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mardi 6 janvier 2015
2014 aura bien été l'année la plus chaude observée en France depuis 1900, a confirmé Météo-France, une année record aussi pour la Grande-Bretagne, la Belgique, l'Espagne et l'Allemagne.

La température moyenne annuelle sur l'Hexagone (13,8°C) a dépassé de 1,2°C la normale (mesurée sur la période 1981-2010), observe l'organisme national. L'année 2014 aura ainsi été plus chaude encore que 2011 (+1,1°C) et 2003 (+1,0°C). 

"L'année écoulée est également une année record chez nos voisins européens comme la Grande-Bretagne, la Belgique, l'Espagne et l'Allemagne où la température moyenne annuelle a dépassé la normale de 1,4°C", ajoute Météo-France dans son "bilan climatique définitif 2014", confirmant des prévisions publiées mi-novembre et mi-décembre. 

Ces records s'inscrivent dans une tendance au réchauffement très nette, les 15 années les plus chaudes observées en France depuis le début du XXe siècle l'ayant toutes été au cours des 25 dernières années, selon la même source.

Source © AFP



Les pompiers continuaient de lutter, lundi 5 janvier, contre des feux virulents en Australie-Méridionale avant le retour de conditions météorologiques défavorables et dangereuses : les températures, en baisse ce week-end, doivent repartir à la hausse – jusqu'à 38 °C – mercredi et le vent devrait se lever, selon les prévisions météorologiques.

Parti vendredi des chaînes du Mont-Lofty, une chaîne de montagne située à l'est d'Adélaïde, l'incendie, l'un des pires à avoir frappé la région depuis trente ans, a ravagé près de 13 000 hectares de broussailles et de terres agricoles, 26 maisons ont été détruites, de même que 41 dépendances, selon un dernier bilan. Au moins 29 personnes, pour la plupart des soldats du feu, ont été légèrement blessées.

La situation est « toujours clairement dangereuse », a indiqué le premier ministre de l'Etat, Jay Weatherhill. « C'est loin d'être terminé. Nous sommes engagés dans une course contre la montre pour contrôler cet incendie le plus possible avant que le temps ne se réchauffe et que les vents ne se renforcent. »

Plus de 800 pompiers sont mobilisés, appuyés par des bombardiers d'eau.

Plus de 800 pompiers sont mobilisés pour lutter contre les flammes alors que les avions bombardiers d'eau ont largué des centaines de milliers de litres de produits censés retarder le feu, lequel couvre un périmètre de 238 km. La priorité des pompiers étant de circonscrire la périphérie du sinistre et de l'empêcher de s'étendre.

Les autorités estiment qu'il s'agit de la situation la pire depuis le « mercredi des cendres » de 1983. Plus de 70 personnes avaient alors trouvé la mort dans les Etats d'Australie-Méridionale et de Victoria et des milliers d'habitations avaient été rasées.

Les incendies de bush, mélange de forêts, de bois et de broussailles, sont monnaie courante en Australie pendant l'été austral. En février 2009, 173 personnes avaient péri dans l'Etat de Victoria et plus de 2 000 habitations avaient été détruites.

Source © Le Monde

Vendredi, un pétrolier et un vraquier sont entrés en collision au large de Singapour, provoquant le déversement accidentel de 4500 tonnes (33 000 barils soit environ 5 250 000 litres) de pétrole brut en mer, a annoncé l'Autorité maritime et portuaire (MPA) de la République de Singapour.

Le pétrolier Alyarmouk immatriculé en Libye est entré en collision avec le vraquier Sinar Kapuas a environ 11 miles marins au nord-est de Pedra Branca, à l'est de Singapour.

L'Alyarmouk a rapporté que l'une des citernes de sa cargaison a subi d'importants dommages, ce qui a entraîné la fuite d'une importante quantité de pétrole brut, il estime qu'environ 4 500 tonnes (33 000 barils ou 5 250 000 litres) se sont déversé en mer.

© Nature Alerte

Une fuite dans la centrale nucléaire de Donald C. Cook dans le Michigan a déversé au moins 7500 litres ( 2000 galons) d'huile d'un système de refroidissement dans le lac Michigan en deux mois.Bien que l'huile ne soit pas contaminée par les radiations, les groupes de sécurité de l'état sont alarmés du  temps qu'il a fallu aux responsables de la centrale pour repérer la fuite. 

Les responsables de la centrale nucléaire de Donald C. Cook dans le sud-ouest du Michigan ont signalé le problème aux autorités fédérales le 20 décembre dernier. Ils estiment qu'environ 7500 litres ( 2000 gallons) d'huile se sont déversés dans le lac Michigan  depuis fin Octobre, rapporte le Detroit Free Press. 

Les responsables de l'usine affirment que la fuite de pétrole vient d'un système de refroidissement. La fuite était de l'ordre de 0,15 litre par minute, ce qui rendait la fuite trés difficile à détecter.

"Nous prenons des échantillons de l'eau du lac tous les jours, mais la fuite a été si petite qu'elle était pour nous indétectable.

© Nature Alerte
Les pénalités quotidiennes pour les fuites ou les déversements accidentels lors de l'exploitation pétrolière ou gazière par fracturation, ou tout autres accidents dangereux pour l'environnement associés au développement des combustibles fossiles pourront désormais s'élever à 15,000 dollars par jour dans le Colorado, en vertu des nouvelles règles adoptées cette semaine par la commission pétrole et gaz de l'état.

"Ces nouvelles régles représentent un changement considérable dans la façon dont les industriels de la fracturation feront ici leurs affaires. Le durcissement des sanctions pour les contrevenants majeurs est un élément important de nos efforts continus pour renforcer notre programme de surveillance dans l'application du respect de l'environnement ", a déclaré le directeur de la commission Matt Lepore. 

Ces nouvelles régles ont été adopté pour amortir les impacts de l'industrie de la fracturation hydraulique en plein essor dans l'état du Colorado. En effet l'état s'est engagé à réduire les impacts nuisibles, protéger les eaux souterraines, réduire les émissions de CO2. Cette loi oblige désormais les industriels à divulguer les produits chimiques utilisés dans les techniques de fracturation hydraulique et contraint les industriels à déclarer tous leurs déversements accidentels.

Auparavant, les amendes pour violations «modérés» sur l'environnement étaient évaluées à l'entière discrétion de la commission.

"C'est une bonne nouvelle, cette loi a un effet dissuasif qui permet de protéger la santé et la sécurité des Coloradans ainsi que notre environnement», a déclaré Pete Maysmith, directeur exécutif du bureau de la Conservation du Colorado.

© Nature Alerte

L'association No Patents on Seeds (Pas de brevets sur les semences) s'est réjouie de la décision de l'Office européen des brevets d'annuler celui de Monsanto pour une tomate issue de sélection traditionnelle et naturellement résistante au champignon Botrytis cinerea.

Les tomates originales utilisées pour ce brevet proviennent de la banque internationale de gène de Gatersleben en Allemagne.

Le collectif d'associations engagées contre le brevetage des végétaux, des graines et des animaux d'élevage (Réseau semences paysannes en France) accusait la firme américaine d'avoir « adroitement formulé un brevet afin de créer l'impression que des techniques de génie génétique ont été utilisées pour produire lesdites tomates afin de répondre au critère d'inventivité », incontournable pour obtenir un brevet. Les techniques de simples croisements ne sont pas brevetables.

Source la france agricole
La mangrove a décliné au cours du dernier siècle pour passer de 600.000 hectares au début du 20e siècle à un peu plus de 130.000 aujourd’hui. 

La mégalopole pakistanaise Karachi est protégée des tempêtes tropicales par une barrière naturelle, la mangrove qui décline grand dam des pêcheurs de crevettes et de poissons.

Aux portes de la cité portuaire de Karachi et de ses 20 millions d’habitants, se jette l’Indus, grand serpent d’eau douce qui traverse le Pakistan, de l’Himalaya à la mer d’Arabie, pour irriguer les plaines du Pendjab et du Sind. Le delta de l’Indus est, lui, oxygéné par un océan de verdure miroitant sur l’eau : la mangrove, un écosystème unique qui plante ses racines au carrefour des eaux douces et salées.

Mais la mangrove a décliné au cours du dernier siècle pour passer de 600.000 hectares au début du 20e siècle à un peu plus de 130.000 aujourd’hui en raison notamment du détournement du flux de l’Indus pour irriguer les terres, ce qui a altéré le rapport entre les eaux douces et salées, le développement industriel de la côte, et les trafiquants de bois.

Malgré les patrouilles des écologistes, les bûcherons sévissent toujours sur les eaux du delta, prêts à tailler la mangrove pour la revendre en bois de chauffage. « Je vends ce fagot pour presque rien, 10 ou 20 roupies (8 à 15 centimes d’euros). Je gagne très peu d’argent », se lamente Haji Brahim, trafiquants de mangrove, la barque remplie de branches maigrichonnes alors qu’au loin ce sont de véritables troncs que les contrebandiers transportent.

La loi pakistanaise protège en théorie la mangrove de ces petits trafiquants à coups d’amendes allant d’un à 250 euros et qui ont d’autant moins d’effet dissuasif que les autorités sillonnent très peu les eaux pour y traquer ces bûcherons marins.

Dans l’est de Karachi, le développement industriel a lui aussi amputé la mangrove comme devant cette usine thermique à la bouche de l’Indus où les arbres marins sont desséchés, ce qui fait enrager les pêcheurs, car la mangrove sert aussi de vivier pour les poissons et les crevettes, dont le Pakistan est un important exportateur.

« Je ne comprends vraiment pas pourquoi on s’attaque à la mangrove. C’est stupide : c’est comme vider l’estomac de son voisin pour remplir le sien », enrage ainsi Kamal Shah, porte-parole de l’Association des pêcheurs du Pakistan.« Si nous étions dans un autre pays, la mangrove serait mise en valeur, protégée », dit-il.

Plus la ville continue de grignoter sur la mer, plus elle détruit sa barrière naturelle contre les cyclones et autres catastrophes naturelles. « Lorsqu’il y avait des tempêtes tropicales, nous attachions jusqu’à quatre bateaux ensemble à la mangrove. Alors, assis, nous discutions et chantions des chansons », se souvient le vieux pêcheur Talib Kacchi.

Le sud du Pakistan et la métropole Karachi sont situés au carrefour des plaques tectoniques indienne, africaine et arabique, une activité sismique à l’origine de nombreux tremblements de terre et parfois même de tsunamis.

« Cette zone a été touchée par un énorme tsunami en 1945, et cela peut bien sûr se reproduire… L’an dernier nous avons eu un tremblement de terre, enfin deux, et si un séisme a son épicentre dans la mer, cela peut provoquer un tsunami. Et si un tsunami nous touche, la zone qui en souffrira le plus sera le delta de l’Indus », explique Muhammad Moazzam Khan, du Fonds mondial pour la nature (WWF-Pakistan).

D’où l’importance de protéger la mangrove pour tenter de minimiser les dégâts d’une éventuelle catastrophe naturelle. Après des décennies de déclin, les défenseurs de l’environnement tentent aujourd’hui d’inverser la tendance en replantant la mangrove sur la côte près de Karachi.

Doucement, très doucement, de façon éparse, la mangrove commence à repousser mais n’atteindra probablement jamais sa splendeur d’antan, à l’époque où Karachi était un paisible port colonial à des lieues de la mégalopole grouillante, polluée et fascinante qu’elle est aujourd’hui devenue.

Source © AFP


La compagnie Melrose vient de remporter une victoire en Conseil d'État dans sa bataille pour pouvoir chercher du pétrole en Méditerranée. Les cartouches juridiques s'amenuisent pour le ministère de l'Écologie, qui s'oppose au renouvellement du permis initialement accordé en 2002.

Depuis juillet 2013, la Méditerranée était rayée de la carte des zones où l'on peut chercher du pétrole en France. Plus de dix ans après sa première autorisation, la compagnie Melrose qui souhaitait continuer à sonder le sous-sol sur 10 000 km2, n'avait plus qu'à rentrer chez elle. C'est du moins la version officielle, que vient de mettre à mal le Conseil d'État dans une décision en date du 19 décembre dernier et révélée sur son blog par le militant écologiste Achim Gertz. Il suit ainsi l'ordonnance du tribunal administratif de Cergy-Pontoise, rendue le 20 février 2014, qui donnait raison à Melrose face au ministère du développement durable.

Il ne s'agit pour l'instant que d'une suspension du rejet, dans l'attente d'une décision au fond. Et pour poursuivre ses recherches, la compagnie devrait de toute façon déposer des dossiers d'autorisation au cas par cas. En 2010, elle avait obtenu le feu vert du préfet pour une campagne d'études par ondes sismiques. L'étape suivante serait le forage. 

"La demande de prolongation [du permis] prévoit qu’un puits d’exploration pourrait être foré « à profondeur de 2500 m environ sous le fond marin »", note sur son blog Sébastien Mabile, avocat spécialiste du droit de l'environnement, qui officie notamment pour le parc des Calanques.

Ces travaux devraient logiquement nécessiter l'accord des parc nationaux voisins, les Calanques et Port-Cros, situés à quelques dizaines de kilomètres. "Le parc national des Calanques sera très vigilant, on a assez hérité de l'histoire pour ne pas ajouter des activités nouvelles", prévient son président Didier Réault (UMP). D'autant plus que "par le passé, le titulaire s'est permis d'outrepasser ses droits en allant jusque devant la calanque de Morgiou."

Sarkozy et Batho perdent une manche

Mais cet épisode judiciaire vient tout de même mettre à mal les assurances successives des responsables politiques nationaux. La première fin de non-recevoir à Melrose émanait du président Nicolas Sarkozy, lors d'un meeting de la campagne de 2012 : "Je n'accepterai pas de forage pétrolier en Méditerranée au large des Calanques, parce que la Méditerranée c'est le coeur de notre identité." Une semaine plus tard, son premier ministre François Fillon signait l'acte de naissance du parc national des Calanques, située à quelques dizaines de kilomètres de la zone visée par la compagnie.

Après l'élection de François Hollande, la ministre Delphine Batho avait confirmé cette opposition lors d'une conférence internationale sur la haute mer : "La situation est parfaitement claire et je vous le confirme : les craintes n’ont plus lieu d’être." À ces deux occasions, Marsactu avait relayé les doutes d'observateurs sur la possibilité de renvoyer Melrose dans les cordes. Comme l'écrit le tribunal administratif dans sa décision, l'entreprise disposait auparavant d'un permis, et ce depuis 2002. Or, "la prolongation du titre est de droit" dès lors qu'il remplit certaines conditions techniques et financières, ce qui n'est en l'occurrence "pas contesté".

La "zone de protection" se fissure

C'est sur un autre point que le ministère s'appuyait pour obtenir gain de cause : l'existence d'une zone de protection écologique (ZPE) en Méditerranée. Selon cet argumentaire, l'État n'était pas forcé d'accorder le permis. Au contraire, il n'en avait pas le droit. "Dans une [ZPE] l’exploration et l’exploitation des ressources naturelles sont interdites. Donc, au moment de la demande, le ministre compétent était tenu de rejeter cette demande", expliquait en 2013 Delphine Batho. Or, rappelle le Conseil d'État, la France dispose de "droits souverains aux fins d'exploration et d'exploitation des fonds marins de son plateau continental au large de la Méditerranée" et la Zone de protection écologique n'a pas pour effet d'obliger la France à y renoncer.

Pour comprendre, il faut revenir à la genèse de cette notion spécifiquement française dérivée des zones économiques exclusives (ZEE). En 2003, la France souhaite lutter contre la pollution des navires qui croisent au large de ses côtes méditerranéennes. Pour cela, elle peut revendiquer la création d'une zone économique exclusive qui étendrait les droits qu'elle a déjà sur le sous-sol à la mer qui se situe au-dessus. Problème, les Espagnols et les Italiens y verraient une manoeuvre destinée à s'arroger les ressources en poissons de cette même zone. La solution est trouvée avec le concept de zone protection écologique où la revendication se limite principalement aux "compétences reconnues par le droit international relatives à la protection et à la préservation du milieu marin".

Le ministère aura une autre occasion de faire entendre ses arguments, dans le cadre de la procédure au fond, encore en cours. Dans l'intervalle, il doit "procéder à un réexamen de la demande de prolongation dans un délai de deux mois". Contacté, le ministère n'a pour l'instant pas répondu à notre appel. Mais une validation sera compliquée à assumer politiquement. Pour le député écologiste François-Michel Lambert, elle serait "un mauvais signal", alors que la France se prépare à accueillir un sommet sur le climat en décembre 2015. L'enjeu n'est pas seulement écologique : dans cette procédure, Melrose réclame la condamnation de l'État à verser 63,5 millions d'euros. Les juristes du ministère sont prévenus.

Source © Julien Vinzent/ Marsactu
Une fois de plus, les 8 km de plage de Fleury d'Aude ont été pollués lors des dernières inondations. Le maire crie son ras-le-bol et lance une opération citoyenne pour trier les déchets et nettoyer la plage.

Des centaines de tonnes de détritus sont venues une nouvelle fois s'échouer de la plage des Cabanes de Fleury à Saint-Pierre-la-Mer. L'origine de cette pollution : les dernières inondations entre le 27 et le 30 novembre dernier. 

Sur plus de 8 km : branchages, roseaux, végétaux de toutes sortes mais également des bouteilles de verre, de plastique, du caoutchouc… polluent le rivage. 

Des détritus et des embâcles charriés par l'Aude et provenant souvent très en amont à l'intérieur des terres. Le maire, de la commune (Fleury-d'Aude, les Cabanes, Saint-Pierre-la-mer), Guy Sié fait ses comptes. «Les dégâts sont aussi importants qu'en 1999, plusieurs milliers de m3 dont il faudra se débarrasser. Tous les ans, la facture est exclusivement supportée par les contribuables de Fleury d'Aude qui s'élève entre 60 000 à 90 000€», s'indigne-t-il. 

«Cela suffit maintenant. Il faudrait que toutes les communes riveraines de l'Aude paient, que les pollueurs paient, que l'État, l'Agglo, différents syndicats participent également», lance-t-il passablement énervé par ce nouvel épisode. Aussi, il fait appel à la solidarité citoyenne et demande à tous les habitants, associations aux bonnes volontés de les rejoindre pour une grande opération de nettoyage le mercredi 14 janvier prochain. 

«Un nettoyage manuel est indispensable pour trier les différents détritus et ainsi permettre de les recycler», précise-t-il. «Car ces roseaux et autres détritus; végétaux c'est plus catastrophique que le bois. Le bois lui, on peut encore le brûler mais les roseaux et autres branchages sont trop humides et de plus ils sont rapidement recouverts par le sable et endommagent les cribleuses (engins pour nettoyer le les plages», souligne Guy Sié et de s'exclamer. «Trente années que ça dure». 

Le maire connaît son dossier sur le bout des doigts. Pour lui, les travaux du barrage anti-sel et de la digue légèrement incurvée réalisés dans les années «quatre-vingts» (lire ci-dessous) ne sont pas étrangers à ces pollutions à répétition. En fait, Guy Sié est persuadé que la digue à l'embouchure de l'Aude crée des courants tournants qui propulsent tous les embâcles et déchets sur la plage. «Pire encore nous avons perdu en quelques années 80 m de plage alors que de l'autre côté de la digue, sur la plage de Vendres est intacte».

Le rendez-vous est fixé mercredi 14 janvier à 8 h 30 sur la plage des Cabanes. Se munir de gants. Inscriptions Tel 04 68 46 60 60

L'incroyable projet pharaonique

Pour le maire, Guy Sié, le projet Nysa (jardin de Dionysos) dans les années «80» n'est pas étranger aux phénomènes de pollution. Le projet porté par les conseils généraux de l'Aude et de l'Hérault devait faire de Saint-Pierre-La-mer, Cabanes de Fleury et Vendres (stations oubliées de la mission Racine) un complexe touristique pharaonique : une cité lacustre, 25 000 lits touristiques, une plate-forme multimodale.... seuls ont été réalisés : le barrage anti-sel sur l'Aude, la digue et la célèbre bulle de Fleury, un observatoire sous-marin symbole du fiasco financier du projet qui a plombé les finances de la ville pendant des années. Pour le maire ; «la construction de la digue légèrement incurvée crée un courant latéral qui conduit tous les déchets charriés par l'Aude sur les plages».

Source © Jean-Luc Letitre / la depeche



La carte de la pollution
en Ile-de-France
ce mardi 6 janvier
L'Association de surveillance de la qualité de l'air en Île-de-France (Airparif) prévoit pour ce mardi un épisode de pollution avec dépassement du seuil d'information de la procédure d'information et d'alerte pour le polluant PM10.

En conséquence, la ville de Paris a pris un arrêté municipal pour rendre le stationnement résidentiel gratuit. Objectif : réduire les émissions de polluants dans l'atmosphère en incitant les riverains à privilégier les transports en commun, explique la municipalité. 

L'arrêté municipal précise que si un automobiliste parisien paye son parking pour la journée, la validité du ticket horodateur est automatiquement prolongée d’un jour. 

Les automobilistes contraints d'utiliser leur véhicule doivent toutefois être attentifs, car la préfecture de police limite les vitesses autorisées : 110 km/h sur les portions d’autoroutes normalement limitées à 130 km/h, 90 km/h sur les portions d’autoroutes et de voies rapides normalement limitées à 110 km/h, 70 km/h sur les portions d’autoroutes, de voies rapides et de routes nationales et départementales normalement limitées à 90 km/h, 60 km/h sur le boulevard périphérique à Paris.

La mairie de Paris interdit par ailleurs «l'utilisation de tous les véhicules municipaux qui ne soient pas strictement indispensables et celui des outils d'entretien non électriques». Et recommande de «limiter des promenades et activités extérieures pour les plus jeunes ou les activités extérieures et sportives intenses (même en intérieur) et les compétitions sportives pour les enfants» et préconise d'adapter «les activités proposées aux personnes âgées».


Source © le parisien
La vallée de l'Arve, qui compte notamment la ville de Chamonix-Mont-Blanc, connaissait lundi son sixième jour consécutif de pollution aux particules fines, a indiqué la préfecture de Haute-Savoie dans un communiqué de presse. 

Le taux de particules fines (PM10) par mètre cube a atteint 75 microgrammes (µg) dimanche et devait à nouveau dépasser 50 microgrammes lundi et mardi, selon le communiqué.

Limite européenne : 35 jours pollués par an

La vallée de l'Arve, qui conduit au tunnel du Mont-Blanc, a connu 58 jours de pollution aux particules en 2013, selon l'institut Air Rhône-Alpes, alors que la limite réglementaire européenne est fixée à 35 jours par an.

Fin novembre, les élus de la communauté de communes de la vallée de Chamonix-Mont-Blanc avaient adopté une motion demandant l'interdiction temporaire de circulation des poids lourds de transit les plus polluants circulant dans la vallée de l'Arve "dès le matin du second jour d'un épisode de pollution caractérisée".

Source © Le Figaro


Le bras de fer entre François Hollande et ses anciens soutiens écologistes se poursuit. Interrogé lundi 5 janvier sur France Inter, le président de la République a précisé que le projet d’aéroport en région nantaise serait bel et bien lancé.

Voila qui ne va pas plaire aux écologistes. Alors que Manuel Valls s’était déjà déclaré favorable à un tel projet en décembre dernier, une polémique relancée par la mort du militant écologiste Rémi Fraisse, François Hollande a décidé de transformer l’essai ce lundi en affirmant la future construction du projet de Notre-Dame-des-Landes.

Interrogé lundi 5 janvier sur France Inter, le chef de l’Etat a affirmé qu’une fois les recours en justice épuisés, le lancement de Notre-Dame-des-Landes serait effectif. En clair, les actions en justice n’inquiètent pas le gouvernement qui entend bien mener à bout ce projet, bâti sous la houlette de l’ancien Premier ministre de François Hollande, Jean-Marc Ayrault.

Pour autant, le chef de l’Etat a laissé quelques garanties aux écologistes, comme notamment la fermeture de la centrale nucléaire de Fessenheim. Sans toutefois donner de date précise. Une fermeture qui se fera en contrepartie du lancement de la centrale de Flamanville, prévue pour 2017, comme cela est indiqué dans la loi de transition énergétique adoptée par l’Assemblée nationale en octobre dernier, qui instaure un plafonnement de la capacité de production nucléaire de la France.

Source AFP

Les prairies coralliennes du Pacifique nord connaissent actuellement un phénomène de blanchissement inédit par son ampleur en raison d'un épisode de type El Niño qui fait monter la température des océans, ont annoncé lundi des scientifiques.

La situation est la plus spectaculaire dans les îles Marshall où le blanchissement corallien observé depuis la mi-septembre est «le pire jamais enregistré», a indiqué à l'AFP Karl Fellenius, un océanographe de l'université d'Hawaii basé à Majuro, capitale des Marshall.

Selon C. Mark Eakin, responsable de la surveillance des récifs coralliens à l'Agence nationale américaine Océanique et Atmosphérique (NOAA), l'ensemble du Pacifique nord est touché.

«Un important blanchissement a été constaté à Guam, aux îles Mariannes du nord, aux îles hawaïennes du nord-ouest, aux îles Marshall et aux Kiribati», a-t-il expliqué en invoquant «des nouveaux records de stress thermique» dans la partie septentrionale du Pacifique.

Le blanchissement corallien est un phénomène naturel survenant dans des endroits où l'eau circule peu, en période de marées de faible amplitude et de fortes chaleurs, à de petites profondeurs. Mais l'ampleur du phénomène étudié ne peut s'expliquer que par «les émissions de gaz à effet de serre qui font monter la température des océans», affirme Karl Fellenius.

La température des eaux de surface est d'environ un demi à un degré supérieure à la normale depuis plusieurs mois, un écart suffisant pour les fragiles coraux, a ajouté le scientifique.

L'Organisation météorologique mondiale (OMM) a prévenu en décembre au sommet de Lima que les températures relevées entre janvier et octobre autour du globe, sur terre et mer, pourraient faire de 2014 l'année la plus chaude depuis 1880 dans le monde.

Selon l'organisme mondial, cette hausse du mercure expliquerait en partie les pluies et inondations exceptionnelles observées cette année.

El Niño est un courant chaud du Pacifique qui apparaît généralement tous les cinq à sept ans en moyenne et exerce une forte influence sur le climat du globe. L'OMM estimait en septembre à 70% les chances qu'El Niño refasse son apparition entre novembre et février.

Source © AFP

Le Centre météorologique national chinois (CMN) a placé lundi les régions du centre et de l'est du pays en alerte bleue en raison d'une vague de froid. Durant les deux prochains jours, une vague de froid balayera le centre et l'est de la Chine et provoquera une chute des températures pouvant atteindre dix degrés, accompagnée de rafales de vent dans les provinces du Jilin et du Liaoning, et dans la région autonome de Mongolie intérieure. 

D'importantes chutes de neige et du blizzard sont attendus dans les provinces du Qinghai, du Gansu, du Sichuan et du Shandong. Le centre a conseillé aux habitants de rester chez eux et a demandé aux autorités locales de se préparer à cet épisode neigeux. La Chine possède un système d'alerte météorologique à quatre couleurs : le rouge représentant le niveau le plus élevé, suivi par l'orange, le jaune et le bleu

Source © Chine Nouvelle (Xinhua)
Les déplacements des éleveurs de bétail et de leurs troupeaux fuyant les affrontements armés au Soudan du Sud ont entraîné l'apparition de nouveaux foyers de maladies animales et aggravé les tensions entre pasteurs et agriculteurs ainsi qu'entre les différentes communautés pastorales, s'alarme un nouveau rapport de l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO).

« La FAO et ses partenaires sont en première ligne pour lutter contre les foyers de maladies animales et sauvegarder le système de soins de santé animale du Soudan du Sud », a déclaré l'agence de l'ONU dans un communiqué de presse. Ces derniers mois, des équipes d'experts en élevage de la FAO ont sillonné le pays et mené des dizaines de missions d'évaluation, dont les résultats ont signalé de « nouvelles pathologies préoccupantes parallèlement à la détérioration des conditions d'élevage et à la multiplication des actes de violence pour l'accès à la terre et aux pâturages ».

Selon la FAO, l'élevage joue un rôle social très important au Soudan du Sud où il représente bien plus qu'une simple source de nourriture, généralement sous la forme de lait et produits laitiers. Les bovins, en particulier, sont un signe de richesse et de statut social. Ils sont la principale source de richesse des éleveurs. Leur vente procure de l'argent frais, mais ils sont parfois troqués contre le grain ou offerts à titre de dot lors des mariages ou, quoique rarement, abattus pour leur viande lors de célébrations spéciales ou en périodes de besoin extrême.

En raison du conflit armé, les éleveurs ont réduit les surfaces plantées dans des proportions allant jusqu'à 40% dans certaines régions et les prix des aliments de base ont quadruplé dans les zones les plus touchées.

« Bien que les conflits tribaux et les razzias de bétail ne soient pas inhabituels au Soudan du Sud, la transhumance du bétail fuyant ou contournant le danger sur des routes inhabituelles, notamment à travers des régions agricoles, a suscité des tensions dégénérant souvent en actes de violence entre pasteurs et agriculteurs », explique le rapport, ajoutant que ce phénomène est en train de miner la stabilité sociale, notamment dans des zones jusque-là épargnées par les hostilités et les conflits politiques datant de décembre 2013.

Les déplacements de troupeaux ont propagé des maladies animales dans des zones auparavant non infectées, poursuit le rapport de la FAO. Des maladies comme la fièvre de la côte Est, la fièvre aphteuse et la trypanosomiase dévastent les élevages de bovins et menacent la sécurité alimentaire et les moyens d'existence des communautés pastorales à travers le pays. Les pertes de bétail et la baisse de la production de lait qui en résultent aggravent les risques de malnutrition, en particulier chez les enfants et les femmes enceintes et allaitantes. Pour la plupart des éleveurs, la perte du bétail signifie l'anéantissement de leurs moyens d'existence.

« Dès les premiers jours de la crise, la FAO a fait de son mieux pour attirer l'attention sur l'urgence silencieuse que représentent ces migrations de bétail inhabituelles », a souligné le responsable du Bureau de l'agence au Soudan du Sud, Dr. Sue Lautze, tout en soulignant que la FAO a intensifié ses interventions en faveur du bétail, notamment en renforçant et décentralisant la chaîne du froid pour les vaccins, en élargissant le réseau de santé animale communautaire et le programme de vaccination et en déployant son propre personnel pour superviser la surveillance des maladies et rétablir les laboratoires locaux pour le diagnostic des maladies du bétail.

La FAO promeut une double approche au Soudan du Sud, qui consiste à répondre aux besoins immédiats des populations touchées par la crise tout en augmentant la production alimentaire dans les zones les moins touchées. En 2014, le programme humanitaire de la FAO a secouru plus de 2,8 millions de personnes en encourageant simultanément la production agricole, la pêche et les interventions de santé animale, notamment la vaccination de plus de 1,6 million d'animaux. Pour 2015, la FAO a besoin de 89 millions de dollars afin d'améliorer la sécurité alimentaire de 2,35 millions de personnes vulnérables tout en élargissant son effort de développement.

source ONU


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