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lundi 26 mai 2014
Le moustique tigre, espèce invasive capable de transmettre les virus de la dengue et du chikungunya, continue de progresser avec une présence «active» dans 18 départements du sud de la France, selon le site spécialisé Vigilance-moustiques.com.
Lancée en 2013 pour informer sur la présence des moustiques en France, cette plate-forme nourrie par les organismes officiels et par des réseaux de médecins et de pharmaciens «sentinelles» tire par ailleurs la sonnette d'alarme dans onze autres départements, principalement dans l'est, où le moustique tigre est apparu ponctuellement ces dernières années.
Dans les 18 départements placés en vigilance «rouge», où cette espèce aedes albopictus, caractérisée par des rayures blanches, est considérée comme «implantée et active» (Paca, sud de Rhône-Alpes, une partie de Midi-Pyrénées et de l'Aquitaine), des mesures sont déjà mises en oeuvre par les autorités comme la sensibilisation des professionnels et désinsectisation localisée, souligne le site.
Mesures de précaution
En revanche, dans les 11 départements en «vigilance orange» (Rhone-Alpes principalement mais aussi Charente-Maritime et Pyrénées-Atlantiques), ce type de mesures n'est pas encore en vigueur en dépit de chances importantes d'y croiser le moustique tigre, dont la piqûre est douloureuse.
Le site rappelle donc les mesures de vigilance possibles comme la surveillance des possibles «gîtes larvaires»: il est conseillé de renouveler et de vider toute collection d'eau calme susceptible d'abriter l'insecte, comme les coupelles sous les pots de fleurs, les pneus usagés, les brouettes ou tout objet susceptible de retenir de l'eau de pluie.
Ce type de moustiques, apparu en France en 2004 dans les Alpes-Maritimes, vit en effet près de l'homme et se développe dans de petites quantités d'eau.
Vigilance-moustiques.com a été créée à l'initiative de Stéphane Robert, responsable d'un fabricant de produits anti-moustiques.
Source © AFP
Lancée en 2013 pour informer sur la présence des moustiques en France, cette plate-forme nourrie par les organismes officiels et par des réseaux de médecins et de pharmaciens «sentinelles» tire par ailleurs la sonnette d'alarme dans onze autres départements, principalement dans l'est, où le moustique tigre est apparu ponctuellement ces dernières années.
Dans les 18 départements placés en vigilance «rouge», où cette espèce aedes albopictus, caractérisée par des rayures blanches, est considérée comme «implantée et active» (Paca, sud de Rhône-Alpes, une partie de Midi-Pyrénées et de l'Aquitaine), des mesures sont déjà mises en oeuvre par les autorités comme la sensibilisation des professionnels et désinsectisation localisée, souligne le site.
Mesures de précaution
En revanche, dans les 11 départements en «vigilance orange» (Rhone-Alpes principalement mais aussi Charente-Maritime et Pyrénées-Atlantiques), ce type de mesures n'est pas encore en vigueur en dépit de chances importantes d'y croiser le moustique tigre, dont la piqûre est douloureuse.
Le site rappelle donc les mesures de vigilance possibles comme la surveillance des possibles «gîtes larvaires»: il est conseillé de renouveler et de vider toute collection d'eau calme susceptible d'abriter l'insecte, comme les coupelles sous les pots de fleurs, les pneus usagés, les brouettes ou tout objet susceptible de retenir de l'eau de pluie.
Ce type de moustiques, apparu en France en 2004 dans les Alpes-Maritimes, vit en effet près de l'homme et se développe dans de petites quantités d'eau.
Vigilance-moustiques.com a été créée à l'initiative de Stéphane Robert, responsable d'un fabricant de produits anti-moustiques.
Source © AFP
Le Marais poitevin retrouve le label perdu depuis 1997, après de longues négociations.
Dix-huit ans. C’est le temps qu’il aura fallu au Marais poitevin pour retrouver son label de Parc naturel régional, avec la parution du décret n°2014-505 le 21 mai.
Avec une superficie de près de 100 000 hectares, c’est la deuxième zone humide française, après la Camargue.
La « Venise verte » était devenue Parc naturel régional en 1979, mais avait perdu cette appellation en 1997 du fait de la dégradation de 20 000 hectares de prairies naturelles humides, mises en culture. Le processus de reconquête avait été lancé en 2008, mais, faute de consensus, les négociations ont été longues. Entre temps, le Marais poitevin est devenu parc interrégional en 2003 et Grand Site de France en 2010.
Dix-huit ans. C’est le temps qu’il aura fallu au Marais poitevin pour retrouver son label de Parc naturel régional, avec la parution du décret n°2014-505 le 21 mai.
Avec une superficie de près de 100 000 hectares, c’est la deuxième zone humide française, après la Camargue.
La « Venise verte » était devenue Parc naturel régional en 1979, mais avait perdu cette appellation en 1997 du fait de la dégradation de 20 000 hectares de prairies naturelles humides, mises en culture. Le processus de reconquête avait été lancé en 2008, mais, faute de consensus, les négociations ont été longues. Entre temps, le Marais poitevin est devenu parc interrégional en 2003 et Grand Site de France en 2010.
Le glacier le plus visité d'Amérique du Nord fond de plus de cinq mètres chaque année et pourrait disparaître complètement d'ici une génération, affirme un responsable de Parcs Canada.
Le glacier Athabasca est le plus grand des six glaciers formant une partie du champ de glace Columbia, dans le Parc national de Jasper, dans l'Ouest canadien. Il s'agit d'une destination populaire pour les touristes de partout sur la planète qui montent à bord de grands «autobus des neiges» pour aller jeter un coup d'oeil au glacier.
Si l'endroit reçoit environ sept mètres de neige par année, le glacier fond lentement depuis environ 150 ans.
En entrevue avec La Presse Canadienne, le responsable de la conservation de la nature du parc, John Wilmshurt, affirme que le phénomène est «stupéfiant».
Il précise que chaque année, des pieux sont plantés à cinq mètres de profondeur dans la glace, à l'automne. Au milieu de l'été, les pieux doivent de nouveau être plantés sur le glacier Athabasca, puisque la glace qui les entoure a souvent fondu.
Le passage du temps est clairement visible à la base du glacier. Des marqueurs remontant jusqu'en 1890 démontrent que l'imposante masse de glace a retraité de 1,5 kilomètre, laissant derrière elle un paysage lunaire de rocaille et de rochers.
«Nous effectuons des mesures près de la base du glacier et la croissance annuelle est bien moindre que le recul de la glace», dit M. Wilmshurst.
Un récent rapport américain sur la situation des glaciers a identifié la fonte rapide des glaciers de Colombie-Britannique et d'Alaska comme un important problème lié aux changements climatiques; les chercheurs affirment que ces glaciers «fondent de façon substantielle».
Le U.S. National Climate Assessment affirme que la tendance devrait se poursuivre et que celle-ci a des implications sur la production hydroélectrique, les courants océaniques, la pêche et la hausse du niveau des mers à l'échelle mondiale.
Toujours selon le document, les glaciers dans la région perdent de 20 à 30% de l'équivalent de la couverture de glace disparaissant de la calotte du Groenland, qui a reçu bien plus d'attention médiatique.
Selon M. Wilmshurst, le glacier Athabasca aurait une épaisseur d'environ 300 mètres, mais il serait lentement en train de disparaître.
L'eau du champ de glace Columbia s'écoule dans les trois océans bordant le Canada, et le paysage sera bien différent si ce champ finissait par fondre entièrement.
«Il est difficile de savoir, à long terme, ce que les cycles climatiques signifient pour les gens. Cela veut dire que nous devrions nous préparer pour des conditions plus sèches à l'avenir. Je crois qu'à long terme, ce ne sont vraiment pas de bonnes nouvelles», a-t-il dit.
«Le glacier va vraiment disparaître. Pas de mon vivant, probablement, mais peut-être du vivant de mes enfants.»
Le glacier Athabasca est le plus grand des six glaciers formant une partie du champ de glace Columbia, dans le Parc national de Jasper, dans l'Ouest canadien. Il s'agit d'une destination populaire pour les touristes de partout sur la planète qui montent à bord de grands «autobus des neiges» pour aller jeter un coup d'oeil au glacier.
Si l'endroit reçoit environ sept mètres de neige par année, le glacier fond lentement depuis environ 150 ans.
En entrevue avec La Presse Canadienne, le responsable de la conservation de la nature du parc, John Wilmshurt, affirme que le phénomène est «stupéfiant».
Il précise que chaque année, des pieux sont plantés à cinq mètres de profondeur dans la glace, à l'automne. Au milieu de l'été, les pieux doivent de nouveau être plantés sur le glacier Athabasca, puisque la glace qui les entoure a souvent fondu.
Le passage du temps est clairement visible à la base du glacier. Des marqueurs remontant jusqu'en 1890 démontrent que l'imposante masse de glace a retraité de 1,5 kilomètre, laissant derrière elle un paysage lunaire de rocaille et de rochers.
«Nous effectuons des mesures près de la base du glacier et la croissance annuelle est bien moindre que le recul de la glace», dit M. Wilmshurst.
Un récent rapport américain sur la situation des glaciers a identifié la fonte rapide des glaciers de Colombie-Britannique et d'Alaska comme un important problème lié aux changements climatiques; les chercheurs affirment que ces glaciers «fondent de façon substantielle».
Le U.S. National Climate Assessment affirme que la tendance devrait se poursuivre et que celle-ci a des implications sur la production hydroélectrique, les courants océaniques, la pêche et la hausse du niveau des mers à l'échelle mondiale.
Toujours selon le document, les glaciers dans la région perdent de 20 à 30% de l'équivalent de la couverture de glace disparaissant de la calotte du Groenland, qui a reçu bien plus d'attention médiatique.
Selon M. Wilmshurst, le glacier Athabasca aurait une épaisseur d'environ 300 mètres, mais il serait lentement en train de disparaître.
L'eau du champ de glace Columbia s'écoule dans les trois océans bordant le Canada, et le paysage sera bien différent si ce champ finissait par fondre entièrement.
«Il est difficile de savoir, à long terme, ce que les cycles climatiques signifient pour les gens. Cela veut dire que nous devrions nous préparer pour des conditions plus sèches à l'avenir. Je crois qu'à long terme, ce ne sont vraiment pas de bonnes nouvelles», a-t-il dit.
«Le glacier va vraiment disparaître. Pas de mon vivant, probablement, mais peut-être du vivant de mes enfants.»
Ce mois d'avril a été, à égalité avec celui de 2010, le mois d'avril le plus chaud enregistré sur la planète depuis le début des relevés en 1880, a indiqué mardi l'Agence américaine océanique et atmosphérique.
La température globale moyenne sur les terres et les océans s'est établie à 14,47°C, soit 0,77°C au-dessus de la moyenne du 20e siècle (13,7°C), précise l'Agence américaine océanique et atmosphérique (NOAA).
Il s'agit aussi du 38e mois d'avril consécutif, et du 350e mois d'affilée, durant lequel la température du globe est équivalente ou supérieure à la moyenne du 20e siècle.
Avec plus de 5°C au-dessus de la moyenne enregistrée entre 1981 et 2010, la Sibérie centrale a connu un mois d'avril particulièrement doux.
Cette partie du monde ainsi que des parties de l'Est de l'Australie, et certains endroits des grands bassins océaniques ont enregistré des records de chaleur.
À l'inverse, le Sud et l'Est du Canada ainsi que le Nord-Est des États-Unis et le Sud du Kazakhstan ont connu un mois d'avril plus froid que la moyenne.
Pour la période de janvier à avril, la température moyenne sur le globe a été la sixième plus chaude dans les annales avec 12,6°C.
Selon les prédictions de la NOAA, il y a plus de 66% de probabilités que le courant chaud du Pacifique El Niño réapparaisse plus tard cette année, ce qui pourrait avoir un impact majeur sur les températures et les précipitations partout dans le monde.
La température globale moyenne sur les terres et les océans s'est établie à 14,47°C, soit 0,77°C au-dessus de la moyenne du 20e siècle (13,7°C), précise l'Agence américaine océanique et atmosphérique (NOAA).
Il s'agit aussi du 38e mois d'avril consécutif, et du 350e mois d'affilée, durant lequel la température du globe est équivalente ou supérieure à la moyenne du 20e siècle.
Avec plus de 5°C au-dessus de la moyenne enregistrée entre 1981 et 2010, la Sibérie centrale a connu un mois d'avril particulièrement doux.
Cette partie du monde ainsi que des parties de l'Est de l'Australie, et certains endroits des grands bassins océaniques ont enregistré des records de chaleur.
À l'inverse, le Sud et l'Est du Canada ainsi que le Nord-Est des États-Unis et le Sud du Kazakhstan ont connu un mois d'avril plus froid que la moyenne.
Pour la période de janvier à avril, la température moyenne sur le globe a été la sixième plus chaude dans les annales avec 12,6°C.
Selon les prédictions de la NOAA, il y a plus de 66% de probabilités que le courant chaud du Pacifique El Niño réapparaisse plus tard cette année, ce qui pourrait avoir un impact majeur sur les températures et les précipitations partout dans le monde.
L'Agence européenne de sécurité sanitaire des aliments (Efsa) a mis en ligne un rapport qui balaie les travaux de recherches et l'état des connaissances concernant le virus de Schmallenberg (SBV). Le typage génétique, les espèces sensibles, les voies de transmission... de nombreux sujets sont passés en revue.
Apparu en 2011, le SBV s'est probablement répandu partout en Europe « avec des séroprévalences élevées à l'échelle nationale, et une grande variabilité au niveau régional ». Il a été détecté chez les bovins domestiques, les ovins, les chèvres et dans une douzaine d'espèces sauvages.
Le rapport indique que la fréquence des cas cliniques est basse. « Les infections expérimentales sur brebis et vaches gestantes suggèrent que le SBV induit rarement des malformations. Le virus serait détectable avec une fréquence faible dans la semence, mais sans preuve de transmission lors de l'insémination. »
Les culicoïdes sont susceptibles de transmettre le virus. Aucune preuve n'a été trouvée concernant les moustiques. « La transmission verticale n'est pas encore identifiée comme une voie majeure de contamination. Le virus a réussi à passer l'hiver malgré une longue période minimale d'activité de son vecteur et la durée de l'immunité acquise chez les bovins, qui dure presque un an. »
Source © E.R./ la France Agricole
Apparu en 2011, le SBV s'est probablement répandu partout en Europe « avec des séroprévalences élevées à l'échelle nationale, et une grande variabilité au niveau régional ». Il a été détecté chez les bovins domestiques, les ovins, les chèvres et dans une douzaine d'espèces sauvages.
Le rapport indique que la fréquence des cas cliniques est basse. « Les infections expérimentales sur brebis et vaches gestantes suggèrent que le SBV induit rarement des malformations. Le virus serait détectable avec une fréquence faible dans la semence, mais sans preuve de transmission lors de l'insémination. »
Les culicoïdes sont susceptibles de transmettre le virus. Aucune preuve n'a été trouvée concernant les moustiques. « La transmission verticale n'est pas encore identifiée comme une voie majeure de contamination. Le virus a réussi à passer l'hiver malgré une longue période minimale d'activité de son vecteur et la durée de l'immunité acquise chez les bovins, qui dure presque un an. »
Source © E.R./ la France Agricole
Alors qu'en France le débat sur les gaz et huiles de schiste n'est toujours pas complètement clos, l'exploitation de ces ressources fossiles non conventionnelles s'accélère dans le reste du monde, notamment en Argentine.
Ce pays est en effet devenu le nouvel eldorado des multinationales pétrolières, à commencer par Total qui détient 11 permis, jusque dans une aire naturelle protégée
Les Amis de la Terre France, Pays-Bas et Europe, et l'Observatorio Petrolero Sur ont publié un nouveau rapport « Repousser les limites - la ruée vers les gaz et huiles de schiste en Patagonie argentine », et deux représentants argentins ont été présents la semaine dernière à Paris pour demander des comptes à Total lors de son assemblée générale d'actionnaires.
L'occasion aussi d'interpeller le gouvernement français et lui demander de réformer d'urgence le cadre légal qui permet aux multinationales d'agir en toute impunité.
La Patagonie argentine, connue pour la beauté de ses paysages et ses étendues sauvages, est devenue la nouvelle proie des multinationales pétrolières, qui se disputent le nouveau « joyau » de l'industrie : la formation de Vaca Muerta, qui couvre 30 000 km2, et contient d'immenses réserves potentiellement exploitables d'hydrocarbures non conventionnels, au deuxième rang mondial pour le gaz et quatrième pour le pétrole.
Total, présent en Argentine depuis 1978, et deuxième opérateur de gaz du pays, a acquis des permis dès 2010, avant toutes les autres compagnies. Aucune limite ne semble être valable pour ses ambitions puisque la compagnie a même commencé à forer dans une aire naturelle protégée.
Carolina Garcia, ingénieure en ressources naturelles et en environnement travaillant sur cette aire, et membre de la « Multisectorielle contre le fracking », témoigne des impacts dans sa province de Neuquén : « Nous nous sommes opposés à l'octroi du permis de Total sur l'aire protégée Auca Mahuida, mais le gouvernement provincial est passé outre notre avis technique.
Le puits Pampa las Yeguas et les infrastructures qui y sont liées menacent cette réserve de biodiversité, notamment des espèces telles que le nandou choique, le condor, le guanaco ou le chat andin...
Au-delà de cette aire, nous sommes mobilisés avec de nombreux habitants et communautés de la province, mais l'unique réponse des autorités est la répression et le déploiement d'une campagne de propagande pour soutenir l'industrie pétrolière ».
Les populations locales sont difficilement dupes et peinent à croire en les promesses de progrès qu'est supposé apporter ce nouveau boom des gaz et huiles de schiste. En effet, après un siècle d'exploitation conventionnelle de gaz et pétrole, de nombreuses communautés souffrent déjà des lourds impacts sociaux et environnementaux de cette industrie, et les inégalités sociales et la pauvreté laissent plutôt apparaître une « malédiction des matières premières ».
Selon Diego di Risio de l'Observatorio Petrolero Sur, co-auteur du rapport : « Les compagnies pétrolières avancent à grande vitesse, sans que les populations locales n'aient jamais été consultées ni même informées.
Le développement des hydrocarbures non conventionnels a lieu sur les terres de communautés mapuche et de petits paysans, entrant en concurrence avec l'élevage de petit bétail.
Les entreprises agissent en toute impunité car il y a une absence totale de contrôle de la part des gouvernements national et provincial, qui, au contraire, ont déroulé le tapis rouge pour attirer ces nouveaux investissements ! ». Ainsi, suite à un décret national et à des réformes légales au niveau provincial, de larges bénéfices ont été octroyés aux entreprises pétrolières : allongement de la durée des concessions à 35 ans, exemption d'impôts, augmentation du prix de vente du gaz, liquidation des devises à l'étranger, suppression des consultations publiques, etc.
Par ailleurs, si l'entreprise YPF a été re-nationalisée au nom de la souveraineté énergétique, l'objectif principal est en réalité aussi le développement des gaz et huiles de schiste, et, malgré un lourd passif environnemental, l'expropriation de Repsol a finalement donné lieu à une indemnisation de 5 milliards de dollars.
Juliette Renaud, chargée de campagne aux Amis de la Terre France conclut :
« L'exploitation des hydrocarbures non conventionnels en Argentine illustre tristement le double standard qui existe selon que les multinationales françaises agissent en France ou dans un pays du Sud. La loi française interdit le recours à la fracturation hydraulique au nom de la protection de la santé des populations et de l'environnement, mais le gouvernement français n'a rien fait pour freiner le développement de gaz et huiles de schiste en dehors de nos frontières. Il doit agir immédiatement, en reconnaissant d'une part la responsabilité légale des maisons-mères des multinationales sur les activités de leurs filiales et sous-traitant, et d'autre part en prenant des actions concrètes pour sortir de notre dépendance aux énergies fossiles ».
Les Amis de la Terre ont assisté le 16 mai à l'Assemblée générale du groupe Total. L'occasion d'interpeller le PDG de Total sur les investissements du groupe, dans une aire naturelle protégée en Patagonie, par le biais de leur partenaire argentine : Carolina Garcia, ingénieur en ressources naturelles et environnement, travaille à la direction des aires naturelles protégées de Neuquén :
"Vous dites que vous êtes une entreprise responsable respectant les plus hauts standards environnementaux et sociaux au monde et même si les responsables politiques du gouvernement de Neuquén vous ont donné l'autorisation?, quelle crédibilité avez-vous sachant que vous avez acquis 3 concessions à cheval sur l'aire protégée Auca Mahuida dans une zone encore non affectée de l'aire, et que vous n'avez pas renoncé à forer ce puits alors que le rapport technique des experts environnementaux de la direction des aires naturelles protégées pointait du doigt des risques importants et s'était donc prononcé contre l'octroi du permis environnemental et la réalisation de ce puits ?"
Christophe de Margerie, PDG de Total a répondu qu'ils étaient heureux d'avoir l'opportunité de répondre à cette question mais que l'AG n'est pas le lieu pour en débattre, qu'un rendez-vous aurait été plus pertinent, et qu'ils n’apprécient pas la polémique.
De plus, il a indiqué que Total s'est engagé à ne pas aller sur les sites classés par l'Unesco, ce qui n'est pas le cas de l'aire protégée Auca Mahuida à Neuquén. Par ailleurs, il a contesté l'accusation d'illégalité des Amis de la Terre.
Cependant, Total demandera plus de précisions à sa filiale argentine Total Austral et s'assurera personnellement? ?de trouver une solution. Enfin, Christophe de Margerie a indiqué que le groupe ne cherche pas à agresser l'environnement ou les populations et est ouvert à une rencontre avec les associations pour envisager la suite et de "corriger le tir" s'il y a vraiment un problème.
Cette réponse ne satisfait pas les Amis de la Terre : Les autorisations ont été données par les responsables politiques de Neuquen, alors que la loi de cette province n'autorise que des activités soutenables à faible impact (type petit élevage, etc.) sur ces aires naturelles protégées?.
C'est Total qui a décide d'acquérir ces permis alors qu'ils affectaient l'aire protégée et c'est l'entreprise qui a demandé de faire un puits à l'intérieur de l'aire. Surtout si Total était vraiment une compagnie responsable, ils auraient pu renoncer à leur projet suite à au rapport technique des experts environnementaux qui s'opposait au forage du puits en raison des risques importants pour la biodiversité de l'aire.
Aujourd'hui le puits a déjà été foré et fracturé et les impacts dès cette phase d'exploration vont perdurer pendant plus de dix ans en raison de la construction du chemin d'accès au puits et de la construction de la dalle toujours présente : déforestation, fragmentation de l'habitat affectant la flore et les déplacements naturels de la faune censée être protégée sur cette aire d'Auca Mahuida.
Sans parler des gaz à effets de serre déjà emis au travers du torchage du méthane, aggravant les changements climatiques...
Les Amis de la Terre, l'Observatorio Petrolero Sur et la Multisectorielle contre le fracking à Neuquén demandent à Total, et autres compagnies pétrolières telles que Chevron ou Shell, d'abandonner immédiatement leurs projets de gaz et huiles de schiste en Argentine et ailleurs dans le monde.
Notes
Au travers de ses concessions couvrant 5 300 km2, Total contrôle 6 % du territoire de la province de Neuquén, alors que les aires naturelles protégées n'occupent que 2 % de ce territoire. Une proposition de loi a été déposée par des députés en novembre 2013, mais n'a toujours pas été traitée. Un soutien concret du gouvernement reste attendu, notamment suite aux déclarations de Laurent Fabius à l'Assemblée nationale le 6 mai
Source © Les Amis de la Terre
Ce pays est en effet devenu le nouvel eldorado des multinationales pétrolières, à commencer par Total qui détient 11 permis, jusque dans une aire naturelle protégée
Les Amis de la Terre France, Pays-Bas et Europe, et l'Observatorio Petrolero Sur ont publié un nouveau rapport « Repousser les limites - la ruée vers les gaz et huiles de schiste en Patagonie argentine », et deux représentants argentins ont été présents la semaine dernière à Paris pour demander des comptes à Total lors de son assemblée générale d'actionnaires.
L'occasion aussi d'interpeller le gouvernement français et lui demander de réformer d'urgence le cadre légal qui permet aux multinationales d'agir en toute impunité.
La Patagonie argentine, connue pour la beauté de ses paysages et ses étendues sauvages, est devenue la nouvelle proie des multinationales pétrolières, qui se disputent le nouveau « joyau » de l'industrie : la formation de Vaca Muerta, qui couvre 30 000 km2, et contient d'immenses réserves potentiellement exploitables d'hydrocarbures non conventionnels, au deuxième rang mondial pour le gaz et quatrième pour le pétrole.
Total, présent en Argentine depuis 1978, et deuxième opérateur de gaz du pays, a acquis des permis dès 2010, avant toutes les autres compagnies. Aucune limite ne semble être valable pour ses ambitions puisque la compagnie a même commencé à forer dans une aire naturelle protégée.
Carolina Garcia, ingénieure en ressources naturelles et en environnement travaillant sur cette aire, et membre de la « Multisectorielle contre le fracking », témoigne des impacts dans sa province de Neuquén : « Nous nous sommes opposés à l'octroi du permis de Total sur l'aire protégée Auca Mahuida, mais le gouvernement provincial est passé outre notre avis technique.
Le puits Pampa las Yeguas et les infrastructures qui y sont liées menacent cette réserve de biodiversité, notamment des espèces telles que le nandou choique, le condor, le guanaco ou le chat andin...
Au-delà de cette aire, nous sommes mobilisés avec de nombreux habitants et communautés de la province, mais l'unique réponse des autorités est la répression et le déploiement d'une campagne de propagande pour soutenir l'industrie pétrolière ».
Les populations locales sont difficilement dupes et peinent à croire en les promesses de progrès qu'est supposé apporter ce nouveau boom des gaz et huiles de schiste. En effet, après un siècle d'exploitation conventionnelle de gaz et pétrole, de nombreuses communautés souffrent déjà des lourds impacts sociaux et environnementaux de cette industrie, et les inégalités sociales et la pauvreté laissent plutôt apparaître une « malédiction des matières premières ».
Selon Diego di Risio de l'Observatorio Petrolero Sur, co-auteur du rapport : « Les compagnies pétrolières avancent à grande vitesse, sans que les populations locales n'aient jamais été consultées ni même informées.
Le développement des hydrocarbures non conventionnels a lieu sur les terres de communautés mapuche et de petits paysans, entrant en concurrence avec l'élevage de petit bétail.
Les entreprises agissent en toute impunité car il y a une absence totale de contrôle de la part des gouvernements national et provincial, qui, au contraire, ont déroulé le tapis rouge pour attirer ces nouveaux investissements ! ». Ainsi, suite à un décret national et à des réformes légales au niveau provincial, de larges bénéfices ont été octroyés aux entreprises pétrolières : allongement de la durée des concessions à 35 ans, exemption d'impôts, augmentation du prix de vente du gaz, liquidation des devises à l'étranger, suppression des consultations publiques, etc.
Par ailleurs, si l'entreprise YPF a été re-nationalisée au nom de la souveraineté énergétique, l'objectif principal est en réalité aussi le développement des gaz et huiles de schiste, et, malgré un lourd passif environnemental, l'expropriation de Repsol a finalement donné lieu à une indemnisation de 5 milliards de dollars.
Juliette Renaud, chargée de campagne aux Amis de la Terre France conclut :
« L'exploitation des hydrocarbures non conventionnels en Argentine illustre tristement le double standard qui existe selon que les multinationales françaises agissent en France ou dans un pays du Sud. La loi française interdit le recours à la fracturation hydraulique au nom de la protection de la santé des populations et de l'environnement, mais le gouvernement français n'a rien fait pour freiner le développement de gaz et huiles de schiste en dehors de nos frontières. Il doit agir immédiatement, en reconnaissant d'une part la responsabilité légale des maisons-mères des multinationales sur les activités de leurs filiales et sous-traitant, et d'autre part en prenant des actions concrètes pour sortir de notre dépendance aux énergies fossiles ».
Les Amis de la Terre ont assisté le 16 mai à l'Assemblée générale du groupe Total. L'occasion d'interpeller le PDG de Total sur les investissements du groupe, dans une aire naturelle protégée en Patagonie, par le biais de leur partenaire argentine : Carolina Garcia, ingénieur en ressources naturelles et environnement, travaille à la direction des aires naturelles protégées de Neuquén :
"Vous dites que vous êtes une entreprise responsable respectant les plus hauts standards environnementaux et sociaux au monde et même si les responsables politiques du gouvernement de Neuquén vous ont donné l'autorisation?, quelle crédibilité avez-vous sachant que vous avez acquis 3 concessions à cheval sur l'aire protégée Auca Mahuida dans une zone encore non affectée de l'aire, et que vous n'avez pas renoncé à forer ce puits alors que le rapport technique des experts environnementaux de la direction des aires naturelles protégées pointait du doigt des risques importants et s'était donc prononcé contre l'octroi du permis environnemental et la réalisation de ce puits ?"
Christophe de Margerie, PDG de Total a répondu qu'ils étaient heureux d'avoir l'opportunité de répondre à cette question mais que l'AG n'est pas le lieu pour en débattre, qu'un rendez-vous aurait été plus pertinent, et qu'ils n’apprécient pas la polémique.
De plus, il a indiqué que Total s'est engagé à ne pas aller sur les sites classés par l'Unesco, ce qui n'est pas le cas de l'aire protégée Auca Mahuida à Neuquén. Par ailleurs, il a contesté l'accusation d'illégalité des Amis de la Terre.
Cependant, Total demandera plus de précisions à sa filiale argentine Total Austral et s'assurera personnellement? ?de trouver une solution. Enfin, Christophe de Margerie a indiqué que le groupe ne cherche pas à agresser l'environnement ou les populations et est ouvert à une rencontre avec les associations pour envisager la suite et de "corriger le tir" s'il y a vraiment un problème.
Cette réponse ne satisfait pas les Amis de la Terre : Les autorisations ont été données par les responsables politiques de Neuquen, alors que la loi de cette province n'autorise que des activités soutenables à faible impact (type petit élevage, etc.) sur ces aires naturelles protégées?.
C'est Total qui a décide d'acquérir ces permis alors qu'ils affectaient l'aire protégée et c'est l'entreprise qui a demandé de faire un puits à l'intérieur de l'aire. Surtout si Total était vraiment une compagnie responsable, ils auraient pu renoncer à leur projet suite à au rapport technique des experts environnementaux qui s'opposait au forage du puits en raison des risques importants pour la biodiversité de l'aire.
Aujourd'hui le puits a déjà été foré et fracturé et les impacts dès cette phase d'exploration vont perdurer pendant plus de dix ans en raison de la construction du chemin d'accès au puits et de la construction de la dalle toujours présente : déforestation, fragmentation de l'habitat affectant la flore et les déplacements naturels de la faune censée être protégée sur cette aire d'Auca Mahuida.
Sans parler des gaz à effets de serre déjà emis au travers du torchage du méthane, aggravant les changements climatiques...
Les Amis de la Terre, l'Observatorio Petrolero Sur et la Multisectorielle contre le fracking à Neuquén demandent à Total, et autres compagnies pétrolières telles que Chevron ou Shell, d'abandonner immédiatement leurs projets de gaz et huiles de schiste en Argentine et ailleurs dans le monde.
Notes
Au travers de ses concessions couvrant 5 300 km2, Total contrôle 6 % du territoire de la province de Neuquén, alors que les aires naturelles protégées n'occupent que 2 % de ce territoire. Une proposition de loi a été déposée par des députés en novembre 2013, mais n'a toujours pas été traitée. Un soutien concret du gouvernement reste attendu, notamment suite aux déclarations de Laurent Fabius à l'Assemblée nationale le 6 mai
Source © Les Amis de la Terre
Le Venezuela se lance à son tour dans l'exploitation du gaz de schiste, en partenariat avec les compagnies brésilienne Petrobras et américaine Williams International Oil & Gas, a annoncé mercredi 21 mai le ministre du pétrole, Rafael Ramirez.
Le pays importe actuellement entre 200 et 300 millions de pieds cubes de gaz par jour de la Colombie voisine. Disposant des plus importantes réserves de pétrole prouvées au monde (environ 298 milliards de barils), le Venezuela s'affiche au huitième rang mondial sur la liste des pays disposant des plus importantes réserves de gaz, selon le ministre.
« Un premier puits sera perforé dans le champ de Concepcion », dans le lac de Maracaibo (nord-ouest), par l'entreprise mixte Petrowayu, a précisé le ministre du pétrole, qui est également président de cette compagnie pétrolière publique vénézuélienne (PDVSA).
Petrowayu est détenu à 60 % par PDVSA, à 36 % par Petrobras et à 4 % par Williams. PDVSA a également signé un contrat de 2 milliards de dollars avec l'entreprise américaine de services pétroliers Schlumberger, Weatherford et Halliburton.
Source Le monde
Le pays importe actuellement entre 200 et 300 millions de pieds cubes de gaz par jour de la Colombie voisine. Disposant des plus importantes réserves de pétrole prouvées au monde (environ 298 milliards de barils), le Venezuela s'affiche au huitième rang mondial sur la liste des pays disposant des plus importantes réserves de gaz, selon le ministre.
« Un premier puits sera perforé dans le champ de Concepcion », dans le lac de Maracaibo (nord-ouest), par l'entreprise mixte Petrowayu, a précisé le ministre du pétrole, qui est également président de cette compagnie pétrolière publique vénézuélienne (PDVSA).
Petrowayu est détenu à 60 % par PDVSA, à 36 % par Petrobras et à 4 % par Williams. PDVSA a également signé un contrat de 2 milliards de dollars avec l'entreprise américaine de services pétroliers Schlumberger, Weatherford et Halliburton.
Source Le monde
mardi 20 mai 2014
Jeudi dernier les eaux fraîches du fleuve Colorado ont atteint le golfe de Californie à marée haute , c'est la première fois depuis des décennies que le fleuve coule son véritable chemin jusqu'à la mer .
Cet incroyable miracle naturel est le résultat d' années de négociations entre les autorités du Mexique et les agences de l'eau américaines qui ont finalement autorisé une libération énorme d'eau d'un barrage situé sur la frontière américano-mexicaine le 23 Mars dernier.
«Nous savons que cette libération d'eau a régénéré la nappe phréatique épuisée, qu'elle a permis aux eaux d'atteindre des zones de restauration de premier ordre, que la végétation indigène a même germé dans certaines zones alors qu'elle y avait disparue», a explique Karl Flessa de l'Université d'Arizona , l'un des scientifiques nommé au suivi de cette décision. «Nous avons beaucoup appris .
"La valeur symbolique de cette décision est incommensurable, comme une récompense aux efforts des négociateurs, elle est comme un rappel au monde entier que l'eau des rivières doit parvenir jusqu'à la mer"
© Nature Alerte
Cet incroyable miracle naturel est le résultat d' années de négociations entre les autorités du Mexique et les agences de l'eau américaines qui ont finalement autorisé une libération énorme d'eau d'un barrage situé sur la frontière américano-mexicaine le 23 Mars dernier.
«Nous savons que cette libération d'eau a régénéré la nappe phréatique épuisée, qu'elle a permis aux eaux d'atteindre des zones de restauration de premier ordre, que la végétation indigène a même germé dans certaines zones alors qu'elle y avait disparue», a explique Karl Flessa de l'Université d'Arizona , l'un des scientifiques nommé au suivi de cette décision. «Nous avons beaucoup appris .
"La valeur symbolique de cette décision est incommensurable, comme une récompense aux efforts des négociateurs, elle est comme un rappel au monde entier que l'eau des rivières doit parvenir jusqu'à la mer"
© Nature Alerte
La montée des océans résultant de la fonte des glaces polaires sous l'effet du réchauffement climatique menace plusieurs hauts lieux américains, comme la Statue de la Liberté ou le Centre spatial Kennedy, avertit un rapport d'experts publié mardi.
“On peut quasiment retracer l'histoire des Etats-Unis avec ces hauts lieux", relève Adam Markham, un chercheurs de l'Union of Concerned Scientists (UCS), un organisme privé, co-auteur du rapport: “Le risque c'est de mettre en pièces le patchwork qui témoigne de l'héritage et de l'histoire de la nation”.
Le rapport pointe 30 trésors nationaux américains menacés par les eaux, mais aussi pour certains par des incendies dans l'Ouest des Etats-Unis, où les sinistres sont de plus en plus plus fréquents en raison des sécheresses que des climatologues lient au réchauffement du climat.
Outre la Statue de la Liberté et le Centre Kennedy, d'où ont décollé les premiers hommes à aller sur la Lune, le document cite Jamestown, en Virginie, lieu de la première colonie britannique permanente sur le continent américain et qui "sera probablement submergée par la montée de l'océan d'ici la fin du siècle", prédit l'UCS.
“Le Fort Monroe en Virginie, qui a joué un rôle crucial pendant la guerre de Sécession sera une île d'ici 70 ans”, ajoute encore Adam Markham, qui souligne aussi que “le Castillo de San Marcos à Saint Augustine en Floride est très vulnérable”. Il s'agit du plus ancien fort construit aux Etats-Unis.
Ce dernier fait face à des risques accrus d'inondation et sans d'importants travaux, il sera complètement entouré d'eau car selon les projections de l'Agence nationale océanique et atmosphérique (NOAA), le niveau de l'océan Atlantique devrait monter de 91 centimètres d'ici 2100, une estimation conservatrice.
- Plusieurs sites Nasa menacés -
Les océans qui montent et la menace de tempêtes plus violentes mettent aussi en danger le centre historique d'Annapolis dans le Maryland, de Charleston en Caroline du Sud et de Boston dans le Massachusetts, mettent en garde les auteurs du rapport selon qui de nombreux autres trésors archéologiques sur le reste de la planète sont vulnérables.
La Société Américaine d'Archéologie (SAA), dont la mission est de préserver les richesses archéologiques partout dans le monde, a publié un communiqué mardi appelant à une plus grande attention pour la préservation de ces sites.
La Nasa quant à elle évalue comment le changement climatique affecte le Centre Spatial Kennedy et plusieurs autres de ses sites également menacés et élabore des plans pour les protéger. Cinq des sept principaux centres de l'agence spatiale sont situés le long d'une côté, une proximité de l'eau qui est nécessaire pour lancer des engins spatiaux en dehors des zones habitées.
Nombre de ces centres ont déjà subi des dommages importants avec la montée des eaux océaniques, l'érosion côtière et les ouragans, souligne le rapport.
"Selon le bureau de gestion des bâtiments et des domaines de la Nasa, la montée du niveau des océans est la plus grande menace à la poursuite des activités du Centre spatial Kennedy", indique le rapport de l'UCS.
Pour freiner le changement climatique et donner plus de temps pour mieux préserver tous les sites menacés, il est indispensable de réduire les émissions de dioxyde de carbone (CO2), principal gaz à effet de serre provenant des activités humaines, insistent les auteurs.
Selon le dernier rapport du Groupe intergouvernemental d'experts sur le climat (Giec) limiter le réchauffement climatique à 2°C par rapport à l'ère pré-industrielle est encore possible mais implique d'agir vite pour réduire les émissions de CO2 de 40 à 70% d'ici 2050.
“Réduire les émissions carboniques de façon significative et rapidement peut ralentir le rythme de montée du niveau des océans, limiter la hausse des températures terrestres et l'étendue de la saison des incendies”, insiste Angela Anderson, directrice des programmes pour le Climat et l'énergie à l'UCS.
© AFP
Ajout N/A:...
Les lieux sacrés où l'homme peut se reposer aujourd'hui se recroquevillent, s'enroulent autour de lui même, et sans trop d'ardeur enflamment tous les penchants de l'amour notable qu'il rendit à celle qu'il le fit naître
...
“On peut quasiment retracer l'histoire des Etats-Unis avec ces hauts lieux", relève Adam Markham, un chercheurs de l'Union of Concerned Scientists (UCS), un organisme privé, co-auteur du rapport: “Le risque c'est de mettre en pièces le patchwork qui témoigne de l'héritage et de l'histoire de la nation”.
Le rapport pointe 30 trésors nationaux américains menacés par les eaux, mais aussi pour certains par des incendies dans l'Ouest des Etats-Unis, où les sinistres sont de plus en plus plus fréquents en raison des sécheresses que des climatologues lient au réchauffement du climat.
Outre la Statue de la Liberté et le Centre Kennedy, d'où ont décollé les premiers hommes à aller sur la Lune, le document cite Jamestown, en Virginie, lieu de la première colonie britannique permanente sur le continent américain et qui "sera probablement submergée par la montée de l'océan d'ici la fin du siècle", prédit l'UCS.
“Le Fort Monroe en Virginie, qui a joué un rôle crucial pendant la guerre de Sécession sera une île d'ici 70 ans”, ajoute encore Adam Markham, qui souligne aussi que “le Castillo de San Marcos à Saint Augustine en Floride est très vulnérable”. Il s'agit du plus ancien fort construit aux Etats-Unis.
Ce dernier fait face à des risques accrus d'inondation et sans d'importants travaux, il sera complètement entouré d'eau car selon les projections de l'Agence nationale océanique et atmosphérique (NOAA), le niveau de l'océan Atlantique devrait monter de 91 centimètres d'ici 2100, une estimation conservatrice.
- Plusieurs sites Nasa menacés -
Les océans qui montent et la menace de tempêtes plus violentes mettent aussi en danger le centre historique d'Annapolis dans le Maryland, de Charleston en Caroline du Sud et de Boston dans le Massachusetts, mettent en garde les auteurs du rapport selon qui de nombreux autres trésors archéologiques sur le reste de la planète sont vulnérables.
La Société Américaine d'Archéologie (SAA), dont la mission est de préserver les richesses archéologiques partout dans le monde, a publié un communiqué mardi appelant à une plus grande attention pour la préservation de ces sites.
La Nasa quant à elle évalue comment le changement climatique affecte le Centre Spatial Kennedy et plusieurs autres de ses sites également menacés et élabore des plans pour les protéger. Cinq des sept principaux centres de l'agence spatiale sont situés le long d'une côté, une proximité de l'eau qui est nécessaire pour lancer des engins spatiaux en dehors des zones habitées.
Nombre de ces centres ont déjà subi des dommages importants avec la montée des eaux océaniques, l'érosion côtière et les ouragans, souligne le rapport.
"Selon le bureau de gestion des bâtiments et des domaines de la Nasa, la montée du niveau des océans est la plus grande menace à la poursuite des activités du Centre spatial Kennedy", indique le rapport de l'UCS.
Pour freiner le changement climatique et donner plus de temps pour mieux préserver tous les sites menacés, il est indispensable de réduire les émissions de dioxyde de carbone (CO2), principal gaz à effet de serre provenant des activités humaines, insistent les auteurs.
Selon le dernier rapport du Groupe intergouvernemental d'experts sur le climat (Giec) limiter le réchauffement climatique à 2°C par rapport à l'ère pré-industrielle est encore possible mais implique d'agir vite pour réduire les émissions de CO2 de 40 à 70% d'ici 2050.
“Réduire les émissions carboniques de façon significative et rapidement peut ralentir le rythme de montée du niveau des océans, limiter la hausse des températures terrestres et l'étendue de la saison des incendies”, insiste Angela Anderson, directrice des programmes pour le Climat et l'énergie à l'UCS.
© AFP
Ajout N/A:...
Les lieux sacrés où l'homme peut se reposer aujourd'hui se recroquevillent, s'enroulent autour de lui même, et sans trop d'ardeur enflamment tous les penchants de l'amour notable qu'il rendit à celle qu'il le fit naître
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Le 18 mai, Thessalonique, dont l’agglomération dépasse un million d’habitants, devait voter pour ou contre la privatisation de son eau. Ce référendum populaire consultatif devait se tenir en même temps que les élections locales. Son organisation était soutenue par onze maires de l’agglomération, dont celui de Thessalonique. Qu’importe ! Le gouvernement grec du conservateur Antònis Samaràs a déclaré la consultation illégale.
C’est la « Troïka » – FMI, Banque centrale européenne et Commission européenne – qui exige de la Grèce de privatiser la gestion de l’eau dans les deux plus grandes villes du pays, Athènes et Thessalonique.
L’entreprise qui gère la distribution de l’eau à Thessalonique (EYATH) est déjà une société anonyme. Elle reste cependant contrôlée par l’Etat à 51%, qui doit donc vendre sa participation.
Plusieurs municipalités de l’agglomération ont proposé de racheter les parts de l’État grec. En vain.
Un collectif de syndicats et de citoyens ont tenté de participé à l’appel d’offre, via un réseau de coopératives d’usagers : chaque habitant de la ville aurait acquis une part du service de l’eau, pour un montant de 136 euros par logement connecté au réseau.
D’où le nom donné à cette mobilisation, « l’initiative 136 » [1]. L’appui d’« investisseurs éthiques » internationaux et des acteurs de la finance solidaire pour aider les résidents à acquérir leur part était même envisagé. En vain.
« Right2Water » : la Commission européenne méprise les citoyens
Ce sont au contraire deux entreprises privées qui sont, pour l’instant, sur les rangs : la société israélienne Mekorot et la française Suez environnement, associée à un groupe de BTP grec.
Suez détient déjà 5% des parts d’EYATH. Les entreprises sont en négociation avec l’agence spéciale en charge du programme de privatisations grecques, qui n’est soumise à aucune forme de supervision parlementaire.
« Thessalonique a des besoins en infrastructures d’eau et d’assainissement importants nécessitant des investissements chiffrés par le management de Thessalonique. Des chiffres de l’ordre de 250 millions d’euros sont évoqués », fait valoir la direction de Suez, contactée par notre Observatoire des multinationales. Par la voix de Diane d’Arras, directrice adjointe Eau Europe de Suez, l’entreprise promet la création de 2 000 à 4 000 emplois et de transformer EYATH en « opérateur de premier rang au niveau mondial ». Les opposants à la privatisation craignent une augmentation drastique de l’eau.
En attendant, comme s’il fallait justifier sa privatisation, le service de l’eau est laissé quasiment à l’abandon. Selon les syndicats, l’effectif d’EYATH serait passé de 700 à 235 employés, faute de remplacement des départs à la retraite. La compagnie ne disposerait plus aujourd’hui que de onze plombiers pour plus de 2 300 kilomètres de canalisations !
A l’automne dernier, l’initiative citoyenne européenne sur le droit à l’eau et contre la privatisation, « Right2Water », annonçait avoir recueilli suffisamment de signatures – 1,9 million dans toute l’Union – pour obliger les institutions européennes à se saisir du dossier.
C’est la première fois que cette nouvelle procédure participative, introduite par le traité de Lisbonne, est mise en œuvre avec succès. La Commission a donc été obligée de reconnaître que l’eau est un « bien public » et qu’il revient aux collectivités locales d’assumer la responsabilité ultime de ce service. En totale contradiction avec ce qui se passe aujourd’hui à Thessalonique. Malgré l’interdiction du ministère de l’Intérieur, le référendum a malgré tout été organisé, devant les bureaux de vote. Les municipalités ont fourni les listes électorales. Selon les premiers dépouillements, le résultat serait de 98% contre la privatisation de l’eau
...
bref ...VEOLIA quoi déjà ?...
« Quand vous venez d’ailleurs, vous voyez des choses que ceux qui sont plus familiers avec l’environnement ne remarquent plus. »
Louis Malle
...nous ne connaissons de l'"a priori" des choses que ce que VEOLIA y met soi même...
C’est la « Troïka » – FMI, Banque centrale européenne et Commission européenne – qui exige de la Grèce de privatiser la gestion de l’eau dans les deux plus grandes villes du pays, Athènes et Thessalonique.
L’entreprise qui gère la distribution de l’eau à Thessalonique (EYATH) est déjà une société anonyme. Elle reste cependant contrôlée par l’Etat à 51%, qui doit donc vendre sa participation.
Plusieurs municipalités de l’agglomération ont proposé de racheter les parts de l’État grec. En vain.
Un collectif de syndicats et de citoyens ont tenté de participé à l’appel d’offre, via un réseau de coopératives d’usagers : chaque habitant de la ville aurait acquis une part du service de l’eau, pour un montant de 136 euros par logement connecté au réseau.
D’où le nom donné à cette mobilisation, « l’initiative 136 » [1]. L’appui d’« investisseurs éthiques » internationaux et des acteurs de la finance solidaire pour aider les résidents à acquérir leur part était même envisagé. En vain.
« Right2Water » : la Commission européenne méprise les citoyens
Ce sont au contraire deux entreprises privées qui sont, pour l’instant, sur les rangs : la société israélienne Mekorot et la française Suez environnement, associée à un groupe de BTP grec.
Suez détient déjà 5% des parts d’EYATH. Les entreprises sont en négociation avec l’agence spéciale en charge du programme de privatisations grecques, qui n’est soumise à aucune forme de supervision parlementaire.
« Thessalonique a des besoins en infrastructures d’eau et d’assainissement importants nécessitant des investissements chiffrés par le management de Thessalonique. Des chiffres de l’ordre de 250 millions d’euros sont évoqués », fait valoir la direction de Suez, contactée par notre Observatoire des multinationales. Par la voix de Diane d’Arras, directrice adjointe Eau Europe de Suez, l’entreprise promet la création de 2 000 à 4 000 emplois et de transformer EYATH en « opérateur de premier rang au niveau mondial ». Les opposants à la privatisation craignent une augmentation drastique de l’eau.
En attendant, comme s’il fallait justifier sa privatisation, le service de l’eau est laissé quasiment à l’abandon. Selon les syndicats, l’effectif d’EYATH serait passé de 700 à 235 employés, faute de remplacement des départs à la retraite. La compagnie ne disposerait plus aujourd’hui que de onze plombiers pour plus de 2 300 kilomètres de canalisations !
A l’automne dernier, l’initiative citoyenne européenne sur le droit à l’eau et contre la privatisation, « Right2Water », annonçait avoir recueilli suffisamment de signatures – 1,9 million dans toute l’Union – pour obliger les institutions européennes à se saisir du dossier.
C’est la première fois que cette nouvelle procédure participative, introduite par le traité de Lisbonne, est mise en œuvre avec succès. La Commission a donc été obligée de reconnaître que l’eau est un « bien public » et qu’il revient aux collectivités locales d’assumer la responsabilité ultime de ce service. En totale contradiction avec ce qui se passe aujourd’hui à Thessalonique. Malgré l’interdiction du ministère de l’Intérieur, le référendum a malgré tout été organisé, devant les bureaux de vote. Les municipalités ont fourni les listes électorales. Selon les premiers dépouillements, le résultat serait de 98% contre la privatisation de l’eau
...
bref ...VEOLIA quoi déjà ?...
« Quand vous venez d’ailleurs, vous voyez des choses que ceux qui sont plus familiers avec l’environnement ne remarquent plus. »
Louis Malle
...nous ne connaissons de l'"a priori" des choses que ce que VEOLIA y met soi même...
On n'a jamais autant mangé de poisson dans le monde que depuis un demi-siècle. En 2012 la production halieutique et aquacole s'est établie à 158 millions de tonnes, soit environ 10 millions de tonnes de plus qu'en 2010, et 50 de plus qu'en 1960.
Des chiffres records, selon la dernière édition du rapport bisannuel de la FAO (Organisation pour l'alimentation et l'agriculture des Nations Unies) intitulé «situation mondiale des pêches et de l'aquaculture».
Résultat, la consommation mondiale de poissons a pratiquement doublé en l'espace de cinquante ans.
Elle atteint 19 kilos par an et par habitant contre 10 kilos en 1960. Un aliment plus facile à produire dans les fermes aquacoles, qui apporte les protéines suffisantes pour vivre. «Le poisson représente 17% des apports en protéines dans le monde et jusqu'à 70% dans certains pays côtiers. Il fait vivre 10 à 12% de la population mondiale, soit quelque 60 millions de personnes, en grande majorité en Asie (84%)», notent les experts de la FAO. A tel point que «depuis 1990, l'emploi dans le secteur a progressé plus vite que la croissance démographique», poursuivent-ils.
Un marché de 130 milliards de dollars
A l'origine de cet accroissement figure «l'essor rapide de l'aquaculture pour répondre à la demande de nourriture associée à la croissance démographique mondiale». Le poisson est ainsi devenu l'une des denrées alimentaires les plus échangées à l'échelle mondiale, assurant un revenu de subsistance pour de petites exploitations, et représentant au total un marché d'une valeur de 130 milliards de dollars en 2012. «Plus de la moitié des exportations en valeur étaient réalisées par des pays en développement ce qui fait de la pêche et de l'aquaculture un élément de développement «décisif» de nombreuses économies locales», remarque la FAO. L'Union européenne reste le principal marché d'importation au monde et sa dépendance ne cesse de croitre, la Chine le troisième importateur des produits de la pêche.
Gestion durable des stocks
Toutefois la FAO insiste sur l'origine des poissons et la gestion durable des ressources halieutiques. Si les captures marines sont demeurées stables par rapport à 2010 avec environ 80 millions de tonnes, en revanche «la production aquacole mondiale a affiché un record de plus de 90 millions de tonnes en 2012, dont près de 24 millions de tonnes de plantes aquatiques», soulignent les auteurs de l'étude. Selon eux, «un peu plus de 70%» des stocks sont pêchés à des niveaux «biologiquement durables».
Un avis que ne partage pas Oceana. L'organisation de conservation marine s'alarme du risque de baisse spectaculaire des stocks de poissons dans le monde. «Dans un monde où la population devrait croître de 2 milliards en 2050, nous devons commencer aujourd'hui à relever le défi alimentaire planétaire tout en préservant le bon état des ressources naturelles», déclare Xavier Pastor, directeur exécutif d'Oceana en Europe.
Source © le figaro
Des chiffres records, selon la dernière édition du rapport bisannuel de la FAO (Organisation pour l'alimentation et l'agriculture des Nations Unies) intitulé «situation mondiale des pêches et de l'aquaculture».
Résultat, la consommation mondiale de poissons a pratiquement doublé en l'espace de cinquante ans.
Elle atteint 19 kilos par an et par habitant contre 10 kilos en 1960. Un aliment plus facile à produire dans les fermes aquacoles, qui apporte les protéines suffisantes pour vivre. «Le poisson représente 17% des apports en protéines dans le monde et jusqu'à 70% dans certains pays côtiers. Il fait vivre 10 à 12% de la population mondiale, soit quelque 60 millions de personnes, en grande majorité en Asie (84%)», notent les experts de la FAO. A tel point que «depuis 1990, l'emploi dans le secteur a progressé plus vite que la croissance démographique», poursuivent-ils.
Un marché de 130 milliards de dollars
A l'origine de cet accroissement figure «l'essor rapide de l'aquaculture pour répondre à la demande de nourriture associée à la croissance démographique mondiale». Le poisson est ainsi devenu l'une des denrées alimentaires les plus échangées à l'échelle mondiale, assurant un revenu de subsistance pour de petites exploitations, et représentant au total un marché d'une valeur de 130 milliards de dollars en 2012. «Plus de la moitié des exportations en valeur étaient réalisées par des pays en développement ce qui fait de la pêche et de l'aquaculture un élément de développement «décisif» de nombreuses économies locales», remarque la FAO. L'Union européenne reste le principal marché d'importation au monde et sa dépendance ne cesse de croitre, la Chine le troisième importateur des produits de la pêche.
Gestion durable des stocks
Toutefois la FAO insiste sur l'origine des poissons et la gestion durable des ressources halieutiques. Si les captures marines sont demeurées stables par rapport à 2010 avec environ 80 millions de tonnes, en revanche «la production aquacole mondiale a affiché un record de plus de 90 millions de tonnes en 2012, dont près de 24 millions de tonnes de plantes aquatiques», soulignent les auteurs de l'étude. Selon eux, «un peu plus de 70%» des stocks sont pêchés à des niveaux «biologiquement durables».
Un avis que ne partage pas Oceana. L'organisation de conservation marine s'alarme du risque de baisse spectaculaire des stocks de poissons dans le monde. «Dans un monde où la population devrait croître de 2 milliards en 2050, nous devons commencer aujourd'hui à relever le défi alimentaire planétaire tout en préservant le bon état des ressources naturelles», déclare Xavier Pastor, directeur exécutif d'Oceana en Europe.
Source © le figaro
La plongeuse de l’Opération Reef Defense (protection des récifs) a été attaquée à 15 mètres de profondeur au large de la côte de Kona, à Hawaii.
L’agresseur a "foncé" à toute vitesse sans prévenir sur la plongeuse Rene Umberger et a arraché son détendeur de sa bouche.
Une plongeuse de Sea Shepherd a frôlé la mort suite à une attaque surprise d’un collecteur de poissons de récif au large de la côte de Kona, Hawaii. Elle était en plein reportage sur le trafic de faune marine pour le commerce de l’aquariophilie dans le cadre du programme de Sea Shepherd "Operation Reef Defense".
En se rapprochant du récif de corail, les plongeurs de Sea Shepherd y découvrent deux individus en train de capturer des poissons et d’effectuer des prélèvements de corail. Pendant que les Sea Shepherds filment la scène de loin, un des deux préleveurs remarque la caméra et se précipite sur Rene Umberger sans prévenir pour lui retirer violemment le détendeur de la bouche. Cette pièce est ce qui fournit de l’oxygène au plongeur à partir du réservoir d’air. L’enlever de force peut être mortel en quelques secondes.
Les plongeurs se trouvaient à une profondeur d’environ 15 mètres. Un plongeur avec moins d’expérience que Rene aurait pu rapidement paniquer et se désorienter, incapable de remplacer le détendeur ou choisissant d’effectuer une dangereuse tentative de remontée rapide à la surface.
Par chance, Rene a pu remettre son détendeur à sa place, malgré sa détérioration, et les plongeurs ont pu filmé l’incident et l’attitude menaçante des trafiquants qui a suivi.
"Il est difficile de qualifier cette agression autrement que de tentative de meurtre. Le trafiquant tenu responsable devrait être jugé sur la violence de son acte et en subir pleinement les conséquences. Nous sommes tous rassurés de savoir que René est en bonne santé, mais un plongeur moins expérimenté aurait pu être moins chanceux" explique la Directrice administratrice de Sea Shepherd USA, Susan Harland.
Le Capitaine Paul Watson, fondateur de Sea Shepherd, a déclaré à la suite du visionnage de la vidéo: "Cet incident montre jusqu’où les trafiquants sont prêts à aller pour faire de l’argent en transformant les écosystèmes des récifs, autrefois grouillants de vie, en des déserts arides. Les récifs de corail sont en train de mourir, et Sea Shepherd continue à se battre pour montrer au public la destruction causée par le commerce lucratif de l’aquariophilie."
Mike Lond, le coordinateur deSea Shepherd ajoute: "En tant qu’acteur de l’Opération Reef Defense à Hawaii, Sea Shepherd s’engage à travailler avec la communauté locale afin de supporter leur initiative de respect de l’océan et de la faune sauvage des récifs coralliens. Cet incident est malheureux et n’est pas représentatif des habitants d’Hawaii. Le commerce de l’aquariophilie est une pratique illégitime. Nous sommes très honorés d’être ici et de participer à ce mouvement de protection dans ce sublime écosystème."
Les récifs coralliens de la planète, souvent appelés "forêts tropicales marines", sont dans un état alarmant. Sea Shepherd a lancé sa campagne, Operation Reef Defense, dans le but de préserver ces écosystèmes essentiels et extrêmement riches biologiquement, qui offrent un habitat à environ 25% de toutes les espèces marines. Les activités humaines notamment la surpêche, le développement côtier, la pollution et le changement climatique ainsi que la destruction de la faune sauvage des récifs pour le commerce de l’aquariophilie, ont eu un impact dévastateur: 25% des récifs ont été détruits, et plus de 60% sont endommagés ou sont en voie de destruction totale.
Notez ces statistiques:
On estime à 350 000 animaux de récifs coralliens de la seule côte de Kona à Hawaii capturés chaque année et vendus pour les aquariums.
Plus de 90% d’entre eux meurent dans l’année soit 1) du stress lié à leur capture et le transport soit 2) du stress lié à leur mauvais traitement en captivité.
11 millions de ces animaux sont importés aux Etats-Unischaque année
1,2 million de foyers ou entreprises possèdent un aquarium aux Etats-Unis
La plupart des acheteurs pensent que les animaux achetés sont issus de l’élevage, mais plus de 98% sont d’origine sauvage.
L’impact de ce hobby est dévastateur pour les récifs hawaïens et du monde entier.
Comme le commerce de l’aquariophilie se développe, les récifs vont continuer à souffrir de la capture des espèces des écosystèmes récifaux. Rien qu’à Hawaii, la population des 10 espèces de poissons les plus populaires a diminué de 59% ces 20 dernières années. Des aquariums pleins signifient des récifs vides, des récifs vides signifient des océans qui meurent. Sea Shepherd poursuivra sa défense des récifs de corail, préservant le futur des océans dont toutes les espèces terrestres dépendent pour leur survie.
Source © Sea Shepherd france
L’agresseur a "foncé" à toute vitesse sans prévenir sur la plongeuse Rene Umberger et a arraché son détendeur de sa bouche.
Une plongeuse de Sea Shepherd a frôlé la mort suite à une attaque surprise d’un collecteur de poissons de récif au large de la côte de Kona, Hawaii. Elle était en plein reportage sur le trafic de faune marine pour le commerce de l’aquariophilie dans le cadre du programme de Sea Shepherd "Operation Reef Defense".
En se rapprochant du récif de corail, les plongeurs de Sea Shepherd y découvrent deux individus en train de capturer des poissons et d’effectuer des prélèvements de corail. Pendant que les Sea Shepherds filment la scène de loin, un des deux préleveurs remarque la caméra et se précipite sur Rene Umberger sans prévenir pour lui retirer violemment le détendeur de la bouche. Cette pièce est ce qui fournit de l’oxygène au plongeur à partir du réservoir d’air. L’enlever de force peut être mortel en quelques secondes.
Les plongeurs se trouvaient à une profondeur d’environ 15 mètres. Un plongeur avec moins d’expérience que Rene aurait pu rapidement paniquer et se désorienter, incapable de remplacer le détendeur ou choisissant d’effectuer une dangereuse tentative de remontée rapide à la surface.
Par chance, Rene a pu remettre son détendeur à sa place, malgré sa détérioration, et les plongeurs ont pu filmé l’incident et l’attitude menaçante des trafiquants qui a suivi.
"Il est difficile de qualifier cette agression autrement que de tentative de meurtre. Le trafiquant tenu responsable devrait être jugé sur la violence de son acte et en subir pleinement les conséquences. Nous sommes tous rassurés de savoir que René est en bonne santé, mais un plongeur moins expérimenté aurait pu être moins chanceux" explique la Directrice administratrice de Sea Shepherd USA, Susan Harland.
Le Capitaine Paul Watson, fondateur de Sea Shepherd, a déclaré à la suite du visionnage de la vidéo: "Cet incident montre jusqu’où les trafiquants sont prêts à aller pour faire de l’argent en transformant les écosystèmes des récifs, autrefois grouillants de vie, en des déserts arides. Les récifs de corail sont en train de mourir, et Sea Shepherd continue à se battre pour montrer au public la destruction causée par le commerce lucratif de l’aquariophilie."
Mike Lond, le coordinateur deSea Shepherd ajoute: "En tant qu’acteur de l’Opération Reef Defense à Hawaii, Sea Shepherd s’engage à travailler avec la communauté locale afin de supporter leur initiative de respect de l’océan et de la faune sauvage des récifs coralliens. Cet incident est malheureux et n’est pas représentatif des habitants d’Hawaii. Le commerce de l’aquariophilie est une pratique illégitime. Nous sommes très honorés d’être ici et de participer à ce mouvement de protection dans ce sublime écosystème."
Les récifs coralliens de la planète, souvent appelés "forêts tropicales marines", sont dans un état alarmant. Sea Shepherd a lancé sa campagne, Operation Reef Defense, dans le but de préserver ces écosystèmes essentiels et extrêmement riches biologiquement, qui offrent un habitat à environ 25% de toutes les espèces marines. Les activités humaines notamment la surpêche, le développement côtier, la pollution et le changement climatique ainsi que la destruction de la faune sauvage des récifs pour le commerce de l’aquariophilie, ont eu un impact dévastateur: 25% des récifs ont été détruits, et plus de 60% sont endommagés ou sont en voie de destruction totale.
Notez ces statistiques:
On estime à 350 000 animaux de récifs coralliens de la seule côte de Kona à Hawaii capturés chaque année et vendus pour les aquariums.
Plus de 90% d’entre eux meurent dans l’année soit 1) du stress lié à leur capture et le transport soit 2) du stress lié à leur mauvais traitement en captivité.
11 millions de ces animaux sont importés aux Etats-Unischaque année
1,2 million de foyers ou entreprises possèdent un aquarium aux Etats-Unis
La plupart des acheteurs pensent que les animaux achetés sont issus de l’élevage, mais plus de 98% sont d’origine sauvage.
L’impact de ce hobby est dévastateur pour les récifs hawaïens et du monde entier.
Comme le commerce de l’aquariophilie se développe, les récifs vont continuer à souffrir de la capture des espèces des écosystèmes récifaux. Rien qu’à Hawaii, la population des 10 espèces de poissons les plus populaires a diminué de 59% ces 20 dernières années. Des aquariums pleins signifient des récifs vides, des récifs vides signifient des océans qui meurent. Sea Shepherd poursuivra sa défense des récifs de corail, préservant le futur des océans dont toutes les espèces terrestres dépendent pour leur survie.
Source © Sea Shepherd france
Les agriculteurs de Californie vont perdre 1,7 milliard de dollars cette année en raison de la sécheresse qui sévit dans cet État de l'Ouest des États-Unis, pointe une étude publiée lundi.
En outre, 14 500 emplois pourraient être perdus dans la très fertile Vallée centrale de Californie, considérée d'ordinaire comme le «grenier» des États-Unis avec ses exploitations implantées sur 2,8 millions d'hectares.
Selon cette étude de l'Université de Californie, les champs ne bénéficieront cette année que des deux-tiers du volume d'eau qu'ils reçoivent normalement des rivières et fleuves. Et 6% des terres devront être laissées en jachère.
Les experts prévoient des pertes d'un total de 1,7 milliard de dollars pour le secteur agricole de l'État, dont 450 millions devraient aller à des systèmes de pompage des nappes phréatiques.
«Sans accès aux nappes phréatiques, la sécheresse serait proprement dévastatrice pour les agriculteurs et les villes de Californie», explique Jay Lund, co-auteur de cette étude.
Cependant, les autorités de Californie, qui ont commandé l'étude, estiment que la sécheresse ne devrait pas perturber l'économie locale, l'agriculture ne comptant que pour moins de 3% du PIB de l'État.
«Ces estimations vont aider l'État à mieux appréhender l'impact économique de la sécheresse et à l'atténuer», note Karen Ross, du département de l'Agriculture de Californie, dans le document.
La sécheresse et les températures élevées que connaît la région depuis plusieurs mois ont aussi favorisé le déclenchement d'importants incendies, particulièrement dans le Sud de l'État.
Source © AFP
En outre, 14 500 emplois pourraient être perdus dans la très fertile Vallée centrale de Californie, considérée d'ordinaire comme le «grenier» des États-Unis avec ses exploitations implantées sur 2,8 millions d'hectares.
Selon cette étude de l'Université de Californie, les champs ne bénéficieront cette année que des deux-tiers du volume d'eau qu'ils reçoivent normalement des rivières et fleuves. Et 6% des terres devront être laissées en jachère.
Les experts prévoient des pertes d'un total de 1,7 milliard de dollars pour le secteur agricole de l'État, dont 450 millions devraient aller à des systèmes de pompage des nappes phréatiques.
«Sans accès aux nappes phréatiques, la sécheresse serait proprement dévastatrice pour les agriculteurs et les villes de Californie», explique Jay Lund, co-auteur de cette étude.
Cependant, les autorités de Californie, qui ont commandé l'étude, estiment que la sécheresse ne devrait pas perturber l'économie locale, l'agriculture ne comptant que pour moins de 3% du PIB de l'État.
«Ces estimations vont aider l'État à mieux appréhender l'impact économique de la sécheresse et à l'atténuer», note Karen Ross, du département de l'Agriculture de Californie, dans le document.
La sécheresse et les températures élevées que connaît la région depuis plusieurs mois ont aussi favorisé le déclenchement d'importants incendies, particulièrement dans le Sud de l'État.
Source © AFP
Des pluies torrentielles à caractère orageux ont provoqué des inondations dans la région de la capitale du Yémen , Sanaa.
Les fortes pluies ont causé des crues d'oued et ont transformé plusieurs rues de l'agglomération en véritable cours d'eau.
3 personnes ont été tuées par ces inondations à Al-Haymah (district de Ad-Dakhiliyah) et d'autres ont été blessées. Des dizaines de maisons ont été sinistrées, des routes endommagées et des terres cultivées ravagées par les eaux.
Les fortes pluies ont causé des crues d'oued et ont transformé plusieurs rues de l'agglomération en véritable cours d'eau.
3 personnes ont été tuées par ces inondations à Al-Haymah (district de Ad-Dakhiliyah) et d'autres ont été blessées. Des dizaines de maisons ont été sinistrées, des routes endommagées et des terres cultivées ravagées par les eaux.
Une tempête de grêle s'est abattue lundi 19 mai sur Sao Paulo, au Brésil, couvrant les rues d'un manteau épais blanchâtre. Cette tempête fait suite à une longue période de chaleur qui a asséché les bassins des barrages de la région.
Ces conditions climatiques exceptionnelles qui ont contraint l'arrêt des vols à l'aéroport pendant 20 minutes.
Pour certains enfants de la ville, c'était la première fois qu'ils voyaient de la glace à l'état naturel.
Un étonnant manteau de grêle s'abat sur Sao Paulo par lemondefr
Ces conditions climatiques exceptionnelles qui ont contraint l'arrêt des vols à l'aéroport pendant 20 minutes.
Pour certains enfants de la ville, c'était la première fois qu'ils voyaient de la glace à l'état naturel.
Un étonnant manteau de grêle s'abat sur Sao Paulo par lemondefr
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