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jeudi 11 décembre 2014
Près de 269.000 tonnes de déchets plastiques flotteraient à la surface des océans dans le monde, selon l’estimation d’une équipe internationale de recherche publiée mercredi.

La pollution par des micro-plastiques est observée avec différentes concentrations dans tous les océans de la planète, mais les données sont insuffisantes pour estimer avec précision le poids total de ces détritus de micro et macro-plastiques qui flottent en surface, expliquent ces scientifiques dont les travaux paraissent dans la revue américaine PLOS ONE.

24 expéditions en six ans

Pour tenter de faire une estimation plus précise, ces experts de cinq pays ont utilisé les données collectées au cours de 24 expéditions effectuées pendant six ans (2007-2013) à travers les cinq grands gyres subtropicaux (tourbillons de confluence des principaux courants océaniques), la côte australienne, la baie du Bengale et la Méditerranée.

Les données portent sur les micro-plastiques récupérés dans des filets et sur les grands débris de plastique observés de visu. Toutes ces informations ont été utilisées pour calibrer un modèle informatique de la répartition de ces déchets sur les océans.

A partir de ces données et de ce modèle, les chercheurs ont chiffré à au moins à 5.250 milliards le nombre de particules de plastique dans les océans, qui pèseraient au total près de 269.000 tonnes. Les grands morceaux de plastique paraissent être abondants près des côtes, et se réduisent en micro-plastiques dans les cinq grands gyres, expliquent les auteurs.

Source © AFP

Le gouvernement canadien est l'un des plus timides sur la scène internationale lorsque vient le temps de restreindre le commerce des animaux et végétaux menacés d'extinction.

Des documents récemment publiés révèlent que le Canada a enregistré son abstention sur presque toutes les résolutions présentées l'an dernier aux délégués des 180 pays membres de la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d'extinction.

Lors de leur assemblée générale de mars 2013, à Bangkok, les pays membres ont décidé d'étendre la protection de la convention internationale à 76 plantes et animaux. Le Canada a enregistré son abstention lors de tous ces votes, sauf un, ce qui lui permet en théorie de poursuivre le commerce de ces espèces menacées.

Selon le Fonds international pour la protection des animaux, cette position du Canada est «sans précédent» et «inexplicable». Sheryl Fink ne peut nommer un seul pays qui affiche un tel bilan.

Certaines abstentions canadiennes ont même touché des espèces qui ne font pas du tout l'objet de commerce au pays - comme le lamantin, la mante atlantique ou le bois d'ébène. De leur côté, depuis la création de la Convention, il y a 39 ans, l'Islande, par exemple, a enregistré 22 abstentions, le Japon 18 et le Royaume-Uni huit; les États-Unis ne se sont jamais abstenus.

Le porte-parole d'Environnement Canada, Danny Kingsberry, a indiqué dans un courriel que ces réserves exprimées sont temporaires, et que les restrictions au commerce seront appliquées dès que la réglementation canadienne sera amendée. Mais en vertu du texte de la Convention internationale, une abstention du pays membre constitue «un geste unilatéral» qui lui permet de se soustraire au traité pour ces espèces en particulier.

Selon Mme Fink, le Canada a très bien pu par le passé amender sa réglementation bien avant les 90 jours de délai accordé par la Convention - et certainement avant 20 mois.

Le Canada mène par ailleurs un combat contre l'organisme international au chapitre des ours polaires, mais ses appuis commencent à s'amenuiser. En 2010, lorsque la Convention a songé à interdire le commerce de tout ou parties des ours polaires, l'Union européenne (UE) s'était rangée derrière le Canada. Mais en 2013, certains importants pays européens - dont le Royaume-Uni et l'Allemagne - se sont dits opposés à la chasse aux ours polaires. L'UE était quant à elle restée les bras croisés.

Source © La Presse Canadienne

Des milliers de personnes ont défilé mercredi dans le centre de Lima et appelé les participants à la conférence de l’Onu sur le climat à négocier un accord mondial pour protéger la planète, menacée de voir le réchauffement en cours s’emballer.

«Changez le système», scandaient les manifestants, dont de nombreuses délégations venues du Brésil, d’Equateur et de Bolivie, exigeant de leurs gouvernements qu’ils protègent les ressources naturelles.

Etudiants, écologistes, employés, ouvriers, groupes indigènes et organisations féministes formaient une foule bigarrée qui a serpenté dans une ambiance de Carnaval entre le parc du Champ de Mars à la place San Martin, dans le centre historique de Lima, au son des percussions et cuivres et sous le chaud soleil de l’été austral.

Selon la police, les manifestants n’étaient pas plus de 2.000 mais des journalistes de l’AFP sur place estimaient que la foule était bien plus importante.

Les manifestants, beaucoup revêtus de leurs habits traditionnels, agitaient des pancartes exigeant «100% d’énergie renouvelable» et des banderoles affirmant «la vie vaut plus que l’or», sous le regard des forces de l’ordre déployées en masse.

Ronald Guillen, de l’organisation Admicco qui défend les intérêts des communautés côtières du Pérou, a indiqué à l’AFP qu’il s’agissait «d’une question de survie».

«Le changement climatique peut être très mauvais pour toutes les constructions le long de la côte» et «peut se révéler dangereux pour les habitants», a-t-il expliqué. «Nous devons prendre soin de notre planète (...) c’est notre grande maison à tous, et c’est la seule nous avons», a-t-il renchéri.

Brian Palacios, 20 ans, un chanteur de hip hop, a dit manifester pour «stopper la pollution». «Il y a eu tant de conférences avant celle-ci, et pourtant le réchauffement climatique continue d’être un problème», selon lui en évoquant les pourparlers en cours dans un autre quartier de la capitale.

«Nous devons nous organiser. Nous devons penser à nos communautés, pas seulement à nos propres carrières, à l’argent. Nous devons aussi penser à nos enfants, nos soeurs et nos frères», a-t-il ajouté.

La conférence de l’ONU doit permettre de poser les fondations d’un accord multilatéral suffisamment ambitieux qui serait signé fin 2015 à Paris et entrerait en vigueur en 2020.

La manifestation de Lima fait écho à la mobilisation mondiale sur le climat lors du sommet de New York en septembre dernier, qui a contribué à faire renaître le changement climatique comme priorité politique et rassemblé des centaines de milliers de personnes dans le monde.

AFP


Des milliers de personnes dans les rues de Dublin. 

L’Irlande s’apprête à couper le robinet de l’eau gratuite, une contrepartie au programme de sauvetage du pays en 2010. “Pas question, nous ne paierons pas” scandent les manifestants. 

Les premières factures doivent tomber début 2015. 

Le gouvernement ne fera pas de concession : “Rien ne va changer par rapport aux redevances de l’eau dit le ministre de l’Environnement Allan Kelly. Je veux être très clair. Le package mis en place est le meilleur disponible. Il a été soigneusement pensé. C’est un ensemble complet.”

Après six ans d’austérité budgétaire, l’Irlande renoue avec la croissance, le pays rembourse même en avance l’aide de la troïka mais beaucoup ne voit pas les effets de la reprise. Le collectif irlandais Right 2Water soutient que les citoyens paient déjà pour l’eau de manière indirecte, par leurs impôts. Il craint que ce service public ne finisse par être privatisé, ce qui pourrait se traduire par une hausse de prix.

Source © euronews

Avec 10 tonnes de CO2 par habitant, le Québec est de loin le meilleur élève du Canada en matière d'émissions de gaz à effet de serre. L'industrie lourde québécoise ne représente que 2,5 % des toutes les émissions du pays. Cependant, certaines grappes industrielles de la province concentrent la pollution.

Sur les 40 sites industriels qui polluent le plus au Canada, un seul est au Québec, alors que 20 se trouvent en Alberta.

Certains sites industriels polluent tout de même en grande quantité. Les données du ministère de l'Environnement montrent que la raffinerie Jean-Gaulin de Lévis émet 1 275 000 tonnes de CO2 par année. C'est autant que toutes les émissions de la Guinée, secteurs transport et résidentiel inclus.

Le Saguenay-Lac-Saint-Jean concentre à lui seul 17 % des émissions industrielles du Québec, alors que le poids de sa population n'est que de 3,5 %. Les sites industriels de la région produisent autant de gaz à effet de serre que toute la République démocratique du Congo.

Le cas de Montréal

La Communauté métropolitaine de Montréal produit le quart des émissions industrielles de la province alors qu'elle représente la moitié de la population. En revanche, les émissions issues du transport routier sont très importantes et dépassent même les GES de l'industrie lourde.

Les sites industriels qui émettent le plus de CO2 dans la région sont la raffinerie Suncor de Montréal-Est, ArcelorMittal à Contrecoeur et la cimenterie Lafarge à Saint-Constant.

Fait intéressant à noter, le campus du centre-ville de l'Université McGill produit 31 000 tonnes de CO2 par an. C'est davantage que certaines usines québécoises. 



mercredi 10 décembre 2014
Le naufrage d'un navire dans une rivière des Sundarbans au Bangladesh a provoqué la fuite 350 000 litres de pétrole qui se sont déversés dans tous les cours d'eau environnants, une véritable catastrophe écologique dans la plus grande forêt de mangrove du monde, site classé patrimoine mondial de L'UNESCO en 1997.

Les fonctionnaires forestiers confirment que le naufrage d'un navire sur la rivière Shela tôt mardi matin a déclenché une marée noire qui s'est propagé sur un rayon de 20 km .

La situation s'empire de jours en jours alors que les bureaux du gouvernement local, y compris ceux du département des forêts et de l'Administration portuaire de Mongla n'ont aucun moyen pour contrôler la fuite ou nettoyer la marée noire.

"Le sanctuaire de dauphins rares de Mrigmari-Nandabala-Andharmanik a été touché, connu sous le nom de dauphin Irabati ou localement comme Sushuk, 6000 d'entre eux y vivent et la survie de l’Espèce est désormais engagée. Cette huile visqueuse va réduire la quantité d'oxygène et créer une véritable situation catastrophiques pour tous les animaux aquatiques, y compris les dauphins. De même les plantes rares et les ressources aquatiques de la forêt de mangrove de la région sont désormais touchés mortellement.

Cette énorme quantité de pétrole va fortement affecter la biodiversité côtière pendant une longue période

L' 'OT Southern Star 7' était sur son chemin de retour transportant 357 664 litres de pétrole pour une centrale, le navire ancré sur la rivière Shela pour la nuit a été percuté par un navire de fret vide au milieu d'un brouillard dense. L'huile s'est répandue dans toutes les petites rivières et les canaux de la région.

Dans l'après-midi, des nappes d'huile ont été apercu à Joymoni, Beltola, Nandabala, Andharmanik et Mrigmari.

Les écologistes ont pourtant de nombreuses fois éxigé la fermeture de cette voie d'eau, identifiée comme un grand risque de catastrophe écologique.Déjà le 30 septembre dernier, un cargo transportant des matières premières pour une usine de ciment avait chaviré à Pashur Channel le port de Mongla.

Le gouvernement avait pris des mesures pour préserver l'environnement et l'écologie de la région après que l'UNESCO ait déclaré les Sundarbans site du patrimoine mondial en 1997.

La Division des forêts en 2011 avait ordonné à la BIWTA de cesser d'utiliser les cours d'eau des Sundarbans.

Il est donc difficile de comprendre pourquoi ou comment ce pétrolier a emprunté cette rivière malgré l'embargo.

L'Agent forestier Amir Hussain Chowdhury a déclaré, "Le BIWTA continue d'utiliser les voies fluviales dans la forêt de mangrove en ignorant nos ordres."

© Nature Alerte

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Une nouvelle éruption du volcan Turrialba au Costa Rica lundi soir a projeté d'énormes quantités de cendres sur les cinq cantons environnants. 

L' alerte jaune déclenché le 30 octobre dernier lors de la première éruption est toujours en vigueur pour les cantons de Turrialba et d'Alvarado, selon un communiqué de la Commission nationale d'urgence (CNE).

Le volcanologue Carlos Ramírez confirme que deux fois plus de cendres sont tombées sur la région depuis Lundi,  que depuis l'éruption précédente. Les vents ont entraîné les cendres à l'ouest jusqu'à Tres Ríos et Desamparados proche région de San José. Le volcan Turrialba est situé à environ 60 km au nord-est de San José.

© Nature Alerte

Le Royaume-Uni se préparait à subir sa première tempête hivernale à partir de mardi soir alors que l’organisme de prévisions météorologiques Met Office a émis mardi plusieurs alertes à cause de la formation d’une « bombe météorologique » au sud du Groenland.

« De très forts vents pourraient affecter le nord et le centre du Royaume-Uni à partir de mardi soir et durer jusqu’à jeudi matin », a indiqué mardi le Met Office, émettant une alerte jaune pour le centre et le nord du pays et même orange (2e niveau le plus important) pour l’Écosse.

Des rafales de 130 à 140 km/h sur le nord de l’Ecosse et de plus de 100 km/h sur le nord de l’Irlande et l’intérieur des terres d’une grande partie du Royaume-Uni. En mer, cette tempête nommée « Alexandra »provoquera des vagues de 10 mètres.

Le Met Office a par ailleurs publié mardi une image satellite de la « bombe météorologique » en formation au sud du Groenland.

« Une ‘bombe météorologique’ n’est pas un terme météorologique à proprement parler, mais elle est définie comme un système d’intense basse pression avec une pression centrale qui tombe 24 millibars en 24 heures », explique l’organisme.

« Ceci se produit quand de l’air sec de la stratosphère arrive dans une zone de basse pression. Cela provoque une augmentation et une rotation rapides de l’air dans la dépression, ce qui fait baisser la pression et crée une tempête plus vigoureuse »,

Source © La chaine météo


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Le ministère de la culture du Pérou s'est dit indigné d'une action entreprise par Greenpeace aux célèbres géoglyphes de Nazca et cherchera à empêcher les coupables de sortir du pays.

Dans une déclaration mardi, le ministère soutient que des écologistes de Greenpeace sont entrés dans une zone d'accès interdit près de la forme du colibri et y ont déroulé de grandes lettres de tissu jaune qui formaient les mots «Time for change! The future is renewable» (en français: «C'est le temps de changer! L'avenir est renouvelable»), suivis de la signature «Greenpeace».

Le ministère prétend que les actions de Greenpeace, lundi, ont «sérieusement» nui à cette aire fragile, mais n'a pas détaillé les dommages ou les infractions.

La porte-parole de Greenpeace Tina Loeffelbein a déclaré que les militants ont pris bien soin de protéger les géoglyphes de Nazca, ces formes géantes tracées dans des champs, et que le groupe faisait enquête sur le dossier.

Des représentants du groupe se trouvent au Pérou pour la conférence de l'ONU sur le climat.

Source © AP


Le Tribunal supérieur de justice des Canaries a rejeté mardi un recours en référé déposé par le gouvernement régional de l'archipel espagnol contre les prospections pétrolières en haute mer menées par le groupe Repsol.

Dans leur décision, les juges expliquent que les autorisations données par le gouvernement pour chercher des hydrocarbures au large des îles Fuerteventura et Lanzarote respectent la législation en vigueur, notamment en termes de protection de l'environnement. 

Les magistrats doutent aussi de l'impact négatif que pourraient avoir ces prospections sur le tourisme, principale ressource pour les habitants des sept îles de l'archipel des Canaries. Ce risque "est complètement hypothétique et conséquence d'une situation d'urgence ou d'une catastrophe". 

Le gouvernement des Canaries et les écologistes sont vent debout contre les projets du groupe pétrolier espagnol Repsol et ont déposé plusieurs recours devant la justice espagnole et européenne pour y mettre fin. Ils font valoir que l'archipel, situé au large des côtes africaines, se trouve dans une zone riche en flore et en faune qui pourrait être perturbée par les prospections pétrolières. 

L'association Greenpeace avait envoyé son navire Arctic Sunrise dans cette zone, située à environ 70 kilomètres des côtes de l'archipel. Ayant violé une zone d'exclusion maritime, il avait été placé sous séquestre par les autorités espagnoles et a dû s'acquitter d'une caution de 50.000 euros avant de repartir. Repsol de son côté insisté sur les retombées économiques pour les Canaries, mais aussi pour tout le pays, s'il trouve des hydrocarbures. L'Espagne importe près de 80% de son énergie.

Source © Belga


En Angleterre (et au pays de Galles), la chasse à courre est interdite depuis 2004, mais tuer un renard au fusil dans son jardin est parfaitement légal. Et comme les 10.000 renards qui vivent à Londres ne sont pas aimés de tous, certains résidents n'hésitent pas à appeler des tueurs professionnels. 

Le New York Times a rencontré Phil, un plombier qui arrondit ses fins de mois en tuant des renards dans les jardins privés. Ses prix sont plutôt raisonnables: les familles, écoles ou clubs qui font appel à ce sniper spécialisé payent environ 100 euros pour un renard tué, et 63 euros par renard supplémentaire. Il arrive en effet que Phil (qui n'a pas souhaité donné son nom de famille à la journaliste par peur de représailles venant des défenseurs des droits des animaux) tue quatre renards en une nuit dans un même jardin.

Les renards urbains ont des ébats bruyants, ils détruisent les fleurs, fouillent dans les poubelles et attaquent parfois des bébés et des animaux domestiques. L'année dernière, un nourrisson a eu deux doigts sectionnés par un renard qui est parvenu à s'introduire dans sa chambre.

Si Phil s'est lancé dans la chasse aux renards urbains, c'est aussi un peu pour se venger: le cochon d'Inde de sa fille a été décapité par un renard, et un de ses amis a deux teckels qui ont été attaqués.

Il donne les cadavres à un ami qui a une ferme d'élevage d'asticots: les insectes nourris au renard sont ensuite utilisés pour nourrir des poulets.

Mais il existe une alternative moins violente, rappelle le New York Times. Une entreprise comme Fox-A-Gon propose une approche plus douce. Il est notamment possible d'asperger son jardin avec un spray qui imite l'urine de renard: les autres renards sentent l'odeur et pensent qu'un animal dominant règne déjà sur ce territoire, ce qui les dissuade de vouloir s'y installer.  

Le problème, c'est que de nombreux Londoniens nourrissent régulièrement les renards dans leurs jardins. La page Facebook des défenseurs des renards urbains a près de 14.000 fans, et certains résidents soignent les renards blessés par des voitures ou des chiens. A Londres, pro et anti-renards vivent côte-à-côte, et tout comme Phil le sniper, les clients qui font tuer leurs renards ont préféré garder l'anonymat de peur d'être harcelés par les pro-renards.

Source © Slate.fr


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Le massacre des éléphants d'Afrique et le commerce de leur ivoire en Chine sont "hors de contrôle" et pourraient provoquer l'extinction des pachydermes vivant en liberté d'ici une génération, selon l'enquête de deux ONG de défense de l'environnement.

Plus de 100.000 éléphants d'Afrique ont été tués en 2010 et 2012, et des quantités de plus en plus importantes d'ivoire sont vendues dans un nombre croissant de boutiques en Chine, dénoncent dans un rapport conjoint les associations Save The Elephants et The Aspinall Foundation. 

Elles appellent Pékin à réagir vigoureusement: "La Chine détient la clé de l'avenir des éléphants", a expliqué Iain Douglas-Hamilton, fondateur de Save the Elephants. 

"Si la Chine n'est pas en pointe pour mettre fin à la demande d'ivoire, les éléphants d'Afrique pourraient disparaître de la nature d'ici une génération". "L'envolée de la demande d'ivoire en Chine - où le prix de gros pour les défenses brutes d'éléphants a triplé en quatre ans depuis 2010 - a déclenché une expansion du commerce de l'ivoire de contrebande, entraînant le massacre des éléphants d'Afrique", expliquent les ONG dans leur rapport, rendu public mardi à Nairobi. 

Le braconnage des éléphants, mais aussi des rhinocéros, a explosé ces dernières années en Afrique, alimenté par la forte demande d'ivoire et de corne en Asie, où ils sont recherchés respectivement pour leur aspect décoratif et leurs prétendues vertus médicinales. Les prix sont devenus astronomiques, faisant saliver gangs criminels internationaux et groupes armés. Des enquêteurs des deux ONG ont visité plusieurs dizaines de magasins et d'usines en Chine, principal centre mondial de transformation et premier importateur illégal d'ivoire. 

"Tous les chiffres concernant le commerce de l'ivoire ont explosé ces dernières années. Les prix de l'ivoire brut ou travaillé en Chine, le nombre d'usines autorisées de taille de l'ivoire, celui des boutiques de vente de détail, tant légales qu'illégales, celui des objets à la vente, tous se sont envolés", s'alarment-ils. Selon eux, entre 2004 et 2013, le nombre de commerces d'ivoire patentés est passé de 31 à 145 et le nombre d'usines de transformation de neuf à 37. La vente illégale dans des commerces sans licence a progressé au même rythme. 

"Parallèlement, les quantités d'ivoire saisies et le nombre d'éléphants tués en Afrique ont également augmenté", poursuivent Save The Elephants et The Aspinall Foundation. Le prix de l'ivoire brut en Chine est passé de 750 dollars (550 euros) le kilo en 2010 à 2.100 dollars (1.540 euros) en 2014. 

Après l'interdiction en 1989 du commerce international d'ivoire, l'industrie chinoise de transformation était moribonde. La vente - avec l'imprimatur de la Cites, l'organisation internationale de protection des espèces menacées - de 62 tonnes d'ivoire d'Afrique australe à la Chine en 2008 et l'enrichissement de la population chinoise ont fait exploser la demande et ressuscité le secteur. Les Chinois sont désormais les principaux acquéreurs de l'ivoire travaillé en Chine, pour la première fois depuis le XIXe siècle, selon les auteurs du rapport. 

La vente de défenses anciennes de mammouths est légale et libre en Chine, tandis que le commerce de défenses d'éléphants est soumis à licence et l'ivoire interdite d'exportation. Mais d'après le rapport, le commerce des défenses de mammouths est utilisé "comme couverture pour vendre de l'ivoire d'éléphant" et "le négoce légal d'ivoire sert à dissimuler des activités illégales"

"La Chine fait face à des défis énormes en matière de police pour contrôler le trafic d'ivoire, alors que le nombre de riches, intéressés par l'achat d'ivoire, continue de progresser" et qu'"un nombre croissant de travailleurs chinois en Afrique (...) achètent des quantités de plus en plus importantes d'ivoire pour les faire sortir en fraude", indique le document. La Chine fait des efforts pour mettre fin au trafic, mais ses mesures sont insuffisantes, estiment les auteurs du rapport. 

Les autorités chinoises ont fait fermer 10 magasins et usines, "emprisonné des centaines de revendeurs et condamné à la prison à vie 37 trafiquants", jugulant les ventes aux enchères d'ivoire de près de 97%, selon le rapport. Mais "malgré ces efforts, les inspections officielles se sont avérées à l'évidence incapables de suivre le rythme de l'inflation du marché illégal".

Source © AFP

mardi 9 décembre 2014
La marée noire qui touche le désert d'Arava est devenue «la plus grande catastrophe écologique qu'Israël n'ait jamais vu." 

"Le volume de pétrole brut qui s'est déversé dans le désert d'Arava la semaine dernière est 60 % plus important que le montant initialement indiqué, a indiqué la société, Ashkelon Pipeline Company Eilat (CPEA), responsable du pipeline accidenté.

Bien que la quantité initialement rapporté annonçait qu'entre un million et 1,5 millions litres s'étaient répandus dans le désert d'Arava, son calcul était révisé le soir même à plus de trois millions de litres. Depuis, la société a rectifié ses estimations et révélé que près de cinq millions de litres de pétrole brut se sont effectivement déversés dans le désert après l'accident de jeudi dernier.

"Nous étions sceptiques sur les chiffres fournis par la société dès le début," a rappellé un fonctionnaire du ministère. Il semble que les chiffres annoncés aujourd'hui soient plus prés de la réalité.

Pendant ce temps, les équipes de lutte contre les avaries ont déjà enlevé 13 000 tonnes de sols pollués afin de réduire l'impact de la fuite .

Néanmoins les prévisions météorologiques attendues en fin de semaine font désormais craindre le pire. En effet la pluie pourrait encore venir aggraver les dommages causés. Les prévisions météorologiques indiquent qu'une forte pluie pourrait conduire à des crues soudaines qui véhiculeraient la pollution dans le golfe d'Aqaba, site de l'un des récifs coralliens situés les plus au nord du monde.

"Si la pluie provoque des inondations, le pétrole sera transporté vers l'est et le sud, et pénétrera profondément dans le sol. Le pétrole va se répandre et il sera plus difficile à traiter ", a déclaré au Jérusalem Post le directeur Elli Groner de l'Institut Arava pour les études environnementales

Amatzia Genin, directeur de l'Institut interuniversitaire d'Israël pour les sciences marines à Eilat a déclaré être très préoccupé.

Plus de 80 personnes des deux côtés de la frontière israélo-jordanien se sont plaints de problèmes de santé causés par le déversement.

© Nature Alerte

Le réchauffement climatique multiplie par dix le risque d'étés extrêmement chauds en Europe, alors que le risque était seulement doublé il y a dix ans, selon une étude parue lundi dans la revue Nature Climate Change.

En 2004, des experts du Met Office Hadley Centre, au Royaume-Uni, avaient calculé que les émissions de carbone dues à l'homme avaient doublé le risque d'enregistrer une vague de chaleur extrême en été, par rapport à la moyenne historique. Statistiquement, un tel événement --des températures dépassant de 1,6°C la moyenne constatée sur la période juin-août de 1961 à 1990-- interviendrait tous les 52 ans, c'est à dire deux fois par siècle. 

Nouvelle étude

Dans la nouvelle étude, la même équipe de scientifiques a modifié le scénario, à la lumière du réchauffement climatique intervenu depuis et en utilisant de meilleurs modèles informatiques. Dans les conditions actuelles de réchauffement climatique, on enregistrerait deux vagues de chaleur tous les dix ans, et non plus deux par siècle, ont-ils constaté. 

Zones étudiées

Comme la précédente, l'étude s'est concentrée sur la France, l'Allemagne et l'Italie, les pays les plus touchés en 2003 par l'été le plus chaud jamais enregistré en Europe. En 2008, une étude de l'Inserm a suggéré que plus de 70.000 personnes étaient décédées dans 16 pays, victimes de la vague de chaleur. 

Fréquence

Dans leur évaluation de 2004, les experts britanniques avaient découvert que, statistiquement, un événement comme la canicule de 2003 --un dépassement de 2,3°C des températures moyennes à long terme-- avait une probabilité de se répéter tous les mille ans, ou plus. Désormais, ils estiment cette probabilité à quasiment une fois par siècle (tous les 127 ans). 

Emissions de CO2

Durant la décennie 2003-2012, les températures en Europe occidentale ont dépassé de 0,81°C celles observées durant la période 1990-1999, une hausse due essentiellement aux émissions de gaz carbonique par l'homme. 

Réchauffement climatique global

L'étude s'est basée sur quatre modèles pour prévoir le réchauffement climatique global d'ici à 2100, chacun fondé sur des niveaux différents d'émissions de gaz à effet de serre. Même dans l'hypothèse la plus optimiste, "d'ici aux années 2040, un été aussi chaud que celui de 2003 sera très banal", estiment les chercheurs. Dans l'hypothèse d'émissions importantes --la tendance actuelle--, "l'été 2003 sera considéré comme un épisode extrêmement froid d'ici à la fin du siècle", écrivent-ils. "La perception des étés extrêmement chauds va manifestement changer au cours des décennies à venir", soulignent les scientifiques. 

Vague de chaleur

L'Organisation météorologique mondiale définit une vague de chaleur comme une période de cinq jours consécutifs au minimum durant lesquels la température dépasse la moyenne locale maximale de 5°C. 

Négociations sur le climat

La publication de cette étude intervient alors que des négociations internationales se tiennent à Lima avec l'objectif de parvenir à un accord pour limiter le réchauffement à 2°C par rapport à l'ère pré-industrielle. 

Source © Belga
Un léger séisme de magnitude 3,6 a touché le sud de la Bretagne pendant la nuit, sans faire de dégât.

"J'étais dans mon lit et j'ai senti celui-ci bouger. Je me suis demandé ce qui se passait, si je rêvais".

Ils sont nombreux en Bretagne à avoir été réveillés par un léger tremblement de terre de magnitude 3,6, qui s'est produit mardi 9 décembre, peu avant 3H30, dans le Morbihan. Il n'a fait ni dégât ni victime, a-t-on appris auprès du réseau national de surveillance sismique (Rénass).

L'épicentre du séisme était situé en mer, entre Quiberon et Belle-Ile-en-mer, à une profondeur de 10 kilomètres environ (Lat: 47,3485 N - Long: 3,0185 W), selon les données publiées sur le site de cet organisme.

Le séisme a été ressenti jusqu'à 40 km de l'épicentre

Le séisme, qui a eu lieu à 3H22, a été ressenti sur Belle-Ile, distante d'une dizaine de kilomètres, à Quiberon et dans toutes les localités environnantes, jusqu'à Auray et Vannes, respectivement situées à 30 et 40 kms de l'épicentre.

"J'étais dans mon lit et j'ai senti celui-ci bouger. Je me suis demandé ce qui se passait, si je rêvais. Et ce matin toutes mes collègues m'ont dit avoir ressenti la même chose. Nous nous demandions ce qui s'était passé", a déclaré une employée de la mairie de Quiberon.

Plus de 1.000 séismes en Bretagne depuis 1980

Zone faiblement sismique, la Bretagne a enregistré 1.078 séismes depuis 1980, selon les événements recensés par le Rénass, mais tous de magnitude inférieure à 5,4. La terre avait déjà tremblé près de Vannes le 21 novembre 2013 (magnitude 4,6).

Le dernier tremblement de terre en Bretagne remonte au 11 juillet dernier. Un séisme de magnitude 4,9 dont l'épicentre se situait en Manche, à 30 kilomètres au sud-ouest de l'île anglo-normande de Jersey avait été ressenti par certains habitants de la Manche et de toutes les zones côtières entre le Mont-Saint-Michel et Brest.

Source © AFP

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