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mercredi 14 mai 2014
Une photo, prise par un anonyme, a été envoyée à la police de Brasschaat. Sur le cliché des douves de la forteresse de la commune flamande, un crocodile prend le soleil. Les recherches menées par la police et la commune n'ont, pour l'instant, pas abouti. Les autorités invitent la population à rester vigilante.

Le cliché du crocodile dans le fort de Brasschaat a fait le tour du web la semaine passée, rapporte Het Laatste Nieuws. C'est un habitant de la commune qui a envoyé la photographie à la police locale. La personne qui figure sur la photo et celle qui l'a prise ne sont pas encore connues des autorités. "Au départ, nous n'attachions pas beaucoup d'importance au cliché", admet Jan Jambon, bourgmestre N-VA de la commune. "Est-ce un vrai crocodile ou autre chose? Nous ne savons pas vraiment. Pour l'instant, nous pensons qu'il s'agit d'un farceur."

Des vérifications du cliché sont en cours. Le chef de corps, Bart Van Cleuvenberg explique au journal: "Nous devons enquêter pour voir si la photo est vraie ou pas car de nous jours, on peut accomplir de vraies prouesses avec Photoshop. D'après les premières estimations, l'image ne serait pas trafiquée. La photo a été prise à Brasschaat, c'est pratiquement certain, mais nous ne somme spas sûrs à 100%. Le bâtiment présente toutefois des similitudes avec le Fort."

Pour lui, il faut d'abord retrouver le photographe. "Nous connaissons la personne qui nous a envoyé la photo. La personne qui a capturé l'instant, en revanche, n'est pas encore identifiée. Une fois que nous saurons de qui il s'agit, il sera plus facile pour nous de savoir."

Aucune mesure de sécurité supplémentaire n'est envisagée pour l'instant. "Nous avons la photo en notre possession depuis une semaine mais, depuis lors, nous n'avons rien reçu de plus!", ajoute le chef de la police. Mais les autorités restent vigilantes. "Parce qu'il est possible qu'un crocodile puisse survivre ici, nous ne pouvons pas fermer les yeux et classer l'affaire. C'est pourquoi nous demandons à chacun de bien regarder. Nous avons détaché une patrouille qui va régulièrement voir et nous avons aussi utilisé des jumelles de vision nocturne, sans résultat."


HOAX ou pas HOAX telle est la question?
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Voilà peu, cette rivière située dans le district de Boluo au Guangdong est devenue rouge à certains endroits et bleue à d'autres. 

Les départements locaux ont donc envoyé des responsables sur place pour enquêter sur les raisons de cet incident et ils ont découvert que ces couleurs provenaient des eaux usées rejetées illégalement dans le cours d'eau par une usine locale. 

L'usine en question a dû interrompre sa production le temps de remettre ses installations aux normes.








 La ministre de l’Écologie Ségolène Royal a annoncé l’interdiction du bisphénol (A et S) dans les contenants alimentaires et dans les tickets de caisse à partir du premier janvier 2015 .

Le bisphénol A est un grand perturbateur endocrinien qui nuit à la croissance normale du corps humain. 

Le remplaçant du bisphénol A, le bisphénol S semble tout aussi dangereux. La mesure d’interdire les bisphénols est donc la bienvenue.

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Une odeur d'hydrocarbure planeait lundi matin le long de la rivière Midou et de son prolongement, la Midouze, à Mont-de-Marsan. L'alerte a été donnée dans la nuit.

Dès 3 heures, ce matin, les pompiers ont constaté ces effluves mais l'obscurité empêchait toute reconnaissance visuelle. De retour sur les lieux dès le petit matin, ces derniers ont reçu pour consignes d'installer un barrage filtrant sur la rivière, à hauteur des deux passerelles situées dans le quartier Barbe d'Or, au pied de la salle de sport Henri Lacoste.

Pompiers et personnel des services techniques s'emploient depuis à rechercher l'origine de ces émanations de gazole, en amont donc de Barbe d'Or. La Régie des eaux est également venue vérifier qu'il n'y avait pas de problèmes particuliers au niveau de l'assainissement. A priori aucune anomalie n'a été découverte.

La directrice adjointe des services techniques de la Ville, Isabelle de Tauzia, ajoutait à 14 heures ce lundi, qu'une équipe de l'Office national de l'eau et des milieux aquatiques (Onema) devait arriver sur les lieux d'un moment à l'autre. Celle-ci se chargera de prélever des échantillons d'eau afin de les analyser. Leur expertise permettra de préciser à la fois la nature exacte de la pollution et son éventuelle dangerosité.

Source © Sud Ouest





Du pétrole est encore présent en grande quantité dans certains secteurs de la rivière Chaudière près d’un an après la tragédie de Lac-Mégantic. 

Le nouveau ministre de l’Environnement, David Heurtel, a reconnu que la contamination demeure « préoccupante », mais que toutes les mesures continueront d’être prises pour caractériser les sédiments et déterminer quelle sera la meilleure méthode de nettoyage.

« Il est encore trop tôt pour estimer quand on aura un retour à la normale. Ce qu’on peut dire, c’est qu’au niveau de l’eau, on va continuer à mesurer les niveaux au moins jusqu’en septembre et on va ensuite réévaluer », a-t-il affirmé, lundi, lors du dévoilement du rapport du comité d’expert sur la contamination résiduelle de la rivière Chaudière à Sainte-Marie en Beauce.

Depuis l’été dernier, la situation s’est dans l’ensemble quand même améliorée au dire des experts du ministère de l’Environnement. Dans leur rapport, ils jugent la qualité de l’eau « acceptable » de même que l’impact sur la faune aquatique et la faune terrestre. Le biologiste du ministère David Berryman a expliqué que les produits chimiques, présents dans l’eau puisée pour la consommation humaine, ne dépassent pas les normes en vigueur. Le ministère affirme que les résidants des municipalités de Sainte-Marie, de Saint-Georges et de Lévis n’ont rien à craindre et que l’eau de la rivière Chaudière est bonne à boire. Cinq dépassements du niveau de contamination ont tout de même été enregistrés entre le 11 et le 13 avril lors de la crue printanière.

Les experts du ministère assurent que des tests sont effectués de façon régulière pour évaluer les risques. Ils reconnaissent qu’il y a toujours à certains endroits une contamination résiduelle qui demeure difficile à estimer avec certitude. Du pétrole est encore présent dans le fond de la rivière malgré toutes les mesures de confinement et de récupération prises à la suite du déversement de 100 000 litres de pétrole dans le lac Mégantic.

Crues dangereuses

Le responsable de Greenpeace Canada Patrick Bonin estime que les mesures prises par l’ancien gouvernement n’ont pas été suffisantes. Il appelle maintenant le gouvernement Couillard à procéder rapidement à la décontamination de la Chaudière « pour limiter l’exposition à laquelle font face les espèces et éviter un relargage de la pollution en cas d’inondation lors de grandes crues ».

Au cours de la prochaine année, le ministère s’engage à poursuivre son travail pour déterminer les tronçons de la rivière où le niveau de la contamination pose un risque pour l’écosystème, à documenter la toxicité des sédiments de la rivière et à assurer un suivi environnemental de la rivière.

Source  La Presse canadienne




Des recherches ont dévoilé des concentrations d'antibiotiques élevées dans les eaux de surface en Chine, ce qui suscite de nombreuses inquiétudes quant à la salubrité de l'eau de consommation au sein de la population.

« Boire de l'eau revient à prendre des médicaments », commentait de manière ironique un internaute sur Weibo, le Twitter chinois. « Rien d'étonnant que les médecins conseillent de boire beaucoup d'eau pour soigner la grippe et d'autres maladies », sous-entendait un autre blogueur.

Les chercheurs ont découvert que les eaux de surface contenaient 68 sortes d'antibiotiques, avec une concentration bien plus élevée que dans l'eau des pays développés, selon un rapport publié dans la revue spécialisée Chinese Science Bulletin.

Toujours selon ce rapport publié la semaine dernière, 90 autres ingrédients médicaux sans antibiotiques ont également été identifiés dans l'eau.

Dans certaines rivières de Chine, chaque litre d'eau prélevé s'est avéré contenir plusieurs centaines de nanogrammes d'antibiotiques, alors que ce taux est inférieur à 20 nanogrammes dans les pays développés.

Le rapport, rédigé par l'Université des sciences et des technologies de l'Est de la Chine, en partenariat avec les universités Tongji et Tsinghua, se penche sur les produits pharmaceutiques et de soins personnels (PPSP). Les PPSP incluent différents types de cosmétiques, de médicaments délivrés sur ordonnance, d'antibiotiques, d'anti-inflammatoires et de sédatifs. La Chine produit plus de 33 000 tonnes de PPSP par an, ce qui explique en partie que les chercheurs ont découvert une concentration si élevée dans l'eau, souligne le rapport.

Les sources principales des PPSP sont les stations d'épuration des eaux usées, les eaux usées issues de l'élevage de bétail, les sociétés pharmaceutiques, les hôpitaux et les terres agricoles.

Des données officielles ont démontré que 70% des médicaments chinois sont des antibiotiques, contre 30 % dans les pays occidentaux.

Sur l'ensemble des antibiotiques, seuls 20 % sont absorbés par l'être humain. Le reste est excrété et constitue une menace pour l'environnement, explique le professeur Yu Feng de l'Université pharmaceutique de Chine à Nanjing, dans la province du Jiangsu (est).

Au moins 15 000 tonnes de médicaments arrivent à expiration et finissent à la poubelle chaque année, précise le professeur. Et ce dernier d'ajouter : « Les déchets, s'ils ne sont pas correctement traités, contaminent souvent les eaux de surface ».

L'utilisation répandue des antibiotiques dans le secteur de l'élevage augmente également les risques de pollution de l'eau et des sols, analyse Yu Feng.

Si de nombreux spécialistes de l'ingénierie environnementale affirment que les niveaux actuels d'antibiotiques pourraient ne pas menacer immédiatement la salubrité de l'eau de consommation, les professionnels de la santé, eux, mettent en garde contre des risques imminents.

Les PPSP sont des ennemis invisibles de l'être humain, souligne le professeur Yu Feng. « Les antibiotiques présents dans l'eau, lorsqu'ils sont ingérés par des individus, vont entraîner une résistance aux médicaments et réduire les effets de ceux-ci en cas de maladie. »

D'un autre côté, lorsque les antibiotiques pénètrent dans la chaîne alimentaire et s'accumulent dans le corps humain, ils altèrent l'immunité et affectent les générations futures, met en garde Yu Feng.
« Il est grand temps de renforcer la gestion des antibiotiques, notamment leur utilisation et la manière dont ils sont distribués », commente Sun Binyuan, membre de l'administration chargée du contrôle des produits alimentaires et des médicaments de Hefei, dans la province de l'Anhui. « Les médecins devraient être sanctionnés lorsqu'ils prescrivent trop d'antibiotiques », suggère-t-il.

Selon lui, la Chine devrait par ailleurs suivre l'exemple de l'Union européenne et interdire l'utilisation d'antibiotiques dans les fourrages, mais aussi rechercher des substituts pour protéger les intérêts des agriculteurs tout en minimisant les risques pour l'environnement.

Dans un rapport de travail du gouvernement publié par le Congrès national populaire au mois de mars, le Premier ministre Li Keqiang avait pour sa part annoncé un projet visant à purifier l'eau, inscrit dans le cadre de sa « guerre contre la pollution ».

Source: © french.china.org.cn






Un canon anti-smog capable de pulvériser de l'eau à une distance de plus de 100 mètres a été mis en service à Xi'an, en Chine. 

Raccordé à une citerne contenant 10 tonnes d'eau, cet engin est en mesure de couvrir une superficie de plus de 30 000 mètres carrés en une heure. 

Les experts estiment que cette machine miraculeuse, baptisée le « canon à brume », pourrait réduire de 15% à 20% la densité de smog dans l'air.


Le volcan Guatémaltèque Santiaguito connaît est entré en éruption et a rendu nécessaire l’évacuation d’environ 300 personnes. Situé dans le département de Quetzaltenango, à environ 200 km de la capitale du pays, les quelque 300 personnes qui habitent aux abords immédiats du colosse s’élevant à 2 550 m d’altitude, ont été invitées à quitter leur domicile après que le volcan soit entré en éruption vers 10 h du matin heure locale (16 h GMT).

L’alerte jaune institutionnelle a été activée par l’Institut national de sismologie, de volcanologie, de météorologie et hydrologie du Guatemala. Le porte-parole de la Conred, a indiqué que le volcan lançait une épaisse colonne de cendres et de matériel pyroclastique incandescent depuis son cratère. Le volcan Santiaguito, avec les volcans Pacaya et Fuego, est parmi les plus actifs du pays qui en compte pas moins de 33.

Depuis lors, le niveau d’alerte est maintenu en raison de l’émission d’une grande quantité de flux, et une importante coulée de boue appelée lahar (une coulée de boue d’origine volcanique formée d’eau, de cendres volcaniques et de téphras).

Les autorités ont voulu se montrer rassurantes en publiant un communiqué dans lequel la Conred affirme prendre toutes les dispositions possibles pour surveiller l’activité du volcan et éviter la moindre catastrophe, les populations vivant à proximité sont néanmoins appelées à rester éloignées du volcan.

Les scientifiques ont mentionné que les « torrents de boues sont chargés de matériels pyroclastiques d’origine volcanique et sont marqués par de très hautes températures, ils s’écoulent depuis le cône et se dirigent vers la source du fleuve Nimá I ».

Les lahars descendent par la rivière Nima I, qui est un affluent du fleuve Samalá, principalement au niveau du pont Castillo Armas et du secteur Vuelta del Niño. Le Santiaguito a déposé des millions de mètres cubes de matériel volcanique dans ce cours d’eau, dans ce contexte de fortes précipitations saisonnières, il n’est pas impossible que des débordements soient enregistrés dans les prochains jours. Encore une fois toutes les précautions doivent être adoptées par les populations avoisinantes.

Le volcan Santiaguito, très actif, bénéficie d’une surveillance par monitoring constante, il est en temps normal un pôle d’attraction pour de nombreux touristes et baroudeurs qui s’en approchent pour découvrir et contempler un paysage hostile, unique dans le pays.

Selon les spécialistes en volcanologie, le Santiaguito devrait baisser en activité dans les prochains jours ce qui n’empêchera pas des périodes d’expulsion de cendres et de projections de matériel volcanique composé de cendres, de sable, de roches et de débris végétaux.Les populations les plus vulnérables sont celles de San Marcos Palajunoj et Las Marías.

Les responsables du trafic aérien sont invités par la Conred à faire preuve de vigilance dans les secteurs des volcans Santiaguito et Fuego en raison de la présence de cendres.

Le volcan fait partie de la Sierra Madre du Chiapas qui inclut de nombreux autres volcans qui dominent tous la plaine côtière bordant l’Océan Pacifique.

 Source : CONRED, AP

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Une gigantesque nuée obscurcit le ciel bleu d'Amparihibe, village des Hauts Plateaux de Madagascar. Mais une pluie de pesticides va éliminer en moins de 24 heures les 6 milliards de criquets de cet essaim géant ravageur de récoltes, qui s'étend sur 800 hectares.

L'Agence des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) n'a pas encore gagné la guerre contre les criquets qui occupent les deux tiers du pays et menacent de malnutrition 13 millions de paysans, même si elle a déjà éliminé une centaine d'essaims ces dernières semaines.

«Le but, c'est de casser l'invasion pour revenir à une période de rémission, c'est-à-dire à un stade où les criquets sont solitaires, et ne se transforment pas en essaims», explique l'acridologue Tsitohaina Andriamaroahina, responsable de la mission.

Pour mener à bien l'offensive de la FAO, trois bases aériennes itinérantes suivent les essaims. Trois hélicoptères et un avion patrouillent tous les jours.

«Quand on vole pour faire la prospection, il y a plusieurs choses à regarder : la direction du vent, la fumée, la position du soleil. C'est en fonction de ça qu'on sait où se trouve l'essaim», explique Hasibelo Rakotovao.

Des colonnes de fumée sont visibles un peu partout dans cette région située à 200 kilomètres à l'ouest de la capitale Antananarivo. Ce sont les feux allumés par les paysans pour tenter de disperser les criquets.

Une fois les insectes repérés, une équipe technique se rapproche le lendemain, avant le lever du jour, avec un camion chargé de pesticides. L'hélicoptère arrive sur zone plus tard, car il a interdiction de voler la nuit. On fixe alors une cuve sous l'appareil.

Il faut faire vite, car l'épandage ne peut avoir lieu qu'à l'aube, lorsque les criquets sont au sol et immobiles, leurs ailes étant alourdies par la rosée du matin. Le pesticide - qui selon les promoteurs de l'opération n'est dangereux que pour les insectes - agit alors directement sur leur système nerveux.

Mobilisant 90 personnes, l'opération conjointe de la FAO et du Centre national anti-acridien malgache a déjà déversé 500 000 litres de pesticides sur un million d'hectares.

Sauver les cultures de riz

Cette opération de grande envergure, la plus vaste depuis quinze ans, est la seule solution pour éradiquer le fléau. À cause de l'inaction du gouvernement, les essaims se sont multipliés de manière incontrôlable ces dernières années, jusqu'à atteindre le stade de l'invasion. Madagascar sort en effet tout juste de cinq années d'une grave crise politique provoquée par le renversement du président Marc Ravalomanana en 2009, qui a privé le pays de l'aide internationale.

«On s'entraide entre voisins, mais on n'est pas assez nombreux. On a des criquets jusqu'aux genoux, on ne peut pas faire face. (...) On est obligés d'allumer des feux de brousse, car on n'a pas d'autre moyen de chasser ces criquets», soupire Marie Louise Rasoamampionona, une cultivatrice de 50 ans.

Les paysans se plaignent déjà de manquer de riz.

«Les criquets font beaucoup souffrir les paysans, parce que le riz, c'est toute notre vie. Et si cela est détruit, on est perdus, qu'est-ce que les paysans vont manger? Si on mange seulement du manioc, cela ne nous donne pas assez de forces et on ne peut pas travailler, le riz est essentiel pour nous autres agriculteurs», explique Ranaivo, cultivateur à Amparihibe où tous les habitants sont paysans.

La FAO a encore besoin de 10 millions d'euros (près de 15 millions de dollars) pour mener à son terme l'opération, estimée à 32 millions, d'ici 2016.

Et malgré ses bons résultats, Madagascar n'est pas à l'abri d'une autre invasion acridienne. En cause, le manque de sensibilisation et la déforestation.

«Quand on pratique la déforestation, ça laisse de la savane et ça amène les criquets, les surfaces colonisables augmentent. La déforestation a de très lourdes conséquences», rappelle Tsitohaina Andriamaroahina, le responsable de la mission anti-criquets.

À Madagascar, environ 200 000 hectares de forêts disparaissent tous les ans. Quelque 90 % de la forêt primaire a déjà disparu.

Source © AFP
Les autorités saoudiennes ont annoncé mardi cinq nouveaux décès dus au Coronavirus MERS, portant à 152 le bilan des morts dans le pays, premier foyer de cette infection mystérieuse apparue en 2012. Entre-temps, quatre nouveaux cas de contamination ont été signalés, portant à 495 le total des cas recensés, a indiqué le ministère de la Santé sur son site internet.

Six patients atteints du virus ont été guéris, selon la même source. 

Les cinq nouveaux décès ont été enregistrés lundi, a précisé le ministère, ajoutant qu'un patient est mort à Ryad tandis que les quatre autres sont décédés à Jeddah, la capitale commerciale. S'adressant aux journalistes à l'hôpital Roi Fahd à Jeddah, le ministre par intérim de la Santé, Adel Fakieh, a affirmé que de nouveaux équipements nécessaires pour traiter les personnes infectées par cette infection avaient été importés

Selon lui, la majorité des victimes sont des patients sous dialyse à l'hôpital. Le coronavirus du syndrome respiratoire du Moyen-Orient (MERS-CoV, Middle East Respiratory Syndrom Coronavirus) est considéré comme un cousin, plus mortel mais moins contagieux, du virus du Syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS) qui avait fait près de 800 morts dans le monde en 2003. Comme lui, il provoque une infection des poumons, et les personnes touchées souffrent de fièvre, de toux et de difficultés respiratoires. A la différence du SRAS, il génère aussi une défaillance rénale. 

Le MERS "se propage de deux façons, à travers les dromadaires infectés ou au sein de l'hôpital même en l'absence de mesures (efficaces) pour empêcher une propagation de l'infection, que ce soit au département de dialyse ou aux urgences", a dit le ministre saoudien. Il n'existe pour le moment aucun traitement préventif contre le coronavirus MERS. Des cas d'infection ont été recensés dans 16 autres pays, dont l'Egypte, la France, la Grande-Bretagne ou le Liban, mais la majorité des personnes touchées avaient voyagé ou travaillé en Arabie saoudite récemment. 

Le virus est apparu en Arabie saoudite en 2012 et serait lié aux dromadaires, selon une nouvelle étude. Le ministre saoudien de l'Agriculture, Fahd Bel Ghoneim, a demandé aux Saoudiens de se munir de "masques en approchant les dromadaires, de porter des gants et bien se laver les mains après chaque contact". L'ancien ministre de la Santé saoudien Abdallah al-Rabiah a été limogé le 21 avril, après avoir fermé le service d'urgence de l'hôpital de Jeddah et mis en doute le lien entre le virus et les dromadaires.

Source © AFP

lundi 12 mai 2014
Le fleuve Charente est le plus pollué de France par les pesticides. Et de très loin. Entre Angoulême et Saintes, les relevés sont catastrophiques. Le constat est alarmant et le vignoble montré du doigt.

Une petite tache rouge écarlate qui ne fait pas franchement rougir de plaisir. Selon le ministère du Développement durable, la Charente est un véritable "Pesticideland". 

Bienvenue dans le département numéro un en matière de pollution aux pesticides, celui dont le cours d’eau principal est un vrai bouillon de produits chimiques. Atrazine, glyphosate, etc. On retrouve de tout dans les eaux de la Charente. Dans des proportions plus qu’inquiétantes.

Chiffre effarant, fourni par l’agence de l’eau Adour-Garonne: en moyenne, en 2011, entre Angoulême et Cognac, au coeur du cognac roi, la teneur en pesticides était de 6,52 microgrammes par litre. De quoi en faire une eau réglementairement impropre à la "fabrication" d’eau potable. C’est-à-dire qu’elle est si viciée que l’on ne peut même pas la traiter pour la rendre utilisable. À titre de comparaison, la Sèvre nantaise, deuxième bassin le plus touché dans le pays, affiche un taux moyen de 2,86 microgrammes par litre. Autant dire que le bonnet d’âne charentais est décroché haut la main.

Jean-François Dauré, le président de GrandAngoulême est effaré. "Tout le monde doit prendre conscience qu’il y a sur ce dossier un caractère d’urgence sanitaire. C’est un truc de fou", dit celui qui titre la sonnette d’alarme depuis des années en compagnie de son adjoint à La Couronne, Jacky Bonnet. Son diagnostic est sans appel: "L’état de nos rivières est très très mauvais."








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L'Afrique subsaharienne perd quelque 20 milliards de dollars par an à cause de la pêche et de l'exploitation forestière illégales, souligne un rapport de l'Africa Progress Panel (APP), un think-tank présidé par l’ancien secrétaire général de  l'Organisation des nations unies (ONU), Kofi Annan.

L'Africa Progress Panel estime que les pays africains perdent autour de 17 milliards de dollars par an à cause de l'exploitation forestière illégale pratiquée essentiellement par des compagnies chinoises. Raison pour laquelle le panel estime qu'«aucun cadre multilatéral sur la gestion durable des forêts en Afrique ne sera crédible si la Chine n'est pas impliquée».

«Les ressources qui devraient être utilisées pour l'investissement en Afrique sont pillées par les activités des élites locales et des investisseurs étrangers», déplore le rapport indiquant que «les  conséquences sociales, économiques et humaines  de ces activités illégales sont dévastatrices».  Kofi Annan précise dans ce même cadre que «quelques corrompus ont amassé une fortune personnelle» grâce à la pêche et à l'exploitation forestière illégales.

La pêche illégale dans les eaux africaines, qui occasionne un manque à gagner d’environ 3 milliards de dollars par an, est notamment pratiquée par «des  navires en provenance d'Asie de l'Est et la Russie,» selon le rapport de l’APP qui rappelle que les côtes africaines abritent certaines des zones de pêche les plus poissonneuses au monde, en particulier les côtes de la Mauritanie, de la Namibie et du Mozambique.

Selon l’Africa Progress Panel, qui comprend plusieurs personnalités du monde des affaires et de la politique, dont l'ancien directeur général du FMI Michel Camdessus, l’ancien président nigérian  Olusegun Obasanjo et le directeur général de l’assureur britannique Prudential, l’ivoirien Tidjane Thiam, le pillage des ressources halieutiques africaines s’est accru au cours des  deux dernières années. En cause, les politiques de conservation sévères aux Etats-Unis et en Europe et la hausse de la demande chinoise, qui ont fait qui ont fait flamber les prix.





La Birmanie aurait exporté entre 2000 et 2014 jusqu'à 3,5 fois plus de bois que les volumes officiellement enregistrés.

DÉSOLATION. Une terre brûlée jonchée de branches. Voilà tout ce qu'il reste de l'épaisse forêt aux arbres majestueux qui se dressait dans cette région du centre de la Birmanie lorsque Wa Tote, 72 ans, n'était qu'une petite fille.

"Nous n'osions y entrer qu'en groupe. La forêt était dense, avec de nombreux animaux sauvages. Maintenant, c'est impossible de trouver l'ombre d'un arbre pour se protéger lorsqu'on est fatigué", raconte-t-elle à l'AFP.

Les tigres aussi ne sont qu'un lointain souvenir dans ces montagnes de Bago dont de larges bandes ont été scalpées par l'exploitation forestière ces dernières années.

Les branches et végétaux laissés derrière y sont brûlés pour faire place nette. Les habitants comptent sur un projet de reboisement de la région avec du teck. Mais même si cela se fait, cet arbre tropical précieux mettra plusieurs décennies à atteindre la maturité.

Entre 1990 et 2010, le pays a perdu 20% de sa forêt tropicale

EXPLOSION. L'exploitation forestière en Birmanie a explosé sous l'ancienne junte, les généraux s'intéressant moins à l'environnement qu'à l'argent généré par l'appétit insatiable du marché international pour les bois rares.

Le pays a ainsi perdu entre 1990 et 2010 près de 20% de ce qui reste l'une des plus importantes forêts tropicales d'Asie, selon l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO).

La corruption et une protection médiocre ont suscité une exploitation illégale effrénée enrichissant à la fois les proches de l'ancienne junte, des militaires et des groupes rebelles, estiment les experts.

Le gouvernement quasi civil qui a multiplié les réformes depuis la dissolution de la junte en 2011 a décidé de s'attaquer au problème, interdisant depuis le 1er avril les exportations de bois brut.

"Notre interdiction sera très efficace. La coupe, la distribution et la finition des produits du bois seront faites localement, pour que nous puissions également créer des emplois", souligne Tin Tun, haut responsable du ministère de l'Environnement et des Forêts.

Le Fonds mondial pour la nature (WWF) a salué cette décision, notant qu'elle s'accompagnait d'une baisse de 60% des quotas de coupe pour le teck et de 50% pour les autres bois durs pour l'année fiscale en cours, comparé à 2012-2013.

"Mais étant donné l'ampleur de l'exploitation illégale et des exportations en Birmanie, cela prendra du temps pour voir à quel point l'interdiction sera efficace", commente Michelle Owen, responsable de WWF dans le pays.

Le singe au nez retroussé : une espèce tout juste découverte et déjà menacée

Dans le nord montagneux du pays, près de la frontière chinoise, les entreprises forestières s'enfoncent de plus en plus profondément dans la forêt vierge.

"Il faut arrêter l'abattage maintenant", insiste Frank Momberg, de l'ONG Flora & Fauna International (FFI), qui lutte contre la disparition d'une espèce tout juste découverte de singe au nez retroussé, dont quelque 300 individus vivraient dans les forêts de l'Etat Kachin.

L'abattage mécanique permet même de raser des pentes raides, où la disparition des arbres augmente les risques de glissements de terrain et met en danger un environnement qui accueille d'autres animaux sauvages comme le panda roux ou le takin, aussi connu comme la chèvre-antilope.

"Un écosystème entier est en train d'être détruit par ces abattages extrêmes", s'insurge Momberg.

Selon lui, les bois rares récoltés alimentent l'industrie du meuble à Tengchong, dans la province chinoise du Yunnan, l'érable pour des tables sculptée et le taiwania, conifère protégé, pour des "cercueil de luxe".

Selon l'ONG Agence d'investigation environnementale (EIA), la Chine a enregistré l'importation de 10 millions de mètres cube de bois de Birmanie entre 2000 et 2012, soit environ deux fois plus que le chiffre officiel du total des exportations birmanes sur la période (6,4 millions).

La Birmanie exporte largement plus de bois qu'elle ne le déclare

Quelque 84% du bois exporté vers la Chine a été transporté par la terre, malgré le fait que les exportations étaient de longue date seulement autorisées depuis les ports de Rangoun et de Dawei, le rendant "au mieux légalement douteux, au pire carrément illégal", commente l'ONG.

Dans un récent rapport basé sur des documents birmans et des chiffres du commerce international, l'EIA conclut que la Birmanie a exporté entre 2000 et 2014 jusqu'à 3,5 fois plus de bois que les volumes officiellement enregistrés.

"CRIMINALITÉ". "Un tel écart indique une criminalité et une corruption généralisées dans le secteur du bois birman", souligne le rapport, estimant que cette industrie fantôme rapportait des milliards de dollars.

Malgré la récente interdiction des exportations, des camions chargés de troncs ont été observés près du port de Rangoun après le 1er avril.

Et 60 tonnes de bois illégal ont été retrouvées dans des véhicules maquillés pour donner l'impression de participer à une campagne anti-abattage.
Les petits marsupiaux d'Australie connaissent une baisse rapide de leur population dans le nord du pays, indique une étude publiée mercredi, qui voit dans les chats errants un des principaux facteurs explicatifs à ce phénomène. 

"Nous avons une image assez parlante et elle montre que plusieurs espèces ont décliné de manière dramatique", a déclaré à l'AFP Chris Johnson, un professeur spécialisé dans la protection de la nature à l'université de Tasmanie. 

Selon lui, ces petits mammifères courent le risque de disparaitre à travers toute l'île-continent mais le phénomène est particulièrement marqué dans le nord. 

"Il existe de larges zones où ces petits mammifères sont soit très rares, soit ont disparu, alors que leur habitat" n'a pas été endommagé, souligne-t-il. Ce phénomène a démarré au début des années 1990, notamment dans le parc national Kakadu, une réserve naturelle des Territoires du Nord (nord). 

Une vingtaine de sous-espèces ont disparu de ce parc depuis 20 ans, dont les péramèles (des mammifères à museau allongé et de la taille d'un lapin), les chats marsupiaux à queue tachetée ou les phascogales, qui ressemblent à des belettes. 

Des analystes récentes de données sur les populations actuelles de marsupiaux, présentées lors d'une rencontre de scientifiques mercredi à Canberra, ont permis de comparer les différentes vagues de disparitions de plusieurs groupes. 

"Les disparitions se produisent principalement au sein de populations de petits animaux qui vivent au sol, dans un habitat ouvert et sec. Les soupçons se tournent donc vers un prédateur externe, le chat", a ajouté Chris Johnson. 

"Nous avons eu par le passé des schémas de disparition semblables causées par des prédateurs, tels que le renard, dans le sud de l'Australie. La question était donc: est-ce que l'histoire se répète ou est-ce quelque chose de nouveau?". 

Les chats ont été introduits en Australie par les colons européens, à la fin du 18e siècle. Mais reste à savoir ce qui a modifié le comportement de ces félins pour en faire des prédateurs aussi voraces, note le professeur. 

Des feux déclenchés par des agriculteurs pour les pâturages pourraient aussi avoir jouer un rôle, selon lui. 

"Il n'y a certainement pas qu'un seul facteur explicatif, mais la combinaison de plusieurs d'entre eux, qui tendent à favoriser le mode de chasse des chats", a-t-il déclaré. 
L'AIE chiffre désormais à 44 000 milliards de dollars les investissements cumulés nécessaires d'ici à 2050 pour limiter le réchauffement à long terme de la planète à 

L'Agence internationale de l'énergie (AIE) chiffre à 44 000 milliards de dollars les investissements nécessaires d'ici à 2050 pour limiter le réchauffement et développer les énergies «propres», un coût qui ne cesse d'augmenter à force d'atermoiements, selon sa directrice générale.

«Nous devons agir, mais nous ne prenons pas le bon chemin pour le moment», a déploré Maria van der Hoeven à Séoul lors de la présentation du rapport bisannuel de l'AIE sur le sujet.

«L'utilisation croissante du charbon au niveau mondial masque les progrès dans le déploiement des énergies renouvelables (...). Il est temps de changer de cap», a-t-elle ajouté.

L'AIE, organisation qui représente les pays importateurs de pétrole, prône un développement accéléré des énergies renouvelables et d'autres technologies permettant de réduire les émissions de CO2 dans l'énergie.

L'agence part du postulat que les coûts engagés sont plus que compensés sur le long terme par les économies réalisées en combustibles fossiles comme le pétrole. Mais le coût de la transition ne cesse d'augmenter, prévient Mme Van der Hoeven.

L'AIE chiffre désormais à 44 000 milliards de dollars les investissements cumulés nécessaires d'ici à 2050 pour limiter le réchauffement à long terme de la planète à 2 degrés Celsius. Ce coût était estimé à 36 000 milliards de dollars en 2012.

Mais les économies que cela pourrait dégager augmentent elles aussi. Elles sont estimées à 115 000 milliards de dollars d'ici la même date, contre 100 000 milliards en 2012, selon ses calculs.

«Ces hausses reflètent partiellement ce que l'AIE dit depuis longtemps : plus on attend, plus la conversion de notre approvisionnement énergétique est cher», a souligné Maria van der Hoeven.

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