité depuis 2008 pour éviter l’effondrement du réseau national.
Los Angeles a été réveillée tôt lundi matin par un séisme de magnitude 4,4 qui n'a toutefois pas provoqué de dégâts importants selon les premières constatations.

L'épicentre de la secousse, survenue à 06H25 locales (13H25 GMT), était situé à 9 kilomètres au nord-ouest du quartier de Westwood, tout près d'Hollywood, à une profondeur peu importante de 8,5 kilomètres, selon l'Institut d'études géologiques des États-Unis (USGS). 

Selon les premiers témoignages la secousse n'a duré que quelques secondes, déclenchant des alarmes anti-intrusion dans certaines maisons

L'épicentre du séisme n'était situé qu'à 10 kilomètres du quartier huppé de Beverly Hills.

Ce tremblement de terre est intervenu quelques semaines seulement après une importante secousse de magnitude 6,9 au large des côtes de la Californie du nord, la plus importante depuis des années. 

La Californie craint depuis longtemps le "Big One", un tremblement de terre dévastateur qui provoquerait de très importants dégâts. Le célèbre Etat de l'ouest américain est en effet situé sur "l'anneau de feu", une zone de forte activité sismique qui entoure l'océan Pacifique et sur lequel s'était notamment produit le tremblement de terre suivi du tsunami qui avait durement touché le Japon en mars 2011.

Les géologues estiment ainsi qu'il y a 99% de chances qu'un séisme important touche la Californie d'ici 30 ans. Une secousse de magnitude 7,8 par exemple pourrait tuer environ 1.800 personnes, ferait 50.00 blessés et endommagerait 300.000 bâtiments selon les estimations.

Un tremblement de terre de magnitude 6,7 avait fait 60 morts et causé pour environ 10 milliards de dollars de dégâts en 1994. Un peu plus au nord, une secousse de magnitude 6,9 avait causé la mort de 67 personnes en 1989 à San Francisco.

Deux séismes d’une magnitude de 7 degrés ont secoué la côte septentrionale du Chili dimanche à une minute d’intervalle, a annoncé l’Institut de géophysique américain (USGS).

La première secousse a été enregistrée à 21H16 GMT, à 61 km d’Iquique, à une profondeur de 68 kilomètres, alors que la seconde a été localisée à 36 km de cette ville côtière, et à 33 kilomètres de profondeur.

Le Bureau national des situations d’urgence au Chili (Onemi) a enregistré une seule secousse qui « n’a causé ni dégâts ni victimes, ni perturbations dans les services et les infrastructures, selon les premières informations ».

Selon un premier rapport officiel chilien, qui s’appuie sur des informations du Centre de sismologie de l’Université du Chili, la magnitude du séisme était de 6,3 sur l’échelle de Richter.

L’Onemi a également indiqué qu’ »il existait une probabilité qu’il se produise un tsunami de moindre importance entre les localités d’Arica et de Tocopilla, dans le nord du Chili », bordé par l’océan Pacifique.

Une évacuation préventive de la population de ces deux localités a été décrétée.

Source :7sur7.be
Une trentaine de dauphins à nez blanc ont perdu la vie au large de l'île de Terre-Neuve, incapables de se libérer des glaces qui les encerclaient, a annoncé lundi le ministère canadien de la Mer.

Des agents du ministère des Pêches et des Océans s'étaient rendus sur place dimanche et y sont retournés lundi "et ont signalé que tous les animaux, sauf trois, étaient morts", a déclaré un porte-parole.

Les trois mammifères encore en vie semblent "en très mauvais état", a-t-il ajouté, notant que le blizzard actuel "n'aide pas les choses" car il complique l'intervention des secours. Les dauphins ont manqué d'oxygène après avoir été pris au piège au sud-ouest de Terre-Neuve, non loin de Port-aux-Basques (est du Canada). 

"En raison de la géographie et des courants uniques dans les environs de Cape Ray, un piège naturel se forme les années où il y a beaucoup de glace", a expliqué le porte-parole de Pêches et Océans Canada. Des agents du ministère continuent de surveiller la situation, et une intervention pour dégager les trois derniers dauphins n'est pas exclue, est-il précisé.
Des militants de Greenpeace ont déployé une banderole sur le dôme de protection d'un des deux réacteurs de la centrale de Fessenheim, le 18 mars 2014.

Plusieurs dizaines de militants de Greenpeace sont entrés mardi matin sur le site de la centrale nucléaire de Fessenheim (Haut-Rhin) pour dénoncer notamment le manque de sécurité entourant ses réacteurs.

En tout, 56 individus ont participé à cette action de l'association écologiste, dont «une quarantaine ont réussi à entrer en zone protégée», a affirmé le porte-parole du ministère de l'Intérieur, Pierre-Henry Brandet. «Dix-neuf militants ont été interpellés immédiatement, puis quinze autres au fur et à mesure», a-t-il ajouté. Un porte-parole d'EDF, l'exploitant de la centrale, a également évoqué 34 interpellations.

Vers 10h plusieurs militants étaient toujours juchés sur le toit de la centrale et sur son dôme de protection du réacteur, en train de déployer une nouvelle banderole. Après l'arrivée de renforts, quelque 200 membres des forces de l'ordre (gendarmes départementaux, gendarmes mobiles et unités spécialisées) sont mobilisés dans la centrale et aux abords, appuyés par un hélicoptère, a précisé la place Beauvau.

Riposte adaptée des gendarmes

«Ces événements n'ont aucune conséquence sur la sûreté des installations qui fonctionnent normalement», a déclaré le porte-parole d'EDF. «A aucun moment l'intégrité de la centrale n'a été menacée», a confirmé le ministère de l'Intérieur.

Les individus qui sont entrés sur le site «ont été immédiatement détectés, et identifiés comme étant des militants écologistes menant une action exclusivement médiatique», a affirmé Pierre-Henry Brandet, porte-parole du ministère de l'Intérieur. Selon le ministère, «à aucun moment l'intégrité de la centrale n'a été menacée» et «la riposte des gendarmes a donc été adaptée pour les interpeller dans les conditions maximales de sécurité».

Une centaine de gendarmes sont mobilisés dans la centrale et aux abords, appuyés par un hélicoptère, a précisé la place Beauvau. Vers 9h une petite vingtaine de militants se trouvait toujours sur le dôme de protection du réacteur, tandis qu'un hélicoptère des forces de l'ordre prenait position pour les approcher, a constaté un photographe de l'AFP présent sur place.

Opération surprise

A l'aube une dizaine de militants ont déployé une banderole «Stop risking Europe» sur le dôme et une plus petite avec le même texte sur un bâtiment attenant. Europe Ecologie-Les Verts (EELV), qui compte deux membres au gouvernement, a de son côté «félicité» dans un communiqué Greenpeace pour son «coup d'éclat», «qui met en lumière la fragilité de nos installations nucléaires».

Selon Greenpeace, une cinquantaine de militants participaient à cette opération surprise qui a démarré vers 5h30. L'ONG appelle à mettre un coup d'arrêt à «la menace posée par les centrales nucléaires vieillissantes en Europe», selon un porte-parole. «Ce n'est pas la première fois que nous entrons dans une centrale. Mais au-delà de la sécurité du site (...) nous voulons alerter sur les risques que posent Fessenheim et toutes les centrales nucléaires en Europe», a déclaré un militant de Greenpeace.

«Fessenheim est un symbole de ces centrales, elle a 37 ans. Nous voulons que l'exploitation des réacteurs n'aille pas au-delà de 40 ans et que cette limite soit inscrite en France dans la loi de transition énergétique et dans le droit européen», a-t-il expliqué. La centrale de Fessenheim,  en service depuis 1977, est la doyenne des centrales françaises et la seule dont la fermeture a été annoncée par le président François Hollande, pour fin 2016.

Source AFP



Rejoignez Nous

Recevez nos articles par mail

...

Activité solaire/champ magnetique

Solar X-rays:

Geomagnetic Field:
>
Status
Status
 

Derniéres Actualités

ARTICLES LES PLUS RÉCENTS :

Rechercher dans ce blog

Membres

Annonces

annonces

Libellés/Tags

Alerte (4887) pollution (1059) inondation (541) Oceans (507) Hecatombes animales (474) Rechauffement (440) seisme (374) Insolite (348) rivieres (348) legislation (337) biodiversité (332) air (268) maree noire (260) eau (250) climat (237) Santé (233) deforestation (210) Extinction (201) volcan (197) intemperie (190) incendie (188) Mysteres (184) nucleaire (174) Eruption (172) Bilan (161) agriculture (159) justice (159) Mobilisation (157) La honte (155) Tempete (153) Pesticide (147) ce qu'on vous dit pas (147) gaz de schiste (146) bonnes nouvelles (145) conservation (128) secheresse (122) Tornade (109) accident (107) manifestation (102) Coup de chapeau (100) OGM (100) glissement de terrain (99) invasion (95) Typhon (90) evacuation (90) CO2 (89) coup de gueule (87) meteo (76) virus (72) Alergie (71) surpeche (65) catastrophe (62) sante (59) cyclone (54) economie (54) lac etang (53) famine (52) Evenement (51) chimique (50) contamination (50) Coup de coeur (49) record (48) vague de froid (47) cause animale (46) canicule (45) corruption (42) construction (40) Ouragan (38) appel (36) appel a l'aide (35) neige (35) surconsommation (35) Urgence (34) lac étang (34) sols (33) Intoxication (32) braconnage (31) epidemie (31) abeilles (30) alimentation (30) soleil (29) grippe aviaire (28) penurie (28) Orage (26) consommation (24) protection (24) pollution hertzienne (23) No comment (22) Scandale (22) pénurie (22) algues vertes (21) incroyable (21) vague de chaleur (21) acidification (20) Nitrate (19) PCB (19) science (19) biocarburant (18) decouverte (18) Tsunami (17) eutrophisation (16) algues rouges (15) censure (15) chikungunya (15) pollution sonore (15) Agenda (14) dechets nucleaires (14) energie renouvelable (14) sables bitumineux (14) ebola (13) elevage (13) gaspillage (12) ozone (12) clin d'oeil (11) mousson (11) petitions (11) politique (10) avalanche (9) Etat d urgence (8) grêle (8) incident (8) restriction (8) sauvegarde (8) Trombe (7) radiation (7) Chasse (6) Décontamination (6) Methane (6) industrie (6) crime (5) herbicides (5) hommage (5) mal-bouffe (5) plateforme (5) pollution plastique (5) techniques nouvelles (5) alimenation (4) dechets (4) disparus (4) geoingenierie (4) magnetisme terrestre (4) perturbateur endocrinien (4) proces (4) animal (3) cop21 (3) espoir (3) glaciers (3) journée mondiale (3) silence (3) verglas (3) Eureka (2) Géopolitique environnementale (2) Nouvelles technologies (2) ah bon... (2) amiante (2) conflis (2) crue (2) cyanobacteries (2) dengue (2) eclipse (2) espace (2) gag (2) malbouffe (2) poisson (2) projet de loi (2) pétrole (2) recolte (2) sinkhole (2) violence (2) zad (2) Elevage intensif (1) Finance (1) ONG (1) Recherche (1) Tempête (1) Toxique (1) Tristesse (1) commerce (1) consultation public (1) contribution (1) effet d annonce (1) extrane(l)us (1) fuite (1) greenwashing (1) infraction (1) initiative (1) inovation (1) intempérie (1) maree (1) massacre (1) météo (1) naufrage (1) peche (1) police (1) pollution interieur (1) pollution lumineuse (1) prétexte (1) requin (1) saisi (1) sanitaire (1) securite (1) semences (1) semences paysannes (1) séisme (1) trafic (1) victoire (1) zika (1)
Fourni par Blogger.