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vendredi 13 juin 2014
La préfecture a déclenché jeudi matin à 9 heures le niveau de vigilance du dispositif Orsec au piton de la Fournaise.
L’accès au volcan reste autorisé, même si les randonneurs sont invités à la prudence, car la sismicité enregistrée depuis plusieurs jours par l’observatoire volcanologique pourrait entraîner des effondrements des bords internes du cratère Dolomieu. Cette sismicité, sans doute liée à des remaniements internes sous le sommet, n'est pas pour l'instant annonciatrice d’une prochaine éruption.
Après trois ans et demi sans éruption, le piton de la Fournaise est-il en train de se réveiller ?
Depuis le début de la semaine, l’observatoire volcanologique constate une augmentation croissante de la sismicité, qui a atteint le nombre d'une soixantaine. La préfecture a décidé de ce fait d’activer hier matin à 9 h le niveau de vigilance du nouveau dispositif Orsec spécifique volcan piton de la Fournaise.
Pour autant, rien ne permet d’affirmer pour l’instant qu’une éruption se prépare de façon imminente, et le mot ne figure d’ailleurs pas dans le communiqué de la préfecture diffusé hier. Cette dernière souligne cependant qu’une "telle sismicité peut engendrer des effondrements des bords internes du Dolomieu et entraîner une évolution de la situation dans les jours à venir".
Valérie Ferrazzini, sismologue à l’observatoire volcanologique, explique la situation : "Pour moi, c’est le fond du cratère Dolomieu qui descend et qui "craque". Avec les différentes éruptions survenues dans le cratère après son effondrement en 2007 [formant un gouffre de plus de 300 mètres de profondeur], il y a un empilement de laves qui repose sur un fond mal consolidé lui-même et cela ne m’étonne pas que cela se mette à bouger.
Les séismes que nous enregistrons sont localisés entre 500 et 1 000 m au-dessus du niveau de la mer, ce qui est trop haut par rapport à ce que nous devrions avoir s’il y avait du magma qui montait."
Philippe Kowalski, directeur adjoint de l’observatoire, précise pour sa part que le réseau de surveillance du piton de la Fournaise n’enregistre aucune déformation qui accréditerait la mise en place de magma : le volcan ne gonfle pas actuellement, les seules très légères déformations observées sont dues aux séismes de ces derniers jours.
Évolution possible de la situation
Ces séismes, dont certains atteignent une magnitude 2, sont en revanche capables de provoquer des effondrements des bords du cratère Dolomieu ou de ses parois internes, comme il s’en produit en permanence en temps normal déjà, mais plus importants en volume. D’où l’appel à la prudence lancé aux randonneurs par la préfecture, qui leur recommande de rester sur les sentiers balisés : ces derniers sont en principe tracés à l’écart des zones menacées… même si le belvédère sur le cratère est pour sa part situé au bord du vide, dans la zone la moins sensible de son pourtour… théoriquement.
Depuis l’effondrement de 2007, la quasi-totalité de sa circonférence est entaillée de profondes et larges fissures qui délimitent des compartiments entiers voués à disparaître un jour ou l’autre dans le gouffre. Indiscutable sur les photos aériennes, la réalité du risque échappe cependant à la plupart des randonneurs qui circulent hors sentiers en dépit des évidences géologiques qu’ils ont sous les yeux.
Il n’est pas exclu cependant que la situation puisse évoluer, précise Valérie Ferrazzini : "Il n’y a pas de crise sismique pour l’instant, mais peut-être ces séismes vont-ils faire réagir du magma", c’est une hypothèse à ne pas écarter néanmoins.
L’accès au volcan reste autorisé, même si les randonneurs sont invités à la prudence, car la sismicité enregistrée depuis plusieurs jours par l’observatoire volcanologique pourrait entraîner des effondrements des bords internes du cratère Dolomieu. Cette sismicité, sans doute liée à des remaniements internes sous le sommet, n'est pas pour l'instant annonciatrice d’une prochaine éruption.
Après trois ans et demi sans éruption, le piton de la Fournaise est-il en train de se réveiller ?
Depuis le début de la semaine, l’observatoire volcanologique constate une augmentation croissante de la sismicité, qui a atteint le nombre d'une soixantaine. La préfecture a décidé de ce fait d’activer hier matin à 9 h le niveau de vigilance du nouveau dispositif Orsec spécifique volcan piton de la Fournaise.
Pour autant, rien ne permet d’affirmer pour l’instant qu’une éruption se prépare de façon imminente, et le mot ne figure d’ailleurs pas dans le communiqué de la préfecture diffusé hier. Cette dernière souligne cependant qu’une "telle sismicité peut engendrer des effondrements des bords internes du Dolomieu et entraîner une évolution de la situation dans les jours à venir".
Valérie Ferrazzini, sismologue à l’observatoire volcanologique, explique la situation : "Pour moi, c’est le fond du cratère Dolomieu qui descend et qui "craque". Avec les différentes éruptions survenues dans le cratère après son effondrement en 2007 [formant un gouffre de plus de 300 mètres de profondeur], il y a un empilement de laves qui repose sur un fond mal consolidé lui-même et cela ne m’étonne pas que cela se mette à bouger.
Les séismes que nous enregistrons sont localisés entre 500 et 1 000 m au-dessus du niveau de la mer, ce qui est trop haut par rapport à ce que nous devrions avoir s’il y avait du magma qui montait."
Philippe Kowalski, directeur adjoint de l’observatoire, précise pour sa part que le réseau de surveillance du piton de la Fournaise n’enregistre aucune déformation qui accréditerait la mise en place de magma : le volcan ne gonfle pas actuellement, les seules très légères déformations observées sont dues aux séismes de ces derniers jours.
Évolution possible de la situation
Ces séismes, dont certains atteignent une magnitude 2, sont en revanche capables de provoquer des effondrements des bords du cratère Dolomieu ou de ses parois internes, comme il s’en produit en permanence en temps normal déjà, mais plus importants en volume. D’où l’appel à la prudence lancé aux randonneurs par la préfecture, qui leur recommande de rester sur les sentiers balisés : ces derniers sont en principe tracés à l’écart des zones menacées… même si le belvédère sur le cratère est pour sa part situé au bord du vide, dans la zone la moins sensible de son pourtour… théoriquement.
Depuis l’effondrement de 2007, la quasi-totalité de sa circonférence est entaillée de profondes et larges fissures qui délimitent des compartiments entiers voués à disparaître un jour ou l’autre dans le gouffre. Indiscutable sur les photos aériennes, la réalité du risque échappe cependant à la plupart des randonneurs qui circulent hors sentiers en dépit des évidences géologiques qu’ils ont sous les yeux.
Il n’est pas exclu cependant que la situation puisse évoluer, précise Valérie Ferrazzini : "Il n’y a pas de crise sismique pour l’instant, mais peut-être ces séismes vont-ils faire réagir du magma", c’est une hypothèse à ne pas écarter néanmoins.
Le député européen écologiste José Bové a dit craindre "une accélération de l'introduction d'OGM en Europe" après l'accord des gouvernement européens sur le sujet jeudi, estimant que la France et Ségolène Royal avaient "capitulé en rase-campagne."
Les gouvernements européens se sont entendus jeudi à Luxembourg sur la possibilité d'autoriser ou d'interdire la culture des OGM sur leur territoire et vont tenter de faire avaliser cet accord par le Parlement européen.
"C'est le version officielle qu'on essaie de nous vendre. En réalité, c'est beaucoup plus compliqué, c'est faux", a déclaré M. Bové vendredi sur RMC.
"Premièrement, ce qui a été proposé --le Parlement va devoir voter, on peut encore changer les choses-- va amoindrir l'expertise pour qu'elle aille beaucoup plus vite. Le temps d'expertise sera raccourci quand les industriels voudront imposer un OGM en Europe", a développé M. Bové.
"Deuxièmement, une fois l'expertise faite et l'OGM accepté, les industriels rencontrent les gouvernements de chaque pays, ce qui n'était jamais arrivé jusqu'à présent (...) Si le gouvernement dit oui, très bien, il y aura des OGM et personne n'en discute au Parlement. S'il dit non, le gouvernement doit ensuite envoyer un courrier à Bruxelles", a-t-il poursuivi.
"Ce que l'on n'a pas pris en compte et que je dénonce depuis 2010 et que M. Barroso essaie d'imposer cette règle, c'est qu'on va se retrouver confrontés à des procès devant l'Organisation mondiale du Commerce, pays par pays et non plus l'Europe, donc on ne tiendra plus collectivement", a également déclaré M. Bové, qui craint des "distorsions de concurrence entre paysans bio dans des pays où il y a des OGM" et les autres, ou encore la "pollution dans les régions frontalières".
"Ce que je crains, c'est qu'avec ce qui a été décidé par 26 des 28 pays, c'est l'accélération de l'introduction d'OGM en Europe. Malheureusement, la France a capitulé, Mme Ségolène Royal a capitulé alors que tous les ministres de l'Environnement depuis 2010, Mme Kosciusko-Morizet, Mme Bricq, Mme Batho, M. Martin, avaient tenu bon et refusé cette mascarade. Malheureusement, Ségolène Royal vient de capituler en rase-campagne", a--t-il regretté.
"Je crois que Monsanto doit se frotter les mains, ils doivent se marrer, ils se disent +ca y est on les a bien eus+ et en plus on leur vend ça comme une possibilité d'interdire les OGM", a conclu M. Bové.
Source © AFP
Les gouvernements européens se sont entendus jeudi à Luxembourg sur la possibilité d'autoriser ou d'interdire la culture des OGM sur leur territoire et vont tenter de faire avaliser cet accord par le Parlement européen.
"C'est le version officielle qu'on essaie de nous vendre. En réalité, c'est beaucoup plus compliqué, c'est faux", a déclaré M. Bové vendredi sur RMC.
"Premièrement, ce qui a été proposé --le Parlement va devoir voter, on peut encore changer les choses-- va amoindrir l'expertise pour qu'elle aille beaucoup plus vite. Le temps d'expertise sera raccourci quand les industriels voudront imposer un OGM en Europe", a développé M. Bové.
"Deuxièmement, une fois l'expertise faite et l'OGM accepté, les industriels rencontrent les gouvernements de chaque pays, ce qui n'était jamais arrivé jusqu'à présent (...) Si le gouvernement dit oui, très bien, il y aura des OGM et personne n'en discute au Parlement. S'il dit non, le gouvernement doit ensuite envoyer un courrier à Bruxelles", a-t-il poursuivi.
"Ce que l'on n'a pas pris en compte et que je dénonce depuis 2010 et que M. Barroso essaie d'imposer cette règle, c'est qu'on va se retrouver confrontés à des procès devant l'Organisation mondiale du Commerce, pays par pays et non plus l'Europe, donc on ne tiendra plus collectivement", a également déclaré M. Bové, qui craint des "distorsions de concurrence entre paysans bio dans des pays où il y a des OGM" et les autres, ou encore la "pollution dans les régions frontalières".
"Ce que je crains, c'est qu'avec ce qui a été décidé par 26 des 28 pays, c'est l'accélération de l'introduction d'OGM en Europe. Malheureusement, la France a capitulé, Mme Ségolène Royal a capitulé alors que tous les ministres de l'Environnement depuis 2010, Mme Kosciusko-Morizet, Mme Bricq, Mme Batho, M. Martin, avaient tenu bon et refusé cette mascarade. Malheureusement, Ségolène Royal vient de capituler en rase-campagne", a--t-il regretté.
"Je crois que Monsanto doit se frotter les mains, ils doivent se marrer, ils se disent +ca y est on les a bien eus+ et en plus on leur vend ça comme une possibilité d'interdire les OGM", a conclu M. Bové.
Source © AFP
Plus de 400 truites sont mortes suite à la pollution d'un ruisseau à Zurich. Des eaux usées pourraient être l'origine de cette pollution.
Une pollution dans un ruisseau à Zurich a provoqué mercredi la mort d'environ 400 truites. Des eaux usées provenant d'un chantier se sont déversées dans le ruisseau, a indiqué jeudi la police municipale zurichoise.
Il n'y a pas eu de danger pour la population. C'est un passant qui a donné l'alerte après avoir vu les poissons morts.
Source: ATS
Une pollution dans un ruisseau à Zurich a provoqué mercredi la mort d'environ 400 truites. Des eaux usées provenant d'un chantier se sont déversées dans le ruisseau, a indiqué jeudi la police municipale zurichoise.
Il n'y a pas eu de danger pour la population. C'est un passant qui a donné l'alerte après avoir vu les poissons morts.
Source: ATS
La France, l'Allemagne et l'Irlande sont parmi ceux qui émettent trop de polluants,
La France, l'Allemagne et l'Irlande sont parmi les 11 Etats membres à avoir dépassé les limites de pollution de l'air en 2012, rappelle l'Agence européenne pour l'environnement (AEE).
Dans une mise à jour des chiffres provisoires initialement publiés en Mars, l'AEE a examiné quatre polluants différents: le dioxyde de soufre (SO2), les oxydes d'azote (NOx), l'ammoniac (NH3) et les composés organiques volatils non méthaniques (COVNM).
Elle a constaté que la France, l'Allemagne l'Irlande, l'Autriche, la Belgique, le Danemark, le Luxembourg, Malte, les Pays-Bas, l'Espagne et la Suède ont tous dépassé les limites établies par la directive des plafonds d'émission(PEN).
Le Royaume-Uni, en dépit d'être sous la menace d'une action en justice de l'UE concernant sa qualité de l'air, a été parmi les 16 autres États membres à rester sur la bonne voie pour respecter les règles de l'union.
Le plafond le plus souvent dépassé a été l'oxyde d'azote (NOx), avec neuf États membres dépassant leurs niveaux désignés.
Le Danemark et la Finlande ont dépassé les limites en ammoniac, l'Espagne a également émis trop de NOx.
Le Luxembourg n'a pas respecté le plafond de deux catégories, en particulier ses niveaux de COVNM.
Les 27 États membres ont tous des problèmes à réguler les limites de dioxyde de soufre.
Dans un communiqué, l'AEE a néanmoins confirmé que:
"les émissions de polluants atmosphériques ont diminué au cours des dernières décennies, mais certains sont encore émis au-dessus des limites légales de l'UE, en particulier celles des dioxydes d'azote."
© Nature Alerte
La France, l'Allemagne et l'Irlande sont parmi les 11 Etats membres à avoir dépassé les limites de pollution de l'air en 2012, rappelle l'Agence européenne pour l'environnement (AEE).
Dans une mise à jour des chiffres provisoires initialement publiés en Mars, l'AEE a examiné quatre polluants différents: le dioxyde de soufre (SO2), les oxydes d'azote (NOx), l'ammoniac (NH3) et les composés organiques volatils non méthaniques (COVNM).
Elle a constaté que la France, l'Allemagne l'Irlande, l'Autriche, la Belgique, le Danemark, le Luxembourg, Malte, les Pays-Bas, l'Espagne et la Suède ont tous dépassé les limites établies par la directive des plafonds d'émission(PEN).
Le Royaume-Uni, en dépit d'être sous la menace d'une action en justice de l'UE concernant sa qualité de l'air, a été parmi les 16 autres États membres à rester sur la bonne voie pour respecter les règles de l'union.
Le plafond le plus souvent dépassé a été l'oxyde d'azote (NOx), avec neuf États membres dépassant leurs niveaux désignés.
Le Danemark et la Finlande ont dépassé les limites en ammoniac, l'Espagne a également émis trop de NOx.
Le Luxembourg n'a pas respecté le plafond de deux catégories, en particulier ses niveaux de COVNM.
Les 27 États membres ont tous des problèmes à réguler les limites de dioxyde de soufre.
Dans un communiqué, l'AEE a néanmoins confirmé que:
"les émissions de polluants atmosphériques ont diminué au cours des dernières décennies, mais certains sont encore émis au-dessus des limites légales de l'UE, en particulier celles des dioxydes d'azote."
© Nature Alerte
La Chine a arrêté 186 personnes soupçonnées de pollution de l'environnement en 2013 dans le cadre de 109 affaires, a annoncé jeudi le ministre de la Protection de l'environnement Zhou Shengxian, sans indiquer cependant combien d'entre elles avaient été condamnées.
Les autorités chargées de l'environnement ont ordonné la fermeture de plus de 3.500 entreprises et ateliers dans le cadre d'une campagne nationale menée l'année dernière et ont découvert 6.499 affaires liées à des problèmes environnementaux, a précisé M. Zhou.
L'année dernière, 706 affaires d'infractions des règles relatives à l'environnement ont été transférées à la police, soit plus que le total combiné des dix dernières années, selon le ministre.
La campagne de cette année se focalisera sur les inspections, afin de prévenir et de contrôler la pollution de l'air, ainsi que sur le traitement de la pollution de l'eau par les industries fortement polluantes, notamment celles des métaux lourds et des produits pharmaceutiques, a-t-il précisé.
Le ministère a suspendu les autorisations environnementales pour les nouveaux projets de construction présentant des émissions de demande chimique en oxygène et d'azote ammoniacal dans les villes de Jixi, Lianyungang, Yueyang et Yulin, ainsi que pour ceux présentant des émissions de dioxyde de soufre et d'oxyde d'azote dans la ville de Shantou. Ces cinq villes ont échoué dans le cadre de l'évaluation annuelle de réduction des émissions de polluants pour 2013, selon M. Zhou.
L'année dernière, les deux géants pétroliers du pays, à savoir la China National Petroleum Corporation (CNPC) et la China Petroleum and Chemical Corporation (Sinopec), ont également été bannis du système d'approbations environnementales pour la construction de nouvelles raffineries, en raison de leur échec durant l'évaluation.
Dix-neuf autres entreprises ont reçu des amendes pour désulfuration insuffisante.
Les autorités chargées de l'environnement ont ordonné la fermeture de plus de 3.500 entreprises et ateliers dans le cadre d'une campagne nationale menée l'année dernière et ont découvert 6.499 affaires liées à des problèmes environnementaux, a précisé M. Zhou.
L'année dernière, 706 affaires d'infractions des règles relatives à l'environnement ont été transférées à la police, soit plus que le total combiné des dix dernières années, selon le ministre.
La campagne de cette année se focalisera sur les inspections, afin de prévenir et de contrôler la pollution de l'air, ainsi que sur le traitement de la pollution de l'eau par les industries fortement polluantes, notamment celles des métaux lourds et des produits pharmaceutiques, a-t-il précisé.
Le ministère a suspendu les autorisations environnementales pour les nouveaux projets de construction présentant des émissions de demande chimique en oxygène et d'azote ammoniacal dans les villes de Jixi, Lianyungang, Yueyang et Yulin, ainsi que pour ceux présentant des émissions de dioxyde de soufre et d'oxyde d'azote dans la ville de Shantou. Ces cinq villes ont échoué dans le cadre de l'évaluation annuelle de réduction des émissions de polluants pour 2013, selon M. Zhou.
L'année dernière, les deux géants pétroliers du pays, à savoir la China National Petroleum Corporation (CNPC) et la China Petroleum and Chemical Corporation (Sinopec), ont également été bannis du système d'approbations environnementales pour la construction de nouvelles raffineries, en raison de leur échec durant l'évaluation.
Dix-neuf autres entreprises ont reçu des amendes pour désulfuration insuffisante.
jeudi 12 juin 2014
En 2012, la FIFA dévoilait sa mascotte pour la coupe du monde 2014 au Brésil, un beau tatou coloré appelé Fuleco. le Full-éco aurait il été plus juste expression ? ...
Ce choix symbolique provient probablement de la faculté de l'animal à s'enrouler sur lui même lorsqu'il se sent en danger, formant ainsi une sphère presque parfaite allant jusqu'à ressembler à un ballon de football.
Ironie du sort, cette même image projective de cette propriété qui la rendue si appropriée comme figure de proue à la Coupe du Monde brésilienne, s'applique avant tout à son espèce même, puis que les forces combinées de sa chasse illégale et la destruction de son habitat ont rendu cette espèce remarquablement proche de l'extinction selon l'UICN.
Initialement, les écologistes brésiliens étaient plutôt optimistes sur le choix de cette espèce en danger comme mascotte pour le mondial, en espérant ainsi faire entendre sa cause et sensibiliser à la situation critique du tatou à trois bandes (ou "tatu-bola" comme on l'appelle localement) et de son habitat principal, la Caatinga, une région de forêt sèche dans le nord-est du Brésil.
En 2013, l'un des sponsors officiels de la Coupe du Monde "Continental" a bien fait un don ponctuel de 100 000 reais à l'Association Caatinga, une ONG qui tente de sauvegarder cette foret aujourd'hui en danger. Mais depuis...ben rien.
Pourtant, la Coupe du Monde va profiter grandement de cette Fuleco mascotte, qu'en dire:
Ben que La FIFA n'a prévu aucune contribution directe ou indirecte des retombées économiques de l'événement mondial , ni même sur les ventes des produits dérivés de la mascotte pour la conservation du tatu-bola au brésil...dire que c'est balo, sinistre, indélicat, mesquin, ne servirai à rien..et que « Qui ne sait rien, de rien ne doute. » comme dirait Pierre Gringore, sinon que tout symbole comporte en lui ces prémices cachées.
Un engagement de la FIFA pour l'environnement et l'écologie rendrait il beaucoup plus crédible cette coupe du ballon rond, symbole ici des grands dangers du full eco.
Non juste s'attendre à un Echo-logique...quoi que...avec la presse vous savez...
© Nature Alerte
Peut être à vous de faire tourner, circuler, dans un grand OH LA, tenter de tirer au but, que sais je ?
Ce choix symbolique provient probablement de la faculté de l'animal à s'enrouler sur lui même lorsqu'il se sent en danger, formant ainsi une sphère presque parfaite allant jusqu'à ressembler à un ballon de football.
Ironie du sort, cette même image projective de cette propriété qui la rendue si appropriée comme figure de proue à la Coupe du Monde brésilienne, s'applique avant tout à son espèce même, puis que les forces combinées de sa chasse illégale et la destruction de son habitat ont rendu cette espèce remarquablement proche de l'extinction selon l'UICN.
Initialement, les écologistes brésiliens étaient plutôt optimistes sur le choix de cette espèce en danger comme mascotte pour le mondial, en espérant ainsi faire entendre sa cause et sensibiliser à la situation critique du tatou à trois bandes (ou "tatu-bola" comme on l'appelle localement) et de son habitat principal, la Caatinga, une région de forêt sèche dans le nord-est du Brésil.
En 2013, l'un des sponsors officiels de la Coupe du Monde "Continental" a bien fait un don ponctuel de 100 000 reais à l'Association Caatinga, une ONG qui tente de sauvegarder cette foret aujourd'hui en danger. Mais depuis...ben rien.
Pourtant, la Coupe du Monde va profiter grandement de cette Fuleco mascotte, qu'en dire:
Ben que La FIFA n'a prévu aucune contribution directe ou indirecte des retombées économiques de l'événement mondial , ni même sur les ventes des produits dérivés de la mascotte pour la conservation du tatu-bola au brésil...dire que c'est balo, sinistre, indélicat, mesquin, ne servirai à rien..et que « Qui ne sait rien, de rien ne doute. » comme dirait Pierre Gringore, sinon que tout symbole comporte en lui ces prémices cachées.
Un engagement de la FIFA pour l'environnement et l'écologie rendrait il beaucoup plus crédible cette coupe du ballon rond, symbole ici des grands dangers du full eco.
Non juste s'attendre à un Echo-logique...quoi que...avec la presse vous savez...
© Nature Alerte
Peut être à vous de faire tourner, circuler, dans un grand OH LA, tenter de tirer au but, que sais je ?
C'est un évènement météorologique assez rare observé lors des deux derniers jours par les scientifiques de la NASA. En effet, ils ont constaté trois éruptions solaires classés X, les plus importantes, en seulement deux jours.
Les spécialistes ont pu observer la première éruption solaire par le biais du satellite Solar Dynamics Observatory (SDO) mardi matin. Elle a été notée X2.2 par les physiciens solaires, comme le relaie le Daily Mail. Une seconde a eu lieu plus d'une heure après et a été notée X1.5.
S'en est suivi une éjection de masse coronale, à savoir une expulsion de plasma dans l'espace. Problème : les scientifiques ignorent à l'heure actuelle où est passée cette matière.
Plus précisément, les éjections de masse coronale faisant suite à d'intenses éruptions solaires provoquent des nuages de particules magnétiques projetés dans l'espace vers les autres planètes dont la Terre.
Et si c'est le cas ces particules entreront dans l'atmosphère terrestre ce vendredi 13 juin. Il n'y a normalement pas de quoi s'inquiéter. En effet, une éjection de masse coronale est a priori sans risque pour l'homme. Comme l'indique le Daily Mail, la plupart des particules nocives se sont en effet dispersées avant d'entrer dans l'atmosphère terrestre.
Cependant, ce phénomène peut aussi avoir des conséquences cataclysmiques car il peut perturber l'ensemble du réseau électrique, rendant les satellites et GPS inactifs et interrompant les vies électroniques de millions de personnes.
Réponse demain.
Source © Atlantico
Les spécialistes ont pu observer la première éruption solaire par le biais du satellite Solar Dynamics Observatory (SDO) mardi matin. Elle a été notée X2.2 par les physiciens solaires, comme le relaie le Daily Mail. Une seconde a eu lieu plus d'une heure après et a été notée X1.5.
S'en est suivi une éjection de masse coronale, à savoir une expulsion de plasma dans l'espace. Problème : les scientifiques ignorent à l'heure actuelle où est passée cette matière.
Plus précisément, les éjections de masse coronale faisant suite à d'intenses éruptions solaires provoquent des nuages de particules magnétiques projetés dans l'espace vers les autres planètes dont la Terre.
Et si c'est le cas ces particules entreront dans l'atmosphère terrestre ce vendredi 13 juin. Il n'y a normalement pas de quoi s'inquiéter. En effet, une éjection de masse coronale est a priori sans risque pour l'homme. Comme l'indique le Daily Mail, la plupart des particules nocives se sont en effet dispersées avant d'entrer dans l'atmosphère terrestre.
Cependant, ce phénomène peut aussi avoir des conséquences cataclysmiques car il peut perturber l'ensemble du réseau électrique, rendant les satellites et GPS inactifs et interrompant les vies électroniques de millions de personnes.
Réponse demain.
Source © Atlantico
L’Algérie a enregistré un premier décès lié à une contamination par le coronavirus MERS. L’homme âgé de 59 ans, revenait d’un voyage en Arabie Saoudite.
Un homme de 59 ans, revenant d’un pèlerinage en Arabie Saoudite est donc décédé des suites d’une contamination par le coronavirus MERS. L’homme hospitalisé depuis une dizaine de jours à Tlemcen a connu une “détérioration de ses fonctions vitales” dans la nuit de lundi à mardi.
Une seconde contamination a également été constatée en Algérie, mais “ce second cas confirmé, hospitalisé à Koléa, présente une évolution favorable de son tableau hémodynamique. Aucune autre atteinte au nouveau sous type de coronavirus n’a, depuis, été confirmée par le laboratoire de référence de l’Institut Pasteur d’Algérie”, précise le ministère de la Santé algérien.
Un homme de 59 ans, revenant d’un pèlerinage en Arabie Saoudite est donc décédé des suites d’une contamination par le coronavirus MERS. L’homme hospitalisé depuis une dizaine de jours à Tlemcen a connu une “détérioration de ses fonctions vitales” dans la nuit de lundi à mardi.
Une seconde contamination a également été constatée en Algérie, mais “ce second cas confirmé, hospitalisé à Koléa, présente une évolution favorable de son tableau hémodynamique. Aucune autre atteinte au nouveau sous type de coronavirus n’a, depuis, été confirmée par le laboratoire de référence de l’Institut Pasteur d’Algérie”, précise le ministère de la Santé algérien.
Le Réseau semences paysannes (RSP) s'est joint aux représentants allemands et espagnols de la coalition internationale No Patents on Seeds ! pour déposer un recours contre un brevet européen détenu par Monsanto sur des tomates issues, selon RSP, d'une « sélection conventionnelle ».
« Les revendications du brevet portent sur des tomates naturellement résistantes à un champignon appelé Botrytis cinerea. Les tomates originales utilisées pour ce brevet proviennent de la banque internationale de gènes de Gatersleben en Allemagne. La résistance recherchée était déjà connue chez ces plants qui ont été simplement croisés avec d'autres plants de tomates. Monsanto a adroitement formulé un brevet afin de créer l'impression que des techniques de génie génétique ont été utilisées pour produire lesdites tomates afin de répondre au critère d'inventivité », explique RSP dans un communiqué du 3 juin.
« Sachant que les techniques de simples croisements (ici de tomates) ne sont pas brevetables, Monsanto a délibérément reformulé le brevet pendant la période d'examen afin de faire croire que des techniques de génie génétique étaient impliquées.
Cependant (..), ces tomates n'ont pas été produites par transfert d'ADN isolé. L'Office européen des brevets (OEB) aurait dû le relever », explique No Patents on Seeds ! (NPOS). Ce brevet illustre bien à quel point il est facile pour les entreprises comme Monsanto de contourner les contraintes et interdictions existantes dans le droit des brevets », estime encore RSP.
Source © la france agricole
« Les revendications du brevet portent sur des tomates naturellement résistantes à un champignon appelé Botrytis cinerea. Les tomates originales utilisées pour ce brevet proviennent de la banque internationale de gènes de Gatersleben en Allemagne. La résistance recherchée était déjà connue chez ces plants qui ont été simplement croisés avec d'autres plants de tomates. Monsanto a adroitement formulé un brevet afin de créer l'impression que des techniques de génie génétique ont été utilisées pour produire lesdites tomates afin de répondre au critère d'inventivité », explique RSP dans un communiqué du 3 juin.
« Sachant que les techniques de simples croisements (ici de tomates) ne sont pas brevetables, Monsanto a délibérément reformulé le brevet pendant la période d'examen afin de faire croire que des techniques de génie génétique étaient impliquées.
Cependant (..), ces tomates n'ont pas été produites par transfert d'ADN isolé. L'Office européen des brevets (OEB) aurait dû le relever », explique No Patents on Seeds ! (NPOS). Ce brevet illustre bien à quel point il est facile pour les entreprises comme Monsanto de contourner les contraintes et interdictions existantes dans le droit des brevets », estime encore RSP.
Source © la france agricole
Après le Golfe du Lion ou les estuaires picards et la mer d'Opale, le bassin d'Arcachon devient le sixième parc naturel marin français.
Ségolène Royal et Frédéric Cuvillier ont profité de la journée mondiale de l'océan le 8 juin dernier pour signer le décret de création du parc naturel marin du bassin d'Arcachon. Il s'agit du sixième parc naturel marin français.
Si ce bassin de 420 km², à l'interface entre eau douce et eau marine, comprend un écosystème fragile avec 14 espèces de mammifères marins et un herbier à zostères, il n'en demeure pas moins le second port de plaisance de l'Atlantique accueillant chaque année près de 40 000 touristes et 12 000 navires. Son herbier a ainsi régressé dangereusement depuis 2005. Le bassin accueille aussi une activité ostréicole importante (350 entreprises) sujette notamment à des problèmes de mortalité.
Sept orientations de gestion ont été définies depuis l'amélioration de la connaissance de la dynamique du bassin, la préservation et la restauration de la spécificité de la biodiversité lagunaire, la promotion de pratiques respectueuses du milieu marin dans les activités nautiques jusqu'à la sensibilisation de la population aux impacts des usages sur les équilibres naturels marins. C
es orientations seront déclinées dans une feuille de route à 15 ans. Un conseil de gestion comprenant 56 membres représentants toutes les parties prenantes (usagers professionnels, élus, associations, personnes qualifiées et représentants de l’État) est aussi créé.
Ce nouveau parc s'inscrit dans la stratégie nationale pour la création et la gestion d'aires marines protégées approuvée en 2012 visant à ce que 20 % des eaux françaises soient classées en aires protégées d'ici à 2020. D'autres parcs en cours de préfiguration devraient ainsi prochainement voir le jour dans la région du Cap Corse, dans l'estuaire de la Gironde, dans la Manche ainsi qu'en Martinique.
Ségolène Royal et Frédéric Cuvillier ont profité de la journée mondiale de l'océan le 8 juin dernier pour signer le décret de création du parc naturel marin du bassin d'Arcachon. Il s'agit du sixième parc naturel marin français.
Si ce bassin de 420 km², à l'interface entre eau douce et eau marine, comprend un écosystème fragile avec 14 espèces de mammifères marins et un herbier à zostères, il n'en demeure pas moins le second port de plaisance de l'Atlantique accueillant chaque année près de 40 000 touristes et 12 000 navires. Son herbier a ainsi régressé dangereusement depuis 2005. Le bassin accueille aussi une activité ostréicole importante (350 entreprises) sujette notamment à des problèmes de mortalité.
Sept orientations de gestion ont été définies depuis l'amélioration de la connaissance de la dynamique du bassin, la préservation et la restauration de la spécificité de la biodiversité lagunaire, la promotion de pratiques respectueuses du milieu marin dans les activités nautiques jusqu'à la sensibilisation de la population aux impacts des usages sur les équilibres naturels marins. C
es orientations seront déclinées dans une feuille de route à 15 ans. Un conseil de gestion comprenant 56 membres représentants toutes les parties prenantes (usagers professionnels, élus, associations, personnes qualifiées et représentants de l’État) est aussi créé.
Ce nouveau parc s'inscrit dans la stratégie nationale pour la création et la gestion d'aires marines protégées approuvée en 2012 visant à ce que 20 % des eaux françaises soient classées en aires protégées d'ici à 2020. D'autres parcs en cours de préfiguration devraient ainsi prochainement voir le jour dans la région du Cap Corse, dans l'estuaire de la Gironde, dans la Manche ainsi qu'en Martinique.
Le Comité Départemental sur la sécheresse s’est réuni aujourd’hui, sous la présidence de Pierre Besnard, Préfet des Hautes-Alpes. Au cours de cette réunion, un point exhaustif sur l’évolution de la ressource en eau a été réalisé, en présence des différents partenaires concernés.
Après un début d’année 2014 bien arrosé, le printemps a été particulièrement sec sur la quasi-totalité du département à l’exclusion de la Haute Romanche. Sur les trois derniers mois (mars avril mai), un déficit pluviométrique de 50 % est constaté sur la moitié ouest du département et de 30 à 40 % sur les autres zones.
Une baisse des débits est observée sur les cours d’eau de la moitié ouest du département et tout particulièrement sur le Buech où les valeurs observées sont nettement en dessous des niveaux moyens à la même époque, et ce en raison de l’absence de pluie conséquente depuis plusieurs semaines.
Ailleurs, les débits sont plus soutenus mais restent inférieurs aux valeurs moyennes en raison d’une fusion retardée des stocks de neige. L’accélération de la fusion de la neige en montagne consécutive à la hausse très nette des températures attendue ces prochains jours devrait entraîner une augmentation sensible des débits, notamment sur la Durance en amont de Serre-Ponçon, le Drac amont et la Romanche. Les prévisions météo pour les 7 prochains jours indiquent un temps chaud et ensoleillé, avec quelques précipitations orageuses localisées possibles.
Ces déficits pluviométriques ainsi que les perspectives sèches des prochains jours justifient aujourd’hui de placer les bassins versants du Buëch, de la Méouge, de la Luye, du Rousine et de l’Avance en situation de vigilance (niveau 1 sur 4) en application du plan cadre sécheresse départemental approuvé le 4 juillet 2006.
Dès à présent, il est demandé à l’ensemble des utilisateurs (particuliers, entreprises, collectivités, agriculteurs…) de faire un usage économe de l’eau. Sur le Buëch, des consignes de gestion adaptées ont été arrêtées afin de permettre d’optimiser le remplissage des retenues d’eau des aménagements de Saint-Sauveur avant le 1er juillet. Le bassin de l’Eygues a été placé en situation de vigilance par le Préfet de la Drôme le 10 juin dernier.
Après un début d’année 2014 bien arrosé, le printemps a été particulièrement sec sur la quasi-totalité du département à l’exclusion de la Haute Romanche. Sur les trois derniers mois (mars avril mai), un déficit pluviométrique de 50 % est constaté sur la moitié ouest du département et de 30 à 40 % sur les autres zones.
Une baisse des débits est observée sur les cours d’eau de la moitié ouest du département et tout particulièrement sur le Buech où les valeurs observées sont nettement en dessous des niveaux moyens à la même époque, et ce en raison de l’absence de pluie conséquente depuis plusieurs semaines.
Ailleurs, les débits sont plus soutenus mais restent inférieurs aux valeurs moyennes en raison d’une fusion retardée des stocks de neige. L’accélération de la fusion de la neige en montagne consécutive à la hausse très nette des températures attendue ces prochains jours devrait entraîner une augmentation sensible des débits, notamment sur la Durance en amont de Serre-Ponçon, le Drac amont et la Romanche. Les prévisions météo pour les 7 prochains jours indiquent un temps chaud et ensoleillé, avec quelques précipitations orageuses localisées possibles.
Ces déficits pluviométriques ainsi que les perspectives sèches des prochains jours justifient aujourd’hui de placer les bassins versants du Buëch, de la Méouge, de la Luye, du Rousine et de l’Avance en situation de vigilance (niveau 1 sur 4) en application du plan cadre sécheresse départemental approuvé le 4 juillet 2006.
Dès à présent, il est demandé à l’ensemble des utilisateurs (particuliers, entreprises, collectivités, agriculteurs…) de faire un usage économe de l’eau. Sur le Buëch, des consignes de gestion adaptées ont été arrêtées afin de permettre d’optimiser le remplissage des retenues d’eau des aménagements de Saint-Sauveur avant le 1er juillet. Le bassin de l’Eygues a été placé en situation de vigilance par le Préfet de la Drôme le 10 juin dernier.
A la pentecôte les Alsaciens ont eu chaud Très chaud. le mercure est monté jusqu'à 36,7°C à la station de mesure de Strasbourg-Entzheim. Ce qui a fait de ce lundi de Pentecôte le jour de juin le plus chaud depuis le 27 juin 1947 (37°C avaient alors été mesurés à Entzheim). Le reste dze la région n'est pas en reste: 36,1°C à Colmar, 35,8°C à Mulhouse...
En conséquence, la qualité de l'air mesurée par l'ASPA est plutôt "médiocre" dans toute l'Alsace, sans pour autant avoir dépassé aujourd'hui les seuils d'information et de recommandation. Autre conséquence: les piscines ont toutes été prises d'assaut, et de longues files d'attente étaient visibles un peu partout devant les bassins.
Source © dernieres nouvelles d'alsace
En conséquence, la qualité de l'air mesurée par l'ASPA est plutôt "médiocre" dans toute l'Alsace, sans pour autant avoir dépassé aujourd'hui les seuils d'information et de recommandation. Autre conséquence: les piscines ont toutes été prises d'assaut, et de longues files d'attente étaient visibles un peu partout devant les bassins.
Source © dernieres nouvelles d'alsace
La Rainette faux-grillon dite de l'Ouest est une minuscule grenouille mesurant environ 2,5cm de longueur et pesant environ 1g. Elle est une mauvaise grimpeuse, une mauvaise nageuse et nécessite un environnement particulier. Pour se reproduire, en avril, elle a besoin d'étangs temporaires peu profonds et exempts de prédateurs, comme les poissons. Le reste de l'année, elle se cache proche de ses petits étangs de reproduction, parfois asséchés en été. Elles ne vivent pas longtemps —un an ou deux— et sont plutôt fidèles à leur étang natal.
Au Canada, l'espèce n'est présente que dans l'extrême sud du Québec et de l'Ontario. Au Québec, elle est très rare et les effectifs sont actuellement faibles. Depuis les années 1950, la Rainette faux-grillon accuse un déclin inquiétant; il y aurait une perte de population d'environ 37% par décennie. Ce n'est qu'en 2001 qu'elle a été désignée vulnérable par le gouvernement québécois, pour ensuite être nommée menacée en 2010 par le gouvernement fédéral. Un plan de rétablissement de l'espèce avait été créé et mis en œuvre dès 1999.
Malgré les désignations officielles et les efforts de protection mis en œuvre, on constate malheureusement aujourd'hui que les populations de la rainette menacée ont continué de décliner en Montérégie et en Outaouais, les deux seules régions où elle est présente au Québec. La raison principale de son dépérissement est que ses habitats ne sont toujours pas protégés. Les habitats sont détruits ou fragmentés au profit du développement urbain, périurbain ou agricole.
En Montérégie, là où la rainette était présente en abondance dans les années 50, l'espèce a perdu plus de 90% de son habitat. Il n'y subsiste aujourd'hui que neuf grandes populations (métapopulations) se retrouvant dans les villes de Brossard, Boucherville, Carignan, La Prairie, Longueuil, Saint-Bruno-de-Montarville, Notre-Dame-de-l'Île-Perrot ainsi que dans la MRC de Beauharnois-Salaberry.
Récemment, le cas de la métapopulation de rainettes de La Prairie a été porté à l'attention du public en raison du feu vert donné par le gouvernement provincial pour un projet de développement résidentiel dans le Boisé de la commune, qui met l'espèce en péril.
Les travaux commenceront dans quelques semaines alors que la Ville prévoit détruire 50% des étangs de reproduction et de son aire de répartition.
Cependant, l'information véhiculée dans les médias peut porter à confusion puisqu'on y lit que des mesures de protection sont prévues pour la rainette. La situation semble donc sous contrôle. Rien ne pourrait être moins sûr puisque la méthode de gestion de la rainette proposée consiste à effectuer un développement par phasage qui, on l'espère, permettra aux populations locales de migrer en lieux sûrs. Ceci est pourtant peu probable car cette méthode, ni éprouvée, ni basée sur des faits scientifiques, est peu prometteuse. Vu le très faible taux de déplacement annuel de cette rainette, il y a peu de chances qu'elle survive aux remblais et autres destructions de son habitat. Celui-ci n'est d'ailleurs pas intact; il a été constaté qu'au moins quatorze drains ont déjà été installés (sans l'autorisation du Ministère de l'Environnement) dans la zone de conservation prévue par la Ville.
Plusieurs groupes environnementaux (Centre Québécois du Droit de l'Environnement, Nature-Québec) veulent obliger le gouvernement fédéral à adopter un décret d'urgence visant à protéger la Rainette faux-grillon à La Prairie.
Reconnaissant la gravité du déclin des populations au Québec et en Ontario, Environnement Canada a toutefois récemment jugé que les travaux envisagés à La Prairie ne confrontent pas l'espèce à une menace imminente. Force est de constater que les gouvernements fédéral et provincial s'avèrent négligents pour s'assurer de faire respecter les lois environnementales quand il s'agit de la protection des terres humides, prétextant souvent qu'on peut compenser la perte de ces milieux naturels. Toutefois, pour plusieurs espèces fauniques, ces pertes sont irrécupérables.
Protéger les habitats de la Rainette faux-grillon, c'est protéger les terres humides et les boisés d'intérêt du sud du Québec. En garantissant la pérennité ces milieux, on s'assure de protéger plusieurs éléments clefs de la toile de la vie. Si on laisse ces milieux disparaître, comment se réguleront les eaux, les populations animales et végétales et même les polluants? Ces milieux naturels jouent de nombreux rôles essentiels à la survie de tous les êtres vivants et il est risqué des les fragiliser.
Tous les efforts visant à développer nos milieux de vie humains de façon réellement durable devraient donc être encouragés. L'impératif économique peut être compatible avec le respect de l'interdépendance des êtres vivants entre eux et leurs besoins vitaux. Un exemple à suivre est définitivement le projet de parc national fédéral situé dans la vallée de la rivière Rouge en banlieue de Toronto qui est présentement à l'étude par Parcs Canada. Ce parc ajouterait une superficie considérable à la ceinture verte de la Ville reine. Qu'attendons-nous pour avoir notre propre ceinture verte en région montréalaise? Favorisons la préservation de corridors verts partout au Québec! Soyons à l’affût des efforts en cours, soutenons les projets porteurs d'un avenir durable!
Au Canada, l'espèce n'est présente que dans l'extrême sud du Québec et de l'Ontario. Au Québec, elle est très rare et les effectifs sont actuellement faibles. Depuis les années 1950, la Rainette faux-grillon accuse un déclin inquiétant; il y aurait une perte de population d'environ 37% par décennie. Ce n'est qu'en 2001 qu'elle a été désignée vulnérable par le gouvernement québécois, pour ensuite être nommée menacée en 2010 par le gouvernement fédéral. Un plan de rétablissement de l'espèce avait été créé et mis en œuvre dès 1999.
Malgré les désignations officielles et les efforts de protection mis en œuvre, on constate malheureusement aujourd'hui que les populations de la rainette menacée ont continué de décliner en Montérégie et en Outaouais, les deux seules régions où elle est présente au Québec. La raison principale de son dépérissement est que ses habitats ne sont toujours pas protégés. Les habitats sont détruits ou fragmentés au profit du développement urbain, périurbain ou agricole.
En Montérégie, là où la rainette était présente en abondance dans les années 50, l'espèce a perdu plus de 90% de son habitat. Il n'y subsiste aujourd'hui que neuf grandes populations (métapopulations) se retrouvant dans les villes de Brossard, Boucherville, Carignan, La Prairie, Longueuil, Saint-Bruno-de-Montarville, Notre-Dame-de-l'Île-Perrot ainsi que dans la MRC de Beauharnois-Salaberry.
Récemment, le cas de la métapopulation de rainettes de La Prairie a été porté à l'attention du public en raison du feu vert donné par le gouvernement provincial pour un projet de développement résidentiel dans le Boisé de la commune, qui met l'espèce en péril.
Les travaux commenceront dans quelques semaines alors que la Ville prévoit détruire 50% des étangs de reproduction et de son aire de répartition.
Cependant, l'information véhiculée dans les médias peut porter à confusion puisqu'on y lit que des mesures de protection sont prévues pour la rainette. La situation semble donc sous contrôle. Rien ne pourrait être moins sûr puisque la méthode de gestion de la rainette proposée consiste à effectuer un développement par phasage qui, on l'espère, permettra aux populations locales de migrer en lieux sûrs. Ceci est pourtant peu probable car cette méthode, ni éprouvée, ni basée sur des faits scientifiques, est peu prometteuse. Vu le très faible taux de déplacement annuel de cette rainette, il y a peu de chances qu'elle survive aux remblais et autres destructions de son habitat. Celui-ci n'est d'ailleurs pas intact; il a été constaté qu'au moins quatorze drains ont déjà été installés (sans l'autorisation du Ministère de l'Environnement) dans la zone de conservation prévue par la Ville.
Plusieurs groupes environnementaux (Centre Québécois du Droit de l'Environnement, Nature-Québec) veulent obliger le gouvernement fédéral à adopter un décret d'urgence visant à protéger la Rainette faux-grillon à La Prairie.
Reconnaissant la gravité du déclin des populations au Québec et en Ontario, Environnement Canada a toutefois récemment jugé que les travaux envisagés à La Prairie ne confrontent pas l'espèce à une menace imminente. Force est de constater que les gouvernements fédéral et provincial s'avèrent négligents pour s'assurer de faire respecter les lois environnementales quand il s'agit de la protection des terres humides, prétextant souvent qu'on peut compenser la perte de ces milieux naturels. Toutefois, pour plusieurs espèces fauniques, ces pertes sont irrécupérables.
Protéger les habitats de la Rainette faux-grillon, c'est protéger les terres humides et les boisés d'intérêt du sud du Québec. En garantissant la pérennité ces milieux, on s'assure de protéger plusieurs éléments clefs de la toile de la vie. Si on laisse ces milieux disparaître, comment se réguleront les eaux, les populations animales et végétales et même les polluants? Ces milieux naturels jouent de nombreux rôles essentiels à la survie de tous les êtres vivants et il est risqué des les fragiliser.
Tous les efforts visant à développer nos milieux de vie humains de façon réellement durable devraient donc être encouragés. L'impératif économique peut être compatible avec le respect de l'interdépendance des êtres vivants entre eux et leurs besoins vitaux. Un exemple à suivre est définitivement le projet de parc national fédéral situé dans la vallée de la rivière Rouge en banlieue de Toronto qui est présentement à l'étude par Parcs Canada. Ce parc ajouterait une superficie considérable à la ceinture verte de la Ville reine. Qu'attendons-nous pour avoir notre propre ceinture verte en région montréalaise? Favorisons la préservation de corridors verts partout au Québec! Soyons à l’affût des efforts en cours, soutenons les projets porteurs d'un avenir durable!
Les papillons semblent menacés par un phénomène auquel on ne pensait pas forcément. Selon une étude américaine, le salage des routes en hiver pourrait écourter leur espérance de vie. Le chlorure de sodium serait donc néfaste. Selon cette étude menée, il a aussi un impact sur l'écosystème des lacs et des rivières.
Les papillons monarques et les papillons blancs seraient les principales espèces touchées.
D'après les spécialistes, cela proviendrait de leur nourriture. En effet, ils se nourrissent de laiteron et de ses fleurs, une mauvaise herbe qui pousse très souvent sur le bord des routes. Ces fleurs seraient remplies de sel l'hiver en période de mauvais temps. Le taux de chlorure de sodium serait jusqu'à 30 fois supérieure à la normale.
Le salage aurait des conséquences chez les papillons selon le sexe. Pour les mâles, il provoquerait un sur-développement des muscles utilisés pour voler. Chez les femelles, la taille de leur cerveau augmenterait. La mortalité serait aussi en augmentation en cas de quantité excessive ingurgitée. D'après les spécialistes, "le taux de survie des chenilles des papillons monarques nourris de laiteron provenant des bords de route, contenant des taux élevés de sel, était nettement plus faible (40,5%) que chez celles élevées avec des herbes d'une prairie (58,2%)". Des recherches similaires ont déjà montré que le salage des routes "peut brûler le feuillage des végétaux ou dessécher leurs racines" .
Les papillons monarques et les papillons blancs seraient les principales espèces touchées.
D'après les spécialistes, cela proviendrait de leur nourriture. En effet, ils se nourrissent de laiteron et de ses fleurs, une mauvaise herbe qui pousse très souvent sur le bord des routes. Ces fleurs seraient remplies de sel l'hiver en période de mauvais temps. Le taux de chlorure de sodium serait jusqu'à 30 fois supérieure à la normale.
Le salage aurait des conséquences chez les papillons selon le sexe. Pour les mâles, il provoquerait un sur-développement des muscles utilisés pour voler. Chez les femelles, la taille de leur cerveau augmenterait. La mortalité serait aussi en augmentation en cas de quantité excessive ingurgitée. D'après les spécialistes, "le taux de survie des chenilles des papillons monarques nourris de laiteron provenant des bords de route, contenant des taux élevés de sel, était nettement plus faible (40,5%) que chez celles élevées avec des herbes d'une prairie (58,2%)". Des recherches similaires ont déjà montré que le salage des routes "peut brûler le feuillage des végétaux ou dessécher leurs racines" .
Le groupe de spécialistes des requins (SSG) de l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) vient de publier une stratégie mondiale visant à éviter l'extinction et favoriser la reconstitution des poissons-scies, lesquels ont été décimés dans le monde entier suite à la surpêche et à la perte de leurs habitats.
Les poissons-scies, qui ressemblent aux requins, sont en fait des raies et pas n'importe lesquelles puisqu'ils représentent les plus grandes espèces de raies : jusqu'à 7 m de long ! Ils se caractérisent par des museaux allongés pourvus de dents (des « rostres ») et vivent dans des eaux chaudes.
Les poissons-scies sont très présents dans le folklore de pays comme le Panama et la Papouasie-Nouvelle-Guinée, ou d'îles comme Bornéo. Ils sont d'une importance prépondérante dans les cultures d'Afrique de l'Ouest, où ils symbolisent la justice et figurent sur les monnaies régionales.
Les rostres des poissons-scies sont universellement appréciés en tant qu'objets de curiosité et sont utilisés dans la médecine traditionnelle de nombreux pays parmi lesquels le Mexique, le Brésil, le Kenya, l'Iran, l'Inde et la Chine. Les dents rostrales sont recherchées comme éperons des coqs de combat en Amérique latine et dans les Caraïbes.
La chair de poisson-scie est consommée dans certaines régions ; les ailerons de poissons-scies sont particulièrement prisés pour la soupe aux ailerons de requins en Asie. Ces espèces sont également perçues comme des attractions populaires dans les aquariums.
Les poissons-scies sont en danger d'extinction. Autrefois présentes dans les eaux côtières et les rivières de plus de 90 pays tropicaux et subtropicaux, les cinq espèces de poissons-scies sont désormais toutes classées comme espèces en danger ou en danger critique d'extinction sur la Liste rouge de l'UICN.
La mortalité due à une pêche ciblée ou accidentelle constitue la principale menace pour les poissons-scies. Leurs rostres, qu'ils utilisent pour détecter et blesser leurs proies, se prennent dans de nombreux types d'engins de pêche, en particulier dans les chaluts et les filets maillants. La destruction d'habitats essentiels, tels que les mangroves, fait également peser une menace sur la survie des poissons-scies.
« Les poissons-scies, vénérés depuis des millénaires par les cultures côtières du monde entier, sont aujourd'hui confrontés à un risque d'extinction plus important que pour toute autre famille de poissons marins, » a déclaré Nick Dulvy, coauteur de la stratégie, coprésident du SSG de l'UICN et titulaire d'une chaire de recherche du Canada à l'Université Simon Fraser de Colombie-Britannique.
Le SSG souligne la nécessité de mettre en place de toute urgence des mesures nationales de protection des poissons-scies, espèce par espèce, à Cuba, au Panama, en Équateur, en Colombie, au Venezuela, au Suriname, en Guyane française, en Guyana, en Guinée-Bissau, en Sierra Leone, en Gambie, en Tanzanie, au Mozambique, à Madagascar, en Iran, au Pakistan, au Bangladesh, au Myanmar, au Cambodge et en Papouasie-Nouvelle-Guinée.
Les pays devant spécifiquement mettre en place une protection plus globale des poissons-scies comprennent les Bahamas, le Honduras, le Nicaragua, le Kenya, la Malaisie, l'Indonésie et l'Australie, tandis que des insuffisances au niveau de la mise en œuvre ont été soulignées pour le Brésil, le Sénégal, la Mauritanie, les Émirats arabes unis, le Qatar, Bahreïn et l'Inde.
Des solutions pourtant simples pour enrayer l'extinction « Bien que ces espèces soient au bord de l'extinction dans de nombreuses régions, il existe des moyens relativement simples d'aider les populations à se reconstituer. Par exemple, nous savons que les poissons-scies ont en réalité de bonnes chances de survie après avoir été capturés s'ils sont correctement manipulés et, dès lors, une formation élémentaire des pêcheurs commerciaux, de subsistance et de loisir est au cœur de notre stratégie de conservation, » a déclaré Colin Simpfendorfer, coprésident du SSG de l'UICN et professeur de science environnementale à l'Université James Cook du Queensland, qui a dirigé l'élaboration du plan américain de reconstitution ayant amélioré l'état du poisson-scie tident en Floride.
Pour compléter une interdiction actuellement en vigueur du commerce international de poissons-scies, la stratégie demande que des mesures nationales et régionales soient prises afin d'interdire l'abattage intentionnel des poissons-scies, de réduire la mortalité due aux captures accidentelles, de protéger les habitats des poissons-scies et de garantir l'application effective de ces mesures de protection. Le document détaille également des mesures liées à une communication efficace, au renforcement des capacités, à la recherche stratégique et à un élevage responsable, ainsi qu'une levée de fonds pour assurer la mise en œuvre de ces mesures.
« Au cours de la dernière décennie, les politiques de conservation des poissons-scies se sont nettement améliorées dans plusieurs pays et à l'échelle mondiale, mais il est urgent d'œuvrer plus activement en vue de protéger ces animaux magnifiques, » a déclaré Sonja Fordham, vice-présidente du SSG de l'UICN et présidente de Shark Advocates International, projet basé à Washington DC et mené par The Ocean Foundation. « Nous nous félicitons tout particulièrement du fait que la Guinée-Bissau et la Guinée proposent l'inscription des poissons-scies à la Convention sur les espèces migratrices, car ce traité offre un excellent cadre pour favoriser une protection nationale dans de nombreux pays prioritaires de l'aire de répartition des poissons-scies et pour mettre en œuvre notre stratégie mondiale à l'échelle régionale. »
Les poissons-scies, qui ressemblent aux requins, sont en fait des raies et pas n'importe lesquelles puisqu'ils représentent les plus grandes espèces de raies : jusqu'à 7 m de long ! Ils se caractérisent par des museaux allongés pourvus de dents (des « rostres ») et vivent dans des eaux chaudes.
Les poissons-scies sont très présents dans le folklore de pays comme le Panama et la Papouasie-Nouvelle-Guinée, ou d'îles comme Bornéo. Ils sont d'une importance prépondérante dans les cultures d'Afrique de l'Ouest, où ils symbolisent la justice et figurent sur les monnaies régionales.
Les rostres des poissons-scies sont universellement appréciés en tant qu'objets de curiosité et sont utilisés dans la médecine traditionnelle de nombreux pays parmi lesquels le Mexique, le Brésil, le Kenya, l'Iran, l'Inde et la Chine. Les dents rostrales sont recherchées comme éperons des coqs de combat en Amérique latine et dans les Caraïbes.
La chair de poisson-scie est consommée dans certaines régions ; les ailerons de poissons-scies sont particulièrement prisés pour la soupe aux ailerons de requins en Asie. Ces espèces sont également perçues comme des attractions populaires dans les aquariums.
Les poissons-scies sont en danger d'extinction. Autrefois présentes dans les eaux côtières et les rivières de plus de 90 pays tropicaux et subtropicaux, les cinq espèces de poissons-scies sont désormais toutes classées comme espèces en danger ou en danger critique d'extinction sur la Liste rouge de l'UICN.
La mortalité due à une pêche ciblée ou accidentelle constitue la principale menace pour les poissons-scies. Leurs rostres, qu'ils utilisent pour détecter et blesser leurs proies, se prennent dans de nombreux types d'engins de pêche, en particulier dans les chaluts et les filets maillants. La destruction d'habitats essentiels, tels que les mangroves, fait également peser une menace sur la survie des poissons-scies.
« Les poissons-scies, vénérés depuis des millénaires par les cultures côtières du monde entier, sont aujourd'hui confrontés à un risque d'extinction plus important que pour toute autre famille de poissons marins, » a déclaré Nick Dulvy, coauteur de la stratégie, coprésident du SSG de l'UICN et titulaire d'une chaire de recherche du Canada à l'Université Simon Fraser de Colombie-Britannique.
Le SSG souligne la nécessité de mettre en place de toute urgence des mesures nationales de protection des poissons-scies, espèce par espèce, à Cuba, au Panama, en Équateur, en Colombie, au Venezuela, au Suriname, en Guyane française, en Guyana, en Guinée-Bissau, en Sierra Leone, en Gambie, en Tanzanie, au Mozambique, à Madagascar, en Iran, au Pakistan, au Bangladesh, au Myanmar, au Cambodge et en Papouasie-Nouvelle-Guinée.
Les pays devant spécifiquement mettre en place une protection plus globale des poissons-scies comprennent les Bahamas, le Honduras, le Nicaragua, le Kenya, la Malaisie, l'Indonésie et l'Australie, tandis que des insuffisances au niveau de la mise en œuvre ont été soulignées pour le Brésil, le Sénégal, la Mauritanie, les Émirats arabes unis, le Qatar, Bahreïn et l'Inde.
Des solutions pourtant simples pour enrayer l'extinction « Bien que ces espèces soient au bord de l'extinction dans de nombreuses régions, il existe des moyens relativement simples d'aider les populations à se reconstituer. Par exemple, nous savons que les poissons-scies ont en réalité de bonnes chances de survie après avoir été capturés s'ils sont correctement manipulés et, dès lors, une formation élémentaire des pêcheurs commerciaux, de subsistance et de loisir est au cœur de notre stratégie de conservation, » a déclaré Colin Simpfendorfer, coprésident du SSG de l'UICN et professeur de science environnementale à l'Université James Cook du Queensland, qui a dirigé l'élaboration du plan américain de reconstitution ayant amélioré l'état du poisson-scie tident en Floride.
Pour compléter une interdiction actuellement en vigueur du commerce international de poissons-scies, la stratégie demande que des mesures nationales et régionales soient prises afin d'interdire l'abattage intentionnel des poissons-scies, de réduire la mortalité due aux captures accidentelles, de protéger les habitats des poissons-scies et de garantir l'application effective de ces mesures de protection. Le document détaille également des mesures liées à une communication efficace, au renforcement des capacités, à la recherche stratégique et à un élevage responsable, ainsi qu'une levée de fonds pour assurer la mise en œuvre de ces mesures.
« Au cours de la dernière décennie, les politiques de conservation des poissons-scies se sont nettement améliorées dans plusieurs pays et à l'échelle mondiale, mais il est urgent d'œuvrer plus activement en vue de protéger ces animaux magnifiques, » a déclaré Sonja Fordham, vice-présidente du SSG de l'UICN et présidente de Shark Advocates International, projet basé à Washington DC et mené par The Ocean Foundation. « Nous nous félicitons tout particulièrement du fait que la Guinée-Bissau et la Guinée proposent l'inscription des poissons-scies à la Convention sur les espèces migratrices, car ce traité offre un excellent cadre pour favoriser une protection nationale dans de nombreux pays prioritaires de l'aire de répartition des poissons-scies et pour mettre en œuvre notre stratégie mondiale à l'échelle régionale. »
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