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mercredi 26 mars 2014
Le Secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon, a quitté mardi La Haye, aux Pays-Bas, pour le Groënland, où il pourra observer sur le terrain l'impact du changement climatique.

M. Ban devait passer la nuit de mardi dans la ville d'Ilulissat, à environ 250 kilomètres au nord du cercle polaire, a indiqué son porte-parole adjoint, Farhan Haq, lors d'un point de presse à New York.

Mercredi, le Secrétaire général, accompagné du Premier ministre du Danemark et du Premier ministre du Groënland, rencontrera des autochtones de la ville d'Uummannaq.

Lors de sa visite qui doit durer jusqu'à jeudi, il doit aussi se rendre au fjord glacé d'Ilulissat, qui a été classé au patrimoine de l'Organisation des Nations Unies pour l'éducation, la science et la culture (UNESCO) en 2004. Ce fjord est l'embouchure maritime d'un glacier qui est étudié depuis plus de 250 ans et contribue à une meilleure compréhension du changement climatique.

La visite du Secrétaire général est effectuée dans la perspective du Sommet sur le climat qui doit avoir lieu en septembre à New York.

L'"airpocalypse" ne touche pas seulement Pékin. L'an dernier, les habitants de 29 villes chinoises ont subi plus d'un mois en continu d'alerte à la pollution de l'air. Et neuf villes ont connu des nuages toxiques de particules fines plus importants que dans la capitale, selon les données publiées par Greenpeace Chine.


En Chine, le niveau d'alerte à la pollution est déclenché à partir de 150 microgrammes par mètre cube d'air de particules fines PM 2,5 – les poussières les plus dangereuses car leur petite taille, 2,5 micromètres de diamètre, leur permet de pénétrer plus profondément dans les voies respiratoires. Ce seuil, six fois supérieur aux normes de l'Organisation mondiale de la santé pour 24 heures, entraîne, notamment à Pékin, une série de mesures : alertes dans les médias, incitation des personnes les plus vulnérables à rester chez elles, circulation alternée et éventuellement arrêt de certaines centrales au charbon.

Le bilan du glissement de terrain qui a dévasté un village de l'Etat de Washington, au nord-ouest des Etats-Unis, s'est à nouveau alourdi mardi pour atteindre 24 morts, ont annoncé les autorités.

Deux nouveaux corps ont été extraits des décombres et huit autres ont été localisés, venant s'ajouter aux 14 morts précédemment identifiés, a déclaré à la presse Travis Hots, chef des pompiers du comté de Snohomish.

176 disparus

La communauté rurale d'Oso, à une centaine de kilomètres au nord-est de Seattle, a été dévastée samedi par une coulée de boue, après l'effondrement d'un pan entier d'une colline sur une rivière voisine.

Le nombre de personnes portées disparues est toujours de 176, dans l'attente d'un nouveau décompte du shérif du comté, prenant en compte les éventuels doublons, a précisé John Pennington, chef des services de secours du comté.

Quelque 200 personnes ont travaillé d'arrache-pied mardi pour retrouver d'éventuels survivants dans le bourbier, sous une pluie battante. Trente-cinq maisons et une quinzaine de camping-cars ont été balayées par la coulée de boue, et les chances de retrouver des survivants sont de plus en plus minces.

«Malheureusement, nous n'avons trouvé aucun signe de vie aujourd'hui», a déploré Hots, sans pour autant baisser les bras. «Nous n'avons pas perdu l'espoir de retrouver quelqu'un» de vivant, a-t-il dit.

Source ©  AFP
Tout le monde connaît le tigre, le panda et la baleine bleue ; mais qu'en est-il des autres cinq à trente millions d'espèces estimées présentes sur la planète ? Parmi ces espèces extraordinaires, magnifiques et rares, nombreuses sont celles qui n'ont reçu que très peu d'attention de la part des médias, des groupes de protection de la nature et du public. Cette série d'articles a pour but d'accorder à ces « espèces oubliées» une attention bien méritée. 

L'attention particulière portée aux primates les plus charismatiques, tels que les gorilles, les chimpanzés, les orangs-outans, les tamarins-lions et même quelques lémuriens, laisse à penser que les conservateurs maîtrisent parfaitement la protection de nos plus proches cousins. Le fait étonnant qu'aucune espèce de primates n'aurait disparu au cours des 100 dernières années (malgré une destruction à grande échelle de leur habitat) semble confirmer cette déclaration. Cependant, une analyse plus approfondie des données démontre que de nombreuses espèces sont désormais menacées d'extinction, mais aussi que plusieurs d'entre elles ont reçu très peu d'attention de la part des conservateurs. 

Selon la liste rouge établie par l'UICN, 48 % de la population primate mondiale est menacée d'extinction : ce chiffre est bien plus élevé que celui des amphibiens, qui ont pourtant été ravagés par une épidémie mondiale. Bien qu'une poignée de 600 primates environ ait gagné l'adoration des conservateurs, de nombreuses espèces restent encore méconnues. 

Aucune espèce ne semble plus menacée que le colobe rouge du Delta du Niger, qui selon une étude effectuée par des biologistes au Nigeria, dénombre moins de 500 spécimens et n'est pas encore protégée par les lois nigérianes. 

La biologiste nigériane Rachel Ashegbofe Ikemeh a déclaré à Mongabay.com : 

« Ce primate rare est l'un des plus impressionnants spécimens animal de sa catégorie. La première fois que j'ai pu apercevoir cette espèce dans son environnement naturel est inoubliable, mais les fois suivantes le sont tout autant. Étant des animaux très sociaux, on peut les observer principalement en grands groupes [...] et dans des groupes composés de plusieurs espèces telles que les hocheurs du Nigeria, les hocheurs à ventre roux du Nigeria, les mona guenons et les colobes à huppe. » « Rien n'est plus beau que d'observer un grand groupe de singes dans son environnement naturel, occupé à se nourrir, à jouer, à échapper à la vue des hommes. On ressent un sentiment indescriptible lorsque l'on observe une scène aussi magnifique, c'est comme si l'on observait un groupe d'enfants vulnérables, essayant de profiter au maximum de la vie après avoir perdu leur innocence. » 

Le colobe rouge du Delta du Niger, uniquement présent dans de petites sections des zones humides et des forêts marécageuses, était totalement inconnu des scientifiques jusqu'en 1993. Lors de sa découverte, les scientifiques ont d'abord pensé que le colobe rouge était une sous-espèce du colobe bai de Pennant, mais la recherche génétique effectuée en 2007 a révélé que ce singe appartenait à une espèce à part entière. 

Ce nouveau colobe fait partie d'un ensemble de primates découvert au cours des dernières années. En effet, plus de 60 nouvelles espèces de primates ont été découvertes depuis 1990, la plupart (comme le colobe rouge du Delta du Niger) est en voie de disparition ou reste méconnue. Même au sein de ces nouvelles espèces, le colobe rouge du Delta du Niger se détache par le nombre infime d'images ou de vidéos le représentant. De plus, avant que les recherches actuelles soient lancées, seulement un scientifique avait déjà étudié son comportement à long terme sur le terrain. On peut dire que le colobe rouge est l'une des espèces de primates les plus mystérieuses au monde. 

« Le colobe rouge du Delta du Niger n'est pas très connu (localement), pas même des nigérians, et encore moins dans le monde en général. Beaucoup de locaux avec qui nous avons discuté [...] connaissent cette espèce mais n'ont aucune idée de son importance. Les jeunes vivant à proximité du colobe rouge ne savent rien de cette espèce et certains d'entre eux ne savent même pas à quoi ressemble l'animal » affirme Ikemeh. Elle ajoute : « Ce singe compte parmi les 25 espèces de primates les plus en danger dans le monde et pourtant personne n'a conscience de l'importance de sa conservation ». 

Au départ, les recherches d'Ikemeh ne portaient pas sur le colobe rouge du Delta du Niger. Elle étudiait un groupe de chimpanzés nigéro-camerounais (Pan troglodytes ellioti), la sous-espèce de chimpanzés la plus en danger au monde, lorsqu'elle et son équipe ont réalisé ce que pouvait apporter l'étude des colobes rouges. 

« Aucun effort de conservation n'était entrepris pour protéger la population restante de cette espèce » nous a-t-elle expliqué. « Tous les autres groupes semblent avoir fléchi ou abandonné leurs efforts pour des raisons environnementales, économiques et sociales particulièrement difficiles. » 

Cependant, les études préliminaires menées par Ikemeh et son équipe démontre que le colobe rouge du Delta du Niger est dans une situation bien plus épouvantable que celle prévue au départ. Ikemeh a des raisons de croire qu'il resterait seulement 500 colobes rouges du Delta du Niger et cette estimation semble bien généreuse. 

« L'espèce a déjà disparu de la plupart de ses aires de répartition et ces zones diminuent de jour en jour » précise-t-elle. « Aucun spécimen n'a pu être observé à Gbanraun, là où l'espèce avait déjà été étudiée attentivement, ce qui laisse à penser que même dans cet endroit de « première » occurrence, l'espèce disparaît. » 

Bien que l'environnement soit fortement pollué et que l'espèce soit considérée comme étant En Danger Critique d'Extinction sur la liste rouge de l'UICN depuis 2008, aucune loi n'a encore été créée pour protéger le colobe. Aujourd'hui encore, un chasseur a légalement le droit de tirer à vue sur un colobe rouge du Delta du Niger. 

« Notre groupe est convaincu que l'on pourrait s'inspirer des efforts déjà fournis et des ressources disponibles [...] pour faire la différence » nous a affirmé Ikemeh qui espère protéger les singes en poussant les politiciens à faire passer des lois pour leur protection, en travaillant avec les communautés locales et en approfondissant les recherches. 

Cependant, le défi à relever est énorme. Le Delta du Niger est devenu synonyme de désastre environnemental suite à des décennies de mauvaise gestion de l'exploitation pétrolière et à plusieurs déversements de pétrole. Le secteur a aussi transformé plusieurs voies navigables locales en créant des canaux et en installant des pipelines, des transformations qui ont eu un impact sur les espèces vivant dans la région. Pour finir, la conquête du pétrole a entravé les efforts accomplis pour inscrire certaines régions du delta comme zones protégées. 

De plus, le Nigéria a subi une déforestation massive : entre 2000 et 2010, le pays a perdu près d'un tiers de ses forêts. Au début des années 2000, le Nigéria a connu la plus importante disparition de forêt primaire au monde. C'est donc sans surprise que la perte d'habitat constitue la première menace à la survie du colobe rouge du Delta du Niger. 

« Le hallea ledermannii, aussi appelé "Abura", est l'un des arbres les plus importants pour l'alimentation du colobe rouge du Delta du Niger. Par ailleurs, cet arbre, cible précieuse en matière d'exploitation du bois, est l'un des plus recherché par les bûcherons de la région lorsqu'ils envahissent une forêt » remarque Ikemeh. 

L'invasion des compagnies pétrolières et de leurs employés a aussi apporté des changements dans l'alimentation des locaux. Ils se nourrissent de plus en plus de viandes sauvages et non plus de poisson. 

« Bien que de nombreux locaux soutiennent que cette espèce n'est pas leur viande préférée, certains chasseurs admettent que c'est l'un des singes les plus faciles à chasser car il n'est pas aussi dynamique que les autres. Ils vont donc le chasser à la première occasion » explique Ikemeh. 

Avec les quelques centaines de colobes rouges restants, il ne faudrait pas énormément d'excursions de chasse pour anéantir l'espèce. Il est possible que le colobe rouge du Delta du Niger soit la première espèce de primates à disparaître d'ici à une centaine d'années. Selon Ikemeh, il est encore possible de sauver l'espèce de l'extinction à condition que le gouvernement nigérian interdise la chasse du colobe rouge et protège les arbres « Abura ». 

Elle ajoute : « au moins 500 km² des aires de répartition actuelles et passées doivent être établies comme zones protégées, au sein desquelles toutes formes d'exploitation du bois et autres activités humaines seront strictement interdite ». 

Ikemeh affirme que la communauté internationale peut aider en faisant appel au gouvernement nigérian pour qu'il prenne des mesures pour protéger le colobe rouge du Delta du Niger. 

« Ce sont certes des mesures radicales mais elles sont indispensables » précise-t-elle. Des « mesures radicales » de conservation sont nécessaires pour sauver non seulement le colobe rouge du Delta du Niger de l'extinction mais aussi bien d'autres espèces de primates. Nos plus proches parents (singes, lémuriens, tarsiers, loris et galagos confondus) font face à toutes sortes d'impacts liés aux activités humaines tels que : la déforestation, le commerce du gibier et une population humaine croissante puisant dans leurs ressources. Si nous parvenons à passer le siècle à venir sans perdre une seule espèce de primates, ce sera grâce à la volonté des politiciens de prendre en charge un problème environnemental, et à la volonté des conservateurs comme Rachel Ashegbofe Ikemeh de soutenir les espèces de primates oubliées. 

Le projet de Rachel Ashegbofe Ikemeh a été fondé par Primate Conservation Inc., Explorers Club et Eddie Bauer Grants for Expeditions, Margot Marsh Biodiversity Foundation, et l'African Wildlife Foundation. Ce travail est également soutenu par le Département fédéral de la foresterie nigérian et le Département de la foresterie de l'état de Bayelsa.

Source © Jeremy Hance / mongabay.com
Le zoo de Copenhague, où la mort du girafon Marius avait fait couler beaucoup d’encre en février, devrait refaire parler de lui après avoir mis fin aux jours de quatre lions.

“En raison du comportement (…) naturel des lions, le zoo a dû euthanasier les deux lions âgés et les deux lionceaux qui n‘étaient pas assez vieux pour se débrouiller seuls”, a déclaré mardi le zoo dans un communiqué.

Les jeunes lions âgés de 10 mois “auraient été tués par le nouveau mâle dès qu’il en aurait eu la possibilité”, a-t-il poursuivi. Ils ont été tués lundi, car le zoo n’a pas réussi à les placer ailleurs, a expliqué un porte-parole à l’AFP.

A la différence de Marius, il n’y a pas eu cette fois-ci de dissection en public car “tous nos animaux ne sont pas découpés” devant les visiteurs, a-t-il ajouté.

Dans quelques jours, le nouveau mâle sera présenté aux deux lionnes nées en 2012, aujourd’hui en âge de se reproduire. “Le zoo est reconnu mondialement pour son travail avec les lions et je suis fier que l’un d’entre eux soit à l’origine d’une nouvelle lignée”, a souligné le directeur Steffen Sträde.

Le mois dernier, le responsable du zoo Bengt Holst avait reçu des menaces de mort suite à la décision de tuer le girafon Marius, âgé alors de 18 mois. Celui-ci avait été exécuté avec un pistolet d’abattage, disséqué, puis découpé en morceaux puis jeté en pâture aux lions sous le regard des enfants présents dans la salle.

L’affaire avait choqué des milliers de défenseurs des animaux dans le monde entier, une pétition avait même circulé pour sauver le jeune girafon. Le zoo a indiqué sur son site internet n’avoir eu d’autre choix que d’empêcher Marius d’atteindre l‘âge adulte, car, en vertu des règles de l’Association européenne des zoos et des aquariums (EAZA), la consanguinité entre girafes doit être évitée.

Au Danemark, où il existe de nombreuses fermes, une écrasante majorité d’internautes ont considéré que ce tollé international n‘était autre que le signe de l’hypocrisie et du politiquement correct. Un spécialiste de l‘éthique concernant le traitement des animaux était allé jusqu‘à dénoncer la “disneyfication” des animaux des zoos.

(Avec AFP)

La nouvelle île issue de l'activité volcanique apparue à la fin de novembre à proximité de l'archipel japonais d'Ogasawara est devenue 70 fois plus grande en quatre mois.

Le service japonais de sécurité maritime en est venu à cette conclusion ayant procédé à des mesures depuis un hélicoptère.

Initialement l'île s'étirait à 100 m de l'est à l'ouest et à 200 m du nord au sud. A présent elle s'étend respectivement à 1 150 m et à 850 m. Sa superficie constitue actuellement 70 hectares (700 000 mètres carrés) ce qui est 70 fois plus qu'au moment de l'apparition.

Les spécialistes indiquent que l'éruption du volcan se poursuit et, par conséquent, l'île continuera de grossir.



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mardi 25 mars 2014
C'est d'une manière brusque et surprenante que le Sri Lanka a ordonné l' interdiction de l'utilisation de glyphosate sur son territoire la semaine dernière. 

L' annonce a été faite après la publication d'une étude récente de l'International Journal of Environmental Research et celle de la santé publique du pays qui constatent tout les deux que le glyphosate est le coupable probable d'une maladie rénale chronique fatale et mystérieuse, connue sous le nom de CKDU, qui a déjà tué des dizaines de travailleurs agricoles au Sri Lanka , selon le Center for Public Integrity.

"Une enquête menée par des spécialistes médicaux et des scientifiques a révélé que cette maladie rénale est principalement causée par le glyphosate " a déclaré le ministre SM Chandrasena, aux journalistes du Sri Lanka .  Le président Mahinda Rajapakse a ordonné le retrait immédiat de glyphosate sur le marché local peu de temps après.

Dans ce rapport les chercheurs révèlent que le glyphosate devient extrêmement toxique pour les reins quand il est combiné avec de l'eau ou des métaux lourds comme l'arsenic ou le cadmium, déjà présent  naturellement dans les sols du pays, et trop lourdement augmentés par la diffusion d'engrais.

Depuis plus de deux ans, le Consortium international des journalistes d'investigation a examiné de près la maladie rénale mystérieuse qui a tué des dizaines de milliers de travailleurs agricoles en Amérique centrale , au Sri Lanka et en Inde. Le Roundup de la société Monsanto y est pointé du doigt, il est l'herbicide le plus vendu dans le monde. Monsanto de son coté a déclaré que cette récente étude n'est pas fondée.

Pourtant, au cours des cinq dernières années, le CKDU a tué plus de personnes au Salvador et au Nicaragua que le diabète, le sida et la leucémie combinées, rapporte "The Center for Public Integrity" .

Au Salvador le législateur du pays a déjà approuvé l'interdiction d'une dizaine de produits agrochimiques, dont le glyphosate, en Septembre dernier , mais aucune proposition de loi n' a pour l'instant été signé par le gouvernement.

© Nature Alerte



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Quelque 7 millions de personnes sont décédées en 2012 en raison de la pollution de l'air, selon une étude publiée mardi 25 mars par l'Organisation mondiale de la santé (OMS).

« Globalement, plus de 7 millions de morts sont attribuables aux effets des pollutions de l'air extérieure et domestique, et les régions de l'Asie et du Pacifique sont les plus touchées », avec 5,9 millions de décès, indique l'OMS dans son étude.

Ces chiffres sont en forte progression par rapport à la précédente étude qui datait de 2008, en raison d'un changement de méthodologie (non précisé pour le moment), et sont « choquants et plutôt inquiétants », selon les mots du Dr Maria Neira, directrice du département de la santé publique à l'OMS. 

« La pollution de l'air est désormais le facteur environnemental le plus important affectant la santé, tout le monde est touché, que ce soit dans les pays riches ou dans les pays pauvres », a-t-elle ajouté.

3,2 MILLIONS DE MORTS COMPTABILISÉS EN 2008

En 2012, 3,7 millions de personnes sont décédées en raison d'effets liés à la pollution extérieure et 4,3 millions en raison de la pollution de l'air domestique, soit concrètement les fumées et émanations liées aux appareils de cuisson, chauffés au bois ou au charbon, ou les instruments de chauffage.

En 2008, lors de la précédente étude, l'OMS avait dénombré 3,2 millions de morts au total dus à la pollution de l'air, dont 1,3 million en raison de la pollution extérieure, et 1,9 million à cause de la pollution domestique.

Cette publication intervient alors que l'Ile-de-France a récemment été touchée par un pic de pollution, poussant le gouvernement à mettre en place dans la région des mesures exceptionnelles (circulation alternée, transports gratuits...). Le parquet de Paris a ouvert une enquête préliminaire contre X pour « mise en danger de la vie d'autrui » à la suite d'une plainte de deux associations écologistes.

Source © AFP


Neuf pays européens, dont la France, n'ont pas respecté en 2012 les plafonds réglementaires d'émissions d'oxydes d'azote (NOx), polluants émis notamment par la circulation automobile, a souligné lundi l'Agence européenne pour l'environnement (AEE).

Sept de ces neuf pays — Allemagne, Autriche, Belgique, Espagne, France, Irlande et Luxembourg — connaissent des difficultés récurrentes avec ces polluants, dont ils sont incapables de respecter les limites européennes depuis 2010, précise l'AEE. Les deux autres pays hors des clous en 2012 étaient la Slovénie et Malte. Les plus mauvais élèves européens pour les NOx sont le Luxembourg, qui a excédé les plafonds de 55 % en 2012, l'Autriche (+ 37 %) et l'Allemagne et la France (ex-æquo, avec un dépassement de 21 %).

Le trafic routier contribue pour environ 40 % aux émissions totales de NOx dans l'Union européenne. En France, les oxydes d'azote (qui comprennent notamment le monoxyde d'azote, le dioxyde d'azote et le protoxyde d'azote) proviennent même pour plus de la moitié du trafic routier, selon l'inventaire national effectué chaque année par le Centre interprofessionnel technique d'études de la pollution atmosphérique (Citepa).

« LOIN DES OBJECTIFS »

L'industrie (matériaux de construction, chimie) et l'agriculture (consommation de produits pétroliers) sont des sources mineures. En dépit de progrès enregistrés entre 2010 et 2012 (avec un dépassement du plafond ramené de 32 à 21 %), « la France est restée loin des objectifs trois ans de suite », relève l'AEE. « La pollution de l'air est encore un problème très réel, il suffit de regarder les niveaux élevés de pollution observés récemment au-dessus de grandes zones de l'Europe de l'Ouest », selon Hans Bruyninckx, directeur exécutif de l'AEE.

« Il faut faire des progrès en réduisant encore les émissions. Alors que de nouvelles technologies et pratiques peuvent aider, nous avons aussi besoin d'encourager les particuliers à agir, par exemple en développant des alternatives à l'utilisation de la voiture », ajoute-t-il. En décembre, la Commission européenne a proposé d'imposer des plafonds nationaux plus stricts pour les principales sources de la pollution de l'air, dont les NOx, d'ici à 2030 afin d'éviter 58 000 morts prématurées chaque année.

Source Le Monde

Un nombre record de produits dangereux, 2.364, ont été signalés dans l'UE en 2013, provenant pour la plupart de Chine et concernant surtout jouets et vêtements, comme les années précédentes, a annoncé mardi la Commission européenne. 

Cette augmentation des signalements atteste surtout, selon la Commission, de l'efficacité croissante du système d'alerte rapide de l'UE pour les produits dangereux, Rapex, qui fêtait dix ans d'existence en 2013.

Sur le total des produits retirés, jouets et vêtements ont fait parts égales, à 25%, suivis des appareils électriques (9%), "La hausse ne doit pas être une raison de s'inquiéter, cela ne signifie pas qu'il y ait plus de produits dangereux" circulant en Europe, a affirmé le commissaire à la Consommation, le croate Neven Mimica. Il est toutefois convenu que du "travail reste à faire" pour garantir la sécurité des 500 millions de consommateurs européens. 

L'UE "doit améliorer la réponse des Etats membres aux signalements", renforcer la traçabilité des produits, et pousser la Chine à mieux garantir "à la source" l'innocuité de ses marchandises, a-t-il précisé. Encore plus que les années précédentes, la Chine, Hong Kong incluse, a de fait été en 2013 le premier fournisseur de composants chimiques cancérigènes, cordons étrangleurs de brassières, ou chargeurs déficients, avec une part de 64% des produits bloqués (58% en 2012). 

Mais cette progression découle aussi des progrès réalisés en matière de traçabilité, qui ont réduit à 10% la part des produits dangereux d'origine inconnue signalés dans l'UE. Les autorités chinoises, avec lesquelles l'UE coopère étroitement, n'ont toutefois été en mesure de localiser que la moitié des fabricants des produits signalés comme dangereux, a relevé M. Mimica. Les fabricants de l'UE apparaissent pour leur part de plus en plus vertueux: seuls 15% des produits retirés en 2013 provenaient de l'Union, contre 27% dix ans plus tôt. 

Plus vigilants, ou plus inondés de produits chinois, la Hongrie, la Bulgarie, l'Espagne, l'Allemagne et le Royaume-Uni ont été, comme les années précédentes, les pays les plus réactifs, à l'origine de la moitié des alertes. Si la plupart des produits dangereux sont bloqués par les douanes, la vigilance sur les ventes en ligne apparaît aussi en progression, et payante, selon la Commission, qui cite le cas d'un set de tatouage retiré par les autorités britanniques tant de magasins que de sites commerciaux en ligne.

Source © AFP
La pêche des anguilles et de certains poissons est interdite dans le Cher du fait de la pollution. Les résultats sont bons dans la Loire et la Vienne.

Dans la région, l'arrêté préfectoral interdisant la pêche des anguilles dans la rivière le Cher tient du serpent de mer. La préfecture vient de le reconduire pour 2014, et il risque de l'être encore pour quelques années, compte tenu des chiffres. 

L'arrêté interdit « le transport, la consommation humaine et animale et la commercialisation destinée à la consommation humaine et animale » des anguilles et « des espèces bio-accumulatrices (carpes, barbeaux, brèmes, silures) » pêchées dans le Cher.

 L'arrêté étendu aux anguilles quel que soit leur poids

En clair, ces poissons gras ne peuvent plus être pêchés dans cette rivière, compte tenu de la pollution en dioxines (polychlorobiphényles, les PCB, plus connus sous le nom de pyralène). Pour reconduire cet arrêté, la préfecture s'est fondée sur l'avis de l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail. Ses dernières analyses remontent à 2011 puis des recommandations ont suivi en novembre 2013

La bonne nouvelle, c'est que les résultats des analyses sont satisfaisants pour la Loire et la Vienne. Déjà, en 2013, il n'existait plus de restriction de pêche pour ces deux cours d'eau.

La mauvaise nouvelle concerne le Cher, où les taux de contamination restent supérieurs aux normes. 

L'anguille est concernée car il s'agit d'un poisson gras à même de conserver ces agents toxiques. A l'inverse de l'arrêté de 2013, le tout dernier s'étend aux « espèces d'anguilles, quel que soit leur poids ». « Cela ne signifie pas que la situation soit moins bonne qu'auparavant mais s'explique parce que les normes ont changé. Par ailleurs, l'étude a établi qu'il n'existe pas suffisamment de corrélation entre le poids de l'anguille et le taux de contamination. L'effet masse n'est pas confirmé, même si en toute logique, on peut le penser », précise Béatrice Rolland, de la Direction de la protection des populations. Quant aux espèces « bio-accumulatrices », elles sont concernées car souvent ces poissons vivent en profondeur, là où les pollutions demeurent.

La pollution aux PCB résulte de l'activité humaine, industrielle, même si la majeure partie du temps, les sociétés responsables n'existent plus depuis belle lurette. La commercialisation des PCB est interdite depuis 1987, du fait de leur toxicité. Les pyralènes ont été largement utilisés dans l'industrie dès les années 1930. Les PCB servaient d'isolants électriques dans les transformateurs, dans les moteurs de pompe, comme additifs d'huile ou de produits de soudure, dans certains adhésifs, peintures, autocollants. 34.000 tonnes se trouveraient en France. Or, cette molécule aurait un rôle dans le processus cancérigène.

Source © Raphaël Chambriard avec Patrick Chauvin / La nouvelle république

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Une tornade s'est produite dans la région de Trévise en Italie. Cette tornade est née au cœur d’une violente dégradation orageuse liée à la présence d’un système dépressionnaire localisé au-dessus de l’Italie.

La tornade a tout de même détruit un hangar et une maison pas fait de victime ni de blessé. sur son passage. La toiture du bâtiment, d’une longueur de 50 mètres, a été propulsée par les vents à plus de 300 mètres.

Cette tornade devait être d'une intensité EF1 / 2 sur l’échelle de Fujita.

La formation de tornades n’est pas un fait exceptionnel en Italie. Il s’agit du pays le plus touché par le phénomène avec la Pologne et l’Allemagne.

Le 24 juillet 1930, une violente tornade avait dévasté la même région (Trévise), provoquant la mort de 23 personnes. Estimée EF5, cette tornade aurait généré des vents à 500 km/h.

Source : La Chaine Météo
Etat d'urgence déclaré au nord du Brésil

De fortes pluies dans les régions de Porto Velho et Mutum Parana, situées au nord du Brésil à la frontière avec la Bolivie, ont provoqué des inondations massives le long du fleuve Madeira depuis février.

Les niveaux d'eau ont atteint des records le 20 mars, atteignant 19 mètres au-dessus du niveau normal, et il est prévu que la crue du fleuve continue de s'étendre jusqu'à début avril

L'état d'urgence vient d'être déclaré par les autorités et 22 000 maisons ont du être évacuées dans de nombreux villages, où les routes sont désormais coupées et les maisons inondées. L'évacuation rapide des habitants a toutefois permis de ne déplorer aucune victime.
Le département du nord-est colombien, le Casanare, affronte depuis plusieurs mois maintenant de très fortes températures ainsi qu'une importante sécheresse. Cette zone marquée par la végétation typique des llanos du bassin de l’Orénoque au cœur des plaines colombiennes subit les conséquences directes de la météo, mais aussi des transformations humaines.

Des milliers d’animaux ont déjà succombé au phénomène. La mort rôde sur ce territoire qui représente 17,55 % de l’Orinoquía (Orénoquie) colombienne.

Près de 20 000 animaux, principalement des capybaras, des cerfs, des renards, mais aussi des poissons, tortues, reptiles et autres bovins n’ont pas faire face à cet épisode de chaleur et à la raréfaction de l’eau. La plus grande mortalité frappe le capybara (Hydrochoerus hydrochaeris), ce rongeur emblématique d’Amérique du Sud considéré à ce jour comme le plus gros représentant de son espèce (il pèse entre 35 et 65 kilos), il est en fait un mammifère semi-aquatique qui pâtit directement du manque d’eau.

L’impact environnemental de la sécheresse est si important que les autorités de la région évaluent la probabilité de déclencher l’état d’urgence, en particulier dans la municipalité de Paz de Ariporo, la troisième localité la plus importante du département. La mise en place de l’état d’urgence permettrait de débloquer des fonds au niveau l’État pour permettre de creuser des puits en profondeur à moyen terme avec des équipes spécialisées en approvisionnement en eau.

Dans la région, la saison des pluies devrait normalement débuter en avril, des précipitations salvatrices que beaucoup espèrent, dont les éleveurs de bétail fortement touchés par le désastre.

Source : Latino Info

" Au sud Mauritanie, les opérateurs saoudiens utilisent massivement les pesticides dans leur agriculture exposant ainsi la population à un risque de pollution des puits et des nappes phréatiques et même pollution des cours d’eau", a alerté Sawdatou Mamadou Wane, députée du parti Alliance pour la Justice et la Démocratie – Mouvement pour la Rénovation (AJD/MR). 

La députée qui prononçait un discours à l'occasion de la 27ème édition des rencontres de l'Assemblée parlementaire paritaire-Union européenne (ACP-UE) à Strasbourg a déploré que "ces terres agro-pastorales qui appartenaient à une population majoritairement "noire" et pauvre "ont été spoliées au profit d’agro-businessmen saoudiens". 

Aussi, la population ne bénéficie nullement de ce qui sera produit sur leurs propres terres puisque 90% de la production agricole doit être rapatrié dans l'Arabie Saoudite, regrette Sawdatou Wane. prévenant que "cette utilisation massive de pesticides risque d’appauvrir considérablement les terres cultivables". 

Les opérateurs saoudiens, poursuit-elle," mettent des clôtures dans des domaines entiers, sans aucune distinction, engloutissant quelques fois des zones de pâturage traditionnelles d’éleveurs locaux. Et, plus grave encore, ces clôtures engloutissent des cimetières villageois". 

Source © alakhbar.info

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