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mardi 7 octobre 2014
Plusieurs lauréats du Nobel devait mettre à profit la semaine de remise des célèbres prix pour tirer la sonnette d'alarme sur l'état de la Terre, gravement malade selon eux, mettant toute leur autorité dans un plaidoyer en faveur d'une révolution des comportements humains.

Suite aux incidents que rencontre actuellement la ville de Hong-Kong, la conférence, qui devait débuté mercredi 8 octobre, a été annulée. Les organisateurs recherchent activement de nouvelles dates pour la reprogrammer.

A travers cet évènement, onze personnalités, principalement des scientifiques, voulaient rappeler que seule une utilisation plus intelligente et plus raisonnable des ressources permettra de sauver les écosystèmes dont l'humanité dépend.

La situation est « catastrophique » souligne Peter Doherty, colauréat 1996 du prix Nobel de médecine, qui devait participer à cette conférence de quatre jours, la 4ème d'une série initiée par les Nobel et consacrée à l'état de la planète.

La liste des plaies planétaires est longue

Réchauffement du climat, déforestation, détérioration des sols et des ressources en eau, acidification des océans, pollutions chimiques, maladies liées à l'environnement, la liste des plaies planétaires est longue et ne cesse de s'allonger, relève-t-il.

Ce qui signifie que les consommateurs, les entreprises et les politiques doivent désormais soupeser toutes leurs actions, explique M. Doherty à l'AFP. « Nous devons penser durabilité - durabilité alimentaire, durabilité de l'eau, durabilité des sols, durabilité de l'atmosphère », insiste-t-il.

A Hong Kong, les Nobel devaient se pencher sur le défi que représente la hausse possible des températures de 4°, soit le double de la limite de 2° que s'est fixée la communauté internationale. Derrière leurs préoccupations, se trouve le constat sans cesse confirmé, et chiffré, que l'humanité vit au-dessus de ses moyens.

L'énergie, une priorité

Quelles solutions alors ? Plusieurs Nobel voient dans l'énergie une priorité. Les énergies fossiles doivent être remplacées le plus vite possible par des ressources plus propres et des technologies nouvelles dont, étape tout aussi cruciale, doivent aussi bénéficier rapidement les pays émergents.

Car si ces Etats restent à l'écart, ils auront encore et toujours recours à des ressources fossiles pour se développer. « Ce qui conduira à une modification climatique majeure et pourrait bien déstabiliser une large portion de la population mondiale » prévient Brian Schmidt.

Changer le regard de l'opinion publique

Autre préoccupation de ces prix Nobel, retirer les « œillères » d'une partie de l'opinion sur ces sujets, tout en expliquant patiemment au public pourquoi le changement peut être à son avantage.

George Smoot, colauréat 2006 du Nobel de physique pour ses travaux sur le Big Bang à l'origine de l'Univers, donne l'exemple de l'éclairage au LED, qui remplace de plus en plus les traditionnelles ampoules à incandescence.

Mais « une belle innovation ne suffit pas » ajoute-t-il. « Elle doit être utilisée largement, et cela commence avec la compréhension de chacun. Alors il nous faut des solutions pour que les autorités autorisent et encouragent, pour que les gens adoptent. Cela marche quand tout le monde comprend les bénéfices, à la fois pour l'ensemble et pour chacun.»

Source © La france Agricole





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Des voitures renversées
par les intempéries,
le 7 octobre
près de Montpellier.
SYLVAIN THOMAS/AFP
Une semaine après l'épisode du 29 septembre la région de Montpelleier est de nouveau confrontée à de très fortes pluies qui ont occasionné des inondations. Quelque 250 à 300 personnes ont trouvé refuge dans des gymnases dans la périphérie nord de la ville, en raison de violents orages suivis d'inondations.

Lors de l'épisode orageux de cette nuit, près de 300 mm de pluie sont tombés sur le département de l'Hérault engendrant le débordement des rivières du Lez en amont et de Mosson ainsi que la rupture d'une digue à Lattes.

Il est ainsi tombé 262 mm à Prades-le-Lez en l'espace de quelques heures, avec des lames d'eau horaires proches de 100 mm. Ces orages très pluvieux ont également frappé l'ouest du Gard, quoiqu'un peu à la marge. 130 mm ont été relevés à Cardet et 110 mm à Deaux.

Près de 300 personnes qui ont été secourues, 32 hélitreuillages qui ont été réalisés par près de 200 pompiers de l'Hérault, avec le renfort de l'Aude et du Gard, 75 gendarmes et près de 20 policiers. Ces interventions consistent principalement à dégager les routes et sécuriser les populations.

Les pompiers ont effectué une centaine de mises en sécurité et une vingtaine d'hélitreuillage de personnes en difficulté, principalement dans les secteurs de Grabels et de Juvignac, où de fortes accumulations d'eau ont été observées sur un secteur de quelques kilomètres carrés. Une cellule de crise inondation y a été mise en place.

Un quartier de Grabels a été le plus touché. Des voitures ont été déplacées par les eaux et détériorées. Des mises en sécurité ont été nécessaires pour quelques véhicules pris dans les eaux dans le nord de la préfecture héraultaise.

En huit heures, la commune de Prades-le-Lez, au nord de Montpellier, a reçu l'équivalent de 69 jours de pluie. A Juvignac, les sapeurs-pompiers ont dû sauver une vingtaine de personnes en difficulté par hélitreuillage.

Les départements de l'Hérault, du Gard et du Var étaient en vigilance orange depuis lundi soir. Le fleuve qui traverse Montpellier, Le Lez, a été mis en vigilance orange crue dans la nuit et un autre cours d'eau, La Mosson, était particulièrement surveillée dans la nuit. Vers 5 h, ce mardi, la décrue de la Mosson était amorcée et concernant Le Lez, la mise en service d'un déversoir à Lattes, dans le sud du département, a permis de contrôler la montée des eaux qui a atteint le même niveau que la semaine dernière à Montpellier.

Vers 5H00, mardi, la décrue de la Mosson était amorcée et concernant Le Lez, la mise en service d'un déversoir à Lattes, dans le sud du département, a permis de contrôler la montée des eaux qui a atteint le même niveau que la semaine dernière à Montpellier. 

Dans le Gard les fortes pluies ont été concentrées sur le secteur de Cardet - Lézan (Gard) rendant difficile la circulation. Les pompiers du département ont effectué trois missions : une mise en sécurité à Lézan, une reconnaissance à Saint-Hilaire de Brethmas et un dégagement de chaussée à Saint-Martin de Valgalgues. Un groupe de pompiers gardois, spécialisés dans le sauvetage en eaux vives, a été appelé en renfort dans l'Hérault.

Dans le Var de très forts cumuls sans conséquences majeures ont été enregistrés : il est déjà tombé jusqu'à 75,3 mm à Hyères et 70,2 mm à Toulon ces 12 dernières heures.


Source : Midi Libre, AFP, AP

Fabrice Nicolino, journaliste spécialisé dans l’écologie et les pollutions, alerte sur ce qu'il considère comme étant un futur "grand scandale de santé publique". 

Cancer, diabète, obésité, Alzheimer, allergies… en France, un certain nombre de maladies graves ont explosé entre 1980 et 2012. Fabrice Nicolino, journaliste invité sur RMC, dénonce les liens certains avec les produits chimiques présents dans notre environnement, annonciateurs d'un "grand scandale de santé publique."

Qui ne connaît pas dans son entourage un cancéreux, un malade d’Alzheimer, un obèse ou un diabétique ? On assiste à une explosion de nature épidémique d’un certain nombre de maladies graves, dénonce Fabrice Nicolino, journaliste spécialisé dans l’écologie et les pollutions, et qui publie "Un empoisonnement universel. Comment les produits chimiques ont envahi la planète", aux éditions "Les liens qui libèrent". 

Invité sur RMC ce lundi matin, il a éclairé ce qu’il considère comme "une situation grave". Les conséquences sur la santé sont désastreuses : il y avait 8,5 % d’obèses en France en 1997, 15 % en 2012. Selon les projections, on attendait 3,5 millions de cas de diabète en 2016, on y est arrivé dès 2009. 

Fabrice Nicolino précise : "Des études parues dans les meilleures revues scientifiques montrent des liens sans ambiguïté entre exposition à des molécules toxiques. L'on a assisté à une flambée des cancers, plus 110% entre 1980 et 2012, il y a quatre millions d’asthmatiques en France, un million d'Alzheimer, peut-être deux millions d'ici 2020, et tout cela sur une durée très courte, qui révèle une nature épidémique."

90 millions de substances chimiques différentes 

Selon le journaliste, "c’est le résultat d’un siècle d’impunité, ayant débuté avec Fritz Haber, un chimiste de la Première guerre mondiale, qui a mis son savoir au service de la guerre des gaz. Il aurait dû être poursuivi pour crime de guerre. A sa suite, des générations de chimistes ont été élevés dans une impunité conduisant à une irresponsabilité générale." Le décompte est sans appel: "Aujourd’hui il existe 90 millions de substances chimiques différentes enregistrées dans le monde. Chaque jour, entre 20 et 30.000 substances sont synthétisées, rendant le contrôle impossible" prévient le journaliste.

"Les politiques sont tétanisés"

Pire, il décrit des agences sanitaires défaillantes, incapables d'alerter et de protéger le consommateur, en France et en Europe : "Elles sont empêtrées dans des conflits d’intérêts : des employés de l’industrie chimiques peuvent se mettre au service d’agences sanitaires, et inversement." De plus, les lobbys industriels sont organisés de telle manière que l’action publique est sabotée. Exemple avec le Triclosan, un pesticide très efficace, dont on a découvert les propriétés antibactériennes, et que l’on trouve en France "dans des centaines de produits d’usages courants, comme des dentifrices". Ce perturbateur endocrinien, extrêmement dangereux, est inconnu des agences sanitaires françaises, et absent des étiquettes. 

Parmi les urgences selon le journaliste, la qualité de l’eau potable, très chargée en produits chimiques, et celle de l’air, qu’il faudrait assainir : "Je suis presque sûr que ce sera demain un grand scandale de santé publique. L’air que nous respirons 20 heures par jour est contaminé par des molécules chimiques toxiques" alerte-t-il. Face à l’ampleur du problème, les politiques sont démunis: "Cela met en cause tous les "process" industriels ; les politiques sont tétanisés par la peur de voir surgir un scandale de l’amiante à une échelle beaucoup plus importante."

Source © RMC

Une pollution a été découverte hier dans le port de Diélette dans la Manche. C'est du gasoil qui s'est échappé d'une barge de draguage en difficulté dimanche soir. 

Cette dernière contenait 23 000 litres de fioul. Un barrage flottant a été installé pour contenir la pollution qui pour l'instant ne concerne que le port de Diélette. 

Un premier bilan fait état de 17 000 litres de gasoil . Une nappe de 200 m² de carburant répandue dans le port, est limitée par les barrages flottants. Il n’y a pas de risque de pollution des eaux extérieures au port.
La foudre a tué onze membres d'une communauté amérindienne et en a blessé une quinzaine dans le nord de la Colombie lors d"un orage. Le drame s'est produit dans la vallée de la Sierra Nevada dans la région de Magdalena, où vit en isolement une tribu de l'ethnie kogui. 

Les responsables de la tribu se trouvaient réunies au moment où a eu lieu ce phénomène naturel. Les indigènes blessés devaient être transportés à l'hôpital de Santa Marta, l'agglomération la plus proche et située sur la côte des Caraïbes.

Le directeur de l'organisme national pour la prévention des risques, a précisé que la foudre était tombée dans un secteur retiré, à au moins cinq heures de route de Santa Marta. Un dispositif spécial a été mis en place pour recevoir les membres de la tribu.

Source : AP
Au moins 18 mineurs ont trouvé la mort dans un glissement de terrain survenu dans une mine d'or clandestine, située dans la province indonésienne de Kalimantan occidental, a-t-on appris dimanche de source officielle à Jakarta. 

L'accident s'est produit samedi vers 14h00 heure locale (07h00 GMT) dans le district de Bengkayang, alors que les 18 personnes travaillaient dans la mine, a fait savoir à Xinhua Ali Mahfud, un responsable de l'agence natinale de gestion et d'atténuation des catastrophes. 

L'exploitation minière illégale est monnaie courante en Indonésie et l'absence de normes de sécurité dans l'opération a causé souvent des incidents coûtant la vie à un grand nombre de mineurs. 
Une aide-soignante espagnole ayant travaillé dans un hôpital où deux missionnaires sont morts d'Ebola est porteuse du virus, a confirmé, lundi 6 octobre, le ministère de la santé de l'Espagne. C'est la première fois qu'une personne contracte la maladie hors d'Afrique.

L'aide-soignante travaillait à l'hôpital Carlos III de Madrid, où sont morts le frère Manuel Garcia Viejo, un missionnaire catholique espagnol rapatrié de Sierra Leone après avoir été infecté, et Miguel Pajares, autre missionnaire contaminé en même temps.

Selon la ministre de la santé, Ana Mato, l'aide-soignante de 44 ans faisait partie de l'équipe qui a soigné Manuel Garcia Viejo, mort à la fin de septembre. Elle s'est rendue elle-même, dans la matinée, à l'hôpital d'Alcorcon, dans la banlieue de Madrid, avec une forte fièvre qui a augmenté tout au long de la journée. Depuis, dans un état stable, elle a été placée en quarantaine et transférée à l'hôpital Carlos III dans la nuit.

Partie en congés au lendemain de la mort, le 25 septembre, du frère Garcia Viejo, elle n'a pas repris le travail depuis lors. Elle a commencé à se sentir mal le 30 septembre et a, selon le quotidien El Mundo citant des sources au sein des autorités sanitaires, insisté à plusieurs reprises pour passer les tests de détection d'Ebola, même si sa fièvre n'était pas encore très importante.

Jusqu'ici, toutes les personnes touchées et hospitalisées en dehors de l'Afrique de l'Ouest, que ce soit en Europe ou aux Etats-Unis, avaient été infectées sur le sol africain. La fièvre hémorragique virale a fait 3 439 morts sur 7 478 cas enregistrés en Afrique de l'Ouest, selon le dernier bilan de l'Organisation mondiale de la santé (OMS).

Selon un responsable de la santé, une trentaine de professionnels du monde médical qui se sont occupés des missionnaires espagnols contaminés par la maladie sont suivis pour s'assurer qu'ils ne sont pas eux-mêmes atteints. Mme Mato a précisé que le protocole prévu dans ces circonstances avait été immédiatement mis en place pour garantir la sécurité des citoyens, mais a tout de même précisé :

« Nous sommes en train de vérifier si tous les protocoles ont été strictement respectés [au moment de l'infection]. [...] Toutes les mesures pour garantir la sécurité du personnel hospitalier qui la soigne et de toute la population étaient prises. »

Une collègue de la malade a décrit au quotidien espagnol El Pais les moyens de protection  « extrêmes », selon elle, employés par les soignants qui ont approché les deux missionnaires atteints de la maladie : deux combinaisons de protection, deux paires de gants et une paire de lunettes.

Les syndicats des personnels soignants dénonçaient cependant, dès lundi soir, le « manque total de contrôle » de la situation à l'hôpital Carlos III face à l'urgence au moment l'hospitalisation des deux malades, affirmant que les infirmiers assistaient à « une formation express », insuffisante, selon eux, de quinze minutes avant de traiter les patients, rapporte Público.

Le président de la République François Hollande a assuré, lundi, que la France était « en situation de pouvoir soigner » des personnes atteintes par le virus « si des cas se produisaient » dans l'Hexagone. M. Hollande a, de nouveau, appelé à « accélérer et amplifier les recherches pour qu'un vaccin puisse être trouvé » contre le fléau, qu'il considère comme « une menace majeure, pas simplement pour les pays africains concernés, mais pour l'ensemble du monde ».




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Le typhon Phanfone qui a balayé le Japon et traversé Tokyo lundi a fait six morts et cinq disparus, dont deux militaires américains, selon un dernier bilan diffusé mardi 7 octobre par plusieurs médias.

A Yokohama, au sud-ouest de Tokyo, deux jeunes gens entre 20 et 30 ans ont trouvé la mort dans des glissements de terrain qui ont détruit leurs maisons respectives, a indiqué un responsable de la municipalité.

Dimanche, trois soldats américains avaient été emportés sur l'île d'Okinawa, dans l'extrême sud de l'archipel. Seul un corps a été retrouvé. Un surfeur de 21 ans a également disparu au large de Fujisawa, tandis qu'un lycéen a été emporté par une vague à Yokosuka, au sud de Tokyo.

Outre les morts et les disparus, Phanfone a également laissé derrière lui 62 blessés dans des accidents, a indiqué la télévision publique NHK.

Source © AFP

vendredi 3 octobre 2014
La vente des derniers étalons nationaux et la remise en cause des primes aux races menacées conduisent lentement les chevaux de Trait mulassiers poitevins et les ânes du Poitou au bord de l'extinction. 

Une poignée d'éleveurs des races mulassières poitevines ont réussi à mobiliser les internautes sur une plate-forme de financement participatif...

Mulassiers et ânes poitevins ont toujours fait partie des races menacées, mais ces derniers rebondissements pourraient bien rester dans les annales. Huit étalons et baudets poitevins ont été mis en vente par France Haras en juillet à la suite du démantèlement de l’étalonnage des Haras nationaux, témoignant du désengagement de l’Etat pour le sort de ces races patrimoniales…

Après le scandale causé par l'annonce de la vente de Mylord Carthago au lendemain des JEM (un gros flou demeure néanmoins sur l'avenir de ce cheval), cette nouvelle décision très pénalisante pour des races pourtant gravement menacées est venue ternir un peu plus la réputation de l’Etat français auprès des équitants.

La vente des chevaux de sport par France Haras devrait rapporter à l’Etat français des bénéfices suffisants pour préserver en contrepartie ce patrimoine menacé

La crise financière qui touche les éleveurs s’est aggravée depuis le relèvement de la TVA sur les ventes de chevaux hors du circuit boucherie. Une décision qui frappe tout particulièrement le Trait poitevin. 
Car contrairement aux chevaux de trait Bretons et Comtois, il n’a jamais été rentable d’élever des Trait mulassiers « pour la viande », car trop tardifs et trop osseux… Hélas pour ce charmant cheval de trait plein de qualités, les débouchés au travail et dans les loisirs restent insuffisants pour assurer sa survie.

Des races équines et asines non rentables

Le Trait Poitevin dispose pourtant de très nombreux atouts : cette race multiséculaire, qui a connu son heure de gloire avec l’industrie mulassière, n’a jamais été alourdie pour la boucherie. Le poitevin présente un modèle qui le rend agréable sous la selle. C’est le seul cheval de trait français à posséder le gène dun donnant des robes bai dun et souris. 

Les effectifs d’ânes et de chevaux poitevins ont baissé ces dernières années : 75 naissances en race pure chez le Poitevin en 2011, 70 l’année suivante puis 61 en 2013. Un triste record pour cette race, dont les effectifs n’ont jamais été aussi bas depuis la réussite de son plan de sauvegarde, dans les années 90. Le Baudet du Poitou se porte à peine mieux, avec 134 naissances en 2013 et une courbe qui elle aussi, plonge et plonge encore…

Décision incompréhensible et scandale d’Etat

Huit reproducteurs ont donc été mis en vente en juillet, pourtant très précieux de par leur valeur génétique et les très faibles effectifs des deux races. Ils auraient pu être gracieusement cédés (pour un euro symbolique) à des éleveurs ou à l’association nationale qui gère ces races. Ce n’est pas la seule décision incompréhensible pour les défenseurs de ces équidés menacés : le pâturage hivernal vient d’être interdit dans les zones couvertes par des mesures agro-environnementales, et le versement de la prime à la naissance des races menacées d’extinction est remis en cause.

L’Association Nationale des Races Mulassières du Poitou (ANRMP) a été contactée par France Haras dès connaissance de la vente des huit étalons, prévue à valeur nette comptable. Malgré toutes les demandes et l’existence d’un plan de consolidation génétique prouvant la nécessité de garder ces étalons reproducteurs, l’État représenté par le Ministère de l’Agriculture et le Ministère du Budget majoritaire au sein du conseil d’administration de France Haras a refusé de donner les animaux concernés, n’acceptant qu’une vente par lots. 

L’ANRMP, déjà déficitaire, s’est acquittée d’un chèque d’acompte pour réserver les sept étalons mulassiers et le baudet concerné avant leur vente. Une décision d’autant plus révoltante que la vente des chevaux de sport par France Haras, à la même époque, devrait rapporter de confortables bénéfices à l’Etat français… des bénéfices plus que suffisants pour préserver en contrepartie ce patrimoine menacé.

Le désintérêt pour les races poitevines

Le découragement a gagné les éleveurs face au désintérêt de l’Etat français et de l’Europe pour le sort des races poitevines. Comme en témoignait une éleveuse normande au dernier salon du cheval de Paris, l’Etat s’appuie sur la « passion » pour justifier des coupes drastiques dans le soutien à l’élevage. Mais désormais, cette passion seule ne suffit plus à assurer la survie des races aux faibles effectifs.

La situation témoigne à double titre du désamour entre le monde politique actuel et le monde équestre : Equitaxe, vente de Mylord Carthago, et maintenant mise en péril de nos races équines patrimoniales les plus fragiles. L’appel à la solidarité des internautes est logique, mais n’est-ce pas l’Etat qui devrait se préoccuper en premier lieu du patrimoine de ce pays ? Un Etat dont les représentants n'ont pas manqué d'utiliser les JEM comme vitrine politique...

Source © Association nationale des races mulassières du Poitou




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Le guépard, l'animal le plus rapide au monde, a vu sa population passer de 100 000 il y a un siècle à 10 000 aujourd'hui. En cause? Les activités humaines et notamment l'urbanisation qui perturbe l'habitat de ces animaux, affirme une recherche publiée jeudi aux États-Unis.

Jusqu'alors le déclin de ces félins était surtout attribué aux autres prédateurs, comme les lions et hyènes, qui en leur dérobant régulièrement leurs trophées de chasse, les forcent à chasser davantage et donc à s'épuiser dans le processus. Cette hypothèse s'appuie sur la croyance que les guépards, l'animal le plus rapide au monde, consomment beaucoup d'énergie pour poursuivre leur proie à grande vitesse.

Ces chercheurs, dont les travaux paraissent dans la revue américaine Science, ont en fait découvert que ce n'était pas le cas. Selon eux, les guépards s'épuisent surtout en parcourant sans courir très vite des distances de plus en plus vastes pour trouver des animaux à chasser, alors que leur habitat est morcelé par des constructions et perturbé par les activités de l'homme en général.

«Nous avons étudié dix-neuf guépards vivant en liberté pendant deux semaines dans deux sites en Afrique du Sud, un dans le Désert de Kalahari et l'autre dans une région plus humide», a précisé Michael Scantlebury, de l'École des sciences biologiques de l'Université Queen à Belfast, l'un des principaux auteurs de cette étude.

Ces chercheurs ont fait des injections d'eau lourde à ces guépards pour traquer leurs activités métaboliques, collectant leurs excréments à partir desquels ils ont pu déterminer les quantités de cette eau perdue et en déduire leur consommation d'énergie.

L'eau lourde contient du deutérium, un isotope naturel de l'hydrogène qui permet de la détecter.

«Nous avons constaté que la consommation de calories des guépards n'est pas très différente de celle des autres mammifères de la même taille, et si ces félins sont les Ferraris du monde animal, la plupart du temps ils courent à basse vitesse», a expliqué Michael Scantlebury.

«Notre recherche a montré que la plus grande partie de l'énergie qu'ils consomment est dans les longs déplacements plutôt que dans les courses-poursuites à grande vitesse pour attraper une proie», dit-il.

On peut imaginer la difficulté pour ces animaux de monter et descendre des dunes de sable dans la chaleur, sans eau, toute une journée à la recherche de proies pour se nourrir.

Ils peuvent supporter sans grande conséquence que des lions et des hyènes leur volent leurs proies de temps à autre, affirment ces chercheurs.

«En réalité, ce sont bien les activités humaines, comme par exemple l'édification de barrières ou la chasse excessive, qui forcent les guépards à aller de plus en plus loin pour se nourrir, c'est ce qui les épuise le plus» et contribue à leur disparition, concluent-ils.
L’activité cyclonique sur le nord-ouest du Pacifique est importante cette année. La 18ème tempête tropicale en 2014 a donné naissance à un nouveau Typhon nommé Phanfone. Il se dirige vers le sud du Japon, qu’il pourrait frapper en catégorie 3 durant le weekend.

Situé actuellement dans le Pacifique nord-ouest, au nord des îles Mariannes, le typhon Phanfone est déjà actuellement classé en catégorie 4 sur l’échelle de Saphir-Simpson (qui compte 5 niveaux).  Les pluies sont déjà très importantes alors que les vents sont supérieurs à 210 km/h en rafale.

Renforcé par des eaux supérieures à 30°C, il va continuer de se renforcer en se dirigeant vers le nord-ouest, en direction du Japon. Il devrait atteindre le sud du Japon durant le week-end, avec une puissance très importante (catégorie 3 à 4 sur l’échelle de Saphir-Simpson). Le risque cyclonique est donc très important pour l’île durant le week-end, les vents pourraient souffler jusqu’à 230 km/h sur le sud de l'archipel.
Parallèlement, des pluies torrentielles sont attendues de dimanche à lundi sur toute la côte sud-est, dont la région de Tokyo; ces intenses précipitations pourront provoquer des glissements de terrain et des inondations (plus de 200 mm d'eau sont possibles en 48 h).

A noter qu'une nouvelle tempête tropicale (la 19ème) se développe aussi dans le Pacifique nord-ouest, au large des îles Palikir. Son développement sera à surveiller durant la semaine prochaine.

Source © La Chaîne Météo
La prolifération d'algues sargasses qui frappe depuis plusieurs semaines une partie du littoral martiniquais suscite des inquiétudes dans l'île alors que de nouvelles arrivées d'algues ont été enregistrées ces dernières 48 heures.

Ce phénomène d'arrivée massive de sargasses venues du large avait déjà été constaté en 2011 avant de disparaître puis de revenir en juin 2014 avec une plus grande ampleur, selon plusieurs sources. Le comité des pêches maritimes s'est fait l'écho de « l'exaspération » des marins-pêcheurs dont la capacité de pêche est limitée par l'accumulation des algues.

Dans plusieurs communes littorales, de nombreux riverains se sont plaints des odeurs nauséabondes provoquées par le gaz (hydrogène de sulfure) émis par la décomposition des algues. Certains ont signalé des difficultés respiratoires et des altérations de leurs mobiliers et de leurs équipements électroniques. Une pétition sur Facebook dénonce l'inertie de l'administration et une « mise en danger de la vie d'autrui par négligence ».

Mardi, lors du dernier point de la situation avec les maires des communes en préfecture, l'Agence régionale de Santé (Ars) a répondu « aux informations erronées circulant depuis plusieurs jours sur les réseaux sociaux », selon la préfecture. « Déjà en 2011, le Haut conseil de santé publique, saisi par l'Ars, avait précisé que ce gaz, perceptible par l'odorat à des niveaux très bas, (environ 0.2 à 0.3 ppm -partie par million-) n'était toxique qu'à des valeurs dépassant les 100 ppm », précise-t-elle dans un communiqué. « A des valeurs plus faibles, proches du seuil olfactif, les effets observés sont en grande majorité des irritations oculaires et des gênes respiratoires chez les personnes asthmatiques », détaille la préfecture qui conclut qu'à ce jour « aucune forme grave ou aucun passage aux urgences lié aux algues n'a été signalé en 2014 ou en 2011». Par ailleurs, le conseil général a débloqué 340.000 euros et le conseil régional 350.000 euros au profit des communes les plus touchées pour l'enlèvement des algues.

Enfin, dans un courrier adressé mercredi au Premier ministre, Serge Letchimy, député (apparenté PS) et président de la Région Martinique, demande au gouvernement « la mise en place de missions d'observations régulières en mer des déplacements des radeaux de sargasses et le déploiement de moyens de collecte maritimes sur la zone côtière touchée par les échouages récurrents ». A l'initiative du préfet, une reconnaissance aérienne hebdomadaire a déjà été mise en place pour estimer l'évolution des échouages d'algues sargasses.


Algues sargasses Vauclin par martinique1ere

Après les 500 kg du jeudi 25 septembre, ce sont 250 kg supplémentaires de carpes mortes qui ont été sorties de l'étang de la commune des Hermites, tout au nord du département d’Indre et Loire , hier. 

C'est la deuxième fois en huit jours qu'Élodie Deforges, agent de développement à la Fédération de pêche d'Indre-et-Loire, et son collègue Stéphane Pays se rendent sur ce plan d'eau propriété de la commune mais dont la gestion halieutique et piscicole est assurée par la fédération départementale.

« Entre l'odeur pestilentielle qui règne dans la vallée et le ramassage de toutes ces carpes, aujourd'hui, nous sommes tristes de voir autant de dégâts », assurent les techniciens. Ils sont aussi présents pour effectuer « ce travail désagréable » mais avouent trouver énormément de plaisir en formant les jeunes à la pêche. Le plan d'eau des Brossard est classé 1re catégorie.

Les deux techniciens, ainsi que la commune, ont alerté l'Office national de l'eau et des milieux aquatiques, la Direction départementale des territoires et les services vétérinaires, mais depuis huit jours, aucun contrôle (température et analyses) n'a été effectué par ces trois organismes.



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Les plus fortes concentrations de pesticides dans les cours d'eau se trouvent dans le bassin de la Saône, et dans les zones de viticulture et de maraîchage en Bourgogne, dans le Mâconnais, et en Languedoc-Roussillon. 

L'Agence de l'eau Rhône Méditerranée, vient de publier un rapport sur la qualité des cours d'eau et des nappes souterraines. Si 2013 a été une année pluvieuse, ce  qui a joué favorablement pour les poissons en diluant les pollutions et en rafraîchissant l'eau, des efforts restent à faire. 

Les pesticides: première cause de déclassement des rivières: On retrouve 150 pesticides différents dans les rivières et leur nombre ne faiblit pas.

Les plus fortes concentrations qui se trouvent dans les zones de grandes cultures comme le bassin de la Saône et les zones de viticulture et de maraîchage en Bourgogne, dans le Mâconnais, et en Languedoc-Roussillon.

Dans le bassin de la Saône, c'est le cas de la Thalie un de ses sous-affluent, avec la présence de nombreux pesticides. 

Parmi les pesticides, ce sont les herbicides qui font porter le plus lourd tribut à la vie aquatique. Les invertébrés y sont très sensibles. le glyphosate ( Roundup)) se  retrouve dans trois-quarts des rivières et figure en tête des ventes avec plus de 4000 tonnes / an sur les bassins Rhône-Méditerranée et Corse. Il dépasse jusqu'à 200 fois la norme pour l'eau potable dans les cours d'eau.

Des pesticides interdits depuis 10 ans sont toujours là et se retrouvent dans un quart des analyses en rivières. Si leur concentration baisse bien globalement, on en retrouve encore 36 différents (comme les triazines), et leur concentration connaît des ressauts en période d'épandage dans les zones viticoles du Languedoc-Roussillon, de Bourgogne, et du Beaujolais, ce qui ne permet pas d'exclure une utilisation encore actuelle.

Tout juste 50% des rivières sont en bon état. 

L'Agence de l'eau lance ce mois-ci un label rivière en bon état qui récompensera les rivières arrivées à un bon état stable. (un tiers des cours d'eau y sont parvenus). L'appel à candidature lancé en Octobre 2014, débouchera sur l'implantation de  panneaux dont les premiers apparaîtront en Avril 2015 sur les routes ou aux abords des rivières (plages, sentiers de randonnées, campings, bases de loisirs..)

Autre cause de déclassement : les prélèvements et la déformation du lit des rivières

54% des rivières ont vu leur lit défiguré au point d'aggraver les crues et de détruire les habitats des poissons. Elles sont situées principalement dans les grandes zones agricoles (bassin versant de la Saône, Lauragais) et sur le pourtour méditerranéen, 

Source © France 3 Bourgogne



La pollution au pesticide d'origine agricole s'est encore étendue dans l'immense réserve d'eau d'Esch-sur-Sûre au Luxembourg. Le SEBES coupera "par pures mesures préventives" le gros robinet d'eau potable issue du lac, ce vendredi 3 octobre à 12 heures.

Les analyses faites le 1er octobre 2014 montrent clairement que le pesticide incriminé continue de se propager en direction du barrage du lac. C'est à partir de là que l'eau brute recueillie dans la réserve est traitée pour devenir potable ensuite.

Le Metazachlor ne se propage plus seulement dans les couches inférieures des eaux du lac mais a été détecté à des hauteurs variant entre 15 et 25 mètres au point de mesure "Zillenhëtt".

La nouvelle est tombée jeudi soir peu avant 18 heures par un communiqué officiel du Syndicat des Eaux du Barrage d'Esch-sur-Sûre (SEBES). Après concertation avec les différents syndicats des eaux, la Ville de Luxembourg et l'Administration de l'eau, le SEBES suspendra vendredi à midi toute alimentation du réseau d'eau potable luxembourgeois par de l'eau provenant du barrage d'Esch-sur-Sûre.

Pour pallier le problème, le SEBES et d'autres syndicats ouvriront les vannes de quatre forages de réserve en eau souterraine qui alimenteront dès lors le réseau d'eau potable luxembourgeois.

Une mesure drastique mais nécessaire -au vu de la progression de la pollution dans le lac- pour "prévenir tout risque d'une pollution de l'eau potable avec du métazachlor", assure le syndicat des eaux. La substance polluante ne se déplace plus seulement dans les couches d'eaux profondes mais remonte de sorte qu'au point de mesure dit "Zillenhëtt", elle a été repérée à 15-25 mètres de profondeur seulement.

Ce qui a fait tilter les preneurs de décisions, c'est que la pollution se rapproche du mur du barrage. Un point crucial puisque c'est à partir de là que les eaux brutes stockées dans le lac sont traitées pour devenir potables ensuite.





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