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jeudi 12 juin 2014
Après le Golfe du Lion ou les estuaires picards et la mer d'Opale, le bassin d'Arcachon devient le sixième parc naturel marin français.
Ségolène Royal et Frédéric Cuvillier ont profité de la journée mondiale de l'océan le 8 juin dernier pour signer le décret de création du parc naturel marin du bassin d'Arcachon. Il s'agit du sixième parc naturel marin français.
Si ce bassin de 420 km², à l'interface entre eau douce et eau marine, comprend un écosystème fragile avec 14 espèces de mammifères marins et un herbier à zostères, il n'en demeure pas moins le second port de plaisance de l'Atlantique accueillant chaque année près de 40 000 touristes et 12 000 navires. Son herbier a ainsi régressé dangereusement depuis 2005. Le bassin accueille aussi une activité ostréicole importante (350 entreprises) sujette notamment à des problèmes de mortalité.
Sept orientations de gestion ont été définies depuis l'amélioration de la connaissance de la dynamique du bassin, la préservation et la restauration de la spécificité de la biodiversité lagunaire, la promotion de pratiques respectueuses du milieu marin dans les activités nautiques jusqu'à la sensibilisation de la population aux impacts des usages sur les équilibres naturels marins. C
es orientations seront déclinées dans une feuille de route à 15 ans. Un conseil de gestion comprenant 56 membres représentants toutes les parties prenantes (usagers professionnels, élus, associations, personnes qualifiées et représentants de l’État) est aussi créé.
Ce nouveau parc s'inscrit dans la stratégie nationale pour la création et la gestion d'aires marines protégées approuvée en 2012 visant à ce que 20 % des eaux françaises soient classées en aires protégées d'ici à 2020. D'autres parcs en cours de préfiguration devraient ainsi prochainement voir le jour dans la région du Cap Corse, dans l'estuaire de la Gironde, dans la Manche ainsi qu'en Martinique.
Ségolène Royal et Frédéric Cuvillier ont profité de la journée mondiale de l'océan le 8 juin dernier pour signer le décret de création du parc naturel marin du bassin d'Arcachon. Il s'agit du sixième parc naturel marin français.
Si ce bassin de 420 km², à l'interface entre eau douce et eau marine, comprend un écosystème fragile avec 14 espèces de mammifères marins et un herbier à zostères, il n'en demeure pas moins le second port de plaisance de l'Atlantique accueillant chaque année près de 40 000 touristes et 12 000 navires. Son herbier a ainsi régressé dangereusement depuis 2005. Le bassin accueille aussi une activité ostréicole importante (350 entreprises) sujette notamment à des problèmes de mortalité.
Sept orientations de gestion ont été définies depuis l'amélioration de la connaissance de la dynamique du bassin, la préservation et la restauration de la spécificité de la biodiversité lagunaire, la promotion de pratiques respectueuses du milieu marin dans les activités nautiques jusqu'à la sensibilisation de la population aux impacts des usages sur les équilibres naturels marins. C
es orientations seront déclinées dans une feuille de route à 15 ans. Un conseil de gestion comprenant 56 membres représentants toutes les parties prenantes (usagers professionnels, élus, associations, personnes qualifiées et représentants de l’État) est aussi créé.
Ce nouveau parc s'inscrit dans la stratégie nationale pour la création et la gestion d'aires marines protégées approuvée en 2012 visant à ce que 20 % des eaux françaises soient classées en aires protégées d'ici à 2020. D'autres parcs en cours de préfiguration devraient ainsi prochainement voir le jour dans la région du Cap Corse, dans l'estuaire de la Gironde, dans la Manche ainsi qu'en Martinique.
Le Comité Départemental sur la sécheresse s’est réuni aujourd’hui, sous la présidence de Pierre Besnard, Préfet des Hautes-Alpes. Au cours de cette réunion, un point exhaustif sur l’évolution de la ressource en eau a été réalisé, en présence des différents partenaires concernés.
Après un début d’année 2014 bien arrosé, le printemps a été particulièrement sec sur la quasi-totalité du département à l’exclusion de la Haute Romanche. Sur les trois derniers mois (mars avril mai), un déficit pluviométrique de 50 % est constaté sur la moitié ouest du département et de 30 à 40 % sur les autres zones.
Une baisse des débits est observée sur les cours d’eau de la moitié ouest du département et tout particulièrement sur le Buech où les valeurs observées sont nettement en dessous des niveaux moyens à la même époque, et ce en raison de l’absence de pluie conséquente depuis plusieurs semaines.
Ailleurs, les débits sont plus soutenus mais restent inférieurs aux valeurs moyennes en raison d’une fusion retardée des stocks de neige. L’accélération de la fusion de la neige en montagne consécutive à la hausse très nette des températures attendue ces prochains jours devrait entraîner une augmentation sensible des débits, notamment sur la Durance en amont de Serre-Ponçon, le Drac amont et la Romanche. Les prévisions météo pour les 7 prochains jours indiquent un temps chaud et ensoleillé, avec quelques précipitations orageuses localisées possibles.
Ces déficits pluviométriques ainsi que les perspectives sèches des prochains jours justifient aujourd’hui de placer les bassins versants du Buëch, de la Méouge, de la Luye, du Rousine et de l’Avance en situation de vigilance (niveau 1 sur 4) en application du plan cadre sécheresse départemental approuvé le 4 juillet 2006.
Dès à présent, il est demandé à l’ensemble des utilisateurs (particuliers, entreprises, collectivités, agriculteurs…) de faire un usage économe de l’eau. Sur le Buëch, des consignes de gestion adaptées ont été arrêtées afin de permettre d’optimiser le remplissage des retenues d’eau des aménagements de Saint-Sauveur avant le 1er juillet. Le bassin de l’Eygues a été placé en situation de vigilance par le Préfet de la Drôme le 10 juin dernier.
Après un début d’année 2014 bien arrosé, le printemps a été particulièrement sec sur la quasi-totalité du département à l’exclusion de la Haute Romanche. Sur les trois derniers mois (mars avril mai), un déficit pluviométrique de 50 % est constaté sur la moitié ouest du département et de 30 à 40 % sur les autres zones.
Une baisse des débits est observée sur les cours d’eau de la moitié ouest du département et tout particulièrement sur le Buech où les valeurs observées sont nettement en dessous des niveaux moyens à la même époque, et ce en raison de l’absence de pluie conséquente depuis plusieurs semaines.
Ailleurs, les débits sont plus soutenus mais restent inférieurs aux valeurs moyennes en raison d’une fusion retardée des stocks de neige. L’accélération de la fusion de la neige en montagne consécutive à la hausse très nette des températures attendue ces prochains jours devrait entraîner une augmentation sensible des débits, notamment sur la Durance en amont de Serre-Ponçon, le Drac amont et la Romanche. Les prévisions météo pour les 7 prochains jours indiquent un temps chaud et ensoleillé, avec quelques précipitations orageuses localisées possibles.
Ces déficits pluviométriques ainsi que les perspectives sèches des prochains jours justifient aujourd’hui de placer les bassins versants du Buëch, de la Méouge, de la Luye, du Rousine et de l’Avance en situation de vigilance (niveau 1 sur 4) en application du plan cadre sécheresse départemental approuvé le 4 juillet 2006.
Dès à présent, il est demandé à l’ensemble des utilisateurs (particuliers, entreprises, collectivités, agriculteurs…) de faire un usage économe de l’eau. Sur le Buëch, des consignes de gestion adaptées ont été arrêtées afin de permettre d’optimiser le remplissage des retenues d’eau des aménagements de Saint-Sauveur avant le 1er juillet. Le bassin de l’Eygues a été placé en situation de vigilance par le Préfet de la Drôme le 10 juin dernier.
A la pentecôte les Alsaciens ont eu chaud Très chaud. le mercure est monté jusqu'à 36,7°C à la station de mesure de Strasbourg-Entzheim. Ce qui a fait de ce lundi de Pentecôte le jour de juin le plus chaud depuis le 27 juin 1947 (37°C avaient alors été mesurés à Entzheim). Le reste dze la région n'est pas en reste: 36,1°C à Colmar, 35,8°C à Mulhouse...
En conséquence, la qualité de l'air mesurée par l'ASPA est plutôt "médiocre" dans toute l'Alsace, sans pour autant avoir dépassé aujourd'hui les seuils d'information et de recommandation. Autre conséquence: les piscines ont toutes été prises d'assaut, et de longues files d'attente étaient visibles un peu partout devant les bassins.
Source © dernieres nouvelles d'alsace
En conséquence, la qualité de l'air mesurée par l'ASPA est plutôt "médiocre" dans toute l'Alsace, sans pour autant avoir dépassé aujourd'hui les seuils d'information et de recommandation. Autre conséquence: les piscines ont toutes été prises d'assaut, et de longues files d'attente étaient visibles un peu partout devant les bassins.
Source © dernieres nouvelles d'alsace
La Rainette faux-grillon dite de l'Ouest est une minuscule grenouille mesurant environ 2,5cm de longueur et pesant environ 1g. Elle est une mauvaise grimpeuse, une mauvaise nageuse et nécessite un environnement particulier. Pour se reproduire, en avril, elle a besoin d'étangs temporaires peu profonds et exempts de prédateurs, comme les poissons. Le reste de l'année, elle se cache proche de ses petits étangs de reproduction, parfois asséchés en été. Elles ne vivent pas longtemps —un an ou deux— et sont plutôt fidèles à leur étang natal.
Au Canada, l'espèce n'est présente que dans l'extrême sud du Québec et de l'Ontario. Au Québec, elle est très rare et les effectifs sont actuellement faibles. Depuis les années 1950, la Rainette faux-grillon accuse un déclin inquiétant; il y aurait une perte de population d'environ 37% par décennie. Ce n'est qu'en 2001 qu'elle a été désignée vulnérable par le gouvernement québécois, pour ensuite être nommée menacée en 2010 par le gouvernement fédéral. Un plan de rétablissement de l'espèce avait été créé et mis en œuvre dès 1999.
Malgré les désignations officielles et les efforts de protection mis en œuvre, on constate malheureusement aujourd'hui que les populations de la rainette menacée ont continué de décliner en Montérégie et en Outaouais, les deux seules régions où elle est présente au Québec. La raison principale de son dépérissement est que ses habitats ne sont toujours pas protégés. Les habitats sont détruits ou fragmentés au profit du développement urbain, périurbain ou agricole.
En Montérégie, là où la rainette était présente en abondance dans les années 50, l'espèce a perdu plus de 90% de son habitat. Il n'y subsiste aujourd'hui que neuf grandes populations (métapopulations) se retrouvant dans les villes de Brossard, Boucherville, Carignan, La Prairie, Longueuil, Saint-Bruno-de-Montarville, Notre-Dame-de-l'Île-Perrot ainsi que dans la MRC de Beauharnois-Salaberry.
Récemment, le cas de la métapopulation de rainettes de La Prairie a été porté à l'attention du public en raison du feu vert donné par le gouvernement provincial pour un projet de développement résidentiel dans le Boisé de la commune, qui met l'espèce en péril.
Les travaux commenceront dans quelques semaines alors que la Ville prévoit détruire 50% des étangs de reproduction et de son aire de répartition.
Cependant, l'information véhiculée dans les médias peut porter à confusion puisqu'on y lit que des mesures de protection sont prévues pour la rainette. La situation semble donc sous contrôle. Rien ne pourrait être moins sûr puisque la méthode de gestion de la rainette proposée consiste à effectuer un développement par phasage qui, on l'espère, permettra aux populations locales de migrer en lieux sûrs. Ceci est pourtant peu probable car cette méthode, ni éprouvée, ni basée sur des faits scientifiques, est peu prometteuse. Vu le très faible taux de déplacement annuel de cette rainette, il y a peu de chances qu'elle survive aux remblais et autres destructions de son habitat. Celui-ci n'est d'ailleurs pas intact; il a été constaté qu'au moins quatorze drains ont déjà été installés (sans l'autorisation du Ministère de l'Environnement) dans la zone de conservation prévue par la Ville.
Plusieurs groupes environnementaux (Centre Québécois du Droit de l'Environnement, Nature-Québec) veulent obliger le gouvernement fédéral à adopter un décret d'urgence visant à protéger la Rainette faux-grillon à La Prairie.
Reconnaissant la gravité du déclin des populations au Québec et en Ontario, Environnement Canada a toutefois récemment jugé que les travaux envisagés à La Prairie ne confrontent pas l'espèce à une menace imminente. Force est de constater que les gouvernements fédéral et provincial s'avèrent négligents pour s'assurer de faire respecter les lois environnementales quand il s'agit de la protection des terres humides, prétextant souvent qu'on peut compenser la perte de ces milieux naturels. Toutefois, pour plusieurs espèces fauniques, ces pertes sont irrécupérables.
Protéger les habitats de la Rainette faux-grillon, c'est protéger les terres humides et les boisés d'intérêt du sud du Québec. En garantissant la pérennité ces milieux, on s'assure de protéger plusieurs éléments clefs de la toile de la vie. Si on laisse ces milieux disparaître, comment se réguleront les eaux, les populations animales et végétales et même les polluants? Ces milieux naturels jouent de nombreux rôles essentiels à la survie de tous les êtres vivants et il est risqué des les fragiliser.
Tous les efforts visant à développer nos milieux de vie humains de façon réellement durable devraient donc être encouragés. L'impératif économique peut être compatible avec le respect de l'interdépendance des êtres vivants entre eux et leurs besoins vitaux. Un exemple à suivre est définitivement le projet de parc national fédéral situé dans la vallée de la rivière Rouge en banlieue de Toronto qui est présentement à l'étude par Parcs Canada. Ce parc ajouterait une superficie considérable à la ceinture verte de la Ville reine. Qu'attendons-nous pour avoir notre propre ceinture verte en région montréalaise? Favorisons la préservation de corridors verts partout au Québec! Soyons à l’affût des efforts en cours, soutenons les projets porteurs d'un avenir durable!
Au Canada, l'espèce n'est présente que dans l'extrême sud du Québec et de l'Ontario. Au Québec, elle est très rare et les effectifs sont actuellement faibles. Depuis les années 1950, la Rainette faux-grillon accuse un déclin inquiétant; il y aurait une perte de population d'environ 37% par décennie. Ce n'est qu'en 2001 qu'elle a été désignée vulnérable par le gouvernement québécois, pour ensuite être nommée menacée en 2010 par le gouvernement fédéral. Un plan de rétablissement de l'espèce avait été créé et mis en œuvre dès 1999.
Malgré les désignations officielles et les efforts de protection mis en œuvre, on constate malheureusement aujourd'hui que les populations de la rainette menacée ont continué de décliner en Montérégie et en Outaouais, les deux seules régions où elle est présente au Québec. La raison principale de son dépérissement est que ses habitats ne sont toujours pas protégés. Les habitats sont détruits ou fragmentés au profit du développement urbain, périurbain ou agricole.
En Montérégie, là où la rainette était présente en abondance dans les années 50, l'espèce a perdu plus de 90% de son habitat. Il n'y subsiste aujourd'hui que neuf grandes populations (métapopulations) se retrouvant dans les villes de Brossard, Boucherville, Carignan, La Prairie, Longueuil, Saint-Bruno-de-Montarville, Notre-Dame-de-l'Île-Perrot ainsi que dans la MRC de Beauharnois-Salaberry.
Récemment, le cas de la métapopulation de rainettes de La Prairie a été porté à l'attention du public en raison du feu vert donné par le gouvernement provincial pour un projet de développement résidentiel dans le Boisé de la commune, qui met l'espèce en péril.
Les travaux commenceront dans quelques semaines alors que la Ville prévoit détruire 50% des étangs de reproduction et de son aire de répartition.
Cependant, l'information véhiculée dans les médias peut porter à confusion puisqu'on y lit que des mesures de protection sont prévues pour la rainette. La situation semble donc sous contrôle. Rien ne pourrait être moins sûr puisque la méthode de gestion de la rainette proposée consiste à effectuer un développement par phasage qui, on l'espère, permettra aux populations locales de migrer en lieux sûrs. Ceci est pourtant peu probable car cette méthode, ni éprouvée, ni basée sur des faits scientifiques, est peu prometteuse. Vu le très faible taux de déplacement annuel de cette rainette, il y a peu de chances qu'elle survive aux remblais et autres destructions de son habitat. Celui-ci n'est d'ailleurs pas intact; il a été constaté qu'au moins quatorze drains ont déjà été installés (sans l'autorisation du Ministère de l'Environnement) dans la zone de conservation prévue par la Ville.
Plusieurs groupes environnementaux (Centre Québécois du Droit de l'Environnement, Nature-Québec) veulent obliger le gouvernement fédéral à adopter un décret d'urgence visant à protéger la Rainette faux-grillon à La Prairie.
Reconnaissant la gravité du déclin des populations au Québec et en Ontario, Environnement Canada a toutefois récemment jugé que les travaux envisagés à La Prairie ne confrontent pas l'espèce à une menace imminente. Force est de constater que les gouvernements fédéral et provincial s'avèrent négligents pour s'assurer de faire respecter les lois environnementales quand il s'agit de la protection des terres humides, prétextant souvent qu'on peut compenser la perte de ces milieux naturels. Toutefois, pour plusieurs espèces fauniques, ces pertes sont irrécupérables.
Protéger les habitats de la Rainette faux-grillon, c'est protéger les terres humides et les boisés d'intérêt du sud du Québec. En garantissant la pérennité ces milieux, on s'assure de protéger plusieurs éléments clefs de la toile de la vie. Si on laisse ces milieux disparaître, comment se réguleront les eaux, les populations animales et végétales et même les polluants? Ces milieux naturels jouent de nombreux rôles essentiels à la survie de tous les êtres vivants et il est risqué des les fragiliser.
Tous les efforts visant à développer nos milieux de vie humains de façon réellement durable devraient donc être encouragés. L'impératif économique peut être compatible avec le respect de l'interdépendance des êtres vivants entre eux et leurs besoins vitaux. Un exemple à suivre est définitivement le projet de parc national fédéral situé dans la vallée de la rivière Rouge en banlieue de Toronto qui est présentement à l'étude par Parcs Canada. Ce parc ajouterait une superficie considérable à la ceinture verte de la Ville reine. Qu'attendons-nous pour avoir notre propre ceinture verte en région montréalaise? Favorisons la préservation de corridors verts partout au Québec! Soyons à l’affût des efforts en cours, soutenons les projets porteurs d'un avenir durable!
Les papillons semblent menacés par un phénomène auquel on ne pensait pas forcément. Selon une étude américaine, le salage des routes en hiver pourrait écourter leur espérance de vie. Le chlorure de sodium serait donc néfaste. Selon cette étude menée, il a aussi un impact sur l'écosystème des lacs et des rivières.
Les papillons monarques et les papillons blancs seraient les principales espèces touchées.
D'après les spécialistes, cela proviendrait de leur nourriture. En effet, ils se nourrissent de laiteron et de ses fleurs, une mauvaise herbe qui pousse très souvent sur le bord des routes. Ces fleurs seraient remplies de sel l'hiver en période de mauvais temps. Le taux de chlorure de sodium serait jusqu'à 30 fois supérieure à la normale.
Le salage aurait des conséquences chez les papillons selon le sexe. Pour les mâles, il provoquerait un sur-développement des muscles utilisés pour voler. Chez les femelles, la taille de leur cerveau augmenterait. La mortalité serait aussi en augmentation en cas de quantité excessive ingurgitée. D'après les spécialistes, "le taux de survie des chenilles des papillons monarques nourris de laiteron provenant des bords de route, contenant des taux élevés de sel, était nettement plus faible (40,5%) que chez celles élevées avec des herbes d'une prairie (58,2%)". Des recherches similaires ont déjà montré que le salage des routes "peut brûler le feuillage des végétaux ou dessécher leurs racines" .
Les papillons monarques et les papillons blancs seraient les principales espèces touchées.
D'après les spécialistes, cela proviendrait de leur nourriture. En effet, ils se nourrissent de laiteron et de ses fleurs, une mauvaise herbe qui pousse très souvent sur le bord des routes. Ces fleurs seraient remplies de sel l'hiver en période de mauvais temps. Le taux de chlorure de sodium serait jusqu'à 30 fois supérieure à la normale.
Le salage aurait des conséquences chez les papillons selon le sexe. Pour les mâles, il provoquerait un sur-développement des muscles utilisés pour voler. Chez les femelles, la taille de leur cerveau augmenterait. La mortalité serait aussi en augmentation en cas de quantité excessive ingurgitée. D'après les spécialistes, "le taux de survie des chenilles des papillons monarques nourris de laiteron provenant des bords de route, contenant des taux élevés de sel, était nettement plus faible (40,5%) que chez celles élevées avec des herbes d'une prairie (58,2%)". Des recherches similaires ont déjà montré que le salage des routes "peut brûler le feuillage des végétaux ou dessécher leurs racines" .
Le groupe de spécialistes des requins (SSG) de l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) vient de publier une stratégie mondiale visant à éviter l'extinction et favoriser la reconstitution des poissons-scies, lesquels ont été décimés dans le monde entier suite à la surpêche et à la perte de leurs habitats.
Les poissons-scies, qui ressemblent aux requins, sont en fait des raies et pas n'importe lesquelles puisqu'ils représentent les plus grandes espèces de raies : jusqu'à 7 m de long ! Ils se caractérisent par des museaux allongés pourvus de dents (des « rostres ») et vivent dans des eaux chaudes.
Les poissons-scies sont très présents dans le folklore de pays comme le Panama et la Papouasie-Nouvelle-Guinée, ou d'îles comme Bornéo. Ils sont d'une importance prépondérante dans les cultures d'Afrique de l'Ouest, où ils symbolisent la justice et figurent sur les monnaies régionales.
Les rostres des poissons-scies sont universellement appréciés en tant qu'objets de curiosité et sont utilisés dans la médecine traditionnelle de nombreux pays parmi lesquels le Mexique, le Brésil, le Kenya, l'Iran, l'Inde et la Chine. Les dents rostrales sont recherchées comme éperons des coqs de combat en Amérique latine et dans les Caraïbes.
La chair de poisson-scie est consommée dans certaines régions ; les ailerons de poissons-scies sont particulièrement prisés pour la soupe aux ailerons de requins en Asie. Ces espèces sont également perçues comme des attractions populaires dans les aquariums.
Les poissons-scies sont en danger d'extinction. Autrefois présentes dans les eaux côtières et les rivières de plus de 90 pays tropicaux et subtropicaux, les cinq espèces de poissons-scies sont désormais toutes classées comme espèces en danger ou en danger critique d'extinction sur la Liste rouge de l'UICN.
La mortalité due à une pêche ciblée ou accidentelle constitue la principale menace pour les poissons-scies. Leurs rostres, qu'ils utilisent pour détecter et blesser leurs proies, se prennent dans de nombreux types d'engins de pêche, en particulier dans les chaluts et les filets maillants. La destruction d'habitats essentiels, tels que les mangroves, fait également peser une menace sur la survie des poissons-scies.
« Les poissons-scies, vénérés depuis des millénaires par les cultures côtières du monde entier, sont aujourd'hui confrontés à un risque d'extinction plus important que pour toute autre famille de poissons marins, » a déclaré Nick Dulvy, coauteur de la stratégie, coprésident du SSG de l'UICN et titulaire d'une chaire de recherche du Canada à l'Université Simon Fraser de Colombie-Britannique.
Le SSG souligne la nécessité de mettre en place de toute urgence des mesures nationales de protection des poissons-scies, espèce par espèce, à Cuba, au Panama, en Équateur, en Colombie, au Venezuela, au Suriname, en Guyane française, en Guyana, en Guinée-Bissau, en Sierra Leone, en Gambie, en Tanzanie, au Mozambique, à Madagascar, en Iran, au Pakistan, au Bangladesh, au Myanmar, au Cambodge et en Papouasie-Nouvelle-Guinée.
Les pays devant spécifiquement mettre en place une protection plus globale des poissons-scies comprennent les Bahamas, le Honduras, le Nicaragua, le Kenya, la Malaisie, l'Indonésie et l'Australie, tandis que des insuffisances au niveau de la mise en œuvre ont été soulignées pour le Brésil, le Sénégal, la Mauritanie, les Émirats arabes unis, le Qatar, Bahreïn et l'Inde.
Des solutions pourtant simples pour enrayer l'extinction « Bien que ces espèces soient au bord de l'extinction dans de nombreuses régions, il existe des moyens relativement simples d'aider les populations à se reconstituer. Par exemple, nous savons que les poissons-scies ont en réalité de bonnes chances de survie après avoir été capturés s'ils sont correctement manipulés et, dès lors, une formation élémentaire des pêcheurs commerciaux, de subsistance et de loisir est au cœur de notre stratégie de conservation, » a déclaré Colin Simpfendorfer, coprésident du SSG de l'UICN et professeur de science environnementale à l'Université James Cook du Queensland, qui a dirigé l'élaboration du plan américain de reconstitution ayant amélioré l'état du poisson-scie tident en Floride.
Pour compléter une interdiction actuellement en vigueur du commerce international de poissons-scies, la stratégie demande que des mesures nationales et régionales soient prises afin d'interdire l'abattage intentionnel des poissons-scies, de réduire la mortalité due aux captures accidentelles, de protéger les habitats des poissons-scies et de garantir l'application effective de ces mesures de protection. Le document détaille également des mesures liées à une communication efficace, au renforcement des capacités, à la recherche stratégique et à un élevage responsable, ainsi qu'une levée de fonds pour assurer la mise en œuvre de ces mesures.
« Au cours de la dernière décennie, les politiques de conservation des poissons-scies se sont nettement améliorées dans plusieurs pays et à l'échelle mondiale, mais il est urgent d'œuvrer plus activement en vue de protéger ces animaux magnifiques, » a déclaré Sonja Fordham, vice-présidente du SSG de l'UICN et présidente de Shark Advocates International, projet basé à Washington DC et mené par The Ocean Foundation. « Nous nous félicitons tout particulièrement du fait que la Guinée-Bissau et la Guinée proposent l'inscription des poissons-scies à la Convention sur les espèces migratrices, car ce traité offre un excellent cadre pour favoriser une protection nationale dans de nombreux pays prioritaires de l'aire de répartition des poissons-scies et pour mettre en œuvre notre stratégie mondiale à l'échelle régionale. »
Les poissons-scies, qui ressemblent aux requins, sont en fait des raies et pas n'importe lesquelles puisqu'ils représentent les plus grandes espèces de raies : jusqu'à 7 m de long ! Ils se caractérisent par des museaux allongés pourvus de dents (des « rostres ») et vivent dans des eaux chaudes.
Les poissons-scies sont très présents dans le folklore de pays comme le Panama et la Papouasie-Nouvelle-Guinée, ou d'îles comme Bornéo. Ils sont d'une importance prépondérante dans les cultures d'Afrique de l'Ouest, où ils symbolisent la justice et figurent sur les monnaies régionales.
Les rostres des poissons-scies sont universellement appréciés en tant qu'objets de curiosité et sont utilisés dans la médecine traditionnelle de nombreux pays parmi lesquels le Mexique, le Brésil, le Kenya, l'Iran, l'Inde et la Chine. Les dents rostrales sont recherchées comme éperons des coqs de combat en Amérique latine et dans les Caraïbes.
La chair de poisson-scie est consommée dans certaines régions ; les ailerons de poissons-scies sont particulièrement prisés pour la soupe aux ailerons de requins en Asie. Ces espèces sont également perçues comme des attractions populaires dans les aquariums.
Les poissons-scies sont en danger d'extinction. Autrefois présentes dans les eaux côtières et les rivières de plus de 90 pays tropicaux et subtropicaux, les cinq espèces de poissons-scies sont désormais toutes classées comme espèces en danger ou en danger critique d'extinction sur la Liste rouge de l'UICN.
La mortalité due à une pêche ciblée ou accidentelle constitue la principale menace pour les poissons-scies. Leurs rostres, qu'ils utilisent pour détecter et blesser leurs proies, se prennent dans de nombreux types d'engins de pêche, en particulier dans les chaluts et les filets maillants. La destruction d'habitats essentiels, tels que les mangroves, fait également peser une menace sur la survie des poissons-scies.
« Les poissons-scies, vénérés depuis des millénaires par les cultures côtières du monde entier, sont aujourd'hui confrontés à un risque d'extinction plus important que pour toute autre famille de poissons marins, » a déclaré Nick Dulvy, coauteur de la stratégie, coprésident du SSG de l'UICN et titulaire d'une chaire de recherche du Canada à l'Université Simon Fraser de Colombie-Britannique.
Le SSG souligne la nécessité de mettre en place de toute urgence des mesures nationales de protection des poissons-scies, espèce par espèce, à Cuba, au Panama, en Équateur, en Colombie, au Venezuela, au Suriname, en Guyane française, en Guyana, en Guinée-Bissau, en Sierra Leone, en Gambie, en Tanzanie, au Mozambique, à Madagascar, en Iran, au Pakistan, au Bangladesh, au Myanmar, au Cambodge et en Papouasie-Nouvelle-Guinée.
Les pays devant spécifiquement mettre en place une protection plus globale des poissons-scies comprennent les Bahamas, le Honduras, le Nicaragua, le Kenya, la Malaisie, l'Indonésie et l'Australie, tandis que des insuffisances au niveau de la mise en œuvre ont été soulignées pour le Brésil, le Sénégal, la Mauritanie, les Émirats arabes unis, le Qatar, Bahreïn et l'Inde.
Des solutions pourtant simples pour enrayer l'extinction « Bien que ces espèces soient au bord de l'extinction dans de nombreuses régions, il existe des moyens relativement simples d'aider les populations à se reconstituer. Par exemple, nous savons que les poissons-scies ont en réalité de bonnes chances de survie après avoir été capturés s'ils sont correctement manipulés et, dès lors, une formation élémentaire des pêcheurs commerciaux, de subsistance et de loisir est au cœur de notre stratégie de conservation, » a déclaré Colin Simpfendorfer, coprésident du SSG de l'UICN et professeur de science environnementale à l'Université James Cook du Queensland, qui a dirigé l'élaboration du plan américain de reconstitution ayant amélioré l'état du poisson-scie tident en Floride.
Pour compléter une interdiction actuellement en vigueur du commerce international de poissons-scies, la stratégie demande que des mesures nationales et régionales soient prises afin d'interdire l'abattage intentionnel des poissons-scies, de réduire la mortalité due aux captures accidentelles, de protéger les habitats des poissons-scies et de garantir l'application effective de ces mesures de protection. Le document détaille également des mesures liées à une communication efficace, au renforcement des capacités, à la recherche stratégique et à un élevage responsable, ainsi qu'une levée de fonds pour assurer la mise en œuvre de ces mesures.
« Au cours de la dernière décennie, les politiques de conservation des poissons-scies se sont nettement améliorées dans plusieurs pays et à l'échelle mondiale, mais il est urgent d'œuvrer plus activement en vue de protéger ces animaux magnifiques, » a déclaré Sonja Fordham, vice-présidente du SSG de l'UICN et présidente de Shark Advocates International, projet basé à Washington DC et mené par The Ocean Foundation. « Nous nous félicitons tout particulièrement du fait que la Guinée-Bissau et la Guinée proposent l'inscription des poissons-scies à la Convention sur les espèces migratrices, car ce traité offre un excellent cadre pour favoriser une protection nationale dans de nombreux pays prioritaires de l'aire de répartition des poissons-scies et pour mettre en œuvre notre stratégie mondiale à l'échelle régionale. »
Les catastrophes naturelles ont fait 126 morts et six blessés en mai, ont annoncé lundi les autorités.
Le ministère chinois des Affaires civiles et la Commission nationale pour la réduction des catastrophes ont annoncé dans un rapport que 21,8 millions de personnes avaient été affectées par les catastrophes, dont 777.000 ont dû être réinstallées, le mois dernier.
Environ 54.000 habitations ont été détruites et 323.000 autres endommagées.
Les catastrophes ont endommagé plus de 2,4 millions d'hectares de terres agricoles et ont causé des pertes économiques directes de 25,64 milliards de yuans (4,17 milliards de dollars).
Selon le rapport, les inondations et les tremblements de terre sont les principales catastrophes naturelles ayant frappé le pays en mai, où la sécheresse, la grêle, le froid, la neige, des glissements de terrain ainsi que des incendies de forêt ont également été rapportés
Le ministère chinois des Affaires civiles et la Commission nationale pour la réduction des catastrophes ont annoncé dans un rapport que 21,8 millions de personnes avaient été affectées par les catastrophes, dont 777.000 ont dû être réinstallées, le mois dernier.
Environ 54.000 habitations ont été détruites et 323.000 autres endommagées.
Les catastrophes ont endommagé plus de 2,4 millions d'hectares de terres agricoles et ont causé des pertes économiques directes de 25,64 milliards de yuans (4,17 milliards de dollars).
Selon le rapport, les inondations et les tremblements de terre sont les principales catastrophes naturelles ayant frappé le pays en mai, où la sécheresse, la grêle, le froid, la neige, des glissements de terrain ainsi que des incendies de forêt ont également été rapportés
samedi 7 juin 2014
Au cours des deux dernières semaines, les hécatombes d'étoiles de mer qui se caractérisent par un syndrome de dépérissement total et soudain de l'animal ont explosé tout le long de la côte de l'Oregon.
Cette épidémie d'une ampleur historique menace désormais de décimer la population entière des étoiles de mer ocres (Pisaster ochraceus) ont déclaré des experts mercredi.
L'étoile de mer ocre est l'espèce la plus fortement touchées par cette étrange maladie et elle touche actuellement toute la zone de l'estran des cotes de l’Oregon. Son extinction localisée est désormais à craindre, affirment des chercheurs de l'Oregon State University qui ont suivi de prés le déclenchement de cette nouvelle et mystérieuse épidémie.
L'étoile de mer ocre est une clé de voûte dans la chaîne alimentaire du biotope marin de la région, sa perte pourrait perturber l'ensemble de l'écosystème marin des zones de l'estran des cotes de l'oregon.
C'est la première fois que nous assistons à une hécatombe massive et soudaine d'étoiles de mer sur une aussi vaste étendue de la côte Ouest, l'explosion soudaine de ces hécatombes est phénoménal.
La meilleure zone d'observation du phénomène est l'estran qui est plus facile d'accès pour une surveillance quotidienne de cette épidémie. Moins de 1 pour cent des étoiles de mer ocres de l'Oregon y été affectés en Avril, un peu plus mi-mai.
Aujourd'hui, début juin, entre 30 et 50 pour cent de la population des étoiles de mer ocre de l'estran tout le long de la cote sont touchés.
Les pertes les plus importantes ont été observé à Fogarty Creek. Les chercheurs prévoient que l'épidémie va s'intensifier et qu'à certains endroits près de 100 pour cent des étoiles de mer ocre pourrait mourir.
«C'est un événement sans précédent", a déclaré Bruce Menge professeur en biologie marine au Département de biologie intégrative de l'université d'OSU.
"Nous n'avons aucune idée de la cause de cette maladie, mais cette situation est très grave, désormais toute la chaîne alimentaire du biotope marin de la région est en danger de mort.
Au total, la mortalité documentée touche 10 espèces d'étoiles de mer sur la côte Ouest. Aucune cause n'a encore été identifié, ni bactérienne ni virale. tout les scientifiques spécialisés de la nation travaillent sur la question.
Une carte interactive de toutes les observations, et la possibilité pour les citoyens d'y participer est disponibles en ligne ici:
http://www.eeb.ucsc.edu/pacificrockyintertidal/data-products/sea-star-wasting/
Ce syndrome de dépérissement est un processus traumatique dans lequel les étoiles de mer commencent à perdre leurs jambes et se désintégrer puis finissent par mourir et pourrir et cela en moins d'une semaine.
Dans un écosystème sain, les étoiles de mer attaquent les moules et les oursins et gardent leurs populations sous contrôle, sans elles ces populations vont exploser et les fonds vont se couvrir d'algues jusqu'à l’asphyxie totale du milieu.
"Certaines parties de la Californie, de l'état de Washington et de la Colombie-Britannique ont déjà été touchés par cette flambée du syndrome de dépérissement», a déclaré Kristen Milligan, coordonnateur du programme à l'OSU des études interdisciplinaires côtières des océans
© Nature Alerte
Cette épidémie d'une ampleur historique menace désormais de décimer la population entière des étoiles de mer ocres (Pisaster ochraceus) ont déclaré des experts mercredi.
L'étoile de mer ocre est l'espèce la plus fortement touchées par cette étrange maladie et elle touche actuellement toute la zone de l'estran des cotes de l’Oregon. Son extinction localisée est désormais à craindre, affirment des chercheurs de l'Oregon State University qui ont suivi de prés le déclenchement de cette nouvelle et mystérieuse épidémie.
L'étoile de mer ocre est une clé de voûte dans la chaîne alimentaire du biotope marin de la région, sa perte pourrait perturber l'ensemble de l'écosystème marin des zones de l'estran des cotes de l'oregon.
C'est la première fois que nous assistons à une hécatombe massive et soudaine d'étoiles de mer sur une aussi vaste étendue de la côte Ouest, l'explosion soudaine de ces hécatombes est phénoménal.
La meilleure zone d'observation du phénomène est l'estran qui est plus facile d'accès pour une surveillance quotidienne de cette épidémie. Moins de 1 pour cent des étoiles de mer ocres de l'Oregon y été affectés en Avril, un peu plus mi-mai.
Aujourd'hui, début juin, entre 30 et 50 pour cent de la population des étoiles de mer ocre de l'estran tout le long de la cote sont touchés.
Les pertes les plus importantes ont été observé à Fogarty Creek. Les chercheurs prévoient que l'épidémie va s'intensifier et qu'à certains endroits près de 100 pour cent des étoiles de mer ocre pourrait mourir.
«C'est un événement sans précédent", a déclaré Bruce Menge professeur en biologie marine au Département de biologie intégrative de l'université d'OSU.
"Nous n'avons aucune idée de la cause de cette maladie, mais cette situation est très grave, désormais toute la chaîne alimentaire du biotope marin de la région est en danger de mort.
Au total, la mortalité documentée touche 10 espèces d'étoiles de mer sur la côte Ouest. Aucune cause n'a encore été identifié, ni bactérienne ni virale. tout les scientifiques spécialisés de la nation travaillent sur la question.
Une carte interactive de toutes les observations, et la possibilité pour les citoyens d'y participer est disponibles en ligne ici:
http://www.eeb.ucsc.edu/pacificrockyintertidal/data-products/sea-star-wasting/
Ce syndrome de dépérissement est un processus traumatique dans lequel les étoiles de mer commencent à perdre leurs jambes et se désintégrer puis finissent par mourir et pourrir et cela en moins d'une semaine.
Dans un écosystème sain, les étoiles de mer attaquent les moules et les oursins et gardent leurs populations sous contrôle, sans elles ces populations vont exploser et les fonds vont se couvrir d'algues jusqu'à l’asphyxie totale du milieu.
"Certaines parties de la Californie, de l'état de Washington et de la Colombie-Britannique ont déjà été touchés par cette flambée du syndrome de dépérissement», a déclaré Kristen Milligan, coordonnateur du programme à l'OSU des études interdisciplinaires côtières des océans
© Nature Alerte
Selon le Dr Dominique Belpomme, 90 % des cancers sont liés à l'environnement; 5 siècles avant Jésus-Christ, le cancer était inconnu.
« Nous sommes aujourd'hui pris avec des fléaux de santé publique. Par exemple, on voit l'apparition de certains cancers causés par, entre autres, les basses fréquences et les fréquences radio.
Ce fait est reconnu par l'OMS.
Les champs électromagnétiques augmenteraient, pour les électrosensibles, les risques d'être atteints par la maladie d'Alzheimer. » Voici les propos du professeur de cancérologie à Paris et fondateur de l'Association pour la recherche thérapeutique anticancéreuse, des affirmations qui vont à l'encontre du point de vue de bien des gens.
« Nous sommes aujourd'hui pris avec des fléaux de santé publique. Par exemple, on voit l'apparition de certains cancers causés par, entre autres, les basses fréquences et les fréquences radio.
Ce fait est reconnu par l'OMS.
Les champs électromagnétiques augmenteraient, pour les électrosensibles, les risques d'être atteints par la maladie d'Alzheimer. » Voici les propos du professeur de cancérologie à Paris et fondateur de l'Association pour la recherche thérapeutique anticancéreuse, des affirmations qui vont à l'encontre du point de vue de bien des gens.
Alors que s'est ouvert le Grand Carrefour International du Bois à Nantes, Greenpeace a publié le résultat de deux années d’enquête dans le secteur forestier amazonien, au Brésil qui détaille comment les acteurs du secteur, exploitants forestiers ou scieries, détournent le système de contrôle brésilien pour blanchir du bois coupé illégalement et lui procurer des papiers attestant de sa pseudo-légalité.
La France est le second marché à l’exportation pour ce bois, derrière les USA.
Une crise silencieuse d’une exploitation forestière illégale généralisée en Amazonie brésilienne. Après des années de baisse, la déforestation y est repartie à la hausse– augmentation de 28% sur un an. L’exploitation illégale du bois en est la première étape. En France, Caen, La Rochelle, Le Havre ou Nantes, sont les principaux ports d’importation de bois sciés amazoniens, comme l’Ipê. Ces produits sont vendus sous forme de parquet, terrasse, caillebotis, etc.
« Les importateurs ont l’obligation de vérifier la légalité du bois acheté. Dans un pays à risque comme le Brésil, on ne peut pas se contenter des documents officiels. Nos investigations démontrent que le bois d’Amazonie brésilienne vendu en France est à très haut risque d’illégalité« , explique Jérôme Frignet, chargé de campagne Forêt pour Greenpeace France. « Les importateurs doivent maîtriser leur chaîne d’approvisionnement et exclure les fournisseurs douteux ou impliqués par la justice brésilienne. S’ils ne le font pas, la justice française doit les sanctionner. »
Depuis le 3 mars 2013, une réglementation est censée être appliquée dans tous les pays de l’Union européenne pour stopper les importations de bois illégal. Pourtant, en France, rien ne bouge. L’importation de bois illégal et l’absence de procédure dite de « diligence raisonnée » (de vérification de la légalité du bois) ne sont toujours pas sanctionnées. Greenpeace demande que la loi d’application française en cours de discussion au parlement permette à la justice française de statuer en établissant un régime de sanctions dissuasives pour les contrevenants.
Un système de fraude très élaboré pour blanchir le bois illégal
L’enquête de Greenpeace s’est concentrée sur l’Etat du Para, principal producteur et exportateur de bois amazonien. Selon l’institut de recherche IMAZON, près de 78% des surfaces forestières exploitées le sont illégalement. Dans cinq études de cas détaillés, Greenpeace a analysé tout le processus de blanchiment depuis la concession d’origine, de l’arbre coupé jusqu’au bois scié et exporté. Les exploitants surestiment les volumes de bois commercialisables sur leurs concessions, obtenant ainsi des quotas de coupe légaux mais fictifs, qui sont ensuite revendus sur le marché noir du blanchiment de bois illégal. Ces quotas offrent ainsi une légalité de façade à du bois extrait de zones protégées, terres indigènes, ou d’autres zones non autorisées. Le procureur fédéral de l’Etat du Para vient de lancer des investigations mettant en cause nombre d’acteurs du secteur et confirmant les recherches de Greenpeace.
« Ces fraudes systématiques montrent que le système de contrôle en place au Brésil est totalement défaillant. Si l’administration brésilienne et les importateurs continuent cyniquement de fermer les yeux sur ces fraudes, les enquêtes ponctuelles de la justice brésilienne seront impuissantes à réformer le système. » explique Jérôme Frignet.
La forêt tropicale amazonienne est la plus grande forêt intacte du monde. La partie brésilienne compte à elle seule plus de 24 millions d’habitants, notamment des centaines de milliers de personnes issues des peuples autochtones. Ces habitants dépendent de la forêt pour se nourrir, se soigner et se procurer d’autres services de base, et ils lui accordent aussi une importance spirituelle. On estime qu’elle abrite un quart de toutes les espèces terrestres et d’eau douce, notamment le Jaguar, le Boto et plusieurs espèces de paresseux. Le bassin amazonien est ainsi le réservoir d’une biodiversité exceptionnelle : on y a recensé 40 000 espèces végétales, 427 espèces de mammifères, 1 294 espèces d’oiseaux, 378 espèces de reptiles, 426 espèces d’amphibiens et environ 3 000 espèces de poissons.
Le bassin amazonien s’étend sur environ 6,5 millions de km2 dans neuf pays d’Amérique du Sud et représente 5 % de la surface terrestre. Il abrite le plus vaste réseau hydrographique de la planète et un cinquième des ressources mondiales d’eau douce4. Le Brésil possède environ 63 % du bassin amazonien (soit 4,1 millions de km2).
À ce jour, l’Amazonie brésilienne a perdu quelque 700 000 km2, une superficie qui correspond à deux fois celle de la Pologne ; 18 % de cette perte ont été enregistrés au cours des trente dernières années.
L’Amazonie et le climat :
La forêt amazonienne joue également un rôle essentiel dans la régulation de la concentration atmosphérique de carbone. Ses arbres absorbent une grande quantité de dioxyde de carbone, contribuant ainsi à compenser les émissions de gaz à effet de serre dues aux activités humaines. Le bassin amazonien constitue de ce fait une vaste réserve de carbone : il en contient environ 100 milliards de tonnes, soit plus de 10 fois les émissions annuelles mondiales imputables aux combustibles fossiles.
La déforestation réduit les volumes de carbone que la forêt peut stocker, mais elle entraîne aussi directement des émissions de gaz à effet de serre lorsque la végétation défrichée se décompose ou est brûlée pour laisser place aux activités agricoles. Les massifs forestiers qui ne sont pas déboisés sont fragmentés et vulnérables à la déforestation, à l’exploitation commerciale, aux espèces invasives et aux impacts des changements climatiques, notamment aux feux causés par la sécheresse. Plus une forêt est exposée aux conséquences du dérèglement climatique, plus le carbone qu’elle stocke risque d’être relâché dans l’atmosphère. La déforestation augmente donc les risques d’assister à un emballement incontrôlé du climat.
Alors que les effets des changements climatiques se font déjà sentir, on craint que la forêt amazonienne atteigne un « point de rupture » et se transforme rapidement en savane. D’après l’évaluation réalisée en 2014 par le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), les probabilités d’atteindre ce seuil critique ont augmenté sous l’effet de l’action combinée du dérèglement climatique et de la fragmentation. Cette transformation entraînerait à son tour une perte désastreuse de la biodiversité et des services écosystémiques essentiels que procure actuellement la forêt, comme l’approvisionnement en eau ou la régulation du climat.
Exploitation forestière sélective et fragmentation :
Outre la déforestation (coupe à blanc), l’exploitation forestière sélective constitue un facteur de la fragmentation et de la dégradation de l’intégrité écologique des forêts. De nombreuses études ont montré que l’exploitation sélective de l’acajou au sein de la forêt primaire intacte d’Amazonie avait joué un rôle fondamental dans le processus de fragmentation, jusqu’à ce que le commerce de ce bois soit strictement contrôlé par la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction (CITES), qui depuis sa création en 2003 a permis de réduire sensiblement l’ampleur de ce problème. L’exploitation de l’acajou a été la première étape du processus de colonisation des forêts au moyen de l’agriculture sur brûlis. Les « colons » (paysans) se sont installés progressivement le long des routes construites par les entreprises d’exploitation forestière, défrichant les zones alentour pour les convertir en terres de culture et d’élevage et brisant ainsi la continuité de la forêt.
Bien que le commerce d’acajou ait été ralenti, l’exploitation des forêts intactes reste une gageure importante pour l’Amazonie. Si rien n’est fait pour lutter contre cette pratique, la fragmentation des forêts finira par entraîner la disparition de massifs forestiers entiers. Aujourd’hui, la demande d’espèces de bois précieux, comme l’ipé, est l’un des principaux responsables de la fragmentation.
L’ipé, le nouvel acajou
Le groupe d’espèces connu sous le nom d’ipé (handroanthus) est parfois décrit comme le « nouvel acajou ». L’ipé est un bois extrêmement prisé, et les exploitants forestiers n’hésitent pas à s’aventurer au plus profond des forêts intactes primaires pour le débusquer. Les ipés portent des fleurs jaunes, roses ou blanches abondantes d’août à septembre, ce qui les distingue du reste de la canopée. Ils fournissent un bois de grande valeur, réputé pour sa résistance, sa durabilité et sa longévité. En Amazonie, leur densité de population est faible : en moyenne un arbre tous les 10 hectares – ce qui implique notamment que des pans entiers de forêts sont défrichés pour accéder à ce bois précieux.
Par ailleurs, l’ipé orne de nombreuses villes brésiliennes. Cet arbre est également un élément central des traditions des peuples autochtones. Plusieurs espèces servent par exemple à fabriquer des arcs pour la chasse. On prête à son écorce des propriétés médicinales, et on l’utilise dans la pharmacopée pour soigner les cancers, les ulcères, l’arthrite ou encore les mycoses16.
L’ipé (qu’on appelle aussi parfois noyer du Brésil ou lapacho), constitue désormais un bois de premier choix pour la construction de terrasses et planchers. Il est souvent décrit comme « vert » car il n’a pas besoin d’être imperméabilisé ou traité aux produits chimiques. Aux États-Unis, il a été utilisé dans la construction de nombreuses jetées et promenades au New Jersey, en Californie et à New York (notamment sur le pont de Brooklyn). En Europe, il a servi à la construction de terrasses sur de nombreux sites très connus, comme le Palais de Justice d’Anvers, le World Trade Center de Genève ou la Bibliothèque François Mitterrand à Paris. Au Brésil, on trouve de l’ipé dans de nombreuses villes. Ce bois a récemment été choisi pour le parquet de la bibliothèque du palais présidentiel.
Les espèces d’ipé sont en danger de surexploitation. Les entreprises d’exploitation forestière sont autorisées à abattre 90 % des arbres adultes de taille commerciale, et une seconde coupe est autorisée à 35 ans d’intervalle. Cependant, on estime qu’après un abattage initial de 90 %, un délai d’au moins 60 ans est nécessaire à la reconstitution des volumes antérieurs à la coupe (pour l’espèce handroanthus impetiginosus).
L’ipé est le bois tropical brésilien le plus précieux, et aussi l’un des plus chers à l’échelle internationale. Si les volumes prélevés et exportés ont diminué ces dernières années, son prix a continué à augmenter, incitant les exploitants à se rendre toujours plus loin dans la forêt à sa recherche.
Début 2014, l’ipé se négociait aux prix suivants (en dollars américains) :
Grumes non sciées (national) : 169,50 US$ / m3
Grumes sciées (national) : 859 US$ / m3
Grumes sciées (à l’export, prix FAB18, ports de Belém/Paranaguá) : 1 294 US$ / m3
Produits à valeur ajoutée / planches (à l’export, prix FAB, ports de Belém/Paranaguá) : 2 330 US$/ m3
Le bois d’Amazonie :
Sous la pression de certains lobbies, le gouvernement brésilien a récemment assoupli la réglementation sur la déforestation et limité la capacité des agences environnementales fédérales chargée de son application. Alors que les taux annuels de déforestation de l’Amazonie brésilienne avaient diminué ces dernières années, ils ont augmenté de 28 % entre août 2012 et juillet 2013, en glissement annuel.
Les États où la hausse de la déforestation a été la plus forte, à savoir le Mato Grosso et le Pará, sont aussi ceux où l’exploitation forestière illégale est la plus importante. Pour la période comprise entre août 2011 à juillet 2012, des données satellite ont montré que 78 % de la production (en superficie) de l’État du Pará, le premier exportateur et producteur de bois de l’Amazonie brésilienne, était illégale, et 54 % pour le Mato Grosso, deuxième plus grand exportateur et producteur.
Cette exploitation illégale est encouragée par l’absence de gouvernance des domaines publics, des terres indigènes et autres terres communautaires, par les capacités insuffisantes des autorités locales en matière d’inspection et d’application des lois, par la forte demande pour le bois, notamment pour les espèces précieuses, et par la déforestation illégale à des fins agricoles.
La gouvernance du secteur forestier dans l’Amazonie brésilienne comporte de nombreuses failles. Des études ont mis en évidence d’importants écarts entre les volumes de bois récoltés et les quantités légalement autorisées. Le système national d’autorisation des plans d’aménagement forestier (PMFS) présente des défaillances structurelles, tout comme le système censé garantir la traçabilité du bois. En raison de ces lacunes, le secteur forestier est gangréné par des infractions généralisées. D’importants volumes de bois illégal sont introduits sur les marchés nationaux et internationaux, après avoir été blanchis grâce à des documents officiels obtenus de façon frauduleuse.
D’après l’Institut de l’environnement et des ressources naturelles renouvelables (IBAMA), l’organisme fédéral de protection de l’environnement chargé, aux côtés des Secrétariats d’État à l’Environnement (SEMA), de contrôler et d’inspecter les activités d’exploitation forestière, près de 500 000 m3 ont été certifiés par des documents frauduleux en 2013 rien que dans les États du Pará et de Maranhão – soit une quantité suffisante pour remplir 14 000 camions. Au vu de l’ampleur de la fraude et de la corruption, il ne fait aucun doute que les certificats marqués du sceau des autorités brésiliennes sont en général très peu fiables, et que ces documents officiels ne sauraient être considérés comme une preuve de légalité.
Une différente approche est nécessaire
Le secteur forestier de l’Amazonie brésilienne est actuellement l’un des principaux responsables de la dégradation des forêts. L’exploitation forestière, en particulier celle de bois précieux comme l’ipé, est aussi la première étape du cycle de la déforestation, facilitant l’installation de paysans dans des aires forestières qui, jusque-là, avaient été préservées. Elle contribue aussi aux émissions de gaz à effet de serre. Outre ses impacts sur l’environnement et la biodiversité, l’exploitation forestière entraîne aussi des conflits sociaux, notamment lorsqu’elle a lieu sur des terres publiques ou indigènes, ou sur des aires de conservation, à l’insu voire contre la volonté des communautés. De plus, l’exploitation illégale est synonyme de conditions de travail épouvantables et souvent de travail forcé, d’actes de violence, de menaces de mort voire d’assassinats.
Il est possible et surtout nécessaire d’adopter une différente approche de la forêt et de ceux dont les moyens de subsistance dépendent des ressources forestières. Les investissements et les efforts entrepris pour renforcer les capacités de communautés doivent permettre une gestion forestière rigoureuse. Il faut que le gouvernement brésilien renforce la réglementation de l’exploitation forestière, ainsi que les moyens de faire respecter les lois. Les mesures et les systèmes de contrôle et de surveillance doivent être transparents et capables d’opérer en temps réel pour garantir aux communautés forestières, à la société civile et aux autres parties prenantes que les exploitants forestiers respectent la réglementation. De telles dispositions permettront également à ceux qui achètent du bois en provenance d’Amazonie de savoir que leurs marchandises ne sont pas liées à la dégradation forestière ou à des conflits sociaux. La protection de l’Amazonie et la mise en place d’un programme de développement durable et équitable pour la région sont deux éléments qui pourraient créer des opportunités pour les communautés forestières, tout en préservant la biodiversité exceptionnelle de la région et le rôle important qu’elle joue dans la lutte contre les changements climatiques.
Réglementation de l’industrie de l’exploitation forestière en Amazonie
Dans les États du Pará et du Mato Grosso, qui représentent 75 % de la production de bois scié en provenance d’Amazonie, la réglementation du secteur forestier repose sur deux systèmes de gouvernance distincts. Le premier régit la gestion des domaines forestiers et de l’exploitation forestière, tandis que le second établit une chaîne de traçabilité, qui vise à garantir l’origine du bois depuis le lieu de prélèvement jusqu’à l’utilisateur final. Les deux systèmes comportent des failles qui sont exploitées par ceux qui cherchent à tirer profit de l’exploitation forestière illégale. Malgré les efforts entrepris pour réglementer l’industrie forestière, 78 % des zones d’exploitation forestière du Pará et 54 % du Mato Grosso ont été exploitées de façon illégale au cours de la période 2011-2012.
La nouvelle réglementation forestière mise en place en 2006 a transféré en grande partie la responsabilité réglementaire du gouvernement fédéral (ministère de l’Environnement) vers les gouvernements des États (en général le Secrétariat d’État à l’environnement, Secretaria Estadual de Meio Ambiente – SEMA). Du jour au lendemain, chaque État a donc dû prendre en charge les processus d’examen, d’autorisation, de surveillance et d’évaluation des Plans d’aménagement forestier (Planos de Manejo Florestal Sustentável – PMFS), ainsi que l’enregistrement des producteurs et des utilisateurs de bois et le contrôle de la chaîne de traçabilité.
Malheureusement, les capacités insuffisantes des États, la mauvaise gestion et la corruption qui règnent au sein des SEMA ont multiplié les possibilités de fraude.
L’Institut de l’environnement et des ressources naturelles renouvelables (Instituto Brasileiro do Meio Ambiente e dos Recursos Naturais Renováveis – IBAMA, organisme chargé de la protection de l’environnement au Brésil) continue d’inspecter les activités d’exploitation forestière et le transport du bois, indépendamment du travail effectué par les SEMA. Mais ces interventions ne suffisent pas à combler les lacunes qui empêchent le respect des lois et font prospérer le commerce du bois illégal.
Réglementation de la gestion et de la récolte du bois
Il est possible de prélever illégalement du bois sur des terres publiques ou privées, y compris sur des aires protégées fédérales ou des États, tout en disposant des autorisations adéquates. Au sein des domaines publics, l’exploitation forestière a lieu principalement dans des zones gérées par des communautés regroupées en assentamentos3. Sur les terrains privés, la réglementation autorise le déboisement (et donc les coupes à blanc) jusqu’à 20 % du domaine, le reste pouvant faire l’objet d’une exploitation forestière sélective moyennant autorisation.
Dans les États du Pará et du Mato Grosso, le contrôle de la récolte du bois est assuré par les SEMA par le biais du Système intégré de surveillance et d’octroi des autorisations environnementales (Sistema Integrado de Monitoramento e Licenciamento Ambiental – SIMLAM), un logiciel informatique qui permet d’enregistrer et de contrôler les domaines d’exploitation, ainsi que d’attribuer les permis d’exploitation. Le processus d’approbation des Plans d’aménagement forestier (PMFS) passe également par le système SIMLAM.
Les propriétaires terriens se tenus de mettre en place un PMFS pour exploiter leur domaine au-delà des 20 % autorisés. Avant d’être soumis à l’approbation des SEMA, ces plans sont élaborés en général par un ingénieur forestier indépendant engagé soit par le propriétaire, soit par l’entreprise chargée de l’exploitation pour le compte du propriétaire. Une fois approuvés, les PMFS sont valables pour une durée maximum de cinq ans. Le plan doit notamment délimiter le périmètre de la zone de gestion forestière (Área de Manejo Florestal – AMF). Cette zone peut représenter jusqu’à 80 % du domaine, voire plus si le propriétaire accepte de ne pas couper à blanc les 20 % autorisés.
L’AMF peut être divisée en unités de production annuelle (Unidades de Produção Annual – UPA), en fonction des capacités d’exploitation dont dispose le propriétaire ou l’exploitant sur une année. Au sein de chaque UPA, aucune activité d’exploitation forestière ne peut avoir lieu dans les aires de protection permanente (Áreas de Preservação Permanente – APP), sensibles sur le plan environnemental. Ces activités se déroulent donc dans la partie restante, appelée unité de gestion forestière (Unidade de Manejo Florestal – UMF). Chaque UPA est ensuite fractionnée en unités de travail (Unidades de Trabalho – UT), au sein desquelles l’emplacement de chaque arbre est identifié.
Pour prélever du bois, le propriétaire (ou l’exploitant) doit disposer d’une Autorisation d’exploitation (Autorização de Exploração Florestal – AUTEF), délivrée par le SEMA via le système SIMLAM. Cette autorisation est valable un an, avec renouvellement possible pour un an supplémentaire. C’est à partir de ce document que sont générés les crédits pour les transactions de bois qui s’effectuent via le système de traçabilité Sisflora (voir ci-après). Tout bois vendu ou transporté doit être accompagné d’une AUTEF en bonne et due forme.
Pour chaque UPA, la personne ou l’entreprise responsable du plan d’aménagement doit présenter un Plan annuel d’exploitation (Plano Operacional Anual – POA). Le POA doit comporter un inventaire forestier qui précise le nombre d’arbres, leur emplacement et leur espèce, ainsi qu’une estimation du nombre de mètres cubes de bois pour chaque arbre. Le POA doit être approuvé par le SEMA, qui émet ensuite l’AUTEF. En Amazonie, le prélèvement du bois est actuellement limité à 30 m3 par hectare tous les 35 ans (soit l’équivalent d’environ deux à cinq arbres, en fonction de l’espèce et de la taille).
Exploitation forestière illégale
Malgré ces dispositions réglementaires, l’Amazonie est rongée par l’exploitation forestière illégale. Le bois illégal peut avoir plusieurs origines :
• il est prélevé dans des domaines privés coupés à blanc sans autorisation ;
• il est récolté sans AUTEF ;
• la zone dont il est issu a été exploitée au-delà de la limite autorisée ;
• il provient d’un domaine public où il a été prélevé sans autorisation, voire d’aires protégées où résident notamment des communautés autochtones.
Entre 2007 et 2012, les activités d’exploitation forestière non autorisées se sont étendues sur 717 000 hectares rien que dans l’État du Pará, soit 79 % de la superficie totale d’exploitation (905 000 hectares).
Réglementation de la chaîne de traçabilité
La mise en place d’une chaîne de traçabilité, qui vise à empêcher le transport ou la vente de bois dont l’origine ne peut être établie, est l’un des instruments clés de la lutte contre le bois illégal. Au Brésil, la responsabilité de cette chaîne est partagée entre les autorités fédérales et celles des États. Au niveau national, la traçabilité est garantie par le Document d’origine forestière (Documento de Origem Florestal – DOF), qui fait double emploi avec le Système de commercialisation et de transport des produits forestiers (Sistema de Comercialização e Transporte de Produtos Florestais – Sisflora), mis en place par l’État du Mato Grosso en 2006, et ultérieurement par l’État du Pará. La plateforme Sisflora dépend d’un document généralement appelé « document de transport » (Guia Florestal – GF), mais que l’IBAMA appelle aussi « DOF », ce qui peut porter à confusion. Pour chaque PMFS, une « identité forestière » doit être créée dans le Registre des utilisateurs de produits forestiers (Cadastro de Exploradores e Consumidores de Produtos Florestais – CEPROF) via Sisflora (ou via le DOF pour les États qui n’utilisent pas Sisflora).
Les deux systèmes sont censés permettre de comparer les cargaisons de bois transportées par camion ou par bateau avec les déclarations effectuées par les domaines d’exploitation et les scieries. Cependant, en raison du manque de moyens, les inspecteurs vérifient rarement les cargaisons sur le terrain en temps réel. De plus, Sisflora ne dispose d’aucune donnée sur les utilisateurs finaux à l’extérieur de l’Amazonie.
Le bois est donc contrôlé par le biais des crédits qui sont générés dans le cadre de l’AUTEF puis transférés du système SIMLAM vers le DOF ou Sisflora. À chaque fois qu’une cargaison passe d’une étape de la chaîne de traçabilité à une autre, elle doit être accompagnée d’un document de transport (GF). La quantité de bois de chaque espèce mentionnée dans le GF doit ensuite être déduite des crédits de l’expéditeur, et ajoutée à ceux des destinataires. Un producteur ne devrait pas être en mesure de vendre du bois pour lequel il ne dispose d’aucun crédit, et une scierie ou une entreprise exportatrice ne devrait accepter des cargaisons qui ne sont pas couvertes par des crédits.
Blanchiment du bois illégal :
Comme expliqué plus haut, le bois de l’Amazonie est exploité illégalement à vaste échelle, alors que le système Sisflora avait justement été mis au point pour empêcher ces pratiques. Malheureusement, nombreuses sont les activités frauduleuses qui permettent à ce bois illégal d’être transporté puis mis en vente avec des documents qui, en apparence, sont tout à fait légaux.
Source © le blog habitat durable
La France est le second marché à l’exportation pour ce bois, derrière les USA.
Une crise silencieuse d’une exploitation forestière illégale généralisée en Amazonie brésilienne. Après des années de baisse, la déforestation y est repartie à la hausse– augmentation de 28% sur un an. L’exploitation illégale du bois en est la première étape. En France, Caen, La Rochelle, Le Havre ou Nantes, sont les principaux ports d’importation de bois sciés amazoniens, comme l’Ipê. Ces produits sont vendus sous forme de parquet, terrasse, caillebotis, etc.
« Les importateurs ont l’obligation de vérifier la légalité du bois acheté. Dans un pays à risque comme le Brésil, on ne peut pas se contenter des documents officiels. Nos investigations démontrent que le bois d’Amazonie brésilienne vendu en France est à très haut risque d’illégalité« , explique Jérôme Frignet, chargé de campagne Forêt pour Greenpeace France. « Les importateurs doivent maîtriser leur chaîne d’approvisionnement et exclure les fournisseurs douteux ou impliqués par la justice brésilienne. S’ils ne le font pas, la justice française doit les sanctionner. »
Depuis le 3 mars 2013, une réglementation est censée être appliquée dans tous les pays de l’Union européenne pour stopper les importations de bois illégal. Pourtant, en France, rien ne bouge. L’importation de bois illégal et l’absence de procédure dite de « diligence raisonnée » (de vérification de la légalité du bois) ne sont toujours pas sanctionnées. Greenpeace demande que la loi d’application française en cours de discussion au parlement permette à la justice française de statuer en établissant un régime de sanctions dissuasives pour les contrevenants.
Un système de fraude très élaboré pour blanchir le bois illégal
L’enquête de Greenpeace s’est concentrée sur l’Etat du Para, principal producteur et exportateur de bois amazonien. Selon l’institut de recherche IMAZON, près de 78% des surfaces forestières exploitées le sont illégalement. Dans cinq études de cas détaillés, Greenpeace a analysé tout le processus de blanchiment depuis la concession d’origine, de l’arbre coupé jusqu’au bois scié et exporté. Les exploitants surestiment les volumes de bois commercialisables sur leurs concessions, obtenant ainsi des quotas de coupe légaux mais fictifs, qui sont ensuite revendus sur le marché noir du blanchiment de bois illégal. Ces quotas offrent ainsi une légalité de façade à du bois extrait de zones protégées, terres indigènes, ou d’autres zones non autorisées. Le procureur fédéral de l’Etat du Para vient de lancer des investigations mettant en cause nombre d’acteurs du secteur et confirmant les recherches de Greenpeace.
« Ces fraudes systématiques montrent que le système de contrôle en place au Brésil est totalement défaillant. Si l’administration brésilienne et les importateurs continuent cyniquement de fermer les yeux sur ces fraudes, les enquêtes ponctuelles de la justice brésilienne seront impuissantes à réformer le système. » explique Jérôme Frignet.
La forêt tropicale amazonienne est la plus grande forêt intacte du monde. La partie brésilienne compte à elle seule plus de 24 millions d’habitants, notamment des centaines de milliers de personnes issues des peuples autochtones. Ces habitants dépendent de la forêt pour se nourrir, se soigner et se procurer d’autres services de base, et ils lui accordent aussi une importance spirituelle. On estime qu’elle abrite un quart de toutes les espèces terrestres et d’eau douce, notamment le Jaguar, le Boto et plusieurs espèces de paresseux. Le bassin amazonien est ainsi le réservoir d’une biodiversité exceptionnelle : on y a recensé 40 000 espèces végétales, 427 espèces de mammifères, 1 294 espèces d’oiseaux, 378 espèces de reptiles, 426 espèces d’amphibiens et environ 3 000 espèces de poissons.
Le bassin amazonien s’étend sur environ 6,5 millions de km2 dans neuf pays d’Amérique du Sud et représente 5 % de la surface terrestre. Il abrite le plus vaste réseau hydrographique de la planète et un cinquième des ressources mondiales d’eau douce4. Le Brésil possède environ 63 % du bassin amazonien (soit 4,1 millions de km2).
À ce jour, l’Amazonie brésilienne a perdu quelque 700 000 km2, une superficie qui correspond à deux fois celle de la Pologne ; 18 % de cette perte ont été enregistrés au cours des trente dernières années.
L’Amazonie et le climat :
La forêt amazonienne joue également un rôle essentiel dans la régulation de la concentration atmosphérique de carbone. Ses arbres absorbent une grande quantité de dioxyde de carbone, contribuant ainsi à compenser les émissions de gaz à effet de serre dues aux activités humaines. Le bassin amazonien constitue de ce fait une vaste réserve de carbone : il en contient environ 100 milliards de tonnes, soit plus de 10 fois les émissions annuelles mondiales imputables aux combustibles fossiles.
La déforestation réduit les volumes de carbone que la forêt peut stocker, mais elle entraîne aussi directement des émissions de gaz à effet de serre lorsque la végétation défrichée se décompose ou est brûlée pour laisser place aux activités agricoles. Les massifs forestiers qui ne sont pas déboisés sont fragmentés et vulnérables à la déforestation, à l’exploitation commerciale, aux espèces invasives et aux impacts des changements climatiques, notamment aux feux causés par la sécheresse. Plus une forêt est exposée aux conséquences du dérèglement climatique, plus le carbone qu’elle stocke risque d’être relâché dans l’atmosphère. La déforestation augmente donc les risques d’assister à un emballement incontrôlé du climat.
Alors que les effets des changements climatiques se font déjà sentir, on craint que la forêt amazonienne atteigne un « point de rupture » et se transforme rapidement en savane. D’après l’évaluation réalisée en 2014 par le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), les probabilités d’atteindre ce seuil critique ont augmenté sous l’effet de l’action combinée du dérèglement climatique et de la fragmentation. Cette transformation entraînerait à son tour une perte désastreuse de la biodiversité et des services écosystémiques essentiels que procure actuellement la forêt, comme l’approvisionnement en eau ou la régulation du climat.
Exploitation forestière sélective et fragmentation :
Outre la déforestation (coupe à blanc), l’exploitation forestière sélective constitue un facteur de la fragmentation et de la dégradation de l’intégrité écologique des forêts. De nombreuses études ont montré que l’exploitation sélective de l’acajou au sein de la forêt primaire intacte d’Amazonie avait joué un rôle fondamental dans le processus de fragmentation, jusqu’à ce que le commerce de ce bois soit strictement contrôlé par la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction (CITES), qui depuis sa création en 2003 a permis de réduire sensiblement l’ampleur de ce problème. L’exploitation de l’acajou a été la première étape du processus de colonisation des forêts au moyen de l’agriculture sur brûlis. Les « colons » (paysans) se sont installés progressivement le long des routes construites par les entreprises d’exploitation forestière, défrichant les zones alentour pour les convertir en terres de culture et d’élevage et brisant ainsi la continuité de la forêt.
Bien que le commerce d’acajou ait été ralenti, l’exploitation des forêts intactes reste une gageure importante pour l’Amazonie. Si rien n’est fait pour lutter contre cette pratique, la fragmentation des forêts finira par entraîner la disparition de massifs forestiers entiers. Aujourd’hui, la demande d’espèces de bois précieux, comme l’ipé, est l’un des principaux responsables de la fragmentation.
L’ipé, le nouvel acajou
Le groupe d’espèces connu sous le nom d’ipé (handroanthus) est parfois décrit comme le « nouvel acajou ». L’ipé est un bois extrêmement prisé, et les exploitants forestiers n’hésitent pas à s’aventurer au plus profond des forêts intactes primaires pour le débusquer. Les ipés portent des fleurs jaunes, roses ou blanches abondantes d’août à septembre, ce qui les distingue du reste de la canopée. Ils fournissent un bois de grande valeur, réputé pour sa résistance, sa durabilité et sa longévité. En Amazonie, leur densité de population est faible : en moyenne un arbre tous les 10 hectares – ce qui implique notamment que des pans entiers de forêts sont défrichés pour accéder à ce bois précieux.
Par ailleurs, l’ipé orne de nombreuses villes brésiliennes. Cet arbre est également un élément central des traditions des peuples autochtones. Plusieurs espèces servent par exemple à fabriquer des arcs pour la chasse. On prête à son écorce des propriétés médicinales, et on l’utilise dans la pharmacopée pour soigner les cancers, les ulcères, l’arthrite ou encore les mycoses16.
L’ipé (qu’on appelle aussi parfois noyer du Brésil ou lapacho), constitue désormais un bois de premier choix pour la construction de terrasses et planchers. Il est souvent décrit comme « vert » car il n’a pas besoin d’être imperméabilisé ou traité aux produits chimiques. Aux États-Unis, il a été utilisé dans la construction de nombreuses jetées et promenades au New Jersey, en Californie et à New York (notamment sur le pont de Brooklyn). En Europe, il a servi à la construction de terrasses sur de nombreux sites très connus, comme le Palais de Justice d’Anvers, le World Trade Center de Genève ou la Bibliothèque François Mitterrand à Paris. Au Brésil, on trouve de l’ipé dans de nombreuses villes. Ce bois a récemment été choisi pour le parquet de la bibliothèque du palais présidentiel.
Les espèces d’ipé sont en danger de surexploitation. Les entreprises d’exploitation forestière sont autorisées à abattre 90 % des arbres adultes de taille commerciale, et une seconde coupe est autorisée à 35 ans d’intervalle. Cependant, on estime qu’après un abattage initial de 90 %, un délai d’au moins 60 ans est nécessaire à la reconstitution des volumes antérieurs à la coupe (pour l’espèce handroanthus impetiginosus).
L’ipé est le bois tropical brésilien le plus précieux, et aussi l’un des plus chers à l’échelle internationale. Si les volumes prélevés et exportés ont diminué ces dernières années, son prix a continué à augmenter, incitant les exploitants à se rendre toujours plus loin dans la forêt à sa recherche.
Début 2014, l’ipé se négociait aux prix suivants (en dollars américains) :
Grumes non sciées (national) : 169,50 US$ / m3
Grumes sciées (national) : 859 US$ / m3
Grumes sciées (à l’export, prix FAB18, ports de Belém/Paranaguá) : 1 294 US$ / m3
Produits à valeur ajoutée / planches (à l’export, prix FAB, ports de Belém/Paranaguá) : 2 330 US$/ m3
Le bois d’Amazonie :
Sous la pression de certains lobbies, le gouvernement brésilien a récemment assoupli la réglementation sur la déforestation et limité la capacité des agences environnementales fédérales chargée de son application. Alors que les taux annuels de déforestation de l’Amazonie brésilienne avaient diminué ces dernières années, ils ont augmenté de 28 % entre août 2012 et juillet 2013, en glissement annuel.
Les États où la hausse de la déforestation a été la plus forte, à savoir le Mato Grosso et le Pará, sont aussi ceux où l’exploitation forestière illégale est la plus importante. Pour la période comprise entre août 2011 à juillet 2012, des données satellite ont montré que 78 % de la production (en superficie) de l’État du Pará, le premier exportateur et producteur de bois de l’Amazonie brésilienne, était illégale, et 54 % pour le Mato Grosso, deuxième plus grand exportateur et producteur.
Cette exploitation illégale est encouragée par l’absence de gouvernance des domaines publics, des terres indigènes et autres terres communautaires, par les capacités insuffisantes des autorités locales en matière d’inspection et d’application des lois, par la forte demande pour le bois, notamment pour les espèces précieuses, et par la déforestation illégale à des fins agricoles.
La gouvernance du secteur forestier dans l’Amazonie brésilienne comporte de nombreuses failles. Des études ont mis en évidence d’importants écarts entre les volumes de bois récoltés et les quantités légalement autorisées. Le système national d’autorisation des plans d’aménagement forestier (PMFS) présente des défaillances structurelles, tout comme le système censé garantir la traçabilité du bois. En raison de ces lacunes, le secteur forestier est gangréné par des infractions généralisées. D’importants volumes de bois illégal sont introduits sur les marchés nationaux et internationaux, après avoir été blanchis grâce à des documents officiels obtenus de façon frauduleuse.
D’après l’Institut de l’environnement et des ressources naturelles renouvelables (IBAMA), l’organisme fédéral de protection de l’environnement chargé, aux côtés des Secrétariats d’État à l’Environnement (SEMA), de contrôler et d’inspecter les activités d’exploitation forestière, près de 500 000 m3 ont été certifiés par des documents frauduleux en 2013 rien que dans les États du Pará et de Maranhão – soit une quantité suffisante pour remplir 14 000 camions. Au vu de l’ampleur de la fraude et de la corruption, il ne fait aucun doute que les certificats marqués du sceau des autorités brésiliennes sont en général très peu fiables, et que ces documents officiels ne sauraient être considérés comme une preuve de légalité.
Une différente approche est nécessaire
Le secteur forestier de l’Amazonie brésilienne est actuellement l’un des principaux responsables de la dégradation des forêts. L’exploitation forestière, en particulier celle de bois précieux comme l’ipé, est aussi la première étape du cycle de la déforestation, facilitant l’installation de paysans dans des aires forestières qui, jusque-là, avaient été préservées. Elle contribue aussi aux émissions de gaz à effet de serre. Outre ses impacts sur l’environnement et la biodiversité, l’exploitation forestière entraîne aussi des conflits sociaux, notamment lorsqu’elle a lieu sur des terres publiques ou indigènes, ou sur des aires de conservation, à l’insu voire contre la volonté des communautés. De plus, l’exploitation illégale est synonyme de conditions de travail épouvantables et souvent de travail forcé, d’actes de violence, de menaces de mort voire d’assassinats.
Il est possible et surtout nécessaire d’adopter une différente approche de la forêt et de ceux dont les moyens de subsistance dépendent des ressources forestières. Les investissements et les efforts entrepris pour renforcer les capacités de communautés doivent permettre une gestion forestière rigoureuse. Il faut que le gouvernement brésilien renforce la réglementation de l’exploitation forestière, ainsi que les moyens de faire respecter les lois. Les mesures et les systèmes de contrôle et de surveillance doivent être transparents et capables d’opérer en temps réel pour garantir aux communautés forestières, à la société civile et aux autres parties prenantes que les exploitants forestiers respectent la réglementation. De telles dispositions permettront également à ceux qui achètent du bois en provenance d’Amazonie de savoir que leurs marchandises ne sont pas liées à la dégradation forestière ou à des conflits sociaux. La protection de l’Amazonie et la mise en place d’un programme de développement durable et équitable pour la région sont deux éléments qui pourraient créer des opportunités pour les communautés forestières, tout en préservant la biodiversité exceptionnelle de la région et le rôle important qu’elle joue dans la lutte contre les changements climatiques.
Réglementation de l’industrie de l’exploitation forestière en Amazonie
Dans les États du Pará et du Mato Grosso, qui représentent 75 % de la production de bois scié en provenance d’Amazonie, la réglementation du secteur forestier repose sur deux systèmes de gouvernance distincts. Le premier régit la gestion des domaines forestiers et de l’exploitation forestière, tandis que le second établit une chaîne de traçabilité, qui vise à garantir l’origine du bois depuis le lieu de prélèvement jusqu’à l’utilisateur final. Les deux systèmes comportent des failles qui sont exploitées par ceux qui cherchent à tirer profit de l’exploitation forestière illégale. Malgré les efforts entrepris pour réglementer l’industrie forestière, 78 % des zones d’exploitation forestière du Pará et 54 % du Mato Grosso ont été exploitées de façon illégale au cours de la période 2011-2012.
La nouvelle réglementation forestière mise en place en 2006 a transféré en grande partie la responsabilité réglementaire du gouvernement fédéral (ministère de l’Environnement) vers les gouvernements des États (en général le Secrétariat d’État à l’environnement, Secretaria Estadual de Meio Ambiente – SEMA). Du jour au lendemain, chaque État a donc dû prendre en charge les processus d’examen, d’autorisation, de surveillance et d’évaluation des Plans d’aménagement forestier (Planos de Manejo Florestal Sustentável – PMFS), ainsi que l’enregistrement des producteurs et des utilisateurs de bois et le contrôle de la chaîne de traçabilité.
Malheureusement, les capacités insuffisantes des États, la mauvaise gestion et la corruption qui règnent au sein des SEMA ont multiplié les possibilités de fraude.
L’Institut de l’environnement et des ressources naturelles renouvelables (Instituto Brasileiro do Meio Ambiente e dos Recursos Naturais Renováveis – IBAMA, organisme chargé de la protection de l’environnement au Brésil) continue d’inspecter les activités d’exploitation forestière et le transport du bois, indépendamment du travail effectué par les SEMA. Mais ces interventions ne suffisent pas à combler les lacunes qui empêchent le respect des lois et font prospérer le commerce du bois illégal.
Réglementation de la gestion et de la récolte du bois
Il est possible de prélever illégalement du bois sur des terres publiques ou privées, y compris sur des aires protégées fédérales ou des États, tout en disposant des autorisations adéquates. Au sein des domaines publics, l’exploitation forestière a lieu principalement dans des zones gérées par des communautés regroupées en assentamentos3. Sur les terrains privés, la réglementation autorise le déboisement (et donc les coupes à blanc) jusqu’à 20 % du domaine, le reste pouvant faire l’objet d’une exploitation forestière sélective moyennant autorisation.
Dans les États du Pará et du Mato Grosso, le contrôle de la récolte du bois est assuré par les SEMA par le biais du Système intégré de surveillance et d’octroi des autorisations environnementales (Sistema Integrado de Monitoramento e Licenciamento Ambiental – SIMLAM), un logiciel informatique qui permet d’enregistrer et de contrôler les domaines d’exploitation, ainsi que d’attribuer les permis d’exploitation. Le processus d’approbation des Plans d’aménagement forestier (PMFS) passe également par le système SIMLAM.
Les propriétaires terriens se tenus de mettre en place un PMFS pour exploiter leur domaine au-delà des 20 % autorisés. Avant d’être soumis à l’approbation des SEMA, ces plans sont élaborés en général par un ingénieur forestier indépendant engagé soit par le propriétaire, soit par l’entreprise chargée de l’exploitation pour le compte du propriétaire. Une fois approuvés, les PMFS sont valables pour une durée maximum de cinq ans. Le plan doit notamment délimiter le périmètre de la zone de gestion forestière (Área de Manejo Florestal – AMF). Cette zone peut représenter jusqu’à 80 % du domaine, voire plus si le propriétaire accepte de ne pas couper à blanc les 20 % autorisés.
L’AMF peut être divisée en unités de production annuelle (Unidades de Produção Annual – UPA), en fonction des capacités d’exploitation dont dispose le propriétaire ou l’exploitant sur une année. Au sein de chaque UPA, aucune activité d’exploitation forestière ne peut avoir lieu dans les aires de protection permanente (Áreas de Preservação Permanente – APP), sensibles sur le plan environnemental. Ces activités se déroulent donc dans la partie restante, appelée unité de gestion forestière (Unidade de Manejo Florestal – UMF). Chaque UPA est ensuite fractionnée en unités de travail (Unidades de Trabalho – UT), au sein desquelles l’emplacement de chaque arbre est identifié.
Pour prélever du bois, le propriétaire (ou l’exploitant) doit disposer d’une Autorisation d’exploitation (Autorização de Exploração Florestal – AUTEF), délivrée par le SEMA via le système SIMLAM. Cette autorisation est valable un an, avec renouvellement possible pour un an supplémentaire. C’est à partir de ce document que sont générés les crédits pour les transactions de bois qui s’effectuent via le système de traçabilité Sisflora (voir ci-après). Tout bois vendu ou transporté doit être accompagné d’une AUTEF en bonne et due forme.
Pour chaque UPA, la personne ou l’entreprise responsable du plan d’aménagement doit présenter un Plan annuel d’exploitation (Plano Operacional Anual – POA). Le POA doit comporter un inventaire forestier qui précise le nombre d’arbres, leur emplacement et leur espèce, ainsi qu’une estimation du nombre de mètres cubes de bois pour chaque arbre. Le POA doit être approuvé par le SEMA, qui émet ensuite l’AUTEF. En Amazonie, le prélèvement du bois est actuellement limité à 30 m3 par hectare tous les 35 ans (soit l’équivalent d’environ deux à cinq arbres, en fonction de l’espèce et de la taille).
Exploitation forestière illégale
Malgré ces dispositions réglementaires, l’Amazonie est rongée par l’exploitation forestière illégale. Le bois illégal peut avoir plusieurs origines :
• il est prélevé dans des domaines privés coupés à blanc sans autorisation ;
• il est récolté sans AUTEF ;
• la zone dont il est issu a été exploitée au-delà de la limite autorisée ;
• il provient d’un domaine public où il a été prélevé sans autorisation, voire d’aires protégées où résident notamment des communautés autochtones.
Entre 2007 et 2012, les activités d’exploitation forestière non autorisées se sont étendues sur 717 000 hectares rien que dans l’État du Pará, soit 79 % de la superficie totale d’exploitation (905 000 hectares).
Réglementation de la chaîne de traçabilité
La mise en place d’une chaîne de traçabilité, qui vise à empêcher le transport ou la vente de bois dont l’origine ne peut être établie, est l’un des instruments clés de la lutte contre le bois illégal. Au Brésil, la responsabilité de cette chaîne est partagée entre les autorités fédérales et celles des États. Au niveau national, la traçabilité est garantie par le Document d’origine forestière (Documento de Origem Florestal – DOF), qui fait double emploi avec le Système de commercialisation et de transport des produits forestiers (Sistema de Comercialização e Transporte de Produtos Florestais – Sisflora), mis en place par l’État du Mato Grosso en 2006, et ultérieurement par l’État du Pará. La plateforme Sisflora dépend d’un document généralement appelé « document de transport » (Guia Florestal – GF), mais que l’IBAMA appelle aussi « DOF », ce qui peut porter à confusion. Pour chaque PMFS, une « identité forestière » doit être créée dans le Registre des utilisateurs de produits forestiers (Cadastro de Exploradores e Consumidores de Produtos Florestais – CEPROF) via Sisflora (ou via le DOF pour les États qui n’utilisent pas Sisflora).
Les deux systèmes sont censés permettre de comparer les cargaisons de bois transportées par camion ou par bateau avec les déclarations effectuées par les domaines d’exploitation et les scieries. Cependant, en raison du manque de moyens, les inspecteurs vérifient rarement les cargaisons sur le terrain en temps réel. De plus, Sisflora ne dispose d’aucune donnée sur les utilisateurs finaux à l’extérieur de l’Amazonie.
Le bois est donc contrôlé par le biais des crédits qui sont générés dans le cadre de l’AUTEF puis transférés du système SIMLAM vers le DOF ou Sisflora. À chaque fois qu’une cargaison passe d’une étape de la chaîne de traçabilité à une autre, elle doit être accompagnée d’un document de transport (GF). La quantité de bois de chaque espèce mentionnée dans le GF doit ensuite être déduite des crédits de l’expéditeur, et ajoutée à ceux des destinataires. Un producteur ne devrait pas être en mesure de vendre du bois pour lequel il ne dispose d’aucun crédit, et une scierie ou une entreprise exportatrice ne devrait accepter des cargaisons qui ne sont pas couvertes par des crédits.
Blanchiment du bois illégal :
Comme expliqué plus haut, le bois de l’Amazonie est exploité illégalement à vaste échelle, alors que le système Sisflora avait justement été mis au point pour empêcher ces pratiques. Malheureusement, nombreuses sont les activités frauduleuses qui permettent à ce bois illégal d’être transporté puis mis en vente avec des documents qui, en apparence, sont tout à fait légaux.
Source © le blog habitat durable
Lors de la 9e édition de la Global Conference, en France, l’ONG les Ateliers de la Terre a présenté le 5 juin dernier un statut de "déplacé environnemental", calqué sur le principe de l’asile politique.
Habitations soufflées, villes entières rasées, territoires engloutis... Chaque année, ils sont de plus en plus nombreux à subir les affres du dérèglement climatique.
Eux, ce sont les "déplacés environnementaux". Qu'il s'agisse de typhons, d'ouragans, de tsunamis, d'inondations, de sècheresses ou encore de catastrophes industrielles, les populations aux quatre coins du globe sont toujours plus affaiblies, paupérisées, sans ressources. À l'automne aux Philippines (photo), cet hiver en Amérique du Nord ou plus récemment au printemps dans les Balkans, peu importe le continent, les aléas climatiques jugés de plus en plus puissants et hostiles laissent les gouvernements bien souvent pantois devant l'ampleur des drames humains et économiques à gérer.
Face à l’impuissance et surtout l’inaction des pouvoirs publics, bon nombre de voix s’élèvent pour réclamer la création d’un statut de réfugié environnemental.
C’est le cas de Me Yvon Martinet, avocat aux barreaux de Paris et Bruxelles. "On sait, depuis la publication du rapport Stern en 2006, que d'ici à 2050 la planète comptera 200 à 250 millions de déplacés environnementaux, un chiffre qu'a d'ailleurs confirmé le Giec [Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat] au printemps.
Il est temps que les sociétés civiles se mobilisent", déclare-t-il à FRANCE 24. Pour impulser le mouvement, l'avocat a présenté, jeudi 5 juin, le premier jet d'une charte internationale sur les réfugiés climatiques, à l'occasion de la 9e édition de la Global Conference organisée au sein de la majestueuse Abbaye de Fontevraud (Pays de la Loire).
Ratification internationale à Paris en 2015 ?
Relayé et porté par l'ONG les Ateliers de la Terre, le texte, dont l'idée est apparue il y a un an, définit simplement et de manière très épurée le statut de déplacé environnemental. Le but : sensibiliser le grand public et poser un cadre légal autour des victimes - à court, moyen et long terme - du dérèglement climatique. "Nous ne souhaitons absolument pas être vus comme des donneurs de leçon, notre rôle est plus d'éveiller les consciences. Mais il faut que les déplacés environnementaux puissent enfin être pris en charge et que les États soient responsabilisés", explique à FRANCE 24 George Gendelman, co-fondateur des Ateliers de la Terre. "Ce texte est une base qui doit permettre d'ouvrir le débat et de lancer une concertation dans l'espoir d'aboutir à une signature des gouvernements lors de la COP21 [la conférence internationale sur le climat qui aura lieu à Paris en 2015, NDLR]", indique-t-il.
Pour l'heure, quelques projets similaires ont pu être adoptés mais ils demeurent à une échelle locale ou au mieux continentale comme en Afrique avec la convention de Kampala. "Il s'agit d'un accord régional pour les déplacés environnementaux qui a été déjà ratifié il y a deux ans par 42 pays africains", souligne Me Martinet. En Norvège et en Suisse, l'initiative Nansen - un projet caritatif du même acabit - a également été mis en œuvre à la même période. Autant d'exemples sur lesquels les Ateliers de la Terre et les avocats du barreau de Paris comptent bien s'appuyer.
Crainte d'un afflux de demandeurs d'asile climatique
Mais d'ici à une approbation globale et unanime à Paris en 2015, la route est encore longue et les obstacles de taille. Tout d'abord, le sort des réfugiés environnementaux n'est absolument pas la priorité de la COP21 qui doit accoucher d'un accord international sur le climat afin de maintenir le réchauffement mondial en-deçà de 2°C. Un objectif d'autant plus ambitieux que le traumatisme de l'échec de la COP15 à Copenhague en 2009 est encore vif dans les mémoires.
En outre, le cas des déplacés environnementaux s'illustre actuellement par le manque de volonté politique qui l'entoure, les gouvernements craignant qu'en accordant un "asile climatique" les flux migratoires deviennent ingérables. En Nouvelle-Zélande justement, la justice a refusé, en novembre dernier, d'accorder l'asile et donc le statut de réfugié climatique demandé par un habitant des îles Kiribati, où les littoraux sont rongés par l'augmentation du niveau des océans.
Mais selon Me Martinet, ce genre de mauvais élève n'augure pas forcément l'échec de sa convention à Paris-2015. Il se montre même plutôt confiant, certains acteurs du secteur soutenant d'ores et déjà le projet. "Nous avons reçu un accueil très favorable pour l'instant. Et la France - par la voix de Marie-Hélène Aubert, l'organisatrice de COP21 - a déjà fait savoir qu'elle était de notre côté", affirme-t-il, sans pour autant disposer d'une approbation claire et officielle. Défenseurs et détracteurs de la charte devraient commencer à se faire connaître d'ici quelques mois, et notamment en décembre, lors de la conférence sur le climat organisée à Lima, au Pérou.
Source : © France 24
Habitations soufflées, villes entières rasées, territoires engloutis... Chaque année, ils sont de plus en plus nombreux à subir les affres du dérèglement climatique.
Eux, ce sont les "déplacés environnementaux". Qu'il s'agisse de typhons, d'ouragans, de tsunamis, d'inondations, de sècheresses ou encore de catastrophes industrielles, les populations aux quatre coins du globe sont toujours plus affaiblies, paupérisées, sans ressources. À l'automne aux Philippines (photo), cet hiver en Amérique du Nord ou plus récemment au printemps dans les Balkans, peu importe le continent, les aléas climatiques jugés de plus en plus puissants et hostiles laissent les gouvernements bien souvent pantois devant l'ampleur des drames humains et économiques à gérer.
Face à l’impuissance et surtout l’inaction des pouvoirs publics, bon nombre de voix s’élèvent pour réclamer la création d’un statut de réfugié environnemental.
C’est le cas de Me Yvon Martinet, avocat aux barreaux de Paris et Bruxelles. "On sait, depuis la publication du rapport Stern en 2006, que d'ici à 2050 la planète comptera 200 à 250 millions de déplacés environnementaux, un chiffre qu'a d'ailleurs confirmé le Giec [Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat] au printemps.
Il est temps que les sociétés civiles se mobilisent", déclare-t-il à FRANCE 24. Pour impulser le mouvement, l'avocat a présenté, jeudi 5 juin, le premier jet d'une charte internationale sur les réfugiés climatiques, à l'occasion de la 9e édition de la Global Conference organisée au sein de la majestueuse Abbaye de Fontevraud (Pays de la Loire).
Ratification internationale à Paris en 2015 ?
Relayé et porté par l'ONG les Ateliers de la Terre, le texte, dont l'idée est apparue il y a un an, définit simplement et de manière très épurée le statut de déplacé environnemental. Le but : sensibiliser le grand public et poser un cadre légal autour des victimes - à court, moyen et long terme - du dérèglement climatique. "Nous ne souhaitons absolument pas être vus comme des donneurs de leçon, notre rôle est plus d'éveiller les consciences. Mais il faut que les déplacés environnementaux puissent enfin être pris en charge et que les États soient responsabilisés", explique à FRANCE 24 George Gendelman, co-fondateur des Ateliers de la Terre. "Ce texte est une base qui doit permettre d'ouvrir le débat et de lancer une concertation dans l'espoir d'aboutir à une signature des gouvernements lors de la COP21 [la conférence internationale sur le climat qui aura lieu à Paris en 2015, NDLR]", indique-t-il.
Pour l'heure, quelques projets similaires ont pu être adoptés mais ils demeurent à une échelle locale ou au mieux continentale comme en Afrique avec la convention de Kampala. "Il s'agit d'un accord régional pour les déplacés environnementaux qui a été déjà ratifié il y a deux ans par 42 pays africains", souligne Me Martinet. En Norvège et en Suisse, l'initiative Nansen - un projet caritatif du même acabit - a également été mis en œuvre à la même période. Autant d'exemples sur lesquels les Ateliers de la Terre et les avocats du barreau de Paris comptent bien s'appuyer.
Crainte d'un afflux de demandeurs d'asile climatique
Mais d'ici à une approbation globale et unanime à Paris en 2015, la route est encore longue et les obstacles de taille. Tout d'abord, le sort des réfugiés environnementaux n'est absolument pas la priorité de la COP21 qui doit accoucher d'un accord international sur le climat afin de maintenir le réchauffement mondial en-deçà de 2°C. Un objectif d'autant plus ambitieux que le traumatisme de l'échec de la COP15 à Copenhague en 2009 est encore vif dans les mémoires.
En outre, le cas des déplacés environnementaux s'illustre actuellement par le manque de volonté politique qui l'entoure, les gouvernements craignant qu'en accordant un "asile climatique" les flux migratoires deviennent ingérables. En Nouvelle-Zélande justement, la justice a refusé, en novembre dernier, d'accorder l'asile et donc le statut de réfugié climatique demandé par un habitant des îles Kiribati, où les littoraux sont rongés par l'augmentation du niveau des océans.
Mais selon Me Martinet, ce genre de mauvais élève n'augure pas forcément l'échec de sa convention à Paris-2015. Il se montre même plutôt confiant, certains acteurs du secteur soutenant d'ores et déjà le projet. "Nous avons reçu un accueil très favorable pour l'instant. Et la France - par la voix de Marie-Hélène Aubert, l'organisatrice de COP21 - a déjà fait savoir qu'elle était de notre côté", affirme-t-il, sans pour autant disposer d'une approbation claire et officielle. Défenseurs et détracteurs de la charte devraient commencer à se faire connaître d'ici quelques mois, et notamment en décembre, lors de la conférence sur le climat organisée à Lima, au Pérou.
Source : © France 24
Des crues éclairs provoquées par des pluies torrentielles qui ont balayé le nord de l'Afghanistan ont fait entre 50 et 100 morts et ont détruit des milliers de maisons. Une centaine de personnes étaient également portées disparues.
Le chef du district de Guzargah-e-Nur touché par les inondations, une région pauvre et montagneuse de la province de Baghlan, a affirmé de son côté que la catastrophe avait détruit quatre villages, 2 000 maisons, des champs et tué des milliers de têtes de bétail . Les sinistrés ont tout perdu, ils ont besoin d'eau potable, de nourriture, de couvertures et de tentes.
Ces crues subites, auxquelles ne résistent pas les habitations précaires, sont très fréquentes pendant la saison des pluies, qui sévit au printemps dans la partie septentrionale du pays.
Plus de 19 500 familles ont été touchées en Afghanistan ces dernières semaines par des inondations, qui ont entraîné la destruction de quelque 8 000 maisons et tué 175 personnes, selon le Bureau de la coordination des affaires humanitaires de l'ONU.
Source : AP
Le chef du district de Guzargah-e-Nur touché par les inondations, une région pauvre et montagneuse de la province de Baghlan, a affirmé de son côté que la catastrophe avait détruit quatre villages, 2 000 maisons, des champs et tué des milliers de têtes de bétail . Les sinistrés ont tout perdu, ils ont besoin d'eau potable, de nourriture, de couvertures et de tentes.
Ces crues subites, auxquelles ne résistent pas les habitations précaires, sont très fréquentes pendant la saison des pluies, qui sévit au printemps dans la partie septentrionale du pays.
Plus de 19 500 familles ont été touchées en Afghanistan ces dernières semaines par des inondations, qui ont entraîné la destruction de quelque 8 000 maisons et tué 175 personnes, selon le Bureau de la coordination des affaires humanitaires de l'ONU.
Source : AP
Au moins 4 personnes d'une même famille ont trouvé la mort suite à un éboulement dans la nuit de mercredi à jeudi dans le quartier précaire de Mossikro dans la commune d'Attécoubé à Abidjan
Situé au bas d'une colline, les deux chambres+salon jumelées de Mr Coulibaly Oungolo ont subi l'effet d'un écoulement de terrain.
Les recherches se poursuivaient toujours ce jeudi matin pour tenter de retrouver d’éventuelles victimes après que 4 corps sans vies et plusieurs blessés ont été retrouvés après l’éboulement survenu à Mossikro Rechercher Mossikro sous quartier de la commune d'Attécoubé en raison de la pluie Rechercher pluie diluvienne qui s’est abattue sur la capitale économique du pays.
Les éboulements et les inondations sont malheureusement le corollaire de la saison des pluies chaque année notamment dans les quartiers précaires et autres bidon-ville généralement installés dans des zones à risques d'Abidjan.
La pluie Rechercher pluie n'épargne néanmoins pas les quartier de la classe moyenne. En 2013, un immeuble s’était effondré dans les mêmes circonstances,faisant 3 morts à la riviéra Palmeraie dans la commune de Cocody.
Notons par ailleurs que toujours compte tenu des pluies diluviennes qui se sont abattues sur le sud du pays et sur l'ensemble de la sous région, à Abidjan le trafic a fortement été perturbé ce jeudi matin. Parfois plus de 3 heures pour atteindre son lieu de travail pour ceux qui tentaient de rejoindre depuis Yopougon, le Plateau, quartier central d'Abidjan.
Situé au bas d'une colline, les deux chambres+salon jumelées de Mr Coulibaly Oungolo ont subi l'effet d'un écoulement de terrain.
Les recherches se poursuivaient toujours ce jeudi matin pour tenter de retrouver d’éventuelles victimes après que 4 corps sans vies et plusieurs blessés ont été retrouvés après l’éboulement survenu à Mossikro Rechercher Mossikro sous quartier de la commune d'Attécoubé en raison de la pluie Rechercher pluie diluvienne qui s’est abattue sur la capitale économique du pays.
Les éboulements et les inondations sont malheureusement le corollaire de la saison des pluies chaque année notamment dans les quartiers précaires et autres bidon-ville généralement installés dans des zones à risques d'Abidjan.
La pluie Rechercher pluie n'épargne néanmoins pas les quartier de la classe moyenne. En 2013, un immeuble s’était effondré dans les mêmes circonstances,faisant 3 morts à la riviéra Palmeraie dans la commune de Cocody.
Notons par ailleurs que toujours compte tenu des pluies diluviennes qui se sont abattues sur le sud du pays et sur l'ensemble de la sous région, à Abidjan le trafic a fortement été perturbé ce jeudi matin. Parfois plus de 3 heures pour atteindre son lieu de travail pour ceux qui tentaient de rejoindre depuis Yopougon, le Plateau, quartier central d'Abidjan.
Le Nord de la Turquie a été touché par des inondations torrentielles qui ont causé des dommages matériels, notamment dans le district de Eregli.
Dans ce secteur la rivière Günesli est sortie de son lit et a totalement inondé 5 villages et partiellement 15 autres aux abords de la ville de Zonguldak.
Dans les secteurs touchés, des centaines de maisons ont été sinistrées, des routes coupées et des terres cultivées inondées. On ne déplore pas de victime ni de blessé.
Source : Agence Antara
Dans ce secteur la rivière Günesli est sortie de son lit et a totalement inondé 5 villages et partiellement 15 autres aux abords de la ville de Zonguldak.
Dans les secteurs touchés, des centaines de maisons ont été sinistrées, des routes coupées et des terres cultivées inondées. On ne déplore pas de victime ni de blessé.
Source : Agence Antara
Les Etats du Tennessee et du Missouri ont essuyé de très fortes pluies au cours de ces dernières 36 h qui ont causé des inondations à l'origine de la mort d'une personne, un disparu et de dommages matériels.
Dans le Sud du Tennessee, un homme de 72 ans a péri après avoir tenté de rouler sur une route inondées. Son véhicule a été emporté. Dans le comté de Hickman un enfant de 7 ans est porté dispru après avoir été emporté par un cours d'eau. Dans le comté de Shelby, 30 000 personnes sont privées d'électricité. Les autorités de l'Etat ont déclaré l'Etat d'urgence.
Dansnle Missouri, des pluies torrentielles ont touché le Sud-Ouest de cet Etat. Dans le comté de Mc Donald, les services de secours ont procédé à 10 sauvetages de personnes pris au piège de la montée de seaux. Sur l'autoroute 59 plusieurs véhicule ont été noyés. D'après les services météorologiques, il est tombé plus de 70 mm de pluie en moins de 2 heures dans certains secteurs.
Source : AP
Dans le Sud du Tennessee, un homme de 72 ans a péri après avoir tenté de rouler sur une route inondées. Son véhicule a été emporté. Dans le comté de Hickman un enfant de 7 ans est porté dispru après avoir été emporté par un cours d'eau. Dans le comté de Shelby, 30 000 personnes sont privées d'électricité. Les autorités de l'Etat ont déclaré l'Etat d'urgence.
Dansnle Missouri, des pluies torrentielles ont touché le Sud-Ouest de cet Etat. Dans le comté de Mc Donald, les services de secours ont procédé à 10 sauvetages de personnes pris au piège de la montée de seaux. Sur l'autoroute 59 plusieurs véhicule ont été noyés. D'après les services météorologiques, il est tombé plus de 70 mm de pluie en moins de 2 heures dans certains secteurs.
Source : AP
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