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mercredi 26 mars 2014
La région parisienne, ainsi qu'une bonne partie de l'Hexagone, a connu il y a deux semaines un fort épisode de pollution avec des seuils d'alerte (le 2e et dernier niveau) dépassés dans plus d'une trentaine de départements, et le seuil d'information dans une autre vingtaine.
Airparif, chargé de surveiller la qualité de l'air en Ile-de-France, prévoit, pour jeudi 27 mars, un taux de pollution aux particules au-delà du seuil d'information, qui déclenche des recommandations pour les populations les plus fragiles.
Le seuil d'information est déclenché à partir d'une concentration moyenne de particules prévue au-delà de 50 microgrammes par mètre cube sur vingt-quatre heures. Lorsque le seuil d'information est dépassé, il est recommandé aux sujets les plus sensibles (enfants asthmatiques ou malades, personnes cardiaques) d'éviter les exercices physiques intenses.
Airparif, chargé de surveiller la qualité de l'air en Ile-de-France, prévoit, pour jeudi 27 mars, un taux de pollution aux particules au-delà du seuil d'information, qui déclenche des recommandations pour les populations les plus fragiles.
Le seuil d'information est déclenché à partir d'une concentration moyenne de particules prévue au-delà de 50 microgrammes par mètre cube sur vingt-quatre heures. Lorsque le seuil d'information est dépassé, il est recommandé aux sujets les plus sensibles (enfants asthmatiques ou malades, personnes cardiaques) d'éviter les exercices physiques intenses.
Plus de 15.000 foetus avortés se sont retrouvés aux déchets hospitaliers et une partie d'entre eux ont été brûlés afin de chauffer des hôpitaux britanniques. Une information qui fait scandale au Royaume-Uni.
C'est la chaîne de télévision britannique Channel 4 qui a révélé cette pratique scandaleuse dans un reportage sur le milieu hospitalier.
Vingt-sept hôpitaux britanniques auraient brûlé au moins 15.500 foetus issus d'avortements ou de fausse couche au cours de ces deux dernières années. Et au moins deux de ces établissements les auraient jetés dans un incinérateur qui transforme les déchets en énergie afin de chauffer leurs locaux.
Le reportage diffusé ce dimanche soir, et qui montrait également comment ces hôpitaux traitaient les parents en souffrance après la perte d'un bébé sans aucun égard, a fait grand bruit au Royaume-Uni. Le ministère britannique de la Santé a réagi en affirmant que cette pratique était "totalement inacceptable" et en y mettant un terme immédiatement.
Source © 7sur7.be
C'est la chaîne de télévision britannique Channel 4 qui a révélé cette pratique scandaleuse dans un reportage sur le milieu hospitalier.
Vingt-sept hôpitaux britanniques auraient brûlé au moins 15.500 foetus issus d'avortements ou de fausse couche au cours de ces deux dernières années. Et au moins deux de ces établissements les auraient jetés dans un incinérateur qui transforme les déchets en énergie afin de chauffer leurs locaux.
Le reportage diffusé ce dimanche soir, et qui montrait également comment ces hôpitaux traitaient les parents en souffrance après la perte d'un bébé sans aucun égard, a fait grand bruit au Royaume-Uni. Le ministère britannique de la Santé a réagi en affirmant que cette pratique était "totalement inacceptable" et en y mettant un terme immédiatement.
Source © 7sur7.be
Sur la côte nord du Chili, 300 secousses sismiques ont été enregistrées la semaine passée, dont la plus importante a atteint 6,7 sur l'échelle de Richter.
C'est pourquoi 100.000 personnes ont été évacuées le 16 mars, mais il n'y a pas eu de tsunamis ni de gros dommages matériels. Selon les scientifiques, il est impossible de dire si cette série de séismes annonce une catastrophe de plus grande ampleur. Cependant, il y a 130 ans que la région n’avait pas connu une telle série de secousses successives.
« La situation est exceptionnelle, car de petites et de fortes secousses se succèdent à un rythme rapide ce qui rend compliqué leur évaluation », dit Mario Pardo de l'Institut Sismologique de l'Université du Chili dans le journal La Tercera.
Le Chili se situe sur une faille. En 2010, plus de 500 personnes sont mortes et 220.000 maisons ont été détruites après qu'un tremblement de force 8,8 sur l'échelle de Richter a touché le pays.
Le plus grand séisme au Chili a eu lieu en 1960, lorsqu'un tremblement de terre d'une force de 9,5 sur l'échelle de Richter a coûté la vie à plus de 5.000 personnes.
Le journal local chilien, El Diario de Antofagasta, propose quatre séquences vidéo de simulation de tsunamis en cas de séisme important. Un tremblement de terre de 8,5 sur l’échelle de Richter, le long des villes chiliennes du nord Arica, Iquique, Tocopilla et Antofagasta, d’une durée d’environ 3 à 5 minutes, engendrerait des vagues de plus de 20 mètres. Dans le cas d’Antofagasta, selon la simulation, l’inondation atteindrait 5 mètres de hauteur.
Source © Express.be
C'est pourquoi 100.000 personnes ont été évacuées le 16 mars, mais il n'y a pas eu de tsunamis ni de gros dommages matériels. Selon les scientifiques, il est impossible de dire si cette série de séismes annonce une catastrophe de plus grande ampleur. Cependant, il y a 130 ans que la région n’avait pas connu une telle série de secousses successives.
« La situation est exceptionnelle, car de petites et de fortes secousses se succèdent à un rythme rapide ce qui rend compliqué leur évaluation », dit Mario Pardo de l'Institut Sismologique de l'Université du Chili dans le journal La Tercera.
Le Chili se situe sur une faille. En 2010, plus de 500 personnes sont mortes et 220.000 maisons ont été détruites après qu'un tremblement de force 8,8 sur l'échelle de Richter a touché le pays.
Le plus grand séisme au Chili a eu lieu en 1960, lorsqu'un tremblement de terre d'une force de 9,5 sur l'échelle de Richter a coûté la vie à plus de 5.000 personnes.
Le journal local chilien, El Diario de Antofagasta, propose quatre séquences vidéo de simulation de tsunamis en cas de séisme important. Un tremblement de terre de 8,5 sur l’échelle de Richter, le long des villes chiliennes du nord Arica, Iquique, Tocopilla et Antofagasta, d’une durée d’environ 3 à 5 minutes, engendrerait des vagues de plus de 20 mètres. Dans le cas d’Antofagasta, selon la simulation, l’inondation atteindrait 5 mètres de hauteur.
Source © Express.be
Les caméras de 30 Millions d’Amis se sont rendues en Thaïlande, sur la route des trafiquants de chiens. Devant l’horreur dont sont victimes ces animaux, autorités et associations se battent pour mettre fin à cet odieux commerce.
Images chocs. L’équipe de 30 Millions d’Amis s’est rendue en Thaïlande, à Tharae, sur la piste des trafiquants d’animaux. Dans ce pays d’Asie du Sud-Est, où les droits des animaux sont régulièrement bafoués, les chiens sont une véritable marchandise au marché noir.
Viande et peaux canines sont très prisées par les populations, et leur commerce - avec des pays proches comme le Vietnam, la Chine et le Laos - fait l’objet d’un véritable trafic. Achetés pour une dizaine d’euros ou volés, les animaux sont transportés et abattus sommairement dans d’immenses souffrances avant d’être dépecés, parfois encore agonisant, pour finir dans les assiettes ou pour recouvrir de leur peau des gants de golf et des chapeaux.
Cet ignoble trafic fait chaque année des milliers de victimes. Les autorités thaïlandaises, qui ont longtemps fermé les yeux sur cette véritable boucherie, sont aujourd’hui conscientes de l’ampleur du drame.
30 Millions d’Amis a pu ainsi rencontrer Lamai Sakonpitak, un lieutenant de police particulièrement sensible au sort de ces animaux, membre de l’unité spéciale qui lutte contre ce trafic. Il est aidé dans ses investigations par John Dalley, un Américain qui a élu domicile dans ce pays pour aider les animaux rescapés. Objectif : repérer les abattoirs clandestins, arrêter les trafiquants et sauver le maximum de chiens de l’horreur.
Le 26 mars 2014, l’AFP rapportait la découverte de centaines de peaux de chiens dans la forêt de Sakon Nakhon, au Nord-Est du pays.
Un reportage inédit à découvrir dimanche 6 avril, à 12h50 sur France 3.
Source © 30 Millions d'Amis
Images chocs. L’équipe de 30 Millions d’Amis s’est rendue en Thaïlande, à Tharae, sur la piste des trafiquants d’animaux. Dans ce pays d’Asie du Sud-Est, où les droits des animaux sont régulièrement bafoués, les chiens sont une véritable marchandise au marché noir.
Viande et peaux canines sont très prisées par les populations, et leur commerce - avec des pays proches comme le Vietnam, la Chine et le Laos - fait l’objet d’un véritable trafic. Achetés pour une dizaine d’euros ou volés, les animaux sont transportés et abattus sommairement dans d’immenses souffrances avant d’être dépecés, parfois encore agonisant, pour finir dans les assiettes ou pour recouvrir de leur peau des gants de golf et des chapeaux.
Cet ignoble trafic fait chaque année des milliers de victimes. Les autorités thaïlandaises, qui ont longtemps fermé les yeux sur cette véritable boucherie, sont aujourd’hui conscientes de l’ampleur du drame.
30 Millions d’Amis a pu ainsi rencontrer Lamai Sakonpitak, un lieutenant de police particulièrement sensible au sort de ces animaux, membre de l’unité spéciale qui lutte contre ce trafic. Il est aidé dans ses investigations par John Dalley, un Américain qui a élu domicile dans ce pays pour aider les animaux rescapés. Objectif : repérer les abattoirs clandestins, arrêter les trafiquants et sauver le maximum de chiens de l’horreur.
Le 26 mars 2014, l’AFP rapportait la découverte de centaines de peaux de chiens dans la forêt de Sakon Nakhon, au Nord-Est du pays.
Un reportage inédit à découvrir dimanche 6 avril, à 12h50 sur France 3.
Source © 30 Millions d'Amis
Les autorités américaines sont disposées à autoriser les exportations du gaz naturel en quantités suffisant à satisfaire les besoins quotidiens de l'Europe, a déclaré mercredi le président des Etats-Unis Barack Obama à l'issue du sommet USA-UE.
Pour ce faire les Etats-Unis et l'Europe devraient dépenser des dizaines de milliards de dollars. Pour les Etats-Unis il faudrait construire une infrastructure et une flotte pour acheminer le gaz liquéfié en Europe, tandis que cette dernière devrait créer une infrastructure pour acceuiller les navires et le gaz liquéfié.
Si les Etats-Unis et l'Europe acceptent ces dépenses, le prix du gaz américain sera au moins comparable, voire supérieur, à celui du gaz russe.
Source French ru
Pour ce faire les Etats-Unis et l'Europe devraient dépenser des dizaines de milliards de dollars. Pour les Etats-Unis il faudrait construire une infrastructure et une flotte pour acheminer le gaz liquéfié en Europe, tandis que cette dernière devrait créer une infrastructure pour acceuiller les navires et le gaz liquéfié.
Si les Etats-Unis et l'Europe acceptent ces dépenses, le prix du gaz américain sera au moins comparable, voire supérieur, à celui du gaz russe.
Source French ru
La Commission européenne a présenté, le 25 mars 2014, une proposition de nouveau règlement relatif à la production biologique et à l'étiquetage des produits biologiques.
« Les préoccupations des consommateurs et des producteurs sont au cœur de cette nouvelle proposition, qui vise à combler les lacunes du système actuel », fait valoir la Commission dans un communiqué. « La taille du marché des produits biologiques de l'Union a quadruplé au cours des dix dernières années et les règles doivent être actualisées et adaptées pour que le secteur puisse continuer à se développer et relever les défis à venir. »
« L'avenir du secteur des produits biologiques de l'Union européenne repose sur la qualité et l'intégrité des produits vendus sous le logo européen de production biologique. La Commission tend à favoriser une amélioration à la fois quantitative et qualitative de la production biologique dans l'Union européenne en renforçant la confiance des consommateurs dans les produits biologiques et en supprimant les obstacles au développement de l'agriculture biologique.
Ce train de mesures est une bonne chose pour les consommateurs et pour les agriculteurs. Les consommateurs obtiendront de meilleures garanties sur les aliments biologiques produits et vendus dans l'Union européenne, et les agriculteurs, les producteurs et les commerçants auront accès à un marché plus vaste tant au sein de l'Union qu'en dehors. »
« Supprimer une grande partie des dérogations »
« La proposition est axée sur trois objectifs principaux : préserver la confiance des consommateurs, conserver la confiance des producteurs et faciliter l'accès à la filière biologique pour les agriculteurs. Le but est de veiller à ce que l'agriculture biologique reste fidèle à ses principes et à ses objectifs, de façon à répondre à la demande du public en matière de respect de l'environnement et de qualité. La Commission propose notamment :
« Pour aider les agriculteurs, producteurs et commerçants de la filière biologique à s'adapter aux changements proposés et à relever les défis à venir, la Commission a également approuvé un plan d'action pour l'avenir de la production biologique en Europe. Ce plan prévoit de mieux informer les agriculteurs au sujet des initiatives en matière de développement rural et de politique agricole européenne qui visent à stimuler l'agriculture biologique, de renforcer les liens entre les projets européens de recherche et d'innovation et la production biologique et d'encourager la consommation de produits issus de l'agriculture biologique, par exemple dans les écoles. »
La proposition de la Commission, qui va maintenant être soumise au Parlement européen et au Conseil, est fondée sur les résultats d'un processus de consultation qui a débuté en 2012 et qui prévoyait une série d'auditions avec des experts européens et internationaux de la production biologique. « Une consultation publique menée en 2013 a suscité un grand intérêt de la part du public (45.000 réponses, la plupart émanant de « consommateurs » plutôt que de « producteurs »). Cette consultation a mis en lumière les préoccupations du public en matière d'environnement et de qualité, ainsi que son souhait évident de voir mises en œuvre, dans l'ensemble de l'Union, des règles plus strictes et plus harmonisées dans le domaine de la production biologique. »
« L'agriculture biologique allie les meilleures pratiques environnementales, un haut degré de biodiversité, la préservation des ressources naturelles et des normes de production fondées sur des substances et des processus naturels. Elle approvisionne un marché spécifique répondant à une demande précise des consommateurs, tout en fournissant des biens publics en matière de protection de l'environnement, de bien-être animal et de développement rural », conclut le communiqué.
Source © La france agricole
« Les préoccupations des consommateurs et des producteurs sont au cœur de cette nouvelle proposition, qui vise à combler les lacunes du système actuel », fait valoir la Commission dans un communiqué. « La taille du marché des produits biologiques de l'Union a quadruplé au cours des dix dernières années et les règles doivent être actualisées et adaptées pour que le secteur puisse continuer à se développer et relever les défis à venir. »
« L'avenir du secteur des produits biologiques de l'Union européenne repose sur la qualité et l'intégrité des produits vendus sous le logo européen de production biologique. La Commission tend à favoriser une amélioration à la fois quantitative et qualitative de la production biologique dans l'Union européenne en renforçant la confiance des consommateurs dans les produits biologiques et en supprimant les obstacles au développement de l'agriculture biologique.
Ce train de mesures est une bonne chose pour les consommateurs et pour les agriculteurs. Les consommateurs obtiendront de meilleures garanties sur les aliments biologiques produits et vendus dans l'Union européenne, et les agriculteurs, les producteurs et les commerçants auront accès à un marché plus vaste tant au sein de l'Union qu'en dehors. »
« Supprimer une grande partie des dérogations »
« La proposition est axée sur trois objectifs principaux : préserver la confiance des consommateurs, conserver la confiance des producteurs et faciliter l'accès à la filière biologique pour les agriculteurs. Le but est de veiller à ce que l'agriculture biologique reste fidèle à ses principes et à ses objectifs, de façon à répondre à la demande du public en matière de respect de l'environnement et de qualité. La Commission propose notamment :
- de renforcer et d'harmoniser les règles applicables tant au sein de l'UE qu'en ce qui concerne les produits importés, en supprimant une grande partie des dérogations en matière de production et de contrôle ;
- de renforcer les contrôles en les basant sur des analyses de risque ;
- de faciliter l'accès des petits agriculteurs à l'agriculture biologique en leur offrant la possibilité d'adhérer à un régime de certification de groupe ;
- de mieux prendre en compte la dimension internationale des échanges de produits biologiques grâce à l'ajout de nouvelles dispositions concernant les exportations ;
- et enfin de simplifier la législation afin de réduire les coûts administratifs pour les agriculteurs et d'accroître la transparence. »
« Pour aider les agriculteurs, producteurs et commerçants de la filière biologique à s'adapter aux changements proposés et à relever les défis à venir, la Commission a également approuvé un plan d'action pour l'avenir de la production biologique en Europe. Ce plan prévoit de mieux informer les agriculteurs au sujet des initiatives en matière de développement rural et de politique agricole européenne qui visent à stimuler l'agriculture biologique, de renforcer les liens entre les projets européens de recherche et d'innovation et la production biologique et d'encourager la consommation de produits issus de l'agriculture biologique, par exemple dans les écoles. »
La proposition de la Commission, qui va maintenant être soumise au Parlement européen et au Conseil, est fondée sur les résultats d'un processus de consultation qui a débuté en 2012 et qui prévoyait une série d'auditions avec des experts européens et internationaux de la production biologique. « Une consultation publique menée en 2013 a suscité un grand intérêt de la part du public (45.000 réponses, la plupart émanant de « consommateurs » plutôt que de « producteurs »). Cette consultation a mis en lumière les préoccupations du public en matière d'environnement et de qualité, ainsi que son souhait évident de voir mises en œuvre, dans l'ensemble de l'Union, des règles plus strictes et plus harmonisées dans le domaine de la production biologique. »
« L'agriculture biologique allie les meilleures pratiques environnementales, un haut degré de biodiversité, la préservation des ressources naturelles et des normes de production fondées sur des substances et des processus naturels. Elle approvisionne un marché spécifique répondant à une demande précise des consommateurs, tout en fournissant des biens publics en matière de protection de l'environnement, de bien-être animal et de développement rural », conclut le communiqué.
Source © La france agricole
Le groupe belge d'électricité Electrabel (GDF Suez) a annoncé hier avoir été contraint d'arrêter une nouvelle fois deux réacteurs nucléaires dont la sécurité a déjà été mise en cause en 2012.
Le réacteur numéro 3 de la centrale de Doel, située près d'Anvers (nord), et le réacteur numéro 2 de la centrale de Tihange, près de Liège (sud-est), avaient été stoppés pendant une année, de juin 2012 à juin 2013, après la découverte de milliers de microfissures dans leurs cuves.
Pour pouvoir les redémarrer, Electrabel s'était engagé auprès de l'autorité de sureté nucléaire (AFCN) à mener des tests pour évaluer le comportement des cuves. "Sur l'ensemble des tests réalisés, l'un d'entre eux portant sur la résistance mécanique d'un échantillon analogue à la composition des cuves concernées ne donne pas de résultats conformes aux attentes des experts", a expliqué le groupe dans un communiqué. "De nouveaux tests vont être reconduits. Par mesure de précaution, Electrabel a décidé d'anticiper les arrêts programmés des deux réacteurs dès aujourd'hui, dans l'attente des résultats complémentaires", a annoncé Electrabel. "Les résultats de ces tests devraient être connus à partir du 15 juin et feront l'objet d'échanges permanents avec les autorités de sureté nucléaire", a ajouté le groupe.
Les réacteurs en cause sont les plus modernes du parc et avec une capacité cumulée de 2.000 mégawatts (MW) ils fournissent un tiers de la capacité nucléaire belge. Les problèmes de sécurité des deux réacteurs ont relancé le débat sur le nucléaire en Belgique. Electrabel exploite sept réacteurs dans le royaume --quatre dans la centrale de Doel et trois à Tihange-- qui doivent être progressivement mis à l'arrêt définitif entre 2015 et 2025, au moment où ils auront 40 ans. Les problèmes rencontrés par les deux réacteurs les plus récents ont conduit le gouvernement à aménager le plan de sortie du nucléaire et a prolonger la durée de vie du plus vieux des réacteurs.
Source © AFP
Le réacteur numéro 3 de la centrale de Doel, située près d'Anvers (nord), et le réacteur numéro 2 de la centrale de Tihange, près de Liège (sud-est), avaient été stoppés pendant une année, de juin 2012 à juin 2013, après la découverte de milliers de microfissures dans leurs cuves.
Pour pouvoir les redémarrer, Electrabel s'était engagé auprès de l'autorité de sureté nucléaire (AFCN) à mener des tests pour évaluer le comportement des cuves. "Sur l'ensemble des tests réalisés, l'un d'entre eux portant sur la résistance mécanique d'un échantillon analogue à la composition des cuves concernées ne donne pas de résultats conformes aux attentes des experts", a expliqué le groupe dans un communiqué. "De nouveaux tests vont être reconduits. Par mesure de précaution, Electrabel a décidé d'anticiper les arrêts programmés des deux réacteurs dès aujourd'hui, dans l'attente des résultats complémentaires", a annoncé Electrabel. "Les résultats de ces tests devraient être connus à partir du 15 juin et feront l'objet d'échanges permanents avec les autorités de sureté nucléaire", a ajouté le groupe.
Les réacteurs en cause sont les plus modernes du parc et avec une capacité cumulée de 2.000 mégawatts (MW) ils fournissent un tiers de la capacité nucléaire belge. Les problèmes de sécurité des deux réacteurs ont relancé le débat sur le nucléaire en Belgique. Electrabel exploite sept réacteurs dans le royaume --quatre dans la centrale de Doel et trois à Tihange-- qui doivent être progressivement mis à l'arrêt définitif entre 2015 et 2025, au moment où ils auront 40 ans. Les problèmes rencontrés par les deux réacteurs les plus récents ont conduit le gouvernement à aménager le plan de sortie du nucléaire et a prolonger la durée de vie du plus vieux des réacteurs.
Source © AFP
Interview de Mathilde Pascal, épidémiologiste à l'Institut national de veille sanitaire (InVS).
En marge de l'étude alarmiste de l'OMS, d'autres scientifiques européens, qui ont observé la mortalité dans plusieurs villes d'Europe, parlent de 42 000 décès en France liés à la pollution de l'air ?
Oui, c'est un chiffre qu'on peut prendre au sérieux. C'est une étude qui a été commandée par l'Union européenne pour aider les pays concernés à prendre des décisions pour lutter contre la pollution de l'air. Dans le cadre de l'étude «Aphekom», nous avons entre autres constatés près de 2 900 décès rien que dans les neuf grandes villes que nous avons étudiées dont Paris, Lyon, Marseille, Toulouse, Lille…
Justement, comment est née l'initiative de mener l'étude Aphekom qui mesure l'espérance de vie en baisse chez les habitants des grandes villes qui respirent un air malsain ?
En France, depuis 1996, nous nous appuyons sur la loi Laure (loi sur l'air et l'utilisation rationnelle de l'énergie) qui fixe les besoins de surveillance des conditions sanitaires en France. À L'InVS, ça fait presque vingt ans qu'on travaille sur la question de la pollution de l'air et nous avons pu développer un système de surveillance des villes qui commencent à servir d'exemple en Europe mais aussi aux États-Unis.
Ce sont en réalité des études épidémiologiques qui permettent, lors d'un pic de pollution, d'observer très nettement que le nombre de décès ou de gens qui entrent à l'hôpital quotidiennement est en augmentation. Des expériences similaires ont été menées lors de grandes manifestations sportives comme les Jeux Olympiques d'Atlanta ou de Pékin, les pays avaient réduit leurs activités et l'on voyait très bien une nette amélioration des problèmes respiratoires et une mortalité en baisse.
Au regard du nombre de décès imputables à la pollution de l'air, c'est presque une cause nationale ?
Certes, ce n'est pas la première cause de mortalité en France comme le tabagisme, quoiqu'il est toujours très difficile de savoir si, parmi les fumeurs, leur santé s'est aussi aggravée en respirant l'air des villes. En fait, tout le monde respire, y compris les fumeurs. Tabac et particules fines, c'est pire que tout. La pollution est plutôt concentrée dans les métropoles, à cause d'une circulation dense (le diesel est reconnu comme «cancérogènes certains» par l'OMS), mais aussi à cause de l'agriculture, l'industrie et le chauffage au bois.
Source © la depeche
En Europe la pollution de l'air est responsable de 600 000 décès par an
En Europe c'est plus précisément 482 000 décès qui sont attribuables à la pollution de l'air ambiant, et 117 200 décès dus à la pollution de l' air intérieur des domiciles des européens.
Alors que les décès dus à la pollution de l'air ambiant se produisent dans tous les pays européens ,ceux de la pollution de l' air de nos maison sont plus de 5 fois plus élevé dans les pays à revenu faible que les plus riches .
© Nature Alerte
En marge de l'étude alarmiste de l'OMS, d'autres scientifiques européens, qui ont observé la mortalité dans plusieurs villes d'Europe, parlent de 42 000 décès en France liés à la pollution de l'air ?
Oui, c'est un chiffre qu'on peut prendre au sérieux. C'est une étude qui a été commandée par l'Union européenne pour aider les pays concernés à prendre des décisions pour lutter contre la pollution de l'air. Dans le cadre de l'étude «Aphekom», nous avons entre autres constatés près de 2 900 décès rien que dans les neuf grandes villes que nous avons étudiées dont Paris, Lyon, Marseille, Toulouse, Lille…
Justement, comment est née l'initiative de mener l'étude Aphekom qui mesure l'espérance de vie en baisse chez les habitants des grandes villes qui respirent un air malsain ?
En France, depuis 1996, nous nous appuyons sur la loi Laure (loi sur l'air et l'utilisation rationnelle de l'énergie) qui fixe les besoins de surveillance des conditions sanitaires en France. À L'InVS, ça fait presque vingt ans qu'on travaille sur la question de la pollution de l'air et nous avons pu développer un système de surveillance des villes qui commencent à servir d'exemple en Europe mais aussi aux États-Unis.
Ce sont en réalité des études épidémiologiques qui permettent, lors d'un pic de pollution, d'observer très nettement que le nombre de décès ou de gens qui entrent à l'hôpital quotidiennement est en augmentation. Des expériences similaires ont été menées lors de grandes manifestations sportives comme les Jeux Olympiques d'Atlanta ou de Pékin, les pays avaient réduit leurs activités et l'on voyait très bien une nette amélioration des problèmes respiratoires et une mortalité en baisse.
Au regard du nombre de décès imputables à la pollution de l'air, c'est presque une cause nationale ?
Certes, ce n'est pas la première cause de mortalité en France comme le tabagisme, quoiqu'il est toujours très difficile de savoir si, parmi les fumeurs, leur santé s'est aussi aggravée en respirant l'air des villes. En fait, tout le monde respire, y compris les fumeurs. Tabac et particules fines, c'est pire que tout. La pollution est plutôt concentrée dans les métropoles, à cause d'une circulation dense (le diesel est reconnu comme «cancérogènes certains» par l'OMS), mais aussi à cause de l'agriculture, l'industrie et le chauffage au bois.
Source © la depeche
En Europe la pollution de l'air est responsable de 600 000 décès par an
En Europe c'est plus précisément 482 000 décès qui sont attribuables à la pollution de l'air ambiant, et 117 200 décès dus à la pollution de l' air intérieur des domiciles des européens.
Alors que les décès dus à la pollution de l'air ambiant se produisent dans tous les pays européens ,ceux de la pollution de l' air de nos maison sont plus de 5 fois plus élevé dans les pays à revenu faible que les plus riches .
© Nature Alerte
Le centre de recherche de la Commission européenne vient de mettre à jour l'étude - critiquée - de l'Ifpri qui sert de base à la nouvelle politique européenne en matière d'agrocarburants. Ces nouveaux résultats sont plus alarmants que les précédents.
"Les résultats montrent qu'en conservant les hypothèses retenues jusqu'à maintenant, les émissions de gaz à effet de serre (GES) associées au changement indirect d'utilisation des sols (Iluc) induit par le développement des agrocarburants sont identiques à celles retenues par la Commission européenne pour ses travaux. En revanche, en affinant certaines de ces hypothèses, l'étude fait apparaître des émissions Iluc légèrement supérieures, en particulier pour les céréales."
Telle est la principale conclusion d'une étude publiée le 18 mars et conduite par le centre de recherche de la Commission européenne (JRC) et l'Institut international de recherche sur les politiques alimentaires (Ifpri). Elle présente les derniers résultats obtenus à partir du modèle Mirage de l'Ifpri qui a servi de base à la proposition de réduction de l'objectif européen d'incorporation d'agrocarburants.
Regrouper les cultures par famille ne change rien
"Les résultats obtenus à partir de Mirage et utilisés par la Commission pour son étude d'impact et sa proposition de nouvelle politique en matière d'agrocarburants peuvent être considérés comme les meilleurs actuellement disponibles", défend le document. Même s'il reste de nombreux paramètres susceptibles d'être révisés (notamment les variables liant déforestation et extension des terres cultivées ou les modifications de gouvernance face à la hausse de la demande en agrocarburants), les nouveaux chiffres de l'Ifpri restent donc la référence selon le JRC chargé d'épauler l'exécutif européen au sujet des questions scientifiques.
Cette nouvelle étude propose tout d'abord des évaluations des émissions Iluc par groupe de culture (cultures sucrières, céréales et oléagineux) et non plus par culture (betterave et canne à sucre pour les cultures sucrières, maïs et blé pour les céréales, palmier à huile, soja, tournesol et colza pour les oléagineux). Cette nouvelle approche est conduite sans modifier les hypothèses utilisées précédemment.
En l'occurrence, agréger les cultures par famille sans modifier les hypothèses du modèle "confirme les émissions Iluc utilisées par la Commission", concluent les auteurs de l'étude.
Trois hypothèses révisées
L'étude présente ensuite de nouvelles évaluations qui intègrent "des modifications des paramètres et hypothèses utilisés par l'Ifpri dans l'étude initiale mais jugés incorrects par le JRC". Ce faisant, le JRC répond aux nombreuses critiques formulées à l'encontre de cette étude, notamment de la part des producteurs d'agrocarburants.
La nouvelle étude révise à la baisse les évaluations des rendements agricoles utilisées dans l'étude originale de l'Ifpri. Les rendements des cultures de blé, par exemple, étaient évalués à 8 tonnes par hectare en 2020, contre 5,5 tonnes dans les études de l'OCDE et de l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO).
Elle modifie aussi les paramètres associés au remplacement de certaines cultures d'oléagineux vivaces par des céréales. L'étude initiale ne donnait pas de limite pour ce type de changement d'affection des sols, alors que la substitution est parfois difficile. On ne remplace pas facilement une oliveraie par un champ de blé, illustre le document.
Enfin, le modèle de l'Ifpri considère que les agrocarburants entraînent une hausse de la demande en produits agricoles. Ce phénomène se traduit par une hausse des prix qui conduit à une hausse de la production (par amélioration des rendements) ainsi qu'une compétition accrue entre les secteurs demandeurs de produits agricoles. Cette double contrainte agirait au détriment de l'alimentation. Le JRC a demandé à l'Ifpri de réviser les hypothèses sous-jacentes, et en particulier de "figer" celles relatives aux modes de consommation alimentaire.
Un impact climatique revu à la hausse
Il ressort de ces modifications du modèle initial des résultats différents de ceux de l'étude initiale. Cependant, ces nouveaux résultats n'infirment pas le modèle de l'Ifpri mais confortent plutôt les résultats initiaux. En effet, ces nouveaux résultats font apparaître des hausses des émissions Iluc dans la plupart des cas.
Ainsi, lorsqu'on prend en compte les rendements de l'OCDE et de la FAO pour le blé, plutôt que ceux retenus par l'Ifpri, les émissions de GES augmentent de 15% pour l'éthanol produit à partir de blé. Un résultat qui serait probablement plus important, avance l'étude, si l'on avait revu à la baisse les rendements de l'ensemble des cultures du modèle pour les faire coïncider avec ceux de l'OCDE et de la FAO.
Lorsque l'on restreint la catégorie "autres oléagineux", en excluant par exemple les plantes vivaces telles que les oliviers, les émissions Iluc croissent de 0 à 29%, selon le type de culture.
En excluant du modèle les changements alimentaires, afin de stabiliser le niveau de la consommation alimentaire, les émissions Iluc varient de -20%, pour les agrocarburants produits à partir de betterave sucrière, à +30%, pour les agrocarburants tirés du soja.
Enfin, lorsqu'on combine la modification de rendement du blé avec la restriction des oléagineux susceptibles d'être rapidement remplacés par d'autres cultures, alors la hausse des émissions Iluc est de 0 à 34% par rapport à l'étude initiale. Cette hausse atteint de 3 à 62%, si l'on fige aussi les modes actuels de consommation alimentaire.
Source © actu agricole
"Les résultats montrent qu'en conservant les hypothèses retenues jusqu'à maintenant, les émissions de gaz à effet de serre (GES) associées au changement indirect d'utilisation des sols (Iluc) induit par le développement des agrocarburants sont identiques à celles retenues par la Commission européenne pour ses travaux. En revanche, en affinant certaines de ces hypothèses, l'étude fait apparaître des émissions Iluc légèrement supérieures, en particulier pour les céréales."
Telle est la principale conclusion d'une étude publiée le 18 mars et conduite par le centre de recherche de la Commission européenne (JRC) et l'Institut international de recherche sur les politiques alimentaires (Ifpri). Elle présente les derniers résultats obtenus à partir du modèle Mirage de l'Ifpri qui a servi de base à la proposition de réduction de l'objectif européen d'incorporation d'agrocarburants.
Regrouper les cultures par famille ne change rien
"Les résultats obtenus à partir de Mirage et utilisés par la Commission pour son étude d'impact et sa proposition de nouvelle politique en matière d'agrocarburants peuvent être considérés comme les meilleurs actuellement disponibles", défend le document. Même s'il reste de nombreux paramètres susceptibles d'être révisés (notamment les variables liant déforestation et extension des terres cultivées ou les modifications de gouvernance face à la hausse de la demande en agrocarburants), les nouveaux chiffres de l'Ifpri restent donc la référence selon le JRC chargé d'épauler l'exécutif européen au sujet des questions scientifiques.
Cette nouvelle étude propose tout d'abord des évaluations des émissions Iluc par groupe de culture (cultures sucrières, céréales et oléagineux) et non plus par culture (betterave et canne à sucre pour les cultures sucrières, maïs et blé pour les céréales, palmier à huile, soja, tournesol et colza pour les oléagineux). Cette nouvelle approche est conduite sans modifier les hypothèses utilisées précédemment.
En l'occurrence, agréger les cultures par famille sans modifier les hypothèses du modèle "confirme les émissions Iluc utilisées par la Commission", concluent les auteurs de l'étude.
Trois hypothèses révisées
L'étude présente ensuite de nouvelles évaluations qui intègrent "des modifications des paramètres et hypothèses utilisés par l'Ifpri dans l'étude initiale mais jugés incorrects par le JRC". Ce faisant, le JRC répond aux nombreuses critiques formulées à l'encontre de cette étude, notamment de la part des producteurs d'agrocarburants.
La nouvelle étude révise à la baisse les évaluations des rendements agricoles utilisées dans l'étude originale de l'Ifpri. Les rendements des cultures de blé, par exemple, étaient évalués à 8 tonnes par hectare en 2020, contre 5,5 tonnes dans les études de l'OCDE et de l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO).
Elle modifie aussi les paramètres associés au remplacement de certaines cultures d'oléagineux vivaces par des céréales. L'étude initiale ne donnait pas de limite pour ce type de changement d'affection des sols, alors que la substitution est parfois difficile. On ne remplace pas facilement une oliveraie par un champ de blé, illustre le document.
Enfin, le modèle de l'Ifpri considère que les agrocarburants entraînent une hausse de la demande en produits agricoles. Ce phénomène se traduit par une hausse des prix qui conduit à une hausse de la production (par amélioration des rendements) ainsi qu'une compétition accrue entre les secteurs demandeurs de produits agricoles. Cette double contrainte agirait au détriment de l'alimentation. Le JRC a demandé à l'Ifpri de réviser les hypothèses sous-jacentes, et en particulier de "figer" celles relatives aux modes de consommation alimentaire.
Un impact climatique revu à la hausse
Il ressort de ces modifications du modèle initial des résultats différents de ceux de l'étude initiale. Cependant, ces nouveaux résultats n'infirment pas le modèle de l'Ifpri mais confortent plutôt les résultats initiaux. En effet, ces nouveaux résultats font apparaître des hausses des émissions Iluc dans la plupart des cas.
Ainsi, lorsqu'on prend en compte les rendements de l'OCDE et de la FAO pour le blé, plutôt que ceux retenus par l'Ifpri, les émissions de GES augmentent de 15% pour l'éthanol produit à partir de blé. Un résultat qui serait probablement plus important, avance l'étude, si l'on avait revu à la baisse les rendements de l'ensemble des cultures du modèle pour les faire coïncider avec ceux de l'OCDE et de la FAO.
Lorsque l'on restreint la catégorie "autres oléagineux", en excluant par exemple les plantes vivaces telles que les oliviers, les émissions Iluc croissent de 0 à 29%, selon le type de culture.
En excluant du modèle les changements alimentaires, afin de stabiliser le niveau de la consommation alimentaire, les émissions Iluc varient de -20%, pour les agrocarburants produits à partir de betterave sucrière, à +30%, pour les agrocarburants tirés du soja.
Enfin, lorsqu'on combine la modification de rendement du blé avec la restriction des oléagineux susceptibles d'être rapidement remplacés par d'autres cultures, alors la hausse des émissions Iluc est de 0 à 34% par rapport à l'étude initiale. Cette hausse atteint de 3 à 62%, si l'on fige aussi les modes actuels de consommation alimentaire.
Source © actu agricole
Le Secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon, a quitté mardi La Haye, aux Pays-Bas, pour le Groënland, où il pourra observer sur le terrain l'impact du changement climatique.
M. Ban devait passer la nuit de mardi dans la ville d'Ilulissat, à environ 250 kilomètres au nord du cercle polaire, a indiqué son porte-parole adjoint, Farhan Haq, lors d'un point de presse à New York.
Mercredi, le Secrétaire général, accompagné du Premier ministre du Danemark et du Premier ministre du Groënland, rencontrera des autochtones de la ville d'Uummannaq.
Lors de sa visite qui doit durer jusqu'à jeudi, il doit aussi se rendre au fjord glacé d'Ilulissat, qui a été classé au patrimoine de l'Organisation des Nations Unies pour l'éducation, la science et la culture (UNESCO) en 2004. Ce fjord est l'embouchure maritime d'un glacier qui est étudié depuis plus de 250 ans et contribue à une meilleure compréhension du changement climatique.
La visite du Secrétaire général est effectuée dans la perspective du Sommet sur le climat qui doit avoir lieu en septembre à New York.
M. Ban devait passer la nuit de mardi dans la ville d'Ilulissat, à environ 250 kilomètres au nord du cercle polaire, a indiqué son porte-parole adjoint, Farhan Haq, lors d'un point de presse à New York.
Mercredi, le Secrétaire général, accompagné du Premier ministre du Danemark et du Premier ministre du Groënland, rencontrera des autochtones de la ville d'Uummannaq.
Lors de sa visite qui doit durer jusqu'à jeudi, il doit aussi se rendre au fjord glacé d'Ilulissat, qui a été classé au patrimoine de l'Organisation des Nations Unies pour l'éducation, la science et la culture (UNESCO) en 2004. Ce fjord est l'embouchure maritime d'un glacier qui est étudié depuis plus de 250 ans et contribue à une meilleure compréhension du changement climatique.
La visite du Secrétaire général est effectuée dans la perspective du Sommet sur le climat qui doit avoir lieu en septembre à New York.
L'"airpocalypse" ne touche pas seulement Pékin. L'an dernier, les habitants de 29 villes chinoises ont subi plus d'un mois en continu d'alerte à la pollution de l'air. Et neuf villes ont connu des nuages toxiques de particules fines plus importants que dans la capitale, selon les données publiées par Greenpeace Chine.
En Chine, le niveau d'alerte à la pollution est déclenché à partir de 150 microgrammes par mètre cube d'air de particules fines PM 2,5 – les poussières les plus dangereuses car leur petite taille, 2,5 micromètres de diamètre, leur permet de pénétrer plus profondément dans les voies respiratoires. Ce seuil, six fois supérieur aux normes de l'Organisation mondiale de la santé pour 24 heures, entraîne, notamment à Pékin, une série de mesures : alertes dans les médias, incitation des personnes les plus vulnérables à rester chez elles, circulation alternée et éventuellement arrêt de certaines centrales au charbon.
En Chine, le niveau d'alerte à la pollution est déclenché à partir de 150 microgrammes par mètre cube d'air de particules fines PM 2,5 – les poussières les plus dangereuses car leur petite taille, 2,5 micromètres de diamètre, leur permet de pénétrer plus profondément dans les voies respiratoires. Ce seuil, six fois supérieur aux normes de l'Organisation mondiale de la santé pour 24 heures, entraîne, notamment à Pékin, une série de mesures : alertes dans les médias, incitation des personnes les plus vulnérables à rester chez elles, circulation alternée et éventuellement arrêt de certaines centrales au charbon.
Le bilan du glissement de terrain qui a dévasté un village de l'Etat de Washington, au nord-ouest des Etats-Unis, s'est à nouveau alourdi mardi pour atteindre 24 morts, ont annoncé les autorités.
Deux nouveaux corps ont été extraits des décombres et huit autres ont été localisés, venant s'ajouter aux 14 morts précédemment identifiés, a déclaré à la presse Travis Hots, chef des pompiers du comté de Snohomish.
176 disparus
La communauté rurale d'Oso, à une centaine de kilomètres au nord-est de Seattle, a été dévastée samedi par une coulée de boue, après l'effondrement d'un pan entier d'une colline sur une rivière voisine.
Le nombre de personnes portées disparues est toujours de 176, dans l'attente d'un nouveau décompte du shérif du comté, prenant en compte les éventuels doublons, a précisé John Pennington, chef des services de secours du comté.
Quelque 200 personnes ont travaillé d'arrache-pied mardi pour retrouver d'éventuels survivants dans le bourbier, sous une pluie battante. Trente-cinq maisons et une quinzaine de camping-cars ont été balayées par la coulée de boue, et les chances de retrouver des survivants sont de plus en plus minces.
«Malheureusement, nous n'avons trouvé aucun signe de vie aujourd'hui», a déploré Hots, sans pour autant baisser les bras. «Nous n'avons pas perdu l'espoir de retrouver quelqu'un» de vivant, a-t-il dit.
Source © AFP
Deux nouveaux corps ont été extraits des décombres et huit autres ont été localisés, venant s'ajouter aux 14 morts précédemment identifiés, a déclaré à la presse Travis Hots, chef des pompiers du comté de Snohomish.
176 disparus
La communauté rurale d'Oso, à une centaine de kilomètres au nord-est de Seattle, a été dévastée samedi par une coulée de boue, après l'effondrement d'un pan entier d'une colline sur une rivière voisine.
Le nombre de personnes portées disparues est toujours de 176, dans l'attente d'un nouveau décompte du shérif du comté, prenant en compte les éventuels doublons, a précisé John Pennington, chef des services de secours du comté.
Quelque 200 personnes ont travaillé d'arrache-pied mardi pour retrouver d'éventuels survivants dans le bourbier, sous une pluie battante. Trente-cinq maisons et une quinzaine de camping-cars ont été balayées par la coulée de boue, et les chances de retrouver des survivants sont de plus en plus minces.
«Malheureusement, nous n'avons trouvé aucun signe de vie aujourd'hui», a déploré Hots, sans pour autant baisser les bras. «Nous n'avons pas perdu l'espoir de retrouver quelqu'un» de vivant, a-t-il dit.
Source © AFP
Tout le monde connaît le tigre, le panda et la baleine bleue ; mais qu'en est-il des autres cinq à trente millions d'espèces estimées présentes sur la planète ? Parmi ces espèces extraordinaires, magnifiques et rares, nombreuses sont celles qui n'ont reçu que très peu d'attention de la part des médias, des groupes de protection de la nature et du public. Cette série d'articles a pour but d'accorder à ces « espèces oubliées» une attention bien méritée.
L'attention particulière portée aux primates les plus charismatiques, tels que les gorilles, les chimpanzés, les orangs-outans, les tamarins-lions et même quelques lémuriens, laisse à penser que les conservateurs maîtrisent parfaitement la protection de nos plus proches cousins. Le fait étonnant qu'aucune espèce de primates n'aurait disparu au cours des 100 dernières années (malgré une destruction à grande échelle de leur habitat) semble confirmer cette déclaration. Cependant, une analyse plus approfondie des données démontre que de nombreuses espèces sont désormais menacées d'extinction, mais aussi que plusieurs d'entre elles ont reçu très peu d'attention de la part des conservateurs.
Selon la liste rouge établie par l'UICN, 48 % de la population primate mondiale est menacée d'extinction : ce chiffre est bien plus élevé que celui des amphibiens, qui ont pourtant été ravagés par une épidémie mondiale. Bien qu'une poignée de 600 primates environ ait gagné l'adoration des conservateurs, de nombreuses espèces restent encore méconnues.
Aucune espèce ne semble plus menacée que le colobe rouge du Delta du Niger, qui selon une étude effectuée par des biologistes au Nigeria, dénombre moins de 500 spécimens et n'est pas encore protégée par les lois nigérianes.
La biologiste nigériane Rachel Ashegbofe Ikemeh a déclaré à Mongabay.com :
« Ce primate rare est l'un des plus impressionnants spécimens animal de sa catégorie. La première fois que j'ai pu apercevoir cette espèce dans son environnement naturel est inoubliable, mais les fois suivantes le sont tout autant. Étant des animaux très sociaux, on peut les observer principalement en grands groupes [...] et dans des groupes composés de plusieurs espèces telles que les hocheurs du Nigeria, les hocheurs à ventre roux du Nigeria, les mona guenons et les colobes à huppe. » « Rien n'est plus beau que d'observer un grand groupe de singes dans son environnement naturel, occupé à se nourrir, à jouer, à échapper à la vue des hommes. On ressent un sentiment indescriptible lorsque l'on observe une scène aussi magnifique, c'est comme si l'on observait un groupe d'enfants vulnérables, essayant de profiter au maximum de la vie après avoir perdu leur innocence. »
Le colobe rouge du Delta du Niger, uniquement présent dans de petites sections des zones humides et des forêts marécageuses, était totalement inconnu des scientifiques jusqu'en 1993. Lors de sa découverte, les scientifiques ont d'abord pensé que le colobe rouge était une sous-espèce du colobe bai de Pennant, mais la recherche génétique effectuée en 2007 a révélé que ce singe appartenait à une espèce à part entière.
Ce nouveau colobe fait partie d'un ensemble de primates découvert au cours des dernières années. En effet, plus de 60 nouvelles espèces de primates ont été découvertes depuis 1990, la plupart (comme le colobe rouge du Delta du Niger) est en voie de disparition ou reste méconnue. Même au sein de ces nouvelles espèces, le colobe rouge du Delta du Niger se détache par le nombre infime d'images ou de vidéos le représentant. De plus, avant que les recherches actuelles soient lancées, seulement un scientifique avait déjà étudié son comportement à long terme sur le terrain. On peut dire que le colobe rouge est l'une des espèces de primates les plus mystérieuses au monde.
« Le colobe rouge du Delta du Niger n'est pas très connu (localement), pas même des nigérians, et encore moins dans le monde en général. Beaucoup de locaux avec qui nous avons discuté [...] connaissent cette espèce mais n'ont aucune idée de son importance. Les jeunes vivant à proximité du colobe rouge ne savent rien de cette espèce et certains d'entre eux ne savent même pas à quoi ressemble l'animal » affirme Ikemeh. Elle ajoute : « Ce singe compte parmi les 25 espèces de primates les plus en danger dans le monde et pourtant personne n'a conscience de l'importance de sa conservation ».
Au départ, les recherches d'Ikemeh ne portaient pas sur le colobe rouge du Delta du Niger. Elle étudiait un groupe de chimpanzés nigéro-camerounais (Pan troglodytes ellioti), la sous-espèce de chimpanzés la plus en danger au monde, lorsqu'elle et son équipe ont réalisé ce que pouvait apporter l'étude des colobes rouges.
« Aucun effort de conservation n'était entrepris pour protéger la population restante de cette espèce » nous a-t-elle expliqué. « Tous les autres groupes semblent avoir fléchi ou abandonné leurs efforts pour des raisons environnementales, économiques et sociales particulièrement difficiles. »
Cependant, les études préliminaires menées par Ikemeh et son équipe démontre que le colobe rouge du Delta du Niger est dans une situation bien plus épouvantable que celle prévue au départ. Ikemeh a des raisons de croire qu'il resterait seulement 500 colobes rouges du Delta du Niger et cette estimation semble bien généreuse.
« L'espèce a déjà disparu de la plupart de ses aires de répartition et ces zones diminuent de jour en jour » précise-t-elle. « Aucun spécimen n'a pu être observé à Gbanraun, là où l'espèce avait déjà été étudiée attentivement, ce qui laisse à penser que même dans cet endroit de « première » occurrence, l'espèce disparaît. »
Bien que l'environnement soit fortement pollué et que l'espèce soit considérée comme étant En Danger Critique d'Extinction sur la liste rouge de l'UICN depuis 2008, aucune loi n'a encore été créée pour protéger le colobe. Aujourd'hui encore, un chasseur a légalement le droit de tirer à vue sur un colobe rouge du Delta du Niger.
« Notre groupe est convaincu que l'on pourrait s'inspirer des efforts déjà fournis et des ressources disponibles [...] pour faire la différence » nous a affirmé Ikemeh qui espère protéger les singes en poussant les politiciens à faire passer des lois pour leur protection, en travaillant avec les communautés locales et en approfondissant les recherches.
Cependant, le défi à relever est énorme. Le Delta du Niger est devenu synonyme de désastre environnemental suite à des décennies de mauvaise gestion de l'exploitation pétrolière et à plusieurs déversements de pétrole. Le secteur a aussi transformé plusieurs voies navigables locales en créant des canaux et en installant des pipelines, des transformations qui ont eu un impact sur les espèces vivant dans la région. Pour finir, la conquête du pétrole a entravé les efforts accomplis pour inscrire certaines régions du delta comme zones protégées.
De plus, le Nigéria a subi une déforestation massive : entre 2000 et 2010, le pays a perdu près d'un tiers de ses forêts. Au début des années 2000, le Nigéria a connu la plus importante disparition de forêt primaire au monde. C'est donc sans surprise que la perte d'habitat constitue la première menace à la survie du colobe rouge du Delta du Niger.
« Le hallea ledermannii, aussi appelé "Abura", est l'un des arbres les plus importants pour l'alimentation du colobe rouge du Delta du Niger. Par ailleurs, cet arbre, cible précieuse en matière d'exploitation du bois, est l'un des plus recherché par les bûcherons de la région lorsqu'ils envahissent une forêt » remarque Ikemeh.
L'invasion des compagnies pétrolières et de leurs employés a aussi apporté des changements dans l'alimentation des locaux. Ils se nourrissent de plus en plus de viandes sauvages et non plus de poisson.
« Bien que de nombreux locaux soutiennent que cette espèce n'est pas leur viande préférée, certains chasseurs admettent que c'est l'un des singes les plus faciles à chasser car il n'est pas aussi dynamique que les autres. Ils vont donc le chasser à la première occasion » explique Ikemeh.
Avec les quelques centaines de colobes rouges restants, il ne faudrait pas énormément d'excursions de chasse pour anéantir l'espèce. Il est possible que le colobe rouge du Delta du Niger soit la première espèce de primates à disparaître d'ici à une centaine d'années. Selon Ikemeh, il est encore possible de sauver l'espèce de l'extinction à condition que le gouvernement nigérian interdise la chasse du colobe rouge et protège les arbres « Abura ».
Elle ajoute : « au moins 500 km² des aires de répartition actuelles et passées doivent être établies comme zones protégées, au sein desquelles toutes formes d'exploitation du bois et autres activités humaines seront strictement interdite ».
Ikemeh affirme que la communauté internationale peut aider en faisant appel au gouvernement nigérian pour qu'il prenne des mesures pour protéger le colobe rouge du Delta du Niger.
« Ce sont certes des mesures radicales mais elles sont indispensables » précise-t-elle. Des « mesures radicales » de conservation sont nécessaires pour sauver non seulement le colobe rouge du Delta du Niger de l'extinction mais aussi bien d'autres espèces de primates. Nos plus proches parents (singes, lémuriens, tarsiers, loris et galagos confondus) font face à toutes sortes d'impacts liés aux activités humaines tels que : la déforestation, le commerce du gibier et une population humaine croissante puisant dans leurs ressources. Si nous parvenons à passer le siècle à venir sans perdre une seule espèce de primates, ce sera grâce à la volonté des politiciens de prendre en charge un problème environnemental, et à la volonté des conservateurs comme Rachel Ashegbofe Ikemeh de soutenir les espèces de primates oubliées.
Le projet de Rachel Ashegbofe Ikemeh a été fondé par Primate Conservation Inc., Explorers Club et Eddie Bauer Grants for Expeditions, Margot Marsh Biodiversity Foundation, et l'African Wildlife Foundation. Ce travail est également soutenu par le Département fédéral de la foresterie nigérian et le Département de la foresterie de l'état de Bayelsa.
Source © Jeremy Hance / mongabay.com
L'attention particulière portée aux primates les plus charismatiques, tels que les gorilles, les chimpanzés, les orangs-outans, les tamarins-lions et même quelques lémuriens, laisse à penser que les conservateurs maîtrisent parfaitement la protection de nos plus proches cousins. Le fait étonnant qu'aucune espèce de primates n'aurait disparu au cours des 100 dernières années (malgré une destruction à grande échelle de leur habitat) semble confirmer cette déclaration. Cependant, une analyse plus approfondie des données démontre que de nombreuses espèces sont désormais menacées d'extinction, mais aussi que plusieurs d'entre elles ont reçu très peu d'attention de la part des conservateurs.
Selon la liste rouge établie par l'UICN, 48 % de la population primate mondiale est menacée d'extinction : ce chiffre est bien plus élevé que celui des amphibiens, qui ont pourtant été ravagés par une épidémie mondiale. Bien qu'une poignée de 600 primates environ ait gagné l'adoration des conservateurs, de nombreuses espèces restent encore méconnues.
Aucune espèce ne semble plus menacée que le colobe rouge du Delta du Niger, qui selon une étude effectuée par des biologistes au Nigeria, dénombre moins de 500 spécimens et n'est pas encore protégée par les lois nigérianes.
La biologiste nigériane Rachel Ashegbofe Ikemeh a déclaré à Mongabay.com :
« Ce primate rare est l'un des plus impressionnants spécimens animal de sa catégorie. La première fois que j'ai pu apercevoir cette espèce dans son environnement naturel est inoubliable, mais les fois suivantes le sont tout autant. Étant des animaux très sociaux, on peut les observer principalement en grands groupes [...] et dans des groupes composés de plusieurs espèces telles que les hocheurs du Nigeria, les hocheurs à ventre roux du Nigeria, les mona guenons et les colobes à huppe. » « Rien n'est plus beau que d'observer un grand groupe de singes dans son environnement naturel, occupé à se nourrir, à jouer, à échapper à la vue des hommes. On ressent un sentiment indescriptible lorsque l'on observe une scène aussi magnifique, c'est comme si l'on observait un groupe d'enfants vulnérables, essayant de profiter au maximum de la vie après avoir perdu leur innocence. »
Le colobe rouge du Delta du Niger, uniquement présent dans de petites sections des zones humides et des forêts marécageuses, était totalement inconnu des scientifiques jusqu'en 1993. Lors de sa découverte, les scientifiques ont d'abord pensé que le colobe rouge était une sous-espèce du colobe bai de Pennant, mais la recherche génétique effectuée en 2007 a révélé que ce singe appartenait à une espèce à part entière.
Ce nouveau colobe fait partie d'un ensemble de primates découvert au cours des dernières années. En effet, plus de 60 nouvelles espèces de primates ont été découvertes depuis 1990, la plupart (comme le colobe rouge du Delta du Niger) est en voie de disparition ou reste méconnue. Même au sein de ces nouvelles espèces, le colobe rouge du Delta du Niger se détache par le nombre infime d'images ou de vidéos le représentant. De plus, avant que les recherches actuelles soient lancées, seulement un scientifique avait déjà étudié son comportement à long terme sur le terrain. On peut dire que le colobe rouge est l'une des espèces de primates les plus mystérieuses au monde.
« Le colobe rouge du Delta du Niger n'est pas très connu (localement), pas même des nigérians, et encore moins dans le monde en général. Beaucoup de locaux avec qui nous avons discuté [...] connaissent cette espèce mais n'ont aucune idée de son importance. Les jeunes vivant à proximité du colobe rouge ne savent rien de cette espèce et certains d'entre eux ne savent même pas à quoi ressemble l'animal » affirme Ikemeh. Elle ajoute : « Ce singe compte parmi les 25 espèces de primates les plus en danger dans le monde et pourtant personne n'a conscience de l'importance de sa conservation ».
Au départ, les recherches d'Ikemeh ne portaient pas sur le colobe rouge du Delta du Niger. Elle étudiait un groupe de chimpanzés nigéro-camerounais (Pan troglodytes ellioti), la sous-espèce de chimpanzés la plus en danger au monde, lorsqu'elle et son équipe ont réalisé ce que pouvait apporter l'étude des colobes rouges.
« Aucun effort de conservation n'était entrepris pour protéger la population restante de cette espèce » nous a-t-elle expliqué. « Tous les autres groupes semblent avoir fléchi ou abandonné leurs efforts pour des raisons environnementales, économiques et sociales particulièrement difficiles. »
Cependant, les études préliminaires menées par Ikemeh et son équipe démontre que le colobe rouge du Delta du Niger est dans une situation bien plus épouvantable que celle prévue au départ. Ikemeh a des raisons de croire qu'il resterait seulement 500 colobes rouges du Delta du Niger et cette estimation semble bien généreuse.
« L'espèce a déjà disparu de la plupart de ses aires de répartition et ces zones diminuent de jour en jour » précise-t-elle. « Aucun spécimen n'a pu être observé à Gbanraun, là où l'espèce avait déjà été étudiée attentivement, ce qui laisse à penser que même dans cet endroit de « première » occurrence, l'espèce disparaît. »
Bien que l'environnement soit fortement pollué et que l'espèce soit considérée comme étant En Danger Critique d'Extinction sur la liste rouge de l'UICN depuis 2008, aucune loi n'a encore été créée pour protéger le colobe. Aujourd'hui encore, un chasseur a légalement le droit de tirer à vue sur un colobe rouge du Delta du Niger.
« Notre groupe est convaincu que l'on pourrait s'inspirer des efforts déjà fournis et des ressources disponibles [...] pour faire la différence » nous a affirmé Ikemeh qui espère protéger les singes en poussant les politiciens à faire passer des lois pour leur protection, en travaillant avec les communautés locales et en approfondissant les recherches.
Cependant, le défi à relever est énorme. Le Delta du Niger est devenu synonyme de désastre environnemental suite à des décennies de mauvaise gestion de l'exploitation pétrolière et à plusieurs déversements de pétrole. Le secteur a aussi transformé plusieurs voies navigables locales en créant des canaux et en installant des pipelines, des transformations qui ont eu un impact sur les espèces vivant dans la région. Pour finir, la conquête du pétrole a entravé les efforts accomplis pour inscrire certaines régions du delta comme zones protégées.
De plus, le Nigéria a subi une déforestation massive : entre 2000 et 2010, le pays a perdu près d'un tiers de ses forêts. Au début des années 2000, le Nigéria a connu la plus importante disparition de forêt primaire au monde. C'est donc sans surprise que la perte d'habitat constitue la première menace à la survie du colobe rouge du Delta du Niger.
« Le hallea ledermannii, aussi appelé "Abura", est l'un des arbres les plus importants pour l'alimentation du colobe rouge du Delta du Niger. Par ailleurs, cet arbre, cible précieuse en matière d'exploitation du bois, est l'un des plus recherché par les bûcherons de la région lorsqu'ils envahissent une forêt » remarque Ikemeh.
L'invasion des compagnies pétrolières et de leurs employés a aussi apporté des changements dans l'alimentation des locaux. Ils se nourrissent de plus en plus de viandes sauvages et non plus de poisson.
« Bien que de nombreux locaux soutiennent que cette espèce n'est pas leur viande préférée, certains chasseurs admettent que c'est l'un des singes les plus faciles à chasser car il n'est pas aussi dynamique que les autres. Ils vont donc le chasser à la première occasion » explique Ikemeh.
Avec les quelques centaines de colobes rouges restants, il ne faudrait pas énormément d'excursions de chasse pour anéantir l'espèce. Il est possible que le colobe rouge du Delta du Niger soit la première espèce de primates à disparaître d'ici à une centaine d'années. Selon Ikemeh, il est encore possible de sauver l'espèce de l'extinction à condition que le gouvernement nigérian interdise la chasse du colobe rouge et protège les arbres « Abura ».
Elle ajoute : « au moins 500 km² des aires de répartition actuelles et passées doivent être établies comme zones protégées, au sein desquelles toutes formes d'exploitation du bois et autres activités humaines seront strictement interdite ».
Ikemeh affirme que la communauté internationale peut aider en faisant appel au gouvernement nigérian pour qu'il prenne des mesures pour protéger le colobe rouge du Delta du Niger.
« Ce sont certes des mesures radicales mais elles sont indispensables » précise-t-elle. Des « mesures radicales » de conservation sont nécessaires pour sauver non seulement le colobe rouge du Delta du Niger de l'extinction mais aussi bien d'autres espèces de primates. Nos plus proches parents (singes, lémuriens, tarsiers, loris et galagos confondus) font face à toutes sortes d'impacts liés aux activités humaines tels que : la déforestation, le commerce du gibier et une population humaine croissante puisant dans leurs ressources. Si nous parvenons à passer le siècle à venir sans perdre une seule espèce de primates, ce sera grâce à la volonté des politiciens de prendre en charge un problème environnemental, et à la volonté des conservateurs comme Rachel Ashegbofe Ikemeh de soutenir les espèces de primates oubliées.
Le projet de Rachel Ashegbofe Ikemeh a été fondé par Primate Conservation Inc., Explorers Club et Eddie Bauer Grants for Expeditions, Margot Marsh Biodiversity Foundation, et l'African Wildlife Foundation. Ce travail est également soutenu par le Département fédéral de la foresterie nigérian et le Département de la foresterie de l'état de Bayelsa.
Source © Jeremy Hance / mongabay.com
“En raison du comportement (…) naturel des lions, le zoo a dû euthanasier les deux lions âgés et les deux lionceaux qui n‘étaient pas assez vieux pour se débrouiller seuls”, a déclaré mardi le zoo dans un communiqué.
Les jeunes lions âgés de 10 mois “auraient été tués par le nouveau mâle dès qu’il en aurait eu la possibilité”, a-t-il poursuivi. Ils ont été tués lundi, car le zoo n’a pas réussi à les placer ailleurs, a expliqué un porte-parole à l’AFP.
A la différence de Marius, il n’y a pas eu cette fois-ci de dissection en public car “tous nos animaux ne sont pas découpés” devant les visiteurs, a-t-il ajouté.
Dans quelques jours, le nouveau mâle sera présenté aux deux lionnes nées en 2012, aujourd’hui en âge de se reproduire. “Le zoo est reconnu mondialement pour son travail avec les lions et je suis fier que l’un d’entre eux soit à l’origine d’une nouvelle lignée”, a souligné le directeur Steffen Sträde.
Le mois dernier, le responsable du zoo Bengt Holst avait reçu des menaces de mort suite à la décision de tuer le girafon Marius, âgé alors de 18 mois. Celui-ci avait été exécuté avec un pistolet d’abattage, disséqué, puis découpé en morceaux puis jeté en pâture aux lions sous le regard des enfants présents dans la salle.
L’affaire avait choqué des milliers de défenseurs des animaux dans le monde entier, une pétition avait même circulé pour sauver le jeune girafon. Le zoo a indiqué sur son site internet n’avoir eu d’autre choix que d’empêcher Marius d’atteindre l‘âge adulte, car, en vertu des règles de l’Association européenne des zoos et des aquariums (EAZA), la consanguinité entre girafes doit être évitée.
Au Danemark, où il existe de nombreuses fermes, une écrasante majorité d’internautes ont considéré que ce tollé international n‘était autre que le signe de l’hypocrisie et du politiquement correct. Un spécialiste de l‘éthique concernant le traitement des animaux était allé jusqu‘à dénoncer la “disneyfication” des animaux des zoos.
(Avec AFP)
Le service japonais de sécurité maritime en est venu à cette conclusion ayant procédé à des mesures depuis un hélicoptère.
Initialement l'île s'étirait à 100 m de l'est à l'ouest et à 200 m du nord au sud. A présent elle s'étend respectivement à 1 150 m et à 850 m. Sa superficie constitue actuellement 70 hectares (700 000 mètres carrés) ce qui est 70 fois plus qu'au moment de l'apparition.
Les spécialistes indiquent que l'éruption du volcan se poursuit et, par conséquent, l'île continuera de grossir.
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