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lundi 12 janvier 2015
Le groupe public algérien Sonatrach investira pas moins de "70 milliards de dollars" pour l'exploitation du gaz de schiste en Algérie, a indiqué dimanche le PDG de Sonatrach, Said Sahnoun, malgré l'opposition des habitants des régions du Sahara où se trouvent les gisements.

La société d'hydrocarbures investira pas moins de "70 milliards (mds) de dollars sur 20 ans pour produire 20 mds de m3 de gaz de schiste par an", a-t-il déclaré à la radio publique. Ce projet permettra la création de 50.000 emplois, a assuré M. Sahnoun.

Selon les estimations de la Sonatrach, l'Algérie devrait forer quelque 200 puits par an pour pouvoir produire 20 mds de m3 annuels.

Les manifestations contre l'exploitation du gaz de schiste se sont multipliées dans les villes du Sahara algérien depuis que le groupe pétrolier a annoncé fin décembre avoir effectué avec succès son premier forage pilote dans la région d'In Salah.

Depuis le premier janvier, les écoles, les commerces et les administrations publiques sont fermées à In Salah où l'opposition à l'exploitation de cette source d'énergie prend de plus en plus de l'ampleur, selon le quotidien Liberté.

"Il faut clarifier et lever les ambiguïtés autour du gaz de schiste (...) peut-être que nous n'avons pas suffisamment communiqué sur sujet, les craintes sont justifiées", a estimé le patron du groupe pétrolier. "Le puits pilote de In Salah est en train de produire du gaz propre. Il y a une gestion des rejets des eaux".

La méthode d'extraction, la fracturation hydraulique, est controversée. Elle consiste à injecter à très haute pression de l'eau mêlée à du sable et à des produits chimiques pour libérer le gaz de la roche. D'où des risques de contamination des nappes phréatiques, selon des scientifiques et des ONG de défense de l'environnement.

Selon M. Sahnoun, les ressources techniquement récupérables de gaz de schiste sont estimées à 20.000 mds de m3.

En Algérie où les hydrocarbures comptent pour plus de 95% des recettes d'exportations, les réserves en gaz conventionnel prouvées sont estimées à plus de 4.000 mds de m3 et celles en pétrole à plus de 12 mds de barils.

Source © AFP
Les véhicules « les plus polluants » pourraient être bannis de la circulation parisienne. La Ville de Paris «espère» en interdire la circulation sur le territoire de la capitale intra-muros dès 2015, selon un document présenté vendredi 9 janvier aux élus de la métropole.

Il s'agirait d'interdire « la circulation des véhicules les plus polluants dans Paris intra-muros, hors bois (de Boulogne et de Vincennes) et hors boulevard périphérique dans un premier temps », est-il précisé. 

L'interdiction « s'appuiera sur la classification des véhicules, en fonction de leur niveau de pollution proposée par le ministère de l'environnement », et se fera « de façon progressive ».

Cette classification, définie par un arrêté du 3 mai 2012, distingue cinq catégories, du groupe une étoile, le plus polluant, jusqu'au groupe cinq étoiles. Si « les modalités et le calendrier précis ne sont pas encore finalisés », « la Ville espère pouvoir mettre en place de premières mesures dès le courant de l'année 2015 ».

Le 24 novembre 2014, Christophe Najdovski, adjoint (EELV) au maire chargé des transports, avait promis que certaines mesures restreignant de manière permanente l'accès à Paris des véhicules les plus polluants seront mises en place en 2015. En 2011, Nathalie Kosciusko-Morizet, alors ministre de l'environnement, proposait déjà une restriction de l'accès aux centres-villes de huit agglomérations françaises aux véhicules les plus polluants. Elle est aujourd'hui élue locale parisienne et présidente du principal groupe d'opposition au conseil de Paris.

Source © Le Monde
La plus grande et la plus puissante centrale solaire du monde vient d'être connectée au réseau électrique en Californie (Etats-Unis).  Avec l'installation des 40 derniers megawatts, cette centrale solaire a désormais une puissance de 550 MW. 

Réalisée par First Solar, l'un des leaders mondiaux dans la fabrication de panneaux solaires, la construction de la ferme solaire Topaz a débuté en 2011, dans le comté de San Luis Obispo, en plein désert californien.

Au total, la centrale solaire californienne est capable de délivrer 550 megawatts de puissance, c'est l'équivalent d'un réacteur nucléaire. Elle fournit ainsi suffisamment d'électricité pour alimenter 160 000 foyers.

Cette prouesse technologique occupe une surface de 25 kilomètres carrés - un quart de la taille de Paris - et se compose de neuf millions de panneaux solaires surélevés de seulement 1,7 mètre, ce qui limite l'impact sur le paysage. 

Selon Firts Solar, la centrale solaire a un impact très limité sur l'environnement : contrairement à la plupart des centrales solaires, Topaz ne requiert pas d'eau pour générer de l'électricité et fait très peu de bruit vu l'absence de parties mobiles qui pourraient suivre le Soleil par exemple. Rappelons que l'exploitation de l'énergie solaire n'émet directement aucun polluant et ne produit pas de déchets.

Cette installation solaire hors norme constitue une étape importante vers les objectifs de cet État visant à fournir 33 % de l'électricité domestique à partir de sources d'énergies renouvelables d'ici 2020.

Enfin, cette centrale solaire devrait éviter l'émission d'environ 370 000 tonnes de dioxyde de carbone(CO2) par an, soit l'équivalent de 73 000 voitures en circulation. Ceci en se substituant au centrales thermiques utilisés pour produire de l'électricité.

Si la construction a coûté 2 milliards de dollars, les bénéfices sont également économiques :

400 emplois pendant trois ans dédiés à la construction, ce qui représente 192 millions de dollars ;
52 millions de dollars pour les fournisseurs locaux ;
14 millions de dollars de taxes de vente pendant la construction et jusqu'à 400 000 dollars par an de recettes fiscales.

Si Topaz est aujourd'hui la plus puissante centrale solaire au monde, elle sera dépassée dès la fin 2015 par une autre ferme solaire en production : Solar Star de SunPower d'une puissance de 579 MW, qui sera capable de subvenir aux besoins de 255 000 foyers. Celle-ci sera équipée 1,7 million de panneaux solaires installés sur 32 km².

Un rapport commandé par le gouvernement américain montre que le kWh solaire pourrait devenir moins cher que le kWh produit avec du gaz d'ici 2018.

Source © notre-planete.info

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vendredi 9 janvier 2015
En dépit de sa renommée, un du plus grand hot-spot aviaire du monde est en train de perdre irrémédiablement son habitat naturel et sa biodiversité entraînant dans sa perte la chute du nombre d'oiseaux qui y vivent.

Une nouvelle étude sur l'état des oiseaux en Colombie produit par un groupe de conservation sud américain, la Fundación ProAves rapporte que des décennies de détérioration des écosystèmes du pays ont conduit 122 des 1903 espèces d'oiseaux Colombien vers la voie de l'extinction.

Le rapport souligne les menaces sérieuses qui planent sur les oiseaux du pays et fournit une analyse de décennies de données recueillies antérieurement. Il met également en évidence les espèces, les sites et les habitats les plus à risque.

La situation la plus inquiétante se concentre dans les plus hautes altitudes de la Santa Marta, dans le parc national de la Sierra Nevada où la gestion agricole des pâturages alpins du bétail a largement endommagé les écosystème sensibles du páramo de la région et dont l’état actuel menace directement la survie de trois espèces d'oiseaux qui se retrouvent aujourd'hui en danger critique d'extinction: se sont le Bleu-barbu casqué, le Campyloptère de Santa Marta  et le wren de Santa Marta.

Le rapport souligne que 10 espèces d'oiseaux, aujourd'hui en danger critique d'extinction, ont une forte probabilité de s'éteindre dans les 10 ans. Cinq d'entre eux dépendent de l'écosystème du páramo .

Ces 10 espèces sont:

1. Blue-barbu casqué (Sierra Nevada de Santa Marta)
2. Sinu Perruche (Cordoba)
3. Santa Marta Campyloptère (Sierra Nevada de Santa Marta)
4. Antioquia Brush-finch (Antioquia centrale)
5. Érione d'Isabella (Algérie, Cauca)
6. Perija Schizoeaca (Serrania del Perija)
7. Santa Marta Wren (Troglodytes monticola) - Sierra Nevada de Santa Marta
8. marron plafonné Piha (Nord Antioquia)
9. Érione multicolore (Munchique, Cauca)
10. Urrao Grallaire (Northwestern Antioquia)

Ce nouveau rapport établit une base de données qui permet de mieux appréhender les dangers qui plane sur la population aviaire sauvage et de mieux la surveiller à travers le pays. Il permettra de réorganiser les actions directes de conservation de façon plus efficaces par les organismes de protection de la nature.


Les principales conclusions de l'état des oiseaux en Colombie 2014 sont:


  •  122 des 1903 espèces d'oiseaux de la Colombie sont menacés d'extinction.


  • Environ 40 pour cent de ces oiseaux menacés se retrouvent seulement en Colombie.


  • La région andine colombienne est l'un des secteurs les plus préoccupants 

© Nature Alerte



Actuellement de nombreux scientifiques américains tentent de déterminer pourquoi plus de 100 000 macareux de Cassin se sont échoués morts sur la côte ouest de l'Amérique du Nord depuis le mois d'Octobre 2014. 

Ces échouages mystérieux touchent les cotes de la Colombie-Britannique au Canada et celles de San Francisco en Californie aux États-Unis

Le nombre d'oiseaux de mer retrouvés morts sur les plages est de 10 à 100 fois plus important que la normale.

La Biologiste Julia Parrish de la Seabird Watch a confirmé que les oiseaux n'étaient pas affectés par une toxine ou un virus, mais meurent de faim, mais ce qui intrigue le plus les experts c'est que la principale source de nourriture des macareux dans le région, à savoir les crevettes et les planctons de la côte, eux ne sont pas affectés. Il n'existe actuellement aucun signe de maladie, de manque de quantité,d'empoisonnement, ou toute autre contagion qui toucherait la population des planctons et des crevettes de la région.

Julia Burco, vétérinaire de la faune sauvage a déclaré qu'il était normal que certains oiseaux de mer meurent dans des conditions hivernales difficiles,mais que cette mortalité massive de macareux de Cassin en cours tout le long de la côte Ouest est totalement anormale et qu'actuellement personne ne sait exactement pourquoi.

Phillip Johnson, directeur exécutif de la Coalition pour la conservation de l'Oregon Shores, a déclaré que ces hécatombes sur une zone géographique très longue et très étendue sont sans précédent et reste totalement mystérieuses. 

La seule certitude est que les examens post mortem effectués sur les échantillons des oiseaux morts expédiés au Centre de santé de l'USGS National Wildlife de Sonoma en Novembre et Décembre ont indiqué formellement que l'amaigrissement et la famine étaient la cause de la mort des oiseaux.

© Nature Alerte



Avec le partenariat transatlantique de commerce et d'investissement (TTIP) en cours de négociation entre les États-Unis et l'Union européenne (UE), celle-ci devrait probablement être plus indulgente quant à la présence de pesticides dans les aliments. 

C'est ce que révèlent des documents publiés mercredi 7 janvier par la Commission européenne. 

Les craintes des associations semblent bien fondées : avec le TTIP, qui vise à aplanir toute entrave commerciale entre les États-Unis et l'UE, la sécurité des aliments de ce côté-ci de l'Atlantique pourrait en prendre un sacré coup. Du moins avec les pesticides, pour lesquels l'UE emploie des limites maximales de résidus très inférieures à celles des États-Unis. 

Selon des documents de négociation rendus publics mercredi par la Commission européenne, cédant ainsi aux demandes de transparence, l'UE propose aux États-Unis que « les tolérances et les limites maximales de résidus [LMR] adoptées par la commission du Codex Alimentarius soient appliquées par les deux parties après l'entrée en vigueur de l'accord, sans délai excessif » [1]. 

Or les limites fixées par le Codex Alimentarius, programme sous l'égide de l'ONU [2], sont le plus souvent supérieures à celles en vigueur dans l'UE, comme le révèle un rapport publié mercredi par le Center for International Environmental Law (CIEL). Selon l'association américaine, rien d'étonnant à cela : le Codex est « sous influence des États-Unis et du lobby industriel ». 

Des LMR toujours plus basses dans l'UE 

Entre l'UE et le Codex, les différences sont parfois d'un facteur de 2 à 5, mais souvent bien plus. Ainsi pour la diphénylamine dans les pommes : dans l'UE, la LMR est fixée à 0,01 mg/kg, alors que le Codex prône une valeur 1.000 fois plus élevée, de 10 mg/kg - chiffre en vigueur aux États-Unis. 

A l'inverse, ce dernier pays a opté pour des valeurs au minimum similaires à celles du Codex Alimentarius, mais souvent plus élevées. C'est donc un compromis pour le moins bancal que la Commission propose aux États-Unis, par lequel les consommateurs européens devraient ingérer bien plus de pesticides que par le passé. 

Plus délicat, que va-t-il se passer pour les 82 pesticides interdits dans l'UE, mais autorisés aux États-Unis? 

Pour le CIEL, « l'approche prônée par l'industrie des pesticides [qui suit de près les négociations en cours, ndlr] conduirait à réintroduire ces substances dans l'UE, malgré les nombreuses preuves que ces risqué ne peuvent être prédits ou contrôlés, et que l'exposition devrait ainsi être limitée ». 

« Le plus petit dénominateur commun » En matière de sécurité des aliments, c'est donc la politique du « plus petit dénominateur commun » qui a été choisie, dénonce le CIEL. 

La Commission se défend toutefois de vouloir sacrifier la protection des consommateurs à des impératifs commerciaux : « aussi bien les États-Unis que l'UE se sont engagés à ce que le TTIP ne change rien à leurs règles respectives de sécurité des aliments ». 

« L'UE conservera ses restrictions sur l'emploi d'hormones et de promoteurs de croissance dans les élevages, tout comme les États-Unis gardera les siennes sur les contaminants microbiens », ajoute-t-elle. 

Hasard du calendrier ou non, le département américain à l'agriculture (USDA) a annoncé fin décembre la reprise des importations de bœuf européen, levant ainsi l'embargo en place depuis 1998 en raison de la crise de la vache folle (voir le JDSA). Ce qui, dans le contexte actuel, a peu de chances d'être un geste gratuit. 

Notes : 
[1] Seule exception notable, des divergences de LMR pourront subsister lorsque «l'importateur [aura] émis des réserves auprès de la commission du Codex Alimentarius». 

[2] Il s'agit d'un programme commun de l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) et de l'Organisation mondiale de la santé (OMS).

Source © Romain Loury / Journal de l'environnement




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La Grande-Bretagne essuyait vendredi une violente tempête, particulièrement en Ecosse où des pointes à 180 km/h ont été enregistrées et le trafic ferroviaire a été paralysé.

Environ 70.000 foyers étaient privés d'électricité en Ecosse et plusieurs routes coupées. 

Toutes les écoles sur les îles de l'ouest de la région ainsi que dans les Orcades étaient fermées. 

ScotRail a un temps interrompu l'ensemble de son service "pour des raisons de sécurité" avant d'autoriser la circulation de quelques trains. De nombreuses chutes d'arbre étaient signalées partout dans la région. 

Des pointes à 181 km/h ont été enregistrées sur l'île de Stornoway, un record depuis que la force des vents y est enregistrée. 

Le service de météorologie prévoyait une persistance des vents forts et des fortes pluies pour les jours à venir en Ecosse, et mis en garde contre des inondations. 

Dans le reste de la Grande-Bretagne, en Angleterre et au Pays de Galles, des vents entre 100 et 120 km/h étaient attendus.

Source © Reuters
A la suite des précipitations de ces dernières heures, les bassins de la Senne, mais aussi de la Dendre, sont entrés jeudi vers 18h30 en phase d'alerte de crue, signale la Direction générale opérationnelle de la Mobilité et des Voies hydrauliques du Service Public Wallonie (SPW).

On enregistre une hausse rapide du niveau de la Senne et de la Dendre ainsi que de leurs affluents dépassant par endroit les seuils d'alerte de crue. Les communes wallonnes concernées par l'alerte sont Soignies, Braine-le-Comte, Ath, Chièvres, Lessines et Leuze-en-Hainaut dans le Hainaut ainsi que Tubize et Rebecq en Brabant wallon. Le SPW n'exclut pas quelques débordements ailleurs en Wallonie.

Ainsi, à Namur, les pompiers comptabilisent une dizaine d'interventions en fin d'après-midi principalement pour des avaloirs bouchés par des feuilles mortes à Namur, Belgrade, Champion ou encore Meux. Les pompiers de Fosses-la-Ville sont notamment intervenus pour des caves inondées à Bambois. Ceux de Gembloux intervenaient à 17h15 pour des dégâts à une toiture à Grand-Leez. Les pompiers d'Eghezée sont également intervenus pour des dégâts à une habitation à Cortil-Wodon et pour un arbre tombé sur la voie publique à Noville-sur-Mehaigne.

Les communes de Grammont et Maarkedal en Flandre orientale, traversées par le Molenbeek, sont également en phase d'alerte de crue, signale le site internet de l'administration flamande de l'environnement waterinfo.be. A Grammont et Zottegem, les pompiers ont déjà reçu une dizaine d'appels de riverains inondés. Des rues sont fermées à la circulation mais aucune habitation ne serait touchée, selon les pompiers de Grammont. 

Plusieurs communes du Brabant flamand sont également touchées. A Londerzeel, les pompiers ont reçu une quinzaine d'appels, essentiellement pour des caves inondées. Les communes de Wolvertem et Meise sont également en alerte, tout comme Vilvorde, où plusieurs rues sont inondées sans pour autant menacer les habitations. Le Maelbeek est également en phase d'alerte de crue à hauteur de Grimbergen tout comme le Vondelbeek à Opwijk.

Source © Belga 
Sept-Îles a connu une des journées les plus froides de son histoire jeudi. En matinée, le mercure a chuté à - 37,2 °C entre 7h et 8h, fracassant le record vieux de 55 ans de - 31,7 °C ressentis pour un 8 janvier. En additionnant le facteur vent, c'est sous les 44 degrés que les Septiliens sont sortis de leur chaumière.

La Côte-Nord a durement été frappée par la vague de froid intense qui s'abat sur le Québec depuis le début de la semaine. Les bas degrés ont d'ailleurs eu raison de la distribution résidentielle du courrier à Sept-Îles. «Autour de - 40, on recommande à nos facteurs de ne pas sortir, c'est une question de santé-sécurité», a fait savoir la superviseure de Postes Canada, Nancy Gendron.

«Ça peut arriver une à deux fois par année qu'il n'y a pas de livraison à cause du froid, c'est très rare parce que souvent, ça se réchauffe dans la journée», a-t-elle ajouté. 

Mais pas hier, même si l'avertissement de froid extrême a été levé vers 15h, le mercure indiquait toujours - 36 °C avec le facteur vent en fin de journée à Sept-Îles.

Une réduction énergétique était aussi planifiée chez Aluminerie Alouette pour la pointe de consommation du début de soirée. C'est la troisième demande en trois jours que l'aluminerie reçoit d'Hydro-Québec pour retirer 150 mégawatts de sa puissance, en continu, pendant trois heures. Un effort comme celui-là équivaut à l'alimentation électrique de 15 résidences pendant une année.

Les Fermontois ne sont pas non plus en reste depuis mercredi alors que la froidure a atteint un sommet historique avec - 45,7 °C au mercure (- 55 °C avec le facteur éolien!), du jamais-vu depuis 1965. Ce froid sibérien a d'ailleurs entraîné la fermeture des écoles de Fermont, mercredi et hier, en avant-midi.

«Ce sont des températures exceptionnelles», a confirmé André Cantin d'Environnement Canada. «Ce n'est pas quelque chose que l'on voit souvent, mais des vagues de froid de 4,5 ou 6 jours, ce n'est pas inhabituel pour le Québec», a-t-il ajouté. Sur la Côte-Nord, les températures doivent revenir plus près des normales de saison aujourd'hui et redevenir très froides samedi, jusqu'au milieu de la semaine prochaine.

La marque de 1968 pas égalée à Québec

Pas de record du côté de Québec, alors que la température la plus froide enregistrée jeudi matin était de - 30,1 °C, soit - 43 °C avec le refroidissement éolien. Le record de froid pour un 8 janvier se situe à - 31,7 °C, établi en 1968. Selon Environnement Canada, la journée d'aujourd'hui devrait se rapprocher notablement des moyennes saisonnières, avec un maximum attendu de - 10 °C. Il ne faut toutefois pas se réjouir trop vite, le froid sera de retour demain, alors qu'Environnement Canada prévoit une journée ensoleillée et un maximum de - 16 °C.  Camille B. Vincent

Source © la presse 


La cour administrative d’appel de Nantes a débouté le ministère de l’Ecologie qui défendait la pertinence d’arrêtés préfectoraux dans la lutte contre les algues vertes en Bretagne, jugés insuffisants en première instance, a-t-on appris jeudi.

Dans une décision de 23 pages dont l’AFP a eu connaissance, particulièrement argumentée au plan technique et juridique, la cour relève des carences dans les programmes de lutte contre les marées vertes.

La cour d’appel, qui a formulé une décision similaire pour chacun des quatre départements bretons, fait valoir que, dans le cas des Côtes-d’Armor, l’arrêté procède « sur de nombreux points, d’une sous-estimation importante de l’ampleur et de la nature des mesures qu’il appartenait au préfet des Côtes d’Armor de décider » pour atteindre l’objectif visé de réduction des algues vertes.

La cour rejette en conséquence les recours déposés par le ministère de l’Ecologie et décide également que « ne sont pas admises (…) les interventions » déposées par plusieurs organismes syndicaux ou professionnels, dont la Fédération régionale des syndicats d’exploitants agricoles (FRSEA) qui contestaient le jugement de première instance.

Les arrêtés préfectoraux en cause -un pour chacun des quatre départements bretons- entraient dans le cadre du 4e plan d’action contre la pollution des eaux par les nitrates d’origine agricole, massivement en cause dans la prolifération des algues vertes sur les côtes.

L’Etat est également condamné à verser 1.000 euros à plusieurs associations environnementales.

« Très souvent, en matière d’environnement, on a des juges qui se contentent d’annuler sur la forme. Là, les juges sont allés plus loin. Ils sont entrés dans les détails et ont voulu indiquer aux autorités ce qu’on devrait trouver dans ces plans », a commenté Gilles Huet, délégué général d’Eau et Rivières de Bretagne.

« Les observations des juges portent sur le 4è plan anti-algues vertes mais elles sont intégralement valables pour le 5è plan, lancé en mars 2014, qui ne les intègrent pourtant pas », a-t-il déploré.

Enfin, depuis deux ans, la règlementation a été assouplie par décret. « Il est à craindre que ce qui était considéré comme insuffisant précédemment risque d’être encore davantage insuffisant demain » du fait de cet assouplissement, a-t-il ajouté.

Depuis le 1er janvier 2014, les élevages de moins de 2.000 porcs sont dispensés d’enquête publique, portant principalement sur l’impact environnemental, pour toute ouverture ou extension (contre 450 porcs auparavant). Au-delà de 2.000 animaux, une autorisation reste requise.

Le tribunal administratif de Rennes avait annulé ces arrêtés préfectoraux en mars 2013, donnant trois mois aux préfets pour compléter leur programme d’action, notamment par une mesure d’allongement de la période d’interdiction d’épandage des lisiers.

Fin décembre, la cour administrative d’appel de Nantes avait également confirmé une décision du tribunal administratif de Rennes, condamnant l’Etat à verser quelque 7 millions d’euros aux Côtes-d’Armor, le premier département touché par le phénomène des algues vertes il y a plus de 30 ans, pour l’indemniser des sommes engagées jusqu’en 2009 dans la lutte contre les algues vertes.

Source © AFP

Les investissements en faveur d'une énergie plus propre ont dépassé les 300 milliards de dollars dans le monde en 2014, un montant en forte hausse, tiré par l'installation de panneaux solaires en Chine et aux Etats-Unis et l'éolien offshore. 

En hausse de 16% par rapport à 2013, les investissements ont atteint 310 milliards de dollars, se rapprochant du record historique de 2011 (317,5 milliards), selon un bilan publié vendredi par Bloomberg New Energy Finance (BNEF).

Cette hausse concerne tous les grands marchés, en premier lieu la Chine qui a dépensé à elle seule un record de 89,5 milliards de dollars (+32%).Les investissements aux Etats-Unis ont également augmenté pour atteindre 51,8 milliards de dollars (+8%). Mais la hausse la plus importante (+88%) a été observée au Brésil, qui a dépensé 7,9 milliards de dollars.

A l'inverse, les investissements en Europe malgré l'engouement pour l'éolien offshore, sont restés relativement ternes, avec une hausse d'à peine 1% à 66 milliards de dollars, a indiqué BNEF dans son communiqué. 

Ce sont logiquement les grands projets de développement de nouvelles capacités d'énergies renouvelables qui représentent la majeure partie de ces investissements (170,7 milliards).

Viennent ensuite les petites installations décentralisées de production d'électricité, comme les panneaux solaires installés sur les toits des bâtiments, puis la recherche publique et privée et les projets de réseaux intelligents.

C'est le solaire qui est l'énergie gagnante, concentrant plus de la moitié des investissements, un record, suivi de l'éolien et les technologies innovantes (réseaux intelligents, stockage d'énergie, etc.)

En revanche, les investissements ont légèrement reculé dans les agrocarburants (-7%), la biomasse (-10%) et la petite hydroélectricité (-17%).

Preuve de l'intérêt pour les énergies propres, les entreprises spécialisées ont retenu l'intérêt des marchés financiers. Leurs émissions d'actions ont atteint un niveau record depuis 7 ans à 18,7 milliards de dollars en hausse de 52% par rapport à 2013, a noté BNEF.

Les émissions d'obligations dites vertes (destinées à financer des projets liés à l'environnement), ont également réalisé des performances jamais vues en 2014, ayant permis de lever 38 milliards de dollars, soit deux fois et demi plus qu'en 2013.

Malgré ces bons chiffres, 2015 s'annonce incertaine, avec l'effondrement des prix du pétrole, facteur peu favorable a priori aux investissements dans les renouvelables.

L'impact d'un pétrole moins cher se ressentira plus dans le secteur du transport routier que dans celui de la production d'électricité, a toutefois estimé Michael Liebrich, directeur de BNEF, cité dans le communiqué.

Source ©AFP  

jeudi 8 janvier 2015
Une étude portant sur le rapport des jeunes au son indique que beaucoup écoutent la musique trop fort et, malgré leur connaissance des risques, ne protègent pas suffisamment leur audition.

Ils aiment écouter fort la musique, sont conscients des risques, mais ne changent pas leurs comportements pour autant: une étude sur le rapport des jeunes au son révèle que les troubles auditifs ne sont pas réservés aux populations les plus âgées. 

Plus des trois quarts des 15-30 ans ont déjà ressenti des troubles auditifs comme des acouphènes (bourdonnements ou sifflements dans les oreilles) ou une perte d’audition à la suite d’une forte exposition sonore, indique une étude Ipsos réalisée à l’occasion de la douzième édition de la Semaine du son, qui se déroulera du 19 au 25 janvier à Paris et jusqu’au 8 février partout en France.

Eviter d’écouter au casque pendant des heures, porter des bouchons d’oreille dans les concerts, s’éloigner des enceintes, autant d’attitudes que les 15-30 ans n’ont pas encore adoptées, alors qu’ils sont presque tous conscients (pour 98% d’entre eux) que «l’exposition excessive aux sons forts entraîne des problèmes auditifs». Seuls 21% d’entre eux déclarent s’éloigner systématiquement des enceintes, 10% font des pauses régulières, 3% utilisent des bouchons d’oreilles à usage unique et 4% leurs propres bouchons.

Cette génération privilégie l’écoute individuelle de la musique puisqu’une très grande majorité (89%) utilise un casque ou des écouteurs, et ce pendant une heure et quarante-trois minutes par jour en moyenne. 61% aiment tout particulièrement écouter au casque avant d’aller se coucher. Plus d’un jeune sur deux a l’impression que le niveau sonore est plus élevé que par le passé au cinéma, et 60% ont cette impression concernant les publicités à la télévision. Enfin, fait préoccupant selon certains spécialistes, presqu’un quart d’entre eux (23%) ne fait jamais de pause dans l’écoute et un jeune sur dix ne baisse jamais le volume.

S’ils écoutent aussi fort, c’est d’abord pour l’ambiance (40%), la qualité du son (34%), mais aussi par transgression. Quant à ceux qui ont déjà ressenti un trouble auditif, 55% déclarent n’avoir rien fait pour s’informer sur le sujet ou être pris en charge, relève l’étude.

Cette étude a été réalisée en ligne entre le 23 et le 31 octobre 2014 sur un échantillon national représentatif de 501 personnes des 15-45 ans (données des 15-30 ans isolées).

Source © AFP
Une étude de l’Institut de veille sanitaire révèle les effets à court terme des particules fines même à des niveaux d’exposition faibles.

La pollution atmosphérique tue à très court terme en aggravant brutalement des symptômes préexistants. Dans son premier Bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH) de l’année, publié mardi 6 janvier, l’Institut de veille sanitaire (InVS) quantifie l’impact des particules fines PM10 (dont le diamètre est inférieur à 10 microns). Même à des niveaux d’exposition relativement faibles, les particules fines accroissent le risque de mortalité immédiate et pas seulement sur le long terme.

Ces microparticules générées par les gaz d’échappement des véhicules, notamment les moteurs diesel, l’activité industrielle ou les systèmes de chauffage, affectent les voies respiratoires et le cœur, et peuvent provoquer par exemple accident vasculaire cérébral, crise cardiaque, rupture d’anévrisme, angine de poitrine, embolie pulmonaire… Autant de pathologies qui peuvent se révéler fatales dans les cinq jours suivant une exposition.

A chaque fois que la concentration de PM10 augmente de 10 microgrammes par mètre cube, le risque de mort (hors accident) croît de 0,5 %, révèle l’étude de l’InVS. Les effets observés sont plus importants pour les personnes âgées de plus de 75 ans (risque accru de 1,04 %).

L’Institut avait réalisé en 2012 une première évaluation de l’impact global (à court et long termes) de la pollution sur la mortalité dans neuf villes (Paris, Bordeaux, Lyon, Lille, Le Havre, Marseille, Rouen, Strasbourg et Toulouse). Cette fois son étude, qui met l’accent sur la mortalité à court terme, porte sur 17 agglomérations urbaines, offrant ainsi une meilleure représentativité du territoire. Aux neuf premières viennent notamment s’ajouter Dijon, Grenoble, Montpellier, Nancy, Nice ou Lens-Douai. L’ensemble des zones étudiées totalise 15,3 millions d’habitants, dont 43 % à Paris et ses alentours.

Aucune ville ne dépasse la valeur réglementaire européenne de 40 microgrammes par mètre cube (µg/m3) de PM10, mais seule Dijon respecte le seuil de pollution admis par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) à savoir 20 µg/m3. 

Marseille apparaît comme la ville dont l’air est le plus pollué aux particules fines, suivi de Lille, Lyon, Nice, Grenoble et Lens-Douai. Paris n’arrive qu’en septième position, devant Rouen et Strasbourg, les neuf autres agglomérations présentant une concentration moyenne annuelle de PM10 entre 21 et 25 µg/m3.

La précédente étude de l’InVS portant sur neuf villes avait montré qu’une diminution des concentrations de PM10 à la valeur recommandée par l’OMS conduirait à éviter chaque année 250 morts à court terme et quelque 1 000 hospitalisations. Et que les niveaux trop élevés de PM 2,5 (d’un diamètre égal ou inférieur à 2,5 µg) étaient quant à eux responsables à long terme de plus de 2 900 morts anticipées.

Risques plus élevés l’été

Bien que les pics de pollution se produisent davantage au cours de l’hiver, le risque de morts à court terme dues à la pollution est sensiblement plus élevé pendant l’été, en particulier pour des raisons cardiovasculaires (3 %). « L’été, les individus passent davantage de temps à l’extérieur, ouvrent plus fréquemment les fenêtres de leur domicile, explique Mathilde Pascal, épidémiologiste au département santé et environnement de l’InVS. Aussi l’été, la température de l’air, plus élevée, exacerbe les mécanismes physiologiques qui permettent au corps de réguler sa propre température, et cela affaiblit l’organisme et le rend plus sensible à la pollution. » Et la scientifique de souligner : « Cela confirme qu’il existe un risque même à des niveaux relativement faibles de concentration de PM10. Et ce risque pourrait s’aggraver avec le réchauffement climatique. »

Source © Le Monde
Le préfet de Haute-Savoie a reconduit mercredi l'interdiction du transit des poids lourds les plus polluants via le tunnel du Mont-Blanc en raison d'un épisode de "pollution majeur" dans la vallée de l'Arve.

Cette interdiction, en vigueur depuis mercredi, le sera donc encore jeudi dans le cadre d'un dispositif inédit en France. "Le constat des niveaux de pollution atteints (mercredi) et les prévisions pour (jeudi) ont conduit le préfet de la Haute-Savoie à poursuivre les mesures d'interdiction des poids lourds les plus polluants", souligne la préfecture dans un communiqué.

La vallée de l'Arve, ou vallée de Chamonix, subissait mercredi son huitième jour consécutif de pollution aux particules fines (PM10). Le taux de particule a atteint 104 microgrammes (µg) par mètre cube mercredi et devait encore dépasser le seuil d'alerte (80 µg) jeudi.

Certains poids lourds (Euro 3) sont interdits de transit via le tunnel du Mont-Blanc et d'autres (Euro 0 et Euro 1) sont complètement bannis dans l'ensemble de la vallée de l'Arve. Ces véhicules représentent environ 10% de la flotte des poids lourds en transit mais génèrent près du cinquième des émissions en particules fines et oxyde d'azote, selon un document de la préfecture de région.

Des contrôles ont été effectués mercredi par les forces de l'ordre afin de veiller à l'application de cette interdiction. Quelques dizaines de camions Euro 3 ont été invités à faire demi-tour par les gendarmes de l'escadron départemental de sécurité routière de Haute-Savoie, selon la préfecture.

Source © AFP


Le groupe pétrolier Royal Dutch Shell a accepté de verser 55 millions de livres (70 millions d’euros) à quelque 15.600 pêcheurs du Nigeria en compensation de deux cas de pollution pétrolière survenus en 2008, ont annoncé mercredi les avocats des deux parties.

La filiale au Nigeria du géant néerlando-britannique, SPDC, a accepté de verser 35 millions de livres aux plaignants, des pêcheurs de Bodo, une ville du sud du Nigeria, et 20 millions de livres à la municipalité de Bodo, ont indiqué Shell et le cabinet d’avocats londonien Leigh Day, qui défendait le dossier des pêcheurs.

Cet accord à l’amiable, qui met fin à une bataille juridique de trois ans, permet au géant pétrolier d’éviter un procès devant la Haute Cour de Londres qui avait été programmé pour mai 2015.

Les compensations ont été versées aux avocats des plaignants. Chacun des 15.600 pêcheurs qui réclamaient une compensation pour les pertes subies à cause de la pollution provoquée en 2008 par deux fuites dans le pipeline du groupe dans le delta du Niger recevra 2.200 livres, soit l’équivalent d’environ trois années de salaire minimum au Nigeria, a précisé Leigh Day.

SPDC avait reconnu en novembre dernier avoir minimisé l’importance des fuites, qui avaient été estimées à 4.144 barils. Le groupe pétrolier n’avait cependant pas donné de nouveau chiffre.

Amnesty International a estimé pour sa part que la première des deux fuites de 2008 avait été de plus de 100.000 barils. Et Leigh Day a évoqué un total de quelque 600.000 barils pour les deux fuites.

SPDC a déclaré que ces fuites étaient « très regrettables », mais que la plus grande partie de la pollution pétrolière dans la région du delta du Niger était causée par les vols de pétrole et le raffinage clandestin.

Indépendamment de l’accord annoncé mercredi, SPDC s’est engagé à nettoyer la zone polluée par les fuites de 2008. Ce nettoyage devrait commencer dans deux ou trois mois.

Le chef Sylvester Kogbara, qui préside le conseil des chefs et des anciens de Bodo, a déclaré que sa communauté était heureuse qu’un accord ait enfin été conclu.

« Nous espérons que cela créera de bonnes relations avec Shell dans l’avenir, pas seulement avec les gens de Bodo mais avec toutes les communautés du delta du Niger qui ont été affectées de la même manière que nous », a-t-il dit.

« Nous espérons que le nettoyage de l’environnement de Bodo suivra rapidement », a-t-il ajouté.

Le Nigeria est le plus gros producteur de brut d’Afrique. Des décennies de fuites ont causé une pollution massive dans le delta du Niger.

Source © AFP



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