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vendredi 11 avril 2014
En dépit des nombreux appels lancés à la population depuis décembre 2013, les résultats de l‘examen des données du dispositif de surveillance, confirmés par le comité des experts médicaux du chikungunya réunit en séance hier jeudi 10 avril, montrent que le seuil épidémique est franchi.
« Dès lors, il convient de tout mettre en œuvre pour contenir son évolution » ajoute le communiqué de la Préfète de Région.
Ainsi, compte tenu de la dynamique actuelle de cette épidémie et pour éviter que la Guadeloupe ne soit plus lourdement touchée par la maladie, Marcelle Pierrot rappelle que l'essentiel des actions à mener repose sur le comportement des individus.
« C'est maintenant qu'il faut agir ».
La population est donc invitée à respecter les consignes rappelées ci-dessous. Des consignes qui relèvent du simple bon sens mais qui en l'espèce constituent l'essentiel de la lutte contre l'évolution du chikungunya en Guadeloupe :
- Éliminer systématiquement les foyers de gîtes larvaires qui sont principalement dans et autour des maisons d'habitation : dans les réserves d'eau que sont les plantes en eau, les coupelles des pots à fleurs, les pneus usagés, les demies-coquilles de noix de coco laissées dans la nature, etc.
- Vérifier et prendre toutes les dispositions nécessaires pour éviter que l'eau ne stagne dans les gouttières, les chenaux, les regards et avaloirs d'eaux pluviales.
- Porter des vêtements longs et couvrants pour se protéger des piqûres de moustiques.
- Appliquer ou vaporiser des produits répulsifs adaptés sur toutes les parties découvertes du corps, visage compris (l'application doit être renouvelée fréquemment et au moins 30mn après les produits solaires).
- Dormir la journée comme la nuit (y compris les jeunes enfants) sous une moustiquaire.
- Consulter le médecin en cas d'apparition de fièvre brutale accompagnée de douleurs articulaires. Ce sont les premiers signes de la maladie.
Les services de l'État, des collectivités et des partenaires se réuniront le 17 avril prochain en préfecture « pour faire un point exhaustif sur les mesures déjà mises en place et sur celles à prendre pour renforcer la lutte ».
Pourtant, la situation ne peut être comparable à celle de la Réunion car il ne s'agit pas de la même souche : le virus est arrivé fin novembre à Saint-Martin par un homme revenu infecté d'un voyage en Asie, et probablement à nouveau piqué sur place par un moustique vecteur de la maladie. Son évolution n'est pas la même dans les îles antillaises car « il y a eu un décrochage dans le temps », explique Christian Ursulet. Et l'épidémie n'a pas affecté toutes les îles au même moment : « Saint-Martin avait plusieurs semaines d'avance, le virus est arrivé ensuite en Martinique car les bateaux de croisière y font d'abord escale avant d'aller en Guadeloupe. »
Le chikungunya se manifeste par une forte fièvre, des douleurs articulaires (arthralgie), des maux de têtes. Six décès ont été répertoriés par l'Institut de veille sanitaire (InVS) : trois à Saint-Martin, deux en Martinique et un en Guadeloupe. Des décès « indirectement liés à la maladie », le virus ayant touché des personnes fragiles ou des malades chroniques.
« La situation est alarmante mais pas catastrophique puisque les systèmes de soin actuels ne sont pas saturés », affirme Christian Ursulet. Quant au sentiment de la population, il est partagé. « Le chikungunya fait peur car il s'agit d'un nouveau virus mais il n'y a pas d'inquiétude majeure », reconnaît Jacques Rosine, épidémiologiste à la cellule interrégionale d'épidémiologie Antilles-Guyane. Les Antilles sont déjà confrontées, depuis une dizaine d'années, à des épidémies de dengue, une infection virale également transmise par les moustiques, qui est « plus susceptible de créer la panique car les pathologies sévères, notamment des formes hémorragiques, causent souvent des décès, même chez des personnes en pleine forme ».
Avec 11 400 cas, la Martinique est la plus affectée par le « chik » depuis son apparition fin décembre. L'île est classée en « phase épidémique » depuis début janvier, et toutes les communes sont affectées. Le nombre de cas est en augmentation de 15 % entre les deux dernières semaines de mars.
La situation évolue aussi en Guadeloupe avec presque 470 nouveaux cas évocateurs – soit une personne présentant une fièvre supérieure à 38,5 °C et des douleurs articulaires. L'augmentation est de presque 60 % entre les deux dernières semaines de mars. Deux communes sont maintenant classées en zone épidémique (Baie-Mahault et Terre-de-Bas) et cette forte augmentation inquiète. « L'épidémie est inévitable en Guadeloupe et dans toute la Caraïbe, assure Patrice Richard, directeur général de l'ARS Guadeloupe, dans France-Antilles. Tout simplement parce que les populations circulent et transportent le virus avec elles. »
Même si le flux de passagers Saint-Martin-Martinique et Saint-Martin-Guadeloupe est équivalent, le virus ne s'est pas implanté de la même manière. L'épidémie « a d'abord touché Fort-de-France, une ville à très forte densité de population, alors qu'elle était moindre à Baie-Mahault », le premier foyer de transmission guadeloupéen, selon Jacques Rosine.
A Saint-Martin et à Saint-Barthélemy, l'épidémie se maintient en mars à un niveau relativement faible, après une diminution enregistrée durant le mois de février. A Saint-Martin, le virus se répand sur l'ensemble de la partie française de l'île. Le nombre de « cas cliniquement évocateurs » est estimé à presque 3 000 depuis le début de l'épidémie dans la partie française de l'île. Saint-Barthélemy comptabilise 430 cas depuis fin décembre.
La circulation du virus reste modérée en Guyane – une trentaine de cas confirmés – mais elle commence à s'étendre sur le littoral : la commune de Kourou et l'île de Cayenne sont touchées. « La Guyane ne subit pas la même évolution car elle est plus éloignée de Saint-Martin et le flux de personnes provenant de l'île franco-néerlandaise a été moins important », explique Jacques Rosine.
Après les Caraïbes, le chikungunya a posé un pied en Guyane, et pourrait rapidement s’étendre à l’Amérique du sud et aux Etats-Unis, selon les derniers chiffres inquiétants publiés par le Centre européen pour la prévention et le contrôle des maladies (ECDC).
Le début du « carême », la saison la plus sèche dans les Antilles , qui s'étale de la mi-février à la mi-août, aura-t-il une influence sur la diminution des gîtes d'eau, qui sont des bassins de reproduction pour les moustiques ?
« C'est invérifié, assure Christian Ursulet. Le carême devrait normalement influer sur l'évolution de l'épidémie mais il y a une certaine pluviométrie : il fait certes plus chaud mais il pleut à la différence des autres années où il faisait très sec. » Il n'existe aucun traitement spécifique ni vaccin contre le chikungunya. Afin de limiter la diffusion du virus, les ARS de Martinique et de Guadeloupe ont déployé un plan d'actions, parmi lesquelles le renforcement de la surveillance épidémiologique et l'intensification des actions de démoustication.
La prévention passe par la « protection individuelle car le moustique récupère le virus sur les gens ». Les populations sont donc invitées à utiliser des répulsifs, à s'équiper de moustiquaires imprégnées et à porter des vêtements longs. De même, il est conseillé de supprimer tous les points d'eau inutiles (coupelles de pots, plantes en eau...). « Il y a une tradition des fûts récupérateurs d'eau de pluie pour arroser son jardin ou nettoyer la terrasse », reconnaît Christian Ursulet. « La prévention passe donc par la participation collective à la destruction de ces gîtes », assure-t-il. Des gestes barrières dans une zone où personne n'est immunisé contre le chikungunya.
Source © le monde
Et pendant ce temps les alertes télévisées se répandent en Amérique du Sud...
« Dès lors, il convient de tout mettre en œuvre pour contenir son évolution » ajoute le communiqué de la Préfète de Région.
Ainsi, compte tenu de la dynamique actuelle de cette épidémie et pour éviter que la Guadeloupe ne soit plus lourdement touchée par la maladie, Marcelle Pierrot rappelle que l'essentiel des actions à mener repose sur le comportement des individus.
« C'est maintenant qu'il faut agir ».
La population est donc invitée à respecter les consignes rappelées ci-dessous. Des consignes qui relèvent du simple bon sens mais qui en l'espèce constituent l'essentiel de la lutte contre l'évolution du chikungunya en Guadeloupe :
- Éliminer systématiquement les foyers de gîtes larvaires qui sont principalement dans et autour des maisons d'habitation : dans les réserves d'eau que sont les plantes en eau, les coupelles des pots à fleurs, les pneus usagés, les demies-coquilles de noix de coco laissées dans la nature, etc.
- Vérifier et prendre toutes les dispositions nécessaires pour éviter que l'eau ne stagne dans les gouttières, les chenaux, les regards et avaloirs d'eaux pluviales.
- Porter des vêtements longs et couvrants pour se protéger des piqûres de moustiques.
- Appliquer ou vaporiser des produits répulsifs adaptés sur toutes les parties découvertes du corps, visage compris (l'application doit être renouvelée fréquemment et au moins 30mn après les produits solaires).
- Dormir la journée comme la nuit (y compris les jeunes enfants) sous une moustiquaire.
- Consulter le médecin en cas d'apparition de fièvre brutale accompagnée de douleurs articulaires. Ce sont les premiers signes de la maladie.
Les services de l'État, des collectivités et des partenaires se réuniront le 17 avril prochain en préfecture « pour faire un point exhaustif sur les mesures déjà mises en place et sur celles à prendre pour renforcer la lutte ».
Pourtant, la situation ne peut être comparable à celle de la Réunion car il ne s'agit pas de la même souche : le virus est arrivé fin novembre à Saint-Martin par un homme revenu infecté d'un voyage en Asie, et probablement à nouveau piqué sur place par un moustique vecteur de la maladie. Son évolution n'est pas la même dans les îles antillaises car « il y a eu un décrochage dans le temps », explique Christian Ursulet. Et l'épidémie n'a pas affecté toutes les îles au même moment : « Saint-Martin avait plusieurs semaines d'avance, le virus est arrivé ensuite en Martinique car les bateaux de croisière y font d'abord escale avant d'aller en Guadeloupe. »
Le chikungunya se manifeste par une forte fièvre, des douleurs articulaires (arthralgie), des maux de têtes. Six décès ont été répertoriés par l'Institut de veille sanitaire (InVS) : trois à Saint-Martin, deux en Martinique et un en Guadeloupe. Des décès « indirectement liés à la maladie », le virus ayant touché des personnes fragiles ou des malades chroniques.
« La situation est alarmante mais pas catastrophique puisque les systèmes de soin actuels ne sont pas saturés », affirme Christian Ursulet. Quant au sentiment de la population, il est partagé. « Le chikungunya fait peur car il s'agit d'un nouveau virus mais il n'y a pas d'inquiétude majeure », reconnaît Jacques Rosine, épidémiologiste à la cellule interrégionale d'épidémiologie Antilles-Guyane. Les Antilles sont déjà confrontées, depuis une dizaine d'années, à des épidémies de dengue, une infection virale également transmise par les moustiques, qui est « plus susceptible de créer la panique car les pathologies sévères, notamment des formes hémorragiques, causent souvent des décès, même chez des personnes en pleine forme ».
Avec 11 400 cas, la Martinique est la plus affectée par le « chik » depuis son apparition fin décembre. L'île est classée en « phase épidémique » depuis début janvier, et toutes les communes sont affectées. Le nombre de cas est en augmentation de 15 % entre les deux dernières semaines de mars.
La situation évolue aussi en Guadeloupe avec presque 470 nouveaux cas évocateurs – soit une personne présentant une fièvre supérieure à 38,5 °C et des douleurs articulaires. L'augmentation est de presque 60 % entre les deux dernières semaines de mars. Deux communes sont maintenant classées en zone épidémique (Baie-Mahault et Terre-de-Bas) et cette forte augmentation inquiète. « L'épidémie est inévitable en Guadeloupe et dans toute la Caraïbe, assure Patrice Richard, directeur général de l'ARS Guadeloupe, dans France-Antilles. Tout simplement parce que les populations circulent et transportent le virus avec elles. »
Même si le flux de passagers Saint-Martin-Martinique et Saint-Martin-Guadeloupe est équivalent, le virus ne s'est pas implanté de la même manière. L'épidémie « a d'abord touché Fort-de-France, une ville à très forte densité de population, alors qu'elle était moindre à Baie-Mahault », le premier foyer de transmission guadeloupéen, selon Jacques Rosine.
A Saint-Martin et à Saint-Barthélemy, l'épidémie se maintient en mars à un niveau relativement faible, après une diminution enregistrée durant le mois de février. A Saint-Martin, le virus se répand sur l'ensemble de la partie française de l'île. Le nombre de « cas cliniquement évocateurs » est estimé à presque 3 000 depuis le début de l'épidémie dans la partie française de l'île. Saint-Barthélemy comptabilise 430 cas depuis fin décembre.
La circulation du virus reste modérée en Guyane – une trentaine de cas confirmés – mais elle commence à s'étendre sur le littoral : la commune de Kourou et l'île de Cayenne sont touchées. « La Guyane ne subit pas la même évolution car elle est plus éloignée de Saint-Martin et le flux de personnes provenant de l'île franco-néerlandaise a été moins important », explique Jacques Rosine.
Après les Caraïbes, le chikungunya a posé un pied en Guyane, et pourrait rapidement s’étendre à l’Amérique du sud et aux Etats-Unis, selon les derniers chiffres inquiétants publiés par le Centre européen pour la prévention et le contrôle des maladies (ECDC).
Le début du « carême », la saison la plus sèche dans les Antilles , qui s'étale de la mi-février à la mi-août, aura-t-il une influence sur la diminution des gîtes d'eau, qui sont des bassins de reproduction pour les moustiques ?
« C'est invérifié, assure Christian Ursulet. Le carême devrait normalement influer sur l'évolution de l'épidémie mais il y a une certaine pluviométrie : il fait certes plus chaud mais il pleut à la différence des autres années où il faisait très sec. » Il n'existe aucun traitement spécifique ni vaccin contre le chikungunya. Afin de limiter la diffusion du virus, les ARS de Martinique et de Guadeloupe ont déployé un plan d'actions, parmi lesquelles le renforcement de la surveillance épidémiologique et l'intensification des actions de démoustication.
La prévention passe par la « protection individuelle car le moustique récupère le virus sur les gens ». Les populations sont donc invitées à utiliser des répulsifs, à s'équiper de moustiquaires imprégnées et à porter des vêtements longs. De même, il est conseillé de supprimer tous les points d'eau inutiles (coupelles de pots, plantes en eau...). « Il y a une tradition des fûts récupérateurs d'eau de pluie pour arroser son jardin ou nettoyer la terrasse », reconnaît Christian Ursulet. « La prévention passe donc par la participation collective à la destruction de ces gîtes », assure-t-il. Des gestes barrières dans une zone où personne n'est immunisé contre le chikungunya.
Source © le monde
Et pendant ce temps les alertes télévisées se répandent en Amérique du Sud...
Le cyclone Ita devrait pénétrer les terres vendredi en Australie et a déjà entraîné l’évacuation de nombreux habitants des zones côtières.
Les touristes et les habitants côtiers évacuaient des parties de la Grande Barrière de Corail jeudi alors qu’un cyclone puissant s’intensifiait dans la Mer de Corail et se dirigeait vers le nord-est de l’Australie.
Le cyclone Ita devrait pénétrer les terres vendredi au nord de la ville tropicale de Cairns, entraînant la possibilité d’inondations et de dommages étendues, d’après ce qu’ont déclaré des responsables.
Des rafales de vent soufflant jusqu’à 280 km/h sont prévues, entraînant des pluies torrentielles, d’après le Bureau de Météorologie d’Australie.
Ita est potentiellement la tempête la plus puissante à menacer la région depuis le cyclone Yasi il y a trois ans
« La mer devrait augmenter de manière constante jusqu’à un niveau qui sera bien supérieur à la marée normale, avec des vagues dévastatrices, des courants forts et des inondations des zones de basse altitude s’étendant à l’intérieur des terres » a déclaré le Bureau.
La tempête était encore classifiée comme une dépression tropicale lorsqu’elle s’est dirigée dans les Iles Salomon la semaine dernière, faisant au moins 23 victimes près de la capitale Honiara, d’après l’ONU.
En Australie, des hélicoptères de secourisme ont été envoyés pour trouver les habitants dans les régions isolées et les avertir de l’approche de la tempête. Les campings ont été évacués et fermés et les îles près de la côte ont aussi été évacuées.
La trajectoire prévue de la tempête devrait l’entraîner dans une partie peu peuplée de l’Etat du Queensland vendredi, s’étendant sur une superficie de près de 400 km.
Le Premier Ministre du Queensland, Campbell Newman a déclaré que près de 9000 personnes pourraient être évacuées en prévision du cyclone, y compris des habitants et des touristes à Port Douglas, un lieu de vacances très couru.
Le ministre de l’énergie a déclaré qu’Ita était potentiellement la tempête la plus puissante à menacer la région depuis le cyclone Yasi il y a trois ans. Il a déclaré que les habitants devaient se préparer à perdre l’électricité pendant au moins un mois.
Le cyclone Yasi avait fait près de 3,5 milliards de dollars australiens de dégâts lorsqu’il avait traversé le Queensland en Février 2011.
Les touristes et les habitants côtiers évacuaient des parties de la Grande Barrière de Corail jeudi alors qu’un cyclone puissant s’intensifiait dans la Mer de Corail et se dirigeait vers le nord-est de l’Australie.
Le cyclone Ita devrait pénétrer les terres vendredi au nord de la ville tropicale de Cairns, entraînant la possibilité d’inondations et de dommages étendues, d’après ce qu’ont déclaré des responsables.
Des rafales de vent soufflant jusqu’à 280 km/h sont prévues, entraînant des pluies torrentielles, d’après le Bureau de Météorologie d’Australie.
Ita est potentiellement la tempête la plus puissante à menacer la région depuis le cyclone Yasi il y a trois ans
« La mer devrait augmenter de manière constante jusqu’à un niveau qui sera bien supérieur à la marée normale, avec des vagues dévastatrices, des courants forts et des inondations des zones de basse altitude s’étendant à l’intérieur des terres » a déclaré le Bureau.
La tempête était encore classifiée comme une dépression tropicale lorsqu’elle s’est dirigée dans les Iles Salomon la semaine dernière, faisant au moins 23 victimes près de la capitale Honiara, d’après l’ONU.
En Australie, des hélicoptères de secourisme ont été envoyés pour trouver les habitants dans les régions isolées et les avertir de l’approche de la tempête. Les campings ont été évacués et fermés et les îles près de la côte ont aussi été évacuées.
La trajectoire prévue de la tempête devrait l’entraîner dans une partie peu peuplée de l’Etat du Queensland vendredi, s’étendant sur une superficie de près de 400 km.
Le Premier Ministre du Queensland, Campbell Newman a déclaré que près de 9000 personnes pourraient être évacuées en prévision du cyclone, y compris des habitants et des touristes à Port Douglas, un lieu de vacances très couru.
Le ministre de l’énergie a déclaré qu’Ita était potentiellement la tempête la plus puissante à menacer la région depuis le cyclone Yasi il y a trois ans. Il a déclaré que les habitants devaient se préparer à perdre l’électricité pendant au moins un mois.
Le cyclone Yasi avait fait près de 3,5 milliards de dollars australiens de dégâts lorsqu’il avait traversé le Queensland en Février 2011.
Un séisme d'une magnitude de 7,3 a été enregistré vendredi au large de la Papouasie-Nouvelle-Guinée mais tout risque de tsunami est écarté, a annoncé l'institut américain de géophysique (USGS).
L'hypocentre du séisme a été mesuré à 54 km de profondeur et son épicentre à une cinquantaine de kilomètres de la ville de Panguna, sur l'île Bougainville.
Les sismologues australiens l'ont mesuré à 7,4 et estiment qu'il a pu faire quelques dégâts aux Salomons. Ces îles du Pacifique sud se remettent tout juste de crues éclair qui ont fait plus de 20 morts.
«Ils ont certainement ressenti une forte secousse», a indiqué David Jepsen de Geoscience Australia. Selon le centre d'alerte aux tsunamis dans le Pacifique, le séisme ne provoquera pas de grande vague, tout au plus des petits tsunamis localisés.
Source © Le Parisien
L'hypocentre du séisme a été mesuré à 54 km de profondeur et son épicentre à une cinquantaine de kilomètres de la ville de Panguna, sur l'île Bougainville.
Les sismologues australiens l'ont mesuré à 7,4 et estiment qu'il a pu faire quelques dégâts aux Salomons. Ces îles du Pacifique sud se remettent tout juste de crues éclair qui ont fait plus de 20 morts.
«Ils ont certainement ressenti une forte secousse», a indiqué David Jepsen de Geoscience Australia. Selon le centre d'alerte aux tsunamis dans le Pacifique, le séisme ne provoquera pas de grande vague, tout au plus des petits tsunamis localisés.
Source © Le Parisien
Un fort séisme d'une magnitude de 6,2 qui a secoué jeudi Managua, privant la capitale du Nicaragua d'électricité et de téléphone, a provoqué le mort d'une personne et blessé au moins 33 autres personnes. Il a également occasionné d'importants dégâts matériels, a annoncé l'institut géologique des États-Unis (USGS). Le président du Nicaragua, Daniel Ortega, a décrété l'alerte rouge ce vendredi.
Au cours du séisme, une femme de 37 ans est morte d'une crise cardiaque, selon des sources hospitalières.
Selon un bilan provisoire, le séisme a fait également 33 blessés, dont trois graves, et au moins 822 maisons ont été détruites ou endommagées.
«A partir de maintenant nous passons à l'alerte rouge», l'état d'alerte maximale, a annoncé M. Ortega, cité dans la nuit de jeudi à vendredi par les médias officiels, alors que l'alerte était précédemment au jaune. Cette décision a été justifiée par le fait que «le séisme a provoqué des dommages dans une vaste zone», essentiellement dans la région pacifique de ce pays d'Amérique centrale, a expliqué le président.
Managua a été plongée dans le noir pendant plusieurs heures par le tremblement de terre. «Des milliers de familles ont perdu leur maison ou ont subi de graves dommages,» a ajouté le président du Nicaragua, qui a ordonné la fermeture des écoles dans les départements de Managua et de Leon. Les zones les plus touchées sont les villes de Nagarote et Mateare situées au nord-ouest de Managua et Momotombo dans le département du Leon, avait auparavant indiqué le directeur du Système national de prévention des désastres (Sinapred) du Nicaragua, Guillermo Gonzalez.
Quelques 400 répliques ont été enregistrées après le séisme, dont une dizaine de magnitude d'au moins 4 ou 5. «Le séisme a été ressenti sur toute la côte pacifique et également dans le centre du pays», a également dit M. Gonzalez.
Des Tweets décrivent des dégâts matériels importants dans les zones les plus touchées.
La secousse tellurique s'est produite à 17h27 jeudi (1h27 vendredi en France) et son épicentre se situe à une vingtaine de kilomètres au nord de Managua à proximité du volcan Apoyeque, à une profondeur de dix kilomètres, selon l'USGS. Ce séisme dû à la faille de la chaîne volcanique du Nicaragua a également été ressenti au Salvador, au Honduras et dans le nord du Costa Rica.
Au début du mois, deux précédents séismes de magnitude 8,2 puis de 7,8 ont frappé successivement l'extrême nord du Chili, déclenchant des alertes au tsunami rapidement levées.
Source © Le Parisien
Au cours du séisme, une femme de 37 ans est morte d'une crise cardiaque, selon des sources hospitalières.
Selon un bilan provisoire, le séisme a fait également 33 blessés, dont trois graves, et au moins 822 maisons ont été détruites ou endommagées.
«A partir de maintenant nous passons à l'alerte rouge», l'état d'alerte maximale, a annoncé M. Ortega, cité dans la nuit de jeudi à vendredi par les médias officiels, alors que l'alerte était précédemment au jaune. Cette décision a été justifiée par le fait que «le séisme a provoqué des dommages dans une vaste zone», essentiellement dans la région pacifique de ce pays d'Amérique centrale, a expliqué le président.
Managua a été plongée dans le noir pendant plusieurs heures par le tremblement de terre. «Des milliers de familles ont perdu leur maison ou ont subi de graves dommages,» a ajouté le président du Nicaragua, qui a ordonné la fermeture des écoles dans les départements de Managua et de Leon. Les zones les plus touchées sont les villes de Nagarote et Mateare situées au nord-ouest de Managua et Momotombo dans le département du Leon, avait auparavant indiqué le directeur du Système national de prévention des désastres (Sinapred) du Nicaragua, Guillermo Gonzalez.
Quelques 400 répliques ont été enregistrées après le séisme, dont une dizaine de magnitude d'au moins 4 ou 5. «Le séisme a été ressenti sur toute la côte pacifique et également dans le centre du pays», a également dit M. Gonzalez.
Des Tweets décrivent des dégâts matériels importants dans les zones les plus touchées.
La secousse tellurique s'est produite à 17h27 jeudi (1h27 vendredi en France) et son épicentre se situe à une vingtaine de kilomètres au nord de Managua à proximité du volcan Apoyeque, à une profondeur de dix kilomètres, selon l'USGS. Ce séisme dû à la faille de la chaîne volcanique du Nicaragua a également été ressenti au Salvador, au Honduras et dans le nord du Costa Rica.
Au début du mois, deux précédents séismes de magnitude 8,2 puis de 7,8 ont frappé successivement l'extrême nord du Chili, déclenchant des alertes au tsunami rapidement levées.
Plusieurs associations de défense de l’environnement ont porté plainte contre X, après le rejet par un canal de la réserve naturelle de la Crau, tout près de la Camargue, d’un stock spectaculaire de matières plastiques, a-t-on appris auprès de ces organisations.
Une partie du canal de centre-Crau avait été nettoyée en début d’année pour lutter contre une plante envahissante, faisant remonter un stock gigantesque de déchets plastiques, provenant notamment de la décharge voisine d’Entressen, l’immense décharge où finissaient les déchets ménagers de Marseille, finalement fermée en 2010 après des années de polémique.
La plainte a été déposée lundi au TGI de Tarascon (Bouches-du-Rhône) « devant l’inaction des gestionnaires de la décharge, des services de l’Etat et des élus », expliquent France Nature Environnement, Agir pour la Crau et Nacicca (Nature et citoyenneté en Crau, Camargue et Alpilles).
Le sous-préfet d’Arles a annoncé mercredi qu’il allait réunir la semaine prochaine les différents interlocuteurs concernés.
Sur plus d’un km, les bords du canal se trouvent jonchés d’une montagne de déchets, que Cyril Girard, administrateur de l’association Nacicca, évalue à quelque 3.000 m3.
« Pendant des décennies cette décharge a été une catastrophe, car les plastiques volaient et une partie a fini dans le canal, soustraite à la vue des gens », souligne M. Girard.
Les associations se sont tournées vers les communes d’Arles et de Port-Saint-Louis-du-Rhône, vers la préfecture, mais aussi la communauté urbaine de Marseille (Marseille Provence Métropole, MPM), responsable de l’ancienne décharge, mais n’ayant pas constaté de réactions notables, elles expliquent avoir décidé d’en appeler à la justice.
« On est conscient qu’une part notable des déchets proviennent sans doute de notre décharge », souligne de son côté Jean-Marc Mertz, le directeur général adjoint des services urbains de proximité à MPM. La communauté urbaine « réfléchit à des solutions », mais réclame au préalable une réunion de tous les acteurs concernés.
« Je vais réunir la semaine prochaine tous les interlocuteurs concernés », a indiqué le sous-préfet d’Arles Pierre Castoldi, ajoutant avoir été informé en février et attendre un rapport de ses services. « C’est une grosse opération », a-t-il encore dit, évoquant aussi la nécessité de déterminer les différentes responsabilités.
Outre le ramassage des déchets, les défenseurs de la zone réclament une expertise de tout le canal, long de 15 km, qui s’étire de la zone de la décharge vers une autre réserve, celle des marais du Vigueirat, dans le périmètre du Parc naturel de Camargue.
« Nous prendrons en compte la totalité du problème », a assuré le sous-préfet Castoldi.
« Ces déchets peuvent affecter les nappes phréatiques lorsqu’ils sont souillés », soulignent les plaignants. « Ils peuvent également être ingérés par erreur par de nombreuses espèces animales et provoquer leur mort par occlusion intestinale (tortue cistude, poissons, oiseaux…). Abandonnés dans les fleuves et canaux, les plastiques finissent en mer où ils sont une des sources de pollution les plus problématiques ».
La plainte a été déposée pour « abandon de déchets et pollution des eaux », selon le texte consulté par l’AFP, qui souligne que « le non-respect de la réglementation environnementale relative aux déchets ainsi que la pollution des eaux souterraines et superficielles sont autant de comportements réprimés par le code de l’environnement ».
Source © AFP
Une partie du canal de centre-Crau avait été nettoyée en début d’année pour lutter contre une plante envahissante, faisant remonter un stock gigantesque de déchets plastiques, provenant notamment de la décharge voisine d’Entressen, l’immense décharge où finissaient les déchets ménagers de Marseille, finalement fermée en 2010 après des années de polémique.
La plainte a été déposée lundi au TGI de Tarascon (Bouches-du-Rhône) « devant l’inaction des gestionnaires de la décharge, des services de l’Etat et des élus », expliquent France Nature Environnement, Agir pour la Crau et Nacicca (Nature et citoyenneté en Crau, Camargue et Alpilles).
Le sous-préfet d’Arles a annoncé mercredi qu’il allait réunir la semaine prochaine les différents interlocuteurs concernés.
Sur plus d’un km, les bords du canal se trouvent jonchés d’une montagne de déchets, que Cyril Girard, administrateur de l’association Nacicca, évalue à quelque 3.000 m3.
« Pendant des décennies cette décharge a été une catastrophe, car les plastiques volaient et une partie a fini dans le canal, soustraite à la vue des gens », souligne M. Girard.
Les associations se sont tournées vers les communes d’Arles et de Port-Saint-Louis-du-Rhône, vers la préfecture, mais aussi la communauté urbaine de Marseille (Marseille Provence Métropole, MPM), responsable de l’ancienne décharge, mais n’ayant pas constaté de réactions notables, elles expliquent avoir décidé d’en appeler à la justice.
« On est conscient qu’une part notable des déchets proviennent sans doute de notre décharge », souligne de son côté Jean-Marc Mertz, le directeur général adjoint des services urbains de proximité à MPM. La communauté urbaine « réfléchit à des solutions », mais réclame au préalable une réunion de tous les acteurs concernés.
« Je vais réunir la semaine prochaine tous les interlocuteurs concernés », a indiqué le sous-préfet d’Arles Pierre Castoldi, ajoutant avoir été informé en février et attendre un rapport de ses services. « C’est une grosse opération », a-t-il encore dit, évoquant aussi la nécessité de déterminer les différentes responsabilités.
Outre le ramassage des déchets, les défenseurs de la zone réclament une expertise de tout le canal, long de 15 km, qui s’étire de la zone de la décharge vers une autre réserve, celle des marais du Vigueirat, dans le périmètre du Parc naturel de Camargue.
« Nous prendrons en compte la totalité du problème », a assuré le sous-préfet Castoldi.
« Ces déchets peuvent affecter les nappes phréatiques lorsqu’ils sont souillés », soulignent les plaignants. « Ils peuvent également être ingérés par erreur par de nombreuses espèces animales et provoquer leur mort par occlusion intestinale (tortue cistude, poissons, oiseaux…). Abandonnés dans les fleuves et canaux, les plastiques finissent en mer où ils sont une des sources de pollution les plus problématiques ».
La plainte a été déposée pour « abandon de déchets et pollution des eaux », selon le texte consulté par l’AFP, qui souligne que « le non-respect de la réglementation environnementale relative aux déchets ainsi que la pollution des eaux souterraines et superficielles sont autant de comportements réprimés par le code de l’environnement ».
Source © AFP
Le nettoyage de milliers de sites contaminés par des déchets dangereux et la pollution coûtera des milliards de dollars de plus que ce qui avait été anticipé par le gouvernement fédéral, selon un nouveau rapport du directeur parlementaire du budget (DPB) rendu public jeudi.
Et le DPB avertit que les coûts pourraient grimper encore plus en raison de la présence dans les eaux souterraines de certains aéroports d’un nouveau produit chimique utilisé dans des mousses extinctrices pour avions.
Alors que le gouvernement fédéral soutient que les coûts pour nettoyer les principaux sites répertoriés seront de 1,8 milliard, le DPB estime qu’ils se rapprocheront de 3,9 milliards, ou 2,1 milliards de plus.
«Les coûts financiers probables reliés aux sites contaminés sont considérables et ne se reflètent pas dans les données fournies au Parlement dans les comptes publics», affirme le DPB dans le rapport.
Le directeur parlementaire du budget affirme qu’il en arrive à un montant plus important, car ses évaluations incluent des coûts pour des sites qui n’ont pas été pris en compte, en tout ou en partie, par le gouvernement fédéral.
Le DPB prend aussi en considération des sites qui n’avaient pas encore été identifiés, et tient compte de coûts plus élevés pour des sites sur lesquels des travaux ont déjà cours.
Le DPB croit aussi qu’un montant additionnel de 24 millions sera nécessaire pour l’évaluation des sites.
Aux fins de cette analyse, le Conseil du Trésor a donné au DPB l’accès à ses bases de données internes sur les sites contaminés, qui contiennent environ 1000 sites qui ne figurent pas dans les documents publics pour des raisons de sécurité.
Le DPB a ensuite analysé le coût total pour résoudre la contamination de sites actifs, suspectés et futurs dans l’inventaire général.
La découverte d’un nouveau contaminant pourrait faire grimper encore davantage les coûts de nettoyage. Le perfluorooctane sulfonate (PFOS) a été retracé dans les eaux souterraines de certains aéroports.
On ignore l’ampleur des coûts pour résoudre les sites contaminés par ce produit, car le gouvernement en est encore à évaluer comment nettoyer ces sites, indique le DPB.
Source © Steve Rennie / le devoir
Et le DPB avertit que les coûts pourraient grimper encore plus en raison de la présence dans les eaux souterraines de certains aéroports d’un nouveau produit chimique utilisé dans des mousses extinctrices pour avions.
Alors que le gouvernement fédéral soutient que les coûts pour nettoyer les principaux sites répertoriés seront de 1,8 milliard, le DPB estime qu’ils se rapprocheront de 3,9 milliards, ou 2,1 milliards de plus.
«Les coûts financiers probables reliés aux sites contaminés sont considérables et ne se reflètent pas dans les données fournies au Parlement dans les comptes publics», affirme le DPB dans le rapport.
Le directeur parlementaire du budget affirme qu’il en arrive à un montant plus important, car ses évaluations incluent des coûts pour des sites qui n’ont pas été pris en compte, en tout ou en partie, par le gouvernement fédéral.
Le DPB prend aussi en considération des sites qui n’avaient pas encore été identifiés, et tient compte de coûts plus élevés pour des sites sur lesquels des travaux ont déjà cours.
Le DPB croit aussi qu’un montant additionnel de 24 millions sera nécessaire pour l’évaluation des sites.
Aux fins de cette analyse, le Conseil du Trésor a donné au DPB l’accès à ses bases de données internes sur les sites contaminés, qui contiennent environ 1000 sites qui ne figurent pas dans les documents publics pour des raisons de sécurité.
Le DPB a ensuite analysé le coût total pour résoudre la contamination de sites actifs, suspectés et futurs dans l’inventaire général.
La découverte d’un nouveau contaminant pourrait faire grimper encore davantage les coûts de nettoyage. Le perfluorooctane sulfonate (PFOS) a été retracé dans les eaux souterraines de certains aéroports.
On ignore l’ampleur des coûts pour résoudre les sites contaminés par ce produit, car le gouvernement en est encore à évaluer comment nettoyer ces sites, indique le DPB.
Source © Steve Rennie / le devoir
La ministre de l'Écologie et de l'Énergie, Ségolène Royal, a appelé mercredi 9 avril sur France 2 les maires à cesser l'utilisation de pesticides dans les espaces verts de leur commune, au nom de la santé publique et de la biodiversité.
"J'appelle tous les maires à supprimer tous les pesticides dans les espaces verts et en premier lieu dans les écoles", a déclaré Ségolène Royal, invitée du journal de 20h de France 2.
"Les pesticides sont une atteinte à la santé et il y a aujourd'hui des produits qui permettent de renoncer aux pesticides et de reconquérir de la biodiversité, c'est-à-dire des espèces comme les papillons qui ont parfois totalement disparu de certaines communes", a poursuivi la ministre.
Une loi votée en janvier prévoit en 2020 l'interdiction des pesticides dans les espaces verts et de fleurissement. L'entretien de la voirie, des terrains de sports et des cimetières n'est pas concerné par cette loi. Une politique sans pesticides, qui implique de garder une partie des "mauvaises herbes", est moins bien acceptée dans ces lieux.
La semaine dernière, Natureparif, l'agence chargée de la biodiversité en Île-de-France, a estimé que près de 10 % des communes franciliennes avaient déjà totalement renoncé à l'usage de pesticides, soit plus de 120 communes.
Par ailleurs, plusieurs centaines de communes de la région parisienne ont engagé une démarche visant à réduire l'usage de ces produits en raison de leur impact sanitaire - en premier lieu sur les agents en charge des espaces verts - de la pollution de l'eau engendrée et des dégâts causés à la biodiversité.
Source © AFP
"J'appelle tous les maires à supprimer tous les pesticides dans les espaces verts et en premier lieu dans les écoles", a déclaré Ségolène Royal, invitée du journal de 20h de France 2.
"Les pesticides sont une atteinte à la santé et il y a aujourd'hui des produits qui permettent de renoncer aux pesticides et de reconquérir de la biodiversité, c'est-à-dire des espèces comme les papillons qui ont parfois totalement disparu de certaines communes", a poursuivi la ministre.
Une loi votée en janvier prévoit en 2020 l'interdiction des pesticides dans les espaces verts et de fleurissement. L'entretien de la voirie, des terrains de sports et des cimetières n'est pas concerné par cette loi. Une politique sans pesticides, qui implique de garder une partie des "mauvaises herbes", est moins bien acceptée dans ces lieux.
La semaine dernière, Natureparif, l'agence chargée de la biodiversité en Île-de-France, a estimé que près de 10 % des communes franciliennes avaient déjà totalement renoncé à l'usage de pesticides, soit plus de 120 communes.
Par ailleurs, plusieurs centaines de communes de la région parisienne ont engagé une démarche visant à réduire l'usage de ces produits en raison de leur impact sanitaire - en premier lieu sur les agents en charge des espaces verts - de la pollution de l'eau engendrée et des dégâts causés à la biodiversité.
Source © AFP
Grosse panique en Espagne lorsqu'un nuage géant surgi de nulle part a "englouti" une plage.
Ils étaient nombreux à profiter du soleil sur cette plage d'Alicante en Espagne lorsque cet énorme nuage s'est dirigé vers eux, provoquant la panique parmi la population locale et les touristes.
On ignore encore l'origine de ce nuage. Selon le Mirror, il pourrait s'agir d'un nuage de poussières dues à la production de klinkers, non loin de là.
Les images impressionnantes ont été capturées par un passant.
Ils étaient nombreux à profiter du soleil sur cette plage d'Alicante en Espagne lorsque cet énorme nuage s'est dirigé vers eux, provoquant la panique parmi la population locale et les touristes.
On ignore encore l'origine de ce nuage. Selon le Mirror, il pourrait s'agir d'un nuage de poussières dues à la production de klinkers, non loin de là.
Les images impressionnantes ont été capturées par un passant.
Un troupeau de 55 vaches a été tué pendant un orage lorsque la foudre s’est abattue sur l’arbre qui les protégeait de la pluie dans la région de Los Rios, dans le sud du Chili.
Selon les médias locaux, un groupe d’employés de l’exploitation de Las Cascadas a fait cette macabre découverte autour de l’arbre calciné alors qu’ils rassemblaient le bétail.
Orages historiques
L’administrateur de la ferme Carlos Godoy a confié à la presse locale n’avoir «jamais vu» de tels orages dans la région.
Située à environ 800 km au sud de Santiago, la région de Los Rios tire l’essentiel de ses revenus du tourisme, de l’élevage et de la sylviculture.
Source AFP
Selon les médias locaux, un groupe d’employés de l’exploitation de Las Cascadas a fait cette macabre découverte autour de l’arbre calciné alors qu’ils rassemblaient le bétail.
Orages historiques
L’administrateur de la ferme Carlos Godoy a confié à la presse locale n’avoir «jamais vu» de tels orages dans la région.
Située à environ 800 km au sud de Santiago, la région de Los Rios tire l’essentiel de ses revenus du tourisme, de l’élevage et de la sylviculture.
Source AFP
Tout droit sorti d’un roman de Jules Verne, un poisson géant s’est échoué sur une plage mexicaine.
L’animal de 4,5m, un poisson ruban considéré comme le poisson «osseux» le plus long au monde, a été filmé par des kayakistes en balade, dans les eaux cristallines de la mer de Cortez, au sud de la Californie.
L’événement est assez exceptionnel puisqu’il est très rare d’observer un «oarfish» ou un regalecus glesne, dans des eaux peu profondes. Jusque-là, il n’avait été filmé qu’en profondeur (jusqu’à 914m), ou alors à travers la découverte de cadavres échoués sur les plages.
Ces poissons peuvent atteindre une taille de 17m et possèdent une nageoire dorsale caractéristique. Interrogé par le Daily Mail, Lia Stamatiou, le chef de l’expédition de kayakistes, s’est dit «abasourdi» de le voir nager. «Il a été l’un des animaux les plus étonnants et les beaux que j’aie jamais vus, avec de fantastiques écailles bleu irisé».
La pauvre bête est finalement décédée quelques minutes après s’être égarée aussi près du rivage.
Source © 20 Minutes
L’animal de 4,5m, un poisson ruban considéré comme le poisson «osseux» le plus long au monde, a été filmé par des kayakistes en balade, dans les eaux cristallines de la mer de Cortez, au sud de la Californie.
L’événement est assez exceptionnel puisqu’il est très rare d’observer un «oarfish» ou un regalecus glesne, dans des eaux peu profondes. Jusque-là, il n’avait été filmé qu’en profondeur (jusqu’à 914m), ou alors à travers la découverte de cadavres échoués sur les plages.
Ces poissons peuvent atteindre une taille de 17m et possèdent une nageoire dorsale caractéristique. Interrogé par le Daily Mail, Lia Stamatiou, le chef de l’expédition de kayakistes, s’est dit «abasourdi» de le voir nager. «Il a été l’un des animaux les plus étonnants et les beaux que j’aie jamais vus, avec de fantastiques écailles bleu irisé».
La pauvre bête est finalement décédée quelques minutes après s’être égarée aussi près du rivage.
Source © 20 Minutes
Par une décision du 3 avril 2014, le Conseil d'Etat a rejeté la requête des associations France Nature Environnement et Eaux et Rivières de Bretagne, qui demandaient l'annulation du décret du 10 octobre 2011 relatif à la lutte contre les nitrates.
A travers ce décret, les deux associations dénonçaient le relèvement du plafond d'épandage de l'azote issu des effluents d'élevage, qui est passé de 170 kg/ha de surface épandable à 170 kg/ha de SAU totale.
Selon elles, ce changement de calcul permet d'épandre des volumes plus importants d'azote organique, amplifiant les risques de pollution par les nitrates.
Le Conseil d'Etat a rejeté la requête en considérant, d'une part, que le plafond d'épandage est conforme au droit européen et, d'autre part, qu'il ne représente que l'une des mesures des programmes de lutte contre les nitrates, qui comprennent par ailleurs de nombreuses dispositions pour limiter les fuites de nitrates.
A travers ce décret, les deux associations dénonçaient le relèvement du plafond d'épandage de l'azote issu des effluents d'élevage, qui est passé de 170 kg/ha de surface épandable à 170 kg/ha de SAU totale.
Selon elles, ce changement de calcul permet d'épandre des volumes plus importants d'azote organique, amplifiant les risques de pollution par les nitrates.
Le Conseil d'Etat a rejeté la requête en considérant, d'une part, que le plafond d'épandage est conforme au droit européen et, d'autre part, qu'il ne représente que l'une des mesures des programmes de lutte contre les nitrates, qui comprennent par ailleurs de nombreuses dispositions pour limiter les fuites de nitrates.
mardi 8 avril 2014
Un séisme de magnitude 5,19 a secoué le secteur de barcelonnette dans les Alpes-de-Haute-Provence à 21h29 hier au soir. La secousse a été fortement ressentie dans tout le département ainsi que dans les départements des Alpes du Sud, les Alpes Maritimes, des Bouches du Rhône, de l'Isère, de la Savoie et jusqu'en Italie.
La secousse a été très nettement ressentie à Briançon, Serre Chevalier, Vallouise, L’Argentière-la-Bessée, La Roche de Rame, Réotier, Guillestre et dans toutes les Hautes Alpes.
L'épicentre a été localisé par les services du Rénass entre Vars (Hautes Alpes) et Barcelonnette (Alpes de Haute Provence).Une réplique a eu lieu deux minutes plus tard mais cette fois-ci de Magnitude 1,5 sur l'échelle de Richter.
La profondeur de l'épicentre est estimée à 5 km sous terre. Il s'agit là, toujours selon le Renass, d'un séisme de magnitude 100 fois inférieure à celui de L'Aquila en Italie (6.4) qui avait fait plus de 300 morts et d'énormes dégâts, en avril 2009.
Néanmoins il s'agit d'une magnitude qui est importante pour la France, qui arrive à peu près tous les 10 ans. Le dernier séisme de cette magnitude a eu lieu près de la Corse en juillet 2011 (5.3 sur l'échelle de Richter).
Une heure après la secousse, le Centre opérationnel départemental d’incendie et de secours (Codis) des Hautes-Alpes avait déjà enregistré 600 appels. Dans les Alpes-de-Haute-Provence, 50 sapeurs-pompiers étaient engagés pour des opérations de reconnaissance. Ils ont d'ores et déjà signalés des dommages matériels mineurs : chutes de morceaux de cheminées, tuiles tombées, fissurations d'habitations mais pas de victimes pour le moment. Les opérations se concentraient dans la vallée de l’Ubaye même si la secousse a été ressentie dans tout le département, et aussi dans les Alpes-Maritimes et les Bouches-du-Rhône. Les dommages matériels sont essentioellement concentrés dans le secteur de Barcelonnette, Jausiers, La Condamine, Meyronnes et de Faucon-de-Barcelonnette.
A Jausiers dans les Hautes Alpes, les habitants ont été invités à sortir de chez eux par la sous-préfecture, de peur des répliques qui pourraient survenir. Beaucoup de gens sont dans leur voiture en attendant.
A Nice, dans les quartiers nord et du centre ville, les habitants sont sortis dans la rue, raconte une Niçoise jointe par téléphone. Selon la préfecture des Alpes-Maritimes «le séisme a été particulièrement ressenti entre Saint-Laurent-du -Var (à l'ouest de Nice) et Grasse.
Bien que localisé dans les Alpes du Sud, le séisme de magnitude 5 a été resenti bien plus au Nord. Jusqu'en Haute-Savoie. Les sapeurs-pompiers ont reçu une quinzaine d'appels.
La faille du Vuache, responsable des séismes d'Epagny en 1996 et en 2011 est restée inactive.
La secousse a été très nettement ressentie à Briançon, Serre Chevalier, Vallouise, L’Argentière-la-Bessée, La Roche de Rame, Réotier, Guillestre et dans toutes les Hautes Alpes.
L'épicentre a été localisé par les services du Rénass entre Vars (Hautes Alpes) et Barcelonnette (Alpes de Haute Provence).Une réplique a eu lieu deux minutes plus tard mais cette fois-ci de Magnitude 1,5 sur l'échelle de Richter.
La profondeur de l'épicentre est estimée à 5 km sous terre. Il s'agit là, toujours selon le Renass, d'un séisme de magnitude 100 fois inférieure à celui de L'Aquila en Italie (6.4) qui avait fait plus de 300 morts et d'énormes dégâts, en avril 2009.
Néanmoins il s'agit d'une magnitude qui est importante pour la France, qui arrive à peu près tous les 10 ans. Le dernier séisme de cette magnitude a eu lieu près de la Corse en juillet 2011 (5.3 sur l'échelle de Richter).
Une heure après la secousse, le Centre opérationnel départemental d’incendie et de secours (Codis) des Hautes-Alpes avait déjà enregistré 600 appels. Dans les Alpes-de-Haute-Provence, 50 sapeurs-pompiers étaient engagés pour des opérations de reconnaissance. Ils ont d'ores et déjà signalés des dommages matériels mineurs : chutes de morceaux de cheminées, tuiles tombées, fissurations d'habitations mais pas de victimes pour le moment. Les opérations se concentraient dans la vallée de l’Ubaye même si la secousse a été ressentie dans tout le département, et aussi dans les Alpes-Maritimes et les Bouches-du-Rhône. Les dommages matériels sont essentioellement concentrés dans le secteur de Barcelonnette, Jausiers, La Condamine, Meyronnes et de Faucon-de-Barcelonnette.
A Jausiers dans les Hautes Alpes, les habitants ont été invités à sortir de chez eux par la sous-préfecture, de peur des répliques qui pourraient survenir. Beaucoup de gens sont dans leur voiture en attendant.
A Nice, dans les quartiers nord et du centre ville, les habitants sont sortis dans la rue, raconte une Niçoise jointe par téléphone. Selon la préfecture des Alpes-Maritimes «le séisme a été particulièrement ressenti entre Saint-Laurent-du -Var (à l'ouest de Nice) et Grasse.
Bien que localisé dans les Alpes du Sud, le séisme de magnitude 5 a été resenti bien plus au Nord. Jusqu'en Haute-Savoie. Les sapeurs-pompiers ont reçu une quinzaine d'appels.
La faille du Vuache, responsable des séismes d'Epagny en 1996 et en 2011 est restée inactive.
Rien n'a résisté aux milliers de litres de lisier déversés dans la rivière il y a quelques jours. La pollution, d’origine agricole, serait accidentelle.
A Georfans en Haute Saône, on ne compte plus les truites, perches et brochets retrouvés morts. Pompiers et pêcheurs sont à pied d'œuvre pour récupérer les cadavres au plus vite. 200 kg de poissons ont déjà été récupérés selon les pêcheurs.
La pollution de la rivière a débuté vendredi dernier à quelques kilomètres de là. A Courchaton, un agriculteur aurait accidentellement percé la bâche de sa cuve à lisier, située non loin du cours d'eau. Entre 100 et 150 000 litres de lisiers se seraient écoulés dans la rivière. La gendarmerie d'Héricourt a ouvert une enquête.
Source © France 3
A Georfans en Haute Saône, on ne compte plus les truites, perches et brochets retrouvés morts. Pompiers et pêcheurs sont à pied d'œuvre pour récupérer les cadavres au plus vite. 200 kg de poissons ont déjà été récupérés selon les pêcheurs.
La pollution de la rivière a débuté vendredi dernier à quelques kilomètres de là. A Courchaton, un agriculteur aurait accidentellement percé la bâche de sa cuve à lisier, située non loin du cours d'eau. Entre 100 et 150 000 litres de lisiers se seraient écoulés dans la rivière. La gendarmerie d'Héricourt a ouvert une enquête.
Source © France 3
Shell aurait l’intention de vendre une partie de son activité onshore au Nigeria : la compagnie pétrolière se prépare-t-elle à laisser derrière elle une pollution catastrophique et à s’en laver les mains ? Le géant pétrolier doit toutefois prendre plusieurs éléments en compte avant d’essayer de se tirer d’affaire en quittant le delta du Niger. Et pour tout acheteur potentiel, il s’agit d’être averti. On ne peut pas vendre sa responsabilité en cédant du capital.
Il est de la responsabilité des compagnies pétrolières d’éviter que des déversements d’hydrocarbures ne dégradent les terres et les moyens de subsistance des populations locales.
Shell ne peut pas se débarrasser de casse-têtes juridiques simplement en se retirant du delta. Même si Shell vendait tous ses actifs au Nigeria, les poursuites seraient toujours valables si les personnes dont les terres et les moyens de subsistance ont été dégradés démontrent qu’il incombait à l’entreprise d’empêcher les dommages. Shell était en effet toujours propriétaire quand le préjudice a eu lieu.
Engager des poursuites judiciaires contre Shell représente certes un défi de taille. Mais ce n’est pas insurmontable. Les actions en justice en Europe représentent un espoir pour les personnes qui ont tenté d’obtenir en vain des réparations par le biais de procédures non judiciaires ou devant les tribunaux nigérians. L’initiative d’Amnesty International d’engager un dialogue constructif avec Shell pendant plus de dix ans, s’est révélée aussi inefficace que frustrante.
Selon Shell, l’entreprise fait de son mieux dans des circonstances très difficiles. Mais c’est Shell qui a généré ces circonstances : les centaines de déversements d’hydrocarbures non nettoyés et les années de paiements des populations dans une opacité presque complète ont été catastrophiques pour la région.
Shell manipule les faits pour se présenter en victime
Shell est loin de faire de son mieux pour régler les problèmes dont elle est en très grande partie responsable. Shell continue de soutenir que le sabotage et le vol sont les causes majeures des déversements d’hydrocarbures, ce qui constitue l’un des plus gros obstacles aux actions en justice contre la société.
Le rapport publié par Amnesty International en novembre 2013 rend cette assertion caduque. Dans le delta du Niger, ce sont les compagnies pétrolières – les parties potentiellement responsables – qui établissent la cause des déversements. Le conflit d’intérêts est flagrant. L’infrastructure vieillissante de Shell a causé plus de déversements que la société ne voudrait l’admettre.
La ligne de défense de Shell, le sabotage, se voit également affaiblie par l’émergence de recours juridiques, sous la forme de procédures civiles relatives aux déversements d’hydrocarbure. En janvier 2013, un tribunal néerlandais a statué en faveur de l’un des fermiers nigérians qui avaient attaqué Shell pour les dégâts causés sur leurs propriétés : la cour a jugé que, dans cette affaire, il incombait à la filiale nigériane de Shell de prendre les mesures adéquates pour empêcher des parties tierces d’intervenir sur les puits de pétrole et de provoquer des déversements. Shell a fait appel de cette décision.
Les conséquences de la décision néerlandaise vont au-delà des opérations de Shell dans le delta. Les actions de la compagnie pour prévenir le sabotage font désormais l’objet d’une surveillance accrue par la société civile et les militants écologistes.
Racheter les actifs de Shell dans le delta du Niger constituerait une négligence grave en matière de droits humains
Même si Shell ne peut se défaire de ses responsabilités pour les décennies de pollution dans le delta du Niger, les entreprises envisageant d’acquérir ces actifs devraient y réfléchir à deux fois, car elles investiront presque à coup sûr dans des opérations sur un sol habité extrêmement pollué.
Les régulateurs nigérians certifieront très certainement que certains sites sont « nettoyés » alors que ce n’est pas le cas – ils l’ont souvent fait par le passé. Mais des études scientifiques menées par les Nations unies et d’autres organismes ont exposé au grand jour les affirmations fallacieuses de Shell et des régulateurs concernant le nettoyage des sites. S’appuyer sur de telles validations constituerait un grave manquement au devoir de diligence.
Racheter les actifs de Shell dans le delta du Niger constituerait également une négligence grave en matière de droits humains : les Nations unies et les ONG ont prouvé que l’eau et la terre sont polluées. Les communautés n’ont jamais reçu de véritable dédommagement tandis que Shell s’est injustement enrichie. Acheter les actifs nigérians toxiques de Shell revient à acquérir l’une des pires catastrophes environnementales du monde, directement auprès de l’un des architectes de cette catastrophe.
La seule façon de se débarrasser ce genre de problèmes est de les régler. Dans le delta du Niger, cela veut dire nettoyer la pollution.
Source © Amnesty International
...et pendant ce temps là...
Il est de la responsabilité des compagnies pétrolières d’éviter que des déversements d’hydrocarbures ne dégradent les terres et les moyens de subsistance des populations locales.
Shell ne peut pas se débarrasser de casse-têtes juridiques simplement en se retirant du delta. Même si Shell vendait tous ses actifs au Nigeria, les poursuites seraient toujours valables si les personnes dont les terres et les moyens de subsistance ont été dégradés démontrent qu’il incombait à l’entreprise d’empêcher les dommages. Shell était en effet toujours propriétaire quand le préjudice a eu lieu.
Engager des poursuites judiciaires contre Shell représente certes un défi de taille. Mais ce n’est pas insurmontable. Les actions en justice en Europe représentent un espoir pour les personnes qui ont tenté d’obtenir en vain des réparations par le biais de procédures non judiciaires ou devant les tribunaux nigérians. L’initiative d’Amnesty International d’engager un dialogue constructif avec Shell pendant plus de dix ans, s’est révélée aussi inefficace que frustrante.
Selon Shell, l’entreprise fait de son mieux dans des circonstances très difficiles. Mais c’est Shell qui a généré ces circonstances : les centaines de déversements d’hydrocarbures non nettoyés et les années de paiements des populations dans une opacité presque complète ont été catastrophiques pour la région.
Shell manipule les faits pour se présenter en victime
Shell est loin de faire de son mieux pour régler les problèmes dont elle est en très grande partie responsable. Shell continue de soutenir que le sabotage et le vol sont les causes majeures des déversements d’hydrocarbures, ce qui constitue l’un des plus gros obstacles aux actions en justice contre la société.
Le rapport publié par Amnesty International en novembre 2013 rend cette assertion caduque. Dans le delta du Niger, ce sont les compagnies pétrolières – les parties potentiellement responsables – qui établissent la cause des déversements. Le conflit d’intérêts est flagrant. L’infrastructure vieillissante de Shell a causé plus de déversements que la société ne voudrait l’admettre.
La ligne de défense de Shell, le sabotage, se voit également affaiblie par l’émergence de recours juridiques, sous la forme de procédures civiles relatives aux déversements d’hydrocarbure. En janvier 2013, un tribunal néerlandais a statué en faveur de l’un des fermiers nigérians qui avaient attaqué Shell pour les dégâts causés sur leurs propriétés : la cour a jugé que, dans cette affaire, il incombait à la filiale nigériane de Shell de prendre les mesures adéquates pour empêcher des parties tierces d’intervenir sur les puits de pétrole et de provoquer des déversements. Shell a fait appel de cette décision.
Les conséquences de la décision néerlandaise vont au-delà des opérations de Shell dans le delta. Les actions de la compagnie pour prévenir le sabotage font désormais l’objet d’une surveillance accrue par la société civile et les militants écologistes.
Racheter les actifs de Shell dans le delta du Niger constituerait une négligence grave en matière de droits humains
Même si Shell ne peut se défaire de ses responsabilités pour les décennies de pollution dans le delta du Niger, les entreprises envisageant d’acquérir ces actifs devraient y réfléchir à deux fois, car elles investiront presque à coup sûr dans des opérations sur un sol habité extrêmement pollué.
Les régulateurs nigérians certifieront très certainement que certains sites sont « nettoyés » alors que ce n’est pas le cas – ils l’ont souvent fait par le passé. Mais des études scientifiques menées par les Nations unies et d’autres organismes ont exposé au grand jour les affirmations fallacieuses de Shell et des régulateurs concernant le nettoyage des sites. S’appuyer sur de telles validations constituerait un grave manquement au devoir de diligence.
Racheter les actifs de Shell dans le delta du Niger constituerait également une négligence grave en matière de droits humains : les Nations unies et les ONG ont prouvé que l’eau et la terre sont polluées. Les communautés n’ont jamais reçu de véritable dédommagement tandis que Shell s’est injustement enrichie. Acheter les actifs nigérians toxiques de Shell revient à acquérir l’une des pires catastrophes environnementales du monde, directement auprès de l’un des architectes de cette catastrophe.
La seule façon de se débarrasser ce genre de problèmes est de les régler. Dans le delta du Niger, cela veut dire nettoyer la pollution.
Source © Amnesty International
...et pendant ce temps là...
Des dizaines d'opposants, étroitement surveillés par des gendarmes, ont malgré tout réussi à s'approcher du site en criant : « Stop Chevron », « Non aux gaz de schiste », « Chevron, nous te demandons de rentrer à la maison », le 8 avril.
Le géant américain Chevron compte démarrer l'exploration pour les gaz de schiste « d'ici deux à trois semaines » à Pungesti, en Roumanie, a indiqué mardi 8 avril Tom Holst, dirigeant du groupe pour la Roumanie, lors d'une visite du site d'exploration.
Chevron avait dû interrompre à plusieurs reprises ses activités en vue de l'exploration des gaz de schiste à Pungesti en raison de manifestations des habitants de ce village du nord-est de la Roumanie et d'opposants.
Marius Ignat, 35 ans, habite dans la ville voisine de Vaslui. D'ordinaire, il est leader des supporteurs ultras du club de football du FC Vaslui. « C'est un test, ici : s'ils arrivent à implanter la première plateforme de forage, ils en mettront deux, puis trois, puis cinq cents peut-être. »
Constantin Spiridon, 51 ans. Ancien maire de Pungesti, il exploite une ferme à 800 mètres du site de Chevron. « Les gens par ici, ils vivent de la culture de la terre et de l'élevage des animaux. Quand la plateforme de forage sera là, on n'aura plus d'eau pour les animaux, on ne pourra plus cultiver les terres agricoles. »
Maria Dediu, 36 ans, assistante maternelle. Elle habite dans la partie du village la plus proche du futur forage. « On a essayé de ne pas trop en parler aux enfants, mais quand j'ai demandé au petit dernier ce qu'il voulait pour Noël, il a dit : “Que les gendarmes partent et qu'il n'y ait plus de gaz de schiste.” »
Mardi, le groupe américain a organisé une visite de presse du site qui doit accueillir le premier puits d'exploration pour les gaz de schiste en Roumanie. Mais des dizaines d'opposants, étroitement surveillés par des gendarmes, ont malgré tout réussi à s'approcher du site en criant : « Stop Chevron ! », « Non aux gaz de schiste ! », « Chevron, nous te demandons de rentrer à la maison ! ».
Nombre d'habitants de cette région craignent des effets négatifs sur l'environnement, notamment en raison de la technique d'extraction des gaz de schiste dite fracking ou « fracturation hydraulique ». Autorisée aux Etats-Unis, cette méthode qui prévoit l'injection dans le sol à très haute pression d'eau et de substances chimiques a été interdite en France.
M. Holst a assuré que son groupe respectait les normes environnementales. « Nous n'utiliserons pas la fracturation hydraulique pour l'exploration », a-t-il insisté en estimant que toute décision sur une éventuelle extraction par fracturation ne sera prise que d'ici trois à cinq ans.
Source © Le Monde
Le géant américain Chevron compte démarrer l'exploration pour les gaz de schiste « d'ici deux à trois semaines » à Pungesti, en Roumanie, a indiqué mardi 8 avril Tom Holst, dirigeant du groupe pour la Roumanie, lors d'une visite du site d'exploration.
Chevron avait dû interrompre à plusieurs reprises ses activités en vue de l'exploration des gaz de schiste à Pungesti en raison de manifestations des habitants de ce village du nord-est de la Roumanie et d'opposants.
Marius Ignat, 35 ans, habite dans la ville voisine de Vaslui. D'ordinaire, il est leader des supporteurs ultras du club de football du FC Vaslui. « C'est un test, ici : s'ils arrivent à implanter la première plateforme de forage, ils en mettront deux, puis trois, puis cinq cents peut-être. »
Constantin Spiridon, 51 ans. Ancien maire de Pungesti, il exploite une ferme à 800 mètres du site de Chevron. « Les gens par ici, ils vivent de la culture de la terre et de l'élevage des animaux. Quand la plateforme de forage sera là, on n'aura plus d'eau pour les animaux, on ne pourra plus cultiver les terres agricoles. »
Maria Dediu, 36 ans, assistante maternelle. Elle habite dans la partie du village la plus proche du futur forage. « On a essayé de ne pas trop en parler aux enfants, mais quand j'ai demandé au petit dernier ce qu'il voulait pour Noël, il a dit : “Que les gendarmes partent et qu'il n'y ait plus de gaz de schiste.” »
Mardi, le groupe américain a organisé une visite de presse du site qui doit accueillir le premier puits d'exploration pour les gaz de schiste en Roumanie. Mais des dizaines d'opposants, étroitement surveillés par des gendarmes, ont malgré tout réussi à s'approcher du site en criant : « Stop Chevron ! », « Non aux gaz de schiste ! », « Chevron, nous te demandons de rentrer à la maison ! ».
Nombre d'habitants de cette région craignent des effets négatifs sur l'environnement, notamment en raison de la technique d'extraction des gaz de schiste dite fracking ou « fracturation hydraulique ». Autorisée aux Etats-Unis, cette méthode qui prévoit l'injection dans le sol à très haute pression d'eau et de substances chimiques a été interdite en France.
M. Holst a assuré que son groupe respectait les normes environnementales. « Nous n'utiliserons pas la fracturation hydraulique pour l'exploration », a-t-il insisté en estimant que toute décision sur une éventuelle extraction par fracturation ne sera prise que d'ici trois à cinq ans.
Source © Le Monde
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