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mercredi 8 octobre 2014
Vingt-six wagons d'un train du Canadien National (CN), dont six qui transportaient des matières dangereuses, ont déraillé mardi à 10 h 40 à proximité du village de Clair, à environ 200 km à l'est de Saskatoon.
Quatre wagons transportaient de l'acide chlorhydrique ou caustique, et les deux autres, des distillats de pétrole.
La fumée qui s'échappe du train pourrait être toxique. La Municipalité rurale de Lakeview a décrété un état d'urgence local.
Évacuations
La cinquantaine de résidents de la communauté de Clair ont été évacués, de même que plusieurs fermes des environs. De leur côté, les élèves de l'école primaire de Wadena [à une vingtaine de kilomètres de Clair] restent à l'intérieur de l'école aujourd'hui, selon le compte Twitter de l'établissement.
Deux employés étaient à bord du train de 100 wagons, mais personne n'a été blessé dans le déraillement, selon la Gendarmerie royale du Canada.
Circulation restreinte
Un tronçon d'une cinquantaine de kilomètres de l'autoroute 5 est fermé dans les deux directions entre Wadena et Watson. Le public est tenu à l'écart du lieu du déraillement dans un rayon de 8 km environ.
Le déraillement perturbe la circulation ferroviaire de la ligne du CN Prairie North, entre Winnipeg et Saskatoon. Des retards de livraison d'au moins 24 heures sont à prévoir pour ses usagers, affirme le Canadien National par voie de communiqué.
Allison Squires, du journal Wadena News, a été témoin du déraillement. Elle décrit la scène comme « d'énormes colonnes de fumée et de feu ».
Actions du gouvernement
Les autorités provinciales ont affirmé en après-midi qu'une équipe d'intervention d'urgence, composée d'experts en gestion de crises et en sécurité incendie, a été envoyée sur place avec de l'équipement spécialisé provenant du ministère de l'Environnement, pour surveiller la qualité de l'air.
« Des employés du ministère de l'Environnement travailleront de concert avec le CN et les autorités locales pour offrir une réponse coordonnée », lit-on dans le communiqué du gouvernement provincial.
Pour sa part, le ministère des Relations gouvernementales appuiera la Municipalité rurale de Lakeview, qui a décrété un état d'urgence locale, à mettre en place un centre de coordination où les résidents pourront obtenir de l'aide.
Les évacués de la communauté de Clair et des environs ruraux ont été dirigés vers la localité voisine de Wadena, où un centre d'aide est mis à leur disposition.
On ignore pour le moment combien de temps l'ordre d'évacuation sera en vigueur, mais un point de presse est prévu pour mercredi, 11 h, pour faire le point sur la situation.
Des agents de la GRC de Wadena, Wynyard, Lanigan, Rose Valley, Punnichy, Humboldt, de même que les services d'incendie de Quill Lake et de Wadena et les ambulanciers de Wadena sont sur les lieux.
L'équipe d'intervention du CN est en route vers le lieu du déraillement. Le Bureau de la sécurité des transports du Canada a aussi dépêché une équipe d'enquêteurs sur les lieux.
La ministre défend son bilan
Interrogée lors de la période des questions aujourd'hui à Ottawa, la ministre fédérale des Transports, Lisa Raitt, a défendu le bilan du gouvernement conservateur en matière de sécurité ferroviaire. Selon elle, le déraillement démontre que ce genre de chose peut arriver malgré tout le travail fait pour rendre plus sécuritaire le transport par rails.
Source © Ici radio canada
Quatre wagons transportaient de l'acide chlorhydrique ou caustique, et les deux autres, des distillats de pétrole.
La fumée qui s'échappe du train pourrait être toxique. La Municipalité rurale de Lakeview a décrété un état d'urgence local.
Évacuations
La cinquantaine de résidents de la communauté de Clair ont été évacués, de même que plusieurs fermes des environs. De leur côté, les élèves de l'école primaire de Wadena [à une vingtaine de kilomètres de Clair] restent à l'intérieur de l'école aujourd'hui, selon le compte Twitter de l'établissement.
Deux employés étaient à bord du train de 100 wagons, mais personne n'a été blessé dans le déraillement, selon la Gendarmerie royale du Canada.
Circulation restreinte
Un tronçon d'une cinquantaine de kilomètres de l'autoroute 5 est fermé dans les deux directions entre Wadena et Watson. Le public est tenu à l'écart du lieu du déraillement dans un rayon de 8 km environ.
Le déraillement perturbe la circulation ferroviaire de la ligne du CN Prairie North, entre Winnipeg et Saskatoon. Des retards de livraison d'au moins 24 heures sont à prévoir pour ses usagers, affirme le Canadien National par voie de communiqué.
Allison Squires, du journal Wadena News, a été témoin du déraillement. Elle décrit la scène comme « d'énormes colonnes de fumée et de feu ».
Actions du gouvernement
Les autorités provinciales ont affirmé en après-midi qu'une équipe d'intervention d'urgence, composée d'experts en gestion de crises et en sécurité incendie, a été envoyée sur place avec de l'équipement spécialisé provenant du ministère de l'Environnement, pour surveiller la qualité de l'air.
« Des employés du ministère de l'Environnement travailleront de concert avec le CN et les autorités locales pour offrir une réponse coordonnée », lit-on dans le communiqué du gouvernement provincial.
Pour sa part, le ministère des Relations gouvernementales appuiera la Municipalité rurale de Lakeview, qui a décrété un état d'urgence locale, à mettre en place un centre de coordination où les résidents pourront obtenir de l'aide.
Les évacués de la communauté de Clair et des environs ruraux ont été dirigés vers la localité voisine de Wadena, où un centre d'aide est mis à leur disposition.
On ignore pour le moment combien de temps l'ordre d'évacuation sera en vigueur, mais un point de presse est prévu pour mercredi, 11 h, pour faire le point sur la situation.
Des agents de la GRC de Wadena, Wynyard, Lanigan, Rose Valley, Punnichy, Humboldt, de même que les services d'incendie de Quill Lake et de Wadena et les ambulanciers de Wadena sont sur les lieux.
L'équipe d'intervention du CN est en route vers le lieu du déraillement. Le Bureau de la sécurité des transports du Canada a aussi dépêché une équipe d'enquêteurs sur les lieux.
La ministre défend son bilan
Interrogée lors de la période des questions aujourd'hui à Ottawa, la ministre fédérale des Transports, Lisa Raitt, a défendu le bilan du gouvernement conservateur en matière de sécurité ferroviaire. Selon elle, le déraillement démontre que ce genre de chose peut arriver malgré tout le travail fait pour rendre plus sécuritaire le transport par rails.
Source © Ici radio canada
En tout trois séismes se sont produits en une heure dans la province chinoise du Yunnan (Sud-Ouest de la Chine), selon les médias locaux.
Le premier séisme de magnitude 6,6 s'est produit à 21h49 heure locale (17h49 heure de Moscou) près de la ville de Puer. Ensuite ont suivi deux secousses d’une intensité moins importante.
Les autorités locales ont annoncé un deuxième niveau de la situation d'urgence dans la zone sinistrée.
Un séisme de magnitude 6 a fait au moins 1 morts et 324 blessés dans la province chinoise du Yunnan (sud-ouest du pays) ainsi que des dommages matériels notables. La secousse s'est produite à 21h49 (15h49 en Suisse). Elle a été évaluée par le centre de sismologie chinois à une magnitude de 6,6, ont annoncé les médias d'Etat à Pékin. L'USGS avait de son côté mesuré d'abord la magnitude à 5,8, avant de réévaluer ce niveau à 6.
L'épicentre du tremblement de terre a été localisé à 85 kilomètres de la ville de Pu'er, située dans une région célèbre pour ses plantations de thé. La secousse tellurique a également été ressentie dans la ville de Kunming, la capitale provinciale du Yunnan. Egalement ressentie dans la ville de Kunming, la capitale provinciale du Yunnan, elle a été suivie d'une dizaine de répliques.
La plupart des victimes se trouvaient dans le district de Jinggu où l'épicentre a été localisé. Au total, 92 700 habitants de Jinggu ont été touchés, dont 56 880 ont été relogés.
Le plan d'urgence en cas de séisme a été activé, ont rapporté les médias. Il prévoit l'envoi immédiat de secouristes et sapeurs-pompiers sur la zone touchée, ainsi que la mobilisation des militaires dans la région.
Selon un porte-parole du bureau de la propagande de Pu'er, cité par la presse, les habitants de ce district sont sortis en nombre dans la rue, après avoir ressenti la forte secousse alors qu'ils se trouvaient à l'intérieur de leur domicile.
Les premières photographies publiées sur les réseaux sociaux montraient des maisons endommagées, des murs fissurés, des tuiles ayant chuté des toitures, ainsi que des habitants rassemblés dans la nuit hors de chez eux. Les réseaux de télécommunication ont été en partie coupés.
Les régions montagneuses du sud-ouest de la Chine, et notamment les provinces du Yunnan et du Sichuan, sont régulièrement frappées par des tremblements de terre. Le Yunnan avait été endeuillé au début du mois d'août par un séisme qui y a fait quelque 615 morts.
La province du Sichuan, une des plus peuplées de Chine, avait été, elle, frappée en mai 2008 par un tremblement de terre dévastateur qui avait fait quelque 87'000 morts et disparus.
Source : Reuters, Xinhua
Le premier séisme de magnitude 6,6 s'est produit à 21h49 heure locale (17h49 heure de Moscou) près de la ville de Puer. Ensuite ont suivi deux secousses d’une intensité moins importante.
Les autorités locales ont annoncé un deuxième niveau de la situation d'urgence dans la zone sinistrée.
Un séisme de magnitude 6 a fait au moins 1 morts et 324 blessés dans la province chinoise du Yunnan (sud-ouest du pays) ainsi que des dommages matériels notables. La secousse s'est produite à 21h49 (15h49 en Suisse). Elle a été évaluée par le centre de sismologie chinois à une magnitude de 6,6, ont annoncé les médias d'Etat à Pékin. L'USGS avait de son côté mesuré d'abord la magnitude à 5,8, avant de réévaluer ce niveau à 6.
L'épicentre du tremblement de terre a été localisé à 85 kilomètres de la ville de Pu'er, située dans une région célèbre pour ses plantations de thé. La secousse tellurique a également été ressentie dans la ville de Kunming, la capitale provinciale du Yunnan. Egalement ressentie dans la ville de Kunming, la capitale provinciale du Yunnan, elle a été suivie d'une dizaine de répliques.
La plupart des victimes se trouvaient dans le district de Jinggu où l'épicentre a été localisé. Au total, 92 700 habitants de Jinggu ont été touchés, dont 56 880 ont été relogés.
Le plan d'urgence en cas de séisme a été activé, ont rapporté les médias. Il prévoit l'envoi immédiat de secouristes et sapeurs-pompiers sur la zone touchée, ainsi que la mobilisation des militaires dans la région.
Selon un porte-parole du bureau de la propagande de Pu'er, cité par la presse, les habitants de ce district sont sortis en nombre dans la rue, après avoir ressenti la forte secousse alors qu'ils se trouvaient à l'intérieur de leur domicile.
Les premières photographies publiées sur les réseaux sociaux montraient des maisons endommagées, des murs fissurés, des tuiles ayant chuté des toitures, ainsi que des habitants rassemblés dans la nuit hors de chez eux. Les réseaux de télécommunication ont été en partie coupés.
Les régions montagneuses du sud-ouest de la Chine, et notamment les provinces du Yunnan et du Sichuan, sont régulièrement frappées par des tremblements de terre. Le Yunnan avait été endeuillé au début du mois d'août par un séisme qui y a fait quelque 615 morts.
La province du Sichuan, une des plus peuplées de Chine, avait été, elle, frappée en mai 2008 par un tremblement de terre dévastateur qui avait fait quelque 87'000 morts et disparus.
Source : Reuters, Xinhua
Le projet d'aéroport à Notre-Dame-des-Landes est-il vraiment gelé ?
France Bleu Loire Océan s'est procuré un document de travail confidentiel, envoyé le 19 septembre par les services du premier ministre au préfet des Pays de la Loire, dans lequel figure en bonne place la construction de la route devant desservir l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes.
En tête des opérations prioritaires pour l'Etat dans le volet routier, selon ce document : le financement de 11 kilomètres de quatre voies reliant deux routes nationales – la Nantes-Rennes et la Nantes-Vannes – pour un montant de 97,7 millions d'euros, soit le tronçon routier censé desservir le futur aéroport et, en premier lieu, son chantier. Ce serait le plus gros projet routier de l'Etat dans la région Pays de la Loire.
Ce document confidentiel est une « note blanche » non signée et non datée concernant les grands projets d'investissement de l'Etat dans les six années à venir en Pays de la Loire, le mandat de négociation du préfet de région pour discuter du prochain contrat de projet qui sera signé entre l'Etat et le conseil régional. Il laisse néanmoins entendre que le projet d'aéroport n'est pas totalement abandonné par le gouvernement.
France Bleu Loire Océan s'est procuré un document de travail confidentiel, envoyé le 19 septembre par les services du premier ministre au préfet des Pays de la Loire, dans lequel figure en bonne place la construction de la route devant desservir l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes.
En tête des opérations prioritaires pour l'Etat dans le volet routier, selon ce document : le financement de 11 kilomètres de quatre voies reliant deux routes nationales – la Nantes-Rennes et la Nantes-Vannes – pour un montant de 97,7 millions d'euros, soit le tronçon routier censé desservir le futur aéroport et, en premier lieu, son chantier. Ce serait le plus gros projet routier de l'Etat dans la région Pays de la Loire.
Ce document confidentiel est une « note blanche » non signée et non datée concernant les grands projets d'investissement de l'Etat dans les six années à venir en Pays de la Loire, le mandat de négociation du préfet de région pour discuter du prochain contrat de projet qui sera signé entre l'Etat et le conseil régional. Il laisse néanmoins entendre que le projet d'aéroport n'est pas totalement abandonné par le gouvernement.
La ministre de l'Ecologie a annoncé ce lundi 6 octobre, lors de la discussion du projet de loi de transition énergétique, que la consultation sur le projet d'attribution d'un permis de recherche d'hydrocarbures dans le parc naturel régional (PNR) du Luberon était sans objet. Et, dans un lapsus que la ministre corrigera plus tard, que "le permis de construire ne serait pas donné", compte tenu "des informations qui arrivent sur le site du ministère relatives à cette consultation".
Ségolène Royal a ainsi répondu à la contestation qui montait suite à la mise en ligne le 19 septembre par le ministère de l'Ecologie d'un projet d'arrêté prévoyant d'attribuer à la société Tethys Oil AB le permis de "Calavon" sur un territoire à cheval sur les départements du Vaucluse et des Bouches-du-Rhône, en grande partie sur le périmètre du parc naturel.
Europe Ecologie Les Verts (EELV) avait appelé fin septembre à s'opposer à ce projet. "Il faut refuser ce permis dangereux car il permet la recherche sur les gaz de schiste, les substances faisant l'objet de la demande sont tous les hydrocarbures liquides ou gazeux, et substances connexes", avait alerté le mouvement écologiste. Le 2 octobre, le bureau du Parc du Luberon, dont le président Jean-Louis Joseph préside également la fédération des PNR de France, votait une motion pour s'opposer au projet.
Une voie ouverte vers l'exploitation du gaz de schiste ?
Alors l'arrêté mis en consultation aurait-il pu ouvrir la voie à une exploitation du gaz de schiste ? On peut considérer que oui à en croire la discussion intervenue la nuit dernière entre les députés et la ministre de l'Ecologie alors qu'était examiné un amendement de Michel Sordi (UMP – Bas-Rhin) à la loi de transition énergétique. Cet amendement, finalement rejeté, visait à mettre en œuvre des explorations en vue d'établir un inventaire des ressources disponibles en matière de gaz de schiste sur le territoire national.
Comme l'a rappelé Jean-Paul Chanteguet, le président socialiste de la commission du développement durable, les permis sont "muets" sur le type d'hydrocarbures concernés. Il faut dire que si la loi Jacob interdit l'utilisation de la technique de la fracturation hydraulique, le code minier ne définit en revanche pas ce que sont les hydrocarbures conventionnels ou non conventionnels. "C'est une vraie difficulté et il y a urgence à légiférer", estime le parlementaire qui rejoint la position du député UMP Martial Saddier qui pointe le "vide juridique" concernant le code minier, vide remis à jour par la question du gaz de schiste mais aussi par les projets de géothermie profonde.
"Mettre sens dessus dessous un parc régional"
"Ce soir, à Paris, vous me dites qu'il est hors de question de lancer l'exploitation du gaz de schiste, position que je peux comprendre, même si je ne la partage pas, mais j'apprends que sur le terrain des entreprises s'apprêtent à mettre sens dessus dessous un parc régional pour trouver du gaz de schiste !", s'est exclamé Julien Aubert, député UMP du Vaucluse, qui a cherché à éclaircir la position de la ministre.
La demande de permis de recherche ne portait pas sur le gaz de schiste mais sur les hydrocarbures conventionnels liquides ou gazeux, a expliqué Ségolène Royal. Mais si l'entreprise fore, elle peut être tentée, compte tenu des investissements engagés, d'exploiter les gaz de schiste contenus dans la roche-mère à défaut de trouver des hydrocarbures conventionnels, a-t-elle ajouté. "C'est précisément ce que je ne veux pas voir, non seulement dans le parc du Luberon, mais partout ailleurs !", a conclu la ministre.
Mais en utilisant une telle argumentation - le retrait du projet de permis pas du seul fait qu'il s'agissait d'une zone protégée mais en raison du risque que l'exploration d'hydrocarbures traditionnels puisse glisser vers une exploitation des gaz de schiste - Ségolène Royal confirme les craintes des écologistes. Au regard de cet argument, la question de la pertinence de ne retirer qu'un seul des quatre projets de permis de recherche mis en consultation sur le site du ministère le 19 septembre peut donc se poser.
Source © Laurent Radisson / Actu-Environnement
Ségolène Royal a ainsi répondu à la contestation qui montait suite à la mise en ligne le 19 septembre par le ministère de l'Ecologie d'un projet d'arrêté prévoyant d'attribuer à la société Tethys Oil AB le permis de "Calavon" sur un territoire à cheval sur les départements du Vaucluse et des Bouches-du-Rhône, en grande partie sur le périmètre du parc naturel.
Europe Ecologie Les Verts (EELV) avait appelé fin septembre à s'opposer à ce projet. "Il faut refuser ce permis dangereux car il permet la recherche sur les gaz de schiste, les substances faisant l'objet de la demande sont tous les hydrocarbures liquides ou gazeux, et substances connexes", avait alerté le mouvement écologiste. Le 2 octobre, le bureau du Parc du Luberon, dont le président Jean-Louis Joseph préside également la fédération des PNR de France, votait une motion pour s'opposer au projet.
Une voie ouverte vers l'exploitation du gaz de schiste ?
Alors l'arrêté mis en consultation aurait-il pu ouvrir la voie à une exploitation du gaz de schiste ? On peut considérer que oui à en croire la discussion intervenue la nuit dernière entre les députés et la ministre de l'Ecologie alors qu'était examiné un amendement de Michel Sordi (UMP – Bas-Rhin) à la loi de transition énergétique. Cet amendement, finalement rejeté, visait à mettre en œuvre des explorations en vue d'établir un inventaire des ressources disponibles en matière de gaz de schiste sur le territoire national.
Comme l'a rappelé Jean-Paul Chanteguet, le président socialiste de la commission du développement durable, les permis sont "muets" sur le type d'hydrocarbures concernés. Il faut dire que si la loi Jacob interdit l'utilisation de la technique de la fracturation hydraulique, le code minier ne définit en revanche pas ce que sont les hydrocarbures conventionnels ou non conventionnels. "C'est une vraie difficulté et il y a urgence à légiférer", estime le parlementaire qui rejoint la position du député UMP Martial Saddier qui pointe le "vide juridique" concernant le code minier, vide remis à jour par la question du gaz de schiste mais aussi par les projets de géothermie profonde.
"Mettre sens dessus dessous un parc régional"
"Ce soir, à Paris, vous me dites qu'il est hors de question de lancer l'exploitation du gaz de schiste, position que je peux comprendre, même si je ne la partage pas, mais j'apprends que sur le terrain des entreprises s'apprêtent à mettre sens dessus dessous un parc régional pour trouver du gaz de schiste !", s'est exclamé Julien Aubert, député UMP du Vaucluse, qui a cherché à éclaircir la position de la ministre.
La demande de permis de recherche ne portait pas sur le gaz de schiste mais sur les hydrocarbures conventionnels liquides ou gazeux, a expliqué Ségolène Royal. Mais si l'entreprise fore, elle peut être tentée, compte tenu des investissements engagés, d'exploiter les gaz de schiste contenus dans la roche-mère à défaut de trouver des hydrocarbures conventionnels, a-t-elle ajouté. "C'est précisément ce que je ne veux pas voir, non seulement dans le parc du Luberon, mais partout ailleurs !", a conclu la ministre.
Mais en utilisant une telle argumentation - le retrait du projet de permis pas du seul fait qu'il s'agissait d'une zone protégée mais en raison du risque que l'exploration d'hydrocarbures traditionnels puisse glisser vers une exploitation des gaz de schiste - Ségolène Royal confirme les craintes des écologistes. Au regard de cet argument, la question de la pertinence de ne retirer qu'un seul des quatre projets de permis de recherche mis en consultation sur le site du ministère le 19 septembre peut donc se poser.
Source © Laurent Radisson / Actu-Environnement
Selon une étude menée à partir de données satellitaires américaines, dont fait écho le journal Le Soir mercredi, la Belgique figure au dixième rang des pays les plus menacés par l'élévation du niveau de la mer, largement provoquée par le réchauffement du climat.
D'après cette étude, 619 000 personnes résideront dans des zones situées en dessous du niveau de la mer en Belgique à la fin du siècle.
Et si le rythme d'élévation s'accentue, ce serait 660 000 personnes qui habiteraient dans des zones à risque.
La Région flamande, considérant une hypothèse selon laquelle le niveau de la mer s'élèverait de 30 cm, a déjà lancé, pour un budget de 300 millions d'euros, un vaste plan de consolidation de la côté comprenant le renforcement des digues et des plages ainsi que la mise en place de protections amovibles.
Globalement, 2,6% de la population mondiale, soit environ 177 millions de personnes - 146 en Asie, 17 en Europe et 5 en Amérique du Nord - vivront dans une zone exposée à des "inondations chroniques" à la fin du siècle, d'après cette étude, basée sur les données des services géologiques américains et sur les données du satellite Topex/Poséidon géré par la Nasa et la Cnes, l'agence française de l'espace. Mais comme le démontre l'analyse, les pays les plus exposés aux conséquences du réchauffement climatique n'en sont pas forcément les plus responsables.
Source © Belga
D'après cette étude, 619 000 personnes résideront dans des zones situées en dessous du niveau de la mer en Belgique à la fin du siècle.
Et si le rythme d'élévation s'accentue, ce serait 660 000 personnes qui habiteraient dans des zones à risque.
La Région flamande, considérant une hypothèse selon laquelle le niveau de la mer s'élèverait de 30 cm, a déjà lancé, pour un budget de 300 millions d'euros, un vaste plan de consolidation de la côté comprenant le renforcement des digues et des plages ainsi que la mise en place de protections amovibles.
Globalement, 2,6% de la population mondiale, soit environ 177 millions de personnes - 146 en Asie, 17 en Europe et 5 en Amérique du Nord - vivront dans une zone exposée à des "inondations chroniques" à la fin du siècle, d'après cette étude, basée sur les données des services géologiques américains et sur les données du satellite Topex/Poséidon géré par la Nasa et la Cnes, l'agence française de l'espace. Mais comme le démontre l'analyse, les pays les plus exposés aux conséquences du réchauffement climatique n'en sont pas forcément les plus responsables.
Source © Belga
Interpol va créer à Nairobi une unité spéciale dédiée à la lutte contre le trafic d'ivoire et plus largement à la criminalité environnementale en Afrique, a indiqué mardi l'organisation policière internationale.
"Cette initiative permettra à Interpol, à travers son Projet Wisdom, d'apporter un soutien analytique et opérationnel aux Etats-membres de l'Est de l'Afrique relatif aux cas les plus significatifs de trafic transnational d'espèces sauvages", a indiqué le chef de l'unité de sécurité environnementale d'Interpol basée à Lyon, David Higgins, dont dépendra l'antenne de Nairobi.
Elle permettra également à travers des opérations planifiées de cibler les réseaux criminels derrière ces trafics, a ajouté M. Higgins.
La lutte contre le commerce illicite d'ivoire et de corne de rhinocéros, l'un des problèmes majeurs de l'Est de l'Afrique, sera l'un des principaux objectifs de cette unité qui collaborera avec les agences spécialisées des différents Etats-membres.
Le braconnage des rhinocéros et des éléphants a explosé au Kenya, comme dans le reste de l'Afrique, depuis la fin des années 2000, dopé par la demande asiatique en corne de rhinocéros, à laquelle sont attribuées à tort des vertus médicinales, et en ivoire, recherché pour la fabrication d'objets décoratifs.
Source © AFP
"Cette initiative permettra à Interpol, à travers son Projet Wisdom, d'apporter un soutien analytique et opérationnel aux Etats-membres de l'Est de l'Afrique relatif aux cas les plus significatifs de trafic transnational d'espèces sauvages", a indiqué le chef de l'unité de sécurité environnementale d'Interpol basée à Lyon, David Higgins, dont dépendra l'antenne de Nairobi.
Elle permettra également à travers des opérations planifiées de cibler les réseaux criminels derrière ces trafics, a ajouté M. Higgins.
La lutte contre le commerce illicite d'ivoire et de corne de rhinocéros, l'un des problèmes majeurs de l'Est de l'Afrique, sera l'un des principaux objectifs de cette unité qui collaborera avec les agences spécialisées des différents Etats-membres.
Le braconnage des rhinocéros et des éléphants a explosé au Kenya, comme dans le reste de l'Afrique, depuis la fin des années 2000, dopé par la demande asiatique en corne de rhinocéros, à laquelle sont attribuées à tort des vertus médicinales, et en ivoire, recherché pour la fabrication d'objets décoratifs.
Source © AFP
mardi 7 octobre 2014
Plusieurs lauréats du Nobel devait mettre à profit la semaine de remise des célèbres prix pour tirer la sonnette d'alarme sur l'état de la Terre, gravement malade selon eux, mettant toute leur autorité dans un plaidoyer en faveur d'une révolution des comportements humains.
Suite aux incidents que rencontre actuellement la ville de Hong-Kong, la conférence, qui devait débuté mercredi 8 octobre, a été annulée. Les organisateurs recherchent activement de nouvelles dates pour la reprogrammer.
A travers cet évènement, onze personnalités, principalement des scientifiques, voulaient rappeler que seule une utilisation plus intelligente et plus raisonnable des ressources permettra de sauver les écosystèmes dont l'humanité dépend.
La situation est « catastrophique » souligne Peter Doherty, colauréat 1996 du prix Nobel de médecine, qui devait participer à cette conférence de quatre jours, la 4ème d'une série initiée par les Nobel et consacrée à l'état de la planète.
La liste des plaies planétaires est longue
Réchauffement du climat, déforestation, détérioration des sols et des ressources en eau, acidification des océans, pollutions chimiques, maladies liées à l'environnement, la liste des plaies planétaires est longue et ne cesse de s'allonger, relève-t-il.
Ce qui signifie que les consommateurs, les entreprises et les politiques doivent désormais soupeser toutes leurs actions, explique M. Doherty à l'AFP. « Nous devons penser durabilité - durabilité alimentaire, durabilité de l'eau, durabilité des sols, durabilité de l'atmosphère », insiste-t-il.
A Hong Kong, les Nobel devaient se pencher sur le défi que représente la hausse possible des températures de 4°, soit le double de la limite de 2° que s'est fixée la communauté internationale. Derrière leurs préoccupations, se trouve le constat sans cesse confirmé, et chiffré, que l'humanité vit au-dessus de ses moyens.
L'énergie, une priorité
Quelles solutions alors ? Plusieurs Nobel voient dans l'énergie une priorité. Les énergies fossiles doivent être remplacées le plus vite possible par des ressources plus propres et des technologies nouvelles dont, étape tout aussi cruciale, doivent aussi bénéficier rapidement les pays émergents.
Car si ces Etats restent à l'écart, ils auront encore et toujours recours à des ressources fossiles pour se développer. « Ce qui conduira à une modification climatique majeure et pourrait bien déstabiliser une large portion de la population mondiale » prévient Brian Schmidt.
Changer le regard de l'opinion publique
Autre préoccupation de ces prix Nobel, retirer les « œillères » d'une partie de l'opinion sur ces sujets, tout en expliquant patiemment au public pourquoi le changement peut être à son avantage.
George Smoot, colauréat 2006 du Nobel de physique pour ses travaux sur le Big Bang à l'origine de l'Univers, donne l'exemple de l'éclairage au LED, qui remplace de plus en plus les traditionnelles ampoules à incandescence.
Mais « une belle innovation ne suffit pas » ajoute-t-il. « Elle doit être utilisée largement, et cela commence avec la compréhension de chacun. Alors il nous faut des solutions pour que les autorités autorisent et encouragent, pour que les gens adoptent. Cela marche quand tout le monde comprend les bénéfices, à la fois pour l'ensemble et pour chacun.»
Source © La france Agricole
Suite aux incidents que rencontre actuellement la ville de Hong-Kong, la conférence, qui devait débuté mercredi 8 octobre, a été annulée. Les organisateurs recherchent activement de nouvelles dates pour la reprogrammer.
A travers cet évènement, onze personnalités, principalement des scientifiques, voulaient rappeler que seule une utilisation plus intelligente et plus raisonnable des ressources permettra de sauver les écosystèmes dont l'humanité dépend.
La situation est « catastrophique » souligne Peter Doherty, colauréat 1996 du prix Nobel de médecine, qui devait participer à cette conférence de quatre jours, la 4ème d'une série initiée par les Nobel et consacrée à l'état de la planète.
La liste des plaies planétaires est longue
Réchauffement du climat, déforestation, détérioration des sols et des ressources en eau, acidification des océans, pollutions chimiques, maladies liées à l'environnement, la liste des plaies planétaires est longue et ne cesse de s'allonger, relève-t-il.
Ce qui signifie que les consommateurs, les entreprises et les politiques doivent désormais soupeser toutes leurs actions, explique M. Doherty à l'AFP. « Nous devons penser durabilité - durabilité alimentaire, durabilité de l'eau, durabilité des sols, durabilité de l'atmosphère », insiste-t-il.
A Hong Kong, les Nobel devaient se pencher sur le défi que représente la hausse possible des températures de 4°, soit le double de la limite de 2° que s'est fixée la communauté internationale. Derrière leurs préoccupations, se trouve le constat sans cesse confirmé, et chiffré, que l'humanité vit au-dessus de ses moyens.
L'énergie, une priorité
Quelles solutions alors ? Plusieurs Nobel voient dans l'énergie une priorité. Les énergies fossiles doivent être remplacées le plus vite possible par des ressources plus propres et des technologies nouvelles dont, étape tout aussi cruciale, doivent aussi bénéficier rapidement les pays émergents.
Car si ces Etats restent à l'écart, ils auront encore et toujours recours à des ressources fossiles pour se développer. « Ce qui conduira à une modification climatique majeure et pourrait bien déstabiliser une large portion de la population mondiale » prévient Brian Schmidt.
Changer le regard de l'opinion publique
Autre préoccupation de ces prix Nobel, retirer les « œillères » d'une partie de l'opinion sur ces sujets, tout en expliquant patiemment au public pourquoi le changement peut être à son avantage.
George Smoot, colauréat 2006 du Nobel de physique pour ses travaux sur le Big Bang à l'origine de l'Univers, donne l'exemple de l'éclairage au LED, qui remplace de plus en plus les traditionnelles ampoules à incandescence.
Mais « une belle innovation ne suffit pas » ajoute-t-il. « Elle doit être utilisée largement, et cela commence avec la compréhension de chacun. Alors il nous faut des solutions pour que les autorités autorisent et encouragent, pour que les gens adoptent. Cela marche quand tout le monde comprend les bénéfices, à la fois pour l'ensemble et pour chacun.»
Source © La france Agricole
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| Des voitures renversées par les intempéries, le 7 octobre près de Montpellier. SYLVAIN THOMAS/AFP |
Lors de l'épisode orageux de cette nuit, près de 300 mm de pluie sont tombés sur le département de l'Hérault engendrant le débordement des rivières du Lez en amont et de Mosson ainsi que la rupture d'une digue à Lattes.
Il est ainsi tombé 262 mm à Prades-le-Lez en l'espace de quelques heures, avec des lames d'eau horaires proches de 100 mm. Ces orages très pluvieux ont également frappé l'ouest du Gard, quoiqu'un peu à la marge. 130 mm ont été relevés à Cardet et 110 mm à Deaux.
Près de 300 personnes qui ont été secourues, 32 hélitreuillages qui ont été réalisés par près de 200 pompiers de l'Hérault, avec le renfort de l'Aude et du Gard, 75 gendarmes et près de 20 policiers. Ces interventions consistent principalement à dégager les routes et sécuriser les populations.
Les pompiers ont effectué une centaine de mises en sécurité et une vingtaine d'hélitreuillage de personnes en difficulté, principalement dans les secteurs de Grabels et de Juvignac, où de fortes accumulations d'eau ont été observées sur un secteur de quelques kilomètres carrés. Une cellule de crise inondation y a été mise en place.
Un quartier de Grabels a été le plus touché. Des voitures ont été déplacées par les eaux et détériorées. Des mises en sécurité ont été nécessaires pour quelques véhicules pris dans les eaux dans le nord de la préfecture héraultaise.
En huit heures, la commune de Prades-le-Lez, au nord de Montpellier, a reçu l'équivalent de 69 jours de pluie. A Juvignac, les sapeurs-pompiers ont dû sauver une vingtaine de personnes en difficulté par hélitreuillage.
Les départements de l'Hérault, du Gard et du Var étaient en vigilance orange depuis lundi soir. Le fleuve qui traverse Montpellier, Le Lez, a été mis en vigilance orange crue dans la nuit et un autre cours d'eau, La Mosson, était particulièrement surveillée dans la nuit. Vers 5 h, ce mardi, la décrue de la Mosson était amorcée et concernant Le Lez, la mise en service d'un déversoir à Lattes, dans le sud du département, a permis de contrôler la montée des eaux qui a atteint le même niveau que la semaine dernière à Montpellier.
Vers 5H00, mardi, la décrue de la Mosson était amorcée et concernant Le Lez, la mise en service d'un déversoir à Lattes, dans le sud du département, a permis de contrôler la montée des eaux qui a atteint le même niveau que la semaine dernière à Montpellier.
Dans le Gard les fortes pluies ont été concentrées sur le secteur de Cardet - Lézan (Gard) rendant difficile la circulation. Les pompiers du département ont effectué trois missions : une mise en sécurité à Lézan, une reconnaissance à Saint-Hilaire de Brethmas et un dégagement de chaussée à Saint-Martin de Valgalgues. Un groupe de pompiers gardois, spécialisés dans le sauvetage en eaux vives, a été appelé en renfort dans l'Hérault.
Dans le Var de très forts cumuls sans conséquences majeures ont été enregistrés : il est déjà tombé jusqu'à 75,3 mm à Hyères et 70,2 mm à Toulon ces 12 dernières heures.
Source : Midi Libre, AFP, AP
Fabrice Nicolino, journaliste spécialisé dans l’écologie et les pollutions, alerte sur ce qu'il considère comme étant un futur "grand scandale de santé publique".
Cancer, diabète, obésité, Alzheimer, allergies… en France, un certain nombre de maladies graves ont explosé entre 1980 et 2012. Fabrice Nicolino, journaliste invité sur RMC, dénonce les liens certains avec les produits chimiques présents dans notre environnement, annonciateurs d'un "grand scandale de santé publique."
Qui ne connaît pas dans son entourage un cancéreux, un malade d’Alzheimer, un obèse ou un diabétique ? On assiste à une explosion de nature épidémique d’un certain nombre de maladies graves, dénonce Fabrice Nicolino, journaliste spécialisé dans l’écologie et les pollutions, et qui publie "Un empoisonnement universel. Comment les produits chimiques ont envahi la planète", aux éditions "Les liens qui libèrent".
Invité sur RMC ce lundi matin, il a éclairé ce qu’il considère comme "une situation grave". Les conséquences sur la santé sont désastreuses : il y avait 8,5 % d’obèses en France en 1997, 15 % en 2012. Selon les projections, on attendait 3,5 millions de cas de diabète en 2016, on y est arrivé dès 2009.
Fabrice Nicolino précise : "Des études parues dans les meilleures revues scientifiques montrent des liens sans ambiguïté entre exposition à des molécules toxiques. L'on a assisté à une flambée des cancers, plus 110% entre 1980 et 2012, il y a quatre millions d’asthmatiques en France, un million d'Alzheimer, peut-être deux millions d'ici 2020, et tout cela sur une durée très courte, qui révèle une nature épidémique."
90 millions de substances chimiques différentes
Selon le journaliste, "c’est le résultat d’un siècle d’impunité, ayant débuté avec Fritz Haber, un chimiste de la Première guerre mondiale, qui a mis son savoir au service de la guerre des gaz. Il aurait dû être poursuivi pour crime de guerre. A sa suite, des générations de chimistes ont été élevés dans une impunité conduisant à une irresponsabilité générale." Le décompte est sans appel: "Aujourd’hui il existe 90 millions de substances chimiques différentes enregistrées dans le monde. Chaque jour, entre 20 et 30.000 substances sont synthétisées, rendant le contrôle impossible" prévient le journaliste.
"Les politiques sont tétanisés"
Pire, il décrit des agences sanitaires défaillantes, incapables d'alerter et de protéger le consommateur, en France et en Europe : "Elles sont empêtrées dans des conflits d’intérêts : des employés de l’industrie chimiques peuvent se mettre au service d’agences sanitaires, et inversement." De plus, les lobbys industriels sont organisés de telle manière que l’action publique est sabotée. Exemple avec le Triclosan, un pesticide très efficace, dont on a découvert les propriétés antibactériennes, et que l’on trouve en France "dans des centaines de produits d’usages courants, comme des dentifrices". Ce perturbateur endocrinien, extrêmement dangereux, est inconnu des agences sanitaires françaises, et absent des étiquettes.
Parmi les urgences selon le journaliste, la qualité de l’eau potable, très chargée en produits chimiques, et celle de l’air, qu’il faudrait assainir : "Je suis presque sûr que ce sera demain un grand scandale de santé publique. L’air que nous respirons 20 heures par jour est contaminé par des molécules chimiques toxiques" alerte-t-il. Face à l’ampleur du problème, les politiques sont démunis: "Cela met en cause tous les "process" industriels ; les politiques sont tétanisés par la peur de voir surgir un scandale de l’amiante à une échelle beaucoup plus importante."
Source © RMC
Cancer, diabète, obésité, Alzheimer, allergies… en France, un certain nombre de maladies graves ont explosé entre 1980 et 2012. Fabrice Nicolino, journaliste invité sur RMC, dénonce les liens certains avec les produits chimiques présents dans notre environnement, annonciateurs d'un "grand scandale de santé publique."
Qui ne connaît pas dans son entourage un cancéreux, un malade d’Alzheimer, un obèse ou un diabétique ? On assiste à une explosion de nature épidémique d’un certain nombre de maladies graves, dénonce Fabrice Nicolino, journaliste spécialisé dans l’écologie et les pollutions, et qui publie "Un empoisonnement universel. Comment les produits chimiques ont envahi la planète", aux éditions "Les liens qui libèrent".
Invité sur RMC ce lundi matin, il a éclairé ce qu’il considère comme "une situation grave". Les conséquences sur la santé sont désastreuses : il y avait 8,5 % d’obèses en France en 1997, 15 % en 2012. Selon les projections, on attendait 3,5 millions de cas de diabète en 2016, on y est arrivé dès 2009.
Fabrice Nicolino précise : "Des études parues dans les meilleures revues scientifiques montrent des liens sans ambiguïté entre exposition à des molécules toxiques. L'on a assisté à une flambée des cancers, plus 110% entre 1980 et 2012, il y a quatre millions d’asthmatiques en France, un million d'Alzheimer, peut-être deux millions d'ici 2020, et tout cela sur une durée très courte, qui révèle une nature épidémique."
90 millions de substances chimiques différentes
Selon le journaliste, "c’est le résultat d’un siècle d’impunité, ayant débuté avec Fritz Haber, un chimiste de la Première guerre mondiale, qui a mis son savoir au service de la guerre des gaz. Il aurait dû être poursuivi pour crime de guerre. A sa suite, des générations de chimistes ont été élevés dans une impunité conduisant à une irresponsabilité générale." Le décompte est sans appel: "Aujourd’hui il existe 90 millions de substances chimiques différentes enregistrées dans le monde. Chaque jour, entre 20 et 30.000 substances sont synthétisées, rendant le contrôle impossible" prévient le journaliste.
"Les politiques sont tétanisés"
Pire, il décrit des agences sanitaires défaillantes, incapables d'alerter et de protéger le consommateur, en France et en Europe : "Elles sont empêtrées dans des conflits d’intérêts : des employés de l’industrie chimiques peuvent se mettre au service d’agences sanitaires, et inversement." De plus, les lobbys industriels sont organisés de telle manière que l’action publique est sabotée. Exemple avec le Triclosan, un pesticide très efficace, dont on a découvert les propriétés antibactériennes, et que l’on trouve en France "dans des centaines de produits d’usages courants, comme des dentifrices". Ce perturbateur endocrinien, extrêmement dangereux, est inconnu des agences sanitaires françaises, et absent des étiquettes.
Parmi les urgences selon le journaliste, la qualité de l’eau potable, très chargée en produits chimiques, et celle de l’air, qu’il faudrait assainir : "Je suis presque sûr que ce sera demain un grand scandale de santé publique. L’air que nous respirons 20 heures par jour est contaminé par des molécules chimiques toxiques" alerte-t-il. Face à l’ampleur du problème, les politiques sont démunis: "Cela met en cause tous les "process" industriels ; les politiques sont tétanisés par la peur de voir surgir un scandale de l’amiante à une échelle beaucoup plus importante."
Source © RMC
Une pollution a été découverte hier dans le port de Diélette dans la Manche. C'est du gasoil qui s'est échappé d'une barge de draguage en difficulté dimanche soir.
Cette dernière contenait 23 000 litres de fioul. Un barrage flottant a été installé pour contenir la pollution qui pour l'instant ne concerne que le port de Diélette.
Un premier bilan fait état de 17 000 litres de gasoil . Une nappe de 200 m² de carburant répandue dans le port, est limitée par les barrages flottants. Il n’y a pas de risque de pollution des eaux extérieures au port.
Cette dernière contenait 23 000 litres de fioul. Un barrage flottant a été installé pour contenir la pollution qui pour l'instant ne concerne que le port de Diélette.
Un premier bilan fait état de 17 000 litres de gasoil . Une nappe de 200 m² de carburant répandue dans le port, est limitée par les barrages flottants. Il n’y a pas de risque de pollution des eaux extérieures au port.
La foudre a tué onze membres d'une communauté amérindienne et en a blessé une quinzaine dans le nord de la Colombie lors d"un orage. Le drame s'est produit dans la vallée de la Sierra Nevada dans la région de Magdalena, où vit en isolement une tribu de l'ethnie kogui.
Les responsables de la tribu se trouvaient réunies au moment où a eu lieu ce phénomène naturel. Les indigènes blessés devaient être transportés à l'hôpital de Santa Marta, l'agglomération la plus proche et située sur la côte des Caraïbes.
Le directeur de l'organisme national pour la prévention des risques, a précisé que la foudre était tombée dans un secteur retiré, à au moins cinq heures de route de Santa Marta. Un dispositif spécial a été mis en place pour recevoir les membres de la tribu.
Source : AP
Les responsables de la tribu se trouvaient réunies au moment où a eu lieu ce phénomène naturel. Les indigènes blessés devaient être transportés à l'hôpital de Santa Marta, l'agglomération la plus proche et située sur la côte des Caraïbes.
Le directeur de l'organisme national pour la prévention des risques, a précisé que la foudre était tombée dans un secteur retiré, à au moins cinq heures de route de Santa Marta. Un dispositif spécial a été mis en place pour recevoir les membres de la tribu.
Source : AP
Au moins 18 mineurs ont trouvé la mort dans un glissement de terrain survenu dans une mine d'or clandestine, située dans la province indonésienne de Kalimantan occidental, a-t-on appris dimanche de source officielle à Jakarta.
L'accident s'est produit samedi vers 14h00 heure locale (07h00 GMT) dans le district de Bengkayang, alors que les 18 personnes travaillaient dans la mine, a fait savoir à Xinhua Ali Mahfud, un responsable de l'agence natinale de gestion et d'atténuation des catastrophes.
L'exploitation minière illégale est monnaie courante en Indonésie et l'absence de normes de sécurité dans l'opération a causé souvent des incidents coûtant la vie à un grand nombre de mineurs.
L'accident s'est produit samedi vers 14h00 heure locale (07h00 GMT) dans le district de Bengkayang, alors que les 18 personnes travaillaient dans la mine, a fait savoir à Xinhua Ali Mahfud, un responsable de l'agence natinale de gestion et d'atténuation des catastrophes.
L'exploitation minière illégale est monnaie courante en Indonésie et l'absence de normes de sécurité dans l'opération a causé souvent des incidents coûtant la vie à un grand nombre de mineurs.
Une aide-soignante espagnole ayant travaillé dans un hôpital où deux missionnaires sont morts d'Ebola est porteuse du virus, a confirmé, lundi 6 octobre, le ministère de la santé de l'Espagne. C'est la première fois qu'une personne contracte la maladie hors d'Afrique.
L'aide-soignante travaillait à l'hôpital Carlos III de Madrid, où sont morts le frère Manuel Garcia Viejo, un missionnaire catholique espagnol rapatrié de Sierra Leone après avoir été infecté, et Miguel Pajares, autre missionnaire contaminé en même temps.
Selon la ministre de la santé, Ana Mato, l'aide-soignante de 44 ans faisait partie de l'équipe qui a soigné Manuel Garcia Viejo, mort à la fin de septembre. Elle s'est rendue elle-même, dans la matinée, à l'hôpital d'Alcorcon, dans la banlieue de Madrid, avec une forte fièvre qui a augmenté tout au long de la journée. Depuis, dans un état stable, elle a été placée en quarantaine et transférée à l'hôpital Carlos III dans la nuit.
Partie en congés au lendemain de la mort, le 25 septembre, du frère Garcia Viejo, elle n'a pas repris le travail depuis lors. Elle a commencé à se sentir mal le 30 septembre et a, selon le quotidien El Mundo citant des sources au sein des autorités sanitaires, insisté à plusieurs reprises pour passer les tests de détection d'Ebola, même si sa fièvre n'était pas encore très importante.
Jusqu'ici, toutes les personnes touchées et hospitalisées en dehors de l'Afrique de l'Ouest, que ce soit en Europe ou aux Etats-Unis, avaient été infectées sur le sol africain. La fièvre hémorragique virale a fait 3 439 morts sur 7 478 cas enregistrés en Afrique de l'Ouest, selon le dernier bilan de l'Organisation mondiale de la santé (OMS).
Selon un responsable de la santé, une trentaine de professionnels du monde médical qui se sont occupés des missionnaires espagnols contaminés par la maladie sont suivis pour s'assurer qu'ils ne sont pas eux-mêmes atteints. Mme Mato a précisé que le protocole prévu dans ces circonstances avait été immédiatement mis en place pour garantir la sécurité des citoyens, mais a tout de même précisé :
« Nous sommes en train de vérifier si tous les protocoles ont été strictement respectés [au moment de l'infection]. [...] Toutes les mesures pour garantir la sécurité du personnel hospitalier qui la soigne et de toute la population étaient prises. »
Une collègue de la malade a décrit au quotidien espagnol El Pais les moyens de protection « extrêmes », selon elle, employés par les soignants qui ont approché les deux missionnaires atteints de la maladie : deux combinaisons de protection, deux paires de gants et une paire de lunettes.
Les syndicats des personnels soignants dénonçaient cependant, dès lundi soir, le « manque total de contrôle » de la situation à l'hôpital Carlos III face à l'urgence au moment l'hospitalisation des deux malades, affirmant que les infirmiers assistaient à « une formation express », insuffisante, selon eux, de quinze minutes avant de traiter les patients, rapporte Público.
Le président de la République François Hollande a assuré, lundi, que la France était « en situation de pouvoir soigner » des personnes atteintes par le virus « si des cas se produisaient » dans l'Hexagone. M. Hollande a, de nouveau, appelé à « accélérer et amplifier les recherches pour qu'un vaccin puisse être trouvé » contre le fléau, qu'il considère comme « une menace majeure, pas simplement pour les pays africains concernés, mais pour l'ensemble du monde ».
L'aide-soignante travaillait à l'hôpital Carlos III de Madrid, où sont morts le frère Manuel Garcia Viejo, un missionnaire catholique espagnol rapatrié de Sierra Leone après avoir été infecté, et Miguel Pajares, autre missionnaire contaminé en même temps.
Selon la ministre de la santé, Ana Mato, l'aide-soignante de 44 ans faisait partie de l'équipe qui a soigné Manuel Garcia Viejo, mort à la fin de septembre. Elle s'est rendue elle-même, dans la matinée, à l'hôpital d'Alcorcon, dans la banlieue de Madrid, avec une forte fièvre qui a augmenté tout au long de la journée. Depuis, dans un état stable, elle a été placée en quarantaine et transférée à l'hôpital Carlos III dans la nuit.
Partie en congés au lendemain de la mort, le 25 septembre, du frère Garcia Viejo, elle n'a pas repris le travail depuis lors. Elle a commencé à se sentir mal le 30 septembre et a, selon le quotidien El Mundo citant des sources au sein des autorités sanitaires, insisté à plusieurs reprises pour passer les tests de détection d'Ebola, même si sa fièvre n'était pas encore très importante.
Jusqu'ici, toutes les personnes touchées et hospitalisées en dehors de l'Afrique de l'Ouest, que ce soit en Europe ou aux Etats-Unis, avaient été infectées sur le sol africain. La fièvre hémorragique virale a fait 3 439 morts sur 7 478 cas enregistrés en Afrique de l'Ouest, selon le dernier bilan de l'Organisation mondiale de la santé (OMS).
Selon un responsable de la santé, une trentaine de professionnels du monde médical qui se sont occupés des missionnaires espagnols contaminés par la maladie sont suivis pour s'assurer qu'ils ne sont pas eux-mêmes atteints. Mme Mato a précisé que le protocole prévu dans ces circonstances avait été immédiatement mis en place pour garantir la sécurité des citoyens, mais a tout de même précisé :
« Nous sommes en train de vérifier si tous les protocoles ont été strictement respectés [au moment de l'infection]. [...] Toutes les mesures pour garantir la sécurité du personnel hospitalier qui la soigne et de toute la population étaient prises. »
Une collègue de la malade a décrit au quotidien espagnol El Pais les moyens de protection « extrêmes », selon elle, employés par les soignants qui ont approché les deux missionnaires atteints de la maladie : deux combinaisons de protection, deux paires de gants et une paire de lunettes.
Les syndicats des personnels soignants dénonçaient cependant, dès lundi soir, le « manque total de contrôle » de la situation à l'hôpital Carlos III face à l'urgence au moment l'hospitalisation des deux malades, affirmant que les infirmiers assistaient à « une formation express », insuffisante, selon eux, de quinze minutes avant de traiter les patients, rapporte Público.
Le président de la République François Hollande a assuré, lundi, que la France était « en situation de pouvoir soigner » des personnes atteintes par le virus « si des cas se produisaient » dans l'Hexagone. M. Hollande a, de nouveau, appelé à « accélérer et amplifier les recherches pour qu'un vaccin puisse être trouvé » contre le fléau, qu'il considère comme « une menace majeure, pas simplement pour les pays africains concernés, mais pour l'ensemble du monde ».
Le typhon Phanfone qui a balayé le Japon et traversé Tokyo lundi a fait six morts et cinq disparus, dont deux militaires américains, selon un dernier bilan diffusé mardi 7 octobre par plusieurs médias.
A Yokohama, au sud-ouest de Tokyo, deux jeunes gens entre 20 et 30 ans ont trouvé la mort dans des glissements de terrain qui ont détruit leurs maisons respectives, a indiqué un responsable de la municipalité.
Dimanche, trois soldats américains avaient été emportés sur l'île d'Okinawa, dans l'extrême sud de l'archipel. Seul un corps a été retrouvé. Un surfeur de 21 ans a également disparu au large de Fujisawa, tandis qu'un lycéen a été emporté par une vague à Yokosuka, au sud de Tokyo.
Outre les morts et les disparus, Phanfone a également laissé derrière lui 62 blessés dans des accidents, a indiqué la télévision publique NHK.
Source © AFP
A Yokohama, au sud-ouest de Tokyo, deux jeunes gens entre 20 et 30 ans ont trouvé la mort dans des glissements de terrain qui ont détruit leurs maisons respectives, a indiqué un responsable de la municipalité.
Dimanche, trois soldats américains avaient été emportés sur l'île d'Okinawa, dans l'extrême sud de l'archipel. Seul un corps a été retrouvé. Un surfeur de 21 ans a également disparu au large de Fujisawa, tandis qu'un lycéen a été emporté par une vague à Yokosuka, au sud de Tokyo.
Outre les morts et les disparus, Phanfone a également laissé derrière lui 62 blessés dans des accidents, a indiqué la télévision publique NHK.
Source © AFP
vendredi 3 octobre 2014
La vente des derniers étalons nationaux et la remise en cause des primes aux races menacées conduisent lentement les chevaux de Trait mulassiers poitevins et les ânes du Poitou au bord de l'extinction.
Une poignée d'éleveurs des races mulassières poitevines ont réussi à mobiliser les internautes sur une plate-forme de financement participatif...
Mulassiers et ânes poitevins ont toujours fait partie des races menacées, mais ces derniers rebondissements pourraient bien rester dans les annales. Huit étalons et baudets poitevins ont été mis en vente par France Haras en juillet à la suite du démantèlement de l’étalonnage des Haras nationaux, témoignant du désengagement de l’Etat pour le sort de ces races patrimoniales…
Après le scandale causé par l'annonce de la vente de Mylord Carthago au lendemain des JEM (un gros flou demeure néanmoins sur l'avenir de ce cheval), cette nouvelle décision très pénalisante pour des races pourtant gravement menacées est venue ternir un peu plus la réputation de l’Etat français auprès des équitants.
La vente des chevaux de sport par France Haras devrait rapporter à l’Etat français des bénéfices suffisants pour préserver en contrepartie ce patrimoine menacé
La crise financière qui touche les éleveurs s’est aggravée depuis le relèvement de la TVA sur les ventes de chevaux hors du circuit boucherie. Une décision qui frappe tout particulièrement le Trait poitevin.
Car contrairement aux chevaux de trait Bretons et Comtois, il n’a jamais été rentable d’élever des Trait mulassiers « pour la viande », car trop tardifs et trop osseux… Hélas pour ce charmant cheval de trait plein de qualités, les débouchés au travail et dans les loisirs restent insuffisants pour assurer sa survie.
Des races équines et asines non rentables
Le Trait Poitevin dispose pourtant de très nombreux atouts : cette race multiséculaire, qui a connu son heure de gloire avec l’industrie mulassière, n’a jamais été alourdie pour la boucherie. Le poitevin présente un modèle qui le rend agréable sous la selle. C’est le seul cheval de trait français à posséder le gène dun donnant des robes bai dun et souris.
Les effectifs d’ânes et de chevaux poitevins ont baissé ces dernières années : 75 naissances en race pure chez le Poitevin en 2011, 70 l’année suivante puis 61 en 2013. Un triste record pour cette race, dont les effectifs n’ont jamais été aussi bas depuis la réussite de son plan de sauvegarde, dans les années 90. Le Baudet du Poitou se porte à peine mieux, avec 134 naissances en 2013 et une courbe qui elle aussi, plonge et plonge encore…
Décision incompréhensible et scandale d’Etat
Huit reproducteurs ont donc été mis en vente en juillet, pourtant très précieux de par leur valeur génétique et les très faibles effectifs des deux races. Ils auraient pu être gracieusement cédés (pour un euro symbolique) à des éleveurs ou à l’association nationale qui gère ces races. Ce n’est pas la seule décision incompréhensible pour les défenseurs de ces équidés menacés : le pâturage hivernal vient d’être interdit dans les zones couvertes par des mesures agro-environnementales, et le versement de la prime à la naissance des races menacées d’extinction est remis en cause.
L’Association Nationale des Races Mulassières du Poitou (ANRMP) a été contactée par France Haras dès connaissance de la vente des huit étalons, prévue à valeur nette comptable. Malgré toutes les demandes et l’existence d’un plan de consolidation génétique prouvant la nécessité de garder ces étalons reproducteurs, l’État représenté par le Ministère de l’Agriculture et le Ministère du Budget majoritaire au sein du conseil d’administration de France Haras a refusé de donner les animaux concernés, n’acceptant qu’une vente par lots.
L’ANRMP, déjà déficitaire, s’est acquittée d’un chèque d’acompte pour réserver les sept étalons mulassiers et le baudet concerné avant leur vente. Une décision d’autant plus révoltante que la vente des chevaux de sport par France Haras, à la même époque, devrait rapporter de confortables bénéfices à l’Etat français… des bénéfices plus que suffisants pour préserver en contrepartie ce patrimoine menacé.
Le désintérêt pour les races poitevines
Le découragement a gagné les éleveurs face au désintérêt de l’Etat français et de l’Europe pour le sort des races poitevines. Comme en témoignait une éleveuse normande au dernier salon du cheval de Paris, l’Etat s’appuie sur la « passion » pour justifier des coupes drastiques dans le soutien à l’élevage. Mais désormais, cette passion seule ne suffit plus à assurer la survie des races aux faibles effectifs.
La situation témoigne à double titre du désamour entre le monde politique actuel et le monde équestre : Equitaxe, vente de Mylord Carthago, et maintenant mise en péril de nos races équines patrimoniales les plus fragiles. L’appel à la solidarité des internautes est logique, mais n’est-ce pas l’Etat qui devrait se préoccuper en premier lieu du patrimoine de ce pays ? Un Etat dont les représentants n'ont pas manqué d'utiliser les JEM comme vitrine politique...
Source © Association nationale des races mulassières du Poitou
Une poignée d'éleveurs des races mulassières poitevines ont réussi à mobiliser les internautes sur une plate-forme de financement participatif...
Mulassiers et ânes poitevins ont toujours fait partie des races menacées, mais ces derniers rebondissements pourraient bien rester dans les annales. Huit étalons et baudets poitevins ont été mis en vente par France Haras en juillet à la suite du démantèlement de l’étalonnage des Haras nationaux, témoignant du désengagement de l’Etat pour le sort de ces races patrimoniales…
Après le scandale causé par l'annonce de la vente de Mylord Carthago au lendemain des JEM (un gros flou demeure néanmoins sur l'avenir de ce cheval), cette nouvelle décision très pénalisante pour des races pourtant gravement menacées est venue ternir un peu plus la réputation de l’Etat français auprès des équitants.
La vente des chevaux de sport par France Haras devrait rapporter à l’Etat français des bénéfices suffisants pour préserver en contrepartie ce patrimoine menacé
La crise financière qui touche les éleveurs s’est aggravée depuis le relèvement de la TVA sur les ventes de chevaux hors du circuit boucherie. Une décision qui frappe tout particulièrement le Trait poitevin.
Car contrairement aux chevaux de trait Bretons et Comtois, il n’a jamais été rentable d’élever des Trait mulassiers « pour la viande », car trop tardifs et trop osseux… Hélas pour ce charmant cheval de trait plein de qualités, les débouchés au travail et dans les loisirs restent insuffisants pour assurer sa survie.
Des races équines et asines non rentables
Le Trait Poitevin dispose pourtant de très nombreux atouts : cette race multiséculaire, qui a connu son heure de gloire avec l’industrie mulassière, n’a jamais été alourdie pour la boucherie. Le poitevin présente un modèle qui le rend agréable sous la selle. C’est le seul cheval de trait français à posséder le gène dun donnant des robes bai dun et souris.
Les effectifs d’ânes et de chevaux poitevins ont baissé ces dernières années : 75 naissances en race pure chez le Poitevin en 2011, 70 l’année suivante puis 61 en 2013. Un triste record pour cette race, dont les effectifs n’ont jamais été aussi bas depuis la réussite de son plan de sauvegarde, dans les années 90. Le Baudet du Poitou se porte à peine mieux, avec 134 naissances en 2013 et une courbe qui elle aussi, plonge et plonge encore…
Décision incompréhensible et scandale d’Etat
Huit reproducteurs ont donc été mis en vente en juillet, pourtant très précieux de par leur valeur génétique et les très faibles effectifs des deux races. Ils auraient pu être gracieusement cédés (pour un euro symbolique) à des éleveurs ou à l’association nationale qui gère ces races. Ce n’est pas la seule décision incompréhensible pour les défenseurs de ces équidés menacés : le pâturage hivernal vient d’être interdit dans les zones couvertes par des mesures agro-environnementales, et le versement de la prime à la naissance des races menacées d’extinction est remis en cause.
L’Association Nationale des Races Mulassières du Poitou (ANRMP) a été contactée par France Haras dès connaissance de la vente des huit étalons, prévue à valeur nette comptable. Malgré toutes les demandes et l’existence d’un plan de consolidation génétique prouvant la nécessité de garder ces étalons reproducteurs, l’État représenté par le Ministère de l’Agriculture et le Ministère du Budget majoritaire au sein du conseil d’administration de France Haras a refusé de donner les animaux concernés, n’acceptant qu’une vente par lots.
L’ANRMP, déjà déficitaire, s’est acquittée d’un chèque d’acompte pour réserver les sept étalons mulassiers et le baudet concerné avant leur vente. Une décision d’autant plus révoltante que la vente des chevaux de sport par France Haras, à la même époque, devrait rapporter de confortables bénéfices à l’Etat français… des bénéfices plus que suffisants pour préserver en contrepartie ce patrimoine menacé.
Le désintérêt pour les races poitevines
Le découragement a gagné les éleveurs face au désintérêt de l’Etat français et de l’Europe pour le sort des races poitevines. Comme en témoignait une éleveuse normande au dernier salon du cheval de Paris, l’Etat s’appuie sur la « passion » pour justifier des coupes drastiques dans le soutien à l’élevage. Mais désormais, cette passion seule ne suffit plus à assurer la survie des races aux faibles effectifs.
La situation témoigne à double titre du désamour entre le monde politique actuel et le monde équestre : Equitaxe, vente de Mylord Carthago, et maintenant mise en péril de nos races équines patrimoniales les plus fragiles. L’appel à la solidarité des internautes est logique, mais n’est-ce pas l’Etat qui devrait se préoccuper en premier lieu du patrimoine de ce pays ? Un Etat dont les représentants n'ont pas manqué d'utiliser les JEM comme vitrine politique...
Source © Association nationale des races mulassières du Poitou
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