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vendredi 19 septembre 2014
Les précipitations ont cumulé 325 litres par mètre carré dans le sud de l'Ardèche...

Une crue importante de l'Ardèche, qui a atteint 10 mètres près de Vallon-Pont-d'Arc, et de trois autres rivières, a conduit à l'évacuation de plus de 400 personnes dans la nuit dans le département, en alerte orange en raison de fortes pluies, a annoncé vendredi la préfecture.

Les précipitations ont cumulé 325 litres par mètre carré dans le sud de l'Ardèche, l'un des quatre départements en vigilance orange jusqu'à 14h, avec le Gard, la Lozère, et l'Hérault, où quatre personnes sont mortes dans la nuit de mercredi à jeudi dans un camping dévasté par une rivière transformée en torrent.

Les secours ardéchois ont procédé à des évacuations dans 14 campings et six habitations, menacées par les eaux de l'Ardèche, mais aussi en aval de l'Ouvèze, de l'Eyrieux et du Doux.

Pas de victime pour l'instant

«Des crues importantes ont été constatées avec une hauteur d'eau atteignant 9 à 10 mètres au pont de Salavas, point parmi les plus étroits du lit de la rivière Ardèche», précise la préfecture dans un communiqué.Il n'y a pas de victime pour l'instant, mais les pompiers sont intervenus dans la nuit pour secourir le chauffeur d'un camion bloqué par les eaux.

Les services de police et la gendarmerie «poursuivent actuellement la surveillance de la zone avec le renfort d'hélicoptères de départements voisins». Par ailleurs, «les pompiers plongeurs vérifient les voitures abandonnées », à la recherche d'éventuelles victimes, a déclaré à l'AFP Delphine Jalabert, chef du bureau du cabinet de la préfecture d'Ardèche.

Le trafic routier est légèrement affecté, avec des fermetures ponctuelles d'axes mineurs. Selon le Centre régional d'information routière, «les fortes pluies cévenoles ont atteint leur optimum. Elles vont désormais décroître, mais se prolongeront jusqu'en début d'après-midi».

 Source © 20 minutes avec AFP

Des milliers d'habitants des zones de basse altitude à Manille aux philippines ont été déplacés vers les hauteurs, les eaux en crue de plusieurs rivières ont augmenté extrêmement rapidement alors que la moitié des pluies habituelles mensuelles de la région soient tombées en moins de six heures. 

La Bourse d'échange des Philippines a été suspendu après que le gouvernement ait ordonné la fermeture de tous les établissements publics dans la capitale. 

La tempête tropicale Fung-Wong, avec des vents allant jusqu'à 100 km/ heure, a touché terre vers midi dans la région de Cagayanelio. Les Autorités de l'aviation civile ont annulé 40 vols intérieurs et six vols internationaux. 

Plus de 27.000 personnes ont été évacuées de la ville de Marikina dans la partie orientale de la capitale, où une rivière a débordé, a déclaré Del De Guzman, maire de la ville. 

Fung-Wong est la deuxième tempête tropicale à frapper le nord des Philippines depuis deux semaines. L'an dernier, le typhon Haiyan avait tué plus de 6300 personnes dans le pays. 

Une moyenne de 20 typhons frappent les Philippines chaque année. 

© Nature Alerte

La température de surface de la mer a augmenté de 0,7°C ces deux dernières décennies en Bretagne, soit trois fois plus vite que la moyenne mondiale! Les écosystèmes n’en sortiront pas indemnes. 

Objet d’une étude publiée dans le Journal of Biogeography, les algues rouges en témoignent déjà.

Depuis 50 ans, mers et océans se sont réchauffés en moyenne de 0,13°C par décennie au niveau mondial. La Bretagne a pris les devants: ces 20 dernières années, la température marine s’y est élevée de 0,35°C par décennie! Et l’effet est encore plus marqué sur sa partie nord-est et du côté de la Normandie, avec une hausse de 0,4°C par décennie.

A un tel rythme, «le réchauffement va poser problème» pour les écosystèmes marins, constate Eric Feunteun, professeur d’écologie marine à la station marine de Dinard [1]. Avec son équipe, le chercheur en apporte d’ores et déjà la preuve pour plusieurs espèces d’algues rouges. Menés aussi bien par observation lors de plongées que par modélisation, ses travaux montrent leur profonde réorganisation géographique le long de la côte bretonne.

Sur chacune des zones analysées de 1992 à 2012, «certaines espèces courantes sont parties, d’autres sont allées vers le nord de la Bretagne». Sans surprise, les espèces préférant les eaux froides sont les plus touchées: certaines ont migré vers le nord-ouest et la mer d’Iroise, aux eaux plus fraîches, tandis que celles qui étaient déjà en mer d’Iroise s’y sont «resserrées», abandonnant d’autres zones qu’elles occupaient.
Le golfe normand-breton déserté par les algues rouges

A l’inverse de ces «refuges» pour algues rouges, le golfe normand-breton présente la plus forte perte en espèces. Et pour cause: non seulement cette zone s’est plus réchauffée que d’autres, mais les écarts entre hiver et été s’y sont creusés, passant en 20 ans de «10°C à 12°C, voire 13°C», explique Eric Feunteun. Or les algues rouges supportent mal les fortes amplitudes thermiques.

Quel effet cette nouvelle répartition des algues rouges aura-t-elle sur le milieu marin, en particulier sur les espèces qui s’en nourrissent? Difficile de le dire pour l’instant. «Tout dépend de la résilience des écosystèmes, de leur capacité à résister au changement», indique Eric Feunteun. Car rien ne dit qu’une espèce d’algue rouge puisse entièrement se substituer à une autre, un sujet sur lequel le chercheur travaille actuellement.

Indépendamment ou non des algues rouges, les écosystèmes marins bretons sont en plein bouleversement. «On observe de plus en plus d’espèces originaires du golfe de Gascogne», indique Eric Feunteun. Sars, dorades royales, balistes, voire espadons que l’«on peut désormais pêcher à Cherbourg».

[1] UMR 7208 Biologie des organismes et écosystèmes aquatiques (Muséum national d’histoire naturelle, Centre national de la recherche scientifique, université Pierre et Marie Curie, Institut de recherche pour le développement).

Source © Journal de l’environnement

L’alerte a été donnée ce jeudi matin à la mairie de Tressin. 

Un habitant de la commune a constaté une pollution de la Marque entraînant la mort de plusieurs centaines de poissons flottant le ventre à l’air dans une eau noire. 

Des prélèvements ont été effectués par les pompiers et la gendarmerie pour découvrir l’origine de cette pollution.

Source © La voix du nord
Le gouvernement finlandais a approuvé jeudi un projet de construction d'une centrale nucléaire dans le pays Hanhikivi-1 avec la participation de la société d’Etat russe Rosatom, selon le site du cabinet finlandais.

Désormais, le parlement de Finlande devrait rendre une décision concernant le soutien du projet.

Plus tôt, le Premier ministre finlandais Alexander Stubb a déclaré que la Finlande continuerait à travailler avec la Russie sur le projet de construction de cette centrale nucléaire en dépit des sanctions. Selon Stubb, le projet est tellement important qu'il ne doit pas être mélangé avec la politique.

La nouvelle usine nucléaire finlandaise sera dotée de réacteur russe VVER-1200. Il est prévu que la centrale va commencer à produire de l'électricité en 2024.
Août 2014 a été le mois d'août le plus chaud sur la planète depuis le début des relevés de température en 1880, a indiqué jeudi l'Agence américaine océanographique et atmosphérique (NOAA).

Août 2014 a également été le 38e mois d'août consécutif durant lequel la température globale terrestre a été au-dessus de la moyenne du XXe siècle, précise à la NOAA.

La dernière fois que la température moyenne dans le monde en août a été en-dessous de la moyenne remonte à 1976.

Le mois dernier, la température moyenne à la surface des océans et des terres s'est établie à 16,35 degrés Celsius, soit 0,75 degré au-dessus de la moyenne du 20e siècle (15,6 degrés) et 0,04 degré au-dessus du précédent record enregistré en août 1998.

En incluant août, trois des quatre derniers mois ont enregistré des températures dépassant la moyenne du 20e siècle pour les mêmes mois. Juillet 2014 a fait exception en se situant au 4e rang comme mois de juillet le plus chaud depuis 1880.

Sur les terres, la température le mois dernier n'a été que la deuxième plus élevée pour un mois d'août depuis 1880, après août 1998, qui détient toujours le record.

A la surface des océans, la température en août 2014 a été globalement 0,65 degré au-dessus de la moyenne du 20e siècle, qui était de 16,4 degrés.

L'année 2013 avait déjà été l'une des plus chaudes sur le globe depuis le 1880. La température moyenne combinée sur les terres et les océans a été de 14,52 degrés Celsius, soit 0,62 degré de plus que la moyenne du XXe siècle, ce qui fait de 2013 la quatrième année la plus chaude depuis 134 ans, précisait plus tôt cette année la NOAA dans son dernier rapport annuel.

Toutes les années du XXIe siècle (2001-2013) comptent parmi les 15 plus chaudes dans le monde depuis 1880 et les trois plus chaudes dans les annales ont été 2010, 2005 et 1998, ajoutait la NOAA.

En moyenne, la température du globe a grimpé de 0,06 degré par décennie de 1880 à 2013, mais le rythme de l'augmentation a été beaucoup plus élevé depuis le début des années 1960: en effet, entre 1964 et 2013 la hausse a été de 0,15 degré par tranche de 10 ans.

Source © AFP





Au cours des cinq années qui nous séparent de la dernière conférence des chefs d’État et de gouvernement sur le changement climatique, les catastrophes liées au climat ont coûté près de 500 milliards de dollars, soit trois fois plus que pour l’ensemble des années 1970. 

Dans la note « Sommet de Ban Ki-moon : à quand la fin de l’inertie ? », publiée aujourd’hui, Oxfam établit que depuis 2009, les catastrophes liées au climat ont touché plus de 650 millions de personnes et fait plus de 112 000 morts. 

Depuis lors, chaque nouvelle année s’est classée parmi les dix années les plus coûteuses jamais enregistrées. 

Les populations les plus pauvres sont les premières victimes et souvent les plus durement touchées. Le changement climatique détruit les moyens de subsistance et les cultures, entraînant la hausse des prix des denrées alimentaires et empêchant des millions de personnes de manger à leur faim. Pendant ce temps, les engagements internationaux visant à écarter la menace du changement climatique restent au point mort. 

Un nouvel élan contre le changement climatique ?

Le sommet de Ban Ki-moon sur le climat, qui aura lieu mardi prochain (le 23 septembre), vise à donner un nouvel élan à la lutte contre le changement climatique. Cependant, malgré l’initiative du secrétaire général des Nations unies, les dirigeant-e-s mondiaux devraient venir les mains vides à la table des négociations. Le secteur privé va certes annoncer des initiatives prometteuses, mais Oxfam estime que, dans l’ensemble, celles-ci manquent d’ambition, n’ont pas l’envergure nécessaire pour porter un coup décisif et ne sauraient suppléer à l’action gouvernementale. 

« Les dirigeant-e-s mondiaux se comportent comme s’ils avaient le temps de se livrer à un petit jeu politique. Mais en définitive, la vie d’hommes et de femmes est en jeu, s’indigne Winnie Byanyima, directrice générale d’Oxfam. Le changement climatique est un phénomène bien réel ; il fauche des vies et aggrave la faim dans le monde. Le coût humain et économique ne cesse de s’alourdir, et tout atermoiement ne fait qu’empirer les choses. »

Des efforts insuffisants depuis Copenhague

Alors que les chefs d’État et de gouvernement s’étaient mis d’accord, lors de la conférence de Copenhague en 2009, pour limiter le réchauffement climatique à 2 °C, leurs engagements de réduction des émissions de gaz à effet de serre sont demeurés insuffisants, malgré la forte baisse du coût des énergies renouvelables. Certains, comme le Canada et le Japon, ont carrément renié leur engagement. La planète se dirige vers un réchauffement de près de 4 °C d’ici la fin du siècle, gage de ravages climatiques et de faim à une échelle colossale. 

Les chefs d’État et de gouvernement avaient également décidé d’apporter 30 milliards de dollars entre 2010 et 2012, puis 100 milliards de dollars par an d’ici 2020, pour aider les pays en développement à lutter contre le changement climatique et ses effets. Là encore, cette décision s’est soldée par un échec. Une poignée de pays seulement se sont engagés à augmenter leurs financements au cours des prochaines années. Oxfam estime le flux total de financement à 16 ou 17 milliards de dollars par an au mieux, mais ce chiffre avoisinerait plutôt les 8 à 9 milliards, si l’on tient compte de la comptabilité imaginative de certains pays. Le Fonds vert pour le climat, mécanisme mis en place pour recevoir ces nouveaux financements, n’a jusqu’à présent fait l’objet que d’un engagement de 1,1 milliard de dollars sur les 15 milliards jugés nécessaires par Oxfam à son bon fonctionnement. 

Un vide politique

Les annonces du secteur privé comblent le vide politique à ce sommet. Oxfam estime néanmoins que la plupart d’entre elles sont insuffisantes, même celles qui pourraient sembler révolutionnaires comme le « Corridor africain d’énergies propres », un grand projet visant à raccorder la moitié du continent africain à l’énergie verte, mais qui ne dispose pas du soutien financier nécessaire ni de l’appui des entreprises.

« Les actions volontaires initiées par le secteur privé ne sauraient être une solution à elles seules, estime Winnie Byanyima. Nous avons besoin d’un engagement politique fort ainsi que de réglementations gouvernementales ambitieuses pour susciter l’action internationale qu’exigent la science et un nombre croissant de citoyennes et citoyens à travers le monde. »

Pour des engagements plus ambitieux

À l’occasion du sommet de Ban Ki-moon sur le climat, Oxfam appelle les gouvernements à renouveler leur engagement vis-à-vis de l’objectif des 2 °C, à augmenter leurs objectifs à court terme de réduction des émissions de GES et à convenir de nouveaux objectifs pour l’élimination progressive des émissions fossiles d’ici la seconde moitié du siècle. Les gouvernements doivent augmenter leurs financements climat pour atteindre l’engagement des 100 milliards de dollars par an d’ici à 2020, et doter le Fonds vert pour le climat d’un capital de 15 milliards de dollars au cours des trois prochaines années. D’ici au printemps 2015, ils doivent également présenter des engagements initiaux ambitieux pour la conférence des Nations unies sur le climat qui aura lieu à Paris, à la fin de l’année prochaine, de façon à contribuer équitablement à l’effort international nécessaire pour remettre le monde sur la bonne voie et enrayer le changement climatique.

« C’est notre seul espoir d’éviter un réchauffement climatique de plus de 2 °C, voire même de le limiter à 1,5 °C, ce qu’exigent à juste titre de nombreux pays pour tout bonnement survivre », souligne Winnie Byanyima.

Le rôle du secteur privé

Le secteur privé peut aider en faisant pression sur les gouvernements pour obtenir une meilleure réglementation, notamment des normes d’efficacité énergétique, une augmentation des investissements dans les énergies renouvelables, la réduction des subventions aux énergies fossiles et le renforcement des financements climat. Les entreprises doivent également réduire leurs propres émissions selon des objectifs basés sur les données scientifiques et visant à supprimer progressivement les émissions fossiles de leurs opérations.

D’après Winnie Byanyima, « les dirigeant-e-s mondiaux doivent travailler en bonne entente avec les entreprises qui se sont déclarées disposées à faire partie de la solution. Ils doivent refuser les demandes de celles qui, au contraire, mettent notre planète en péril au nom du profit à court terme. Ils doivent tirer parti des progrès technologiques réalisés dans le domaine des énergies renouvelables, qui offrent une réelle opportunité de façonner un monde nouveau et plus sûr. Il nous faut de toute urgence un engagement plein et entier de leur part. »

Source © Oxfam



La Terre comptera probablement onze milliards d'habitants à la fin du siècle, deux milliards de plus que prévu jusqu'alors, selon une nouvelle projection de démographes et des Nations unies qui montre la poursuite de la croissance démographique principalement en Afrique.

"Le consensus au cours des vingt dernières années était que la population mondiale, estimée actuellement à environ sept milliards, continuerait à croître pour atteindre neuf milliards à la fin du XXIe siècle avant de plafonner et probablement de décliner", relève Adrian Raftery, professeur de statistiques et de sociologie à l'Université de Washington à Seattle. 

Il est l'un des principaux co-auteurs de cette recherche publiée jeudi dans la version en ligne de la revue américaine Sciences.

"Nous avons conclu qu'il y avait 70% de probabilité que la population mondiale ne se stabilisera pas durant ce siècle", précise-t-il, ce qui montre selon lui que "l'évolution démographique demeure une question très importante". 

Un accroissement de la population peut exacerber d'autres problèmes planétaires comme le changement climatique, la propagation de maladies infectieuses et la pauvreté, observe-t-il.

La plus grande partie de la croissance démographique attendue sera le fait de l'Afrique, où la population devrait quadrupler pour passer d'un milliard environ actuellement à quatre milliards d'ici la fin du siècle. 

Cela s'explique surtout par le fait que le taux de natalité en Afrique subsaharienne ne diminuera pas aussi vite que prévu. Ainsi, selon ces dernières projections il y a 80% de chances que la population sur le continent africain à la fin du XXIe siècle se situe entre 3,5 et 5,1 milliards.

Ces chercheurs relèvent que l'accès à des moyens de contraception et à l'éducation sont déterminants pour faire baisser le taux de natalité.

Les autres grandes régions de la planète connaîtront beaucoup moins de changements que l'Afrique.

L'Asie, avec aujourd'hui 4,4 milliards d'habitants, verra ce nombre plafonner autour de cinq milliards en 2050 avant de commencer à diminuer, selon ces experts.

En Amérique du Nord, en Europe et en Amérique latine (y compris les Caraïbes), la population devrait se maintenir chaque fois sous le milliard d'habitants.

La France devrait être le pays le plus peuplé du continent européen en 2100 avec 79 millions d'habitants, contre 66 millions actuellement. Au contraire, l'Allemagne verra sa population nettement se réduire pour passer de 80 millions aujourd'hui à 56 millions, a précisé le professeur Raftery. 

Ce rapport sur la démographie mondiale de l'ONU est "le premier qui s'appuie sur un outil statistique moderne combinant toutes les informations et données disponibles permettant de produire de meilleures prévisions", font valoir ces experts.

Source © thinkstock.
jeudi 18 septembre 2014
En examinant les libellules recensées dans la région, c’est la première fois que la démarche d’élaboration des Listes rouges d’Île-de-France s’intéresse au vaste monde des insectes et particulièrement à ceux qui se développent dans les milieux aquatiques.

Ce travail de synthèse a été réalisé en appliquant la méthodologie officielle établie par l’UICN et constitue une nouvelle référence standardisée reconnue internationalement. Cette Liste rouge a été pilotée conjointement par l’Office pour les insectes et leur environnement et la Société française d’Odonatologie dans le cadre de la déclinaison régionale du Plan national d’actions en faveur des Odonates. 

Un groupe d’une douzaine d’experts régionaux s’est passionné bénévolement pour cet exercice d’évaluation. Ainsi, plus de 28 800 données d’observation issues des témoignages naturalistes de 303 contributeurs, compilés depuis le début des années 1980 dans une base informatisée, ont été analysées.

Au total, sur les 58 espèces ayant été observées en Île-de-France sur la période 1992-2012, une est déjà considérée comme « régionalement éteinte » (2 %), treize sont considérées comme menacées (19 %) et huit ont été évaluées comme « quasi-menacées » (14 %).

La destruction et la dégradation des zones humides induites par l’urbanisation et l’intensification des pratiques agricoles constituent les principales causes de disparition des libellules. La disparition et la raréfaction des libellules franciliennes est caractéristique des atteintes portées aux écosystèmes aquatiques de la région. Malgré ces pressions toujours grandissantes, l’Île-de-France possède des atouts importants en matière de conservation des zones humides et ainsi doit pouvoir se mobiliser pour préserver ses populations de libellules menacées.

Ainsi à titre d’exemples, grâce à cette Liste rouge, la Leucorrhine à large queue classée « vulnérable » et l’Agrion joli classé « en danger » peuvent être désormais considérés comme des ambassadeurs des zones humides qu’il convient de choyer et de prendre en compte dans la mise en œuvre des politiques d’aménagement durable du territoire.

Source © Airparif


Les pluies orageuses qui se sont abattues sur le sud de la France ont fait au moins cinq morts dans la nuit de mercredi à jeudi dans un camping dévasté par la crue soudaine d’une rivière, selon un nouveau bilan des pompiers.

Au total, trois départements du sud de la France, l’Hérault, le Gard et l’Aveyron, ont été frappés par les intempéries. Mercredi, une femme de 76 ans avait été retrouvée noyée en fin d’après-midi dans le sud-est de l’Aveyron, et un septuagénaire est porté disparu dans le Gard à Saint-Laurent-le-minier, village «balayé» dans la nuit par une «grosse vague», selon les pompiers.

A Lamalou-les-Bains, village thermal de l’Hérault, la rivière du Bitoulet, qui longe le camping municipal, s’est soudainement transformée en torrent, emportant des camping-cars et des caravanes.

Dans la nuit, trois corps avaient été découverts et deux personnes étaient portées disparues, selon la préfecture. Dans la matinée, les secours ont fait état de deux morts supplémentaires, sans pouvoir préciser s’il s’agissait des disparus.

Selon la préfecture, les trois corps retrouvés dans la nuit étaient deux occupants du camping, un homme et une femme, retrouvés dans deux camping-cars différents. Un piéton a également été emporté par la crue provoquée par la rupture soudaine d’un «embâcle», un obstacle naturel au fond du cours d’eau qui a lâché sous la pression.

Jeudi matin, Météo France a levé l’alerte aux pluies orageuses et aux risques d’inondations dans le Gard mais l’a prolongée dans l’Hérault, appelant à la vigilance aux crues également dans l’Aveyron.

Source © AFP



Une pollution d'origine industrielle a provoqué une véritable hécatombe sur l'Aff. Près de 10km de rivière ont été souillés. Pêcheurs et riverains sont consternés.

Il y a quelques jours, des riverains de l'Aff ont commencé à voir des dizaines de poissons le ventre à l'air sur la commune de Comblessac, mais aussi de Loutehel. Au moulin du Tertre, un collectif d'habitant a récupéré des dizaines de cadavre de toutes les espèces, brochet, truite, tanche, gardons et même des anguilles réputées pour leur résistance. 

À l’origine de cette hécatombe, une pollution industrielle. Une entreprise agroalimentaire située sur Guer aurait, suite à un problème d'évacuation le dimanche 7 septembre, déversé dans un affluent de l'Aff, plusieurs centaines de litres d'effluents contenant du sel et de l'acide. 

« On a été prévenu plusieurs jours après par des représentants du syndicat du bassin-versant de l'Oust », dénoncent les riverains et les pêcheurs. 

Le syndicat a évoqué dans un communiqué du 9 septembre « une forte pollution sur l'Aff » sans plus d'explication, et parle de surmortalité. Les riverains eux affirment avoir été témoin d'une véritable hécatombe. Plusieurs d’entre eux ont fait des photos et attendent des explications sur la nature de la pollution, et les conséquences pour la santé et l'environnement dans les jours à venir.

Une réunion publique est organisée à l'initiative de l'association de pêche, au moulin du Boscher, à Comblessac vendredi à 15 heures.

Source © Ouest France

Les prises connues de baleines, protégées par un moratoire sur la chasse commerciale depuis 1986, se sont élevées en 2013 à 1645 individus, selon des données de la Commission baleinière internationale (CBI).

Certains pays ne reconnaissent pas le moratoire (Norvège, Islande, Russie), d'autres ont des quotas au titre de la chasse aborigène pour certaines communautés (Groenland, Alaska, Sibérie, Saint-Vincent-et-les-Grenadines) et le Japon dit poursuivre des objectifs scientifiques, ce qui a été démenti par la Cour internationale de justice cette année.

Les prises du Japon sont en nette baisse par rapport à il y a quelques années, une conséquence combinée, selon Vincent Ridoux, expert de la délégation française à la CBI, des actions de l'ONG Sea Shepherd en Antarctique pour barrer la route aux baleiniers japonais et d'incidents mécaniques survenus sur ces navires.

Les prises de baleines répertoriées en 2013

  • Norvège: 594 (chasse commerciale, objection au moratoire)


  •  Japon: 417 (au titre de la chasse scientifique)


  •  Danemark (Groenland): 201 (chasse aborigène)


  •  Islande: 169 (chasse commerciale, objection au moratoire)


  • Russie: 128 (chasse aborigène)


  • États-Unis (Alaska): 57 (chasse aborigène)


  • Saint-Vincent-et-les Grenadines: 4 (chasse aborigène)


  • Canada: 3 (non membre de la CBI)


  • Corée du Sud: 75 prises accidentelles (chiffre 2012)


  •  Indonésie: nombre inconnu
Une tornade a été signalée sur la petite commune de Valdelamusa (Nord de Huelva) en Andalousie. 

Les vents générés par la tornade ont été estimés à plus de 180 km/h et ont provoqué de gros dommages matériels. De nombreux arbres ont été déracinés, des dizaines d'habitations ont été endommagées.

Source Hebdo Météo
L'Asie représente 87% des migrants climatiques intérieurs recensés dans le monde en 2013, selon le rapport de l'IDMC. Les déplacements, liés aux catastrophes naturelles, devraient augmenter plus rapidement en Afrique que dans les autres régions.

Selon le rapport annuel "Global Estimates" publié ce mercredi 17 septembre par l'Observatoire des situations de déplacement interne (IDMC) et le Conseil norvégien pour les réfugiés (NRC), plus de 22 millions de personnes ont été contraintes de quitter leur domicile en 2013 en raison de catastrophes naturelles (inondation, tempête, séisme…). 

Ces aléas climatiques ont provoqué en 2013 le déplacement de "trois fois plus de personnes que les conflits". Plus de 600 événements ont été enregistrés au cours de l'année.

Les pays "riches" sont autant affectés que les pays "pauvres", même si ce sont les pays en développement qui "paient le plus lourd tribut, avec plus de 85% des déplacements", chiffre le rapport.

L'Asie la plus touchée, suivie de l'Afrique

Ainsi, comme les années précédentes, l'Asie a été le continent le plus touché, avec 19 millions de nouveaux déplacés. Soit 87,1% du nombre total. Aux Philippines, le typhon Haiyan a déplacé à lui seul 4,1 millions de personnes, soit un million de plus que dans les quatre autres régions réunies (Afrique, Amériques, Europe et Océanie). Un autre typhon, Trami, a fait 1,7 million de déplacés dans l'archipel. Les crues en Chine ont fait 1,6 million de déplacés.

Des inondations saisonnières ont aussi provoqué "d'importants déplacements" en Afrique sub-saharienne, tout particulièrement au Niger, au Tchad, au Soudan et au Soudan du Sud, "pays dont les populations extrêmement vulnérables sont également en proie à des conflits et à la sécheresse".  En 2013, 1,8 million de personnes ont été déplacées en Afrique, ce qui représente 8,1% du total mondial. Ils étaient 8,2 millions réfugiés en 2012. La population africaine étant appelée à doubler d'ici 2050, "les risques de déplacement devraient augmenter plus rapidement dans cette partie du monde que dans les autres régions au cours des prochaines décennies", alertent de nouveau les rapporteurs.

Les nations riches ne sont pas épargnées, comme le Japon avec le typhon Man-yi qui a déplacé 260.000 personnes dans la région de Chubu. Aux Etats-Unis, les tornades ont balayé l'Oklahoma et poussé 218.500 personnes à fuir. De "graves" inondations ont également frappé l'Europe, notamment l'Allemagne, la République tchèque, la Russie et le Royaume-Uni, provoquant le déplacement total de 149.000 personnes.

Alors qu'elles ont été très touchées en 2012 (1,3 millions de déplacés), les Amériques ont connu une "saison d'ouragans inhabituellement calme" : la région n'a pas été frappée "de grandes catastrophes géophysiques", précise l'étude.

Les réfugiés climatiques ont doublé ces 40 dernières années

Deux fois plus de personnes sont déplacées aujourd'hui que dans les années 1970. "Au vu du nombre croissant de personnes vivant et travaillant dans des zones à risque, cette tendance à la hausse va se poursuivre et devrait être exacerbée à l'avenir par les effets du changement climatique", indique Jan Egeland, secrétaire général du NRC.

La plupart des catastrophes sont autant d'origine humaine que naturelle. "Une amélioration de l'aménagement urbain, des moyens de protection contre les inondations et des normes de construction permettrait d'en atténuer l'impact", préconise Alfredo Zamudio, directeur de l'IDMC.

Les rapporteurs appellent la communauté internationale à agir lors du prochain sommet mondial sur le climat le 23 septembre à New York (USA). "Les décideurs doivent veiller à ce que les plans nationaux de réduction des risques de catastrophes naturelles et d'adaptation au changement climatique intègrent des mesures prenant en compte le risque et l'impact des déplacements". Les gouvernements doivent "faciliter" les migrations et prévoir "des relogements d'une façon qui respecte les populations vulnérables". Ils devraient être 250 millions de déplacés climatiques dans le monde d'ici 2050, selon le Haut commissaire adjoint de l'ONU pour les réfugiés. La conférence de Paris sur le climat fin 2015 pourrait ouvrir la voie à la création d'un statut de déplacé environnemental.

Source © Rachida Boughriet / Actu-Environnement


Selon une étude menée par George Wittemyer, de l’Université d’État du Colorado, dans la National Academy of Sciences, chaque année en Afrique, il y a plus d’éléphants tués que d’éléphants qui naissent. 

Dans ce nouveau rapport sur le braconnage d’éléphants rendu public le 20 août dernier, l’équipe de recherche révèle que près de 35 000 éléphants sont tués chaque année sur le continent africain, et ce depuis 2010. Wittemyer ajoute que « nous parlons de la disparition des éléphants les plus gros et les plus âgés. Cela signifie la disparition des principaux mâles reproducteurs et la disparition des matriarches familiales et des mères. 

Cela laisse derrière des jeunes orphelins et des sociétés animales brisées ». Et si le taux de braconnage continue à ce rythme, les éléphants pourraient être éradiqués d’Afrique d’ici 100 ans. « Dans certaines régions d’Afrique, comme le Botswana, les éléphants se portent bien. Mais d’autres régions telles que l’Afrique Centrale sont beaucoup plus touchées par le braconnage », précise Julian Blanc, l’un des co-auteurs de cette étude.

Dans cette partie du continent, la population d’éléphants a chuté de près de 60% en une décennie. Selon BBC, le commerce illégal des défenses d’éléphants a pris de l’expansion au cours des dernières années, et un kilo d’ivoire vaut désormais plusieurs milliers de dollars. La majeure partie de la demande est alimentée par un marché en croissance rapide en Asie.

Face à cette situation, les écologistes tirent la sonnette d’alarme. Pour John Scanlon, secrétaire général de la Convention sur le commerce international des espèces en danger  (CITES), « Il faut démanteler le commerce illégal d’ivoire, améliorer les conditions de vies des populations vivant à proximité d’éléphants, renforcer la gouvernance dans ce domaine et réduire la demande d’ivoire illégal (…). La planète doit décider de l’ampleur des efforts qui seront consacrés à la préservation de cette espèce magnifique et, éventuellement, être prête à mobiliser les ressources humaines et financières pour arriver à des résultats ».

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