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jeudi 18 septembre 2014
Les pluies orageuses qui se sont abattues sur le sud de la France ont fait au moins cinq morts dans la nuit de mercredi à jeudi dans un camping dévasté par la crue soudaine d’une rivière, selon un nouveau bilan des pompiers.
Au total, trois départements du sud de la France, l’Hérault, le Gard et l’Aveyron, ont été frappés par les intempéries. Mercredi, une femme de 76 ans avait été retrouvée noyée en fin d’après-midi dans le sud-est de l’Aveyron, et un septuagénaire est porté disparu dans le Gard à Saint-Laurent-le-minier, village «balayé» dans la nuit par une «grosse vague», selon les pompiers.
A Lamalou-les-Bains, village thermal de l’Hérault, la rivière du Bitoulet, qui longe le camping municipal, s’est soudainement transformée en torrent, emportant des camping-cars et des caravanes.
Dans la nuit, trois corps avaient été découverts et deux personnes étaient portées disparues, selon la préfecture. Dans la matinée, les secours ont fait état de deux morts supplémentaires, sans pouvoir préciser s’il s’agissait des disparus.
Selon la préfecture, les trois corps retrouvés dans la nuit étaient deux occupants du camping, un homme et une femme, retrouvés dans deux camping-cars différents. Un piéton a également été emporté par la crue provoquée par la rupture soudaine d’un «embâcle», un obstacle naturel au fond du cours d’eau qui a lâché sous la pression.
Jeudi matin, Météo France a levé l’alerte aux pluies orageuses et aux risques d’inondations dans le Gard mais l’a prolongée dans l’Hérault, appelant à la vigilance aux crues également dans l’Aveyron.
Source © AFP
Au total, trois départements du sud de la France, l’Hérault, le Gard et l’Aveyron, ont été frappés par les intempéries. Mercredi, une femme de 76 ans avait été retrouvée noyée en fin d’après-midi dans le sud-est de l’Aveyron, et un septuagénaire est porté disparu dans le Gard à Saint-Laurent-le-minier, village «balayé» dans la nuit par une «grosse vague», selon les pompiers.
A Lamalou-les-Bains, village thermal de l’Hérault, la rivière du Bitoulet, qui longe le camping municipal, s’est soudainement transformée en torrent, emportant des camping-cars et des caravanes.
Dans la nuit, trois corps avaient été découverts et deux personnes étaient portées disparues, selon la préfecture. Dans la matinée, les secours ont fait état de deux morts supplémentaires, sans pouvoir préciser s’il s’agissait des disparus.
Selon la préfecture, les trois corps retrouvés dans la nuit étaient deux occupants du camping, un homme et une femme, retrouvés dans deux camping-cars différents. Un piéton a également été emporté par la crue provoquée par la rupture soudaine d’un «embâcle», un obstacle naturel au fond du cours d’eau qui a lâché sous la pression.
Jeudi matin, Météo France a levé l’alerte aux pluies orageuses et aux risques d’inondations dans le Gard mais l’a prolongée dans l’Hérault, appelant à la vigilance aux crues également dans l’Aveyron.
Source © AFP
Une pollution d'origine industrielle a provoqué une véritable hécatombe sur l'Aff. Près de 10km de rivière ont été souillés. Pêcheurs et riverains sont consternés.
Il y a quelques jours, des riverains de l'Aff ont commencé à voir des dizaines de poissons le ventre à l'air sur la commune de Comblessac, mais aussi de Loutehel. Au moulin du Tertre, un collectif d'habitant a récupéré des dizaines de cadavre de toutes les espèces, brochet, truite, tanche, gardons et même des anguilles réputées pour leur résistance.
À l’origine de cette hécatombe, une pollution industrielle. Une entreprise agroalimentaire située sur Guer aurait, suite à un problème d'évacuation le dimanche 7 septembre, déversé dans un affluent de l'Aff, plusieurs centaines de litres d'effluents contenant du sel et de l'acide.
« On a été prévenu plusieurs jours après par des représentants du syndicat du bassin-versant de l'Oust », dénoncent les riverains et les pêcheurs.
Le syndicat a évoqué dans un communiqué du 9 septembre « une forte pollution sur l'Aff » sans plus d'explication, et parle de surmortalité. Les riverains eux affirment avoir été témoin d'une véritable hécatombe. Plusieurs d’entre eux ont fait des photos et attendent des explications sur la nature de la pollution, et les conséquences pour la santé et l'environnement dans les jours à venir.
Une réunion publique est organisée à l'initiative de l'association de pêche, au moulin du Boscher, à Comblessac vendredi à 15 heures.
Source © Ouest France
Il y a quelques jours, des riverains de l'Aff ont commencé à voir des dizaines de poissons le ventre à l'air sur la commune de Comblessac, mais aussi de Loutehel. Au moulin du Tertre, un collectif d'habitant a récupéré des dizaines de cadavre de toutes les espèces, brochet, truite, tanche, gardons et même des anguilles réputées pour leur résistance.
À l’origine de cette hécatombe, une pollution industrielle. Une entreprise agroalimentaire située sur Guer aurait, suite à un problème d'évacuation le dimanche 7 septembre, déversé dans un affluent de l'Aff, plusieurs centaines de litres d'effluents contenant du sel et de l'acide.
« On a été prévenu plusieurs jours après par des représentants du syndicat du bassin-versant de l'Oust », dénoncent les riverains et les pêcheurs.
Le syndicat a évoqué dans un communiqué du 9 septembre « une forte pollution sur l'Aff » sans plus d'explication, et parle de surmortalité. Les riverains eux affirment avoir été témoin d'une véritable hécatombe. Plusieurs d’entre eux ont fait des photos et attendent des explications sur la nature de la pollution, et les conséquences pour la santé et l'environnement dans les jours à venir.
Une réunion publique est organisée à l'initiative de l'association de pêche, au moulin du Boscher, à Comblessac vendredi à 15 heures.
Source © Ouest France
Les prises connues de baleines, protégées par un moratoire sur la chasse commerciale depuis 1986, se sont élevées en 2013 à 1645 individus, selon des données de la Commission baleinière internationale (CBI).
Certains pays ne reconnaissent pas le moratoire (Norvège, Islande, Russie), d'autres ont des quotas au titre de la chasse aborigène pour certaines communautés (Groenland, Alaska, Sibérie, Saint-Vincent-et-les-Grenadines) et le Japon dit poursuivre des objectifs scientifiques, ce qui a été démenti par la Cour internationale de justice cette année.
Les prises du Japon sont en nette baisse par rapport à il y a quelques années, une conséquence combinée, selon Vincent Ridoux, expert de la délégation française à la CBI, des actions de l'ONG Sea Shepherd en Antarctique pour barrer la route aux baleiniers japonais et d'incidents mécaniques survenus sur ces navires.
Les prises de baleines répertoriées en 2013
Certains pays ne reconnaissent pas le moratoire (Norvège, Islande, Russie), d'autres ont des quotas au titre de la chasse aborigène pour certaines communautés (Groenland, Alaska, Sibérie, Saint-Vincent-et-les-Grenadines) et le Japon dit poursuivre des objectifs scientifiques, ce qui a été démenti par la Cour internationale de justice cette année.
Les prises du Japon sont en nette baisse par rapport à il y a quelques années, une conséquence combinée, selon Vincent Ridoux, expert de la délégation française à la CBI, des actions de l'ONG Sea Shepherd en Antarctique pour barrer la route aux baleiniers japonais et d'incidents mécaniques survenus sur ces navires.
Les prises de baleines répertoriées en 2013
- Norvège: 594 (chasse commerciale, objection au moratoire)
- Japon: 417 (au titre de la chasse scientifique)
- Danemark (Groenland): 201 (chasse aborigène)
- Islande: 169 (chasse commerciale, objection au moratoire)
- Russie: 128 (chasse aborigène)
- États-Unis (Alaska): 57 (chasse aborigène)
- Saint-Vincent-et-les Grenadines: 4 (chasse aborigène)
- Canada: 3 (non membre de la CBI)
- Corée du Sud: 75 prises accidentelles (chiffre 2012)
- Indonésie: nombre inconnu
Une tornade a été signalée sur la petite commune de Valdelamusa (Nord de Huelva) en Andalousie.
Les vents générés par la tornade ont été estimés à plus de 180 km/h et ont provoqué de gros dommages matériels. De nombreux arbres ont été déracinés, des dizaines d'habitations ont été endommagées.
Source Hebdo Météo
Les vents générés par la tornade ont été estimés à plus de 180 km/h et ont provoqué de gros dommages matériels. De nombreux arbres ont été déracinés, des dizaines d'habitations ont été endommagées.
Source Hebdo Météo
L'Asie représente 87% des migrants climatiques intérieurs recensés dans le monde en 2013, selon le rapport de l'IDMC. Les déplacements, liés aux catastrophes naturelles, devraient augmenter plus rapidement en Afrique que dans les autres régions.
Selon le rapport annuel "Global Estimates" publié ce mercredi 17 septembre par l'Observatoire des situations de déplacement interne (IDMC) et le Conseil norvégien pour les réfugiés (NRC), plus de 22 millions de personnes ont été contraintes de quitter leur domicile en 2013 en raison de catastrophes naturelles (inondation, tempête, séisme…).
Ces aléas climatiques ont provoqué en 2013 le déplacement de "trois fois plus de personnes que les conflits". Plus de 600 événements ont été enregistrés au cours de l'année.
Les pays "riches" sont autant affectés que les pays "pauvres", même si ce sont les pays en développement qui "paient le plus lourd tribut, avec plus de 85% des déplacements", chiffre le rapport.
L'Asie la plus touchée, suivie de l'Afrique
Ainsi, comme les années précédentes, l'Asie a été le continent le plus touché, avec 19 millions de nouveaux déplacés. Soit 87,1% du nombre total. Aux Philippines, le typhon Haiyan a déplacé à lui seul 4,1 millions de personnes, soit un million de plus que dans les quatre autres régions réunies (Afrique, Amériques, Europe et Océanie). Un autre typhon, Trami, a fait 1,7 million de déplacés dans l'archipel. Les crues en Chine ont fait 1,6 million de déplacés.
Des inondations saisonnières ont aussi provoqué "d'importants déplacements" en Afrique sub-saharienne, tout particulièrement au Niger, au Tchad, au Soudan et au Soudan du Sud, "pays dont les populations extrêmement vulnérables sont également en proie à des conflits et à la sécheresse". En 2013, 1,8 million de personnes ont été déplacées en Afrique, ce qui représente 8,1% du total mondial. Ils étaient 8,2 millions réfugiés en 2012. La population africaine étant appelée à doubler d'ici 2050, "les risques de déplacement devraient augmenter plus rapidement dans cette partie du monde que dans les autres régions au cours des prochaines décennies", alertent de nouveau les rapporteurs.
Les nations riches ne sont pas épargnées, comme le Japon avec le typhon Man-yi qui a déplacé 260.000 personnes dans la région de Chubu. Aux Etats-Unis, les tornades ont balayé l'Oklahoma et poussé 218.500 personnes à fuir. De "graves" inondations ont également frappé l'Europe, notamment l'Allemagne, la République tchèque, la Russie et le Royaume-Uni, provoquant le déplacement total de 149.000 personnes.
Alors qu'elles ont été très touchées en 2012 (1,3 millions de déplacés), les Amériques ont connu une "saison d'ouragans inhabituellement calme" : la région n'a pas été frappée "de grandes catastrophes géophysiques", précise l'étude.
Les réfugiés climatiques ont doublé ces 40 dernières années
Deux fois plus de personnes sont déplacées aujourd'hui que dans les années 1970. "Au vu du nombre croissant de personnes vivant et travaillant dans des zones à risque, cette tendance à la hausse va se poursuivre et devrait être exacerbée à l'avenir par les effets du changement climatique", indique Jan Egeland, secrétaire général du NRC.
La plupart des catastrophes sont autant d'origine humaine que naturelle. "Une amélioration de l'aménagement urbain, des moyens de protection contre les inondations et des normes de construction permettrait d'en atténuer l'impact", préconise Alfredo Zamudio, directeur de l'IDMC.
Les rapporteurs appellent la communauté internationale à agir lors du prochain sommet mondial sur le climat le 23 septembre à New York (USA). "Les décideurs doivent veiller à ce que les plans nationaux de réduction des risques de catastrophes naturelles et d'adaptation au changement climatique intègrent des mesures prenant en compte le risque et l'impact des déplacements". Les gouvernements doivent "faciliter" les migrations et prévoir "des relogements d'une façon qui respecte les populations vulnérables". Ils devraient être 250 millions de déplacés climatiques dans le monde d'ici 2050, selon le Haut commissaire adjoint de l'ONU pour les réfugiés. La conférence de Paris sur le climat fin 2015 pourrait ouvrir la voie à la création d'un statut de déplacé environnemental.
Source © Rachida Boughriet / Actu-Environnement
Selon le rapport annuel "Global Estimates" publié ce mercredi 17 septembre par l'Observatoire des situations de déplacement interne (IDMC) et le Conseil norvégien pour les réfugiés (NRC), plus de 22 millions de personnes ont été contraintes de quitter leur domicile en 2013 en raison de catastrophes naturelles (inondation, tempête, séisme…).
Ces aléas climatiques ont provoqué en 2013 le déplacement de "trois fois plus de personnes que les conflits". Plus de 600 événements ont été enregistrés au cours de l'année.
Les pays "riches" sont autant affectés que les pays "pauvres", même si ce sont les pays en développement qui "paient le plus lourd tribut, avec plus de 85% des déplacements", chiffre le rapport.
L'Asie la plus touchée, suivie de l'Afrique
Ainsi, comme les années précédentes, l'Asie a été le continent le plus touché, avec 19 millions de nouveaux déplacés. Soit 87,1% du nombre total. Aux Philippines, le typhon Haiyan a déplacé à lui seul 4,1 millions de personnes, soit un million de plus que dans les quatre autres régions réunies (Afrique, Amériques, Europe et Océanie). Un autre typhon, Trami, a fait 1,7 million de déplacés dans l'archipel. Les crues en Chine ont fait 1,6 million de déplacés.
Des inondations saisonnières ont aussi provoqué "d'importants déplacements" en Afrique sub-saharienne, tout particulièrement au Niger, au Tchad, au Soudan et au Soudan du Sud, "pays dont les populations extrêmement vulnérables sont également en proie à des conflits et à la sécheresse". En 2013, 1,8 million de personnes ont été déplacées en Afrique, ce qui représente 8,1% du total mondial. Ils étaient 8,2 millions réfugiés en 2012. La population africaine étant appelée à doubler d'ici 2050, "les risques de déplacement devraient augmenter plus rapidement dans cette partie du monde que dans les autres régions au cours des prochaines décennies", alertent de nouveau les rapporteurs.
Les nations riches ne sont pas épargnées, comme le Japon avec le typhon Man-yi qui a déplacé 260.000 personnes dans la région de Chubu. Aux Etats-Unis, les tornades ont balayé l'Oklahoma et poussé 218.500 personnes à fuir. De "graves" inondations ont également frappé l'Europe, notamment l'Allemagne, la République tchèque, la Russie et le Royaume-Uni, provoquant le déplacement total de 149.000 personnes.
Alors qu'elles ont été très touchées en 2012 (1,3 millions de déplacés), les Amériques ont connu une "saison d'ouragans inhabituellement calme" : la région n'a pas été frappée "de grandes catastrophes géophysiques", précise l'étude.
Les réfugiés climatiques ont doublé ces 40 dernières années
Deux fois plus de personnes sont déplacées aujourd'hui que dans les années 1970. "Au vu du nombre croissant de personnes vivant et travaillant dans des zones à risque, cette tendance à la hausse va se poursuivre et devrait être exacerbée à l'avenir par les effets du changement climatique", indique Jan Egeland, secrétaire général du NRC.
La plupart des catastrophes sont autant d'origine humaine que naturelle. "Une amélioration de l'aménagement urbain, des moyens de protection contre les inondations et des normes de construction permettrait d'en atténuer l'impact", préconise Alfredo Zamudio, directeur de l'IDMC.
Les rapporteurs appellent la communauté internationale à agir lors du prochain sommet mondial sur le climat le 23 septembre à New York (USA). "Les décideurs doivent veiller à ce que les plans nationaux de réduction des risques de catastrophes naturelles et d'adaptation au changement climatique intègrent des mesures prenant en compte le risque et l'impact des déplacements". Les gouvernements doivent "faciliter" les migrations et prévoir "des relogements d'une façon qui respecte les populations vulnérables". Ils devraient être 250 millions de déplacés climatiques dans le monde d'ici 2050, selon le Haut commissaire adjoint de l'ONU pour les réfugiés. La conférence de Paris sur le climat fin 2015 pourrait ouvrir la voie à la création d'un statut de déplacé environnemental.
Source © Rachida Boughriet / Actu-Environnement
Selon une étude menée par George Wittemyer, de l’Université d’État du Colorado, dans la National Academy of Sciences, chaque année en Afrique, il y a plus d’éléphants tués que d’éléphants qui naissent.
Dans ce nouveau rapport sur le braconnage d’éléphants rendu public le 20 août dernier, l’équipe de recherche révèle que près de 35 000 éléphants sont tués chaque année sur le continent africain, et ce depuis 2010. Wittemyer ajoute que « nous parlons de la disparition des éléphants les plus gros et les plus âgés. Cela signifie la disparition des principaux mâles reproducteurs et la disparition des matriarches familiales et des mères.
Cela laisse derrière des jeunes orphelins et des sociétés animales brisées ». Et si le taux de braconnage continue à ce rythme, les éléphants pourraient être éradiqués d’Afrique d’ici 100 ans. « Dans certaines régions d’Afrique, comme le Botswana, les éléphants se portent bien. Mais d’autres régions telles que l’Afrique Centrale sont beaucoup plus touchées par le braconnage », précise Julian Blanc, l’un des co-auteurs de cette étude.
Dans cette partie du continent, la population d’éléphants a chuté de près de 60% en une décennie. Selon BBC, le commerce illégal des défenses d’éléphants a pris de l’expansion au cours des dernières années, et un kilo d’ivoire vaut désormais plusieurs milliers de dollars. La majeure partie de la demande est alimentée par un marché en croissance rapide en Asie.
Face à cette situation, les écologistes tirent la sonnette d’alarme. Pour John Scanlon, secrétaire général de la Convention sur le commerce international des espèces en danger (CITES), « Il faut démanteler le commerce illégal d’ivoire, améliorer les conditions de vies des populations vivant à proximité d’éléphants, renforcer la gouvernance dans ce domaine et réduire la demande d’ivoire illégal (…). La planète doit décider de l’ampleur des efforts qui seront consacrés à la préservation de cette espèce magnifique et, éventuellement, être prête à mobiliser les ressources humaines et financières pour arriver à des résultats ».
Dans ce nouveau rapport sur le braconnage d’éléphants rendu public le 20 août dernier, l’équipe de recherche révèle que près de 35 000 éléphants sont tués chaque année sur le continent africain, et ce depuis 2010. Wittemyer ajoute que « nous parlons de la disparition des éléphants les plus gros et les plus âgés. Cela signifie la disparition des principaux mâles reproducteurs et la disparition des matriarches familiales et des mères.
Cela laisse derrière des jeunes orphelins et des sociétés animales brisées ». Et si le taux de braconnage continue à ce rythme, les éléphants pourraient être éradiqués d’Afrique d’ici 100 ans. « Dans certaines régions d’Afrique, comme le Botswana, les éléphants se portent bien. Mais d’autres régions telles que l’Afrique Centrale sont beaucoup plus touchées par le braconnage », précise Julian Blanc, l’un des co-auteurs de cette étude.
Dans cette partie du continent, la population d’éléphants a chuté de près de 60% en une décennie. Selon BBC, le commerce illégal des défenses d’éléphants a pris de l’expansion au cours des dernières années, et un kilo d’ivoire vaut désormais plusieurs milliers de dollars. La majeure partie de la demande est alimentée par un marché en croissance rapide en Asie.
Face à cette situation, les écologistes tirent la sonnette d’alarme. Pour John Scanlon, secrétaire général de la Convention sur le commerce international des espèces en danger (CITES), « Il faut démanteler le commerce illégal d’ivoire, améliorer les conditions de vies des populations vivant à proximité d’éléphants, renforcer la gouvernance dans ce domaine et réduire la demande d’ivoire illégal (…). La planète doit décider de l’ampleur des efforts qui seront consacrés à la préservation de cette espèce magnifique et, éventuellement, être prête à mobiliser les ressources humaines et financières pour arriver à des résultats ».
Le juge des référés du Tribunal administratif de Nancy a suspendu lundi l’arrêté préfectoral du 28 août 2014 autorisant le tir de prélèvement d’un loup dans la Meuse. Plusieurs associations environnementales avaient saisi le juge des référés pour stopper les tirs sur le loup.
France Nature Environnement (FNE), la Ligue pour la protection des Oiseaux (LPO) et le MIRABEL Lorraine Nature Environnement (MIRABEL-LNE) avaient saisi le juge des référés le 9 septembre dernier.
Le juge a estimé qu’il n’était pas constaté une récurrence des dégâts d’une année sur l’autre, que les tirs de défense s’étaient montrés efficaces sur l’ensemble des élevages qui en ont bénéficié, à l’exception d’un seul troupeau, et enfin que les difficultés financières des éleveurs ne justifient pas le tir de prélèvement d’un loup.
France Nature Environnement (FNE), la Ligue pour la protection des Oiseaux (LPO) et le MIRABEL Lorraine Nature Environnement (MIRABEL-LNE) avaient saisi le juge des référés le 9 septembre dernier.
Le juge a estimé qu’il n’était pas constaté une récurrence des dégâts d’une année sur l’autre, que les tirs de défense s’étaient montrés efficaces sur l’ensemble des élevages qui en ont bénéficié, à l’exception d’un seul troupeau, et enfin que les difficultés financières des éleveurs ne justifient pas le tir de prélèvement d’un loup.
Le verdict est tombé hier au tribunal administratif de Pau : la requête des opposants à la décharge de Pavie a été déboutée. Le conseil général et Trigone se réjouissent de cette décision, mais les associations ne vont peut-être pas en rester là…
Les opposants à la décharge de Pavie n'ont pas eu gain de cause au tribunal administratif de Pau, qui a rejeté hier soir leur requête.
Les associations «Pavie sachez qu'on va enfouir» et «Pour la fermeture de la décharge», qui s'opposent à l'extension de la décharge du Mouréous, avaient déposé un 3e mémoire contre le projet auprès du tribunal administratif de Pau. Les opposants y invoquaient le PLU de Pavie qui ne comporte pas de zone agricole, le manque d'information du public sur la stabilité partielle du site, qui repose aussi sur les massifs de déchets anciens ; mais ils contestent également les voies d'accès à la décharge, véritable «couloir à camions» selon eux.
Hier soir, dans un communiqué, le conseil général du Gers s'est félicité de la décision du tribunal. «Le tribunal administratif de Pau vient de débouter l'association des riverains de la décharge de Pavie qui contestait l'arrêté d'autorisation pris par le préfet du Gers. Le conseil général a toujours respecté le droit des riverains de contester la décision de l'État. Désormais les riverains ont le devoir de respecter une décision de justice. Le conseil général prend acte de cette décision (…) qui préserve l'avenir de notre service public des déchets.»
Avis partagé par Francis Dupouey, le président de Trigone, en charge du site. «Cette décision de droit confirme l'arrêté du préfet, et souligne le sérieux et la qualité du travail des services de Trigone et de l'État dans ce dossier.»
À l'annonce de la nouvelle, Jean Manuel Fullana, l'un des porte-parole des opposants, n'a pas voulu se prononcer sur la suite que les associations donneront à la décision du tribunal. Mais il est plus que probable selon lui que les opposants n'en resteront pas là et se tourneront vers d'autres recours, sur la base de résultats d'une analyse de pollution commandée par les associations. Les contrôles «font apparaître des anomalies» dans les eaux de ruissellement, avec des seuils hors norme de mercure, d'arsenic et de composants organiques polluants… «Le conseil général a parlé de rendre la route «tolérable» aux poids-lourds, nous, on veut que cette route soit tolérable pour les riverains, dont les maisons ne valent plus rien !» Une réunion doit réunir les opposants à la décharge ce soir pour envisager la suite de leur action.
Source © la depeche
Les opposants à la décharge de Pavie n'ont pas eu gain de cause au tribunal administratif de Pau, qui a rejeté hier soir leur requête.
Les associations «Pavie sachez qu'on va enfouir» et «Pour la fermeture de la décharge», qui s'opposent à l'extension de la décharge du Mouréous, avaient déposé un 3e mémoire contre le projet auprès du tribunal administratif de Pau. Les opposants y invoquaient le PLU de Pavie qui ne comporte pas de zone agricole, le manque d'information du public sur la stabilité partielle du site, qui repose aussi sur les massifs de déchets anciens ; mais ils contestent également les voies d'accès à la décharge, véritable «couloir à camions» selon eux.
Hier soir, dans un communiqué, le conseil général du Gers s'est félicité de la décision du tribunal. «Le tribunal administratif de Pau vient de débouter l'association des riverains de la décharge de Pavie qui contestait l'arrêté d'autorisation pris par le préfet du Gers. Le conseil général a toujours respecté le droit des riverains de contester la décision de l'État. Désormais les riverains ont le devoir de respecter une décision de justice. Le conseil général prend acte de cette décision (…) qui préserve l'avenir de notre service public des déchets.»
Avis partagé par Francis Dupouey, le président de Trigone, en charge du site. «Cette décision de droit confirme l'arrêté du préfet, et souligne le sérieux et la qualité du travail des services de Trigone et de l'État dans ce dossier.»
À l'annonce de la nouvelle, Jean Manuel Fullana, l'un des porte-parole des opposants, n'a pas voulu se prononcer sur la suite que les associations donneront à la décision du tribunal. Mais il est plus que probable selon lui que les opposants n'en resteront pas là et se tourneront vers d'autres recours, sur la base de résultats d'une analyse de pollution commandée par les associations. Les contrôles «font apparaître des anomalies» dans les eaux de ruissellement, avec des seuils hors norme de mercure, d'arsenic et de composants organiques polluants… «Le conseil général a parlé de rendre la route «tolérable» aux poids-lourds, nous, on veut que cette route soit tolérable pour les riverains, dont les maisons ne valent plus rien !» Une réunion doit réunir les opposants à la décharge ce soir pour envisager la suite de leur action.
Source © la depeche
La société AVA-CO2, en collaboration avec l'Office fédéral de l'environnement (OFEV) et la Haute École zurichoise en sciences appliquées, avait publié en début d'année une étude qui présentait les avantages de la carbonisation hydrothermale (HTC) pour le traitement des boues d'épuration.
L'entreprise franchit aujourd'hui un nouveau cap dans le domaine de la récupération du phosphore, un sujet particulièrement d'actualité. Après des mois de recherche et développement, elle a mis au point le procédé novateur « AVA cleanphos », uniquement rendu possible grâce au processus HTC d'AVA-CO2. L'innovation majeure de « AVA cleanphos » réside dans l'échange du substrat !
En effet, contrairement aux autres procédés, AVA-CO2 ne tire par le phosphore des boues d'épuration ou des cendres de boues d'épuration, mais directement du charbon HTC. Cela permet un rendement de 80% de phosphore avec une faible utilisation d'acide, des coûts énergétiques réduits et des frais d'investissement moins élevés. Par ailleurs, la solution « AVA cleanphos » permet de fabriquer un acide phosphorique exempt de métaux lourds, sans phase additionnelle de purification – une différence importante par rapport à la récupération issue des cendres de boues d'épuration.
Un autre avantage significatif concerne les boues d'épuration sous forme de charbon HTC sans phosphore qui pourront à l'avenir continuer d'être utilisées dans la co-incinération pour remplacer le charbon fossile.
Du phosphore tiré du charbon HTC par un procédé en trois étapes
Le procédé AVA cleanphos est un procédé simple en trois étapes qui utilise des technologies déjà éprouvées et connues comme le Acid-Leaching, la nano-filtration et la concentration. Le charbon HTC se distingue fondamentalement des scories issues des installations d'incinération des boues d'épuration. Leur pré-conditionnement ne nécessite donc pas de système de broyage énergivore car le charbon HTC n'est pas constitué de scories avec vitrifications correspondantes. Un système de broyage simple, assez comparable à un robot ménager, suffit, ce qui génère des économies d'énergie considérables.
Après le pré-conditionnement, une lixiviation acide (Acid Leaching) du phosphore à partir du charbon HTC a lieu dans le procédé AVA cleanphos. Le phosphore ne réagit pas lors de la carbonisation hydrothermale et n'est donc pas lié dans une matrice de verre stable, mais reste libre. Cela permet une utilisation d'acide nettement moindre pour la lixiviation du phosphore, avec des économies de coûts correspondantes. Mais ce nouveau procédé présente encore d'autres atouts, p.ex. la grande pureté de l'acide phosphorique.
Comme le charbon HTC a une grande affinité avec les métaux lourds, seulement 8-10% parviennent dans l'acide phosphorique, le reste restant dans le charbon HTC. Avec les procédés traditionnels, plus de 70% des métaux lourds restent dans l'acide phosphorique. Dans un deuxième temps, le traitement par nano-filtration assure la séparation entre l'acide phosphorique et les sulfates métalliques. Ces derniers (p.ex. aluminium ou fer) peuvent ainsi être recyclés et réintégrés à la station d'épuration en tant qu'agent de précipitation. Lors de la troisième et dernière étape a lieu une concentration de l'acide phosphorique de 5% à 50-75%, au moyen de technologies standard.
"Notre procédé AVA cleanphos remet en question la récupération du phosphore comme argument pour les installations de mono-incinération. On dispose en outre d'un procédé qui permet dès aujourd'hui de récupérer le phosphore des boues d'épuration de manière rentable. Un événement que le monde politique et l'industrie attendent depuis longtemps. Pour l'industrie, p.ex. dans le secteur du ciment, notre procédé ouvre aussi des possibilités sans précédent, car notre charbon HTC sans phosphore issu de boues d'épuration peut remplacer le lignite ou la houille. On peut ainsi réduire en plus les émissions de CO2", a déclaré Thomas Kläusli.
AVA cleanphos ouvre la voie au recyclage des boues d'épuration, en s'éloignant de la simple élimination.
L'entreprise franchit aujourd'hui un nouveau cap dans le domaine de la récupération du phosphore, un sujet particulièrement d'actualité. Après des mois de recherche et développement, elle a mis au point le procédé novateur « AVA cleanphos », uniquement rendu possible grâce au processus HTC d'AVA-CO2. L'innovation majeure de « AVA cleanphos » réside dans l'échange du substrat !
En effet, contrairement aux autres procédés, AVA-CO2 ne tire par le phosphore des boues d'épuration ou des cendres de boues d'épuration, mais directement du charbon HTC. Cela permet un rendement de 80% de phosphore avec une faible utilisation d'acide, des coûts énergétiques réduits et des frais d'investissement moins élevés. Par ailleurs, la solution « AVA cleanphos » permet de fabriquer un acide phosphorique exempt de métaux lourds, sans phase additionnelle de purification – une différence importante par rapport à la récupération issue des cendres de boues d'épuration.
Un autre avantage significatif concerne les boues d'épuration sous forme de charbon HTC sans phosphore qui pourront à l'avenir continuer d'être utilisées dans la co-incinération pour remplacer le charbon fossile.
Du phosphore tiré du charbon HTC par un procédé en trois étapes
Le procédé AVA cleanphos est un procédé simple en trois étapes qui utilise des technologies déjà éprouvées et connues comme le Acid-Leaching, la nano-filtration et la concentration. Le charbon HTC se distingue fondamentalement des scories issues des installations d'incinération des boues d'épuration. Leur pré-conditionnement ne nécessite donc pas de système de broyage énergivore car le charbon HTC n'est pas constitué de scories avec vitrifications correspondantes. Un système de broyage simple, assez comparable à un robot ménager, suffit, ce qui génère des économies d'énergie considérables.
Après le pré-conditionnement, une lixiviation acide (Acid Leaching) du phosphore à partir du charbon HTC a lieu dans le procédé AVA cleanphos. Le phosphore ne réagit pas lors de la carbonisation hydrothermale et n'est donc pas lié dans une matrice de verre stable, mais reste libre. Cela permet une utilisation d'acide nettement moindre pour la lixiviation du phosphore, avec des économies de coûts correspondantes. Mais ce nouveau procédé présente encore d'autres atouts, p.ex. la grande pureté de l'acide phosphorique.
Comme le charbon HTC a une grande affinité avec les métaux lourds, seulement 8-10% parviennent dans l'acide phosphorique, le reste restant dans le charbon HTC. Avec les procédés traditionnels, plus de 70% des métaux lourds restent dans l'acide phosphorique. Dans un deuxième temps, le traitement par nano-filtration assure la séparation entre l'acide phosphorique et les sulfates métalliques. Ces derniers (p.ex. aluminium ou fer) peuvent ainsi être recyclés et réintégrés à la station d'épuration en tant qu'agent de précipitation. Lors de la troisième et dernière étape a lieu une concentration de l'acide phosphorique de 5% à 50-75%, au moyen de technologies standard.
"Notre procédé AVA cleanphos remet en question la récupération du phosphore comme argument pour les installations de mono-incinération. On dispose en outre d'un procédé qui permet dès aujourd'hui de récupérer le phosphore des boues d'épuration de manière rentable. Un événement que le monde politique et l'industrie attendent depuis longtemps. Pour l'industrie, p.ex. dans le secteur du ciment, notre procédé ouvre aussi des possibilités sans précédent, car notre charbon HTC sans phosphore issu de boues d'épuration peut remplacer le lignite ou la houille. On peut ainsi réduire en plus les émissions de CO2", a déclaré Thomas Kläusli.
AVA cleanphos ouvre la voie au recyclage des boues d'épuration, en s'éloignant de la simple élimination.
mercredi 17 septembre 2014
8,8 millions d’habitants bientôt privés d’eau ? La capitale économique du Brésil est menacée.
La sécheresse qui sévit depuis 2013 a mis à sec la principale retenue d’eau qui l’alimente. Déjà, la distribution se montre problématique. Un rationnement que le gouverneur refuse de reconnaître, campagne électorale oblige, tandis que des critiques fusent à l’encontre de l’entreprise qui gère l’approvisionnement pour sa mauvaise gestion.
São Paulo, mégalopole de plus de 20 millions d'habitants, connaît sa plus grave sécheresse depuis près de 100 ans.
Un scénario catastrophe menace São Paulo d’ici peu, qui priverait près de 9 millions d’habitants d’eau. La plus grande mégalopole d’Amérique du Sud, avec plus de 20millions d’habitants, traverse la période de sécheresse la plus sévère jamais connue depuis 84 ans. Alimentant 45% de la région métropolitaine, les quatre lacs du réservoir de Cantareira, au nord de la ville, sont presque à sec. Fin août, leur niveau n’était qu’à 12% de la normale. Et ce, malgré l’exploitation, depuis mai dernier, du "volume mort " stagnant et pollué du réservoir.
Dès juillet, les effets de la pénurie se font sentir. Dans les entreprises où l’eau entre dans le processus de production, plus de 3 000 personnes sont licenciées ; c’est l’évaluation de la Centrale unique des travailleurs (CUT), principal syndicat brésilien. Et 46% des habitants, notamment dans les quartiers les plus pauvres de São Paulo, ont connu récemment une baisse de pression, voire une interruption de la distribution d’eau, selon l’institut de sondage Datafolha.
"São Paulo connaît un rationnement qui ne dit pas son nom", affirme le professeur Antônio Carlos Zuffo, chef du département des Ressources hydriques de l’université de Campinas. A quelques semaines des élections générales du 5 octobre, et alors que le gouverneur sortant, Geraldo Alckmin (PSDB, Parti de la social-démocratie brésilienne), est candidat à sa réélection, il serait de mauvais ton de l’assumer. "Le gouvernement parie sur le retour de la pluie pour remplir les réservoirs et désigne son absence comme principal responsable de la crise", regrette Glauco Kimura, coordinateur du programme Eau du WWF Brésil.
En ne misant que sur la pluie, São Paulo pourrait connaître une situation critique jusqu’en 2016, selon les autorités fédérales. Elles craignent aussi que l’Etat pauliste ne décide de capter l’eau du fleuve Paraíba do Sul, dont la source est située dans cet Etat, mais qui alimente 15 millions d’habitants en aval, dont Rio de Janeiro, deuxième ville du pays.
La gestion de la Sabesp, chargée de l’eau et l’assainissement dans 364 communes de l’Etat, est sous le feu des critiques. L’entreprise a bien mis en place depuis le 1er février une tarification incitative. "Les clients alimentés par le bassin de Cantareira réduisant de 20% leur consommation obtiennent 30% de réduction de leur facture", explique-t-elle dans un communiqué. 78% des habitants de la région métropolitaine de São Paulo ont adhéré au programme, et 52% ont obtenu ce décompte.
Mais l’entreprise "s’oppose frontalement au rationnement", qui "pénaliserait la population et pourrait produire des effets inverses". En 2004, son contrat de concession lui imposait de "réduire la dépendance du système Cantareira grâce à des sources alternatives et de lutter contre les fuites de son réseau, qui atteignent jusqu’à 25%, rappelle le représentant du WWF. Cela ne s’est pas concrétisé."
Cotée à la bourse de São Paulo, la Sabesp, dont l’Etat est actionnaire majoritaire, a versé près de 5 milliards de réaux (1,7 milliard d’euros) à ses actionnaires privés pendant la durée du contrat de concession, soit le double de son budget dédié à l’assainissement. Le ministère public de São Paulo a annoncé en avril dernier l’instruction d’une enquête sur d’éventuelles erreurs de gestion à l’origine de cette crise de l’eau.
Source © Victor Roux-Goeken / Novethic
La sécheresse qui sévit depuis 2013 a mis à sec la principale retenue d’eau qui l’alimente. Déjà, la distribution se montre problématique. Un rationnement que le gouverneur refuse de reconnaître, campagne électorale oblige, tandis que des critiques fusent à l’encontre de l’entreprise qui gère l’approvisionnement pour sa mauvaise gestion.
São Paulo, mégalopole de plus de 20 millions d'habitants, connaît sa plus grave sécheresse depuis près de 100 ans.
Un scénario catastrophe menace São Paulo d’ici peu, qui priverait près de 9 millions d’habitants d’eau. La plus grande mégalopole d’Amérique du Sud, avec plus de 20millions d’habitants, traverse la période de sécheresse la plus sévère jamais connue depuis 84 ans. Alimentant 45% de la région métropolitaine, les quatre lacs du réservoir de Cantareira, au nord de la ville, sont presque à sec. Fin août, leur niveau n’était qu’à 12% de la normale. Et ce, malgré l’exploitation, depuis mai dernier, du "volume mort " stagnant et pollué du réservoir.
Dès juillet, les effets de la pénurie se font sentir. Dans les entreprises où l’eau entre dans le processus de production, plus de 3 000 personnes sont licenciées ; c’est l’évaluation de la Centrale unique des travailleurs (CUT), principal syndicat brésilien. Et 46% des habitants, notamment dans les quartiers les plus pauvres de São Paulo, ont connu récemment une baisse de pression, voire une interruption de la distribution d’eau, selon l’institut de sondage Datafolha.
"São Paulo connaît un rationnement qui ne dit pas son nom", affirme le professeur Antônio Carlos Zuffo, chef du département des Ressources hydriques de l’université de Campinas. A quelques semaines des élections générales du 5 octobre, et alors que le gouverneur sortant, Geraldo Alckmin (PSDB, Parti de la social-démocratie brésilienne), est candidat à sa réélection, il serait de mauvais ton de l’assumer. "Le gouvernement parie sur le retour de la pluie pour remplir les réservoirs et désigne son absence comme principal responsable de la crise", regrette Glauco Kimura, coordinateur du programme Eau du WWF Brésil.
En ne misant que sur la pluie, São Paulo pourrait connaître une situation critique jusqu’en 2016, selon les autorités fédérales. Elles craignent aussi que l’Etat pauliste ne décide de capter l’eau du fleuve Paraíba do Sul, dont la source est située dans cet Etat, mais qui alimente 15 millions d’habitants en aval, dont Rio de Janeiro, deuxième ville du pays.
La gestion de la Sabesp, chargée de l’eau et l’assainissement dans 364 communes de l’Etat, est sous le feu des critiques. L’entreprise a bien mis en place depuis le 1er février une tarification incitative. "Les clients alimentés par le bassin de Cantareira réduisant de 20% leur consommation obtiennent 30% de réduction de leur facture", explique-t-elle dans un communiqué. 78% des habitants de la région métropolitaine de São Paulo ont adhéré au programme, et 52% ont obtenu ce décompte.
Mais l’entreprise "s’oppose frontalement au rationnement", qui "pénaliserait la population et pourrait produire des effets inverses". En 2004, son contrat de concession lui imposait de "réduire la dépendance du système Cantareira grâce à des sources alternatives et de lutter contre les fuites de son réseau, qui atteignent jusqu’à 25%, rappelle le représentant du WWF. Cela ne s’est pas concrétisé."
Cotée à la bourse de São Paulo, la Sabesp, dont l’Etat est actionnaire majoritaire, a versé près de 5 milliards de réaux (1,7 milliard d’euros) à ses actionnaires privés pendant la durée du contrat de concession, soit le double de son budget dédié à l’assainissement. Le ministère public de São Paulo a annoncé en avril dernier l’instruction d’une enquête sur d’éventuelles erreurs de gestion à l’origine de cette crise de l’eau.
Source © Victor Roux-Goeken / Novethic
La récolte qui débute dans le courant du mois d’octobre devrait être catastrophique pour l’oléiculture du Var et des Alpes-Maritimes. La faute à des facteurs naturels hors normes
L'olive est sous pression. « L'or vert » connaît une année catastrophique dans notre région. L'Espagne avait ouvert le ban avec une sécheresse historique. L'Italie, et la région des Pouilles, a emboîté le pas avec une bactérie mortelle pour les oliviers, la xylella fastidiosa, qui oblige à brûler et arracher tous les arbres. Cette bactérie extrêmement nocive menace d'ailleurs la Corse. Là-bas, les oléiculteurs craignent qu'elle n'atteigne l'île de Beauté et n'extermine tout sur son passage. Car la xylella fastidiosa s'en prend également aux arbres fruitiers.
Dans le Var et les Alpes-Maritimes, la situation est alarmante, voire catastrophique par endroits. Mais pour d'autres raisons. Trois fléaux successifs viennent de s'abattre cette année sur nos plantations d'olivier. La chute physiologique (essentiellement dans les Alpes-Maritimes), puis la mouche de l'olivier et enfin la dalmaticose. Dans les Alpes-Maritimes, Jean-Philippe Frère, responsable de la filière oléicole à la chambre d'agriculture est alarmiste : « Certains producteurs ont perdu 100 %. En moyenne, c'est 70 % de la production des Alpes-Maritimes qui est perdue à cause de ces trois facteurs. »
L'Olive de Nice menacée
Dans le Var, même tonalité pour Remi Pécout, conseiller agricole spécialisé en oléiculture à la Chambre d'agriculture : « La production sera très faible cette année. La côte est la plus touchée.» Jean-Yves Frère se désole : « Nous étions totalement impuissants, on retrouvait les olives à terre. »
La chambre d'agriculture des Alpes-Maritimes a, dès les premiers signes, en janvier, réalisé des analyses pour tenter de lever le mystère sur la violence du phénomène. Mais les données n'ont pas éclairé les scientifiques. Jean-Philippe Frère a pourtant son idée sur la question, comme Henri Derepas, oléiculteur à La Trinité : « Nous sommes sûrs que c'est l'impact des modifications climatiques. »
L'oléiculture est une filière faite d'une majorité de particuliers, et de professionnels. Pour cela, la facture va être lourde. « C'est plus qu'une catastrophe pour l'olive de Nice, en AOC. Ces trois phénomènes conjugués auront un impact économique énorme pour les professionnels », prévient Jean-Philippe Frère.
Les premières récoltes pointent le bout de leur nez fin octobre. Elles seront maigres. Faut-il prévoir une hausse des prix ? Les spécialistes régionaux ne pensent pas. « Ceux qui vont augmenter les prix, ce ne sont pas les petits oléiculteurs. En revanche les industriels risquent de bloquer les stocks pour provoquer le manque. Comme pour le marché des céréales, ils s'amusent avec les cours »,soupire Jean-Philippe Frère.
Les chambres d'agriculture du Var et des Alpes-Maritimes travaillent en ce moment d'arrache-pied. Elles se sont mêmes rapprochées des Italiens. Le but : ne pas enchaîner en 2015 une deuxième mauvaise saison qui pourrait mettre à terre non seulement les olives, mais toute une filière.
Source © Var Matin
L'olive est sous pression. « L'or vert » connaît une année catastrophique dans notre région. L'Espagne avait ouvert le ban avec une sécheresse historique. L'Italie, et la région des Pouilles, a emboîté le pas avec une bactérie mortelle pour les oliviers, la xylella fastidiosa, qui oblige à brûler et arracher tous les arbres. Cette bactérie extrêmement nocive menace d'ailleurs la Corse. Là-bas, les oléiculteurs craignent qu'elle n'atteigne l'île de Beauté et n'extermine tout sur son passage. Car la xylella fastidiosa s'en prend également aux arbres fruitiers.
Dans le Var et les Alpes-Maritimes, la situation est alarmante, voire catastrophique par endroits. Mais pour d'autres raisons. Trois fléaux successifs viennent de s'abattre cette année sur nos plantations d'olivier. La chute physiologique (essentiellement dans les Alpes-Maritimes), puis la mouche de l'olivier et enfin la dalmaticose. Dans les Alpes-Maritimes, Jean-Philippe Frère, responsable de la filière oléicole à la chambre d'agriculture est alarmiste : « Certains producteurs ont perdu 100 %. En moyenne, c'est 70 % de la production des Alpes-Maritimes qui est perdue à cause de ces trois facteurs. »
L'Olive de Nice menacée
Dans le Var, même tonalité pour Remi Pécout, conseiller agricole spécialisé en oléiculture à la Chambre d'agriculture : « La production sera très faible cette année. La côte est la plus touchée.» Jean-Yves Frère se désole : « Nous étions totalement impuissants, on retrouvait les olives à terre. »
La chambre d'agriculture des Alpes-Maritimes a, dès les premiers signes, en janvier, réalisé des analyses pour tenter de lever le mystère sur la violence du phénomène. Mais les données n'ont pas éclairé les scientifiques. Jean-Philippe Frère a pourtant son idée sur la question, comme Henri Derepas, oléiculteur à La Trinité : « Nous sommes sûrs que c'est l'impact des modifications climatiques. »
L'oléiculture est une filière faite d'une majorité de particuliers, et de professionnels. Pour cela, la facture va être lourde. « C'est plus qu'une catastrophe pour l'olive de Nice, en AOC. Ces trois phénomènes conjugués auront un impact économique énorme pour les professionnels », prévient Jean-Philippe Frère.
Les premières récoltes pointent le bout de leur nez fin octobre. Elles seront maigres. Faut-il prévoir une hausse des prix ? Les spécialistes régionaux ne pensent pas. « Ceux qui vont augmenter les prix, ce ne sont pas les petits oléiculteurs. En revanche les industriels risquent de bloquer les stocks pour provoquer le manque. Comme pour le marché des céréales, ils s'amusent avec les cours »,soupire Jean-Philippe Frère.
Les chambres d'agriculture du Var et des Alpes-Maritimes travaillent en ce moment d'arrache-pied. Elles se sont mêmes rapprochées des Italiens. Le but : ne pas enchaîner en 2015 une deuxième mauvaise saison qui pourrait mettre à terre non seulement les olives, mais toute une filière.
Source © Var Matin
Le réchauffement climatique risque de fortement altérer les forêts de résineux des montagnes rocheuses aux Etats-Unis en intensifiant les sécheresses, les incendies et la prolifération d’insectes dévastateurs, selon un rapport publié mercredi par un groupe d’experts.
Les vagues de chaleur, les sécheresses, les infestations de dendroctones du pin (un insecte, NDLR) détruisent les arbres sur de vastes étendues dans les montagnes rocheuses », souligne Jason Funk, climatologue à l’Union of Concerned Scientists (UCS), une ONG américaine, coauteur de cette recherche.
« Ce sont les symptômes d’un problème qui est le changement climatique », ajoute-t-il.
Sans mesures de protection, le réchauffement – la température a grimpé de près d’un degré Celsius depuis 1895 – et cette triple agression qui en découle pourrait altérer profondément ces forêts qui sont la marque de certains des paysages les plus spectaculaires des Etats-Unis, des Rocheuses au parc national de Yellowstone, préviennent ces scientifiques.
Selon de récentes projections du service fédéral des forêts, si les émissions de gaz à effet de serre, notamment le dioxyde de carbone (CO2), continuent à augmenter au rythme actuel, d’ici 2060 la couverture de pins tordus latifoliés pourrait diminuer de 90 %.
Les réductions des autres essences les plus répandues, le pin de ponderosa, l’épicéa d’Engelman et le sapin Douglas, pourraient être de respectivement 80 %, 66 % et 58 % sur cette période.
Avec la montée de la température, l’explosion des populations de dendroctones du pin a entraîné une destruction d’arbres sur des étendues jamais observées jusqu’alors. Ainsi, la superficie totale des forêts de l’ouest américain détruites par ces insectes ces 15 dernières années équivaut à la taille de l’Etat du Colorado (près de 270.000 km2).
Quant aux incendies de forêts dans l’ouest, ils ont ravagé plus de zones boisées entre 1984 et 2011 que jamais auparavant dans les Rocheuses. La fréquence annuelle de grands feux de forêt touchant plus de 450 hectares chacun en moyenne a augmenté de 73 % durant cette période.
Un effondrement de l’écosystème
Les chercheurs relèvent également qu’un grand nombre d’arbres dépérissent dans l’ouest américain sans cause apparente. Selon ces scientifiques, l’environnement plus chaud et plus sec dans l’ensemble de l’ouest des Etats-Unis pourrait expliquer cet accroissement de la mortalité des arbres.
En 2002-2003, une sécheresse et une vague de chaleur exceptionnelles dans le sud-ouest américain, en particulier au Nouveau-Mexique, ont provoqué un dépérissement de masse d’arbres. Les scientifiques ont décrit ce phénomène comme « un effondrement soudain de l’écosystème en réaction au changement climatique ».
« L’environnement dans les montagnes rocheuses change rapidement et pourrait surpasser les capacités d’adaptation des forêts », craint Jason Funk. Selon lui, « les gestionnaires forestiers doivent répondre avec des stratégies permettant de rendre les massifs forestiers plus résistants ».
« Jusqu’à présent, le changement climatique a été relativement modeste mais a déjà provoqué un choc sur nos forêts et, si nous continuons à modifier le climat, nous risquons de bouleverser fondamentalement les paysages que nous apprécions tant », prévient Stephen Saunders, président de l’ONG Rocky Mountain Forest, coauteur de ce rapport.
Source © AFP
Les vagues de chaleur, les sécheresses, les infestations de dendroctones du pin (un insecte, NDLR) détruisent les arbres sur de vastes étendues dans les montagnes rocheuses », souligne Jason Funk, climatologue à l’Union of Concerned Scientists (UCS), une ONG américaine, coauteur de cette recherche.
« Ce sont les symptômes d’un problème qui est le changement climatique », ajoute-t-il.
Sans mesures de protection, le réchauffement – la température a grimpé de près d’un degré Celsius depuis 1895 – et cette triple agression qui en découle pourrait altérer profondément ces forêts qui sont la marque de certains des paysages les plus spectaculaires des Etats-Unis, des Rocheuses au parc national de Yellowstone, préviennent ces scientifiques.
Selon de récentes projections du service fédéral des forêts, si les émissions de gaz à effet de serre, notamment le dioxyde de carbone (CO2), continuent à augmenter au rythme actuel, d’ici 2060 la couverture de pins tordus latifoliés pourrait diminuer de 90 %.
Les réductions des autres essences les plus répandues, le pin de ponderosa, l’épicéa d’Engelman et le sapin Douglas, pourraient être de respectivement 80 %, 66 % et 58 % sur cette période.
Avec la montée de la température, l’explosion des populations de dendroctones du pin a entraîné une destruction d’arbres sur des étendues jamais observées jusqu’alors. Ainsi, la superficie totale des forêts de l’ouest américain détruites par ces insectes ces 15 dernières années équivaut à la taille de l’Etat du Colorado (près de 270.000 km2).
Quant aux incendies de forêts dans l’ouest, ils ont ravagé plus de zones boisées entre 1984 et 2011 que jamais auparavant dans les Rocheuses. La fréquence annuelle de grands feux de forêt touchant plus de 450 hectares chacun en moyenne a augmenté de 73 % durant cette période.
Un effondrement de l’écosystème
Les chercheurs relèvent également qu’un grand nombre d’arbres dépérissent dans l’ouest américain sans cause apparente. Selon ces scientifiques, l’environnement plus chaud et plus sec dans l’ensemble de l’ouest des Etats-Unis pourrait expliquer cet accroissement de la mortalité des arbres.
En 2002-2003, une sécheresse et une vague de chaleur exceptionnelles dans le sud-ouest américain, en particulier au Nouveau-Mexique, ont provoqué un dépérissement de masse d’arbres. Les scientifiques ont décrit ce phénomène comme « un effondrement soudain de l’écosystème en réaction au changement climatique ».
« L’environnement dans les montagnes rocheuses change rapidement et pourrait surpasser les capacités d’adaptation des forêts », craint Jason Funk. Selon lui, « les gestionnaires forestiers doivent répondre avec des stratégies permettant de rendre les massifs forestiers plus résistants ».
« Jusqu’à présent, le changement climatique a été relativement modeste mais a déjà provoqué un choc sur nos forêts et, si nous continuons à modifier le climat, nous risquons de bouleverser fondamentalement les paysages que nous apprécions tant », prévient Stephen Saunders, président de l’ONG Rocky Mountain Forest, coauteur de ce rapport.
Source © AFP
Au Canada, une petite commune est poursuivie en justice pour avoir empêché une compagnie pétrolière de forer à proximité des sources d'eau potable.
C’est un peu l’histoire de David contre Goliath. Sauf que dans ce cas le géant Goliath n’est autre qu’une société pétrolière, Gastem. Cette firme canadienne réclame 1,5 millions de dollars canadiens (soit un peu plus d’un millions d’euros) à Ristigouche, municipalité de 168 habitants pour.
Poursuivi pour avoir protégé les sources d’eau potable, Gastem, société pétrolière canadienne, réclame plus d'un millions d'euros à une petite commune québécoise de seulement 168 habitants. En cause, la décision de la municipalité de faire interdire le forage dans un rayon de 2 km autour des sources d'eau potable, afin de les préserver de la pollution liée à l'extraction des énergies fossiles.
En mars 2013, la petite commune de Gaspésie (péninsule canadienne) avait adopté un règlement visant à protéger les sources d’approvisionnement en eau. “C’est un règlement populaire demandé par une majorité écrasante des résidents. En adoptant ce règlement, le conseil municipal a fait son devoir de protéger le bien commun de la communauté" a déclaré François Boulay, maire de Ristigouche.
Or, en juillet 2012, les autorités provinciales du Québec avait accordé à Gastem une licence d’exploration. C’est pourquoi la firme pétrolière, s’estimant lésée, intente une action en justice à Ristigouche, lui réclamant une somme qui représente 5,5 fois le budget annuel de la municipalité.
La commune appelle à la solidarité pour pouvoir se défendre. En plus des indemnités colossales réclamées par Gastem, Ristigouche doit faire face à d’importants frais de justice. Mais la petite commune n’en a pas les moyens.
“Avec 168 habitants, on n'a pas les capacités pour se défendre” confiait le maire au journal canadien La Presse.
C’est pourquoi la municipalité appelle à la solidarité et le soutien financier des Québécois en lançant Solidarité Ristigouche, une plateforme de dons en ligne. À ce jour, le montant des donations s’élève à 87 500 $CA, soit 39 % des 225 000 $CA nécessaires.
La société pétrolière, quant à elle, assure vouloir simplement récupérer la somme investie dans la préparation du forage.
Après l'interdiction décrétée par Ristigouche en mars 2013, 70 communes canadiennes lui avaient emboîté le pas, dès juillet 2014, lorsque dut adopté le Règlement sur le prélèvement des eaux et leur protection (RPEP) dans l'ensemble du Québec.
Pourtant, la commune est la seule à être sous le coup d'une procédure judiciaire. Le RPEP n'étant pas rétroactif, Gastem est libre de poursuivre la commune en justice pour demander réparation.
Aujourd’hui encore, la municipalité gaspésienne cherche du soutien auprès du gouvernement, jusque-là sans succès. Sa demande auprès de Pierre Moreau, ministre des Affaires municipales s’est heurté à un refus. Le ministère estimant qu’il ne pouvait “s’immiscer dans un dossier faisant l’objet d’une poursuite judiciaire.”
Mais les élus de la commune n’excluent pas de se tourner à nouveau vers Pierre Moreau pour demander au gouvernement une aide financière ou au moins sa participation aux négociations avec Gastem.
Source : © La Presse Canada
C’est un peu l’histoire de David contre Goliath. Sauf que dans ce cas le géant Goliath n’est autre qu’une société pétrolière, Gastem. Cette firme canadienne réclame 1,5 millions de dollars canadiens (soit un peu plus d’un millions d’euros) à Ristigouche, municipalité de 168 habitants pour.
Poursuivi pour avoir protégé les sources d’eau potable, Gastem, société pétrolière canadienne, réclame plus d'un millions d'euros à une petite commune québécoise de seulement 168 habitants. En cause, la décision de la municipalité de faire interdire le forage dans un rayon de 2 km autour des sources d'eau potable, afin de les préserver de la pollution liée à l'extraction des énergies fossiles.
En mars 2013, la petite commune de Gaspésie (péninsule canadienne) avait adopté un règlement visant à protéger les sources d’approvisionnement en eau. “C’est un règlement populaire demandé par une majorité écrasante des résidents. En adoptant ce règlement, le conseil municipal a fait son devoir de protéger le bien commun de la communauté" a déclaré François Boulay, maire de Ristigouche.
Or, en juillet 2012, les autorités provinciales du Québec avait accordé à Gastem une licence d’exploration. C’est pourquoi la firme pétrolière, s’estimant lésée, intente une action en justice à Ristigouche, lui réclamant une somme qui représente 5,5 fois le budget annuel de la municipalité.
La commune appelle à la solidarité pour pouvoir se défendre. En plus des indemnités colossales réclamées par Gastem, Ristigouche doit faire face à d’importants frais de justice. Mais la petite commune n’en a pas les moyens.
“Avec 168 habitants, on n'a pas les capacités pour se défendre” confiait le maire au journal canadien La Presse.
C’est pourquoi la municipalité appelle à la solidarité et le soutien financier des Québécois en lançant Solidarité Ristigouche, une plateforme de dons en ligne. À ce jour, le montant des donations s’élève à 87 500 $CA, soit 39 % des 225 000 $CA nécessaires.
La société pétrolière, quant à elle, assure vouloir simplement récupérer la somme investie dans la préparation du forage.
Après l'interdiction décrétée par Ristigouche en mars 2013, 70 communes canadiennes lui avaient emboîté le pas, dès juillet 2014, lorsque dut adopté le Règlement sur le prélèvement des eaux et leur protection (RPEP) dans l'ensemble du Québec.
Pourtant, la commune est la seule à être sous le coup d'une procédure judiciaire. Le RPEP n'étant pas rétroactif, Gastem est libre de poursuivre la commune en justice pour demander réparation.
Aujourd’hui encore, la municipalité gaspésienne cherche du soutien auprès du gouvernement, jusque-là sans succès. Sa demande auprès de Pierre Moreau, ministre des Affaires municipales s’est heurté à un refus. Le ministère estimant qu’il ne pouvait “s’immiscer dans un dossier faisant l’objet d’une poursuite judiciaire.”
Mais les élus de la commune n’excluent pas de se tourner à nouveau vers Pierre Moreau pour demander au gouvernement une aide financière ou au moins sa participation aux négociations avec Gastem.
Source : © La Presse Canada
La justice a rejeté mardi 16 septembre deux requêtes déposées à Toulouse et Albi par des opposants au projet public de barrage de Sivens, dans le Tarn, qui demandaient l'arrêt du défrichement du site.
L'association France Nature Environnement (FNE) Midi-Pyrénées demandait la suspension de l'arrêté autorisant la destruction des espèces protégées et de leurs habitats – la zone humide du Testet – à l'emplacement du futur barrage, à Lisle-sur-Tarn, près de Gaillac.
« Le juge [du tribunal administratif de Toulouse] se contente de déclarer que les associations n'ont pas démontré le doute sérieux sur la légalité », a commenté le Collectif pour la sauvegarde de la zone humide du Testet, sur son site internet.
Le même jour, le tribunal de grande instance d'Albi s'est lui déclaré incompétent pour juger de la légalité du « déboisement » ou « défrichement » en cours. FNE Midi-Pyrénées l'avait saisi, en référé d'heure à heure (extrême urgence), en faisant valoir que la société chargée des travaux, la Compagnie d'aménagement des côteaux de Gascogne (CACG), ne disposait pas d'une autorisation de défrichement.
« Le juge a considéré qu'il s'agissait de travaux publics et que seul le tribunal administratif était compétent pour examiner le litige », a rapporté l'avocate de l'association. Cependant, « l'association reste persuadée que les travaux ont été menés depuis le début de manière illégale car la CACG ne disposait pas d'autorisation de défrichement, jusqu'à ce que le préfet lui en délivre une à la hâte, le 12 septembre », a-t-elle assuré.
L'association a été condamnée à payer 4 000 euros de frais de justice à la société pilotant les travaux, ce que les opposants au barrage jugent « scandaleux ». « Il s'agit de décourager les associations de faire des recours contre les grandes entreprises et contre l'Etat », a réagi le Collectif pour la sauvegarde de la zone humide du Testet.
Le projet de barrage-réservoir de 1,5 million de mètres cubes d'eau est porté par le conseil général du Tarn. Ses partisans assurent qu'il est indispensable pour irriguer les terres agricoles alentour et qu'une autre zone humide sera recréée. Les opposants contestent, eux, le « coût environnemental et financier très élevé » du projet (8,4 millions d'euros) et dénoncent, sur le fond, un modèle d'agriculture irriguée dépassé.
Source © AFP
L'association France Nature Environnement (FNE) Midi-Pyrénées demandait la suspension de l'arrêté autorisant la destruction des espèces protégées et de leurs habitats – la zone humide du Testet – à l'emplacement du futur barrage, à Lisle-sur-Tarn, près de Gaillac.
« Le juge [du tribunal administratif de Toulouse] se contente de déclarer que les associations n'ont pas démontré le doute sérieux sur la légalité », a commenté le Collectif pour la sauvegarde de la zone humide du Testet, sur son site internet.
Le même jour, le tribunal de grande instance d'Albi s'est lui déclaré incompétent pour juger de la légalité du « déboisement » ou « défrichement » en cours. FNE Midi-Pyrénées l'avait saisi, en référé d'heure à heure (extrême urgence), en faisant valoir que la société chargée des travaux, la Compagnie d'aménagement des côteaux de Gascogne (CACG), ne disposait pas d'une autorisation de défrichement.
« Le juge a considéré qu'il s'agissait de travaux publics et que seul le tribunal administratif était compétent pour examiner le litige », a rapporté l'avocate de l'association. Cependant, « l'association reste persuadée que les travaux ont été menés depuis le début de manière illégale car la CACG ne disposait pas d'autorisation de défrichement, jusqu'à ce que le préfet lui en délivre une à la hâte, le 12 septembre », a-t-elle assuré.
L'association a été condamnée à payer 4 000 euros de frais de justice à la société pilotant les travaux, ce que les opposants au barrage jugent « scandaleux ». « Il s'agit de décourager les associations de faire des recours contre les grandes entreprises et contre l'Etat », a réagi le Collectif pour la sauvegarde de la zone humide du Testet.
Le projet de barrage-réservoir de 1,5 million de mètres cubes d'eau est porté par le conseil général du Tarn. Ses partisans assurent qu'il est indispensable pour irriguer les terres agricoles alentour et qu'une autre zone humide sera recréée. Les opposants contestent, eux, le « coût environnemental et financier très élevé » du projet (8,4 millions d'euros) et dénoncent, sur le fond, un modèle d'agriculture irriguée dépassé.
Source © AFP
Le blocage des entrées de la ferme dite des 1.000 vaches, dans la Somme, devait être levé à 18h00, a annoncé Novissen en accord avec la Confédération paysanne.
« D'un commun accord, nos deux organisations vont lever le blocus ce jour [mardi] à 18h00 », a indiqué à l'AFP le président de l'association de riverains Novissen, Michel Kfoury, après trois jours de blocage du site de la ferme géante, à Drucat, près d'Abbeville par des dizaines de leurs adhérents. La Confédération paysanne a de son côté annoncé qu'« elle levait le blocus du site ».
« Je ne peux que me féliciter de la sortie de crise et de la levée du blocus », a réagi aussitôt le directeur de l'exploitation Michel Welter.
Le blocus avait commencé samedi matin après l'arrivée des premières 150 vaches, qui permettait de démarrer l'exploitation de cette ferme, six ans après le lancement d'un projet très contesté en raison de craintes pour l'environnement, le bien-être animal et l'avenir des petits et moyens élevages.
Cet armistice intervient après une réunion de conciliation tenue mardi entre tous les protagonistes au ministère de l'Agriculture, qui a permis de déboucher sur un compromis.
Michel Ramery, le porteur du projet, « a confirmé qu'à terme il souhaitait monter son cheptel à 1.000 vaches », mais il devra respecter une procédure soumise à l'approbation de la préfecture, a rapporté à l'AFP le directeur de cabinet du ministre de l'Agriculture, Philippe Mauguin.
Il venait de piloter la réunion avec l'entrepreneur et les opposants à cet élevage (Confédération paysanne, riverains de l'association Novissen et EELV), qui bloquent le site. Pour l'instant, le permis d'exploitation délivré en 2013 ne permet que 500 vaches laitières, outre les génisses.
« Mais il a aussi confirmé qu'il allait ramener la puissance du méthaniseur à 0,6 MW/h », et utiliserait uniquement du lisier et du couvert végétal pour alimenter son unité, a ajouté M. Mauguin. Le méthaniseur prévu à l'origine devait être d'une capacité de 1,3 MW/h.
La Confédération paysanne indique mardi soir dans un communiqué qu'« il est indéniable que ces quatre jours ont permis de faire évoluer le sujet. Cependant, nous sommes encore loin d'avoir enrayé l'industrialisation de l'agriculture. [...] Au-delà, l'usine des 1.000 vaches pose la question de l'avenir de l'élevage laitier en France. A six mois de la fin des quotas, la crainte d'une crise qui entrainera la disparition de nombreux paysans est de plus en plus forte ».
Le syndicat appelle à un grand rassemblement à Amiens, le 28 octobre, pour le procès de ses neuf militants, poursuivis suite aux actions menées sur la ferme des 1.000 vaches.
Source © la france agricole
« D'un commun accord, nos deux organisations vont lever le blocus ce jour [mardi] à 18h00 », a indiqué à l'AFP le président de l'association de riverains Novissen, Michel Kfoury, après trois jours de blocage du site de la ferme géante, à Drucat, près d'Abbeville par des dizaines de leurs adhérents. La Confédération paysanne a de son côté annoncé qu'« elle levait le blocus du site ».
« Je ne peux que me féliciter de la sortie de crise et de la levée du blocus », a réagi aussitôt le directeur de l'exploitation Michel Welter.
Le blocus avait commencé samedi matin après l'arrivée des premières 150 vaches, qui permettait de démarrer l'exploitation de cette ferme, six ans après le lancement d'un projet très contesté en raison de craintes pour l'environnement, le bien-être animal et l'avenir des petits et moyens élevages.
Cet armistice intervient après une réunion de conciliation tenue mardi entre tous les protagonistes au ministère de l'Agriculture, qui a permis de déboucher sur un compromis.
Michel Ramery, le porteur du projet, « a confirmé qu'à terme il souhaitait monter son cheptel à 1.000 vaches », mais il devra respecter une procédure soumise à l'approbation de la préfecture, a rapporté à l'AFP le directeur de cabinet du ministre de l'Agriculture, Philippe Mauguin.
Il venait de piloter la réunion avec l'entrepreneur et les opposants à cet élevage (Confédération paysanne, riverains de l'association Novissen et EELV), qui bloquent le site. Pour l'instant, le permis d'exploitation délivré en 2013 ne permet que 500 vaches laitières, outre les génisses.
« Mais il a aussi confirmé qu'il allait ramener la puissance du méthaniseur à 0,6 MW/h », et utiliserait uniquement du lisier et du couvert végétal pour alimenter son unité, a ajouté M. Mauguin. Le méthaniseur prévu à l'origine devait être d'une capacité de 1,3 MW/h.
La Confédération paysanne indique mardi soir dans un communiqué qu'« il est indéniable que ces quatre jours ont permis de faire évoluer le sujet. Cependant, nous sommes encore loin d'avoir enrayé l'industrialisation de l'agriculture. [...] Au-delà, l'usine des 1.000 vaches pose la question de l'avenir de l'élevage laitier en France. A six mois de la fin des quotas, la crainte d'une crise qui entrainera la disparition de nombreux paysans est de plus en plus forte ».
Le syndicat appelle à un grand rassemblement à Amiens, le 28 octobre, pour le procès de ses neuf militants, poursuivis suite aux actions menées sur la ferme des 1.000 vaches.
Source © la france agricole
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