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mardi 16 septembre 2014
L’ONU estime qu’il faudrait un milliard de dollars pour contenir l‘épidémie d’Ebola qui sévit actuellement en Afrique de l’Ouest.
Ce montant est le double de ce qui avait été avancé il y a encore quelques semaines. Cela prouve, aux yeux des Nations Unies, l’urgence de la situation.

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) dit espérer inverser, avant la fin de l’année, la courbe du nombre de personnes infectées.

“Cette crise sanitaire n’a pas d‘équivalent dans l‘époque moderne”, a indiqué ce mardi Bruce Aylward, directeur général adjoint de l’OMS lors d’une conférence de presse à Genève. Selon lui, “l‘épidémie peut être limitée à quelques dizaines de milliers de cas, mais cela suppose de la part de la communauté internationale, une réponse beaucoup plus rapide”.

En six mois, le virus Ebola a causé la mort de 2500 personnes sur près de 5000 cas. La plupart des victimes se trouvent au Liberia, en Guinée et en Sierra Leone.

Face au risque de propagation de la maladie, les touristes ont quasiment totalement déserté, ce qui pénalise un peu plus ces pays d’Afrique de l’Ouest.

Source © 2014 euronews

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lundi 15 septembre 2014
Un épisode de pollution aux particules fines s'étend aujourd'hui de l'Ile-de-France au Nord-Pas-de-Calais, en Normandie, et jusque dans le Finistère. 

Cette pollution est présente depuis quelques jours mais a tendance à s'aggraver aujourd'hui. 

Les conditions météorologiques actuelles sont défavorables à la dispersion des polluants dans l'air, notamment à cause de l'absence de vent. Un pic de pollution aux particules fines PM10 est signalé par les agences régionales de surveillance de la qualité de l'air. 

Le seuil d'information et de recommandation est dépassé. 

En Ile-de-France, Airparif signale que la concentration de particules fines atteint 75 microgrammes par mètre cube d'air. 

Le stationnement résidentiel dans Paris est gratuit ce lundi. La mairie de Paris a pris cette mesure en raison du dépassement du seuil d’information de pollution aux particules fines (50 mµ de particules fines par mètre cube d'air)

La qualité de l'air estimée dans les régions touchées varie de moyenne à médiocre. 

Les mesures en cas de pic de pollution sont mises en oeuvre par les Préfectures, notamment des réductions de vitesse sur les axes routiers. Il est recommandé aux usagers de différer les déplacements en voiture, de privilégier les transports en commun ou les transports doux. Les enfants et les personnes sensibles doivent privilégier les activités calmes. Evitez les activités sportives intenses. 

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Sept des quatre cachalots qui se sont échoués près de la ville italienne de Vasto, dans les Abruzzes, sont morts. 

« C’est l’une des pires catastrophes écologiques de cette région » a déclaré le maire de cette localité située sur la côte adriatique. 

Selon un responsable local de la protection de l’environnement, cette tragédie pourrait avoir été causée par la présence de puits de pétrole non loin de la plage où les cétacés se sont échoués.

Source © euronews

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Un millier de personnes ont été évacuées près du parc Yosemite, dans le centre de la Californie, en raison de feux de forêts qui se sont déclenchés à l'issue d'un week-end de canicule.

Un incendie ravage des milliers d'hectares en Californie Quelque 133 hectares ont déjà brûlé à la suite d'un feu qui a démarré dimanche près de Bass Lake, à moins d'une heure de voiture du parc Yosemite.

L'incendie, «qui n'est pas contenu du tout pour l'instant», a déjà détruit ou endommagé une dizaine de bâtiments, a déclaré une porte-parole de CalFire, l'organisme gouvernemental d'information sur les incendies. «Environ 400 maisons, soit 1.000 personnes, ont été évacuées» et l'accès au site de l'incendie «est difficile d'accès» pour les 400 pompiers mobilisés.

«Le rythme de propagation du feu menace des centaines de maisons», a ajouté dans un communiqué dimanche le bureau du gouverneur de Californie Jerry Brown, qui ajoute que les autorités s'inquiètent d'autres départs de feu ailleurs dans cet Etat de l'ouest des Etats-Unis.

Des températures de 40 degrés ce week-end

Un autre incendie qui a démarré fin juillet dans le parc Yosemite (Meadow fire) était par ailleurs à 50% contenu dimanche et les autorités estimaient qu'il devrait être totalement éteint d'ici à une semaine. Le feu qui s'est par ailleurs déclenché vendredi dans le sud de la Californie près de San Diego était contenu à 20% dimanche. Il a forcé l'évacuation de quelque 200 habitations.

Un énorme incendie avait ravagé une partie du parc Yosemite fin août 2013 et menacé les séquoias centenaires.

Les températures dans le centre de la Californie sont montées non loin de 40°C ce week-end, une canicule qui devrait se maintenir dans les prochains jours. L'Etat est régulièrement touché par de puissants incendies en été et à l'automne, et l'extrême sécheresse des derniers mois accroit les risques de les voir se multiplier cette année.

Source © AFP

Des pluies torrentielles qui se sont abattues en Europe centrale, ont inondé plusieurs régions en Autriche, en Slovénie et en Croatie. En Autriche, c’est l’état fédéral de Styrie qui est devenu l'épicentre des intempéries. Des centaines de bâtiments et les principales routes de la région se sont retrouvées sous l’eau. 3500 sauveteurs travaillent dans la zone du sinistre.

La partie centrale de la Slovénie est également touchée par les inondations. 1500 maisons ont été inondées. 

La situation est également difficile en Croatie voisine, où le niveau d’eau dans certains fleuves augmente de 10 centimètres chaque heure. Certains villages sont coupés du monde extérieur. L’évacuation de la population est en cours.

L'ouragan Odile a touché terre au Mexique tard dimanche près de la ville touristique de Cabo San Lucas où des dizaines de milliers de touristes ont trouvé refuge dans des hôtels de luxe transformés en abris, ont annoncé lundi des représentants du gouvernement mexicain.

Odile, un ouragan "très dangereux" de catégorie 4 redescendu à catégorie 3 sur l'échelle de Saffir-Simpson qui en compte 5, a frappé le Mexique vers 04H45 GMT (06h45 en belgique) lundi avec des vents soutenus de 205 km/h, selon le Centre national des ouragans (NHC) des Etats-Unis. A Los Cabos, des pluies intenses et des vagues allant jusqu'à 4 mètres ont été enregistrées, et les opérations à l'aéroport international ont été suspendues dimanche soir. 

Les autorités mexicaines avaient lancé l'alerte quelques heures avant l'arrivée d'Odile, afin de limiter les pertes humaines et matérielles, les services météo craignant l'arrivée de fortes pluies, susceptibles de provoquer des inondations et des coulées de boue. 

La violence de l'ouragan, qui se déplace à une vitesse de 28 km/h vers le nord-est, a obligé les autorités a accueillir quelque "30.000 touristes, 26.000 étrangers et 4.000 Mexicains" dans 18 hôtels de la zone refuge, a déclaré Luis Felipe Puente, directeur de la Protection civile mexicaine. Juan Manuel Caballero, coordonnateur du Service météorologique national (SMN) du Mexique, n'a pas écarté la possibilité que l'ouragan "puisse arriver dans le golfe de Californie", raison pour laquelle des plans de sécurité ont été activés dans les Etats mexicains du Sinaloa, Nayarit (nord-ouest) et Colima.

Le typhon Kalmaegi a touché le Nord de l'archipel des Philippines causant des inondations et des glissements de terrain. On déplore la mort de 3 personnes qui ont péri emportées par la forte houle généré par le système.

Le typhon a touché terre en produisant des vents violents (> à 150 km/h) et des pluyies diluviennes. SEn 24 h il est ainsi tombé 378,4 mm dans l'ouest des Philippines (Subic Bay). Les provinces de Cagayan et de Isabela ont été les plus affectées.

Les écoles de cinq régions du nord du pays ont été fermées et des dizaines de vols ont été annulés à l'aéroport de Manille.

7800 personnes ont été évacuées et ont trouvé refuge dans des abris mis en place par les autorités. Kalmaegi a causé de nombreux débordements de rivières, provoqué des glissements de terrain. De nombreux habitations ont été sinistrées.

Un ferry, pris dans la tempête, a sombré au large de la province de Leyte. 110 personnes ont été secourues.

Le typhon, prend maintenant la direction du Sud de la Chine (Hong Kong, îles du Hainan) où des alertes ont été émises par les autorités.


Source : Reuters

Près de 50 % des rivières du Grand Sud-Est de la France sont en « bon » ou « très bon état », selon l'Agence de l'eau Rhône Méditerranée Corse, qui a annoncé le lancement pour 2015 du label « Rivière en bon état », signalé par des panneaux au bord des routes.

L'état moyen des rivières sur la zone Rhône Méditerranée Corse s'est amélioré par rapport à 2012, en particulier dans les Alpes et en Corse, grâce notamment aux pluies abondantes qui ont dilué les polluants, a expliqué Martin Guespereau, directeur général de cette agence de l'eau, le 10 septembre devant la presse.

Seules 30 % des rivières seront toutefois éligibles au label mis en place par l'agence, qui exige trois années successives de « bon état » pour attribuer ses panneaux indicateurs illustrés de trois poissons. « Des poissons migratoires, comme les civelles ou les aloses, reviennent dans nos rivières », a d'ailleurs noté M. Guespereau. Et ce, grâce à des passes à poissons ou des rivières artificielles. Il déplore toutefois qu'en raison des écluses notamment, 50 % des cours d'eau soient des « boîtes cloisonnées pour les poissons, mais aussi pour les cailloux », empêchant le mouvement des sédiments. Avec pour résultat des baisses de niveau du lit de 5 à 10 mètres.

58 nappes phréatiques impropres à la consommation

Autre source d'inquiétude : les pesticides, dont la concentration ne diminue plus, selon l'Agence. « Il y a eu une baisse depuis les années 2000, suite à un mouvement d'interdiction de certains pesticides, mais cela ne varie plus, y compris pour les pesticides interdits », souligne-t-il.

Sur les 150 pesticides détectés par l'agence dans les rivières, l'herbicide Roundup de Monsanto tient la tête, alors que 36 autres sont des pesticides interdits. La plupart sont présents à l'état de résidu, mais la concentration de molécules comme la terbuthylazine indique qu'elle est toujours utilisée. En 2013, l'eau de 58 nappes phréatiques était impropre à la consommation à cause des pesticides.

L'agence de l'eau dénonce aussi les prélèvements agricoles. « On a 40 % de territoires en déficit d'eau alors que la France a beaucoup de ressources, déplore M. Guespereau, qui invite à développer le goutte à goutte, à surveiller l'état des systèmes d'arrosage et à changer les périodes d'arrosage. « Dans certaines zones pilotes, le débit des cours d'eau a pu être multiplié par dix ».

Le directeur général de l'agence de l'eau espère que cette labellisation incitera les conseils généraux à améliorer la protection des rivières, pour constituer un argument touristique. L'agence avait déjà créé une application pour smartphone permettant de vérifier la qualité des cours d'eau à proximité.

Source © France Agricole



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Le blocage de la ferme dite des 1.000 vaches dans la Somme semblait en voie de se durcir, à son deuxième jour dimanche, et risquait de devenir un nouveau point de ralliement pour les causes environnementales en France.

« Pour l'instant, nous empêchons les camions et les bovins d'entrer ou de sortir du site mais nous laissons passer le personnel. Si d'ici à lundi soir, le promoteur de la ferme, Michel Ramery, ne s'engage pas par écrit à limiter à 500 le nombre de laitières, le blocage deviendra total », a déclaré à l'AFP le président de l'association locale d'opposants Novissen, Michel Kfoury.

A ses côtés, une vingtaine de militants de Novissen et de la Confédération paysanne étaient postés en bordure de route, devant l'entrée du chemin menant à 500 mètres de là à la ferme, située à Drucat, à quelques kilomètres au nord d'Abbeville (Somme).

Après l'arrivée nocturne samedi des 150 premières vaches et leur traite, Novissen, jugeant illégale le démarrage de l'exploitation, avait décidé de bloquer les entrées du site, avec l'appui de la Confédération paysanne, également opposée à ce projet.

M. Kfoury avait alors exigé soit le retrait des 150 vaches, soit la signature d'un document en limitant définitivement le nombre à 500.

Le permis d'exploitation délivré en février 2013 n'autorise pour l'instant que 500 vaches laitières, plus quelques centaines de génisses, mais les installations peuvent accueillir 1.000 vaches en cas d'autorisation d'agrandissement, qui dépendra notamment du plan d'épandage.

Le ministre de l'Agriculture, Stéphane Le Foll, a rappelé dimanche sur RTL qu'il n'avait « pas soutenu » le projet de Drucat, « contraire » à la vision portée par la loi d'avenir de l'agriculture adoptée jeudi, mais souligné qu'il « respectait les règles ».

M. Le Foll a fait remarquer qu'« il y a déjà cohabitation à l'échelle européenne » entre des fermes de 1.000 ou 2.000 vaches et d'autres modèles agricoles.

« Veiller à la liberté d'aller et venir »

Les opposants dénoncent néanmoins ce projet, qu'ils jugent dangereux pour l'environnement et contraire au bien-être des animaux, concentrés et élevés hors sol.

La nouvelle loi n'étant pas rétroactive, « nous demandons une convention tripartite contresignée par un représentant de l'Etat, M. Ramery et nous-mêmes, qui imposerait une nouvelle étude d'impact et une nouvelle enquête publique en cas de demande d'élargissement du troupeau. Nous ne voulons pas d'une simple extension du permis actuel », a expliqué M. Kfoury.

Le document que réclame Novissen doit également confirmer l'engagement pris samedi par le directeur de l'exploitation, Michel Welter, que le méthaniseur verrait sa puissance réduite de moitié, à 0,6 MW, contre 1,3 MW projeté à l'origine.

M. Welter, qui avait rejeté samedi toute limitation de la capacité du site, a réitéré à l'AFP le « refus d'une convention tripartite ». « Nous ne négocions qu'avec l'Etat », a-t-il dit.

Quant à la perspective d'un blocage total, qui empêcherait notamment la livraison du lait produit par les vaches, entraînant sa perte totale, M. Welter a rappelé que « les entrave à la liberté du travail et à la liberté de circuler sont des infractions ».

La préfète de la Somme, Nicole Klein, « veillera à la liberté d'aller et venir », a dit la préfecture.

Novissen et la Confédération paysanne n'ont pas caché dimanche qu'ils comptaient, en cas d'impasse, sur l'élargissement de la mobilisation comme à Notre-Dame-des-Landes, le projet contesté d'aéroport près de Nantes.

En éclaireurs, dimanche, des adhérents d'EELV et du PS, sont venus exprimer leur solidarité.

Source © AFP
C'est tout un branle-bas de combat qui se déroule depuis jeudi matin au port de Cap-aux-Meules, aux Îles-de-la-Madeleine au Quebec. 

Personne ne réussit à trouver l'origine d'une fuite d'hydrocarbures. Même s'il est difficile d'évaluer la quantité déversée dans l'eau, le président de l'Administration portuaire du havre polyvalent de Cap-aux-Meules, Gilles Vigneau, croit qu'il pourrait s'agir de plusieurs centaines de litres.

«Jeudi matin, il y avait une odeur d'huile, raconte M. Vigneau. On a ensuite vu une nappe d'huile. En premier lieu, on a cru à un déversement provenant d'un bateau. On a donc regardé s'il y avait des coulisses sur le bord des bateaux, mais il n'y en avait pas. C'est le premier indice. De toute façon, la quantité déversée est beaucoup plus grande qu'un bateau peut contenir et ça continue. On a tout de suite écarté cette hypothèse.»

Une fois que l'inspection de la soixantaine d'embarcations amarrées au quai a été complétée, l'administration portuaire a fait venir l'entreprise Lavages industriels Vigneau afin d'effectuer le nettoyage et de récupérer les hydrocarbures. Mais, malgré le déploiement de toiles et de boudins absorbants, l'opération n'a donné aucun résultat. L'écoulement continuait.

L'hypothèse des pipelines

Selon Gilles Vigneau, différentes hypothèses sont étudiées. «Il y a plusieurs pipelines qui passent en dessous», fait-il savoir. La piste pour trouver la source de cette pollution pointe donc vers le bris d'un pipeline. Il pourrait s'agir de ceux appartenant à Esso ou à Hydro-Québec. La société d'État a d'ailleurs dépêché une équipe sur place afin de faire des vérifications, d'observer et d'analyser les travaux en cours.

«Je n'accuse pas personne, c'est accidentel, mais il faut colmater la fuite, affirme M. Vigneau. Une pelle mécanique est sur place pour creuser. On espère pouvoir trouver la source demain [samedi].»

Des équipes d'intervention d'urgence du ministère de l'Environnement et de la Garde côtière canadienne sont également sur les lieux. «On a une bonne collaboration de tout le monde, souligne le président de l'administration portuaire. Tout le monde cherche pour trouver d'où ça vient.»

jeudi 11 septembre 2014
Une éruption solaire (classée X 1.6 ), une des plus importante de ces 2 dernières années, nous envoie son éjection de masse coronale vers la Terre, des perturbations électromagnétiques sont à prévoir

L'éjection de masse coronale d'une éruption solaire extrême, classée X 1.6,  fait son chemin vers la Terre et pourrait perturber les réseaux électriques et électromagnétique des satellites et des transmissions radio, selon les scientifiques de la Space Weather Prediction Center.

Celle-ci provient des taches solaires nommées AR 2158 par les scientifiques et situées en plein milieu du soleil, a déclaré Tom Berger, directeur du Space Weather Prediction Center de Boulder, au Colorado.

La terre va recevoir une partie du nuage de plasma qui s'en est éjecté et celui ci devrait perturber le champs magnétique terrestre, ce qui conduit parfois à des perturbations temporaires des réseaux électriques et de communications.

Cette éruption solaire est considéré comme «extrême» sur l’échelle d'intensité des éruptions solaires 

PS: pour en savoir plus sur l'échelle de vigilance des éruptions solaires c'est ici

© Nature Alerte





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Selon les chiffres publiés mercredi 10 septembre par le gouvernement brésilien, la déforestation s'est accrue de prés de 30 % en 2013 en Amazonie : 

Les données satellitaires ont montré que 5891 km carrés de forêt Amazonienne ont été détruite entre les mois de juillet 2012 et juillet 2013, soit une zone de la taille de Porto Rico. 

Sont particulièrement touchés les Etats du Para et du Mato Grosso, où le plus gros de l'expansion agricole du pays est en cours. Plus de 1000 km carrés de défrichement ont été autorisé dans chaque État par le gouvernement. 

En dehors de l’expansion de l'agriculture, les causes de la déforestation au Brésil sont les exploitations illégales du bois et les défrichements nécessaires à la mise en oeuvre des grands projets d'infrastructures, et en particulier ceux des nouvelles routes et des nombreux barrages hydroélectriques en cours de construction.

© Nature Alerte
Nourri par les rejets des villes et profitant d'un appauvrissement en oxygène, ce plancton menace tout l'écosystème local.

Depuis dix ans la population microscopique de la mer d'Arabie est en train de se modifier. Ces changements pourraient causer la disparition de plusieurs espèces de poissons qui nourrissent près de 120 millions de personnes vivant sur ses côtes.

La menace Noctiluca

Les scientifiques de l'université de Columbia et leurs collègues sont les premiers à documenter la croissance exponentielle du noctiluca vert, un microorganisme de la famille des dinoflagellés en mer d'Oman.

Il y forme des efflorescences vertes chaque hiver mais "avec des pics énormes qui pourraient avoir des effets dévastateurs pour l'écosystème de la mer d'Oman" alerte Helga do Rosario Gomes, principal auteur de l'étude publiée dans la revue Nature Communications.

Jusqu'il y a peu, la principale composante du plancton dans la zone était des diatomées, autrement dit des micro-algues dont se nourrissent de nombreux poissons et crustacés autochtones. Elles constituent ainsi la base de la chaîne alimentaire dans la mer d'Oman. Mais depuis le début des années 2000, tout a changé avec l'apparition massive des noctilucas qui ont supplanté les diatomées.

Or ces noctulicas sont trop grosses pour être ingérés par les crustacés qui se nourrissent habituellement de diatomées et qui sont la proie de plusieurs poissons. Les populations de ces derniers sont donc en train de péricliter faute de nourriture. Des rapports de plusieurs organismes de surveillance de la pêche dans la région ainsi que des sondages auprès des pêcheurs confirment la forte diminution du nombre de prises depuis une dizaine d'années.

C'est la conjonction de deux facteurs qui a provoqué ce phénomène : une augmentation de la pollution ainsi qu'un appauvrissement en oxygène de la colonne d'eau, également causé par la pollution.

Construites sur les côtes de la mer d'Oman, de nombreuses mégalopoles d'Asie y rejettent leurs eaux usées. Par exemple Karachi, au Pakistan (15 millions d'habitants), ne traite que 30% de son eau avant déversement et Mumbai (ex Bombay) et ses 21 millions d'habitants rejettent 63 tonnes d'azote et 11 tonnes de phosphore chaque jour.

"Toutes ces villes croissent si rapidement qu'elles n'ont pas la capacité de traiter leurs eaux usées", explique Joaquim Goes, co-auteur de l'étude. "La quantité de matériau déchargé est gigantesque."

La pollution favorise l'installation de noctiluca qui prospère dans les milieux riches en nutriments et pauvres en oxygène grâce à ses algues endosymbiotiques qui fournissent l'énergie nécessaire à sa reproduction par photosynthèse. Pour lutter contre la prolifération de noctiluca, les chercheurs tentent maintenant d'identifier des prédateurs. Certaines méduses apparaissent comme de bons candidats, elles pourraient constituer une "arme biologique" mais d'autres études doivent être effectuées avant d'envisager une intervention de ce type. 
Pour l'heure, les scientifiques appellent à renforcer la surveillance en mer d'Oman. 

Source © Science et avenir
Les inondations en Inde et au Pakistan ont déjà tué plus de 450 personnes. Elles ont commencé la semaine dernière dans le territoire himalayen du Cachemire et ont ensuite gagné la province très peuplée du Punjab. A ce jour, plus d’un million et demi de personnes ont d’ors et déjà dû fuir leurs foyers.

Les autorités ont décidé de faire exploser un barrage ce mercredi pour sauver la ville de Jhang. Il s’agissait pour les autorités pakistanaises de prévenir une catastrophe qui s’est déjà produite à deux reprises au 20e siècle : la destruction violente de la ville.

Au Cachemire indien, inondations et glissements de terrain ont même mis en danger les massives opérations militaires de secours. A ce jour, 80 000 personnes ont toutefois pu être évacuées par les airs.

Mais le mécontentement est grand pour ces gens qui n’ont vu arriver les équipes de sauvetage que six jours après le début des inondations à certains endroits. Des soldats se sont même fait attaquer par des villageois désespérés et en colère.

Source © 2014 euronews

Selon la dernière mise à jour de la Liste rouge des espèces menacées de l'UICN™, près de 80% des orchidées à labelle en forme de sabot des zones tempérées (de la sous-famille des Cypripedioideae) et plus de 90% des lémuriens sont menacés d'extinction. 

L'Anguille du Japon, une espèce récemment évaluée, a été classée dans la catégorie "En danger" et le Tatou à trois bandes du Brésil, la mascotte de la Coupe du Monde 2014 de la FIFA, dont la population est en déclin constant, conserve son statut d'espèce "Vulnérable". La Liste rouge de l'UICN, qui fête son 50e anniversaire cette année, porte à 73 686 le nombre d'espèces évaluées, dont 22 103 sont menacées d'extinction.

"Au cours des cinquante dernières années, la Liste rouge de l'UICN a orienté le travail de conservation. Rares sont les actions positives qui ne s'appuient pas sur la Liste rouge, véritable point de départ des actions de conservation", affirme Julia Marton-Lefèvre, Directrice générale de l'UICN. "Cette réussite n'est pas sans importance, mais il reste encore beaucoup à faire. Nous devons absolument élargir nos connaissances sur les espèces au niveau mondial pour mieux appréhender les défis auxquels nous sommes confrontés, établir les priorités en matière de conservation mondiale et mettre en œuvre des actions concrètes pour enrayer la crise de la biodiversité".

Près de 80 % des orchidées sont menacées d'extinction

L'évaluation mondiale des orchidées de la sous-famille des Cypripedioideae des zones tempérées de l'hémisphère nord, dont fait partie le fameux Sabot de Vénus, révèle que 79% de ces plantes ornementales prisées sont menacées d'extinction. Cette situation est en grande partie due à la destruction de leur habitat et à la cueillette excessive des espèces sauvages pour le commerce local et international, et ce malgré le fait que le commerce international de toutes les espèces d'orchidées de cette sous-famille soit réglementé. Avec leurs fleurs caractéristiques en forme de sabot, destinées à piéger les insectes pour assurer leur pollinisation, ces orchidées comptent parmi les plantes à fleurs les plus connues et emblématiques.

"Le plus surprenant dans cette évaluation, c'est le degré de menace qui pèse sur ces orchidées", souligne Hassan Rankou, de l'Autorité pour la Liste rouge de la Commission de la sauvegarde des espèces de l'UICN (SSC), représentante du groupe de spécialistes des orchidées. "Les orchidées de la sous-famille des Cypripedioideae sont des espèces prisées dans le commerce horticole mondial, un secteur qui pèse plusieurs millions de dollars. Même si cette industrie est alimentée par des plantes issues de stocks cultivés, la conservation des espèces sauvages est vitale pour son avenir."

L'orchidée Cypripedium lentiginosum, classée "En danger", ne compte plus que 100 spécimens dans le sud-est du Yunnan, en Chine, et dans la province de l'Ha Giang, au Vietnam. Une cueillette excessive et la déforestation ont conduit au déclin de cette espèce. Egalement classé "En danger", le Cypripède de Dickinson (C. dickinsonianum) se rencontre uniquement sous la forme de quelques populations isolées au Mexique, au Guatemala et au Honduras. Son habitat naturel, les forêts claires, est détruit pour les besoins de l'agriculture, et à cela s'ajoute l'élagage des arbres qui modifie les conditions environnementales nécessaires au bon développement des orchidées et des autres plantes des sous-bois.

La fleur nationale des îles Caïmans, l'orchidée Wild banana (Myrmecophila thomsoniana), a été évaluée pour la première fois et a fait son entrée dans la catégorie "En danger". Les orchidées Wild banana sont présentes dans les forêts sèches et la végétation arbustive des trois îles de l'archipel des Caïmans, mais sont menacées par la disparition accélérée de leur habitat au profit de la construction de logements et du développement du tourisme. La protection d'un habitat favorable sur les trois îles de l'archipel constitue l'action de conservation la plus urgente en faveur de cette espèce.

94% des lémuriens sont menacés d'extinction

Cette mise à jour de la Liste rouge de l'UICN vient confirmer les rapports selon lesquels 94% des lémuriens sont menacés d'extinction. Parmi les 101 espèces de lémuriens existantes, 22 sont "En danger critique", dont la plus grande espèce vivante de lémuriens, l'Indri à queue courte (Indri indri), et 48 sont "En danger", notamment le plus petit primate du monde, le Microcèbe de Mme Berthe (Microcebus berthae). Et 20 espèces sont classées comme "Vulnérables". Les lémuriens comptent ainsi parmi les groupes de vertébrés les plus menacés de la planète.

Les lémuriens sont menacés d'extinction principalement en raison de la destruction de leur habitat naturel, la forêt tropicale de Madagascar, où l'instabilité politique et la pauvreté croissante ont accéléré l'exploitation illégale du bois. Récemment, la chasse de ces animaux pour l'alimentation est également devenue une menace majeure.

"Malgré l'accentuation des menaces déjà lourdes qui pèsent sur les lémuriens, causée par la crise politique qui secoue Madagascar, nous pensons qu'il y a encore lieu de garder espoir", affirme le Professeur Christoph Schwitzer, Vice-président pour Madagascar du Groupe de spécialistes des primates de la SSC de l'UICN et Directeur des programmes de conservation de la Société zoologique de Bristol. "Les succès antérieurs démontrent que la collaboration entre les communautés locales, les organisations non gouvernementales et les chercheurs peut mener à protéger efficacement les espèces de primates en péril. Nous invitons d'urgence tous les acteurs à se joindre à nos efforts pour préserver les lémuriens et la richesse biologique, culturelle et économique qu'ils représentent."

Autres espèces menacées ou disparues

L'Anguille du Japon

L'Anguille du Japon (Anguilla japonica), un mets fin traditionnel japonais et le poisson de consommation le plus cher du pays, a été classée "En danger" en raison de la perte de son habitat, de la surpêche, mais aussi des obstacles à la migration, de la pollution et des modifications des courants océaniques. L'Asie de l'Est est la plaque tournante de l'élevage, de la commercialisation et de la consommation de cette espèce. Son déclin s'est traduit par l'augmentation de la commercialisation d'autres espèces d'anguilles, notamment de l'Anguille à nageoire courte (ou Anguille bicolore, A. bicolor).

"Alors que la situation concernant cette espèce est préoccupante, l'évaluation de l'Anguille du Japon et des autres anguilles représente un premier pas extrêmement important", affirme le Professeur Matthew Gollock, Président du sous-groupe de spécialistes des anguillidés de l'UICN. "Cette information nous permettra de prioriser les efforts de conservation des espèces d'anguilles et de façon plus générale des écosystèmes d'eau douce dont ces espèces dépendent."

Le Tatou à trois bandes du Brésil, mascotte de la Coupe du Monde 2014 de la FIFA

L'actualisation de la Liste rouge de l'UICN comprend également la réévaluation de la mascotte de la Coupe du Monde 2014 de la FIFA, le Tatou à trois bandes du Brésil (Tolypeutes tricinctus). Le nombre de spécimens de cette espèce aurait décliné de plus d'un tiers au cours des 10 à 15 dernières années, en raison d'une perte de 50% de son habitat, la végétation arbustive sèche de la Caatinga. Elle conserve donc son statut d'espèce "Vulnérable".

La Fougère du Gouverneur Laffan

La Fougère du Gouverneur Laffan (Diplazium laffanianum) est une fougère relativement grande que l'on trouvait autrefois dans les grottes et les crevasses rocheuses des Bermudes. Désormais, cette espèce est considérée officiellement comme "Éteinte à l'état sauvage", suite à la destruction de son habitat par les activités humaines et à l'introduction d'espèces exotiques envahissantes. Elle a été vue pour la dernière fois en 1905.

Une note d'espoir : l'Ablette du Yarkon

La mise à jour réalisée met en exergue l'amélioration de la situation d'une espèce de poisson grâce aux mesures de conservation menées sous l'égide de l'Autorité israélienne de protection de la nature et des parcs nationaux. Le statut de l'Ablette du Yarkon (Acanthobrama telavivensis), une espèce présente uniquement en Israël, s'est considérablement amélioré, passant de "Éteinte à l'état sauvage" à "Vulnérable". L'augmentation de la fréquence des épisodes de sécheresse et l'extraction de l'eau pour l'irrigation ont conduit à la destruction du seul habitat qui lui restait dans la rivière Yarkon et dans le ruisseau Tut. L'espèce a été sauvée en transférant 120 des derniers poissons sauvages dans une installation prévue par le programme d'élevage en captivité de l'Université de Tel-Aviv. En 2006, 9 000 ablettes du Yarkon nées en laboratoire ont été réintroduites dans un habitat restauré, dans la rivière Yarkon et dans d'autres rivières d'Israël. Huit ans plus tard, leur population a augmenté considérablement.

"Même si la Liste rouge de l'UICN est à chaque fois l'occasion de célébrer quelques réussites en matière de conservation, au vu de la situation actuelle, un long chemin reste encore à parcourir pour atteindre les objectifs de la Convention sur la diversité biologique à l'horizon 2020, date limite que se sont fixés près de 200 gouvernements pour enrayer le déclin de la biodiversité et éviter l'extinction des espèces", affirme Jane Smart, Directrice du Programme mondial de l'UICN pour les espèces. "Nous ne pouvons tout simplement pas nous permettre de ne pas tenir ce délai"

Auteur: Union internationale pour la conservation de la nature



Source : notre-planete.info, © Sylvain Lefebvre & Marie-Anne Bertin



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