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mardi 4 novembre 2014
Le Modef (1) lance un cri d'alerte contre « la concentration verticale et horizontale, du champ à l'assiette » de l'agriculture, dans un communiqué du lundi 3 novembre 2014.

Dans le contexte de l'année internationale de l'agriculture familiale, le syndicat dénonce les évènements actuels de la « guerre économique dans laquelle les paysans sont de la chair à canon ».

Il remet notamment en cause des projets de la distribution tels que le rapprochement des centrales d'achat entre Système U/Auchan et Casino/Intermarché, mais également des projets agricoles et coopératifs comme la ferme des 1.000 vaches, les 250.000 poules pondeuses ou encore le lancement de « Coop de France Agroalimentaire ».

Le syndicat indique que « le monde paysan est en train de se transformer en travailleurs à la tâche pour le compte de quelques grands groupes ». Il épingle au passage le « syndicalisme agricole affilié au Medef » qui collabore avec ces grands groupes.

(1) Confédération syndicale agricole des exploitants familiaux.

Source © la france agricole


Après le passage du puissant typhon Vongfong à la mi-octobre, qui a fait deux morts et une centaine de blessés, le Japon s'apprête à subir un nouveau typhon aussi puissant, Nuri.

Il sera le vingtième phénomène cyclonique de la saison dans cette partie du Sud-Est asiatique.

Nuri, de catégorie 5 selon l'échelle de Saffir-Simpson qui en comporte cinq, s'est renforcé depuis les Philippines le 31 octobre, passant au-dessus des eaux chaudes du Pacifique. Il s'agirait déjà du typhon le plus puissant de l'année dans la zone.

Fortes pluies et vents virulents sur Tokyo

Tokyo, la capitale nippone, pourrait voir passer Nuri dans la nuit de mercredi à jeudi, avec une nette baisse d'intensité - catégorie 1 à 2 -, ce qui pourrait toujours provoquer de fortes pluies et des vents particulièrement virulents. La trajectoire de Nuri devrait pourtant épargner les terres habitées.

En moyenne, 25 tempêtes tropicales se développent annuellement sur ce bassin, dont 16 atteignent le stade de typhon.

Source © francetv info



Une secousse tellurique a été enregistrée hier soir à l’est de Tétouan, a annoncé l’Institut national de géophysique relevant du Centre national pour la recherche scientifique et technique.

D’une magnitude de 4,6 degrés sur l’échelle de Richter, cette secousse est survenue à 18h32, heure marocaine, à 75 kilomètres à l’est de la ville de Tétouan, en pleine mer Méditerranée.

Le séisme a été ressenti dans le sud de l’Espagne. A Malaga, plusieurs personnes paniquées se sont empressées d’appeler le 112, le service de secours.

La veille, la région d’Almeria avait également connu un tremblement de terre d’une magnitude de 3,8 degrés sur l’échelle de Richter.

Source : © Bladi.net 

lundi 3 novembre 2014
L'Europe abrite 421 millions d'oiseaux de moins qu'il y a 30 ans et la gestion actuelle de l'environnement apparaît incapable d'enrayer l'hécatombe de nombreuses espèces récemment encore communes, révèle une étude publiée lundi par le journal scientifique Ecology Letters.

Cette disparition alarmante de la faune ornithologique européenne est liée aux méthodes modernes d'agriculture et à la disparition de l'habitat.

 "C'est un avertissement qui vaut pour toute la faune européenne. La manière dont nous gérons l'environnement est insoutenable pour nos espèces les plus communes", explique Richard Gregory, de la Société royale pour la protection des oiseaux, qui a co-dirigé l'étude. 

Un déclin allant jusqu'à 90% a été enregistré chez des espèces aussi communes que la perdrix grise, l'alouette des champs, le moineau et l'étourneau. 

Parallèlement, certains espèces rares d'oiseaux ont vu pendant la même période leurs effectifs s'améliorer grâce à des mesures de conservation, selon l'étude. 

Les scientifiques, qui recommandent l'application rapide de nouveaux schémas agricoles et la mise en place de zones vertes en milieu urbain, ont analysé les données sur 144 espèces d'oiseaux de 25 pays européens, collectées en général par des observateurs bénévoles.

Source © Belga





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La météo a atteint des sommets en ce mois d'octobre 2014. Dans le sud de la France, les températures sont de 8°C à 12°C supérieurs aux normales de saison.

Des records de températures ont été observés dans plusieurs villes françaises en cette journée du 31 octobre.

Ce mois d'octobre 2014 s'inscrit parmi les quatre mois d'octobre les plus chauds depuis ces 100 dernières années, avec un excédent de température de 2,5°C.

Même en prenant en compte les fortes pluies autour de la Méditerranée la première quinzaine d'octobre, il y a eu un excédent d'ensoleillement de plus de 20%.

Ce temps exceptionnel touche à sa fin. A partir de lundi, les habitudes climatiques de la saison vont revenir. Des précipitations sont en perspectives autour de la Méditerranée.

Source © Francetv info








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Après un hiver très sec, les nappes phréatiques sont au plus bas au Liban. Faute d’une quantité suffisante d’eau distribuée par l’État, les Libanais creusent leurs propres puits.

Selon l’ONU, les réserves en eau douce de la région devraient diminuer de 50 % d’ici à 2050.

« L’hiver dernier, il n’a pas plu une goutte sur le Liban. Si bien que depuis février, je fais remplir ma cuve d’eau au moins une fois par semaine, déplore Gloria, une Beyrouthine obligée d’avoir recours aux compagnies privées. L’État ne distribue de l’eau que trop rarement. Nous sommes cinq à la maison, comment faire autrement ? »

Depuis le printemps, les rues de la capitale libanaise sont le théâtre de l’étrange ballet de camions-citernes. Une cuve de mille litres (qui dure quelques jours) revient à 10,30 €, alors que la facture annuelle du réseau public s’élève à 150 €.

LA NAPPE PHRÉATIQUE DU LIBAN, UN TRÉSOR PILLÉ QUOTIDIENNEMENT

Depuis les Ottomans, le Liban a la réputation d’être le château d’eau du Proche-Orient. Une réputation justifiée, mais qui pourrait bientôt faire partie du passé. Selon la FAO (Organisation de l’ONU pour l’alimentation et l’agriculture), les réserves en eau douce de la région devraient diminuer de 50 % d’ici à 2050.

Le phénomène n’est pas nouveau et ne fait que s’accélérer depuis 1990. Selon le CNRS libanais, les précipitations ont chuté de 16 % depuis 1960, tandis que le débit des rivières libanaises a été divisé par deux sur la même période.

L’hiver 2013 a donc été très sec. « Je suis inquiet car en météo, il est très rare qu’une année anormalement sèche soit suivie d’une année abondante, explique Roland Riachi, chercheur et professeur d’écologie politique de l’eau à la faculté d’agronomie de l’Université américaine de Beyrouth. Habituellement, nous observons des cycles de trois à cinq ans. La nappe phréatique du pays – notre trésor – ne s’est pas rechargée, et sa surexploitation est hallucinante. »

80 % DES PUITS DE PARTICULIERS SONT ILLÉGAUX

Selon Roland Riachi, 500 millions de mètres cubes d’eau alimentent la nappe phréatique annuellement alors que le Liban en consomme 750 millions.

« Personne ne semble s’intéresser à ce problème vital, regrette le chercheur. Et ce n’est pas le seul. Aujourd’hui, environ 80 % des postes à pourvoir dans la gestion de l’eau (ingénieurs, techniciens…) ne sont pas renouvelés. Sans compter la vétusté du réseau de distribution qui occasionne 50 % de pertes. Au Liban, la gestion de l’eau a été confisquée au profit des petites concessions privées. Ce qui ne peut aboutir à terme qu’à une privatisation du secteur de l’eau. »

Le plus grand symbole de ce phénomène est donc le développement de compagnies privées de distribution, et l’augmentation exponentielle du nombre de puits privés. Il existe 647 puits gérés par l’État, et… 50 000 par des particuliers (dont 80 % sont illégaux).

« NOUS SUREXPLOITONS NOTRE NAPPE POUR SATISFAIRE DES MARCHÉS EXTÉRIEURS »

Au quotidien, cela devient compliqué à la fois pour les particuliers et pour les professionnels, surtout dans le domaine de l’agriculture (60 % de la consommation totale). Dans la plaine de la Bekaa, la situation devient catastrophique.

Sébastien Khoury, vigneron et propriétaire du Domaine de Baal, tire la sonnette d’alarme. « La nappe phréatique a énormément baissé, mais aucune mesure n’a été prise. Au contraire, la seule solution proposée par l’État est de délivrer des licences pour creuser de nouveaux puits – jusqu’à 300 ou 400 m, là où l’on pompait habituellement à 20 m de profondeur – ce qui ne fera que baisser davantage le niveau de la nappe. »

La gestion de l’eau destinée à l’irrigation et le choix des cultures laissent les professionnels également perplexes. « Il faut revoir la politique de subvention des grands propriétaires terriens ainsi que les priorités données par la Banque mondiale aux projets pharaoniques des barrages, souligne Riachi. Ce sont surtout les gros producteurs de fruits qui en profitent alors que ce sont les tout petits propriétaires qui devraient être privilégiés. Dans la réalité, notre eau part dans les pays du Golfe sous forme de fruits et légumes. Le Liban, par exemple, produit trois fois ses besoins en laitue. En cinquante ans, la surface de terres irriguées a triplé (de 40 à 120 000 hectares). Nous surexploitons notre nappe pour satisfaire des marchés extérieurs. À long terme, c’est une question de vie ou de mort. »

Source © La Croix
Les experts sur le climat ont publié à Copenhague une évaluation mondiale dont le message est clair : face à l’ampleur du réchauffement, il faut agir vite pour réduire les émissions de CO2, ce qui est possible sans compromettre la croissance.

« Nous avons peu de temps avant que la possibilité de rester sous les 2 ºC ne disparaisse », a déclaré Rajendra Kumar Pachauri, le président du GIEC (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat), qui a réalisé la plus complète évaluation du changement climatique depuis 2007.

Elle doit servir de base scientifique aux responsables politiques dans les négociations internationales devant aboutir fin 2015 à Paris à un accord global.

Les ministres français des Affaires étrangères Laurent Fabius et de l’Écologie Ségolène Royal ont appelé à « une mobilisation universelle et immédiate » sur le changement climatique, « menace grave pour la biodiversité, la sécurité alimentaire et la santé ».

Pour le secrétaire d’État américain John Kerry, « ceux qui décident d’ignorer ou de contester la science (…) nous mettent tous en danger, ainsi que nos enfants et petits-enfants ».

Ban Ki-moon, le secrétaire général de l’ON s’est élevé contre « le mythe » selon lequel « agir pour le climat sera coûteux » : « Je peux vous dire que ne pas agir coûtera plus, beaucoup plus. »

La communauté internationale s’est fixé comme objectif de maintenir la hausse globale des températures sous le seuil de 2 ºC, afin de limiter les impacts du changement climatique déjà à l’œuvre et dont la vitesse est inédite.

Pour garder le cap des 2 ºC, les émissions mondiales de gaz à effet de serre (CO2, méthane, protoxyde d’azote) doivent être réduites de 40 à 70 % entre 2010 et 2050, et disparaître totalement d’ici 2100, estiment les scientifiques.

Cela implique de se détourner massivement des énergies fossiles, d’améliorer fortement l’efficacité énergétique, de limiter la déforestation, etc, et d’investir pour cela des centaines de milliards de dollars d’ici à 2030.

Les concentrations de gaz à effet de serre dans l’atmosphère ont atteint les niveaux les plus élevés depuis 800 000 ans.

Source © La voix du Nord
vendredi 31 octobre 2014
Le président socialiste du conseil général du Tarn, Thierry Carcenac, a «pris acte de l'impossibilité de poursuivre» le chantier du barrage de Sivens après la mort d'un manifestant, lors d'un discours prononcé vendredi au siège du département à Albi. 

«Le drame intervenu dans la nuit de samedi à dimanche conduit l'assemblée départementale à prendre acte de l'impossibilité de poursuivre toute activité liée au déroulement du chantier sur le site de Sivens», a déclaré Carcenac.

Source © AFP

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Le gaz est une énergie-clé dans la transition énergétique envisagée par le gouvernement.

Le gaz de houille ? Un enjeu d’autant plus important pour le Bruaysis et la région. Rencontre avec Bertrand Péricaud, président de la mission d’enquête régionale sur le sujet, à l’aube de l’exploration par Gazonor du sous-sol divionnais.

Des experts estiment qu’il y aurait douze années de consommation régionale de gaz de houille sous nos pieds. Gazonor, missionnée par EGL, va entreprendre des explorations à Avion et Divion pour connaître exactement le potentiel. Deux puits vont être construits rue Lebacq à Divion au printemps 2015. 

La mission d’enquête régionale a tenté de faire la lumière en toute neutralité sur ce projet, même si certains membres ont été accusés d’y être favorables. Bertrand Péricaud en est le président.


Quelle mission pour la Mission ?

Alors qu’il rappelle qu’aucune mission d’enquête régionale n’a été diligentée en Lorraine, où Gazonor explore aussi le sous-sol à la recherche de gaz de houille, Bertrand Péricaud dépeint l’objectif : « Il fallait examiner ce projet industriel pour être en mesure de dire si c’était faisable et préconiser des mesures d’encadrement. » Pendant des semaines (de novembre 2013 à février 2014), les élus ont écouté des experts, d’autres élus, des dirigeants d’EGL, Gazonor, des collectifs anti exploration et exploitation… Pour se faire une idée. On rappellera que la région ne décide pas du projet, c’est l’État, qui est propriétaire du sous-sol, qui donne le feu vert.

Des intérêts financiers

La France importe 99 % du gaz consommé. Il nous vient de Norvège, des Pays-Bas, de Russie, d’Algérie… En 2011, le ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg, apôtre du « made in France », avait enjoint la Région à regarder de près l’exploration du sous-sol lorrain pour le gaz de houille, afin d’en faire de même dans le Nord – Pas-de-Calais. 

Bertrand Péricaud jette aussi un coup d’œil à Loon-plage près de Dunkerque, où un immense terminal méthanier est en construction. « On investit 1,2 milliard d’euros dans ce port, il y a déjà des contrats gaziers passés pour 10 milliards. » Ce gaz vient notamment de Russie ou d’autres pays où il est exploité sans vraiment faire attention aux normes environnementales. 

Exploiter le gaz de houille dans le bassin minier, ce serait selon ses calculs une économie de 24 milliards d’euros, « car la population de la région consomme environ 2 milliards par an ». Douze ans de consommation, étalées sur 25années d’exploitation. L’autre avantage selon lui, c’est qu’il serait vendu à prix raisonnable aux entreprises du secteur, « qui seraient ainsi fixées sur le territoire. EGL ne veut pas spéculer sur ce gaz, il serait utilisé en circuit court. » À ce stade, ce ne sont encore que des promesses.

Les conclusions

La conclusion de la mission ? « Il n’y a pas de risques incontrôlables », tranche Bertrand Péricaud, qui souhaite néanmoins qu’EGL aille à la rencontre de la population pour expliquer le projet. C’est prévu : en fin d’année, la firme devrait prendre contact avec les habitants, très inquiets. Il faut dire qu’ils ont été peu informés sur le sujet via la voie officielle. Bertrand Péricaud n’exclut pas de faire un partenariat public-privé avec EGL en cas d’exploitation du gaz de houille à Divion et Avion. Pour que la manne financière profite à la Région. Il estime que cinq cents emplois pourraient être créés.

Le maire de Divion Jacky Lemoine affirme sa position : c’est «non»

« J’ai lu les rapports d’enquête, je me suis renseigné… » Et ? C’est non. Le premier édile avoue partager pleinement l’inquiétude de ses administrés quant aux deux puits d’exploration et à la possible exploitation. 

« Je suis allé au colloque à Lens (le 9 octobre) et je n’ai pas été rassuré. » Il y a pourtant entendu l’argumentaire de toutes les parties. Son inquiétude porte sur la faille du Transvaal, qu’il conviendrait de ménager selon lui. Et la possible pollution de la nappe phréatique due aux forages. 

« En Australie, il y a des défauts d’étanchéité des tubes. Pour moi, il y a des risques. Et s’il y a un problème sanitaire, on fait quoi ? Il vaudrait mieux que l’on mette l’argent dans d’autres énergies. » 

La création d’emplois ? « On ne sait même pas combien. On ne va pas prendre de tels risques pour pas grand-chose. »

Le maire de Divion n’a pas encore été contacté par Gazonor pour une campagne de communication. « L a population n’avait pas été prévenue du projet, c’était une énorme erreur. J’ai proposé qu’on fasse un livret avec Gazonor et toutes les parties. » Mais pour l’instant, silence radio.

Début d’exploration mi-2015

« D’un point de vue technique, nous sommes quasiment prêts, explique Julien Moulin, président d’EGL (European Gas Limited, entreprise chargée d’exploiter le sous-sol divionnais et avionnais). Nous attendons, avant de commencer, de bien informer les populations. Nous avions laissé notre partenaire Gazonor s’occuper de cette partie, mais il n’a pas communiqué, pensant que son statut d’acteur local suffisait. »
Pour Julien Moulin, l’idéal serait d’aller à la rencontre des habitants d’Avion et de Divion fin 2014, début 2015. Ce qui permettrait de lancer l’exploration dans la première partie de 2015. « Nous ne voulons pas précipiter les choses mais bien expliquer ce que nous allons faire (deux forages d’un diamètre de 20 cm2 à Divion). En Lorraine, nous avons travaillé en amont avec les associations, les populations, les élus et nous n’avons eu aucune opposition. Dans la région, nous allons venir avec encore plus d’éléments concrets. »

Une part reversée aux communes ?

Julien Moulin estime qu’il serait « stupide de ne pas utiliser les connaissances fournies par les Houillères et l’héritage des mines pour produire une énergie propre. Nous allons creuser un maximum de 20 à 30 puits dans la région, c’est microscopique ». EGL qui voudrait contractualiser avec des collectivités ou des industries locales pour fournir le gaz, entend aussi reverser une part aux communes. « C’est à définir mais ce pourrait être 1 ou 2 % des recettes. »

Dialoguer, ou pas

Dans ce dossier, la communication est pour le moins difficile. Entre les pour et les contre, bien sûr, mais entre les entreprises et la population aussi. Le patron d’EGL Julien Moulin a martelé qu’avant de commencer les travaux, Gazonor (qui a les droits d’exploration) allait entamer un dialogue avec elle. Dans quelques mois, les foreuses se mettront en branle… et toujours pas de signe.

La population se tourne donc vers le maire pour en savoir un peu plus. Lui-même n’a pas de nouvelles. Les associations, non plus, ne sont au courant de rien. Fervent opposant au projet, Louis Sailly, de Gaz Houille 62, n’a aucune information sur l’avancement du projet et ne peut pas être en mesure de répondre aux interrogations des Divionnais qui le sollicitent. Selon lui, « les habitants sont à 80 % contre le projet ». Invérifiable. 

Néanmoins, si on croit ce chiffre, Gazonor aurait tout intérêt à sortir de son mutisme.

Source © Sarah Binet / la voix du nord


Divion: une réunion publique houleuse sur le... par lavoixdunord

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L'association Robin des Bois a porté plainte pour "délit de pollution des eaux" et "abandon de déchets".

Le groupe pétrolier ExxonMobil a été épinglé dans un reportage de France 2, intitulé Piège de plastique et diffusé mardi 7 octobre 2014. 

L’association pour la protection de l’homme et de l’environnement, Robin des Bois, accuse, dans ce documentaire, le complexe industriel de Port-Jérôme, près du Havre, spécialisé dans la fabrication des granules de plastique, nécessaires à la fabrication de multiples objets, de « laisser s’échapper dans la nature », des tonnes de quantité de ces micro-éléments. 

Des quantités phénoménales qui viendraient polluer les rivages et eaux de l’estuaire de la Seine. 

Robin des Bois a d’ailleurs porté plainte contre X, auprès du procureur de la République du Havre, pour « délit de pollution des eaux » et « abandon de déchets ». Dans son viseur, le pétrolier ExxonMobil de Port-Jérôme, mais aussi quatre autres entreprises voisines.

De l’usine à la Seine

Ces granules de polyéthylène et de polypropylène, fabriqués à base de pétrole brut, ne mesurent que quelques millimètres de diamètre. Ils sont utilisés dans la conception de nombreux objets et équipements. Ceux qui sortent du complexe industriel de Port-Jérôme, servent, eux, dans l’automobile, l’électroménager et l’emballage. Ces granules sont conditionnés dans de gigantesques balles (de plastique) que les transporteurs acheminent, par les routes, jusqu’aux entreprises bénéficiaires. Dans Piège de plastique, Charlotte Nithart, la représentante de Robin des bois, démontre que ces micro-particules sortent aisément des murs de l’industriel et se répandent jusqu’aux rives de la Seine.

L’équivalent de 74 000 bouteilles de plastique

L’association de protection de l’homme et de l’environnement a même effectué un comptage, pendant plusieurs mois, au pied d’une conduite d’eau extérieure, implantée aux abords du complexe, au cours de l’année 2013. « 2,2 tonnes de granules sont passés par cette buse et partis dans la Seine. C’est l’équivalent de 74 000 bouteilles d’eau minérale ! », dénonce la jeune militante agacée par ce laxisme. Interrogé par la journaliste de France 2, Exxon Mobil aurait rejeté la faute sur les transporteurs, « pas suffisamment vigilants ».

Le reportage souligne qu’une fois dans l’eau, ces micro-particules absorbent et libèrent des produits chimiques qui viennent contaminer oiseaux et poissons. « 600 espèces sont victimes, aujourd’hui, des déchets marins », déplore l’association en attente, désormais, d’un retour de la justice.

Source © 76 Actu



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La plus importante éruption du volcan Turrialba en plus d'un siècle a provoqué des pluies de cendres sur certaines régions du centre du Costa Rica, et précipité l'évacuation de localités avoisinantes, ont annoncé jeudi les autorités.

Selon le volcanologue Gino Gonzalez du Réseau séismologique national de ce pays d'Amérique Centrale, qui a visité le pourtour du volcan, une explosion survenue pendant la nuit a entraîné l'effondrement d'un pan du cratère.

On rapporte des pluies de cendres dans quatre provinces, et des scientifiques en analysent le contenu pour déterminer si cette éruption laisse présager des coulées de lave.

M. Gonzalez a précisé que la situation faisait l'objet d'une veille en permanence. Le volcan aurait commencé à trembler et à entrer en activité la soirée précédente. L'explosion serait la plus importante enregistrée depuis au moins un siècle, assure-t-il.

Turrialba se situe à environ 71 kilomètres à l'est de la capitale, San José.

Une alerte jaune est entrée en vigueur pour les communautés situées près du volcan, qui ont fait l'objet d'une évacuation. Des responsables du ministère de l'Agriculture prenaient soin de quelque 400 têtes de bétail situées dans des régions où sont tombées des cendres.


Source © la presse.ca





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De nombreuses organisations donatrices internationales se sont engagées à octroyer 3 milliards de dollars pour aider l'Ouzbékistan, ex-république soviétique d'Asie centrale, à sauver la mer d'Aral, au bord de la disparition en raison de son assèchement.

Des accords en ce sens entre le Fonds international pour sauver la mer d'Aral, le gouvernement ouzbek et de nombreuses organisations internationales, parmi lesquelles la Banque mondiale, ont été signés mercredi soir à l'issue d'une conférence internationale à Ourguentch (nord-ouest).

Ce financement vise à «atténuer les conséquences de la catastrophe écologique pour 67 millions de personnes qui habitent dans la région d'Asie centrale», a souligné le premier vice-premier ministre d'Ouzbékistan, Roustam Azimov, lors de la cérémonie de signature.

Le président ouzbek Islam Karimov et le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon avaient appelé mercredi à l'aide internationale pour faire face à l'assèchement de la mer d'Aral, considéré par certains experts comme la plus grande catastrophe écologique pouvant être imputée aux activités humaines, dans une région où les tensions sont déjà exacerbées par le partage des ressources en eau.

L'assèchement de la mer d'Aral, catastrophe environnementale consécutive à des projets d'irrigation soviétiques datant des années 1960, soulève de nombreuses craintes en Ouzbékistan, au Kazakhstan et au Turkménistan, pays frontaliers.

Les activités, notamment la pêche, qui étaient autrefois pratiquées dans la région de la mer d'Aral ont été détruites. Chaque année, des dizaines de milliers de tonnes de poussière et de sel se déversent sur ses rives, la plus grande partie étant contaminée par les pesticides.

Source © AFP


Le gouvernement conservateur d'Australie va récompenser financièrement les entreprises qui prendront des mesures pour réduire leurs émissions de gaz à effet de serre, quelques mois après avoir abrogé la taxe carbone, a-t-on appris vendredi.

Baptisé plan «d'action directe», le texte a été validé vendredi par le Sénat et sera examiné le mois prochain par la Chambre des Représentants, où le gouvernement de Tony Abbott a la majorité.

Son objectif est de verser des indemnités financières aux entreprises polluantes, qui amélioreront leur efficacité énergétique.

Cette mesure, promesse de campagne de Tony Abbott, intervient après la suppression en juillet de la taxe carbone, votée par le précédent gouvernement travailliste.

«Nous avons tenu promesse en mettant en place un fonds pour la réduction des émissions, garantissant une action réelle et concrète pour atteindre nos objectifs, sans taxe carbone», a déclaré à la presse le ministre de l'Environnement, Greg Hunt.

Selon un rapport scientifique publié le mois dernier, la Chine et les États-Unis sont les deux plus gros pays émetteurs de gaz à effet de serre, mais rapporté à la population, l'Australie arrive en tête des émissions par habitant.

Ce fonds gouvernemental doté de 2,55 milliards dollars australiens (1,4 milliard d'euros) est un des volets de la politique de Canberra pour atteindre en 2020 l'objectif d'une diminution de 5% du volume des émissions de gaz à effet de serre de 2000.

Bill Shorten, leader de l'opposition travailliste, a fermement critiqué le texte du gouvernement, estimant que «payer les pollueurs pour qu'ils continuent à polluer était une terrible politique».

De leur côté, les Verts ont déclaré que l'exécutif n'avait «ni prévisions, ni preuves attestant que cette mesure permettrait de réduire les pollutions».

Source © AFP

L'opérateur d'oléoducs TransCanada a déposé jeudi auprès d'Ottawa une demande d'approbation d'un projet de méga-pipeline qui doit acheminer le pétrole de l'Ouest canadien vers l'estuaire du Saint-Laurent, où les écologistes s'inquiètent de son impact sur les cétacés.

Long de quelque 4.600 km, l'oléoduc "Énergie Est" doit permettre d'acheminer le brut extrait en Alberta (ouest) vers les marchés européens, à raison d'un débit de 1,1 million de barils par jour dès la fin 2018.

Pour devenir réalité, il doit cependant être approuvé par l'Office national de l'Énergie (ONE), un organisme fédéral indépendant, à qui TransCanada a remis jeudi les conclusions de "18 mois d'études environnementales complètes, de travaux d'ingénierie et de consultations publiques", a indiqué le groupe canadien dans un communiqué.

L'ONE a désormais 15 mois pour se prononcer.

D'une valeur de 12 milliards de dollars canadiens, ce projet "constituera l'accès le plus sécuritaire et efficace aux marchés étrangers pour la production pétrolière croissante du Canada", a assuré le PDG de TransCanada Russ Girling.

Son entreprise souhaite modifier et inverser le cours de 3.000 km d'un gazoduc déjà existant, mais surtout construire un nouveau segment de 1.600 km s'étendant du sud de Montréal au port de Saint-Jean, sur le littoral du Nouveau-Brunswick (sud-est), via l'estuaire du Saint-Laurent où un terminal pétrolier serait bâti, à Cacouna.

Des travaux préliminaires menés à Cacouna, afin d'évaluer la profondeur des eaux en vue d'accueillir des super-pétroliers, ont été suspendus en septembre par la justice. Saisi par des groupes de défense de la nature, un tribunal avait pointé les nuisances engendrées par TransCanada sur la population de bélugas, une baleine arctique en voie de disparition qui se reproduit autour des rivages de cette bourgade québécoise.

Après avoir déjà remis il y a deux semaines une première série de propositions, le transporteur d'hydrocarbure a soumis jeudi aux autorités québécoises "une étude d'impact environnemental" portant sur le terminal pétrolier projeté à Cacouna. TransCanada espère ainsi être autorisée à reprendre ses travaux préliminaires au plus vite.

L'entreprise bute toutefois sur une vive opposition des municipalités riveraines et des associations environnementales qui s'inquiètent des conséquences qu'aurait un tel port sur les bélugas.

Pour l'industrie pétrolière, cet oléoduc est crucial tant les infrastructures manquent pour transporter le brut de l'Ouest canadien. Énergie Est a été imaginé en réaction aux réticences de Washington qui rechigne à autoriser un autre projet oléoduc d'envergure, Keystone XL qui doit relier les sables bitumineux d'Alberta aux raffineries américaines du golfe du Mexique.


Source © AFP





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jeudi 30 octobre 2014
2 millions d’hectares de terres agricoles ont été perdus sur les 30 années de 1980 à 2010, ce qui représente la superficie cumulée de des Landes et de la Gironde. 

Les terres artificialisées qui représentent au total 9% du territoire hexagonal sont malheureusement le plus souvent prises sur des terrains en plaine qui sont les surfaces agricoles de la meilleure qualité.

Le recul permanent des terres agricoles

Les espaces artificialisés augmentent d’environ 60 000 hectares de surface par an depuis 1993,  principalement au détriment des terres agricoles, mais aussi des milieux semi-naturels.

L’extension démographique depuis 1980, (+17% d’habitants) a contribué à l’augmentation de +60% des surfaces artificialisées : elles représentent 5,1 millions ha de nos jours, contre 21,7 Mha pour les sols naturels et 28,2 pour les sols agricoles.

Les espaces artificialisés se sont accrus d’environ 3 % soit 820 km² de plus entre 2000 et 2006 (d’après Corine Land Cover, 2006).

L’artificialisation détruit incontestablement les habitats naturels. A terme, elle réduit également la production agricole en la privant de certaines de ses meilleures terres. Ces grandes perturbations influent significativement sur l’avenir des espèces animales et végétales.

Au total, ce sont 7% des terres agricoles qui ont été perdues depuis une trentaine d’années tandis que la superficie des espaces naturels n’a pas évolué. Mais le phènomène n’est pas que français, il est mondial : partout l’urbanisation est une des causes de la disparition des sols fertiles dans le monde.

De quoi sont composées les sols artificialisés ?


  • > 2,4 Mha de sols revêtus (réseau ferré, routes, autoroutes, aéroports, parkings)
  • > 1,55 Mha d’espaces verts (jardins publics ou individuels, terrains de sport, etc)
  • > 800 000 ha de sols construits (maisons, immeubles, usines)
  • > 144 000 ha de sols arrasés (carrières, mines, …)
  • > 46 100 ha de sols en zones interdites (militaires)
  • > Ils représentent environ 800 m2 par habitant.


Les sols « artificialisées » recouvrent donc près de 9,5 % du territoire hexagonal, ce qui représente environ 800 m2 par habitant. 16 % de ces surfaces  artificielles correspondent à des sols bâtis (maisons, immeubles…), 44 % à des sols revêtus ou stabilisés (routes, parkings…) et 40 % à d’autres espaces artificialisés (jardins, chantiers…).

Source © Eau Debat



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