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jeudi 4 décembre 2014
Coupures d‘électricité pendant plusieurs jours, paralysie partielle dans les transports : de fortes gelées ont entraîné de nombreuses perturbations en Serbie, en Autriche et en République Tchèque.
A Majdanpek dans l’est de la Serbie, les salariés de la compagnie de distribution électrique EMS “ont risqué leur vie pour réparer” les dommages causés sur le réseau électrique, a indiqué l’entreprise ce mercredi.
La ville de 5 000 habitants était privée d‘électricité depuis lundi soir. Le courant a été rétabli ce mercredi.
En Basse-Autriche, les gelées ont provoqué la fermeture de beaucoup de routes. Des écoles ont également fermé. Des habitants se sont retrouvés aussi sans électricité. À cause du gel, les arbres ont donné du fil à retordre aux pompiers. “Nos équipes ont coupé trois arbres et tout autour les autres arbres sont tombés en explosant comme des grenades”, a expliqué en substance un porte-parole des pompiers.
En République Tchèque, des médias locaux annonçaient ce mercredi soir un retour à la normale du trafic ferroviaire. Quelque 100 000 voyageurs avaient été touchés depuis lundi soir par d’importantes perturbations, les trains ayant été immobilisés sur les voies à cause du givre sur les caténaires. Les tramways étaient également restés à l’arrêt à Prague.
Sourceeuronews
A Majdanpek dans l’est de la Serbie, les salariés de la compagnie de distribution électrique EMS “ont risqué leur vie pour réparer” les dommages causés sur le réseau électrique, a indiqué l’entreprise ce mercredi.
La ville de 5 000 habitants était privée d‘électricité depuis lundi soir. Le courant a été rétabli ce mercredi.
En Basse-Autriche, les gelées ont provoqué la fermeture de beaucoup de routes. Des écoles ont également fermé. Des habitants se sont retrouvés aussi sans électricité. À cause du gel, les arbres ont donné du fil à retordre aux pompiers. “Nos équipes ont coupé trois arbres et tout autour les autres arbres sont tombés en explosant comme des grenades”, a expliqué en substance un porte-parole des pompiers.
En République Tchèque, des médias locaux annonçaient ce mercredi soir un retour à la normale du trafic ferroviaire. Quelque 100 000 voyageurs avaient été touchés depuis lundi soir par d’importantes perturbations, les trains ayant été immobilisés sur les voies à cause du givre sur les caténaires. Les tramways étaient également restés à l’arrêt à Prague.
Sourceeuronews
mercredi 3 décembre 2014
Le vétérinaire Olivier Nsengimana s'est lancé dans une entreprise d'ampleur : sauver de l'extinction l'oiseau aux plumes dorées, symbole de prospérité au Rwanda mais dont la population a diminué de 80%.
Elle a fière allure, la grue royale. Son panache de plumes dorées, comme la poche rouge vif ornant son cou, en font un oiseau identifiable au premier regard. Mais le plumage est trompeur car l'animal est engagé dans une voie qui n'a rien, justement, de royale. L'oiseau, rencontré en Afrique australe et orientale, voit sa population chuter de façon dramatique. "Du Botswana à la Tanzanie, en passant par le Rwanda ou le Kenya, le nombre d'individus a baissé de 50% sur les trente dernières années", confirme Jean-Marc Pons, Maître de Conférences au Muséum national d'Histoire naturelle.
Des oiseaux utilisés comme "ornements" dans les jardins de certains hôtels
D'où viendra le salut pour cette espèce, officiellement classée "en danger" par l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) ? De l'action concrète sur le terrain, répond un Africain de 30 ans : le vétérinaire Olivier Nsengimana s'est lancé dans une opération de sauvetage de la grue royale pour laquelle il est parvenu à mobiliser jusqu'au gouvernement de son pays, le Rwanda, où la situation de la grue royale est encore plus précaire. Il n'y resterait plus qu'entre 300 et 500 oiseaux, établis principalement dans le marais de Rugezi, une zone protégée dans le nord. Soit une population en chute de 80% sur 45 ans.
"Vingt ans après le génocide (en 1994, NDLR), mon pays continue à se reconstruire, explique Olivier Nsengimana à Sciences et Avenir. Et mon gouvernement n'a pas beaucoup d'argent. Mais il a compris l'intérêt de mon projet et a payé des campagnes de sensibilisation de la population".
Ainsi, en septembre 2014, presse, radio et télé nationales ont fait la part belle à la grue royale. Objectif : encourager les personnes en possession de ces animaux à se faire connaître, afin que l'équipe d'Olivier Nsengimana puisse récupérer les oiseaux captifs. Il faut savoir que nombre de ces beaux oiseaux sont utilisés comme "ornements" dans les jardins de certains hôtels ou de riches propriétés...
Les braconniers leur coupent les plumes ou leur cassent les ailes pour empêcher qu'ils ne s'envolent", déplore le vétérinaire.
Impossible de sauver la grue sans préserver son habitat
Olivier Nsengimana s'est déjà lancé dans la constitution d'une base de données nationales sur les grues récupérées à leurs "propriétaires". Un centre de réintroduction et d'élevage en captivité devrait prochainement être établi dans le parc national d'Akagera, au nord-est du Rwanda. C'est là que les oiseaux, trouveront refuge avant d'être définitivement relâchés dans la nature.
Pour cette initiative, le vétérinaire rwandais vient de recevoir le prix Rolex à l'esprit d'entreprise d'une valeur de 50.000 francs suisses (comme Arthur Zang, inventeur du Cardio Pad). Un financement bienvenu, pour embrayer peut-être sur une "phase 2" du sauvetage de la grue. Qui passera forcément par la protection de son habitat naturel.
"Ce sont des oiseaux qui ont besoin de végétations hautes pour se reproduire et cacher leurs nids. Ils apprécient aussi les zones humides, où ils trouvent leur nourriture. Or l'agriculture et la pression démographique ont profondément bouleversé ces écosystèmes" explique Jean-Marc Pons. Le sauvetage de la grue royale passe par celui de son palais végétal...
La grue royale n'est pas un animal migrateur. "Ses mouvements sont erratiques, confirme Jean-Marc Pons. Ils varient par exemple en fonction des régimes des pluies, où pour retrouver de la nourriture quand elle vient à manquer dans le lieu où l'oiseau se trouve". L'animal ne quitte donc pas les pays d'Afrique australe d'où il est originaire. Dans les régions centrales et occidentales du continent, vit une autre espèce, la grue couronnée (leur aire de distribution ne se recoupe pas) dont il est très proche.
Source © Olivier Lascar / sciences et avenir
Elle a fière allure, la grue royale. Son panache de plumes dorées, comme la poche rouge vif ornant son cou, en font un oiseau identifiable au premier regard. Mais le plumage est trompeur car l'animal est engagé dans une voie qui n'a rien, justement, de royale. L'oiseau, rencontré en Afrique australe et orientale, voit sa population chuter de façon dramatique. "Du Botswana à la Tanzanie, en passant par le Rwanda ou le Kenya, le nombre d'individus a baissé de 50% sur les trente dernières années", confirme Jean-Marc Pons, Maître de Conférences au Muséum national d'Histoire naturelle.
Des oiseaux utilisés comme "ornements" dans les jardins de certains hôtels
D'où viendra le salut pour cette espèce, officiellement classée "en danger" par l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) ? De l'action concrète sur le terrain, répond un Africain de 30 ans : le vétérinaire Olivier Nsengimana s'est lancé dans une opération de sauvetage de la grue royale pour laquelle il est parvenu à mobiliser jusqu'au gouvernement de son pays, le Rwanda, où la situation de la grue royale est encore plus précaire. Il n'y resterait plus qu'entre 300 et 500 oiseaux, établis principalement dans le marais de Rugezi, une zone protégée dans le nord. Soit une population en chute de 80% sur 45 ans.
"Vingt ans après le génocide (en 1994, NDLR), mon pays continue à se reconstruire, explique Olivier Nsengimana à Sciences et Avenir. Et mon gouvernement n'a pas beaucoup d'argent. Mais il a compris l'intérêt de mon projet et a payé des campagnes de sensibilisation de la population".
Ainsi, en septembre 2014, presse, radio et télé nationales ont fait la part belle à la grue royale. Objectif : encourager les personnes en possession de ces animaux à se faire connaître, afin que l'équipe d'Olivier Nsengimana puisse récupérer les oiseaux captifs. Il faut savoir que nombre de ces beaux oiseaux sont utilisés comme "ornements" dans les jardins de certains hôtels ou de riches propriétés...
Les braconniers leur coupent les plumes ou leur cassent les ailes pour empêcher qu'ils ne s'envolent", déplore le vétérinaire.
Impossible de sauver la grue sans préserver son habitat
Olivier Nsengimana s'est déjà lancé dans la constitution d'une base de données nationales sur les grues récupérées à leurs "propriétaires". Un centre de réintroduction et d'élevage en captivité devrait prochainement être établi dans le parc national d'Akagera, au nord-est du Rwanda. C'est là que les oiseaux, trouveront refuge avant d'être définitivement relâchés dans la nature.
Pour cette initiative, le vétérinaire rwandais vient de recevoir le prix Rolex à l'esprit d'entreprise d'une valeur de 50.000 francs suisses (comme Arthur Zang, inventeur du Cardio Pad). Un financement bienvenu, pour embrayer peut-être sur une "phase 2" du sauvetage de la grue. Qui passera forcément par la protection de son habitat naturel.
"Ce sont des oiseaux qui ont besoin de végétations hautes pour se reproduire et cacher leurs nids. Ils apprécient aussi les zones humides, où ils trouvent leur nourriture. Or l'agriculture et la pression démographique ont profondément bouleversé ces écosystèmes" explique Jean-Marc Pons. Le sauvetage de la grue royale passe par celui de son palais végétal...
La grue royale n'est pas un animal migrateur. "Ses mouvements sont erratiques, confirme Jean-Marc Pons. Ils varient par exemple en fonction des régimes des pluies, où pour retrouver de la nourriture quand elle vient à manquer dans le lieu où l'oiseau se trouve". L'animal ne quitte donc pas les pays d'Afrique australe d'où il est originaire. Dans les régions centrales et occidentales du continent, vit une autre espèce, la grue couronnée (leur aire de distribution ne se recoupe pas) dont il est très proche.
Source © Olivier Lascar / sciences et avenir
Philippines: Au moins 56 provinces du sud de l'ile de Luzon, de Visayas et de Mindanao sont alerte alors que le typhon Hagupit s'approche du pays.
Sur les 56 provinces, 44 sont en niveau d'alerte C, et peuvent s'attendre à de lourds dommages sur les habitations et l'agriculture.
Le gouvernement philippin a commencé à envoyer mercredi de la nourriture et des fournitures médicales aux provinces centrales qui se trouvent potentiellement sur le chemin du typhon Hagupit qui vient d'être classé en catégorie 3 et qui va traverser la région prochainement.
La dévastation provoquée par le Super typhon Haiyan en fin de l'année dernière à traumatiser toute la région.
Les habitants des villages côtiers ont été appelé à se déplacer vers des zones d'évacuation désignés par le gouvernement alors que le typhon Hagupit est attendu dans les prochains jours. La province de Eastern Samar et le centre des Philippines risque d'étre durement touchés par les vents allant jusqu'à 140 / 170 kph
Le typhon Hagupit est actuellement au-dessus des îles Palau et devrait prendre des forces avant de frapper l'est des Philippines samedi. Le "Tropical Storm Risk" prévoit que le typhon Hagupit se renforce et passe en catégorie 4 dans les 36 heures.
"Nous allons procéder à des évacuation forcée», a déclaré Jerry Yaokasin, vice-maire de Tacloban City dans le centre des Philippines."Nous n'avons plus aucune excuse, des vies sont en jeux"," at-il dit, se référant au typhon Haiyan qui a provoqué la mort 7000 personnes en Novembre de l'année dernière.
Alors que Hagupit semble plus faible qu' Haiyan, les vents de ce nouveau typhon risquent de provoquer des vagues de trois à quatre mètres de haut et de faire de nombreux dégâts sur les habitations ont indiqué des responsables du Bureau météorologique de l'État, ajoutant qu'il y avait 75 pour cent de probabilité que le typhon frappe terre.
© Nature Alerte
Sur les 56 provinces, 44 sont en niveau d'alerte C, et peuvent s'attendre à de lourds dommages sur les habitations et l'agriculture.
Le gouvernement philippin a commencé à envoyer mercredi de la nourriture et des fournitures médicales aux provinces centrales qui se trouvent potentiellement sur le chemin du typhon Hagupit qui vient d'être classé en catégorie 3 et qui va traverser la région prochainement.
La dévastation provoquée par le Super typhon Haiyan en fin de l'année dernière à traumatiser toute la région.
Les habitants des villages côtiers ont été appelé à se déplacer vers des zones d'évacuation désignés par le gouvernement alors que le typhon Hagupit est attendu dans les prochains jours. La province de Eastern Samar et le centre des Philippines risque d'étre durement touchés par les vents allant jusqu'à 140 / 170 kph
Le typhon Hagupit est actuellement au-dessus des îles Palau et devrait prendre des forces avant de frapper l'est des Philippines samedi. Le "Tropical Storm Risk" prévoit que le typhon Hagupit se renforce et passe en catégorie 4 dans les 36 heures.
"Nous allons procéder à des évacuation forcée», a déclaré Jerry Yaokasin, vice-maire de Tacloban City dans le centre des Philippines."Nous n'avons plus aucune excuse, des vies sont en jeux"," at-il dit, se référant au typhon Haiyan qui a provoqué la mort 7000 personnes en Novembre de l'année dernière.
Alors que Hagupit semble plus faible qu' Haiyan, les vents de ce nouveau typhon risquent de provoquer des vagues de trois à quatre mètres de haut et de faire de nombreux dégâts sur les habitations ont indiqué des responsables du Bureau météorologique de l'État, ajoutant qu'il y avait 75 pour cent de probabilité que le typhon frappe terre.
© Nature Alerte
La fonte des glaciers dans la région de l'Antarctique où elle est la plus forte a vu son rythme tripler lors de la dernière décennie, montre mardi une étude menée sur les 21 dernières années.
Les glaciers dans l'échancrure de la mer d'Amundsen, dans l'ouest de l'Antarctique, perdent de la glace plus rapidement que partout ailleurs sur le continent et sont les plus grands contributeurs à la montée du niveau des océans, rappellent ces chercheurs de l'Université de Californie à Irvin et au Jet Propulsion Laboratory de la Nasa.
Deux recherches publiées en mai dernier concluaient que la fonte des grands glaciers de l'ouest de l'Antarctique, qui contiennent assez d'eau pour faire monter les océans d'au moins un mètre, s'accélère sous l'effet du réchauffement et paraît irréversible.
Cette dernière étude est la première à évaluer et à réconcilier les observations faites à partir de quatre techniques de mesure de la fonte de ces glaciers et permet de produire une estimation du volume et du rythme de perte de glace sur deux décennies, expliquent ces scientifiques dont les travaux paraîtront dans la revue Geophysical Research Letters datée du 5 décembre.
La perte de masse de ces glaciers s'accélère à un rythme surprenant, souligne Isabella Velicogna, une scientifique de l'Université de Californie à Irvin (UCI) et au JPL, co-auteur de la recherche.
Des études précédentes suggéraient que cette région de l'ouest de l'Antarctique change très rapidement depuis les années 1990 et nous avons voulu voir comment les différentes techniques mesuraient ce changement, ajoute Tyler Sutterley, de l'UCI, le principal auteur.
Le fait que les quatre techniques produisent les mêmes résultats conforte notre confiance dans l'exactitude des mesures, souligne-t-il.
Il s'agit de mesures effectuées par des satellites et des radars de la Nasa et de l'ESA, l'agence spatiale européenne, ainsi qu'avec le modèle de climat atmosphérique de l'Université d'Utrecht aux Pays-Bas.
Le volume total de glace perdu depuis 1992 a été en moyenne de 83 milliards de tonnes par an. En comparaison, les glaciers de l'Antarctique ont fondu de l'équivalent d'un mont Everest tous les deux ans depuis les 21 dernières années. L'Everest pèse 161 milliards de tonnes.
Le rythme de la perte de ces glaces s'est aussi accéléré en moyenne de 6,1 milliards de tonnes chaque année depuis 1992. Et de 2003 à 2009, quand les quatre techniques ont été utilisées simultanément, le rythme de fonte des glaciers s'est accru de 16,3 milliards de tonnes annuellement, soit près d'un triplement comparativement à l'ensemble de la période de 21 ans.
Les résultats de cette dernière recherche sont publiés au moment où viennent de débuter à Lima, au Pérou, deux semaines de négociations internationales sur le climat jugées déterminantes pour conclure un accord multilatéral de lutte contre le réchauffement fin 2015 à Paris.
Les gaz à effet de serre, dont surtout le dioxyde de carbone (CO2), ont augmenté de 45% depuis 1990 ce qui pourrait faire de 2014 l'année la plus chaude sur le globe depuis le début des relevés de température en 1880.
Source ©AFP
Les glaciers dans l'échancrure de la mer d'Amundsen, dans l'ouest de l'Antarctique, perdent de la glace plus rapidement que partout ailleurs sur le continent et sont les plus grands contributeurs à la montée du niveau des océans, rappellent ces chercheurs de l'Université de Californie à Irvin et au Jet Propulsion Laboratory de la Nasa.
Deux recherches publiées en mai dernier concluaient que la fonte des grands glaciers de l'ouest de l'Antarctique, qui contiennent assez d'eau pour faire monter les océans d'au moins un mètre, s'accélère sous l'effet du réchauffement et paraît irréversible.
Cette dernière étude est la première à évaluer et à réconcilier les observations faites à partir de quatre techniques de mesure de la fonte de ces glaciers et permet de produire une estimation du volume et du rythme de perte de glace sur deux décennies, expliquent ces scientifiques dont les travaux paraîtront dans la revue Geophysical Research Letters datée du 5 décembre.
La perte de masse de ces glaciers s'accélère à un rythme surprenant, souligne Isabella Velicogna, une scientifique de l'Université de Californie à Irvin (UCI) et au JPL, co-auteur de la recherche.
Des études précédentes suggéraient que cette région de l'ouest de l'Antarctique change très rapidement depuis les années 1990 et nous avons voulu voir comment les différentes techniques mesuraient ce changement, ajoute Tyler Sutterley, de l'UCI, le principal auteur.
Le fait que les quatre techniques produisent les mêmes résultats conforte notre confiance dans l'exactitude des mesures, souligne-t-il.
Il s'agit de mesures effectuées par des satellites et des radars de la Nasa et de l'ESA, l'agence spatiale européenne, ainsi qu'avec le modèle de climat atmosphérique de l'Université d'Utrecht aux Pays-Bas.
Le volume total de glace perdu depuis 1992 a été en moyenne de 83 milliards de tonnes par an. En comparaison, les glaciers de l'Antarctique ont fondu de l'équivalent d'un mont Everest tous les deux ans depuis les 21 dernières années. L'Everest pèse 161 milliards de tonnes.
Le rythme de la perte de ces glaces s'est aussi accéléré en moyenne de 6,1 milliards de tonnes chaque année depuis 1992. Et de 2003 à 2009, quand les quatre techniques ont été utilisées simultanément, le rythme de fonte des glaciers s'est accru de 16,3 milliards de tonnes annuellement, soit près d'un triplement comparativement à l'ensemble de la période de 21 ans.
Les résultats de cette dernière recherche sont publiés au moment où viennent de débuter à Lima, au Pérou, deux semaines de négociations internationales sur le climat jugées déterminantes pour conclure un accord multilatéral de lutte contre le réchauffement fin 2015 à Paris.
Les gaz à effet de serre, dont surtout le dioxyde de carbone (CO2), ont augmenté de 45% depuis 1990 ce qui pourrait faire de 2014 l'année la plus chaude sur le globe depuis le début des relevés de température en 1880.
Source ©AFP
"Malheureusement on ne peut pas faire grand-chose, beaucoup de glaciers vont disparaître", constate amèrement Bolivar Caceres, expert équatorien qui observe depuis une quinzaine d'années la fonte rapide des glaciers andins sous l'effet du réchauffement climatique.
Cette question préoccupante est au coeur des négociations internationales qui ont démarré lundi à Lima, quelque 190 délégations du monde entier devant poser, d'ici deux semaines, les jalons d'un accord pour limiter la hausse globale de la température.
A des milliers de kilomètres de là, le volcan Antisana, qui culmine à 5.700 mètres, au sud-est de Quito, est le lieu des recherches menées par Bolivar Caceres, un des pionniers dans ce domaine en Equateur. Expert pour l'Institut national de météorologie et hydrologie (Inamhi), il grimpe régulièrement depuis 16 ans sur ce volcan éteint dont le sommet est recouvert de neige. Mais pour récolter des données de cette neige, il doit à chaque fois monter plus haut. "C'est impressionnant comment, en seulement quelques années, la superficie glacée a diminué", s'inquiète-t-il.
A 600 mètres du sommet d'Antisana, la neige commence déjà à se transformer en eau. Plus bas, les bruits des ruisseaux se mêlent à celui du vent. Si l'Equateur compte sept volcans enneigés, au total c'est une superficie d'environ 1.700 kilomètres carrés, sur la cordillère des Andes, qui est parsemée de glaciers, répartis également sur la Bolivie, la Colombie et le Pérou.
A la fin des années 1980, l'Equateur comptait 92 kilomètres carrés de superficie glacée. En 2010, seulement 42 kilomètres carrés, et cette année cela devrait encore baisser à 38, selon Bolivar Caceres, soit une perte de 30 à 50%.
Les "sentinelles" du réchauffement global
Les scientifiques expliquent ce phénomène par les changements de cycles dans la nature, mais de plus en plus une autre explication est avancée: le réchauffement climatique provoqué par l'activité humaine, particulièrement les émissions de dioxyde de carbone par l'industrie. Depuis le début du 20e siècle, la température a déjà augmenté de 0,8 degré, affectant les glaciers, considérés par la communauté scientifique comme de véritables "sentinelles" du réchauffement global.
"Le pire survient au niveau des pôles, mais dans les montagnes tropicales l'impact est très fort" également, indique Olivier Dangles, directeur pour l'Equateur de l'Institut français de recherche pour le développement (IRD). En Bolivie, les neiges éternelles du Chacaltaya, près de La Paz, ont disparu en 2010. Le massif haut de 5.400 mètres se vantait d'héberger la piste de ski la plus élevée au monde.
Fonte de 40% de la surface des glaciers péruviens
Au Pérou, où se trouvent 71% des glaciers tropicaux andins, certains d'entre eux, comme le Pastoruri, sont en voie de disparition, avec une conséquence potentiellement dangereuse: la formation de plus de 1.000 lagunes qui pourraient déborder, en raison de l'activité sismique de la zone. Cette fonte a même perturbé des rites indigènes, comme celui de Qoyllur Rit'i, une festivité qui implique de récolter de la glace. Selon une récente étude de l'Autorité nationale de l'eau (ANA), le réchauffement climatique a provoqué la fonte de 40% de la surface des glaciers péruviens au cours des 44 dernières années.
Et la situation n'est guère meilleure en Colombie, où une étude de 2013 avait montré qu'il ne restait plus que 16% des glaciers recensés en 1850. En fondant, les glaciers n'augmentent pas seulement le niveau de la mer - de 24 centimètres selon une étude de 2011 soutenue par l'IRD - , ils affectent aussi la disponibilité en eau douce, ainsi que le flux et la composition des rivières.
"Un glacier est vu seulement comme un château d'eau, mais nous les écologistes, nous savons que dans les rivières que forment ces châteaux, il y a des espèces qui remplissent une fonction importante", explique Olivier Dangles. Beaucoup moins impressionnantes que les ours polaires, eux aussi menacés par le réchauffement, différentes espèces de mouches et des grenouilles souffrent de la fonte des glaciers. "Quand un glacier fond, c'est comme si un peintre, dans ce cas la nature, perdait une couleur dans sa palette. Chaque couleur équivaut à un écosystème unique", assure le représentant de l'IRD.
Source © Reuters
...et déjà en 2010...
Cette question préoccupante est au coeur des négociations internationales qui ont démarré lundi à Lima, quelque 190 délégations du monde entier devant poser, d'ici deux semaines, les jalons d'un accord pour limiter la hausse globale de la température.
A des milliers de kilomètres de là, le volcan Antisana, qui culmine à 5.700 mètres, au sud-est de Quito, est le lieu des recherches menées par Bolivar Caceres, un des pionniers dans ce domaine en Equateur. Expert pour l'Institut national de météorologie et hydrologie (Inamhi), il grimpe régulièrement depuis 16 ans sur ce volcan éteint dont le sommet est recouvert de neige. Mais pour récolter des données de cette neige, il doit à chaque fois monter plus haut. "C'est impressionnant comment, en seulement quelques années, la superficie glacée a diminué", s'inquiète-t-il.
A 600 mètres du sommet d'Antisana, la neige commence déjà à se transformer en eau. Plus bas, les bruits des ruisseaux se mêlent à celui du vent. Si l'Equateur compte sept volcans enneigés, au total c'est une superficie d'environ 1.700 kilomètres carrés, sur la cordillère des Andes, qui est parsemée de glaciers, répartis également sur la Bolivie, la Colombie et le Pérou.
A la fin des années 1980, l'Equateur comptait 92 kilomètres carrés de superficie glacée. En 2010, seulement 42 kilomètres carrés, et cette année cela devrait encore baisser à 38, selon Bolivar Caceres, soit une perte de 30 à 50%.
Les "sentinelles" du réchauffement global
Les scientifiques expliquent ce phénomène par les changements de cycles dans la nature, mais de plus en plus une autre explication est avancée: le réchauffement climatique provoqué par l'activité humaine, particulièrement les émissions de dioxyde de carbone par l'industrie. Depuis le début du 20e siècle, la température a déjà augmenté de 0,8 degré, affectant les glaciers, considérés par la communauté scientifique comme de véritables "sentinelles" du réchauffement global.
"Le pire survient au niveau des pôles, mais dans les montagnes tropicales l'impact est très fort" également, indique Olivier Dangles, directeur pour l'Equateur de l'Institut français de recherche pour le développement (IRD). En Bolivie, les neiges éternelles du Chacaltaya, près de La Paz, ont disparu en 2010. Le massif haut de 5.400 mètres se vantait d'héberger la piste de ski la plus élevée au monde.
Fonte de 40% de la surface des glaciers péruviens
Au Pérou, où se trouvent 71% des glaciers tropicaux andins, certains d'entre eux, comme le Pastoruri, sont en voie de disparition, avec une conséquence potentiellement dangereuse: la formation de plus de 1.000 lagunes qui pourraient déborder, en raison de l'activité sismique de la zone. Cette fonte a même perturbé des rites indigènes, comme celui de Qoyllur Rit'i, une festivité qui implique de récolter de la glace. Selon une récente étude de l'Autorité nationale de l'eau (ANA), le réchauffement climatique a provoqué la fonte de 40% de la surface des glaciers péruviens au cours des 44 dernières années.
Et la situation n'est guère meilleure en Colombie, où une étude de 2013 avait montré qu'il ne restait plus que 16% des glaciers recensés en 1850. En fondant, les glaciers n'augmentent pas seulement le niveau de la mer - de 24 centimètres selon une étude de 2011 soutenue par l'IRD - , ils affectent aussi la disponibilité en eau douce, ainsi que le flux et la composition des rivières.
"Un glacier est vu seulement comme un château d'eau, mais nous les écologistes, nous savons que dans les rivières que forment ces châteaux, il y a des espèces qui remplissent une fonction importante", explique Olivier Dangles. Beaucoup moins impressionnantes que les ours polaires, eux aussi menacés par le réchauffement, différentes espèces de mouches et des grenouilles souffrent de la fonte des glaciers. "Quand un glacier fond, c'est comme si un peintre, dans ce cas la nature, perdait une couleur dans sa palette. Chaque couleur équivaut à un écosystème unique", assure le représentant de l'IRD.
Source © Reuters
...et déjà en 2010...
Le parc national des glaciers, situé dans l’état du Montana, aux Etats-Unis, pourrait disparaître à horizon 2030. Sur ses 150 glaciers, plus d’une centaine ont déjà disparu.
Le parc national des glaciers, ou Glacier National Park, a été créé en 1910. Il occupe une partie de la chaîne montagneuse qui sépare l’état du Montana du Canada voisin et abrite des dizaines de glaciers, des centaines de lacs et plusieurs milliers d’espèces animales et végétales, sur un territoire de plus de 4.000 km².
Il est aujourd’hui en voie de disparition. Sur les 150 glaciers répertoriés il y a encore quelques décennies, seuls 26 existent encore, et les prévisions des scientifiques sont bien pire que tout ce qui avait pu être imaginé jusqu’à présent.
Des prévisions réalisées à partir d’outils informatiques dédiés aux modélisations météorologiques ont claire fait apparaître que le dernier des 26 glaciers restant pourrait disparaître en 2030, un horizon pas si lointain.
En cause le réchauffement climatique, dramatique pour les glaciers qui ne peuvent se maintenir qu’à condition que les températures restent négatives pendant une période suffisamment importante de l’année. Ces glaciers ne seraient pas les premiers à disparaître, dans cette géographie comme sur d’autres continents, mais l’avertissement serait pour le moins symbolique.
Source © Thegreenweb
Le parc national des glaciers, ou Glacier National Park, a été créé en 1910. Il occupe une partie de la chaîne montagneuse qui sépare l’état du Montana du Canada voisin et abrite des dizaines de glaciers, des centaines de lacs et plusieurs milliers d’espèces animales et végétales, sur un territoire de plus de 4.000 km².
Il est aujourd’hui en voie de disparition. Sur les 150 glaciers répertoriés il y a encore quelques décennies, seuls 26 existent encore, et les prévisions des scientifiques sont bien pire que tout ce qui avait pu être imaginé jusqu’à présent.
Des prévisions réalisées à partir d’outils informatiques dédiés aux modélisations météorologiques ont claire fait apparaître que le dernier des 26 glaciers restant pourrait disparaître en 2030, un horizon pas si lointain.
En cause le réchauffement climatique, dramatique pour les glaciers qui ne peuvent se maintenir qu’à condition que les températures restent négatives pendant une période suffisamment importante de l’année. Ces glaciers ne seraient pas les premiers à disparaître, dans cette géographie comme sur d’autres continents, mais l’avertissement serait pour le moins symbolique.
Source © Thegreenweb
Après des mois de sécheresse, de fortes pluies se sont enfin abattues mardi sur la Californie, aux Etats-Unis, mais elles se sont accompagnées de coulées de boue et d'inondations. Certaines zones ont dû être évacuées.
Dans toute la Californie, du comté d'Orange au parc national de Yosemite, où des feux de forêts cet été ont laissé certaines collines et montagnes sans végétation pour retenir la boue, des alertes aux inondations ont été lancées.
A Glendora, une banlieue de Los Angeles, ou à Camarillo et Silverado Canyon, dans le comté d'Orange, des ordres d'évacuation ont même été donnés à plus de 120 personnes.
Partout dans le district de Los Angeles ou dans la chic municipalité côtière de Malibu des coulées de boue ont entraîné des fermetures temporaires d'autoroutes ou de rues. Des pylônes électriques sont tombés, occasionnant également des fermetures de routes et laissant 11'300 résidents sans électricité pendant environ une heure dans le comté d'Orange.
Les pluies diluviennes devaient se poursuivre mercredi. Elles devraient aider à réduire l'intense sécheresse qui dure depuis trois ans en Californie où les lacs, réservoirs et rivières sont fortement asséchés.
Pour autant, le service météorologique du National Weather Service précise qu'elles n'y mettront pas totalement fin. "Cela ne va pas faire de mal, mais il faudra beaucoup de grosses pluies comme celles-ci pour vraiment réduire la sécheresse", conclut le NWS sur Twitter.
Source © ats
Dans toute la Californie, du comté d'Orange au parc national de Yosemite, où des feux de forêts cet été ont laissé certaines collines et montagnes sans végétation pour retenir la boue, des alertes aux inondations ont été lancées.
A Glendora, une banlieue de Los Angeles, ou à Camarillo et Silverado Canyon, dans le comté d'Orange, des ordres d'évacuation ont même été donnés à plus de 120 personnes.
Partout dans le district de Los Angeles ou dans la chic municipalité côtière de Malibu des coulées de boue ont entraîné des fermetures temporaires d'autoroutes ou de rues. Des pylônes électriques sont tombés, occasionnant également des fermetures de routes et laissant 11'300 résidents sans électricité pendant environ une heure dans le comté d'Orange.
Les pluies diluviennes devaient se poursuivre mercredi. Elles devraient aider à réduire l'intense sécheresse qui dure depuis trois ans en Californie où les lacs, réservoirs et rivières sont fortement asséchés.
Pour autant, le service météorologique du National Weather Service précise qu'elles n'y mettront pas totalement fin. "Cela ne va pas faire de mal, mais il faudra beaucoup de grosses pluies comme celles-ci pour vraiment réduire la sécheresse", conclut le NWS sur Twitter.
Source © ats
Le 26 novembre, la Commission européenne a annoncé qu’elle allait poursuivre l’Espagne devant la Cour de justice de l’Union européenne, pour manquement à l’obligation de veiller au traitement approprié des eaux résiduaires.
La Commission rappelle que les Etats membres doivent disposer de systèmes adéquats de collecte et de traitement des eaux urbaines résiduaires, l’absence d’un traitement faisant peser des risques sur la santé humaine et sur les eaux intérieures et sur le milieu marin.
L’Union européenne avait dès 1991 adopté une série d’actes relative au traitement des eaux urbaines résiduaires, et les Etats membres étaient censés recenser les zones sensibles d’ici 1993, et mettre en place des systèmes de collectes de traitements des eaux pour ces zones sensibles dès 1998. L’Espagne a toutefois pris du retard dans la mise en œuvre de la législation.
La Commission rappelle que les Etats membres doivent disposer de systèmes adéquats de collecte et de traitement des eaux urbaines résiduaires, l’absence d’un traitement faisant peser des risques sur la santé humaine et sur les eaux intérieures et sur le milieu marin.
L’Union européenne avait dès 1991 adopté une série d’actes relative au traitement des eaux urbaines résiduaires, et les Etats membres étaient censés recenser les zones sensibles d’ici 1993, et mettre en place des systèmes de collectes de traitements des eaux pour ces zones sensibles dès 1998. L’Espagne a toutefois pris du retard dans la mise en œuvre de la législation.
L’opération d’extermination des rats, la plus grande dans l’histoire mondiale, va démarrer en février 2015 sur l’île subantarctique de la Géorgie du Sud, qui se trouve dans l'Atlantique, selon RIA Novosti.
Sur cette île se produisaient des millions d’oiseaux marins, notamment des manchots royaux et des albatros.
Cependant, les rats qui ont été amenés sur cette île par des marins il y a deux siècles, ont presque entièrement exterminé la population d’oiseaux en Géorgie du Sud.
Trois hélicoptères jetteront en tout 95 tonnes de mort aux rats sur cette île dans le cadre de l’opération.
Source RIA Novosti
Sur cette île se produisaient des millions d’oiseaux marins, notamment des manchots royaux et des albatros.
Cependant, les rats qui ont été amenés sur cette île par des marins il y a deux siècles, ont presque entièrement exterminé la population d’oiseaux en Géorgie du Sud.
Trois hélicoptères jetteront en tout 95 tonnes de mort aux rats sur cette île dans le cadre de l’opération.
Source RIA Novosti
La région autonome du Tibet lancera l'année prochaine un indice de la qualité de l'air afin de mieux surveiller les changements de la qualité de l'air, a annoncé mercredi le bureau régional de l'environnement.
Fin novembre, dix-huit centres de surveillance de la qualité de l'air avaient été établis dans sept régions de niveau préfectoral au Tibet. Leurs données recueillies en temps réel sont connectées au réseau national de surveillance environnementale, a indiqué Jambai, directeur du bureau régional.
Ces centres permettent de surveiller les polluants de l'air comme le dioxyde de soufre, le dioxyde d'azote, l'ozone et les microparticules PM2,5.
"Le lancement de l'indice permettra au public de superviser le travail de protection de l'environnement dans la région", a noté Jambai.
Situé sur le plus haut plateau du monde, le Tibet se vante d'avoir l'air le plus pur du monde. Néanmoins, les météorologues ont observé ces dernières années du smog dans la capitale régionale de Lhassa.
Un épais nuage de poussière a perturbé le transport aérien l'hiver dernier. Des images du célèbre Palais du Potala de Lhassa enveloppé par le smog ont été publiées en ligne, suscitant les préoccupations du public concernant les changements de la qualité de l'air dans cette région considérée comme l'une des dernières zones non polluées de la planète.
Source © Chine nouvelle
Fin novembre, dix-huit centres de surveillance de la qualité de l'air avaient été établis dans sept régions de niveau préfectoral au Tibet. Leurs données recueillies en temps réel sont connectées au réseau national de surveillance environnementale, a indiqué Jambai, directeur du bureau régional.
Ces centres permettent de surveiller les polluants de l'air comme le dioxyde de soufre, le dioxyde d'azote, l'ozone et les microparticules PM2,5.
"Le lancement de l'indice permettra au public de superviser le travail de protection de l'environnement dans la région", a noté Jambai.
Situé sur le plus haut plateau du monde, le Tibet se vante d'avoir l'air le plus pur du monde. Néanmoins, les météorologues ont observé ces dernières années du smog dans la capitale régionale de Lhassa.
Un épais nuage de poussière a perturbé le transport aérien l'hiver dernier. Des images du célèbre Palais du Potala de Lhassa enveloppé par le smog ont été publiées en ligne, suscitant les préoccupations du public concernant les changements de la qualité de l'air dans cette région considérée comme l'une des dernières zones non polluées de la planète.
Source © Chine nouvelle
mardi 2 décembre 2014
Une récente enquête a retrouvé une quantité alarmante de substances cancérigènes, plus de 1 500 fois le niveau autorisé dans les sols de la province de Hunan en Chine, connue pour ses mines de métaux.
Parmi les métaux lourds présents dans le sol, les quantités de cadmium était 200 fois supérieure à celle permise par la norme de la qualité environnementale des sols de la Chine, affirme le quotidien "China Economic Weekly", citant les conclusions d'une organisation à but non lucratif le "Changsha Shuguang Center"
Le centre, créé en Août de l'année dernière, a passé plus de 500 jours à la collecte d' échantillons de plus de 10 villes le long de la rivière Xiang. Ses conclusions sont sans appel et ont été publié le 15 Novembre dernier.
Jusqu'ici les autorités sanitaires n'ont émis aucune réponse officielle.
En Avril dernier, une enquête nationale sur la pollution du sol avait constaté, elle, que la pollution des sols nationale était 16 % plus élevé que la norme de qualité admise, et que les principaux polluants étaient le mercure, le cadmium, l'arsenic et le plomb.
Selon le ministère du site Web d'information de la protection de l'environnement, une étude détaillée sur la pollution des sols dans le Hunan été compilé dès Juillet 2009, mais n'a jamais été publié.
Avec ses nombreuses mines de métaux non ferreux le Hunan génèrent près de 50 millions de tonnes de déchets par an. La province fournit pas moins de 160 types de minéraux comprenant le tungstène, l'antimoine, le bismuth, le zinc, le plomb et l'étain.
Les eaux usées des exploitations minières sont souvent utilisées pour irriguer les terres agricoles. Malheureusement elles contiennent nombre de polluants et en particulier du cadmium.
Pourtant les maladies comme le cancer explose dans la province. En Juin dernier, trois fonctionnaires d'état ont été suspendus après que des niveaux excessifs de plomb aient été trouvés dans le sang de plus de 300 enfants de la province.
Le ministre de la protection de l'environnement, Zhou Shengxian, a affirmé lundi aprés la révélation du rapport, que le gouvernement allait mettre en place d'urgence un système pour surveiller la pollution des sols et tout faire pour inciter les usines à respecter des règlements plus stricts.
© Nature Alerte
Parmi les métaux lourds présents dans le sol, les quantités de cadmium était 200 fois supérieure à celle permise par la norme de la qualité environnementale des sols de la Chine, affirme le quotidien "China Economic Weekly", citant les conclusions d'une organisation à but non lucratif le "Changsha Shuguang Center"
Le centre, créé en Août de l'année dernière, a passé plus de 500 jours à la collecte d' échantillons de plus de 10 villes le long de la rivière Xiang. Ses conclusions sont sans appel et ont été publié le 15 Novembre dernier.
Jusqu'ici les autorités sanitaires n'ont émis aucune réponse officielle.
En Avril dernier, une enquête nationale sur la pollution du sol avait constaté, elle, que la pollution des sols nationale était 16 % plus élevé que la norme de qualité admise, et que les principaux polluants étaient le mercure, le cadmium, l'arsenic et le plomb.
Selon le ministère du site Web d'information de la protection de l'environnement, une étude détaillée sur la pollution des sols dans le Hunan été compilé dès Juillet 2009, mais n'a jamais été publié.
Avec ses nombreuses mines de métaux non ferreux le Hunan génèrent près de 50 millions de tonnes de déchets par an. La province fournit pas moins de 160 types de minéraux comprenant le tungstène, l'antimoine, le bismuth, le zinc, le plomb et l'étain.
Les eaux usées des exploitations minières sont souvent utilisées pour irriguer les terres agricoles. Malheureusement elles contiennent nombre de polluants et en particulier du cadmium.
Pourtant les maladies comme le cancer explose dans la province. En Juin dernier, trois fonctionnaires d'état ont été suspendus après que des niveaux excessifs de plomb aient été trouvés dans le sang de plus de 300 enfants de la province.
Le ministre de la protection de l'environnement, Zhou Shengxian, a affirmé lundi aprés la révélation du rapport, que le gouvernement allait mettre en place d'urgence un système pour surveiller la pollution des sols et tout faire pour inciter les usines à respecter des règlements plus stricts.
© Nature Alerte
Une semaine après la tempête qui a fait au moins 36 morts, le Maroc a été frappé par de nouvelles intempéries, qui ont fait au moins onze victimes, selon la chaîne publique 2M.
Auparavant, la presse écrite avait évoqué jusqu'à sept morts à la suite de ces pluies torrentielles, les pires des « trente dernières années », selon le quotidien L'Economiste.
De vendredi à dimanche, le Sud marocain a effectivement enregistré des précipitations record : il est tombé dans certains secteurs l'équivalent d'une année de pluie, comme à Agadir, la grande station balnéaire du pays (plus de 250 mm de précipitations). Ces intempéries, qui ont pris fin lundi 1er décembre au matin, ont entraîné de nouvelles crues impressionnantes d'oueds (rivières) et des dégâts considérables, en particulier à Guelmim (200 kilomètres au sud d'Agadir), déclarée « zone sinistrée ». Aucun bilan humain n'a été officiellement publié à l'échelle nationale.
Les dégâts matériels se chiffreraient, eux, à des centaines de millions d'euros. Plusieurs milliers d'habitations ont été totalement ou partiellement détruites, de multiples routes, coupées, et le réseau électrique, endommagé, selon les autorités. Lundi matin, au moins 250 villages étaient encore « enclavés » et faisaient l'objet de « ravitaillements ».
D'après 2M, un « pont aérien » a notamment été mis en place entre Guelmim et Sidi Ifni (Sud-Ouest) « pour porter assistance aux populations encerclées par les crues ». A Guelmim même, ville aux portes du Sahara déjà éprouvée le week-end précédent avec près d'une trentaine de morts, des quartiers entiers ont été submergés après la rupture de digues.
Le ministre de l'intérieur, Mohammed Hassad, s'est rendu sur place durant le week-end. « La priorité sera donnée à la réouverture des routes, au rétablissement du courant électrique, à l'approvisionnement en eau potable et à la continuité des services de santé », a déclaré la préfecture de Guelmim, d'après laquelle plusieurs centaines de personnes sont temporairement sans domicile et ont été prises en charge. Critiquées à l'issue du précédent épisode pluvieux, du fait du lourd bilan humain (au moins 36 morts), les autorités avaient placé certaines zones en « alerte maximale » dès vendredi.
Source © Le Monde
Auparavant, la presse écrite avait évoqué jusqu'à sept morts à la suite de ces pluies torrentielles, les pires des « trente dernières années », selon le quotidien L'Economiste.
De vendredi à dimanche, le Sud marocain a effectivement enregistré des précipitations record : il est tombé dans certains secteurs l'équivalent d'une année de pluie, comme à Agadir, la grande station balnéaire du pays (plus de 250 mm de précipitations). Ces intempéries, qui ont pris fin lundi 1er décembre au matin, ont entraîné de nouvelles crues impressionnantes d'oueds (rivières) et des dégâts considérables, en particulier à Guelmim (200 kilomètres au sud d'Agadir), déclarée « zone sinistrée ». Aucun bilan humain n'a été officiellement publié à l'échelle nationale.
Les dégâts matériels se chiffreraient, eux, à des centaines de millions d'euros. Plusieurs milliers d'habitations ont été totalement ou partiellement détruites, de multiples routes, coupées, et le réseau électrique, endommagé, selon les autorités. Lundi matin, au moins 250 villages étaient encore « enclavés » et faisaient l'objet de « ravitaillements ».
D'après 2M, un « pont aérien » a notamment été mis en place entre Guelmim et Sidi Ifni (Sud-Ouest) « pour porter assistance aux populations encerclées par les crues ». A Guelmim même, ville aux portes du Sahara déjà éprouvée le week-end précédent avec près d'une trentaine de morts, des quartiers entiers ont été submergés après la rupture de digues.
Le ministre de l'intérieur, Mohammed Hassad, s'est rendu sur place durant le week-end. « La priorité sera donnée à la réouverture des routes, au rétablissement du courant électrique, à l'approvisionnement en eau potable et à la continuité des services de santé », a déclaré la préfecture de Guelmim, d'après laquelle plusieurs centaines de personnes sont temporairement sans domicile et ont été prises en charge. Critiquées à l'issue du précédent épisode pluvieux, du fait du lourd bilan humain (au moins 36 morts), les autorités avaient placé certaines zones en « alerte maximale » dès vendredi.
Source © Le Monde
Près d'un quart des libellules d'Ile-de-France ont disparu ou sont directement menacées par l'homme, selon la première "liste rouge" consacrée à ces odonates. Après les oiseaux et avant les papillons, cet état des lieux alerte les pouvoirs publics sur la situation médiocre des zones humides en région parisienne.
Confrontés à l'urbanisation et à l'intensification agricole, ces insectes qui vivaient jadis paisiblement dans leurs mares et leurs cours d'eau sont au bord de l'extinction. Selon une "liste rouge" tout juste achevée par l'Office pour les insectes (Opie), la Société française d'Odonatologie et Natureparif, un quart des libellules d'Ile-de-France sont "menacées" ou ont disparu en vingt ans.
Sur 59 espèces de libellules, une est "éteinte", 19 % sont menacées et 14 % sont "quasi menacées". Le sympétrum noir, l'agrion de Mercure, le leste des bois et la leucorrhine à gros thorax auront peut-être disparu, d'ici 5 à 10 ans, des écrans radars. La naïade aux yeux rouges, autre espèce en sursis, n'aura bientôt que ses yeux pour pleurer.
Perturbations d'origine humaine
Ce drame silencieux risque de laisser de marbre les non-initiés. Mais il en dit long sur les conséquences de la pollution humaine. "Ces risques de disparition sont liés à la destruction des habitats et à la baisse du niveau des eaux due aux perturbations climatiques", résume pour metronews Xavier Houard, coordinateur scientifique à l'Opie.
L'insecte, qui privilégie les zones humides comme les bords de Seine ou les plans d'eau, est chassé par l'extension des terres agricoles. "Les agriculteurs comblent les mares pour récupérer les terres amputées par l'urbanisation", explique Xavier Houard. Sans oublier les effets délétères des engrais… "Tout cela est strictement encadré par la loi sur l'eau de 2006… Mais sa mise en œuvre est une bataille quotidienne", estime le spécialiste.
La liste rouge des libellules fait suite à une autre, également alarmante, sur les oiseaux franciliens. L'an prochain, les experts se pencheront sur le sort des papillons…
Des outils qui seront régulièrement réactualisés pour suivre le déclin de nos espèces… Ou leur renouveau.
Plus 300 observateurs au chevet des libellules
La "liste rouge" des libellules d'Ile-de-France a été réalisée à partir des observations de plus de 300 personnes, pour la plupart bénévoles, gravitant autour de la Société française d'odonatologie. Au total, près de 28.000 données sur ces insectes ont été compilées sur les vingt dernières années, pour aboutir aux observations qui viennent d'être présentées.
Source © MetroNews
Confrontés à l'urbanisation et à l'intensification agricole, ces insectes qui vivaient jadis paisiblement dans leurs mares et leurs cours d'eau sont au bord de l'extinction. Selon une "liste rouge" tout juste achevée par l'Office pour les insectes (Opie), la Société française d'Odonatologie et Natureparif, un quart des libellules d'Ile-de-France sont "menacées" ou ont disparu en vingt ans.
Sur 59 espèces de libellules, une est "éteinte", 19 % sont menacées et 14 % sont "quasi menacées". Le sympétrum noir, l'agrion de Mercure, le leste des bois et la leucorrhine à gros thorax auront peut-être disparu, d'ici 5 à 10 ans, des écrans radars. La naïade aux yeux rouges, autre espèce en sursis, n'aura bientôt que ses yeux pour pleurer.
Perturbations d'origine humaine
Ce drame silencieux risque de laisser de marbre les non-initiés. Mais il en dit long sur les conséquences de la pollution humaine. "Ces risques de disparition sont liés à la destruction des habitats et à la baisse du niveau des eaux due aux perturbations climatiques", résume pour metronews Xavier Houard, coordinateur scientifique à l'Opie.
L'insecte, qui privilégie les zones humides comme les bords de Seine ou les plans d'eau, est chassé par l'extension des terres agricoles. "Les agriculteurs comblent les mares pour récupérer les terres amputées par l'urbanisation", explique Xavier Houard. Sans oublier les effets délétères des engrais… "Tout cela est strictement encadré par la loi sur l'eau de 2006… Mais sa mise en œuvre est une bataille quotidienne", estime le spécialiste.
La liste rouge des libellules fait suite à une autre, également alarmante, sur les oiseaux franciliens. L'an prochain, les experts se pencheront sur le sort des papillons…
Des outils qui seront régulièrement réactualisés pour suivre le déclin de nos espèces… Ou leur renouveau.
Plus 300 observateurs au chevet des libellules
La "liste rouge" des libellules d'Ile-de-France a été réalisée à partir des observations de plus de 300 personnes, pour la plupart bénévoles, gravitant autour de la Société française d'odonatologie. Au total, près de 28.000 données sur ces insectes ont été compilées sur les vingt dernières années, pour aboutir aux observations qui viennent d'être présentées.
Source © MetroNews
Un rapport sur les bélugas force l'arrêt des travaux à Cacouna
«Il y a des signes préoccupants de déclins récents et de cas de mortalité inexpliquée chez de jeunes bélugas, peut-on lire dans un communiqué émis par le COSEPAC.
TransCanada a annoncé avoir stoppé ses travaux à Cacouna, lundi, après qu'un comité fédéral ait conclu que le béluga n'est plus une espèce «menacée» mais bien une espèce «en voie de disparition».
Le Comité sur la situation des espèces en péril (COSEPAC) s'est réuni à Ottawa, la semaine dernière. Ses experts ont conclu que la survie du béluga de l'estuaire du Saint-Laurent est compromise par la prolifération d'algues toxiques, la pollution ainsi que la perturbation causée par le bruit et le développement industriel.
Au terme de sa réunion, l'organisme a décidé de changer la classification du béluga, qui n'est plus «menacé», mais bien «en voie de disparition».
«Il y a des signes préoccupants de déclins récents et de cas de mortalité inexpliquée chez de jeunes bélugas, peut-on lire dans un communiqué émis par l'organisme. Cette petite population fait face maintenant à un risque de disparition considérablement plus élevé que lorsqu'elle a été évaluée il y a dix ans par le COSEPAC comme étant "menacée".»
«Sans une protection de son habitat essentiel, on s'attend à ce que cette population continue de diminuer», ajoute le comité.
L'annonce est une tuile pour TransCanada, dont le projet Énergie Est prévoit la construction d'un port pétrolier en eau profonde à Cacouna. Ce terminal se trouverait en pleine zone de reproduction des bélugas.
Selon les documents produits à l'Office national de l'énergie, 175 pétroliers y accosteraient chaque année.
Peu après l'annonce du COSEPAC, TransCanada a annoncé avoir stoppé ses travaux le temps d'évaluer les recommandations de l'organisme et d'évaluer leurs impacts sur le projet Énergie Est.
L'entreprise compte réviser «toutes les options viables pour l'avenir», peut-on lire dans un communiqué émis lundi après-midi.
TransCanada a également annulé un événement «portes ouvertes» qui devait justement se tenir à Cacouna cette semaine.
«Nous partageons les préoccupations environnementales des Québécois et de tous les Canadiens, incluant leurs inquiétudes concernant les bélugas du Saint-Laurent, a indiqué le porte-parole de l'entreprise, Tim Duboyce. Le projet Énergie Est sera conçu, bâti, et opéré dans le plus grand respect de ces préoccupations tout faisant de la sécurité notre priorité absolue.»
TransCanada a mené des forages exploratoires dans ce secteur à la fin de l'été. Ces travaux ont été stoppés sur ordonnance de la Cour supérieure à la fin septembre parce qu'ils mettaient en péril les populations de bélugas. Le ministère de l'Environnement a empêché les forages de reprendre à la mi-octobre, sommant TransCanada de corriger les problèmes de bruit.
Le certificat d'autorisation de la compagnie a expiré dimanche sans qu'elle ait pu s'entendre avec Québec sur un plan correctif.
Source © La Presse.ca
«Il y a des signes préoccupants de déclins récents et de cas de mortalité inexpliquée chez de jeunes bélugas, peut-on lire dans un communiqué émis par le COSEPAC.
TransCanada a annoncé avoir stoppé ses travaux à Cacouna, lundi, après qu'un comité fédéral ait conclu que le béluga n'est plus une espèce «menacée» mais bien une espèce «en voie de disparition».
Le Comité sur la situation des espèces en péril (COSEPAC) s'est réuni à Ottawa, la semaine dernière. Ses experts ont conclu que la survie du béluga de l'estuaire du Saint-Laurent est compromise par la prolifération d'algues toxiques, la pollution ainsi que la perturbation causée par le bruit et le développement industriel.
Au terme de sa réunion, l'organisme a décidé de changer la classification du béluga, qui n'est plus «menacé», mais bien «en voie de disparition».
«Il y a des signes préoccupants de déclins récents et de cas de mortalité inexpliquée chez de jeunes bélugas, peut-on lire dans un communiqué émis par l'organisme. Cette petite population fait face maintenant à un risque de disparition considérablement plus élevé que lorsqu'elle a été évaluée il y a dix ans par le COSEPAC comme étant "menacée".»
«Sans une protection de son habitat essentiel, on s'attend à ce que cette population continue de diminuer», ajoute le comité.
L'annonce est une tuile pour TransCanada, dont le projet Énergie Est prévoit la construction d'un port pétrolier en eau profonde à Cacouna. Ce terminal se trouverait en pleine zone de reproduction des bélugas.
Selon les documents produits à l'Office national de l'énergie, 175 pétroliers y accosteraient chaque année.
Peu après l'annonce du COSEPAC, TransCanada a annoncé avoir stoppé ses travaux le temps d'évaluer les recommandations de l'organisme et d'évaluer leurs impacts sur le projet Énergie Est.
L'entreprise compte réviser «toutes les options viables pour l'avenir», peut-on lire dans un communiqué émis lundi après-midi.
TransCanada a également annulé un événement «portes ouvertes» qui devait justement se tenir à Cacouna cette semaine.
«Nous partageons les préoccupations environnementales des Québécois et de tous les Canadiens, incluant leurs inquiétudes concernant les bélugas du Saint-Laurent, a indiqué le porte-parole de l'entreprise, Tim Duboyce. Le projet Énergie Est sera conçu, bâti, et opéré dans le plus grand respect de ces préoccupations tout faisant de la sécurité notre priorité absolue.»
TransCanada a mené des forages exploratoires dans ce secteur à la fin de l'été. Ces travaux ont été stoppés sur ordonnance de la Cour supérieure à la fin septembre parce qu'ils mettaient en péril les populations de bélugas. Le ministère de l'Environnement a empêché les forages de reprendre à la mi-octobre, sommant TransCanada de corriger les problèmes de bruit.
Le certificat d'autorisation de la compagnie a expiré dimanche sans qu'elle ait pu s'entendre avec Québec sur un plan correctif.
Source © La Presse.ca
La société Dock des pétroles d'Ambès (DPA), filiale des groupes Total et Esso, et son ex-directeur général, ont été relaxés lundi par le tribunal correctionnel de Bordeaux, devant lequel ils étaient poursuivis pour avoir pollué la Gironde après la rupture d'une cuve d'hydrocarbure en 2007.
A l'audience le 13 octobre, le parquet avait requis des amendes de 30.000 euros contre la société et 5.000 euros contre son ex-directeur général.
"C'est une grosse déception. A nos yeux, il y a négligence et responsabilité de l'exploitant. C'est au fond un encouragement à polluer", a regretté après l’énoncé de la décision Daniel Delestre, président de la Société pour l’étude et l’aménagement de la nature dans le Sud-Ouest (SEPANSO) Gironde, partie civile avec quatre autres associations environnementales.
"Personne n'est responsable, alors on peut continuer à déverser tout ce qu'on veut dans la Garonne", s'est emporté Me Pierre Landette, l'avocat de la commune de Macau, qui fait face au complexe pétrolier sur l'estuaire de la Gironde.
Ils ont tous deux immédiatement fait part de leur volonté de faire appel.
En janvier 2007, une cuve de pétrole brut de 13.000 mètres cubes s'effondrait, le liquide noir se déversant dans des bacs de rétention prévus à cet effet. Mais par un "effet de vague", quelque 2.000 m3 de pétrole avaient débordé sur la route longeant le dépôt.
Selon le tribunal, la quasi-totalité du produit allait être récupérée, à l'exception de 50 m3 répandus dans la Garonne. Une quantité de pétrole retenue qui fait toujours débat.
"50 m3 ce n'est pas vrai, la nappe faisait 14 km de long", a affirmé Me Landette.
Selon les conclusions retenues, la rupture de la cuve est due à la conjonction de deux phénomènes: d'une part l'existence de cavités sous la cuve qui n'auraient pas dû exister et auraient dû être identifiées puis neutralisées par remplissage de béton lors des inspections décennales, et d'autre part l'insuffisante réfection de la cuve.
Le tribunal a estimé que la société DPA et son ex-directeur général "n'avaient pas conscience de ces cavités, l'information ne leur ayant pas été transmise". L'inspection des cuves avait en effet été réalisée en juin 2006, date du début du contrat de la société DPA, le site étant exploité jusqu'alors par TPB, filiale d'Esso.
Il relève toutefois que la société Esso a fait preuve "d'un grave manque de précisions sur la définition des opérations de contrôle", ne l'imposant que sur 10% des soudures du fond de la cuve qui s'est effondrée.
Le tribunal a donc estimé que la faute de l'exploitant n'est "pas caractérisée" et que la société a "tout mis en œuvre pour tenter de stopper la progression du liquide". Il a également fait part de sa "plus grande circonspection sur les conséquences réelles et objectives de l'incident" sur la faune et la flore.
"Nous sommes sur un territoire avec pas mal de risques industriels et on ne peut pas accepter que des cuves de pétrole brut s'épanchent et se déversent dans la Garonne. Le jour où cela s'est passé, c'était marée descendante. Si cela avait été marée montante, c'est à Bordeaux que l'on aurait eu du pétrole... et peut-être que le jugement aurait été différent", ont souligné Me Landette et le représentant de la Sepanso.
Source © AFP
A l'audience le 13 octobre, le parquet avait requis des amendes de 30.000 euros contre la société et 5.000 euros contre son ex-directeur général.
"C'est une grosse déception. A nos yeux, il y a négligence et responsabilité de l'exploitant. C'est au fond un encouragement à polluer", a regretté après l’énoncé de la décision Daniel Delestre, président de la Société pour l’étude et l’aménagement de la nature dans le Sud-Ouest (SEPANSO) Gironde, partie civile avec quatre autres associations environnementales.
"Personne n'est responsable, alors on peut continuer à déverser tout ce qu'on veut dans la Garonne", s'est emporté Me Pierre Landette, l'avocat de la commune de Macau, qui fait face au complexe pétrolier sur l'estuaire de la Gironde.
Ils ont tous deux immédiatement fait part de leur volonté de faire appel.
En janvier 2007, une cuve de pétrole brut de 13.000 mètres cubes s'effondrait, le liquide noir se déversant dans des bacs de rétention prévus à cet effet. Mais par un "effet de vague", quelque 2.000 m3 de pétrole avaient débordé sur la route longeant le dépôt.
Selon le tribunal, la quasi-totalité du produit allait être récupérée, à l'exception de 50 m3 répandus dans la Garonne. Une quantité de pétrole retenue qui fait toujours débat.
"50 m3 ce n'est pas vrai, la nappe faisait 14 km de long", a affirmé Me Landette.
Selon les conclusions retenues, la rupture de la cuve est due à la conjonction de deux phénomènes: d'une part l'existence de cavités sous la cuve qui n'auraient pas dû exister et auraient dû être identifiées puis neutralisées par remplissage de béton lors des inspections décennales, et d'autre part l'insuffisante réfection de la cuve.
Le tribunal a estimé que la société DPA et son ex-directeur général "n'avaient pas conscience de ces cavités, l'information ne leur ayant pas été transmise". L'inspection des cuves avait en effet été réalisée en juin 2006, date du début du contrat de la société DPA, le site étant exploité jusqu'alors par TPB, filiale d'Esso.
Il relève toutefois que la société Esso a fait preuve "d'un grave manque de précisions sur la définition des opérations de contrôle", ne l'imposant que sur 10% des soudures du fond de la cuve qui s'est effondrée.
Le tribunal a donc estimé que la faute de l'exploitant n'est "pas caractérisée" et que la société a "tout mis en œuvre pour tenter de stopper la progression du liquide". Il a également fait part de sa "plus grande circonspection sur les conséquences réelles et objectives de l'incident" sur la faune et la flore.
"Nous sommes sur un territoire avec pas mal de risques industriels et on ne peut pas accepter que des cuves de pétrole brut s'épanchent et se déversent dans la Garonne. Le jour où cela s'est passé, c'était marée descendante. Si cela avait été marée montante, c'est à Bordeaux que l'on aurait eu du pétrole... et peut-être que le jugement aurait été différent", ont souligné Me Landette et le représentant de la Sepanso.
Source © AFP
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