...
jeudi 8 janvier 2015
Les intempéries ont perturbé mercredi le quotidien des habitants d'une bonne partie du Proche-Orient. Des administrations, des écoles et des routes ont été provisoirement fermées.
Plusieurs routes ont été coupées par la neige ce mercredi 7 janvier dans les régions montagneuses du sud-est du Liban. Une tempête est venue compliquer encore la vie de milliers de réfugiés syriens qui grelottent sous leurs tentes.
Une source de sécurité a affirmé que les victimes avaient, respectivement, 35 ans et 6 ans. Tous deux traversaient le Mont Hermon, entre la Syrie et le Liban, où les températures avoisinaient les -7 degrés Celsius.
Réfugiés désespérés
«On manque de denrées alimentaires et de quoi se chauffer. Nous demandons aux ONG d'intervenir», lance un homme désespéré, dans un campement de 40 tentes établi à Majdaloun, près de Baalbeck. «Nous avons peur que les tentes s'effondrent sous le poids de la neige».
A Hawch al-Oumara, près de la ville chrétienne de Zahlé, des réfugiés tentaient également de retirer l'épaisse couche blanche recouvrant leurs tentes. «Cela fait deux ans que je suis ici, mais c'est l'hiver le plus dur», s'exclame Mohammad al-Hussein, qui vit avec sa femme et ses cinq enfants dans ce campement de 80 tentes.
Pour les aider, le Haut-Commissariat pour les Réfugiés (HCR) de l'ONU a indiqué avoir notamment distribué de l'aide à plus de 80'000 familles. Il leur a remis de l'argent ou des coupons pour du fuel.
Neige en Galilée
Par ailleurs, les écoles et les ports libanais étaient fermés mercredi et l'électricité a été coupée dans certaines régions. En Israël aussi, toutes les écoles de Jérusalem ainsi que l'Université hébraïque sont restées closes, de même que les écoles du nord d'Israël. Celles de Cisjordanie ont également fermé leurs portes.
La neige a fait son apparition mercredi matin sur le plateau du Golan annexé par l'Etat hébreu, en Galilée dans le nord du pays. Elle est également tombée à Hébron, dans le sud de la Cisjordanie. Les habitants de Jérusalem ont déserté les rues balayées par des vents violents et une pluie glaciale.
Nourriture stockée
La municipalité a également stocké 200 tonnes de sel, de la nourriture et des couvertures. Elle a préparé des générateurs pour pallier à d'éventuelles coupures d'électricité comme celles qui s'étaient produites en décembre 2013 en raison d'une tempête de neige.
Pour éviter que les automobilistes ne se retrouvent bloqués des heures comme en 2013, la police a fermé à la circulation les deux principales routes d'accès Jérusalem dès l'apparition des premiers flocons.
Les Gazaouis grelottent
La Jordanie a envoyé des engins de déneigement aux Palestiniens en Cisjordanie où la neige est également attendue. A Gaza, où les rues étaient quasiment désertes, le port a été fermé. Les Gazaouis calfeutrés dans leurs maisons tentaient de se réchauffer malgré les coupures fréquentes d'électricité: ils n'ont actuellement que quelques heures d'électricité par jour.
Dans les écoles gérées par l'ONU, qui abritent des dizaines de milliers de déplacés, l'agence des Nations unies pour l'aide aux réfugiés a commencé à distribuer des rations alimentaires et à utiliser des générateurs supplémentaires.
Examens reportés
Et dans le royaume hachémite de Jordanie, les ministères et autres institutions gouvernementales ont suspendu leurs activités, tandis que les examens officiels prévus mercredi et jeudi ont été reportés.
En Syrie voisine, la neige et la pluie se sont abattues, notamment dans la province de Damas, où les examens dans les écoles et les universités ont été reportés. En Egypte, les autorités ont fermé sept ports en raison d'une tempête de sable.
Source © ats/Newsnet
Plusieurs routes ont été coupées par la neige ce mercredi 7 janvier dans les régions montagneuses du sud-est du Liban. Une tempête est venue compliquer encore la vie de milliers de réfugiés syriens qui grelottent sous leurs tentes.
Une source de sécurité a affirmé que les victimes avaient, respectivement, 35 ans et 6 ans. Tous deux traversaient le Mont Hermon, entre la Syrie et le Liban, où les températures avoisinaient les -7 degrés Celsius.
Réfugiés désespérés
«On manque de denrées alimentaires et de quoi se chauffer. Nous demandons aux ONG d'intervenir», lance un homme désespéré, dans un campement de 40 tentes établi à Majdaloun, près de Baalbeck. «Nous avons peur que les tentes s'effondrent sous le poids de la neige».
A Hawch al-Oumara, près de la ville chrétienne de Zahlé, des réfugiés tentaient également de retirer l'épaisse couche blanche recouvrant leurs tentes. «Cela fait deux ans que je suis ici, mais c'est l'hiver le plus dur», s'exclame Mohammad al-Hussein, qui vit avec sa femme et ses cinq enfants dans ce campement de 80 tentes.
Pour les aider, le Haut-Commissariat pour les Réfugiés (HCR) de l'ONU a indiqué avoir notamment distribué de l'aide à plus de 80'000 familles. Il leur a remis de l'argent ou des coupons pour du fuel.
Neige en Galilée
Par ailleurs, les écoles et les ports libanais étaient fermés mercredi et l'électricité a été coupée dans certaines régions. En Israël aussi, toutes les écoles de Jérusalem ainsi que l'Université hébraïque sont restées closes, de même que les écoles du nord d'Israël. Celles de Cisjordanie ont également fermé leurs portes.
La neige a fait son apparition mercredi matin sur le plateau du Golan annexé par l'Etat hébreu, en Galilée dans le nord du pays. Elle est également tombée à Hébron, dans le sud de la Cisjordanie. Les habitants de Jérusalem ont déserté les rues balayées par des vents violents et une pluie glaciale.
Nourriture stockée
La municipalité a également stocké 200 tonnes de sel, de la nourriture et des couvertures. Elle a préparé des générateurs pour pallier à d'éventuelles coupures d'électricité comme celles qui s'étaient produites en décembre 2013 en raison d'une tempête de neige.
Pour éviter que les automobilistes ne se retrouvent bloqués des heures comme en 2013, la police a fermé à la circulation les deux principales routes d'accès Jérusalem dès l'apparition des premiers flocons.
Les Gazaouis grelottent
La Jordanie a envoyé des engins de déneigement aux Palestiniens en Cisjordanie où la neige est également attendue. A Gaza, où les rues étaient quasiment désertes, le port a été fermé. Les Gazaouis calfeutrés dans leurs maisons tentaient de se réchauffer malgré les coupures fréquentes d'électricité: ils n'ont actuellement que quelques heures d'électricité par jour.
Dans les écoles gérées par l'ONU, qui abritent des dizaines de milliers de déplacés, l'agence des Nations unies pour l'aide aux réfugiés a commencé à distribuer des rations alimentaires et à utiliser des générateurs supplémentaires.
Examens reportés
Et dans le royaume hachémite de Jordanie, les ministères et autres institutions gouvernementales ont suspendu leurs activités, tandis que les examens officiels prévus mercredi et jeudi ont été reportés.
En Syrie voisine, la neige et la pluie se sont abattues, notamment dans la province de Damas, où les examens dans les écoles et les universités ont été reportés. En Egypte, les autorités ont fermé sept ports en raison d'une tempête de sable.
Source © ats/Newsnet
Beaucoup d'établissements scolaires n'ont pas rouvert leurs portes jeudi, après les vacances de Noël, dans le nord et l'est d'Athènes, dans le nord et le centre de la Grèce mais également sur l'île de Crète et dans l'archipel des Cyclades, destination touristique vedette de la Grèce.
De nombreuses routes restaient fermées ou difficiles d'accès en raison de la neige et du verglas qui ont accompagné une vague de froid sévissant dans le pays depuis lundi soir. Des flocons sont encore tombés sur Athènes jeudi matin. La fin du front neigeux était cependant annoncée pour la journée de jeudi.
Dans les Cyclades, les îles de Tinos et d'Andros ont été les plus touchées par la neige qui a recouvert certaines plages mais a également isolé plusieurs villages et provoqué des coupures d'électricité. Selon la presse, la neige a atteint jusqu'à un mètre dans les montagnes de Crète.
Par ailleurs, trois personnes sont décédées, une en Crète et deux autres sur l'île de Lesbos (est), en raison d'intoxication ou d'incendies liés à leur système de chauffage. L'une des victimes n'avait plus d'électricité depuis un an en raison d'impayés, selon l'agende de presse grecque ANA. La Turquie et le Proche-Orient subissent également une vague de froid accompagnée de neige.
Source © Belga
Les étudiants du centre universitaire de la wilaya de Tamanrasset se sont joints au large mouvement de protestation préparé par les opposants à l’exploitation du gaz de schiste dans le sud.
Une imposante marche à laquelle ont participé plusieurs centaines de personnes, entre étudiants et enseignants, a été organisée, ce mardi 6 janvier, du centre universitaire vers le siège de la wilaya. Les organisateurs font état de plus de 2000 marcheurs qui ont pris part à cette action, en signe de solidarité avec les habitants d’In Salah qui ont investi la rue depuis le 31 décembre, pour manifester contre l’extraction du gaz piégé dans cette région où se trouvent les trois puits pilotes, dont deux sont récemment mis en service.
L’arrêt des travaux dans ce site implanté à quelques toises des périmètres agricoles des deux localité de Sahla, à 35 km de la capitale de Tidikelt, est la revendication des protestataires ayant brandit plusieurs banderoles où l’on peut lire « Le gaz se propage et le Sud agonise », « non au gaz de schiste », « ayez pitié en nos enfants, on en a marre de la marginalisation », « nous ne sommes pas contre l’économie de l’Etat, mais contre les projets nuisibles au citoyen ».
Les protestataires exigent sans condition l’instauration d’un moratoire et l'extinction des torche de puits lancés à titre d’expérimentation dans le site de l’Ahnet. Rien ne semble altérer leur détermination à faire valoir cette revendication quitte à "bloquer les zones pétrolières et fermer les importants axes routiers menant de et vers Tamanrasset" menace-t-on. Les participants à cette marche, quadrillée par un impressionnant dispositif de sécurité en prévision de la réunion du CEMOC (comité d’Etat-major opérationnel conjoint) qui se tient parallèlement à la VIe région militaire, se disent prêts à durcir leur action si les autorités se murent encore dans le silence.
« Cette protestation de soutien aux manifestants d’In Salah n’est qu’un début. Nous n’allons pas nous taire jusqu’à l’aboutissement de notre plate forme de revendication » lancent les protestataires à l'adresse des responsables de la wilaya. Et de poursuivre : « Nous refusons de cautionner un projet polluant et qui ne profite, de surcroît, qu’aux pays étrangers. Les populations du Sahara ont été longtemps exploitée par la France qui tenait de concrétiser sa stratégie nucléaire au détriment de la vie des milliers de personnes utilisées comme cobayes. Aujourd’hui et après 52 ans d’indépendance on n’acceptera jamais qu’on soit traité de la sorte ».
Plus scientifiques, ils ont expliqué que le précédé adopté pour l’extraction du gaz de schiste, outre le fait qu’il contribue à augmenter les émissions de gaz à effet de serre (GES), est susceptible d’augmenter le taux de radon- un gaz radioactif incolore et inodore présent dans les sous sols- dans toute la région et localités environnantes. Ce qui accroît inévitablement le risque de cancer du poumon. Après l’eau inflammable, les microséismes et la pollution des nappes phréatiques, la hausse du radon représente ainsi une conséquence redoutable des gaz de schiste.
Joint par téléphone, le secrétaire de l’association des victimes des essais nucléaires d’In Eker, Ibba Boubekeur a mis en garde contre les dangers et les différentes menaces qui pèsent sur les populations de Tidekelt et l’Ahaggar. « En matière de technologie, l’Algérie n’est pas meilleure que les USA qui jouissent d’une expérience capitale en matière l’exploitation du gaze de schiste, et encore moins la France où le projet avait fait objet d’une large contestation eu égard à son impact négatif sur l’environnement et la santé publique. Il faut comprendre que le gaz de la roche-mère, devant être fracturé avec une grande quantité d’eau et de produits toxiques, est une source de cancers qui s’ajoute à la liste encore plus longue de craintes et de répercussions néfastes. Les riverains sont exposés à de hauts risques et des préjudices écologiques incommensurables. L'Etat doit se raviser avant que la situation ne prenne d’autres allures encore plus scandaleuses, » a conclu notre interlocuteur.
Source © Ravah Ighil / elwatan.com
Une imposante marche à laquelle ont participé plusieurs centaines de personnes, entre étudiants et enseignants, a été organisée, ce mardi 6 janvier, du centre universitaire vers le siège de la wilaya. Les organisateurs font état de plus de 2000 marcheurs qui ont pris part à cette action, en signe de solidarité avec les habitants d’In Salah qui ont investi la rue depuis le 31 décembre, pour manifester contre l’extraction du gaz piégé dans cette région où se trouvent les trois puits pilotes, dont deux sont récemment mis en service.
L’arrêt des travaux dans ce site implanté à quelques toises des périmètres agricoles des deux localité de Sahla, à 35 km de la capitale de Tidikelt, est la revendication des protestataires ayant brandit plusieurs banderoles où l’on peut lire « Le gaz se propage et le Sud agonise », « non au gaz de schiste », « ayez pitié en nos enfants, on en a marre de la marginalisation », « nous ne sommes pas contre l’économie de l’Etat, mais contre les projets nuisibles au citoyen ».
Les protestataires exigent sans condition l’instauration d’un moratoire et l'extinction des torche de puits lancés à titre d’expérimentation dans le site de l’Ahnet. Rien ne semble altérer leur détermination à faire valoir cette revendication quitte à "bloquer les zones pétrolières et fermer les importants axes routiers menant de et vers Tamanrasset" menace-t-on. Les participants à cette marche, quadrillée par un impressionnant dispositif de sécurité en prévision de la réunion du CEMOC (comité d’Etat-major opérationnel conjoint) qui se tient parallèlement à la VIe région militaire, se disent prêts à durcir leur action si les autorités se murent encore dans le silence.
« Cette protestation de soutien aux manifestants d’In Salah n’est qu’un début. Nous n’allons pas nous taire jusqu’à l’aboutissement de notre plate forme de revendication » lancent les protestataires à l'adresse des responsables de la wilaya. Et de poursuivre : « Nous refusons de cautionner un projet polluant et qui ne profite, de surcroît, qu’aux pays étrangers. Les populations du Sahara ont été longtemps exploitée par la France qui tenait de concrétiser sa stratégie nucléaire au détriment de la vie des milliers de personnes utilisées comme cobayes. Aujourd’hui et après 52 ans d’indépendance on n’acceptera jamais qu’on soit traité de la sorte ».
Plus scientifiques, ils ont expliqué que le précédé adopté pour l’extraction du gaz de schiste, outre le fait qu’il contribue à augmenter les émissions de gaz à effet de serre (GES), est susceptible d’augmenter le taux de radon- un gaz radioactif incolore et inodore présent dans les sous sols- dans toute la région et localités environnantes. Ce qui accroît inévitablement le risque de cancer du poumon. Après l’eau inflammable, les microséismes et la pollution des nappes phréatiques, la hausse du radon représente ainsi une conséquence redoutable des gaz de schiste.
Joint par téléphone, le secrétaire de l’association des victimes des essais nucléaires d’In Eker, Ibba Boubekeur a mis en garde contre les dangers et les différentes menaces qui pèsent sur les populations de Tidekelt et l’Ahaggar. « En matière de technologie, l’Algérie n’est pas meilleure que les USA qui jouissent d’une expérience capitale en matière l’exploitation du gaze de schiste, et encore moins la France où le projet avait fait objet d’une large contestation eu égard à son impact négatif sur l’environnement et la santé publique. Il faut comprendre que le gaz de la roche-mère, devant être fracturé avec une grande quantité d’eau et de produits toxiques, est une source de cancers qui s’ajoute à la liste encore plus longue de craintes et de répercussions néfastes. Les riverains sont exposés à de hauts risques et des préjudices écologiques incommensurables. L'Etat doit se raviser avant que la situation ne prenne d’autres allures encore plus scandaleuses, » a conclu notre interlocuteur.
Source © Ravah Ighil / elwatan.com
Nature Alerte relaie...
...
Je vous en parle depuis près de 4 ans que le collectif « Peuple des dunes en Trègor » se bat contre le projet d’extraction de sable coquillier en baie de Lannion.
En ce début d’année, Alain Bidal, président du collectif nous alerte :
L’heure est grave.
Depuis quelques jours, des informations concordantes laissent à penser que le ministre E. Macron va délivrer le titre minier dans le premier trimestre 2015. Nous n’avons pas fait tout cet important travail avec vous depuis 4 ans pour nous laisser faire, c’est maintenant ou jamais.Nous avons besoin de votre aide pour réussir cette manifestation et montrer notre détermination intacte au ministère.
Nous organisons une grande manifestation à Lannion, le 24 JANVIER 2015 à 10 Heures, parking de la poste
Avant que le ministre ne délivre cette autorisation nous devons réagir : C’est maintenant ou jamais qu’il faut manifester, après la décision favorable du ministre, il sera trop tard.
Nous devons de réussir cette manifestation pour tenter de faire infléchir la position du ministre et sur laquelle les élus pourront s'appuyer lors la rencontre prévue avec M. Macron en janvier 2015. Je vous remercie de diffuser largement cette information à toutes vos connaissances, réseaux sociaux….Seule une très forte mobilisation pourra faire reculer le ministre. En mai 2012, nous étions 4 000 personnes à manifester : dépassons largement cet objectif.
A Sivens, Roybon, Notre Dame des Landes, les politiques déclarent que ces projets se feront puisque les élus locaux le veulent : ici, tous les élus et parlementaires locaux sont contre et on ferait quand même ! où est la cohérence ? Ce serait un déni de démocratie de la part ministre d’accepter un tel projet dangereux à plus d’un titre. Rendez-vous le 24 janvier 2015 à Lannion avec vos banderoles, pancartes, sifflets….. Au nom du collectif, je vous présente ainsi qu’à tous ceux qui vous sont proches mes meilleurs vœux pour cette nouvelle année et je formule un vœu : que ce projet absurde soit rejeté par le ministère de l’Economie. A bientôt
Alain Bidal
Président du Collectif Le Peuple des Dunes en Trégor
Maison des associations 22560 Trébeurden
Tél.: 02.96.23.67.60
http://peupledesdunesentregor.com
peupledesdunesentregor@gmail.com
Si je reste totalement opposé à ce projet destructeur des fonds marins et de leur biodiversité, une partie de l’argumentaire du collectif m’interpelle et me pose problème.
En effet celui-ci propose de déplacer le lieu d’extraction plus au large, arguant d’impacts moindres. Je ne suis pas d’accord et ai adressé le message suivant à Alain Bidal.
Bonjour Alain,
Militants écologistes de longue date, nous soutenons la lutte contre le projet d’extraction en baie de Lannion quasiment depuis le début. Votre région nous touche en particulier en tant que bénévoles LPO et vu les impacts que le projet aurait sur les populations d’oiseaux des Sept Iles.
Après avoir espéré l’abandon, nous sommes consternés d’apprendre la possible délivrance du titre minier. A l’annonce de la manifestation du 24 janvier, nous étions décidés à faire de déplacement depuis la région parisienne.
C’est alors que nous lisons ce que Le Télégramme rapporte de vos propos « On sait très bien que les carrières terrestres s'épuisent et que la mer recèle des ressources importantes, mais on dit : ne faites pas l'extraction dans cet endroit exceptionnel de biodiversité, entre deux zones Natura 2000, allez plus au large, là où les incidences seront moindres. »
Argument que nous retrouvons sur le site internet de votre collectif «D’autres solutions sont possibles : dragage plus loin en mer à plus grande profondeur là ou les impacts environnementaux seront négligeables ; autres sites possibles ou les incidences seraient moindres.»
Nous pensons qu’il ne faut pas repousser un tel projet dans une autre zone. Le milieu marin est déjà fort dégradé du fait des activités humaines, nous ne voulons pas proposer de continuer à lui porter atteinte. Comment évoquer des impacts moindres d’une extraction plus loin en mer ? Outre que les fonds marins se trouveraient très probablement affectés à distance du lieu d’extraction, nous sommes certains que l’éloignement poserait tout de même problème aux populations animales, notamment aux oiseaux des Sept Iles qui parcourent de longues distances à la recherche de poisson pour se nourrir eux mêmes ainsi que leurs petits.
De notre point de vue, le message à mettre en avant lors de la manifestation du 24 janvier doit être « ni ici ni ailleurs ».
Pourriez-vous nous confirmer que ce sera le cas ?
Nous serions alors heureux de nous joindre à vous à Lannion le 24.
Vous adressant nos meilleurs vœux pour que l’année 2015 concrétise tous vos espoirs écologistes.
Bien cordialement,
Source © Gilles Héluin / 100% Naturel
mardi 6 janvier 2015
Triste héritage de l'ancien empire soviétique: Les déversements d'hydrocarbures en Russie et en particulier dans la région d'Oussinsk dans la république des Komis sont moins spectaculaires que les catastrophes pétrolières habituellement médiatisées, comme celui du golfe du Mexique ou celui du delta du Niger ou encore ceux régulièrement signalés dans la mer du Nord, mais le goutte-à-goutte de brut en fuite généralisé depuis des décennies sur tout le réseau de pipelines de cette région nordique de la Russie a fini par créer le pire désastre écologique pétrolier de notre planète.
En effet c'est un bien triste visage qu'affiche le paysage de cette région russe; un réseau tentaculaire de pipelines en fuite et de zones d'extraction inhospitalières que les experts scientifiques du pays n'hésite pas a déclaré comme la zone de la pire catastrophe écologique du monde.
Les écologistes estiment qu'au moins 1 % de la production annuelle de pétrole de la Russie, soit 5 millions de tonnes de pétrole brut en fuite se déversent chaque année dans les écosystèmes de la région .
Cela équivaut à la fuite d'un Deepwater Horizon tous les deux mois.
La dégradation de toutes les infrastructures pétrolières et le climat rigoureux dans cette vaste zone d'extraction se sont combinés pour créer l'un des plus grand désastre écologique connu dans le Monde.
Le pétrole de la région suinte obstinément de partout, des canalisations rouillées, des pipelines dégradés et des vieux puits d'extraction. Il a déjà contaminé les sols pour des décennies, tué toutes les plantes des abords des infrastructures pétrolières, ainsi que tous les arbres alentours. Cette fuite constante et généralisée détruit et ronge petit à petit la nature, et avec le temps, inexorablement, tout les écosystèmes de la région.
On estime même qu'environ un demi-million de tonnes de ces fuites se déversent chaque année dans les rivières de la région; Il faut rappeler que toutes ces rivières se jettent dans l'océan Arctique. Cet apport constant de pollution bouleverse déjà l'équilibre délicat des régions côtières de l'Arctique Russe.
Toutes les fuites combinées de la région en font la plus vaste et la plus polluée des régions dans le monde, affirment les scientifiques, et en particulier le Dr Grigory Barenboim,chercheur principal à l'Académie russe de l'Institut des Sciences des problèmes de l'eau.
Pas de chiffres précis sur l'ampleur des dégâts, mais Greenpeace estime qu'au moins 5 millions de tonnes fuient chaque année dans un pays produisant environ 500 million de tonnes par an. Le Dr Irina Ivshina, de l'Institut de l'Environnement et de la génétique des micro-organismes, institut financé par le gouvernement Russe, confirme cette estimation.
En 2010, Une rapport du Ministère des Ressources naturelles russe démontrait que 10 à 15 % des fuites de pétrole dans la république des Komis pénétraient dans les rivières, soit près de 500 000 tonnes de brut qui finissent par se déverser dans l'Arctique.Cette estimation est considérée comme très prudente: Le ministère russe du Développement économique a même signalé l'année dernière que ces déversements devraient plutôt être estimés à 20 millions de tonnes par an.
Ce chiffre abyssal semble être basé sur le fait que la plupart des petites fuites en Russie ne sont pas signalées. En effet selon la loi russe, les fuites de moins de 8 tonnes sont classées uniquement comme «incidents» et ne déclenchent aucune sanction judiciaire. Bien plus grave encore, la plupart des déversements d'hydrocarbures russes échappent à toutes détections, en effet la plupart d'entre eux se produisent dans les vastes étendues de la toundra dépeuplée, ces immenses forêts de conifères du nord du pays.
Appelé à commenter, le ministère des Ressources naturelles et le ministère de l'énergie ont confirmé qu'ils n'ont aucune données sur la quantité de brut en fuite dans les régions boisées.
Même en ne prenant en compte que ce chiffre officiellement bas, la Russie reste de loin le pire pollueur pétrolier dans le monde.
Aujourd'hui les entreprises russes se déplacent vers l'Arctique pour tenter d'exploiter cet immense nouvel eldorado de l'or noir, mais là il reste difficile à extraire, et déclenche la crainte croissante des scientifiques du pays devant la possibilité d'une calamité environnementale potentielle.
Gazpromneft, filiale pétrolière du géant gazier Gazprom, se prépare aujourd'hui à forer en mer de Pechora dans l'Arctique, et nombreux sont ceux qui s'alarment, la plate-forme de forage semble technologiquement dépassée et la société ne pourrait pas faire face a des accidents potentiels.
© Nature Alerte
En effet c'est un bien triste visage qu'affiche le paysage de cette région russe; un réseau tentaculaire de pipelines en fuite et de zones d'extraction inhospitalières que les experts scientifiques du pays n'hésite pas a déclaré comme la zone de la pire catastrophe écologique du monde.
Les écologistes estiment qu'au moins 1 % de la production annuelle de pétrole de la Russie, soit 5 millions de tonnes de pétrole brut en fuite se déversent chaque année dans les écosystèmes de la région .
Cela équivaut à la fuite d'un Deepwater Horizon tous les deux mois.
La dégradation de toutes les infrastructures pétrolières et le climat rigoureux dans cette vaste zone d'extraction se sont combinés pour créer l'un des plus grand désastre écologique connu dans le Monde.
Le pétrole de la région suinte obstinément de partout, des canalisations rouillées, des pipelines dégradés et des vieux puits d'extraction. Il a déjà contaminé les sols pour des décennies, tué toutes les plantes des abords des infrastructures pétrolières, ainsi que tous les arbres alentours. Cette fuite constante et généralisée détruit et ronge petit à petit la nature, et avec le temps, inexorablement, tout les écosystèmes de la région.
On estime même qu'environ un demi-million de tonnes de ces fuites se déversent chaque année dans les rivières de la région; Il faut rappeler que toutes ces rivières se jettent dans l'océan Arctique. Cet apport constant de pollution bouleverse déjà l'équilibre délicat des régions côtières de l'Arctique Russe.
Toutes les fuites combinées de la région en font la plus vaste et la plus polluée des régions dans le monde, affirment les scientifiques, et en particulier le Dr Grigory Barenboim,chercheur principal à l'Académie russe de l'Institut des Sciences des problèmes de l'eau.
Pas de chiffres précis sur l'ampleur des dégâts, mais Greenpeace estime qu'au moins 5 millions de tonnes fuient chaque année dans un pays produisant environ 500 million de tonnes par an. Le Dr Irina Ivshina, de l'Institut de l'Environnement et de la génétique des micro-organismes, institut financé par le gouvernement Russe, confirme cette estimation.
En 2010, Une rapport du Ministère des Ressources naturelles russe démontrait que 10 à 15 % des fuites de pétrole dans la république des Komis pénétraient dans les rivières, soit près de 500 000 tonnes de brut qui finissent par se déverser dans l'Arctique.Cette estimation est considérée comme très prudente: Le ministère russe du Développement économique a même signalé l'année dernière que ces déversements devraient plutôt être estimés à 20 millions de tonnes par an.
Ce chiffre abyssal semble être basé sur le fait que la plupart des petites fuites en Russie ne sont pas signalées. En effet selon la loi russe, les fuites de moins de 8 tonnes sont classées uniquement comme «incidents» et ne déclenchent aucune sanction judiciaire. Bien plus grave encore, la plupart des déversements d'hydrocarbures russes échappent à toutes détections, en effet la plupart d'entre eux se produisent dans les vastes étendues de la toundra dépeuplée, ces immenses forêts de conifères du nord du pays.
Appelé à commenter, le ministère des Ressources naturelles et le ministère de l'énergie ont confirmé qu'ils n'ont aucune données sur la quantité de brut en fuite dans les régions boisées.
Même en ne prenant en compte que ce chiffre officiellement bas, la Russie reste de loin le pire pollueur pétrolier dans le monde.
Aujourd'hui les entreprises russes se déplacent vers l'Arctique pour tenter d'exploiter cet immense nouvel eldorado de l'or noir, mais là il reste difficile à extraire, et déclenche la crainte croissante des scientifiques du pays devant la possibilité d'une calamité environnementale potentielle.
Gazpromneft, filiale pétrolière du géant gazier Gazprom, se prépare aujourd'hui à forer en mer de Pechora dans l'Arctique, et nombreux sont ceux qui s'alarment, la plate-forme de forage semble technologiquement dépassée et la société ne pourrait pas faire face a des accidents potentiels.
© Nature Alerte
Partout ou presque aux Etats-Unis, les températures sont négatives. S'il a fait -15°C à New York ce mardi matin, la ville de Chicago est littéralement bloquée.
-37°C dans le Minnesota, -15,5°C à New York, -16,1°C à Baltimore ce mardi matin. Les températures sont extrêmement basses partout ou presque aux Etats-Unis. 49 villes ont même battu un record de froid pour un 7 janvier. Les habitants souffrent de cette vague de froid notamment à Chicago où la température maximale annoncée ce mardi est de -14°C. Le ressenti lundi dans la ville était de -28°C.
Les températures devraient commencer à remonter mercredi selon la météo nationale. Mais la situation dans les aéroports restait difficile, avec près de 2 500 vols annulés mardi et plus de 6 100 retardés. Au total, quelque 18 000 vols ont été annulés aux États-Unis depuis jeudi dernier.
4 personnes sont mortes ce week-end à Chicago. On recense 15 morts en tout aux Etats-Unis.
Source © atlantico
-37°C dans le Minnesota, -15,5°C à New York, -16,1°C à Baltimore ce mardi matin. Les températures sont extrêmement basses partout ou presque aux Etats-Unis. 49 villes ont même battu un record de froid pour un 7 janvier. Les habitants souffrent de cette vague de froid notamment à Chicago où la température maximale annoncée ce mardi est de -14°C. Le ressenti lundi dans la ville était de -28°C.
Les températures devraient commencer à remonter mercredi selon la météo nationale. Mais la situation dans les aéroports restait difficile, avec près de 2 500 vols annulés mardi et plus de 6 100 retardés. Au total, quelque 18 000 vols ont été annulés aux États-Unis depuis jeudi dernier.
4 personnes sont mortes ce week-end à Chicago. On recense 15 morts en tout aux Etats-Unis.
Source © atlantico
2014 aura bien été l'année la plus chaude observée en France depuis 1900, a confirmé Météo-France, une année record aussi pour la Grande-Bretagne, la Belgique, l'Espagne et l'Allemagne.
La température moyenne annuelle sur l'Hexagone (13,8°C) a dépassé de 1,2°C la normale (mesurée sur la période 1981-2010), observe l'organisme national. L'année 2014 aura ainsi été plus chaude encore que 2011 (+1,1°C) et 2003 (+1,0°C).
"L'année écoulée est également une année record chez nos voisins européens comme la Grande-Bretagne, la Belgique, l'Espagne et l'Allemagne où la température moyenne annuelle a dépassé la normale de 1,4°C", ajoute Météo-France dans son "bilan climatique définitif 2014", confirmant des prévisions publiées mi-novembre et mi-décembre.
Ces records s'inscrivent dans une tendance au réchauffement très nette, les 15 années les plus chaudes observées en France depuis le début du XXe siècle l'ayant toutes été au cours des 25 dernières années, selon la même source.
Source © AFP
La température moyenne annuelle sur l'Hexagone (13,8°C) a dépassé de 1,2°C la normale (mesurée sur la période 1981-2010), observe l'organisme national. L'année 2014 aura ainsi été plus chaude encore que 2011 (+1,1°C) et 2003 (+1,0°C).
"L'année écoulée est également une année record chez nos voisins européens comme la Grande-Bretagne, la Belgique, l'Espagne et l'Allemagne où la température moyenne annuelle a dépassé la normale de 1,4°C", ajoute Météo-France dans son "bilan climatique définitif 2014", confirmant des prévisions publiées mi-novembre et mi-décembre.
Ces records s'inscrivent dans une tendance au réchauffement très nette, les 15 années les plus chaudes observées en France depuis le début du XXe siècle l'ayant toutes été au cours des 25 dernières années, selon la même source.
Source © AFP
Les pompiers continuaient de lutter, lundi 5 janvier, contre des feux virulents en Australie-Méridionale avant le retour de conditions météorologiques défavorables et dangereuses : les températures, en baisse ce week-end, doivent repartir à la hausse – jusqu'à 38 °C – mercredi et le vent devrait se lever, selon les prévisions météorologiques.
Parti vendredi des chaînes du Mont-Lofty, une chaîne de montagne située à l'est d'Adélaïde, l'incendie, l'un des pires à avoir frappé la région depuis trente ans, a ravagé près de 13 000 hectares de broussailles et de terres agricoles, 26 maisons ont été détruites, de même que 41 dépendances, selon un dernier bilan. Au moins 29 personnes, pour la plupart des soldats du feu, ont été légèrement blessées.
La situation est « toujours clairement dangereuse », a indiqué le premier ministre de l'Etat, Jay Weatherhill. « C'est loin d'être terminé. Nous sommes engagés dans une course contre la montre pour contrôler cet incendie le plus possible avant que le temps ne se réchauffe et que les vents ne se renforcent. »
Plus de 800 pompiers sont mobilisés, appuyés par des bombardiers d'eau.
Plus de 800 pompiers sont mobilisés pour lutter contre les flammes alors que les avions bombardiers d'eau ont largué des centaines de milliers de litres de produits censés retarder le feu, lequel couvre un périmètre de 238 km. La priorité des pompiers étant de circonscrire la périphérie du sinistre et de l'empêcher de s'étendre.
Les autorités estiment qu'il s'agit de la situation la pire depuis le « mercredi des cendres » de 1983. Plus de 70 personnes avaient alors trouvé la mort dans les Etats d'Australie-Méridionale et de Victoria et des milliers d'habitations avaient été rasées.
Les incendies de bush, mélange de forêts, de bois et de broussailles, sont monnaie courante en Australie pendant l'été austral. En février 2009, 173 personnes avaient péri dans l'Etat de Victoria et plus de 2 000 habitations avaient été détruites.
Source © Le Monde
Parti vendredi des chaînes du Mont-Lofty, une chaîne de montagne située à l'est d'Adélaïde, l'incendie, l'un des pires à avoir frappé la région depuis trente ans, a ravagé près de 13 000 hectares de broussailles et de terres agricoles, 26 maisons ont été détruites, de même que 41 dépendances, selon un dernier bilan. Au moins 29 personnes, pour la plupart des soldats du feu, ont été légèrement blessées.
La situation est « toujours clairement dangereuse », a indiqué le premier ministre de l'Etat, Jay Weatherhill. « C'est loin d'être terminé. Nous sommes engagés dans une course contre la montre pour contrôler cet incendie le plus possible avant que le temps ne se réchauffe et que les vents ne se renforcent. »
Plus de 800 pompiers sont mobilisés, appuyés par des bombardiers d'eau.
Plus de 800 pompiers sont mobilisés pour lutter contre les flammes alors que les avions bombardiers d'eau ont largué des centaines de milliers de litres de produits censés retarder le feu, lequel couvre un périmètre de 238 km. La priorité des pompiers étant de circonscrire la périphérie du sinistre et de l'empêcher de s'étendre.
Les autorités estiment qu'il s'agit de la situation la pire depuis le « mercredi des cendres » de 1983. Plus de 70 personnes avaient alors trouvé la mort dans les Etats d'Australie-Méridionale et de Victoria et des milliers d'habitations avaient été rasées.
Les incendies de bush, mélange de forêts, de bois et de broussailles, sont monnaie courante en Australie pendant l'été austral. En février 2009, 173 personnes avaient péri dans l'Etat de Victoria et plus de 2 000 habitations avaient été détruites.
Source © Le Monde
Vendredi, un pétrolier et un vraquier sont entrés en collision au large de Singapour, provoquant le déversement accidentel de 4500 tonnes (33 000 barils soit environ 5 250 000 litres) de pétrole brut en mer, a annoncé l'Autorité maritime et portuaire (MPA) de la République de Singapour.
Le pétrolier Alyarmouk immatriculé en Libye est entré en collision avec le vraquier Sinar Kapuas a environ 11 miles marins au nord-est de Pedra Branca, à l'est de Singapour.
L'Alyarmouk a rapporté que l'une des citernes de sa cargaison a subi d'importants dommages, ce qui a entraîné la fuite d'une importante quantité de pétrole brut, il estime qu'environ 4 500 tonnes (33 000 barils ou 5 250 000 litres) se sont déversé en mer.
© Nature Alerte
Le pétrolier Alyarmouk immatriculé en Libye est entré en collision avec le vraquier Sinar Kapuas a environ 11 miles marins au nord-est de Pedra Branca, à l'est de Singapour.
L'Alyarmouk a rapporté que l'une des citernes de sa cargaison a subi d'importants dommages, ce qui a entraîné la fuite d'une importante quantité de pétrole brut, il estime qu'environ 4 500 tonnes (33 000 barils ou 5 250 000 litres) se sont déversé en mer.
© Nature Alerte
Une fuite dans la centrale nucléaire de Donald C. Cook dans le Michigan a déversé au moins 7500 litres ( 2000 galons) d'huile d'un système de refroidissement dans le lac Michigan en deux mois.Bien que l'huile ne soit pas contaminée par les radiations, les groupes de sécurité de l'état sont alarmés du temps qu'il a fallu aux responsables de la centrale pour repérer la fuite.
Les responsables de la centrale nucléaire de Donald C. Cook dans le sud-ouest du Michigan ont signalé le problème aux autorités fédérales le 20 décembre dernier. Ils estiment qu'environ 7500 litres ( 2000 gallons) d'huile se sont déversés dans le lac Michigan depuis fin Octobre, rapporte le Detroit Free Press.
Les responsables de l'usine affirment que la fuite de pétrole vient d'un système de refroidissement. La fuite était de l'ordre de 0,15 litre par minute, ce qui rendait la fuite trés difficile à détecter.
"Nous prenons des échantillons de l'eau du lac tous les jours, mais la fuite a été si petite qu'elle était pour nous indétectable.
© Nature Alerte
Les responsables de la centrale nucléaire de Donald C. Cook dans le sud-ouest du Michigan ont signalé le problème aux autorités fédérales le 20 décembre dernier. Ils estiment qu'environ 7500 litres ( 2000 gallons) d'huile se sont déversés dans le lac Michigan depuis fin Octobre, rapporte le Detroit Free Press.
Les responsables de l'usine affirment que la fuite de pétrole vient d'un système de refroidissement. La fuite était de l'ordre de 0,15 litre par minute, ce qui rendait la fuite trés difficile à détecter.
"Nous prenons des échantillons de l'eau du lac tous les jours, mais la fuite a été si petite qu'elle était pour nous indétectable.
© Nature Alerte
Les pénalités quotidiennes pour les fuites ou les déversements accidentels lors de l'exploitation pétrolière ou gazière par fracturation, ou tout autres accidents dangereux pour l'environnement associés au développement des combustibles fossiles pourront désormais s'élever à 15,000 dollars par jour dans le Colorado, en vertu des nouvelles règles adoptées cette semaine par la commission pétrole et gaz de l'état.
"Ces nouvelles régles représentent un changement considérable dans la façon dont les industriels de la fracturation feront ici leurs affaires. Le durcissement des sanctions pour les contrevenants majeurs est un élément important de nos efforts continus pour renforcer notre programme de surveillance dans l'application du respect de l'environnement ", a déclaré le directeur de la commission Matt Lepore.
Ces nouvelles régles ont été adopté pour amortir les impacts de l'industrie de la fracturation hydraulique en plein essor dans l'état du Colorado. En effet l'état s'est engagé à réduire les impacts nuisibles, protéger les eaux souterraines, réduire les émissions de CO2. Cette loi oblige désormais les industriels à divulguer les produits chimiques utilisés dans les techniques de fracturation hydraulique et contraint les industriels à déclarer tous leurs déversements accidentels.
Auparavant, les amendes pour violations «modérés» sur l'environnement étaient évaluées à l'entière discrétion de la commission.
"C'est une bonne nouvelle, cette loi a un effet dissuasif qui permet de protéger la santé et la sécurité des Coloradans ainsi que notre environnement», a déclaré Pete Maysmith, directeur exécutif du bureau de la Conservation du Colorado.
© Nature Alerte
"Ces nouvelles régles représentent un changement considérable dans la façon dont les industriels de la fracturation feront ici leurs affaires. Le durcissement des sanctions pour les contrevenants majeurs est un élément important de nos efforts continus pour renforcer notre programme de surveillance dans l'application du respect de l'environnement ", a déclaré le directeur de la commission Matt Lepore.
Ces nouvelles régles ont été adopté pour amortir les impacts de l'industrie de la fracturation hydraulique en plein essor dans l'état du Colorado. En effet l'état s'est engagé à réduire les impacts nuisibles, protéger les eaux souterraines, réduire les émissions de CO2. Cette loi oblige désormais les industriels à divulguer les produits chimiques utilisés dans les techniques de fracturation hydraulique et contraint les industriels à déclarer tous leurs déversements accidentels.
Auparavant, les amendes pour violations «modérés» sur l'environnement étaient évaluées à l'entière discrétion de la commission.
"C'est une bonne nouvelle, cette loi a un effet dissuasif qui permet de protéger la santé et la sécurité des Coloradans ainsi que notre environnement», a déclaré Pete Maysmith, directeur exécutif du bureau de la Conservation du Colorado.
© Nature Alerte
L'association No Patents on Seeds (Pas de brevets sur les semences) s'est réjouie de la décision de l'Office européen des brevets d'annuler celui de Monsanto pour une tomate issue de sélection traditionnelle et naturellement résistante au champignon Botrytis cinerea.
Les tomates originales utilisées pour ce brevet proviennent de la banque internationale de gène de Gatersleben en Allemagne.
Le collectif d'associations engagées contre le brevetage des végétaux, des graines et des animaux d'élevage (Réseau semences paysannes en France) accusait la firme américaine d'avoir « adroitement formulé un brevet afin de créer l'impression que des techniques de génie génétique ont été utilisées pour produire lesdites tomates afin de répondre au critère d'inventivité », incontournable pour obtenir un brevet. Les techniques de simples croisements ne sont pas brevetables.
Source la france agricole
Les tomates originales utilisées pour ce brevet proviennent de la banque internationale de gène de Gatersleben en Allemagne.
Le collectif d'associations engagées contre le brevetage des végétaux, des graines et des animaux d'élevage (Réseau semences paysannes en France) accusait la firme américaine d'avoir « adroitement formulé un brevet afin de créer l'impression que des techniques de génie génétique ont été utilisées pour produire lesdites tomates afin de répondre au critère d'inventivité », incontournable pour obtenir un brevet. Les techniques de simples croisements ne sont pas brevetables.
Source la france agricole
La mangrove a décliné au cours du dernier siècle pour passer de 600.000 hectares au début du 20e siècle à un peu plus de 130.000 aujourd’hui.
La mégalopole pakistanaise Karachi est protégée des tempêtes tropicales par une barrière naturelle, la mangrove qui décline grand dam des pêcheurs de crevettes et de poissons.
Aux portes de la cité portuaire de Karachi et de ses 20 millions d’habitants, se jette l’Indus, grand serpent d’eau douce qui traverse le Pakistan, de l’Himalaya à la mer d’Arabie, pour irriguer les plaines du Pendjab et du Sind. Le delta de l’Indus est, lui, oxygéné par un océan de verdure miroitant sur l’eau : la mangrove, un écosystème unique qui plante ses racines au carrefour des eaux douces et salées.
Mais la mangrove a décliné au cours du dernier siècle pour passer de 600.000 hectares au début du 20e siècle à un peu plus de 130.000 aujourd’hui en raison notamment du détournement du flux de l’Indus pour irriguer les terres, ce qui a altéré le rapport entre les eaux douces et salées, le développement industriel de la côte, et les trafiquants de bois.
Malgré les patrouilles des écologistes, les bûcherons sévissent toujours sur les eaux du delta, prêts à tailler la mangrove pour la revendre en bois de chauffage. « Je vends ce fagot pour presque rien, 10 ou 20 roupies (8 à 15 centimes d’euros). Je gagne très peu d’argent », se lamente Haji Brahim, trafiquants de mangrove, la barque remplie de branches maigrichonnes alors qu’au loin ce sont de véritables troncs que les contrebandiers transportent.
La loi pakistanaise protège en théorie la mangrove de ces petits trafiquants à coups d’amendes allant d’un à 250 euros et qui ont d’autant moins d’effet dissuasif que les autorités sillonnent très peu les eaux pour y traquer ces bûcherons marins.
Dans l’est de Karachi, le développement industriel a lui aussi amputé la mangrove comme devant cette usine thermique à la bouche de l’Indus où les arbres marins sont desséchés, ce qui fait enrager les pêcheurs, car la mangrove sert aussi de vivier pour les poissons et les crevettes, dont le Pakistan est un important exportateur.
« Je ne comprends vraiment pas pourquoi on s’attaque à la mangrove. C’est stupide : c’est comme vider l’estomac de son voisin pour remplir le sien », enrage ainsi Kamal Shah, porte-parole de l’Association des pêcheurs du Pakistan.« Si nous étions dans un autre pays, la mangrove serait mise en valeur, protégée », dit-il.
Plus la ville continue de grignoter sur la mer, plus elle détruit sa barrière naturelle contre les cyclones et autres catastrophes naturelles. « Lorsqu’il y avait des tempêtes tropicales, nous attachions jusqu’à quatre bateaux ensemble à la mangrove. Alors, assis, nous discutions et chantions des chansons », se souvient le vieux pêcheur Talib Kacchi.
Le sud du Pakistan et la métropole Karachi sont situés au carrefour des plaques tectoniques indienne, africaine et arabique, une activité sismique à l’origine de nombreux tremblements de terre et parfois même de tsunamis.
« Cette zone a été touchée par un énorme tsunami en 1945, et cela peut bien sûr se reproduire… L’an dernier nous avons eu un tremblement de terre, enfin deux, et si un séisme a son épicentre dans la mer, cela peut provoquer un tsunami. Et si un tsunami nous touche, la zone qui en souffrira le plus sera le delta de l’Indus », explique Muhammad Moazzam Khan, du Fonds mondial pour la nature (WWF-Pakistan).
D’où l’importance de protéger la mangrove pour tenter de minimiser les dégâts d’une éventuelle catastrophe naturelle. Après des décennies de déclin, les défenseurs de l’environnement tentent aujourd’hui d’inverser la tendance en replantant la mangrove sur la côte près de Karachi.
Doucement, très doucement, de façon éparse, la mangrove commence à repousser mais n’atteindra probablement jamais sa splendeur d’antan, à l’époque où Karachi était un paisible port colonial à des lieues de la mégalopole grouillante, polluée et fascinante qu’elle est aujourd’hui devenue.
Source © AFP
La mégalopole pakistanaise Karachi est protégée des tempêtes tropicales par une barrière naturelle, la mangrove qui décline grand dam des pêcheurs de crevettes et de poissons.
Aux portes de la cité portuaire de Karachi et de ses 20 millions d’habitants, se jette l’Indus, grand serpent d’eau douce qui traverse le Pakistan, de l’Himalaya à la mer d’Arabie, pour irriguer les plaines du Pendjab et du Sind. Le delta de l’Indus est, lui, oxygéné par un océan de verdure miroitant sur l’eau : la mangrove, un écosystème unique qui plante ses racines au carrefour des eaux douces et salées.
Mais la mangrove a décliné au cours du dernier siècle pour passer de 600.000 hectares au début du 20e siècle à un peu plus de 130.000 aujourd’hui en raison notamment du détournement du flux de l’Indus pour irriguer les terres, ce qui a altéré le rapport entre les eaux douces et salées, le développement industriel de la côte, et les trafiquants de bois.
Malgré les patrouilles des écologistes, les bûcherons sévissent toujours sur les eaux du delta, prêts à tailler la mangrove pour la revendre en bois de chauffage. « Je vends ce fagot pour presque rien, 10 ou 20 roupies (8 à 15 centimes d’euros). Je gagne très peu d’argent », se lamente Haji Brahim, trafiquants de mangrove, la barque remplie de branches maigrichonnes alors qu’au loin ce sont de véritables troncs que les contrebandiers transportent.
La loi pakistanaise protège en théorie la mangrove de ces petits trafiquants à coups d’amendes allant d’un à 250 euros et qui ont d’autant moins d’effet dissuasif que les autorités sillonnent très peu les eaux pour y traquer ces bûcherons marins.
Dans l’est de Karachi, le développement industriel a lui aussi amputé la mangrove comme devant cette usine thermique à la bouche de l’Indus où les arbres marins sont desséchés, ce qui fait enrager les pêcheurs, car la mangrove sert aussi de vivier pour les poissons et les crevettes, dont le Pakistan est un important exportateur.
« Je ne comprends vraiment pas pourquoi on s’attaque à la mangrove. C’est stupide : c’est comme vider l’estomac de son voisin pour remplir le sien », enrage ainsi Kamal Shah, porte-parole de l’Association des pêcheurs du Pakistan.« Si nous étions dans un autre pays, la mangrove serait mise en valeur, protégée », dit-il.
Plus la ville continue de grignoter sur la mer, plus elle détruit sa barrière naturelle contre les cyclones et autres catastrophes naturelles. « Lorsqu’il y avait des tempêtes tropicales, nous attachions jusqu’à quatre bateaux ensemble à la mangrove. Alors, assis, nous discutions et chantions des chansons », se souvient le vieux pêcheur Talib Kacchi.
Le sud du Pakistan et la métropole Karachi sont situés au carrefour des plaques tectoniques indienne, africaine et arabique, une activité sismique à l’origine de nombreux tremblements de terre et parfois même de tsunamis.
« Cette zone a été touchée par un énorme tsunami en 1945, et cela peut bien sûr se reproduire… L’an dernier nous avons eu un tremblement de terre, enfin deux, et si un séisme a son épicentre dans la mer, cela peut provoquer un tsunami. Et si un tsunami nous touche, la zone qui en souffrira le plus sera le delta de l’Indus », explique Muhammad Moazzam Khan, du Fonds mondial pour la nature (WWF-Pakistan).
D’où l’importance de protéger la mangrove pour tenter de minimiser les dégâts d’une éventuelle catastrophe naturelle. Après des décennies de déclin, les défenseurs de l’environnement tentent aujourd’hui d’inverser la tendance en replantant la mangrove sur la côte près de Karachi.
Doucement, très doucement, de façon éparse, la mangrove commence à repousser mais n’atteindra probablement jamais sa splendeur d’antan, à l’époque où Karachi était un paisible port colonial à des lieues de la mégalopole grouillante, polluée et fascinante qu’elle est aujourd’hui devenue.
Source © AFP
La compagnie Melrose vient de remporter une victoire en Conseil d'État dans sa bataille pour pouvoir chercher du pétrole en Méditerranée. Les cartouches juridiques s'amenuisent pour le ministère de l'Écologie, qui s'oppose au renouvellement du permis initialement accordé en 2002.
Depuis juillet 2013, la Méditerranée était rayée de la carte des zones où l'on peut chercher du pétrole en France. Plus de dix ans après sa première autorisation, la compagnie Melrose qui souhaitait continuer à sonder le sous-sol sur 10 000 km2, n'avait plus qu'à rentrer chez elle. C'est du moins la version officielle, que vient de mettre à mal le Conseil d'État dans une décision en date du 19 décembre dernier et révélée sur son blog par le militant écologiste Achim Gertz. Il suit ainsi l'ordonnance du tribunal administratif de Cergy-Pontoise, rendue le 20 février 2014, qui donnait raison à Melrose face au ministère du développement durable.
Il ne s'agit pour l'instant que d'une suspension du rejet, dans l'attente d'une décision au fond. Et pour poursuivre ses recherches, la compagnie devrait de toute façon déposer des dossiers d'autorisation au cas par cas. En 2010, elle avait obtenu le feu vert du préfet pour une campagne d'études par ondes sismiques. L'étape suivante serait le forage.
"La demande de prolongation [du permis] prévoit qu’un puits d’exploration pourrait être foré « à profondeur de 2500 m environ sous le fond marin »", note sur son blog Sébastien Mabile, avocat spécialiste du droit de l'environnement, qui officie notamment pour le parc des Calanques.
Ces travaux devraient logiquement nécessiter l'accord des parc nationaux voisins, les Calanques et Port-Cros, situés à quelques dizaines de kilomètres. "Le parc national des Calanques sera très vigilant, on a assez hérité de l'histoire pour ne pas ajouter des activités nouvelles", prévient son président Didier Réault (UMP). D'autant plus que "par le passé, le titulaire s'est permis d'outrepasser ses droits en allant jusque devant la calanque de Morgiou."
Sarkozy et Batho perdent une manche
Mais cet épisode judiciaire vient tout de même mettre à mal les assurances successives des responsables politiques nationaux. La première fin de non-recevoir à Melrose émanait du président Nicolas Sarkozy, lors d'un meeting de la campagne de 2012 : "Je n'accepterai pas de forage pétrolier en Méditerranée au large des Calanques, parce que la Méditerranée c'est le coeur de notre identité." Une semaine plus tard, son premier ministre François Fillon signait l'acte de naissance du parc national des Calanques, située à quelques dizaines de kilomètres de la zone visée par la compagnie.
Après l'élection de François Hollande, la ministre Delphine Batho avait confirmé cette opposition lors d'une conférence internationale sur la haute mer : "La situation est parfaitement claire et je vous le confirme : les craintes n’ont plus lieu d’être." À ces deux occasions, Marsactu avait relayé les doutes d'observateurs sur la possibilité de renvoyer Melrose dans les cordes. Comme l'écrit le tribunal administratif dans sa décision, l'entreprise disposait auparavant d'un permis, et ce depuis 2002. Or, "la prolongation du titre est de droit" dès lors qu'il remplit certaines conditions techniques et financières, ce qui n'est en l'occurrence "pas contesté".
La "zone de protection" se fissure
C'est sur un autre point que le ministère s'appuyait pour obtenir gain de cause : l'existence d'une zone de protection écologique (ZPE) en Méditerranée. Selon cet argumentaire, l'État n'était pas forcé d'accorder le permis. Au contraire, il n'en avait pas le droit. "Dans une [ZPE] l’exploration et l’exploitation des ressources naturelles sont interdites. Donc, au moment de la demande, le ministre compétent était tenu de rejeter cette demande", expliquait en 2013 Delphine Batho. Or, rappelle le Conseil d'État, la France dispose de "droits souverains aux fins d'exploration et d'exploitation des fonds marins de son plateau continental au large de la Méditerranée" et la Zone de protection écologique n'a pas pour effet d'obliger la France à y renoncer.
Pour comprendre, il faut revenir à la genèse de cette notion spécifiquement française dérivée des zones économiques exclusives (ZEE). En 2003, la France souhaite lutter contre la pollution des navires qui croisent au large de ses côtes méditerranéennes. Pour cela, elle peut revendiquer la création d'une zone économique exclusive qui étendrait les droits qu'elle a déjà sur le sous-sol à la mer qui se situe au-dessus. Problème, les Espagnols et les Italiens y verraient une manoeuvre destinée à s'arroger les ressources en poissons de cette même zone. La solution est trouvée avec le concept de zone protection écologique où la revendication se limite principalement aux "compétences reconnues par le droit international relatives à la protection et à la préservation du milieu marin".
Le ministère aura une autre occasion de faire entendre ses arguments, dans le cadre de la procédure au fond, encore en cours. Dans l'intervalle, il doit "procéder à un réexamen de la demande de prolongation dans un délai de deux mois". Contacté, le ministère n'a pour l'instant pas répondu à notre appel. Mais une validation sera compliquée à assumer politiquement. Pour le député écologiste François-Michel Lambert, elle serait "un mauvais signal", alors que la France se prépare à accueillir un sommet sur le climat en décembre 2015. L'enjeu n'est pas seulement écologique : dans cette procédure, Melrose réclame la condamnation de l'État à verser 63,5 millions d'euros. Les juristes du ministère sont prévenus.
Source © Julien Vinzent/ Marsactu
Depuis juillet 2013, la Méditerranée était rayée de la carte des zones où l'on peut chercher du pétrole en France. Plus de dix ans après sa première autorisation, la compagnie Melrose qui souhaitait continuer à sonder le sous-sol sur 10 000 km2, n'avait plus qu'à rentrer chez elle. C'est du moins la version officielle, que vient de mettre à mal le Conseil d'État dans une décision en date du 19 décembre dernier et révélée sur son blog par le militant écologiste Achim Gertz. Il suit ainsi l'ordonnance du tribunal administratif de Cergy-Pontoise, rendue le 20 février 2014, qui donnait raison à Melrose face au ministère du développement durable.
Il ne s'agit pour l'instant que d'une suspension du rejet, dans l'attente d'une décision au fond. Et pour poursuivre ses recherches, la compagnie devrait de toute façon déposer des dossiers d'autorisation au cas par cas. En 2010, elle avait obtenu le feu vert du préfet pour une campagne d'études par ondes sismiques. L'étape suivante serait le forage.
"La demande de prolongation [du permis] prévoit qu’un puits d’exploration pourrait être foré « à profondeur de 2500 m environ sous le fond marin »", note sur son blog Sébastien Mabile, avocat spécialiste du droit de l'environnement, qui officie notamment pour le parc des Calanques.
Ces travaux devraient logiquement nécessiter l'accord des parc nationaux voisins, les Calanques et Port-Cros, situés à quelques dizaines de kilomètres. "Le parc national des Calanques sera très vigilant, on a assez hérité de l'histoire pour ne pas ajouter des activités nouvelles", prévient son président Didier Réault (UMP). D'autant plus que "par le passé, le titulaire s'est permis d'outrepasser ses droits en allant jusque devant la calanque de Morgiou."
Sarkozy et Batho perdent une manche
Mais cet épisode judiciaire vient tout de même mettre à mal les assurances successives des responsables politiques nationaux. La première fin de non-recevoir à Melrose émanait du président Nicolas Sarkozy, lors d'un meeting de la campagne de 2012 : "Je n'accepterai pas de forage pétrolier en Méditerranée au large des Calanques, parce que la Méditerranée c'est le coeur de notre identité." Une semaine plus tard, son premier ministre François Fillon signait l'acte de naissance du parc national des Calanques, située à quelques dizaines de kilomètres de la zone visée par la compagnie.
Après l'élection de François Hollande, la ministre Delphine Batho avait confirmé cette opposition lors d'une conférence internationale sur la haute mer : "La situation est parfaitement claire et je vous le confirme : les craintes n’ont plus lieu d’être." À ces deux occasions, Marsactu avait relayé les doutes d'observateurs sur la possibilité de renvoyer Melrose dans les cordes. Comme l'écrit le tribunal administratif dans sa décision, l'entreprise disposait auparavant d'un permis, et ce depuis 2002. Or, "la prolongation du titre est de droit" dès lors qu'il remplit certaines conditions techniques et financières, ce qui n'est en l'occurrence "pas contesté".
La "zone de protection" se fissure
C'est sur un autre point que le ministère s'appuyait pour obtenir gain de cause : l'existence d'une zone de protection écologique (ZPE) en Méditerranée. Selon cet argumentaire, l'État n'était pas forcé d'accorder le permis. Au contraire, il n'en avait pas le droit. "Dans une [ZPE] l’exploration et l’exploitation des ressources naturelles sont interdites. Donc, au moment de la demande, le ministre compétent était tenu de rejeter cette demande", expliquait en 2013 Delphine Batho. Or, rappelle le Conseil d'État, la France dispose de "droits souverains aux fins d'exploration et d'exploitation des fonds marins de son plateau continental au large de la Méditerranée" et la Zone de protection écologique n'a pas pour effet d'obliger la France à y renoncer.
Pour comprendre, il faut revenir à la genèse de cette notion spécifiquement française dérivée des zones économiques exclusives (ZEE). En 2003, la France souhaite lutter contre la pollution des navires qui croisent au large de ses côtes méditerranéennes. Pour cela, elle peut revendiquer la création d'une zone économique exclusive qui étendrait les droits qu'elle a déjà sur le sous-sol à la mer qui se situe au-dessus. Problème, les Espagnols et les Italiens y verraient une manoeuvre destinée à s'arroger les ressources en poissons de cette même zone. La solution est trouvée avec le concept de zone protection écologique où la revendication se limite principalement aux "compétences reconnues par le droit international relatives à la protection et à la préservation du milieu marin".
Le ministère aura une autre occasion de faire entendre ses arguments, dans le cadre de la procédure au fond, encore en cours. Dans l'intervalle, il doit "procéder à un réexamen de la demande de prolongation dans un délai de deux mois". Contacté, le ministère n'a pour l'instant pas répondu à notre appel. Mais une validation sera compliquée à assumer politiquement. Pour le député écologiste François-Michel Lambert, elle serait "un mauvais signal", alors que la France se prépare à accueillir un sommet sur le climat en décembre 2015. L'enjeu n'est pas seulement écologique : dans cette procédure, Melrose réclame la condamnation de l'État à verser 63,5 millions d'euros. Les juristes du ministère sont prévenus.
Source © Julien Vinzent/ Marsactu
Une fois de plus, les 8 km de plage de Fleury d'Aude ont été pollués lors des dernières inondations. Le maire crie son ras-le-bol et lance une opération citoyenne pour trier les déchets et nettoyer la plage.
Des centaines de tonnes de détritus sont venues une nouvelle fois s'échouer de la plage des Cabanes de Fleury à Saint-Pierre-la-Mer. L'origine de cette pollution : les dernières inondations entre le 27 et le 30 novembre dernier.
Sur plus de 8 km : branchages, roseaux, végétaux de toutes sortes mais également des bouteilles de verre, de plastique, du caoutchouc… polluent le rivage.
Des détritus et des embâcles charriés par l'Aude et provenant souvent très en amont à l'intérieur des terres. Le maire, de la commune (Fleury-d'Aude, les Cabanes, Saint-Pierre-la-mer), Guy Sié fait ses comptes. «Les dégâts sont aussi importants qu'en 1999, plusieurs milliers de m3 dont il faudra se débarrasser. Tous les ans, la facture est exclusivement supportée par les contribuables de Fleury d'Aude qui s'élève entre 60 000 à 90 000€», s'indigne-t-il.
«Cela suffit maintenant. Il faudrait que toutes les communes riveraines de l'Aude paient, que les pollueurs paient, que l'État, l'Agglo, différents syndicats participent également», lance-t-il passablement énervé par ce nouvel épisode. Aussi, il fait appel à la solidarité citoyenne et demande à tous les habitants, associations aux bonnes volontés de les rejoindre pour une grande opération de nettoyage le mercredi 14 janvier prochain.
«Un nettoyage manuel est indispensable pour trier les différents détritus et ainsi permettre de les recycler», précise-t-il. «Car ces roseaux et autres détritus; végétaux c'est plus catastrophique que le bois. Le bois lui, on peut encore le brûler mais les roseaux et autres branchages sont trop humides et de plus ils sont rapidement recouverts par le sable et endommagent les cribleuses (engins pour nettoyer le les plages», souligne Guy Sié et de s'exclamer. «Trente années que ça dure».
Le maire connaît son dossier sur le bout des doigts. Pour lui, les travaux du barrage anti-sel et de la digue légèrement incurvée réalisés dans les années «quatre-vingts» (lire ci-dessous) ne sont pas étrangers à ces pollutions à répétition. En fait, Guy Sié est persuadé que la digue à l'embouchure de l'Aude crée des courants tournants qui propulsent tous les embâcles et déchets sur la plage. «Pire encore nous avons perdu en quelques années 80 m de plage alors que de l'autre côté de la digue, sur la plage de Vendres est intacte».
Le rendez-vous est fixé mercredi 14 janvier à 8 h 30 sur la plage des Cabanes. Se munir de gants. Inscriptions Tel 04 68 46 60 60
L'incroyable projet pharaonique
Pour le maire, Guy Sié, le projet Nysa (jardin de Dionysos) dans les années «80» n'est pas étranger aux phénomènes de pollution. Le projet porté par les conseils généraux de l'Aude et de l'Hérault devait faire de Saint-Pierre-La-mer, Cabanes de Fleury et Vendres (stations oubliées de la mission Racine) un complexe touristique pharaonique : une cité lacustre, 25 000 lits touristiques, une plate-forme multimodale.... seuls ont été réalisés : le barrage anti-sel sur l'Aude, la digue et la célèbre bulle de Fleury, un observatoire sous-marin symbole du fiasco financier du projet qui a plombé les finances de la ville pendant des années. Pour le maire ; «la construction de la digue légèrement incurvée crée un courant latéral qui conduit tous les déchets charriés par l'Aude sur les plages».
Source © Jean-Luc Letitre / la depeche
Des centaines de tonnes de détritus sont venues une nouvelle fois s'échouer de la plage des Cabanes de Fleury à Saint-Pierre-la-Mer. L'origine de cette pollution : les dernières inondations entre le 27 et le 30 novembre dernier.
Sur plus de 8 km : branchages, roseaux, végétaux de toutes sortes mais également des bouteilles de verre, de plastique, du caoutchouc… polluent le rivage.
Des détritus et des embâcles charriés par l'Aude et provenant souvent très en amont à l'intérieur des terres. Le maire, de la commune (Fleury-d'Aude, les Cabanes, Saint-Pierre-la-mer), Guy Sié fait ses comptes. «Les dégâts sont aussi importants qu'en 1999, plusieurs milliers de m3 dont il faudra se débarrasser. Tous les ans, la facture est exclusivement supportée par les contribuables de Fleury d'Aude qui s'élève entre 60 000 à 90 000€», s'indigne-t-il.
«Cela suffit maintenant. Il faudrait que toutes les communes riveraines de l'Aude paient, que les pollueurs paient, que l'État, l'Agglo, différents syndicats participent également», lance-t-il passablement énervé par ce nouvel épisode. Aussi, il fait appel à la solidarité citoyenne et demande à tous les habitants, associations aux bonnes volontés de les rejoindre pour une grande opération de nettoyage le mercredi 14 janvier prochain.
«Un nettoyage manuel est indispensable pour trier les différents détritus et ainsi permettre de les recycler», précise-t-il. «Car ces roseaux et autres détritus; végétaux c'est plus catastrophique que le bois. Le bois lui, on peut encore le brûler mais les roseaux et autres branchages sont trop humides et de plus ils sont rapidement recouverts par le sable et endommagent les cribleuses (engins pour nettoyer le les plages», souligne Guy Sié et de s'exclamer. «Trente années que ça dure».
Le maire connaît son dossier sur le bout des doigts. Pour lui, les travaux du barrage anti-sel et de la digue légèrement incurvée réalisés dans les années «quatre-vingts» (lire ci-dessous) ne sont pas étrangers à ces pollutions à répétition. En fait, Guy Sié est persuadé que la digue à l'embouchure de l'Aude crée des courants tournants qui propulsent tous les embâcles et déchets sur la plage. «Pire encore nous avons perdu en quelques années 80 m de plage alors que de l'autre côté de la digue, sur la plage de Vendres est intacte».
Le rendez-vous est fixé mercredi 14 janvier à 8 h 30 sur la plage des Cabanes. Se munir de gants. Inscriptions Tel 04 68 46 60 60
L'incroyable projet pharaonique
Pour le maire, Guy Sié, le projet Nysa (jardin de Dionysos) dans les années «80» n'est pas étranger aux phénomènes de pollution. Le projet porté par les conseils généraux de l'Aude et de l'Hérault devait faire de Saint-Pierre-La-mer, Cabanes de Fleury et Vendres (stations oubliées de la mission Racine) un complexe touristique pharaonique : une cité lacustre, 25 000 lits touristiques, une plate-forme multimodale.... seuls ont été réalisés : le barrage anti-sel sur l'Aude, la digue et la célèbre bulle de Fleury, un observatoire sous-marin symbole du fiasco financier du projet qui a plombé les finances de la ville pendant des années. Pour le maire ; «la construction de la digue légèrement incurvée crée un courant latéral qui conduit tous les déchets charriés par l'Aude sur les plages».
Source © Jean-Luc Letitre / la depeche
Inscription à :
Articles (Atom)
Recevez nos articles par mail
Derniéres Actualités
ARTICLES LES PLUS RÉCENTS :
Rechercher dans ce blog
Membres
Annonces
annonces
Libellés/Tags
Alerte
(4887)
pollution
(1059)
inondation
(541)
Oceans
(507)
Hecatombes animales
(474)
Rechauffement
(440)
seisme
(374)
Insolite
(348)
rivieres
(348)
legislation
(337)
biodiversité
(332)
air
(268)
maree noire
(260)
eau
(250)
climat
(237)
Santé
(233)
deforestation
(210)
Extinction
(201)
volcan
(197)
intemperie
(190)
incendie
(188)
Mysteres
(184)
nucleaire
(174)
Eruption
(172)
Bilan
(161)
agriculture
(159)
justice
(159)
Mobilisation
(157)
La honte
(155)
Tempete
(153)
Pesticide
(147)
ce qu'on vous dit pas
(147)
gaz de schiste
(146)
bonnes nouvelles
(145)
conservation
(128)
secheresse
(122)
Tornade
(109)
accident
(107)
manifestation
(102)
Coup de chapeau
(100)
OGM
(100)
glissement de terrain
(99)
invasion
(95)
Typhon
(90)
evacuation
(90)
CO2
(89)
coup de gueule
(87)
meteo
(76)
virus
(72)
Alergie
(71)
surpeche
(65)
catastrophe
(62)
sante
(59)
cyclone
(54)
economie
(54)
lac etang
(53)
famine
(52)
Evenement
(51)
chimique
(50)
contamination
(50)
Coup de coeur
(49)
record
(48)
vague de froid
(47)
cause animale
(46)
canicule
(45)
corruption
(42)
construction
(40)
Ouragan
(38)
appel
(36)
appel a l'aide
(35)
neige
(35)
surconsommation
(35)
Urgence
(34)
lac étang
(34)
sols
(33)
Intoxication
(32)
braconnage
(31)
epidemie
(31)
abeilles
(30)
alimentation
(30)
soleil
(29)
grippe aviaire
(28)
penurie
(28)
Orage
(26)
consommation
(24)
protection
(24)
pollution hertzienne
(23)
No comment
(22)
Scandale
(22)
pénurie
(22)
algues vertes
(21)
incroyable
(21)
vague de chaleur
(21)
acidification
(20)
Nitrate
(19)
PCB
(19)
science
(19)
biocarburant
(18)
decouverte
(18)
Tsunami
(17)
eutrophisation
(16)
algues rouges
(15)
censure
(15)
chikungunya
(15)
pollution sonore
(15)
Agenda
(14)
dechets nucleaires
(14)
energie renouvelable
(14)
sables bitumineux
(14)
ebola
(13)
elevage
(13)
gaspillage
(12)
ozone
(12)
clin d'oeil
(11)
mousson
(11)
petitions
(11)
politique
(10)
avalanche
(9)
Etat d urgence
(8)
grêle
(8)
incident
(8)
restriction
(8)
sauvegarde
(8)
Trombe
(7)
radiation
(7)
Chasse
(6)
Décontamination
(6)
Methane
(6)
industrie
(6)
crime
(5)
herbicides
(5)
hommage
(5)
mal-bouffe
(5)
plateforme
(5)
pollution plastique
(5)
techniques nouvelles
(5)
alimenation
(4)
dechets
(4)
disparus
(4)
geoingenierie
(4)
magnetisme terrestre
(4)
perturbateur endocrinien
(4)
proces
(4)
animal
(3)
cop21
(3)
espoir
(3)
glaciers
(3)
journée mondiale
(3)
silence
(3)
verglas
(3)
Eureka
(2)
Géopolitique environnementale
(2)
Nouvelles technologies
(2)
ah bon...
(2)
amiante
(2)
conflis
(2)
crue
(2)
cyanobacteries
(2)
dengue
(2)
eclipse
(2)
espace
(2)
gag
(2)
malbouffe
(2)
poisson
(2)
projet de loi
(2)
pétrole
(2)
recolte
(2)
sinkhole
(2)
violence
(2)
zad
(2)
Elevage intensif
(1)
Finance
(1)
ONG
(1)
Recherche
(1)
Tempête
(1)
Toxique
(1)
Tristesse
(1)
commerce
(1)
consultation public
(1)
contribution
(1)
effet d annonce
(1)
extrane(l)us
(1)
fuite
(1)
greenwashing
(1)
infraction
(1)
initiative
(1)
inovation
(1)
intempérie
(1)
maree
(1)
massacre
(1)
météo
(1)
naufrage
(1)
peche
(1)
police
(1)
pollution interieur
(1)
pollution lumineuse
(1)
prétexte
(1)
requin
(1)
saisi
(1)
sanitaire
(1)
securite
(1)
semences
(1)
semences paysannes
(1)
séisme
(1)
trafic
(1)
victoire
(1)
zika
(1)
Fourni par Blogger.





















