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lundi 30 juin 2014
Les inondations provoquées par des pluies diluviennes ces derniers jours dans les États de Rio Grande do Sul et Santa Catarina (sud du Brésil), ont forcé quelque 50.000 personnes à quitter leurs foyers, a rapporté dimanche la défense civile.

Dans l'État de Santa Catarina, le plus touché, les autorités ont fait état de 40.000 évacuations. Un total de 37 municipalités y ont été affectées, dont 14 placées en état d'urgence, principalement dans la zone ouest de l'État. Des images diffusées par les médias locaux montraient des villages sous les eaux et des coulées de boue sur les reliefs. 

Dans le Rio Grande do Sul, environ 10.700 personnes ont été déplacées dans un total de 59 localités affectées, selon la défense civile de l'État. Samedi, les autorités avaient indiqué que les pluies intenses de ces derniers jours avaient atteint jusqu'à vendredi "360 millimètres" et provoqué une forte crue du fleuve Uruguay, dont le niveau était par endroits 18 mètres au-dessus de la normale. 

La défense civile ne faisait alors état que de 6.000 déplacés. Le secrétaire de la Défense civile du Rio Grande do Sul Jorge Branco, a annoncé dans un communiqué que la priorité du gouvernement régional était de "protéger les vies et les biens des communautés" dans le nord de l'État, limitrophe de Santa Catarina.

Début juin, l'État du Parana (au nord de Santa Catarina) avait déjà été le théâtre d'impressionnantes inondations qui ont fait 11 morts et plus de 700.000 déplacés.

Source © AFP

Trois personnes ont été tuées, et 26.000 autres affectées après une inondation exceptionnelle survenue vendredi dans le district de Boli de la province chinoise du Heilongjiang (nord-est), ont annoncé lundi les autorités locales. 

Une personne a été tuée dans l'effondrement d'une maison, et deux autres sont mortes noyées dans l'inondation, selon le gouvernement du district. 

Environ 14.000 hectares de terres arables ont été affectés, et 4.530 hectares ne produiront aucune récolte. 

L'inondation a engendré des pertes économiques de 80 millions de yuans (13 millions de dollars). En outre, cinq ponts ont été détruits. Le gouvernement est en train de reloger les habitants affectés, de mener une prévention des épidémies et de réparer les ponts, routes et barrages endommagés. 

La société pétrolière Exxon Mobil Corp (XOM) a déclaré dans un communiqué que des orages importants ont provoqué un incendie sur l'un de ses réservoir de son Terminal de Qua Iboe dans l'Etat d'Akwa Ibom au Nigéria le 27 Juin provoquant une importante fuite de pétrole  

La quantité de pétrole en fuite n'a pas été encore estimé, a indiqué la compagnie. 

La foudre a enflammé le réservoir à midi, en entrainant une fuite importante de pétrole  

Tous les systèmes d'intervention d'urgence ont été activés pour tenter de contenir la fuite, la restauration des berges a commencé et les autorités compétentes ont été informé, conformément à la législation.

© Nature Alerte
dimanche 29 juin 2014
«Une véritable catastrophe». Ce samedi, en fin de journée, le président du syndicat de Pommard, Jean-Louis Moissenet, rapportait l’ampleur des dégâts à l’AFP. «On était parti sur une belle récolte et ça tombe à l’eau», expliquait-il, estimant les pertes à 70 %.

Même son de cloche, auprès du président du syndicat d’appellation de Volnay, Thiébault Huber: «Il faut attendre demain pour connaître les dégâts mais on devrait être dans les mêmes proportions que l’an dernier, soit entre 40 % et 80 %" de pertes selon les parcelles», précisait-il.

La Côte chalonnaise semblait plutôt épargnée

Selon France 3 Bourgogne, les rafales de vents violents qui ont accompagné les orages de grêlons vers 17h ce samedi ont intensifié les dégâts notamment dans les vignobles de Meursault, Monthélie Auxey-Duresses et Puligny-Montrachet. «Beaune a également été touché sur sa partie Sud, de même que Savigny-lès-Beaune et Aloxe-Corton», explique la chaîne sur son site internet. Tout comme les appellations Côte-de-nuits et Vosne-Romanée, elles aussi touchées sévèrement, et Gevrey-Chambertin. En revanche, la Côte chalonnaise semblait plutôt épargnée

Le secteur avait déjà été détruit par la grêle en juillet 2013 et à l’été 2012.

Source  AFP

De nouvelles mesures en matière de prévention ou de lutte contre la propagation de l'épidémie de Chikungunya ont été annoncées ce dimanche alors que plus de 90.000 personnes ont déjà été infectées, essentiellement en Guadeloupe et Martinique.

Selon le point publié dimanche par le gouvernement (ministères de la Santé, de l'Intérieur et des Outre-Mer), plus de 46.000 cas ont été recensés en Guadeloupe (près de 3.500 sur l'île de Saint-Martin, 650 à Saint-Barthélémy), plus de 40.000 en Martinique.

470 cas ont été comptabilisés en Guyane, dont 30% de cas importés.

Destructions des gîtes larvaires

Plus de 22 personnes infectées par le virus sont décédées «sans que l'on puisse imputer la responsabilité de leur décès au seul virus du chikungunya», souligne le communiqué.

Les acteurs nationaux et locaux ont décidé de renforcer leur mobilisation par des actions complémentaires en particulier en matière de prévention et de lutte anti-vectorielle.

Les populations sont appelées à détruire les gîtes larvaires près des habitations en plus des opérations «coups de poing» menées par les autorités.

Le ministère de l'Intérieur a envoyé une mission d'appui de la Sécurité civile pour anticiper et planifier une action d'ampleur. Une quarantaine de sapeurs-pompiers et de militaires de la sécurité civile de métropole «sont prêts à être engagés dès le mois de juillet», précise le communiqué.

Pic de l’épidémie pas encore atteint

Le pic de l'épidémie n'a pas encore été atteint, rappelait jeudi la ministre de la Santé Marisol Touraine qui annonçait un renforcement de la mobilisation pour lutter contre les risques accrus de propagation de l'épidémie avec l'arrivée de la saison de pluies qui va favoriser la multiplication des moustiques véhiculant le virus du Chikungunya.

«Des contrats aidés ont été financés ainsi que des volontaires du service civique» pour assurer également des action de prévention et de lutte anti-vectorielle, selon le communiqué interministériel de dimanche.

Une opération d'enlèvement des épaves de voitures qui renferment souvent de l'eau stagnante va ainsi être menée et «prise en charge à hauteur de 50% par l'Etat compte tenu du caractère exceptionnel de la situation».

Maladie souvent bénigne mais douloureuse

Les médecins libéraux et les établissements hospitaliers s'organisent de leur côté afin qu'en cas d'aggravation de l'épidémie, les autorités puissent «disposer des ressources humaines et matérielles suffisantes».

Le chikungunya se caractérise (tout comme la dengue également véhiculée par les piqûres de moustique) par de fortes fièvres, des douleurs articulaires.

Comme pour la grippe saisonnière, cette maladie peut être fatale pour les personnes affaiblies mais est le plus souvent bénigne.

AFP
Le Paraguay est en état d’alerte ce week-end. En cause, les très fortes précipitations qui tombent sur le pays depuis quelques jours maintenant. La direction météorologique du Paraguay a émis un avis d’alerte pour tout le week-end. 

Des pluies diluviennes ont déjà provoqué une crue spectaculaire du fleuve Paraguay, deux cent mille personnes ont été déplacées. 

Les pluies diluviennes qui se sont abattues ces derniers jours ont provoqué une crue spectaculaire du fleuve Paraguay qui traverse le pays et qui longe la capitale Asuncion. Au total, 200 000 personnes selon les autorités ont été touchées par ses pluies et la crue du fleuve.

Désormais, c’est même une catastrophe écologique que craignent certains experts. En cause, l'immense décharge de la capitale paraguayenne. Etendue sur près de 40 hectares, elle a été installée sur les rives du fleuve Paraguay, qui a dépassé de sept mètres son niveau habituel. La municipalité d'Asunción a interrompu son utilisation ce vendredi, de peur que les 800 tonnes de déchets déposés chaque jour ne finissent dans les eaux du fleuve.

Pour certains spécialistes, c'est bien à une catastrophe écologique que s'expose le pays.
Mais la ministre de l'Environnement Cristina Morales a réfuté ces déclarations, estimant qu’il n’existe aucun risque.

Pourtant, les 10 000 habitants installés aux abords de cette décharge n'ont déjà plus de toit. Leurs maisons étant totalement immergées.

Cette montée du niveau du principal fleuve du Paraguay a entraîné le déplacement de près de 200 000 personnes dans tout le pays. Rien que dans la capitale, ce sont près de 60 000 habitants qui ont dû être évacués.

Ce week-end, de fortes précipitations sont encore attendues, accompagnées de tempêtes électriques. Une situation qui fait craindre le pire aux experts qui s'attendent à ce que le fleuve dépasse d'ici quelques jours les 7 mètres actuels.

Jusqu'à présent, la crue la plus importante de ce fleuve Paraguay a été enregistrée en 1983. Il avait alors dépassé de 9 mètres son niveau habituel.

AFP

Le NRDC (Natural Resources Defense Council) américain vient de publier son bulletin annuel de qualité des eaux de baignade, pour cela elle a recherché des contaminants tel que le E. coli pour déterminer la propreté des plages du pays.

Leur rapport est sans appel,  1 plages sur 10 est impropre à la baignade, selon ce nouveau rapport. 

Sur la base des échantillons prélevés sur 3485 plages des États-Unis tout le long des côtes et dans la région des Grands Lacs, le groupe d'experts environnemental a constaté que plus de 10 pour cent d'entre elles étaient dangereuse pour la santé.

Les plages de la région des Grands Lacs sont les plus touchées (13 pour cent), suivie par celles de la côte du Golfe (12 pour cent) et de la Nouvelle-Angleterre (11 pour cent). La péninsule de Delmarva sur la côte Est a les plages les plus propres , avec seulement 4 pour cent touchées par les pollution. La côte ouest (9 pour cent), le Sud-Est (7 pour cent), et la région de New York et du New Jersey (7 pour cent) sont dans le milieu de la liste. 

L'état de l'Ohio est le plus atteint. Sur ses 63 plages de la côte de l'Etat, 47 affichaient des taux de pollution qui ne parviennent pas à répondre aux exigences sanitaires de la BAV.

Cette pollution des eaux de baignade peut être causée par une multitude de sources, comme les eaux de ruissellement chargées de polluant, les refoulements d'égouts, les eaux usées insuffisamment traitées, etc.... Des problèmes de santé réels peuvent survenir en se baignant dans ces eaux contaminées. En effet les eaux usées peuvent exposer les personnes à des bactéries pathogènes, des virus et des protozoaires, entrainant des éruptions cutanées, des conjonctivite, de la dysenterie, des affections respiratoires et plus grave des possibles hépatites. 

© Nature Alerte
Ci-dessus le champ magnétique mesuré à la surface de la Terre par les trois satellites européens SWARM, au cours du mois de juin 2014. 

La couleur rouge désigne les zones où le champ magnétique terrestre est le plus fort, et la couleur bleue celles où le champ magnétique terrestre est le plus faible. 


Le champ magnétique de la Terre est en train de s'affaiblir, révèlent les scientifiques de l'Agence Spatiale Européenne grâce aux mesures effectuées au cours de ces six derniers mois par les trois satellites SWARM.

Le champ magnétique terrestre, ce précieux bouclier qui nous protège des rayons cosmiques ainsi que du vent solaire, est en train de s'affaiblir. Tel est le constat dressé par les scientifiques qui ont analysé les données recueillies par les trois satellites SWARM, lancés en novembre 2013 par l'Agence Spatiale Européenne (ESA) afin d'étudier le magnétisme terrestre.

Selon ces scientifiques, le champ magnétique terrestre s'affaiblirait de façon particulièrement marquée dans l'hémisphère occidental.

Toutefois, à l'intérieur de cette tendance globale à l'affaiblissement du champ magnétique terrestre, les scientifiques de l'ESA ont aussi repéré une tendance au renforcement de ce champ dans certaines zones du globe, comme le sud de l'Océan Indien.

Quelles pourraient être les conséquences de cet affaiblissement global ? Il pourrait engendrer un accroissement de la quantité de rayonnement en provenance de l'espace, avec par exemple une augmentation des dysfonctionnements affectant les dispositifs spatiaux (satellites), mais aussi terrestres. Quant à nuire à la santé humaine, une telle hypothèse n'est pour l'instant pas d'actualité. En effet, il faudrait pour cela que l'affaiblissement du champ magnétique soit beaucoup plus important que celui mesuré par la constellation SWARM.

Pourquoi le champ magnétique de la Terre s'affaiblit-il ? Si pour l'instant, les scientifiques n'ont pas de réponse précise à apporter à ce phénomène, une vieille hypothèse refait toutefois surface : celle de l'inversion du champ magnétique terrestre.

En effet, selon certains scientifiques, cet affaiblissement du champ magnétique de la Terre pourrait annoncer son inversion prochaine. Un phénomène qui se produit en moyenne tous les 250 000 ans, et qui s'est déroulé pour la dernière fois il y a 780 000 ans (soit une période de temps bien plus élevée que l'intervalle moyen entre deux inversions). Une inversion qui, si elle devait se produire bientôt, s'étalerait sur plusieurs milliers d'années : les pôles magnétiques se déplaceraient alors sur toute la surface du globe, causant probablement des dysfonctionnements importants dans les installations électroniques spatiales et terrestres, mais sans pour autant priver la Terre de son bouclier magnétique nécessaire à la vie durant cette période.

Pour l'instant cependant, les scientifiques demeurent prudents, et attendent d'en savoir plus au cours des prochains mois avant d'émettre une quelconque hypothèse.

Notons que cette incapacité actuelle des scientifiques à apporter une réponse précise à cet affaiblissement du champ magnétique terrestre s'explique par le fait que ce dernier est causé par plusieurs facteurs distincts, dont les contributions respectives au magnétisme terrestre "global" sont parfois difficiles à démêler. De fait, si la contribution principale au champ magnétique terrestre provient de la rotation du noyau terrestre, d'autres facteurs sont également à l'oeuvre : le champ crustal (ce champ magnétique est causé par des roches aimantées situées dans la croûte terrestre), ou encore les interactions magnétiques entre la Terre et le Soleil.

Signalons enfin qu'un autre résultat important a été également fourni par les trois sondes SWARM : le pôle Nord magnétique est en train de se déplacer en direction de la Sibérie (lire l'article "Le pôle Nord magnétique se déplace vers la Sibérie").

Sources : ESA/DTU Space

samedi 28 juin 2014
Des orages accompagnés de grêle et de vent parfois violent sont attendus dans l'après-midi et le soir, selon le bulletin de Météo France...

Météo France a étendu samedi à 32 départements, entre le Sud-Ouest et l'Alsace, la vigilance orange en raison d'orages accompagnés de grêle et de vent parfois violent attendus dans l'après-midi et dans la nuit.

La Corrèze, la Côte-d'Or, la Dordogne, la Lozère, le Bas-Rhin et les Vosges ont à leur tour été placés en alerte, s'ajoutant aux 26 départements déjà en orange: Allier, Cantal, Haute-Loire, Puy-de-Dôme, Doubs, Jura, Haute-Saône, Territoire de Belfort, Ariège, Aveyron, Haute-Garonne, Gers, Lot, Hautes-Pyrénées, Tarn, Tarn-et-Garonne, Ain, Ardèche, Gironde, Landes, Loire, Lot-et-Garonne, Pyrénées-Atlantiques, Haut-Rhin, Rhône et Saône-et-Loire.

L'alerte concerne donc une grande diagonale s'étendant du sud-ouest du pays à l'Alsace pour un épisode orageux fort attendu à partir de 14h ce samedi et dont la fin est attendue dimanche à 8h, selon Météo France.

«Risque fort de phénomène violent»

Cette «situation fortement orageuse d'été (...) nécessite une vigilance particulière dans la mesure où il existe un risque fort de phénomène violent», explique Météo France.

«Des pluies faiblement orageuses concernent ce matin le Limousin, l'Auvergne et le nord de l'Aquitaine», écrit l'organisme dans son bulletin de prévisions.

Dans l'après-midi, «un premier épisode orageux marqué va concerner l'Auvergne, la région lyonnaise et la Franche Comté». Dans la soirée, «un deuxième épisode va se mettre en place sur le Sud-Ouest et se déplacer dans la nuit vers les régions de l'Est».

Ces orages seront parfois accompagnés de «grêle, de violentes rafales de vent, de phénomènes électriques localement intenses et de fortes précipitations en particulier des régions du Centre au Nord-Est du pays où il pourra tomber très ponctuellement jusqu'à 60 ou 70 mm de précipitations», selon Météo France.

Source © AFP






Un groupe d'experts internationaux alarme sur les effets des pesticides tant sur les écosystèmes que sur la production alimentaire elle même. En nuisant à l'ensemble de la biodiversité, les néonicotinoïdes tuent la terre et menacent les récoltes.

Introduits en France au milieu des années 1990, les insecticides néonicotinoïdes représentent 40 % du marché des intrants à usage agricole. Pour comprendre les effets de ces produits sur les écosystèmes, une cinquantaine de scientifiques de quinze nationalités différentes ont travaillé ensemble, pendant cinq ans, et ont analysé plus de 800 études publiées au cours de ces vingt dernières années.

Et si le déclin des abeilles lié à l’usage irraisonné des pesticides n’était que la partie immergée de l’iceberg ? Mardi 24 juin, un groupe d’experts internationaux a rendu public les résultats de cinq années d’analyses portant sur l’impact des pesticides néonicotinoïdes sur les écosystèmes. Paru dans la revue Environmetal Science and Pollution Research, le rapport rappelle les effets désastreux des néonicotinoïdes sur les colonies d’abeilles, mais pas seulement. 

Les experts tirent la sonnette d’alarme : ces produits phytosanitaires nuisent à l’ensemble de la biodiversité et menacent la production agricole. «Nous pouvons à présent clairement voir que les [néonicotinoïdes] représentent un risque pour les fonctions et services écosystémiques qui va bien au-delà des inquiétudes afférentes à une espèce [les abeilles, ndlr] et qui mérite vraiment d’être porté à l’attention des gouvernements et des instances de réglementation» explique Maarten Bijleveld ven Lexmond, à l’origine du groupement de chercheurs.

« L'utilisation des pesticides met en péril la production alimentaire »

Les sept volets de leur vaste synthèse portent sur les effets directs et indirects des néonicotinoïdes sur la biodiversité et la production agricole. « Loin de sécuriser la production alimentaire, l'utilisation des néonicotinoïdes met en péril les pollinisateurs qui la rendent possible. » s’inquiète Jean-Marc Bonmatin, chercheur au Centre national de la recherche scientifique (CNRS) sur le site du quotidien Le Monde. Autres victimes des pesticides, les micro-organismes et les invertébrés vivant dans le sol. C’est le cas des vers de terre qui sont exposés à des niveaux élevés. Un véritable danger pour l'environnement et les cultures alimentaires lorsque l’on sait que les vers assurent l’aération du sol, dépolluent la terre et en maintiennent la fertilité.

91 % des échantillons de sol contaminés

Le bilan ne s’arrête pas là. Les oiseaux, pour ne citer qu’eux, sont aussi impactés, contaminés par les graines qu’ils ingèrent et souffrant du déclin des insectes dont ils se nourrissent. Pulvérisés sur les plantations, utilisés en traitement des sols ou pour enrober les semences, les insecticides menacent les espèces animales et végétales, quel que soit le milieu dans lequel elles évoluent. 

Avec jusqu’à plus de 90 % non absorbés par les cultures, les pesticides s’accumulent dans la terre, se dissolvent dans l’eau et migrent d’une zone à l’autre. Des sites non traités sont contaminés. Le rapport parle par exemple de 91 % des échantillons de sol contaminés à l’imidaclopride, un insecticide, quand seulement 15 % provenaient d’une zone traitée.

Le groupe d’experts appellent à une mobilisation des autorités sanitaires pour une action globale, afin d’enrayer la dégradation des écosystèmes et de pérenniser une production alimentaire aujourd’hui menacée.

Source © Manon Laplace / bio a la une

Mercredi 25 juin, la commission des affaires économiques de l'Assemblée nationale a adopté un amendement relatif à la protection des riverains de zones d'épandage de produits phytosanitaires, dans le cadre de la loi d'avenir agricole.

Par cet amendement, le gouvernement réaffirme au niveau de la loi ce que l'arrêté du 27 juin 2011 prévoyait déjà, c'est-à-dire "l'interdiction d'utilisation des produits dans l'enceinte des écoles, des crèches, des haltes garderies, des centres de loisirs, dans les aires de jeux destinées aux enfants, ainsi qu'au sein des centres de soins, des hôpitaux ou des maisons de retraite".

Un aveu d'échec de la réglementation jusqu'alors applicable

Mais l'amendement est également un aveu d'échec de la réglementation en vigueur, qui a échoué à lutter contre le transport des pesticides sur les parcelles voisines."Cet amendement prévoit qu'à proximité de ces établissements, il convient de mettre en œuvre des mesures qui empêchent la dérive de produits phytopharmaceutiques". Des haies, des buses anti-dérives et la fixation de dates et d'horaires de traitement des cultures figurent parmi les solutions.

Alors qu'une étude menée par Générations Futures fin 2013 a conclu à l'exposition des enfants aux pesticides en zone agricole, et que 23 enfants d'une école de Villeneuve (Gironde) ont souffert de malaises suite à "un épandage « inapproprié »" de pesticides en mai 2014, cet amendement était attendu.

Mais il y a bien échec du droit applicable, car l'arrêté du 12 septembre 2006 prévoit déjà que "des moyens appropriés doivent être mis en oeuvre pour éviter" l'entraînement des pesticides hors de la parcelle traitée. Et les autorisations de mise sur le marché de pesticides doivent imposer des conditions particulières d'emploi lorsque cela est nécessaire à la protection des personnes et de l'environnement.

Face à ces risques sanitaires, le ministère de l'Agriculture a demandé à l'Anses un avis scientifique, qui a été remis le 20 juin. Il relève l'existence de plusieurs épandages inappropriés, en violation de l'arrêté de 2006. Pour l'Agence, le décalage entre les normes et les faits "constatés sur le terrain peuvent justifier de nouvelles dispositions réglementaires préconisant des mesures de gestion des risques". Mais son avis n'indique pas précisément les mesures adéquates : "il n'est pas possible d'indiquer sur une base purement scientifique des mesures pertinentes de portée générale".

Pas de périmètre "zéro pesticides"

Certaines associations appellent de leurs vœux une interdiction pure et simple des pesticides dans un certain périmètre autour des lieux accueillant des enfants ou des femmes enceintes, y compris leur habitation. ."Il est temps aujourd'hui que le législateur répare ses manques en prescrivant lors du vote de la loi d'avenir pour l'agriculture les 7 et 8 juillet prochains des zones sans pesticides autour des lieux accueillant les enfants et les femmes enceintes : écoles, crèches, terrains de jeu et aussi bien sûr, les domiciles où vivent ces personnes", déclare François Veillerette, porte-parole de Générations futures.

Mais l'amendement ne prévoit un périmètre d'interdiction des pesticides que dans les cas où les mesures visant à protéger les riverains (horaires de traitement, haies, etc.) seraient insuffisantes pour assurer cette protection. Dans une telle hypothèse, "l'autorité administrative détermine une distance minimale adaptée en deçà de laquelle il est interdit d'utiliser" ces produits phytosanitaires.

"Il y aura des protections", avait assuré Stéphane Le Foll. Mais le gouvernement a rappelé, dans l'exposé des motifs de son amendement, qu' "il n'a jamais été question d'interdire l'utilisation des produits phytopharmaceutiques autour de toutes les zones bâties". Ce rappel fait écho à la colère des agriculteurs, qui ont manifesté à l'appel de la FNSEA et des Jeunes Agriculteurs dans toute la France contre le poids des contraintes réglementaires pesant sur eux. Une limite de 200 mètres sans pesticides autour des lieux énumérés par les textes avait effectivement été évoquée par Ségolène Royal. Mais une telle zone-tampon correspond à une perte de terrains importante pour les agriculteurs, ont réussi à faire valoir les organisations agricoles.




Le 26 Juin dernier une tornade puissante accompagnée de vents forts a frappé la ville de Šopići prés de Belgrade causant d'importants dégâts et blessant sur son passage 26 personnes. 

La tornade a arraché les toits de plusieurs maisons, déraciné des arbres et des poteaux électriques. Le passage de la tornade a causé une panne d'électricité dans le pays en raison de l'importance de l'une des lignes électriques endommagées par les vents extremes

© Nature Alerte

Plus de 200 familles ont été touchées et plus de 10 personnes ont été blessées après le passage d'une tornade qui a touché la ville de Barangay Binaliw dans l'ile de Cebu aux Philippines

92 maisons ont été endommagées, 30 totalement détruites. 

© Nature Alerte
Un incendie s'est déclaré ce samedi matin dans les locaux de l'entreprise Renovembal, à La Chevrolière, au sud de Nantes. Un périmètre de sécurité a été mis en place.

Une entreprise de rénovation d'emballage est en feu rue de la Pallissière, à La Chevrolière, au sud de Nantes, depuis 9 h 30, ce samedi matin.

Une épaisse colonne de fumée se dégage. Elle est visible de très loin, notamment du pont de Cheviré.

Des produits solvants sont stockés dans cette entreprise, ce qui entraîne un risque de pollution de l'air. 

Les fumées peuvent être dangereuses à inhaler. Les gendarmes ont installé un périmètre de sécurité tout autour de la zone. Quelques résidences ont été évacuées.

On ne connaît pas encore l'origine de l'incendie.

Source © Ouest-France 
Tepco admet finalement la « possibilité » que la contamination soit descendue dans les couches profondes du sol. Tepco l'a annoncé au cours de la conférence de presse extraordinaire du 24 juin 2014. Le Fukushima Diary signale cette possibilité depuis des mois 

Tepco affirmait que les eaux extrêmement radioactives étaient descendues jusqu'à 15 m en sous-sol mais qu'elles avaient été arrêtées par la couche imperméable juste en dessous. 

Or, dans un échantillon du 10 juin 2014, on relevait à nouveau entre 120 et 140 000 Bq/m³ de tritium à 25 m de profondeur en sous-sol. 

Tepco est toujours « en investigation » pour en trouver la cause et ils affirment que la construction du mur congelé a pu accidentellement répandre la radioactivité. 

Il y a peu de solutions pour empêcher la diffusion des eaux extrêmement radioactives si elles pénètrent dans les couches profondes. Elles peuvent alors voyager en sous-sol sous l'océan et ressurgir en mer bien au large de la centrale de Fukushima. 

Pendant ce temps, on a découvert de la contamination au sol, en césium, dans une école 

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