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mercredi 16 avril 2014
L'Assemblée nationale a adopté mardi une proposition de loi interdisant la culture du maïs transgénique en France, dans une nouvelle tentative pour proscrire de façon pérenne le MON 810 de la firme américaine Monsanto.

Les socialistes, auteurs du texte examiné en première lecture, les écologistes, les radicaux de gauche et le Front de gauche ont voté pour, tandis que les centristes étaient partagés. Les élus de l'opposition de droite UMP, qui avaient annoncé un vote contre, avaient quitté l'hémicycle pour marquer leur opposition.

Le texte volontairement large a pour objectif de sécuriser juridiquement l'interdiction du maïs MON 810, édictée mi-mars en urgence par arrêté juste avant la période des semis. L'Union française des semenciers et l'association générale des producteurs de maïs (AGPM) ont attaqué cet arrêté, plaidant le droit d'«accès aux innovations biotechnologiques».

Le Conseil d'État, saisi par des pro-OGM, avait annulé l'été dernier un arrêté d'interdiction datant de 2011 du MON 810, rouvrant la voie à son utilisation.

Les députés socialistes ont insisté mardi sur leur refus de toute «culture d'OGM en France», face «aux organisations agricoles qui défendent un modèle productiviste dépassé, aux lobbies (et à) l'Europe qui semble prête à baisser pavillon contre l'avis d'une bonne moitié des États», selon les mots de leur porte-parole Annick Lepetit.

Le gouvernement, qui juge qu'il est «indispensable de maintenir le moratoire français» sur les OGM, a soutenu ce texte au nom du «principe de précaution» constitutionnel, a fait valoir dans l'hémicycle le secrétaire d'État aux Relations avec le Parlement, Jean-Marie Le Guen.

L'UMP (Union pour un mouvement populaire) a dénoncé «une idéologie» du refus des progrès scientifiques.

L'article unique de la proposition de loi, qui doit maintenant être examinée au Sénat, stipule que «la mise en culture des variétés de maïs génétiquement modifié est interdite sur le territoire national».

Il s'agit aussi d'interdire par avance le maïs TC1507 (Pioneer-Dupont), qui pourrait être autorisé par l'UE : si les États ont été majoritairement opposés à ce feu vert, ils n'ont pas atteint la majorité qualifiée, ce qui a relancé le débat sur le mécanisme européen d'autorisation des OGM.

Le MON810 est le seul OGM actuellement cultivé dans l'Union européenne. Son renouvellement d'autorisation est actuellement en cours d'examen par l'Union européenne, avec en parallèle des discussions pour revoir le processus d'évaluation des OGM. Les États de l'UE ont la possibilité d'interdire sur leur territoire un OGM autorisé par l'Union européenne.

Source © AFP
Le ministère du Développement durable, de l'Environnement, de la Faune et des Parcs (MDDEP) a observé des nappes d'hydrocarbures flottant sur la rivière Chaudière au cours des derniers jours. Les quantités sont extrêmement faibles, mais les villes de Saint-Georges et de Sainte-Marie de Beauce ont tout de même décidé de puiser leur eau ailleurs, à titre préventif.

La présence de pétrole dans la rivière en ce moment n'est guère surprenante : dès les lendemains de la catastrophe de Lac-Mégantic, en juillet dernier, on savait que de la pollution s'était déposée sur le lit de la rivière et sur ses berges, et l'on redoutait que la fonte de la neige et la crue ne la remettent en circulation. Au MDDEP, le porte-parole Frédéric Fournier a confirmé hier que des observations aériennes avaient permis de trouver plusieurs cas d'«irisation», soit l'effet d'arc-en-ciel qu'un film d'hydrocarbure produit à la surface de l'eau.

Le pire de la pollution observée se situe juste en aval du lac Mégantic, mais «on peut voir de petits films jusqu'à Vallée-Jonction», dit M. Fournier. Le centre-ville de Beauceville, où l'on compte quatre garages actuellement inondés, peut toutefois être la source d'une partie de ces nappes.

Le MDDEP a pris des échantillons au cours de la fin de semaine et devrait avoir les résultats dans les prochains jours. De leur côté, les trois municipalités qui puisent leur eau potable dans la Chaudière prennent des échantillons quotidiennement, eau qui est analysée en quelques heures. «Jusqu'à maintenant, rien ne nous permet de croire qu'il y a eu contamination», dit le porte-parole de Lévis, Christian Brière.

Celui-ci nous a fait parvenir une copie des rapports d'analyse de vendredi, samedi et dimanche derniers. Toutes les mesures d'hydrocarbures y sont non seulement sous les normes, mais sous les limites de détection des instruments.

Même son de cloche à Sainte-Marie de Beauce, où le directeur du service d'ingénierie Bruno Gilbert dit ne rien voir d'autre que dans les analyses que des «traces» occasionnelles et infimes. À Saint-Georges, le directeur des services techniques Alain Roy a dit au Soleil que du toluène (un hydrocarbure) a été détecté une fois à la fin de la semaine dernière, mais à une faible concentration - soit 0,3 microgramme par litre (µg/l), bien en deçà du seuil d'alerte de 12 µg/l établi par la Santé et l'Environnement. Rien d'autre n'a été trouvé dans les échantillons de cette localité.

Saint-Georges et Sainte-Marie ont néanmoins décidé de cesser immédiatement de prendre leur eau dans la Chaudière. Elles la puisent maintenant respectivement dans le lac Poulin et dans la rivière Bélair. «On n'a rien détecté, ou alors seulement des traces, mais on n'a pas pris de chance», dit M. Gilbert.

À Lévis, M. Brière rappelle que la prise alternative est une opération plus compliquée que dans les deux localités de la Beauce, mais qu'on sera prêt à s'alimenter dans la rivière Beaurivage si la pollution le justifie.

Des millions de litres d'eau huileuse pompés à Lac-Mégantic

Mardi avant-midi, lors d'un point de presse  de la Ville de Lac-Mégantic, il a été question du phénomène de la contamination des eaux de la rivière Chaudière par le pétrole déversé lors de la tragédie ferroviaire de juillet dernier à Lac-Mégantic.

Le ministère du Développement durable, de l'Environnement, de la Faune et des Parcs (MDDEP) assure que la situation est sous contrôle.

On a pompé de 6 à 7 millions de litres d'eau au cours de la dernière semaine.

Les autorités tentent de récupérer l'eau de fonte et de ruissellement qui provient de la zone sinistrée à Lac-Mégantic.



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C'est «une nouvelle décision de justice favorable à l'État», se félicite Josiane Chevalier, la préfète du Tarn. 

Hier lundi dans son délibéré, le juge de l'exécution d'Albi a confirmé l'expulsion des anti-barrage qui occupent une parcelle propriété du ministère de l'Agriculture sur le site du barrage en projet à Sivens commune de Lisle-sur-Tarn.

 Pour déménager leurs tentes ou yourtes, les occupants n'auront pas le délai de deux mois, comme le demandait leur avocate, à l'instar des expulsions locatives. Me Claire Dujardin s'en dit «déçue» mais ne peut qu'admettre que le commandement d'exécution est valable à compter du 3 avril.

«L'expulsion des occupants illicites aura donc lieu; dans le respect du droit mais aussi de la vie quotidienne des riverains qui ont droit à la tranquillité publique et la libre circulation», annonce la préfète, qui souligne aussi «que les occupants sont condamnés aux dépens».

Contacté par «La Dépêche du Midi», un des «zadistes» (habitant de la «zone à défendre») s'attend à une expulsion «d'ici jeudi ou vendredi», car la cour d'appel de Toulouse doit rendre ces jours-là deux arrêts relatifs aux deux précédentes expulsions de la Métairie et du terrain du conseil général, supposant «qu'ils agiront avant»


lundi 14 avril 2014
Quatre pompes qui fonctionnaient par erreur sur le site nucléaire de Fukushima ont répandu d'importantes quantités d'eau hautement radioactive dans divers bâtiments de la centrale accidentée, selon un courriel de la compagnie Tepco. 

Ces pompes, qui ne devaient pas être en service, ont été stoppées dimanche après-midi après avoir toutefois eu le temps d'inonder les sous-sols de deux bâtiments.

Tepco a évalué à 203 mètres cubes la quantité de liquide qui s'est répandue dans ces lieux d'incinération situés non loin des réacteurs mais censés rester secs. Cette eau a une teneur énorme en césium radioactif (137 et 134) évaluée à 37 millions de becquerels par litre. Tepco, qui a assuré que l'eau n'est pas sortie des bâtiments, a promis d'enquêter pour comprendre les raisons de cette erreur. 

La gestion de l'eau contaminée est le plus gros problème auquel est actuellement confrontée la compagnie qui ne sait que faire des centaines de milliers de tonnes accumulées dans les bâtiments et des réservoirs installés sur le site ravagé par le tsunami du 11 mars 2011. Ce problème est d'autant plus difficile à résoudre que le système de traitement de l'eau, ALPS, est tout sauf fiable: il n'en finit pas de tomber en panne.

Source © Reuters

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Après 15 ans d'enquête, l'un des plus grands scandales sanitaires de France risque de se terminer, sans qu'aucune responsabilité ne puisse être prouvée.

Après plus de 15 ans d'enquête, le volet judiciaire de la vache folle va se fermer. Le parquet de Paris a requis un non-lieu général le 19 novembre 2013, qu'il convient désormais aux juges d'instruction du pôle santé publique de Paris de suivre ou non. 

L'enquête, qui portait sur l'importation de bovins et de farines animales britanniques depuis 1989, et leurs conséquences sur la propagation de l'encéphalopathie spongiforme bovine (ESB), est désormais close. 

Ce sont quatre responsables d'usine de fabrication d'aliments pour bétail qui avaient été mis en examen dans ce dossier, dont certains pour «tromperie» ou «falsification». Mais les preuves à disposition du parquet semblent ne pouvoir conduire qu'à cette réquisition de non-lieu. D'abord, parce qu'il n'a pas été démontré que les produits vendus par ces usines contenaient des protéines animales. Ensuite, parce qu'aucune volonté de contourner les législations n'a pu être caractérisée chez ces derniers.

«Une lenteur coupable et inadmissible»

Du côté de l'Union française des consommateurs (UFC), à l'origine de la série de plaintes pour «tromperie sur la qualité substantielle d'un produit» et «falsification» déposée en 1996 qui a poussé à l'ouverture de l'information judiciaire l'année d'après, on insiste pour dire que rien n'est encore définitif. «Le non-lieu est possible, mais surtout probable. Ce serait un échec judiciaire dont je m'étonne de l'interminable procédure. 

Attendre 17 ans pour s'entendre dire qu'il n'y a en réalité pas matière à poursuivre quiconque... C'est d'une lenteur coupable et inadmissible» assène Alain Bazot, actuel Président de l'UFC. Pour autant, l'association ne «veut pas s'acharner sur le passé. 

Si le non-lieu est rendu, nous n'allons pas faire revivre un dossier aussi ancien. Le temps aura fait son oeuvre d'effacement, sans que justice ne soit rendue» regrette-t-il.

La reconnaissance par le gouvernement britannique en mars 1996 de l'existence d'un lien entre l'apparition chez des sujets jeunes de la forme humaine de la maladie de la vache folle et cette épidémie d'ESB, avait poussé la France à initier un embargo sur l'importation de viandes bovines britanniques. Décision entérinée quelques jours plus tard à l'échelon communautaire par la Commission européenne, et levée après plus de six ans, en septembre 2002. Pourtant, dix ans plus tard, un 26e cas du variant de la maladie de Creutzfeldt-Jakob (vMCJ), la forme humaine de la vache folle, était répertorié en France. 

Et, en novembre dernier, quelques jours avant la réquisition de non-lieu général du parquet de Paris, la France annonçait la fin probable des tests ESB dans ses abattoirs, autorisée par l'Union Européenne en janvier 2013.

Source : © Le Figaro

Entre 450 et 750 personnes se sont rassemblées le 13 avril à Divion (Pas-de-Calais) pour manifester contre l'exploration et l'exploitation des gaz de couche, selon les chiffres de la préfecture et des organisateurs.

« On espérait au moins 500 personnes », a déclaré Pierre Rose, membre du collectif Houille Ouille Ouille 59/62, se félicitant de la réussite du mouvement. Plusieurs manifestants arboraient un t-shirt « Gaz de schiste : non merci ! », slogan qui se retrouvait sur une grande banderole. Des badges clamaient « Faut pas me gazer les houilles ». « Eux les canailles, nous les cobayes », était-il écrit sur certaines pancartes, a rapporté M. Rose. Les manifestants ont également chanté « non, non, nous ne sommes pas des moutons » sur l'air des « Corons » de Pierre Bachelet.

En fin de manifestation, les participants ont symboliquement enterré le projet d'exploitation du gaz de couche dans le Nord-Pas-de-Calais, planté un arbre et déposé une gerbe. Les manifestants se sont donné rendez-vous « début juillet » à Avion, ville voisine, où devrait commencer l'expérimentation, selon M. Rose. La manifestation se faisait à l'appel de plusieurs organisations de défense de l'environnement, avec le soutien d'Attac, de la Confédération paysanne ou encore Europe Ecologie Les Verts (EELV).

Craintes pour l'eau, l'air et les sols

Le gaz de couche est contenu dans des couches de charbon profondes des anciens bassins miniers, encore intactes, où se niche le méthane. « L'entreprise britannique European Gas Limited (EGL), qui dispose de plusieurs permis exclusifs de recherches en Lorraine, dans le Jura et dans les Bouches-du-Rhône, a déjà entrepris des forages en Lorraine et dispose d'autorisation de travaux pour deux forages à Avion et Divion (deux villes du Pas-de-Calais, ndlr) prévus cette année », ont dénoncé les manifestants dans un communiqué. Ils craignent que « le niveau des nappes phréatiques, la qualité des eaux souterraines et de surface et la qualité de l'air et des sols » ne soient affectés.

Une mission d'enquête de la région Nord-Pas-de-Calais sur un projet d'extraction du méthane des veines de charbon de l'ancien pays noir s'est close à la mi-février sur une note positive malgré l'opposition des écologistes d'EELV. « Nous ne voulons pas de gaz de houille, ni de gaz de schiste », a déclaré à l'AFP Karima Delli, députée européenne EELV, qui participait à la manifestation. « On voudrait nous faire croire que ce sont des viviers d'emplois, de compétitivité, alors que, au contraire, cela remet en cause notre environnement », a ajouté Mme Delli.

La députée européenne a en outre appelé à la plus « grande mobilisation » contre le traité transatlantique en négociation entre les Etats-Unis et l'Europe (Tafta) « qui prône notamment le gaz de schiste ».

Source © AFP
Le syndrome du nez blanc a été constaté sur cinq petites chauves-souris brunes recueillies entre Février et Mars dans le nord du Michigan lors d'une surveillance de routine , a rapporté le ministère des Ressources naturelles de l'Etat du Michigan dans un communiqué.

Deux autres chauves-souris ont été testés positifs dans le Wisconsin, elles ont été recueillies cet hiver au fond d' une mine dans le comté de Grant, près de la frontière de l'Illinois , où la maladie a déjà été confirmée en 2012 .

Le syndrome du nez blanc se propage principalement de chauve-souris à chauve-souris , mais il est également possible que le transport des spores de la maladie fongique se propagent par les activités humaines, notamment en s'accrochant aux vêtements des travailleurs ou aux équipement des sites contaminés tels que des grottes ou des mines où les chauves-souris trouvent refuges.

Le syndrome du nez blanc est un champignon, il est appelé ainsi à cause du duvet blanc qui apparaît sur le nez, les ailes et la queue des chauves-souris atteintes. Cette maladie provoque une mauvaise hibernation des chauves-souris qui se réveillent totalement inertes et épuisées, elles meurent alors de faim ou de déshydratation avant même l'arrivée du printemps.

Pourtant, afin de tenter de ralentir la propagation de la maladie dans le Wisconsin , plusieurs grottes de l' État ont été fermées pendant plusieurs années, les spéléologues amateurs étaient invités à suivre des procédures complétes de décontamination . Ces mesures ont contribué à retarder l'arrivée de la maladie dans l'état, mais nous savions que nous ne pourrions pas l'esquiver , a déclaré Erin Crain , le directeur des Ressources naturelles du Wisconsin.

Depuis sa découverte aux USA en 2006, dans une grotte de l'État de New York , le syndrome du nez blanc a déjà infecté 11 espèces de chauves-souris et tué, dans 23 Etats du pays, plus de six millions d'entre elles.

Ainsi 95 % des chauves-souris des grottes et des mines contaminés sont mortes .

La réduction de la population des chauve-souris en amerique pourrait conduire à une augmentation des parasites nuisibles pour les cultures et les arbres et ainsi atteindre profondément l'agriculture et la foresterie.

© Nature Alerte



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D'après des travaux menés au large de la Papouasie-Nouvelle-Guinée, les poissons qui évoluent dans des eaux plus acides que la moyenne ont tendace à perdre leur instinct de survie. 

Dans le récif coralien étudié, où l'activité l'activité volcanique sous-marine affecte le pH de l'eau, les animaux sont même attirés par leurs prédateurs, dont ils évitent en général l'odeur, relève le professeur Philip Munday, de l'université australienne James Cook.

Selon le scientifique, les poissons semblent avoir échoué à s'adapter aux conditions d'acidité, bien qu'ils vivent dans ce milieu depuis leur naissance. « Ils nageaient par ailleurs plus loin de leur abri, ils étaient plus actifs (…), accroissant ainsi le risque pour leur survie car ils sont plus facilement repérables par un prédateur », a ajouté le scientifique, dont l'étude est publiée lundi 14 avril dans la revue Nature Climate Change.

Quelque 30 % du dioxide de carbone relâché dans l'atmosphère est absorbé par l'océan, ce qui accroît l'acidité des eaux. Celles de Papouasie-Nouvelle-Guinée ont un taux d'acidité comparable au taux prévu pour la fin du siècle dans la plupart des mers du monde. 

Les recherches ont été menées par le centre de recherches sur les coraux de l'université James Cook, l'Institut australien de science marine, la Société nationale de géographie et l'Institut de technologie de Georgie.

Source © AFP


Malgré leur interdiction dans de nombreux pays, les organismes génétiquement modifiés (OGM) se propagent. Les contaminations accidentelles de chargements alimentaires par les organismes génétiquement modifiés ont « bondi » en dix ans constate la FAO, l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture.

L'organisation s'appuie sur les résultats d'une première enquête qu'elle a menée sur le sujet à la demande de ses Etats membres. Entre 2009 et 2012, la FAO a enregistré un « bond du nombre de cas avec le signalement de cent trente-huit » contaminations sur cent quatre-vingt-dix-huit dénombrés au total entre 2002 et 2012.

Ces contaminations perturbent le commerce international. « Vingt-six pays ont bloqué des importations » de produits destinés à l'alimentation animale ou humaine dans lesquels ont été décelées des traces d'organismes génétiquement modifiés. « La majorité des incidents concernaient les graines de lin, le riz, le maïs et la papaye », précise la FAO.

Dans ce cas, la cargaison est retournée à l'envoyeur, mais les contrats ont pu être annulés et la suite des échanges suspendue, previent-elle. Selon la FAO, les traces de cultures génétiquement modifiées se mélangent accidentellement avec des cultures alimentaires ou fourragères non OGM durant les phases de production, mais aussi lors de la transformation, du conditionnement, du stockage ou du transport, même si théoriquement, les produits OGM, notamment les grains, ont des conteneurs et des cuves distincts.

Le plus souvent, il s'agissait d'une « faible quantité » d'OGM décelée, mais cette notion « n'est ni définie ni quantifiée par aucune réglementation internationale » rappelle la FAO. Il revient donc à chaque pays d'accepter ou non ces quantités dès lors qu'elles sont décelables.

Dans certains cas, si « le pays d'importation détecte la plante non autorisée, il est juridiquement contraint de refuser la cargaison » — cinquante-cinq pays ont une politique de tolérance zéro pour les OGM sur leur territoire. Par ailleurs, sur les soixante-quinze pays qui ont coopéré à l'enquête de la FAO, « trente-sept ont répondu qu'ils avaient une capacité médiocre voire nulle de détection des OGM », faute de laboratoires et de techniciens adaptés.

Les cargaisons contaminées provenaient le plus souvent des Etats-Unis, du Canada et de Chine, même si celle-ci a refusé à plusieurs reprises récemment des cargaisons de maïs américain contaminées.

De même en mai 2013, le Japon avait refusé de prendre livraison d'un blé américain contaminé et annulé plusieurs contrats, suivi alors par la Corée du Sud. La FAO indique que « plusieurs pays » lui ayant demandé de faciliter le dialogue international sur la question, elle organisera une réunion d'information les 20 et 21 mars à son siège, à Rome.

Source © Le Monde





Treize personnes sont mortes, dont six enfants, suite à une coulée de boue qui a rasé plusieurs maisons d'un village montagneux du Tadjikistan. 

La coulée s'est produite samedi vers 21h30 dans le petit village de Saritchachma, à environ 220 kilomètres de la capitale Douchanbé. Les secouristes n'ont pu localiser les corps des victimes avant dimanche.

Le Tadjikistan, petite république montagneuse d'Asie centrale à la frontière de l'Afghanistan, est le pays le plus pauvre de l'ex-URSS.

Source : AFP
Un séisme d'une magnitude de 5,6 a secoué dimanche soir le Nicaragua, près du lac Xolotan, a annoncé l'Institut nicaraguayen d'études territoriales (Ineter).

Le séisme a été enregistré à 05H07 GMT et son épicentre était situé à 1 km du volcan Apoyeque, sur les rives du lac Xolotlan de Managua, à une profondeur de 5,4 km. 

Le séisme a secoué les murs et le sol de toute la capitale, selon Radio Ya. 

Plusieurs séismes ont affecté le pays ces derniers jours. Jeudi, un séisme de magnitude 6,2 avait fait un mort et 33 blessés.

Source: © Reuters
Une avalanche a fait deux blessés graves et 3 autres plus légers dans le secteur hors-piste très fréquenté de la "Combe à Marion" au col des Aravis, en Haute-Savoie.

L'avalanche s'est déclenchée peu après 11 heures sur un itinéraire très fréquenté par les amateurs de ski hors-piste en milieu de matinée. Et elle impressionne par sa taille : 800 mètres de long avec une neige très dense et donc très lourde.

Plusieurs autres skieurs ont enfin réussi à se dégager par eux-mêmes, grâce, pour certains, à leur air-bag. En tout, 35 skieurs évoluaient dans le couloir lorsque la coulée s'est déclenchée. Aucun ne manquerait désormais plus à l'appel. Mais les secouristes voulaient attendre le début de soirée pour s'assurer qu'aucune voiture de randonneurs ne resterait sur les parkings avoisinants.

Tous les skieurs emportés par cette avalanche étaient "encadrés et aguerris" selon la Préfecture de Haute-Savoie. "Les conditions pour la pratique du ski de randonnée étaient bonnes, personne n'a commis d'imprudence. Il s'agirait d'une avalanche de fonte",ont ajouté les services de l'Etat.

D'importants moyens de recherches et de secours ont été déployés : l'hélicoptère du PGHM de Chamonix et celui de la Sécurité Civile d'Annecy ont participé notamment aux recherches, tout comme les sapeurs-pompiers et des chiens d'avalanche. En tout plus de 80 secouristes sont restés mobilisés.

L'endroit, connu et réputé dans le milieu du ski hors piste, était très fréquenté en cette journée de printemps. L'itinéraire de la "Combe à Marion", dont le sommet culmine à environ 2300 mètres d'altitude, est en effet présenté comme relativement facile sur les sites internet spécialisés même si tous insistent sur le risque d'avalanches et de plaques à vent.

Source : France 3

C'est une victoire pour les opposants aux pesticides. Après sept années de combat judiciaire, Sylvie S. (elle a souhaité que son nom ne soit pas cité), salariée dans un domaine viticole en Gironde et intoxiquée par une pulvérisation de pesticides, a obtenu la reconnaissance de la « faute inexcusable de son employeur ».

« Si les maladies dues à l'exposition aux pesticides sont de plus en plus souvent reconnues comme professionnelles, cette reconnaissance de la faute inexcusable de l'employeur est une première », estime Nadine Lauverjeat, porte-parole de Générations futures, une association de défense de l'environnement.

La bataille fut rude et donna lieu à de nombreux rebondissements. Employée par le château Monestier La Tour, un domaine qui propose blancs et rouges notamment dans l'appellation bergerac, Mme S. est amenée, le 8 juin 2007, à travailler sur des vignes traitées la veille avec deux produits phytosanitaires reconnus comme irritants, le Cabrio Top et le Clameur (du groupe BASF).

Souffrant de maux de tête, de vertiges et de grosses fatigues, la salariée, alors en contrat à durée déterminée, fait reconnaître qu'elle est victime d'un accident du travail, en août 2007, et bénéficie d'un arrêt de travail. Ce dernier dure jusqu'au 25 mai 2010, date à laquelle la Mutualité sociale agricole (MSA) déclare qu'elle est « consolidée ».

« Dans ce genre d'accident, deux procédures différentes sont essentielles, explique l'avocat de la victime, Stéphane Cottineau. D'une part la reconnaissance de l'accident du travail ou de la maladie professionnelle et, d'autre part, la bataille du salarié qui attend de la justice qu'elle condamne la faute inexcusable de l'employeur. » Dans le cas de la salariée viticole girondine, un premier jugement du tribunal des affaires de sécurité sociale de Bordeaux a rejeté sa demande en février 2012. « La cause exacte à l'origine des troubles n'est pas démontrée », disait alors le jugement.

Le 31 octobre 2013, la chambre sociale de la cour d'appel de Bordeaux infirmait la décision, reconnaissant la faute inexcusable : « L'utilisation de produits précités, à savoir le Clameur et le Cabrio Top, classifiés irritants, permet d'établir que l'employeur avait nécessairement conscience du danger auquel ses salariés pouvaient être exposés ». Les magistrats relèvent aussi que « la preuve de la fourniture de matériel de protection adapté au travail de la salariée n'est pas davantage fournie ». Après cet arrêt de la cour d'appel, les propriétaires du château avaient décidé de se pourvoir en cassation.

Dernier épisode de la bataille, jeudi 10 avril, maître Cottineau a appris qu'il y avait un « désistement total de l'entreprise, qui ne va plus en cassation ». La responsabilité de l'employeur de Mme S. est donc reconnue. « Il est probable qu'ils n'aient pas souhaité prendre le risque d'une décision de la Cour de cassation, la plus haute juridiction française, estime l'avocat. Cela aurait fait du bruit et cela risquait de fixer la jurisprudence, de faire un précédent. »

Pour Stéphane Cottineau, le jugement « fait avancer la jurisprudence et aura, nous l'espérons, des retombées positives pour tous les autres salariés victimes de pesticides qui ont engagé, ou pensent engager, de telles procédures ».

Mme S., elle, toujours victime de troubles importants et qui n'a repris aucune activité professionnelle depuis 2007, espère que cette décision va ouvrir la voie au doublement de sa rente d'accident de travail, qui s'élève actuellement à 107 euros mensuels. Un autre jugement pour faute inexcusable de l'employeur est attendu, le 5 juin, concernant deux ex-salariés de Nutréa-Triskalia, groupe d'agroalimentaire breton, qui se battent depuis trois ans pour faire reconnaître leur intoxication aux pesticides.


Source: © Le Monde



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dimanche 13 avril 2014
Au moins seize personnes ont trouvé la mort dans le gigantesque incendie qui a ravagé la ville de Valparaiso, sur la côte centrale du Chili, détruisant au moins 500 habitations et forçant l'évacuation de plus de 10.000 personnes, selon les autorités dimanche.

"A cette heure, nous confirmons 16 morts", a déclaré sur la chaine 24 Horas le général Julio Pineda, chef de la police de la région de Valparaíso. 

Par ailleurs, au moins trois personnes ont été grièvement blessées dans l'incendie, a confirmé à l'AFP l'Office national des situations d'urgence (Onemi). 

L'incendie qui s'est déclaré samedi après-midi près de la ville portuaire de Valparaiso, à 120 km à l'ouest de Santiago a été qualifié de "pire de son histoire" par la présidente Michelle Bachelet et le bilan pourrait s'alourdir. 

Au fil des heures alors que les forces de police fouillent les décombres des quelque 500 habitations détruites, la police trouve les restes de victimes calcinés dans l'incendie et dont l'identification se révèle difficile. 

Plus de 800 hectares ont été ravagés par les flammes selon l'Onemi, et certains foyers demeurent encore actifs, faisant craindre aux autorités qu'ils puissent être ravivés par la chaleur qui règne dans la région et les vents forts. 

La présidente chilienne Michelle Bachelet, arrivée à Valparaiso dimanche matin, a rapidement déclenché le plan catastrophe, permettant aux forces armées de participer aux opérations d'évacuation de la population

Valparaiso, ville coloniale aux 44 collines inscrite en 2003 par l'Unesco au patrimoine de l'humanité, est visitée chaque année par des milliers de touristes chiliens et étrangers.



Un séisme de magnitude 7,6 a eu lieu dimanche matin au large des îles Salomon, dans l'océan Pacifique, a annoncé l'institut américain de géophysique (USGS) mais tout risque de tsunami a été écarté pour cet archipel, ainsi que pour le Vanuatu et la Papouasie-Nouvelle-Guinée.

Un nouveau séisme de magnitude 7,6 s'est produit à une profondeur d'environ 29 kilomètres et à près de 300 km au sud-est de Honiara, la capitale des îles Salomon, a précisé l'USGS.

L'USGS a émis une alerte «verte» en précisant qu'il y avait peu de probabilité de dégâts. La Commission océanographique intergouvernementale qui avait initialement lancé une alerte au tsunami pour les îles Salomon, le Vanuatu et la Papouasie-Nouvelle-Guinée, l'a ensuite annulée.

La semaine dernière, les Salomon ont été touchées par des inondations qui ont fait 23 morts.

Une quarantaine de personnes sont toujours portées disparues après de très fortes pluies sur à Honiara au nord-est de l'île transformant la principale rivière de la ville en un torrent balayant des communautés entières.

Les îles Salomon, État membre du Commonwealth, se trouvent sur la «ceinture de feu du Pacifique», une zone de forte activité tectonique où se produisent fréquemment séismes et éruptions volcaniques. En février 2013, ces îles avaient été frappées par un séisme de magnitude 8 qui avait fait au moins 10 morts et des milliers de sans-abri.

En 2007, un tsunami consécutif à un autre séisme de magnitude 8 avait tué au moins 52 personnes et des milliers de sans-abri dans les îles Salomon.

La secousse tellurique avait entièrement soulevé l'une des îles de l'archipel et repoussé de plusieurs dizaines de mètres sur cette île la limite entre la terre et la mer.

Source  © AFP


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