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samedi 28 juin 2014
Lors de l'examen du projet de loi biodiversité par la commission du développement durable de l'Assemblée, les députés ont adopté l'amendement déposé par la ministre de l'Ecologie Ségolène Royal qui interdit le rejet en mer des eaux de ballast des navires "sans traitement, dans les eaux territoriales et sur le plateau continental".

Les eaux de ballast sont issues des cuves des bateaux et peuvent véhiculer des organismes nuisibles, rappelle le ministère. "On estime à 5 milliards de tonnes la quantité de ces eaux polluées qui sont déversées chaque année sans aucun contrôle".

"Avec cette mesure, la France applique enfin la convention internationale pour la gestion des eaux de ballast adoptée en 2004 par l'Organisation maritime internationale", souligne Mme Royal. La France a adhéré à cette convention par la loi n° 2008-476 du 22 mai 2008. Afin de "garantir la bonne mise en œuvre" de la convention, l'amendement modifie certaines dispositions relatives au contrôle et à la gestion des eaux de ballast et des sédiments des navires prévues par les articles L. 218-82 à L. 218-86 du code de l'environnement.

Le champ d'application de l'actuel article L. 218-83 est en effet "plus restreint que celui de la convention de 2004", puisque ne sont concernés que les navires d'une jauge brute égale ou supérieure à 300 unités du système universel de mesure alors que la convention a vocation à s'appliquer à tous les navires conçus pour transporter de l'eau de ballast sans condition de jauge, explique le texte.

Les navires battant pavillon français effectuant un voyage national présentent "les mêmes risques pour l'environnement que les navires en navigation internationale". Dans un "souci de simplification", l'amendement prévoit l'application des dispositions de la convention à ces navires. Les normes de rejet, les conditions de renouvellement des eaux de ballast, les conditions d'approbation des documents et de délivrance du certificat de gestion de ces eaux, les conditions d'exemption et les modalités de contrôle et d'inspection seront précisées par voie réglementaire.

Les sanctions pour rejet illicite sont par ailleurs modifiées afin de les rendre "plus dissuasives" : le capitaine du navire est passible d'une amende de 300.000 euros et d'un an d'emprisonnement.

Le champ d'application territoriale du dispositif est étendu à la Nouvelle-Calédonie, à la Polynésie française et aux îles Wallis et Futuna, "sous réserve des compétences dévolues à ces collectivités", ainsi qu'aux Terres australes et antarctiques françaises.

Cette convention internationale devrait entrer prochainement en vigueur : elle doit être ratifiée par 30 Etats dont les flottes marchandes représentent 35% du tonnage brut de la flotte mondiale. En juillet 2013, 36 Etats l'avaient ratifiée, représentant 29% du tonnage de la flotte mondiale.

Source © Actu-environnement
jeudi 26 juin 2014
L'exploitation rapide des ressources naturelles fait peser une menace vitale sur les grands singes en Afrique et en Asie, ont alerté des experts mercredi à l'occasion d'une conférence de l'ONU sur l'environnement.

L'extraction des ressources naturelles - notamment bois, minerais, pétrole et gaz - et le développement des infrastructures y dévastent l'habitat des grands singes et menacent d'extinction chimpanzés, gorilles, bonobos, orangs-outans et gibbons, ont affirmé des spécialistes à l'occasion de la première Assemblée des Nations unies pour l'environnement qui se tient jusqu'à vendredi à Nairobi.

«Les industries extractives ont eu un grave impact sur les singes et leur habitat», a déclaré Helga Rainer, conservatrice en chef du programme consacré aux grands singes par la Fondation Arcus, une importante institution privée dédiée à la défense des primates.

«Seules cinq des 27 zones (d'habitat naturel) des grands singes n'ont pas de projet minier dans leur périmètre (...) sans compter l'impact indirect lié au développement des infrastructures comme les routes et le chemin de fer», a-t-elle expliqué.

Alors que l'effet négatif du développement économique sur la survie des grands singes a été reconnu depuis des décennies, il est temps, selon les chercheurs, d'agir pour intégrer la défense de ces espèces dans des politiques sociales, économiques et environnementales, afin de garantir que le développement ne se fait pas aux dépens de la biodiversité.

«Il nous faut développer des dispositifs de sauvegarde et des politiques environnementales qui puissent répondre concrètement à ces questions», a souligné Jef Dupain, directeur de l'Initiative pour les grands singes d'Afrique au sein de la Fondation africaine pour la défense de la nature, basée dans la capitale kényane.

Si le rythme actuel n'est pas ralenti, d'ici à 2030 le développement humain aura touché 90 % de l'habitat naturel des grands singes en Afrique et 99 % en Asie, selon un rapport intitulé «Industries extractives et préservation des grands singes» publié par une ONG de défense des grands singes.

Toutes les espèces de primates sont menacées, d'après l'Union internationale pour la conservation de la nature (IUCN).

Les gorilles de Cross River n'excéderaient pas 250 au Cameroun et au Nigeria, et il ne resterait plus qu'environ 880 gorilles des montagnes à travers l'Ouganda, le Rwanda et la République démocratique du Congo (RDC), selon les estimations.

En Asie, le nombre d'orangs-outans de Sumatra aurait chuté de 50 % depuis 1992, et la population entière de gibbons noirs d'Hainan, en Chine, ne compte que 21 individus.

Source © AFP
La Confédération paysanne alerte mercredi sur les risques de sécheresse et « demande aux pouvoirs publics de prendre d'urgence la mesure de la situation ».

« Le nombre de départements qui souffrent d'un fort manque de précipitations augmente de jour en jour dans le quart nord-est de la France et dans le sud », indique le syndicat dans un communiqué. « Certaines préfectures ont déjà pris des mesures de vigilance et beaucoup d'éleveurs sont contraints de rentrer leurs animaux et d'entamer leurs stocks d'alimentation pour l'hiver. »

« La situation n'est pas explosive. La sécheresse ne fait pas encore les gros titres nationaux. Pourtant, on sait qu'il y a de quoi lancer l'alerte. Dès maintenant, des paysans cherchent des solutions pour assurer l'alimentation de leurs animaux ou l'irrigation de leurs cultures ».

« La prise de conscience du gouvernement est indispensable pour adapter les règlementations à la situation et activer des mesures d'aides aux paysans les plus touchés. Il faut dès à présent favoriser l'accès des éleveurs à des fourrages de qualité à des prix corrects en prenant garde à une potentielle flambée des prix et mettre en place des commissions d'enquête départementales. Les paysans déjà en difficulté et les nouveaux installés doivent être soutenus en priorité ! », ajoute la Confédération paysanne.

Enfin, « la commission nationale des calamités agricoles doit être réunie au plus vite. Il faut anticiper dès maintenant les situations dramatiques qui ne manqueront pas d'arriver », explique le syndicat
Les merlus, rougets ou anchois risquent de disparaître de Méditerranée, si un effort supplémentaire n'y est pas livré contre la surpêche, a mis en garde jeudi la Commission européenne.

Présentant l'évaluation de Bruxelles sur l'état des stocks de poisson dans l'UE, en préalable à la fixation des quotas, la commissaire à la Pêche, la Grecque Maria Damanaki, a exprimé sa "vive inquiétude de voir la situation se détériorer à ce point en Méditerranée", qui est "largement surexploitée".

Elle a appelé les Etats à se mobiliser dans un "combat de longue haleine" et à livrer "des efforts considérables" pour sauvegarder "pour les générations futures" les ressources halieutiques méditerranéennes.

La tâche s'annonce difficile, au vu des défaillances traditionnelles des Etats de la région à réguler les activités de pêche, alors que la plupart des poissons et crustacés se concentrent dans la bande cotière.

Au moins 96% des stocks de fond, notamment rougets, merlus, ou crevettes sur lesquelles les scientifiques disposent de données sont du coup surexploitées, tandis que la surpêche frappe plus de 70% des stocks pélagiques, comme ceux de sardines ou anchois, selon la Commission.

Seule consolation, la connaissance a progressé pour cette mer, avec désormais des données sur une centaine de stocks, contre moins de trente en 2007.

La mer Noire est l'autre zone à risque: toutes les espèces profondes et un tiers des poissons de surface y sont menacées de disparition.

La Commission s'est par contre prévalu d'avancées contre la surpêche en Atlantique du Nord-est, y compris les mers Baltique et du Nord, relevant qu'alors que 30 stocks sur 35 évalués y étaient surexploités en 2009, ils n'étaient plus que 19 sur 46 évalués en 2014.

Mais entre 2013 et 2014, alors même que l'UE adoptait une nouvelle politique commune de la pêche centrée sur la sauvegarde des poissons, la proportion des stocks surpêchés est passée de 39% à 41%, a pointé la Fondation de protection de l'environnement Pew.

"Les Etats membres sont en train d'essayer de détricoter" la nouvelle politique, et notamment l'une de ses mesures phares, l'interdiction des rejets en mer, qui doit commencer à entrer en vigueur en 2015, a mis en garde un de ses responsables, Stephan Beaucher, appelant l'exécutif bruxellois à ne pas baisser la garde.

Source © AFP





Près de 4% des pachydermes du parc naturel de Garamba à l’Est de la République Démocratique du Congo ont été tués par des braconniers en deux mois. C’est la substance d’un communiqué rendu officiel le 12 juin courant par l’Institut congolais pour la conservation de la nature (ICC) et le réseau African Parks, co-gestionnaires du parc.

« En dépit d’une intensification des efforts contre les braconniers », le massacre des éléphants s’est accéléré depuis mi-mai, s’indigne le communiqué. Qui ajoute qu’au moins neuf éléphants « ont été tués par balles à partir d’un hélicoptère », et que les gardes du parc ont dû subir des tirs de grenades lancées par des braconniers soudanais. Ces derniers ont emporté dans leur sale besogne, les cerveaux, défenses et les parties génitales des éléphants. Pour la direction du parc, « la situation est extrêmement grave : le parc est attaqué sur tous les fronts ».

Ceux-ci ont identifié quatre types de braconniers : les rebelles ougandais de l’Armée de résistance du Seigneur (LRA) de Joseph Koni, les groupes armés du Soudan du Sud, les braconniers chassant à bord d’hélicoptères et des déserteurs de l’armée congolaise.

En rappel, le parc national de la Garamba est inscrit depuis la décennie 1990 sur la liste du patrimoine mondial de l’humanité en péril.

Des feux de forêt en Indonésie provoquent d’importants dégagements de fumée qui pourraient se diriger à nouveau vers Singapour et la Malaisie, deux pays voisins d’Asie du Sud-Est, a indiqué mercredi l’Agence nationale des catastrophes naturelles.

Comme chaque année à la même période, la province de Riau, un archipel indonésien proche de Singapour et de la Malaisie, est le théâtre de feux de forêts qui se sont accentués ces derniers jours, faisant craindre une contamination de ces deux pays fortement touchés l’an passé.

Pas moins de 366 feux ont été dénombrés mercredi sur l’île indonésienne de Sumatra, où se trouve la province de Riau, contre 141 la veille, a précisé un porte-parole de l’Agence nationale, Sutopo Purwo Nugroho.

« Nous devons être en alerte dans la mesure où le vent se dirige vers l’est et le nord-est. La probabilité que la fumée atteigne Singapour et la Malaisie augmente », a-t-il ajouté.

Des experts estiment qu’un phénomène météorologique de type El Nino, provoquant une sécheresse plus importante que d’habitude, pourrait attiser les feux de forêts cette année.

Mais pour le moment, les incendies constatés n’ont pas de conséquences sérieuses sur la vie quotidienne des habitants de Sumatra.

Les autorités indonésiennes ont indiqué que les importants feux de forêts l’an passé — les pires depuis une décennie en Asie du Sud-Est — avaient été délibérément allumés. La culture sur brûlis est encore largement pratiquée en Indonésie, mais les ONG de défense de l’environnement accusent les sociétés de plantations d’huile de palme et les groupes de pâte à papier de recourir à cette technique pour déboiser à moindres frais.

Source © AFP
Les autorités brésiliennes ont averti que les Indiens isolés étaient exposés à une ‘tragédie’ imminente et à la ‘mort’ après l’augmentation spectaculaire du nombre d’observations de leur présence dans la forêt amazonienne près de la frontière péruvienne.

Les experts estiment que les Indiens ont pris la fuite à travers la frontière péruvienne dans le but d’échapper au front des bûcherons clandestins qui envahissent leur territoire. Ils pénètrent maintenant dans le territoire d’autres groupes indiens isolés qui vivent déjà du côté brésilien de la frontière ainsi que de certaines communautés sédentaires.

Les Indiens asháninka de l’Etat d’Acre, au Brésil, par exemple, disent qu’ils ont dernièrement rencontré des dizaines d’Indiens isolés à proximité de leur communauté, et de récentes enquêtes gouvernementales ont révélé que des traces de pas, des campements temporaires et des restes alimentaires laissés par les Indiens ont été de plus en plus fréquemment observés.

Ces incidents soulèvent la crainte de violents affrontements entre les différents groupes et d’une hécatombe en raison des maladies contagieuses contre lesquelles les Indiens isolés n’ont aucune immunité.

José Carlos Meirelles qui, durant plus de 20 ans, a administré cette région pour la FUNAI, le département des affaires indiennes du gouvernement brésilien, a déclaré : ‘Quelque chose de grave a dû se passer. Il n’est pas normal qu’un aussi grand groupe d’Indiens isolés se conduise de cette manière. Il s’agit d’une situation entièrement nouvelle et inquiétante et nous ne savons pas encore ce qui en est la cause’.

Les Indiens ont été repérés dans la région même où un groupe isolé avait été photographié et filmé d’avion il y a quatre ans. Une région qui manque de protection après avoir été envahie par les trafiquants de drogue et les bûcherons clandestins en 2011 et qu’un poste de contrôle de la FUNAI a été abandonné.

Les Indiens isolés sont parmi les peuples les plus vulnérables de la planète. Bien que ceux qui ont été filmés il y a quatre ans semblaient être en bonne santé, ces groupes n’ont aucune immunité contre des maladies communes telles que la grippe ou la rougeole qui ont anéanti des tribus entières dans le passé.

Il y a deux semaines, la FUNAI a étudié les rapports alarmants des Asháninka. Elle a averti que ‘le contact [était] imminent’ et a demandé que des équipes de santé soient envoyées d’urgence dans la région sans quoi ‘ils risquent de contracter des maladies… qui pourraient leur être fatales’.

Lors de sa récente visite en Europe, Raoni Metuktire, le leader indien d’Amazonie devenu célèbre dans la lutte qu’il a menée pour le territoire de son groupe, les Kayapó, et contre la destruction de l’Amazonie, s’est alarmé : "Où les Indiens isolés vont-ils aller? Si leurs terres ne sont pas protégées, ils mourront’.

Survival International, mouvement mondial pour les droits des peuples indigènes, appelle les gouvernements brésilien et péruvien à protéger toutes les terres habitées par des Indiens isolés et à honorer leur promesse de renforcer la coordination transfrontalière afin d’assurer leur survie.

Stephen Corry, directeur de Survival, a déclaré aujourd’hui : ‘Les frontières n’existent pas pour les Indiens isolés, ce qui explique pourquoi le Pérou et le Brésil doivent travailler ensemble pour prévenir un désastre humain. Tout au long de l’histoire, les peuples isolés ont été anéantis lorsque leurs terres ont été envahies. Il est donc essentiel que le territoire de ces Indiens soit dûment protégé. Les deux gouvernements doivent agir d’urgence pour sauver leurs citoyens isolés d’une mort certaine.

Source © Gleison Miranda/FUNAI/Survival
Par un amendement au projet de loi sur la biodiversité, le Gouvernement a avancé du 1er janvier 2020 au 1er mai 2016 l'interdiction d'utilisation des produits phytopharmaceutiques par les collectivités publiques. Le projet de loi, ainsi modifié, a été adopté ce jeudi 26 juin par la commission du développement durable de l'Assemblée nationale.

"Cette anticipation de l'interdiction (…) est techniquement réalisable car elle ne porte que sur les espaces verts et les promenades ouvertes au public, surfaces pour lesquelles il existe des solutions alternatives à l'emploi des pesticides chimiques, avec de nombreuses références techniques", explique l'exposé des motifs. "De plus l'interdiction n'est pas totale puisque les produits autorisés en agriculture biologique, les produits de bio-contrôle et les produits à faible risque continuent d'être autorisés", ajoute le ministère de l'Ecologie.

Ce dernier fait également valoir que de nombreuses villes ont fait la preuve qu'une gestion zéro phyto était possible à travers des démarches de labellisation de leur espace vert comme le label "Ecojardin" et le label "Espaces végétales écologiques". Ces initiatives ont été complétées par le lancement du label national "Terre saine, villes et villages sans pesticides" par la ministre de l'Ecologie Ségolène Royal.

Rupture de certains engagements

L'interdiction d'utilisation des pesticides par les collectivités au 1er janvier 2020 avait été votée par la loi du 6 février 2014, dite "loi Labbé", visant à mieux encadrer l'utilisation des produits phytosanitaires sur le territoire national.

Le député UMP Martial Saddier a dénoncé "une rupture de certains engagements" à propos de cet amendement. "Ce n'est pas très sain que deux mois après un vote conforme entre l'Assemblée et le Sénat et un deal, entre guillemets, avec des acteurs socio-professionnels de notre territoire, on profite d'un texte, fin juin, discrètement, pour rendre la situation impossible aux collectivités teritoriales (…)", a estimé le parlementaire. "Cela s'apparente très clairement à une opération de communication", a-t-il ajouté pour justifier l'opposition du groupe UMP au texte adopté par la commission.

lundi 23 juin 2014
La Maison Blanche a ordonné le 20 juin aux agences fédérales de réexaminer les effets que les pesticides peuvent avoir sur les abeilles et autres pollinisateurs, qui ont connu des pertes importantes dans leur population ces dernières années.

L'administration de Barack Obama a demandé à l'Agence de protection de l'Environnement (EPA) « d'évaluer l'effet des pesticides, y compris des néonicotinoïdes, sur la santé des abeilles et autres pollinisateurs, et de prendre des mesures le cas échéant » dans les 180 jours.

Le décret signé par le président Obama appelle également à la mise en place, dans les six prochains mois, d'une stratégie globale entre les différentes agences gouvernementales pour protéger les pollinisateurs en améliorant leur habitat. 

Les mesures comprennent par exemple la plantation de fleurs le long des autoroutes, l'aménagement paysager des bâtiments fédéraux en ayant notamment recours à des plantes bénéfiques aux pollinisateurs, ou encore l'expansion de leur habitat dans des zones de conservation.

« Ces dernières décennies, il y a eu des pertes significatives parmi les pollinisateurs, y compris les abeilles à miel, les abeilles indigènes, les oiseaux, les chauve-souris et les papillons », a déclaré M. Obama. « Il s'agit d'un grave problème qui nécessite une attention immédiate », a-t-il souligné.

Le département américain de l'Agriculture a également assigné huit millions de dollars supplémentaires à un programme mené dans certains Etats du Midwest pour développer de nouveaux habitats pour les abeilles à miel.

Les défenseurs de l'environnement ont salué le projet du président, estimant toutefois qu'il n'allait pas assez loin alors que l'Union européenne a elle déjà interdit trois insecticides de la famille des néonicotinoïdes actuellement commercialisés dans le monde entier, au motif qu'ils rendaient les abeilles malades.

Les abeilles ont connu des pertes sévères dans leur population ces dernières années. Depuis quinze ans, le nombre d'essaims est en recul sur toute la planète, un phénomène baptisé « Syndrome d'effondrement des colonies ». Le taux de mortalité des abeilles est d'environ 30 % chaque année depuis 2007.

Les scientifiques ne comprennent pas entièrement les raisons de ces décès importants, mais des recherches mettent en avant une combinaison de facteurs comme la présence de parasites, d'agents pathogènes et l'exposition à des pesticides utilisés à grande échelle dans l'agriculture.

L'EPA précise bien sur son site internet que les Etats-Unis « n'interdisent actuellement pas, ni ne restreignent sévèrement, l'usage de pesticides néonicotinoïdes ». A la place, l'agence explique qu'ils vont « réévalué » l'effet de ces produits afin de « s'assurer qu'ils remplissent les critères actuels de santé et de sécurité ».

L'annonce du président Obama « ne va pas assez loin », a estimé le président de Friends of the Earth, Erich Pica. « L'administration devrait empêcher l'utilisation de ces pesticides toxiques jusqu'à ce qu'ils soient jugés sûrs », a-t-il relevé.

Larissa Walker, du Center for Food Safety, a également jugé que ce projet allait « dans la bonne direction » mais exprimé des inquiétudes. « Une évaluation et une amélioration de l'habitat ne vont pas, à elles seules, sauver nos pollinisateurs. Nous avons besoin de mesures décisives contre les pesticides », a-t-elle affirmé.

Une nouvelle étude américaine, publiée aujourd’hui dans le journal Environmental Health Perspective, estime qu’une femme enceinte qui vit à proximité d’une ferme utilisant des pesticides, augmenterait son risque d’avoir un enfant autiste de 66%.

Sans vouloir établir de relation de cause à effet, des chercheurs de l’Université Davis de Californie ont toutefois mis à jour un lien entre le fait de vivre à proximité d’une exploitation agricole utilisant des pesticides et le risque d’avoir un enfant autiste.

Pour ce faire, les chercheurs ont confronté des données sur les utilisations de pesticides en Californie, aux adresses d’un millier de personnes participant à une étude sur les enfants autistes. Il sont examiné plus précisément où les participants vivaient durant la grossesse et au moment de la naissance de l’enfant.

Les 2e et 3e trimestres à risque

Or, l’un des auteurs, Irva Hertz-Picciotto, vice-présidente du département de Sciences et de Santé publique à l’université Davis de Californie, explique avoir constaté que “plusieurs types de pesticides ont été plus couramment utilisés près des habitations où les enfants ont développé le syndrome de l’autisme ou ont eu des retards“. Près d’un tiers des participants vivaient dans un rayon de 1,25 à 1,75km de l’endroit où des pesticides ont été utilisés.

En poussant la recherche, les auteurs ont établit que les risques d’autismes étaient supérieurs si le contact avec les pesticides intervenait lors des deuxième et troisième trimestres de grossesse, lors du développement du cerveau de l’enfant. 

“Même si nous devons encore regarder si certains sous-groupes sont plus sensibles aux expositions de pesticides que d’autres, le message est très clair: les femmes enceintes doivent faire attention à éviter tout contact avec les produits chimiques de l’agriculture“, concluent les auteurs de cette étude.


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Les ruisseaux, les rivières et les réservoirs de la Corée du Nord s'épuisent gravement à cause de la sécheresse prolongée que le pays traverse ont déclaré les médias d'états . 

Aujourd'hui le pays isolé a mobilisé une partie de son armée de millions d'hommes pour essayer de protéger les cultures devenues extrêmement précieuses.

Cette sécheresse est la pire qu'ait connu le pays depuis plus d'une décennie, certaines régions subissent même les plus bas niveaux de précipitations depuis 1961, elles viennent de traverser 70 jours sans pluie.

Les employés du tertiaire, les agriculteurs et les femmes sont déjà mobilisés en masse pour tenter de diriger le peu d'eau en réserve vers les sols secs des champs et des rizières, aujourd'hui l'armée se mobilise, a annoncé l'agence officielle KCNA.

Dans les années 1990, les pénuries alimentaires ont entraîné une famine dévastatrice qui a tué environ un million de personnes dans le pays.

© Nature Alerte
Le programme de contrôle de la faune sauvage du ministère de l'agriculture des États-Unis tue des millions d'animaux sauvages par an, souvent parce qu'ils sont considérés comme nuisance, pourtant certains d'entre eux sont sur la liste des espèces en voie de disparition.

Bon nombre des animaux tués sont des espèces invasives, pourtant selon un communiqué du Centre pour la diversité biologique du pays, plus de  deux millions d'entre eux sont indigènes et ont été pourtant éliminées l'an dernier. Ce nombre représente une augmentation de près de 500 000 animaux par rapport à l'année 2012.

En 2013 ce sont plus de quatre millions d'animaux sauvages qui ont été abattus, empoisonnés ou piégés par les Services de la faune de l'agriculture du pays (l'USDA):

On trouve sur cette liste macabre, 75 326 coyotes, 866 chats sauvages, 528 loutres de rivière, 3700 renards, 12 186 chiens de prairie, 973 buses à queue rousse, 419 ours noirs et au moins trois aigles (or et chauve). Mais on y trouve aussi des animaux qui sont sur la liste des espèces en voie de disparition, souvent tués par accident, comme le loup gris mexicain.

Bien qu'une liste des animaux tués ait été dressé par la USDA, peu de données expliquent les raisons d'un tel massacre, par exemple on y retrouve rien sur les méthodes utilisées, ou les raisons des erreurs qui conduisent à tuer massivement des animaux sauvages qui ne sont pas visés par une quelconque dangerosité officielle, telle que la rage qui touche parfois les porcs sauvages et qui est la raison la plus évoquée.

On sait que depuis sa création dans les années 1930 que l'USDA a conclu des accords financiers avec les éleveurs, les agriculteurs et le secteur privé ( les aéroports par exemple ), qui acceptent de payer la moitié des coûts contre des services rendues. L'USDA a toujours refusé de divulguer publiquement ces accords, il y a aujourd'hui un grave manque de transparence des allocations alloués à cette activité sur tout le territoire américain.

"le "Wildlife Services" est l'un des départements les plus opaques et obstinés avec qui j'ai eu a traité", a déclaré Peter A. DeFazio de l'ong D-Ore. 

"Nous ne savons pas ce qu'ils font. J'ai plusieurs fois réclamé à l'agence de me divulguer les méthodes létales qu'ils utilisent lors d’éradication par empoisonnement. Je n'ai obtenu jusqu'ici aucune réponse. Nous ne connaissons pas les poisons utilisés et ils ne le révéleront pas. "

DeFazio et plusieurs de ses collègues ont demandé à l'inspecteur général de l'USDA de procéder à une vérification urgente des services de la faune sauvage. 

"Le programme WS est inefficace, inhumain et a un besoin urgent d'être controlé" 

Amy Atwood, la responsable du Centre pour la diversité biologique a décrit le travail des Services de la faune de l'USDA comme "une campagne stupéfiante de massacre financée par les contribuables"

Elle ajoute que les services de la faune de l'USDA prétendent qu'ils doivent impérativement éliminer les espèces envahissantes, mais en vérité ils tuent en masse des animaux qui sont des espèces non-invasives et cela sans aucun égard pour les écosystèmes. 

© Nature Alerte / Sources: washington post, NRDC ( Natural Resources Defense Council)




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Le Comité du patrimoine mondial à l'UNESCO encourage le gouvernement canadien à créer une zone tampon permanente pour protéger le parc national de Gros Morne de la fracturation hydraulique.

Le comité a publié mercredi dernier des recommandations à l'égard du parc situé dans l'ouest de l'île de Terre-Neuve, à la suite d'une rencontre tenue à Doha, au Qatar.

La décision a été prise en réponse aux inquiétudes de groupes environnementaux concernant la possibilité d'activités de fracturation pour le pétrole et le gaz de schiste à proximité du parc.

Terre-Neuve-et-Labrador a adopté un moratoire sur la fracturation hydraulique en attente des résultats d'études.

Éric Hébert-Daly, directeur exécutif au bureau national de la Société pour la nature et les parcs du Canada (SNAP), a affirmé que la prochaine étape pour Ottawa était de répondre à la recommandation de l'UNESCO et de créer une protection permanente pour le parc de Gros Morne.

En 1987, le parc de Gros Morne a été classé au patrimoine mondial de l'UNESCO en raison de sa beauté naturelle exceptionnelle et de ses richesses géologiques.

La fracturation hydraulique consiste à injecter eau, sable et substances chimiques à des pressions élevées pour fracturer des formations rocheuses et permettre d'en extraire le pétrole et le gaz.

La perspective d'une telle pratique près de Gros Morne, un paradis pour les randonneurs, a suscité de vifs débats. Elle a aussi entraîné des mises en garde sur la pollution des eaux souterraines et d'autres risques pour l'environnement ou la santé publique.

Source © La presse Canadienne

Le cumul des précipitations depuis le mois de septembre est inférieur de 40% à la normale. Le Conseil Général des Pyrénées-Orientales vous demande donc de réduire votre consommation d'eau.

De la pluie à l'automne, puis un hiver et un printemps secs sur la plaine du Roussillon. Résultat : le niveau des nappes phréatiques est préoccupant. Le cumul de pluies depuis le mois de septembre est inférieur de 40% à la normale. Une situation semblable à celle d'un mois de juillet, depuis la fin du mois de mai. Cela n'était pas arrivé depuis plus de dix ans.

Et il ne faut pas se fier aux niveaux des rivières ou aux barrages de Vinça et de Caramany qui sont pleins : cette eau issue de la fonte des neiges ne va pas recharger les nappes cet été. Elle va s'infiltrer progressivement dans les prochains.

"Les nappes phréatiques sont au plus bas, les relevés nous montrent que la situation est déjà critique." Hermeline Malherbe, présidente du Conseil général.

Une situation particulièrement préoccupante entre Le Barcarès et Canet-en-Roussillon

Le niveau des nappes phréatiques est inquiétant, en particulier sur la côte entre Le Barcarès et Canet-en-Roussillon. Le niveau des nappes phréatiques profondes est passé sous le niveau de la mer. Normalement, ce phénomène se produit au mois d'août et non pas fin mai. Cela pourrait entrainer une pollution des nappes par de l'eau salée.

"Plus le niveau reste longtemps sous celui de la mer, plus les risques de dégradations sont importants". Hichem Tachrift, directeur du syndicat mixte pour la protection et la gestion des nappes phréatiques de la Plaine du Roussillon

Réduisez votre consommation

Pour l'instant, il n'y a pas de mesures de restriction de l'usage de l'eau, pas d'arrêté sécheresse, mais le syndicat mixte pour la protection et la gestion des nappes phréatiques nous demande dores et déjà de réduire notre consommation d'eau.

Ne pas nettoyer sa voiture chez soi. Préférez plutôt les stations de lavage spécialisées, moins gourmandes en eau.

Ne pas arroser son jardin en plein soleil. Arrosez le matin ou le soir.

Economisez l'eau quand vous vous lavez, cela vous permettra aussi de faire économies sur votre facture.

Un comité sécheresse doit se réunir à la fin du mois pour faire le point sur la situation. Le préfet des Pyrénées-Orientales décidera à ce moment là de prendre ou non des mesures de restriction de l'usage de l'eau.


Source © Charlotte Coutard © Radio France /France bleu







Le lac Malawi était autrefois une eau de pêche miraculeuse, notamment grâce au chambo, poisson mythique qui hante ses hauts-fonds depuis des millénaires. Mais la surpêche a dépeuplé le lac, laissant les pêcheurs locaux amers et sans ressources.

Edward Njeleza est l'un de ces pêcheurs, aujourd'hui partiellement reconverti dans la fabrication d'objets de perle. Il affirme que ses prises ont chuté de 90% ces dix dernières années.

A l'époque, dit-il, ses neuf équipiers et lui ramenaient jusqu'à 300 kg de poisson par jour. Ils peinent aujourd'hui à en pêcher 25 kg.

"Nous allons pêcher, mais nous ne ramenons jamais grand chose", déplore-t-il, "nous ne prenons plus de gros poissons..."

"Autrefois, on passait deux heures par jour sur le lac et on revenait avec un bateau plein, maintenant, on y passe 12 heures et on ramène moins qu'avant".

Dans sa dernière étude sur le chambo (oreochromis lidole), autrefois richesse des riverains du lac, qui date de 2004, l'Union internationale pour la Conservation de la nature (IUCN) parlait "d'un déclin estimé à 70% sur les dix années écoulées".

Une nouvelle étude sur ce poisson, qui vit dans les eaux claires et profondes du lac, devrait être lancée cette année, si l'IUCN parvient à réunir les fonds nécessaires.

Mais les scientifiques locaux ont déjà leur idée sur les conclusions à venir.

"Les principales raisons de la disparition des stocks, particulièrement du chambo, sont la surpêche et la dégradation des eaux, en raison de facteurs dus au changement climatique", affirme William Chadza, directeur du Centre pour la défense et la politique de l'Environnement, basé à Blantyre.

"C'est grave, et je pense que si on ne fait rien nous seront très bientôt dans une terrible situation", poursuit M. Chadza.

L'incapacité du gouvernement à faire respecter des saisons de pêche, qui permettraient aux poissons de se reproduire, est également citée parmi les facteurs aggravants. "C'est une bataille que nous perdons", admet Gervaz Thamala, président de la Société pour la Nature et l'Environnement du Malawi. Les lois pour protéger le poisson existent, affirme-t-il, "mais le principal problème c'est la gouvernance: (faire respecter) ces lois est un défi, pour le moment".

"Nous allons droit à la catastrophe", met-il en garde, "l'extinction totale du chambo est maintenant une possibilité, parce que nous n'avons pas développé le secteur de l'aquaculture, qui pourrait servir à compenser les pertes dans une telle situation".

Plus loin sur le lac, Dogo Morris est le patron d'une équipe de dix pêcheurs, occupés à remonter leurs filets lancés six heures auparavant. Le filet est halé sans efforts... il a capturé à peine dix kilos de petits alevins.

"Je n'ai rien à vendre", lance-t-il à une douzaine d'acheteurs potentiels qui rebroussent déjà chemin.

Parmi eux, Raymond Johnson, fournisseur de plusieurs hôtels et restaurants dans la grande ville de Blantyre. Il attend depuis trois jours des arrivages massifs de chambo. En vain. "Mes affaires vont mal, mes revenus ont chuté de 45 à 50%", affirme ce grossiste, qui fait régulièrement le voyage vers le lac pour acheter le chambo par centaines de kilos, avant de le revendre à ses clients.

Autrefois prospères, les patrons pêcheurs du lac Malawi doivent aujourd'hui chercher d'autres sources de revenus, comme Njeleza, qui confectionne des bijoux en perle et en graines, pour boucler ses fins de mois.

Parfois, il arrive aussi à se faire payer par un touriste désireux de faire un tour en bateau sur le lac. Avant de repartir à la pêche à la nuit tombante. Sans grand espoir.

Source © AFP


Lac Malawi: les pêcheurs face à une pénurie de... par 20Minutes

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