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mardi 4 novembre 2014
L’agence de l’eau intervient, avec le conseil général ou la chambre d’agriculture, dans le processus de protection des bassins de captage.

La direction territoriale Seine-amont, basée à Sens, s’occupe d’unités hydrographiques à cheval sur cinq départements, dont l’Yonne. À la tête de l’agence depuis huit ans, Olivier Fauriel donne plusieurs clés de compréhension sur la protection des captages d’eau potable.

Quelle est la situation de l’Yonne en matière d’eau potable ? 

Il faut distinguer l’eau distribuée au robinet de l’eau brute. Dans le département, la première est plutôt bonne mais la seconde est dans un état fragile. Le bâti icaunais étant plutôt dispersé, il existe beaucoup de captages d’eau potable : 287 exactement. Il n’y a pas de territoire problématique en particulier. C’est étonnant d’ailleurs puisqu’il est hétérogène, que ce soit au niveau du sol, des cultures, des forêts…

Combien de captages prioritaires compte le département ? 

156 sont considérés comme fragiles à cause d’un problème de type pollution diffuse. La norme qualité (NDLR : 50 mg/l pour les nitrates?; 0,1 µg/l pour chaque type de pesticide et 0,5 µg/l pour la concentration totale en pesticides) est soit frôlée, soit dépassée. Parmi eux ont été choisies les quatorze superpriorités dans le cadre de la loi Grenelle.

D’autres devraient suivre ? 

Dix-huit captages supplémentaires doivent être identifiés. Une liste est pressentie mais elle n’est pas encore définitive. Elle concerne des aires disséminées dans tout le département.

Quelles sont les étapes pour arriver à la protection des captages ? 

Une étude est réalisée sur environ deux ans. On regarde le travail des agriculteurs afin d’établir un programme d’actions. Le tout à travers un comité de pilotage composé du maître d’ouvrage (la collectivité), de l’administration, des agriculteurs et parfois des usagers. L’objectif est de proposer un plan pour stabiliser ou récupérer la qualité. La crainte des agriculteurs est de voir le préfet rendre les mesures obligatoires.

Quel est le rôle de l’Agence de l’eau ? 

Elle dispose de moyens humains et financiers. Il faut trouver où mettre le curseur entre les ambitions et les efforts à fournir. Mais l’eau est un enjeu, on ne peut plus le nier.

Où se trouve le point d’achoppement dans ce cas ? 

Les discussions se font au cas par cas au niveau de la faisabilité du plan d’action. Une exploitation agricole est un paquebot. Pour diminuer le niveau des nitrates dans le sol, il faut du temps et un travail serein. Et le contexte (la France condamnée sur les zones vulnérables, la nouvelle Politique agricole commune…) n’est pas porteur de calme sur la profession agricole.

Êtes-vous inquiet ? 

La question est surtout : est-ce que la vitesse de mise en place des actions permettra de tout faire avant que le couperet ne tombe ? 


Source ©  Nora Guting / L'yonne.fr


« Nous avons déposé plainte au mois de juillet contre la société Dow Agrosciences, un des leaders mondiaux de produits phytosanitaires, afin que soient établies les responsabilités dans cet accident industriel et que les effets de cette grave pollution de l’environnement et de la santé de l’homme soit suivis », a déclaré hier Didier Malé, président du Regroupement des organismes de sauvegarde de l’Oise (Roso).

M. Malé a réagi aux informations de la presse, et notamment le Courrier picard qui révélait, le 27 mai dernier, qu’une « erreur d’étiquetage d’un prestataire a amené la société Dow Agrosciences à procéder au rappel d’un lot de produits de désherbage, le Droid, auprès de 49 agriculteurs du Nord Pas-de-Calais et de Picardie. Le principe actif de ce produit de désherbage était surdosé dans le lot rappelé. 

En Picardie, 15 agriculteurs sont concernés : cinq dans la Somme, plus précisément dans le Doullennais et le Vimeu, et dix dans l’Oise. Au total, ils ont dû détruire 600 hectares. » Dont 357 ha dans huit communes de l’Oise, Wacquemoulin, Milly-sur-Thérain, Lihus, Saint-Rémy-en-l’Eau, le Plessier-sur-Bulles, Crèvecœur, Laberliére, Cuvilly, liste dressée par la direction départementale des Territoires.

Entre-temps, Dow Agrosciences a dédommagé tous les agriculteurs. Mais la justice persévère. Les bidons surdosés contenaient des produits dépourvus d’autorisation en France.

Source © Le Courrier picard
Le numéro de Cash Investigation de ce mardi soir sur France 2 enquête avec pugnacité sur l'envers du décor des smartphones, des mineurs africains tués par des éboulements aux villageois de Mongolie décimés par des cancers. 

Il y a plus de téléphones portables dans le monde que de brosses à dents. 

Un jour, l'humain sifflera de la soupe à défaut de mâcher des steaks, mais il aura le dernier joujou technologique en main. Ainsi que la mort de pauvres gens sur la conscience. Ce sont les équipes de Cash Investigation qui révèlent l'horreur. 

Des mineurs congolais enterrés vivants par les éboulements des mines de coltan, au Nord-Kivu, lesquelles fournissent le minerai nécessaire à la fabrication des smartphones. Des villageois de Mongolie décimés par des cancers dus à la pollution provoquée par une entreprise traitant le néodyme, autre matière indispensable aux portables. Des guerres pour contrôler les mines africaines financées, au final, par des mastodontes comme Apple. Mais Nokia, Motorola, Huawei, Wiko sont aussi responsables.  

Elise Lucet interroge Bill Gates, ex-boss et gros actionnaire de Microsoft, auquel appartient Nokia, et dont la fondation vient en aide aux pauvres à travers le monde. Réponse du bienfaiteur : "...", et il s'en va. Modèle de pugnacité, d'ironie noire et d'enquête, Cash Investigation s'impose encore une fois comme la meilleure émission du PAF. 

Source © lexpress.fr

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La Russie vient encore une fois de bloquer un projet de création d’aires marines protégées en Antarctique, dans le cadre d’une réunion de la Convention sur la conservation de la faune et de la flore marines de l’Antarctique, un organisme international créé en 1982 responsable de gérer les ressources marines. 

Les États-Unis et la Nouvelle-Zélande proposaient pour une quatrième fois en quatre ans de protéger une aire de 1,25 million de km2 en mer de Ross, une immense baie, côté Pacifique. 

Moscou ne cache pas ses visées sur des zones de pêche de la région, mais aussi sa volonté de mener de l’exploration minière et pétrolière en Antarctique, y compris dans les zones marines.

Source © La voix de la Russie



Jadis émergente, aujourd'hui promue première économie mondiale, la Chine étend désormais son influence jusqu'en Antarctique, où elle a annoncé un projet d'aéroport...

L'Antarctique, le sixième continent, avec ses ressources naturelles prometteuses, attise toutes les ambitions de Pékin. Dernier signe de cette convoitise?: la construction d'un aéroport sur cette zone, pourtant la plus hostile du globe. 

Annoncé en début de semaine par voie de presse, ce projet sera situé près de la base de recherche Zhongshan (du nom chinois de Sun Ya-tsen, père fondateur de la Chine moderne), sur Larsemann Hills, à 4?900 km au sud-ouest de l'Australie.

Officiellement, les motivations sont scientifiques... Mais l'État chinois, dont le développement est dit « pacifique », ne trompe aujourd'hui personne?: « Les raisons scientifiques sont les premières qui sont avancées... mais aussi les moins importantes », affirme Mikå Mered, PDG de Polarisk, premier cabinet de conseil de gestion des risques sur les régions polaires.

Source © Ouest France

Fort de son succès, le chardonneret est une espèce grandement menacée de disparition en Algérie. Les contrées de la wilaya de Béjaïa, particulièrement les prairies de la vallée de la Soummam, où le passereau au beau plumage abondait jadis, ne comptent plus que de rares spécimens. 

Son chant exceptionnel de près de 10 strophes y est devenu pratiquement inaudible. Le braconnage est passé par là. Le filon a fait bien des émules et des dégâts incommensurables. L’oiseau a été «arraché» à son biotope naturel pour être confiné dans des cages, accrochées aux devantures des échoppes, des ateliers d’artisanats et autres garages de mécanique. 

«Les plus beaux spécimens sont proposés à plus de 15 mille dinars. C’est le mâle qui est le plus convoité. Il est reconnaissable à de petites taches rouges derrière les yeux», affirme un oiseleur d’Akbou, soulignant que les techniques de capture utilisées sont de plus en plus affutées et pernicieuses pour l’espèce. 

«Il faut rappeler aussi que plus de la moitié des oiseaux emmaillotés dans les filets ne survivent pas au stress généré par leur transport d’une localité à une autre», déplore-t-il. 

Un ornithologue de Seddouk explique que ce commerce juteux n’est pas prêt de s’essouffler, en raison du vif attrait qu’ont les gens pour le chardonneret. «La demande sur le marché ira crescendo et les cours avec, puisque cet oiseau se reproduit difficilement en cage, sauf avec le canari», suppute-t-il. 

Un écologiste de la région de Tazmalt estime de son côté que le braconnage n’est pas le seul facteur responsable du déclin drastique de la densité des populations de chardonnerets. Il pointe du doigt d’autres fléaux. «L’urbanisation galopante, les changements climatiques, la pollution de l’environnement et la dégradation de l’habitat naturel de ces oiseaux y concourent de manière significative», analyse-t-il. 

A défaut de miracle, peut-on envisager des solutions pour sauver l’espèce ? D’aucuns répondent par l’affirmative, en commençant par réglementer la capture et créer des conditions pour des accouplements en volière. 

La reproduction en captivité, pense-t-on, est un moyen sûr et efficace de diminuer la pression sur les populations sauvages. «Il y a des éleveurs très doués, qui ont réussi une reproduction jusqu’à la 3e génération. Il faut les encourager et les accompagner», préconise-t-on.

Source © depeche de kabylie
Le Modef (1) lance un cri d'alerte contre « la concentration verticale et horizontale, du champ à l'assiette » de l'agriculture, dans un communiqué du lundi 3 novembre 2014.

Dans le contexte de l'année internationale de l'agriculture familiale, le syndicat dénonce les évènements actuels de la « guerre économique dans laquelle les paysans sont de la chair à canon ».

Il remet notamment en cause des projets de la distribution tels que le rapprochement des centrales d'achat entre Système U/Auchan et Casino/Intermarché, mais également des projets agricoles et coopératifs comme la ferme des 1.000 vaches, les 250.000 poules pondeuses ou encore le lancement de « Coop de France Agroalimentaire ».

Le syndicat indique que « le monde paysan est en train de se transformer en travailleurs à la tâche pour le compte de quelques grands groupes ». Il épingle au passage le « syndicalisme agricole affilié au Medef » qui collabore avec ces grands groupes.

(1) Confédération syndicale agricole des exploitants familiaux.

Source © la france agricole


Après le passage du puissant typhon Vongfong à la mi-octobre, qui a fait deux morts et une centaine de blessés, le Japon s'apprête à subir un nouveau typhon aussi puissant, Nuri.

Il sera le vingtième phénomène cyclonique de la saison dans cette partie du Sud-Est asiatique.

Nuri, de catégorie 5 selon l'échelle de Saffir-Simpson qui en comporte cinq, s'est renforcé depuis les Philippines le 31 octobre, passant au-dessus des eaux chaudes du Pacifique. Il s'agirait déjà du typhon le plus puissant de l'année dans la zone.

Fortes pluies et vents virulents sur Tokyo

Tokyo, la capitale nippone, pourrait voir passer Nuri dans la nuit de mercredi à jeudi, avec une nette baisse d'intensité - catégorie 1 à 2 -, ce qui pourrait toujours provoquer de fortes pluies et des vents particulièrement virulents. La trajectoire de Nuri devrait pourtant épargner les terres habitées.

En moyenne, 25 tempêtes tropicales se développent annuellement sur ce bassin, dont 16 atteignent le stade de typhon.

Source © francetv info



Une secousse tellurique a été enregistrée hier soir à l’est de Tétouan, a annoncé l’Institut national de géophysique relevant du Centre national pour la recherche scientifique et technique.

D’une magnitude de 4,6 degrés sur l’échelle de Richter, cette secousse est survenue à 18h32, heure marocaine, à 75 kilomètres à l’est de la ville de Tétouan, en pleine mer Méditerranée.

Le séisme a été ressenti dans le sud de l’Espagne. A Malaga, plusieurs personnes paniquées se sont empressées d’appeler le 112, le service de secours.

La veille, la région d’Almeria avait également connu un tremblement de terre d’une magnitude de 3,8 degrés sur l’échelle de Richter.

Source : © Bladi.net 

lundi 3 novembre 2014
L'Europe abrite 421 millions d'oiseaux de moins qu'il y a 30 ans et la gestion actuelle de l'environnement apparaît incapable d'enrayer l'hécatombe de nombreuses espèces récemment encore communes, révèle une étude publiée lundi par le journal scientifique Ecology Letters.

Cette disparition alarmante de la faune ornithologique européenne est liée aux méthodes modernes d'agriculture et à la disparition de l'habitat.

 "C'est un avertissement qui vaut pour toute la faune européenne. La manière dont nous gérons l'environnement est insoutenable pour nos espèces les plus communes", explique Richard Gregory, de la Société royale pour la protection des oiseaux, qui a co-dirigé l'étude. 

Un déclin allant jusqu'à 90% a été enregistré chez des espèces aussi communes que la perdrix grise, l'alouette des champs, le moineau et l'étourneau. 

Parallèlement, certains espèces rares d'oiseaux ont vu pendant la même période leurs effectifs s'améliorer grâce à des mesures de conservation, selon l'étude. 

Les scientifiques, qui recommandent l'application rapide de nouveaux schémas agricoles et la mise en place de zones vertes en milieu urbain, ont analysé les données sur 144 espèces d'oiseaux de 25 pays européens, collectées en général par des observateurs bénévoles.

Source © Belga





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La météo a atteint des sommets en ce mois d'octobre 2014. Dans le sud de la France, les températures sont de 8°C à 12°C supérieurs aux normales de saison.

Des records de températures ont été observés dans plusieurs villes françaises en cette journée du 31 octobre.

Ce mois d'octobre 2014 s'inscrit parmi les quatre mois d'octobre les plus chauds depuis ces 100 dernières années, avec un excédent de température de 2,5°C.

Même en prenant en compte les fortes pluies autour de la Méditerranée la première quinzaine d'octobre, il y a eu un excédent d'ensoleillement de plus de 20%.

Ce temps exceptionnel touche à sa fin. A partir de lundi, les habitudes climatiques de la saison vont revenir. Des précipitations sont en perspectives autour de la Méditerranée.

Source © Francetv info








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Après un hiver très sec, les nappes phréatiques sont au plus bas au Liban. Faute d’une quantité suffisante d’eau distribuée par l’État, les Libanais creusent leurs propres puits.

Selon l’ONU, les réserves en eau douce de la région devraient diminuer de 50 % d’ici à 2050.

« L’hiver dernier, il n’a pas plu une goutte sur le Liban. Si bien que depuis février, je fais remplir ma cuve d’eau au moins une fois par semaine, déplore Gloria, une Beyrouthine obligée d’avoir recours aux compagnies privées. L’État ne distribue de l’eau que trop rarement. Nous sommes cinq à la maison, comment faire autrement ? »

Depuis le printemps, les rues de la capitale libanaise sont le théâtre de l’étrange ballet de camions-citernes. Une cuve de mille litres (qui dure quelques jours) revient à 10,30 €, alors que la facture annuelle du réseau public s’élève à 150 €.

LA NAPPE PHRÉATIQUE DU LIBAN, UN TRÉSOR PILLÉ QUOTIDIENNEMENT

Depuis les Ottomans, le Liban a la réputation d’être le château d’eau du Proche-Orient. Une réputation justifiée, mais qui pourrait bientôt faire partie du passé. Selon la FAO (Organisation de l’ONU pour l’alimentation et l’agriculture), les réserves en eau douce de la région devraient diminuer de 50 % d’ici à 2050.

Le phénomène n’est pas nouveau et ne fait que s’accélérer depuis 1990. Selon le CNRS libanais, les précipitations ont chuté de 16 % depuis 1960, tandis que le débit des rivières libanaises a été divisé par deux sur la même période.

L’hiver 2013 a donc été très sec. « Je suis inquiet car en météo, il est très rare qu’une année anormalement sèche soit suivie d’une année abondante, explique Roland Riachi, chercheur et professeur d’écologie politique de l’eau à la faculté d’agronomie de l’Université américaine de Beyrouth. Habituellement, nous observons des cycles de trois à cinq ans. La nappe phréatique du pays – notre trésor – ne s’est pas rechargée, et sa surexploitation est hallucinante. »

80 % DES PUITS DE PARTICULIERS SONT ILLÉGAUX

Selon Roland Riachi, 500 millions de mètres cubes d’eau alimentent la nappe phréatique annuellement alors que le Liban en consomme 750 millions.

« Personne ne semble s’intéresser à ce problème vital, regrette le chercheur. Et ce n’est pas le seul. Aujourd’hui, environ 80 % des postes à pourvoir dans la gestion de l’eau (ingénieurs, techniciens…) ne sont pas renouvelés. Sans compter la vétusté du réseau de distribution qui occasionne 50 % de pertes. Au Liban, la gestion de l’eau a été confisquée au profit des petites concessions privées. Ce qui ne peut aboutir à terme qu’à une privatisation du secteur de l’eau. »

Le plus grand symbole de ce phénomène est donc le développement de compagnies privées de distribution, et l’augmentation exponentielle du nombre de puits privés. Il existe 647 puits gérés par l’État, et… 50 000 par des particuliers (dont 80 % sont illégaux).

« NOUS SUREXPLOITONS NOTRE NAPPE POUR SATISFAIRE DES MARCHÉS EXTÉRIEURS »

Au quotidien, cela devient compliqué à la fois pour les particuliers et pour les professionnels, surtout dans le domaine de l’agriculture (60 % de la consommation totale). Dans la plaine de la Bekaa, la situation devient catastrophique.

Sébastien Khoury, vigneron et propriétaire du Domaine de Baal, tire la sonnette d’alarme. « La nappe phréatique a énormément baissé, mais aucune mesure n’a été prise. Au contraire, la seule solution proposée par l’État est de délivrer des licences pour creuser de nouveaux puits – jusqu’à 300 ou 400 m, là où l’on pompait habituellement à 20 m de profondeur – ce qui ne fera que baisser davantage le niveau de la nappe. »

La gestion de l’eau destinée à l’irrigation et le choix des cultures laissent les professionnels également perplexes. « Il faut revoir la politique de subvention des grands propriétaires terriens ainsi que les priorités données par la Banque mondiale aux projets pharaoniques des barrages, souligne Riachi. Ce sont surtout les gros producteurs de fruits qui en profitent alors que ce sont les tout petits propriétaires qui devraient être privilégiés. Dans la réalité, notre eau part dans les pays du Golfe sous forme de fruits et légumes. Le Liban, par exemple, produit trois fois ses besoins en laitue. En cinquante ans, la surface de terres irriguées a triplé (de 40 à 120 000 hectares). Nous surexploitons notre nappe pour satisfaire des marchés extérieurs. À long terme, c’est une question de vie ou de mort. »

Source © La Croix
Les experts sur le climat ont publié à Copenhague une évaluation mondiale dont le message est clair : face à l’ampleur du réchauffement, il faut agir vite pour réduire les émissions de CO2, ce qui est possible sans compromettre la croissance.

« Nous avons peu de temps avant que la possibilité de rester sous les 2 ºC ne disparaisse », a déclaré Rajendra Kumar Pachauri, le président du GIEC (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat), qui a réalisé la plus complète évaluation du changement climatique depuis 2007.

Elle doit servir de base scientifique aux responsables politiques dans les négociations internationales devant aboutir fin 2015 à Paris à un accord global.

Les ministres français des Affaires étrangères Laurent Fabius et de l’Écologie Ségolène Royal ont appelé à « une mobilisation universelle et immédiate » sur le changement climatique, « menace grave pour la biodiversité, la sécurité alimentaire et la santé ».

Pour le secrétaire d’État américain John Kerry, « ceux qui décident d’ignorer ou de contester la science (…) nous mettent tous en danger, ainsi que nos enfants et petits-enfants ».

Ban Ki-moon, le secrétaire général de l’ON s’est élevé contre « le mythe » selon lequel « agir pour le climat sera coûteux » : « Je peux vous dire que ne pas agir coûtera plus, beaucoup plus. »

La communauté internationale s’est fixé comme objectif de maintenir la hausse globale des températures sous le seuil de 2 ºC, afin de limiter les impacts du changement climatique déjà à l’œuvre et dont la vitesse est inédite.

Pour garder le cap des 2 ºC, les émissions mondiales de gaz à effet de serre (CO2, méthane, protoxyde d’azote) doivent être réduites de 40 à 70 % entre 2010 et 2050, et disparaître totalement d’ici 2100, estiment les scientifiques.

Cela implique de se détourner massivement des énergies fossiles, d’améliorer fortement l’efficacité énergétique, de limiter la déforestation, etc, et d’investir pour cela des centaines de milliards de dollars d’ici à 2030.

Les concentrations de gaz à effet de serre dans l’atmosphère ont atteint les niveaux les plus élevés depuis 800 000 ans.

Source © La voix du Nord
vendredi 31 octobre 2014
Le président socialiste du conseil général du Tarn, Thierry Carcenac, a «pris acte de l'impossibilité de poursuivre» le chantier du barrage de Sivens après la mort d'un manifestant, lors d'un discours prononcé vendredi au siège du département à Albi. 

«Le drame intervenu dans la nuit de samedi à dimanche conduit l'assemblée départementale à prendre acte de l'impossibilité de poursuivre toute activité liée au déroulement du chantier sur le site de Sivens», a déclaré Carcenac.

Source © AFP

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Le gaz est une énergie-clé dans la transition énergétique envisagée par le gouvernement.

Le gaz de houille ? Un enjeu d’autant plus important pour le Bruaysis et la région. Rencontre avec Bertrand Péricaud, président de la mission d’enquête régionale sur le sujet, à l’aube de l’exploration par Gazonor du sous-sol divionnais.

Des experts estiment qu’il y aurait douze années de consommation régionale de gaz de houille sous nos pieds. Gazonor, missionnée par EGL, va entreprendre des explorations à Avion et Divion pour connaître exactement le potentiel. Deux puits vont être construits rue Lebacq à Divion au printemps 2015. 

La mission d’enquête régionale a tenté de faire la lumière en toute neutralité sur ce projet, même si certains membres ont été accusés d’y être favorables. Bertrand Péricaud en est le président.


Quelle mission pour la Mission ?

Alors qu’il rappelle qu’aucune mission d’enquête régionale n’a été diligentée en Lorraine, où Gazonor explore aussi le sous-sol à la recherche de gaz de houille, Bertrand Péricaud dépeint l’objectif : « Il fallait examiner ce projet industriel pour être en mesure de dire si c’était faisable et préconiser des mesures d’encadrement. » Pendant des semaines (de novembre 2013 à février 2014), les élus ont écouté des experts, d’autres élus, des dirigeants d’EGL, Gazonor, des collectifs anti exploration et exploitation… Pour se faire une idée. On rappellera que la région ne décide pas du projet, c’est l’État, qui est propriétaire du sous-sol, qui donne le feu vert.

Des intérêts financiers

La France importe 99 % du gaz consommé. Il nous vient de Norvège, des Pays-Bas, de Russie, d’Algérie… En 2011, le ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg, apôtre du « made in France », avait enjoint la Région à regarder de près l’exploration du sous-sol lorrain pour le gaz de houille, afin d’en faire de même dans le Nord – Pas-de-Calais. 

Bertrand Péricaud jette aussi un coup d’œil à Loon-plage près de Dunkerque, où un immense terminal méthanier est en construction. « On investit 1,2 milliard d’euros dans ce port, il y a déjà des contrats gaziers passés pour 10 milliards. » Ce gaz vient notamment de Russie ou d’autres pays où il est exploité sans vraiment faire attention aux normes environnementales. 

Exploiter le gaz de houille dans le bassin minier, ce serait selon ses calculs une économie de 24 milliards d’euros, « car la population de la région consomme environ 2 milliards par an ». Douze ans de consommation, étalées sur 25années d’exploitation. L’autre avantage selon lui, c’est qu’il serait vendu à prix raisonnable aux entreprises du secteur, « qui seraient ainsi fixées sur le territoire. EGL ne veut pas spéculer sur ce gaz, il serait utilisé en circuit court. » À ce stade, ce ne sont encore que des promesses.

Les conclusions

La conclusion de la mission ? « Il n’y a pas de risques incontrôlables », tranche Bertrand Péricaud, qui souhaite néanmoins qu’EGL aille à la rencontre de la population pour expliquer le projet. C’est prévu : en fin d’année, la firme devrait prendre contact avec les habitants, très inquiets. Il faut dire qu’ils ont été peu informés sur le sujet via la voie officielle. Bertrand Péricaud n’exclut pas de faire un partenariat public-privé avec EGL en cas d’exploitation du gaz de houille à Divion et Avion. Pour que la manne financière profite à la Région. Il estime que cinq cents emplois pourraient être créés.

Le maire de Divion Jacky Lemoine affirme sa position : c’est «non»

« J’ai lu les rapports d’enquête, je me suis renseigné… » Et ? C’est non. Le premier édile avoue partager pleinement l’inquiétude de ses administrés quant aux deux puits d’exploration et à la possible exploitation. 

« Je suis allé au colloque à Lens (le 9 octobre) et je n’ai pas été rassuré. » Il y a pourtant entendu l’argumentaire de toutes les parties. Son inquiétude porte sur la faille du Transvaal, qu’il conviendrait de ménager selon lui. Et la possible pollution de la nappe phréatique due aux forages. 

« En Australie, il y a des défauts d’étanchéité des tubes. Pour moi, il y a des risques. Et s’il y a un problème sanitaire, on fait quoi ? Il vaudrait mieux que l’on mette l’argent dans d’autres énergies. » 

La création d’emplois ? « On ne sait même pas combien. On ne va pas prendre de tels risques pour pas grand-chose. »

Le maire de Divion n’a pas encore été contacté par Gazonor pour une campagne de communication. « L a population n’avait pas été prévenue du projet, c’était une énorme erreur. J’ai proposé qu’on fasse un livret avec Gazonor et toutes les parties. » Mais pour l’instant, silence radio.

Début d’exploration mi-2015

« D’un point de vue technique, nous sommes quasiment prêts, explique Julien Moulin, président d’EGL (European Gas Limited, entreprise chargée d’exploiter le sous-sol divionnais et avionnais). Nous attendons, avant de commencer, de bien informer les populations. Nous avions laissé notre partenaire Gazonor s’occuper de cette partie, mais il n’a pas communiqué, pensant que son statut d’acteur local suffisait. »
Pour Julien Moulin, l’idéal serait d’aller à la rencontre des habitants d’Avion et de Divion fin 2014, début 2015. Ce qui permettrait de lancer l’exploration dans la première partie de 2015. « Nous ne voulons pas précipiter les choses mais bien expliquer ce que nous allons faire (deux forages d’un diamètre de 20 cm2 à Divion). En Lorraine, nous avons travaillé en amont avec les associations, les populations, les élus et nous n’avons eu aucune opposition. Dans la région, nous allons venir avec encore plus d’éléments concrets. »

Une part reversée aux communes ?

Julien Moulin estime qu’il serait « stupide de ne pas utiliser les connaissances fournies par les Houillères et l’héritage des mines pour produire une énergie propre. Nous allons creuser un maximum de 20 à 30 puits dans la région, c’est microscopique ». EGL qui voudrait contractualiser avec des collectivités ou des industries locales pour fournir le gaz, entend aussi reverser une part aux communes. « C’est à définir mais ce pourrait être 1 ou 2 % des recettes. »

Dialoguer, ou pas

Dans ce dossier, la communication est pour le moins difficile. Entre les pour et les contre, bien sûr, mais entre les entreprises et la population aussi. Le patron d’EGL Julien Moulin a martelé qu’avant de commencer les travaux, Gazonor (qui a les droits d’exploration) allait entamer un dialogue avec elle. Dans quelques mois, les foreuses se mettront en branle… et toujours pas de signe.

La population se tourne donc vers le maire pour en savoir un peu plus. Lui-même n’a pas de nouvelles. Les associations, non plus, ne sont au courant de rien. Fervent opposant au projet, Louis Sailly, de Gaz Houille 62, n’a aucune information sur l’avancement du projet et ne peut pas être en mesure de répondre aux interrogations des Divionnais qui le sollicitent. Selon lui, « les habitants sont à 80 % contre le projet ». Invérifiable. 

Néanmoins, si on croit ce chiffre, Gazonor aurait tout intérêt à sortir de son mutisme.

Source © Sarah Binet / la voix du nord


Divion: une réunion publique houleuse sur le... par lavoixdunord

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