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mercredi 14 janvier 2015
Dans le Salento, à l'extrême sud du talon de la botte italienne, l'agonie d'une oliveraie préfigure celle de l'agriculture locale. Le mal est visible sur près de 60 000 hectares. Il est l'oeuvre de Xylella fastidiosa, bactérie dévastatrice qui a trouvé dans les vergers de la province de Lecce un terrain propice à sa propagation. Quasiment la totalité des oliviers et autres végétaux y ont été infectés.

La bactérie provoque le dépérissement de quelque deux cents espèces végétales, comme l'olivier, le lierre, l'amandier, la vigne et le chêne. Elle se propage via le commerce de plants dits porteurs sains, par les plantes contaminées, ainsi que par l'intermédiaire d'insectes piqueurs-suceurs tels que la cicadelle. Une fois devenus les hôtes du parasite, certains arbres produisent des fruits de plus en plus petits, jusqu'à dépérir.

La facture est lourde

C'est en Californie que Xylella fastidiosa apparaît pour la première fois, en 1880. Tour à tour, plusieurs souches contaminées ont été détectées sur des espèces cultivées. La bactérie a le voyage facile. 29 États américains sont actuellement touchés. Et la Californie a été contrainte de procéder à l'arrachage de vignes. Par la suite, Taïwan et l'Amérique du Sud ont été en proie à la bactérie, avant qu'elle fasse son nid en Italie, où elle est détectée en octobre 2013. Dans les Pouilles, la facture est lourde : 53 millions d'euros de pertes pour l'agriculture locale.

Face à ce risque écologique, la Commission européenne a décidé de renforcer la surveillance et de mettre en oeuvre au plan européen des restrictions de mouvement des végétaux visant à prévenir l'extension du foyer. 

Cependant, cette peste menace désormais de s'étendre aux régions avoisinantes. Un "séisme" environnemental ? Pour Daniel Sainte-Beuve, expert en filières végétales, le mot n'est pas trop fort. En octobre dernier, ce scientifique de l'office du développement agricole et rural de la Corse s'est rendu à Gallipoli, dans les Pouilles, pour un symposium scientifique consacré à cette bactérie tueuse. Il a constaté avec effroi que les autorités italiennes, "démunies par rapport à l'enjeu", n'isolaient pas correctement les zones infectées.

La Corse en première ligne

Contacté par Le Point.fr, le scientifique explique que "contrairement à ce que préconise l'Europe, il n'y a pas de confinement de la bactérie dans les Pouilles. Une zone tampon de 30 000 hectares devait être mise en place dès 2014 afin d'isoler la bactérie dans cette région. Mais aujourd'hui encore, la situation n'est pas sous contrôle." Pour Daniel Sainte-Beuve, la mise en quarantaine de la zone se heurte au dogme européen de la libre circulation des biens et des personnes. Aux yeux du scientifique, cela ne fait aucun doute, "le bassin méditerranéen est menacé".

En première ligne : la Corse. Dans l'île, l'inquiétude grandit. La plupart des plants commercialisés proviennent d'Italie. À ce titre, les élus nationalistes de Femu a Corsica avaient tiré la sonnette d'alarme dès le mois d'août 2014. Avec le concours des chambres régionales d'agriculture, la surveillance a été renforcée dans l'île et des contrôles supplémentaires ont été réalisés sur les végétaux introduits par voie maritime et aéroportuaire. Des prélèvements sont également effectués à des fins d'analyse. À ce jour, aucune anomalie n'aurait été constatée. Pour autant, Daniel Sainte-Beuve estime que la Corse est "très exposée" et que les mesures prises sont "insuffisantes". D'autant que "des contrôles systématiques des plants ne peuvent pas être réalisés, car cela serait une entrave à la libre circulation."

L'insuffisance des pouvoirs publics

De nombreuses universités américaines, mais aussi celles de Turin et Bari, cherchent les meilleurs moyens de se débarrasser de la bactérie. En vain. De l'avis commun des scientifiques, "aucun moyen de lutte curative contre cette bactérie n'est aujourd'hui connu. L'éradication reste impossible sur un végétal infecté par Xylella fastidiosa, mais on peut penser que la bactérie atteindra une limite climatique, si elle progresse vers le nord de l'Europe." Pour l'heure, "la seule méthode de traitement possible serait d'utiliser des antibiotiques, affirme Daniel Sainte-Beuve. Or, pour des raisons environnementales et sanitaires, nous refusons d'utiliser des antibiotiques sur les végétaux."

Selon lui, les pouvoirs publics n'ont pas été à la hauteur de la menace. "La gestion politique de la crise est alarmante, dénonce-t-il. La moindre des choses serait de faire de la prévention, afin d'alerter les populations vis-à-vis de ce risque, car le vecteur humain reste le premier vecteur de propagation. Mais tous nos appels au ministère de l'Agriculture sont restés lettre morte."

Source © Julian Mattei / le point

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La contamination des aliments par le mercure a augmenté au cours de l'année 2014 en Europe. Au niveau européen, un total de 114 notifications de présence de mercure dans les aliments ont été constatés dans les poissons et produits de la pêche. 

Parmi ces notifications, 57 cas touchaient les produits de l'Espagne, et 50 ceux de l’Italie selon le système d'alerte rapide pour les denrées alimentaires et aliments pour animaux (RASFF). 

La situation s'aggrave d'année en année, alors que l'Espagne et d'autres pays européens n'ont toujours pas ratifié la Convention de Minamata qui devrait contrôler la présence de de métaux lourds dans les aliments à l'échelle mondiale. Les écologistes préviennent que le retard dans l'entrée en vigueur de cet accord augmente l'impact négatif sur la santé et l'environnement des citoyens europpens.

Les niveaux de mercure des 144 notifications, souvent contrôlés aux frontières, ont parfois atteint des valeurs allant jusqu'à 5,1 milligrammes par kilo en Espagne, dépassant de loin le niveau maximum autorisé par les règles communautaires, entre 0,5 et 1 mg / kg de mercure dans les produits de la pêche.

La situation est donc grave.

Le système d'alerte rapide met également en garde contre la présence d'autres métaux lourds dans les aliments, sur un total de 192 notifications, les autres alertes ont décelés du cadmium, du plomb et même de l'arsenic dans des produits destinés à la nourriture humaine ou animale.

Le mercure est un métal très volatil qui peut être transporté sur de longues distances une fois qu'il est libéré dans l'atmosphère. Une fois qu'il a été déposé dans un environnement aquatique, le mercure se transforme en méthylmercure, une neurotoxine puissante qui s' accumule dans les poissons et les animaux. 

© Nature Alerte

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L'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) a de nouveau déploré, lundi 12 janvier, le « retard » pris par Areva dans le reconditionnement de dizaines de milliers de tonnes de déchets radioactifs anciens, mal entreposés dans son usine de Beaumont-Hague (Manche), lui fixant cette fois un calendrier très précis à respecter.

Dans sa décision datée du 9 décembre mais annoncée lundi, le gendarme du nucléaire fixe une « soixantaine d'échéances » pour chacune des « étapes » de cette opération « compliquée » qui doit être achevée en 2030, selon une loi de 2006, a précisé à l'AFP Jean-Luc Lachaume, directeur général de l'ASN.

« Si ces échéances n'étaient pas respectées, on arriverait à des mesures de coercition, d'abord une mise en demeure », puis des « pénalités » si cette mise en demeure n'est pas entendue, a précisé M. Lachaume. 

Le projet de loi sur la transition énergétique qui doit être voté en février au Sénat, après être passé à l'Assemblée en octobre, va créer la possibilité de sanctions financières, a précisé M. Lachaume.

Dans son communiqué de presse lundi, l'ASN « constate des retards successifs dans l'avancement des opérations, malgré les enjeux de sûreté ». De son côté, Areva a pris « acte de la décision » de l'ASN et s'est engagé à respecter l'échéance de 2030. « La reprise totale des déchets concernés est toujours prévue fin 2030. Areva s'est déjà engagée auprès de l'ASN à respecter cette échéance », a indiqué un porte-parole.

L'ASN presse régulièrement depuis 2010 Areva de s'occuper de ces déchets. « Au début des années 90 Areva parlait de démarrer les travaux en 2007. Aujourd'hui, rien de significatif n'a été fait », s'était agacé en 2010 Thomas Houdré, alors responsable de l'antenne normande. Cinq ans plus tard, Areva n'en est qu'aux préparatifs et n'a pas commencé à reprendre ces déchets, selon le gendarme du nucléaire. Une fois reconditionnés les déchets représenteront un volume de 35 000 m3, selon l'ASN.

Ces déchets « stockés » pour l'heure « en vrac » dans du « béton qui vieillit » sont issus de la première usine de retraitement de la Hague (1966-1998), aujourd'hui à l'arrêt. Les déchets produits depuis 2000 par la nouvelle usine de la Hague sont eux entreposés correctement, selon l'ASN.

Source © AFP
La chambre criminelle de la Cour de cassation a annulé ce mardi 13 janvier la décision de la cour d'appel de Toulouse du 24 septembre 2012 dans l'affaire AZF. Cette dernière avait reconnu la société Grande Paroisse, filiale de Total, et l'ancien directeur, Serge Biechlin, coupables d'homicides et blessures involontaires, et de dégradations involontaires par explosion. 

La première s'était vue condamnée à 225.000 euros d'amende. Le second à trois ans de prison, dont un an ferme, et 45.000 euros d'amende. Ces derniers s'étaient pourvus en cassation, de même que de nombreuses parties civiles.

L'explosion, survenue le 21 septembre 2001, sur le site de l'usine chimique AZF de Toulouse avait causé la mort de 31 personnes, des blessures à un grand nombre de victimes, et provoqué de très importants dégâts immobiliers. Outre les procédures devant les juridictions judiciaires, des actions avaient été engagées devant les juridictions administratives. Le 17 décembre dernier, le Conseil d'Etat a annulé un arrêt de la cour administrative d'appel de Bordeaux qui avait retenu la responsabilité partielle de l'Etat dans l'explosion de l'usine. La décision de la Cour de cassation d'aujourd'hui, tout comme celle du Conseil d'Etat de décembre, contiennent des apports jurisprudentiels importants, au-delà de la solution apportée dans cette affaire.

Vice-président d'une association d'aide aux victimes

Les raisons de l'annulation ? Un doute quant à l'impartialité de la formation de jugement qui a condamné les prévenus. L'un des magistrats était vice-président de l'Institut national d'aide aux victimes et médiation (Inavem). Pendant le procès, cette association d'aide aux victimes de la catastrophe avait conclu une convention avec la Fédération nationale des victimes d'attentats et d'accidents collectifs (Fenvac), convention dont l'objet était de faire des deux signataires des "partenaires privilégiés". Or, la Fenvac était partie civile dans l'affaire AZF.

Si l'adhésion d'un juge à une association, y compris une association d'aide aux victimes, ne porte pas atteinte à la présomption d'impartialité dont il bénéficie, explique la Cour, les liens étroits entre ces deux entités ont pu créer dans l'esprit des prévenus un "doute raisonnable, objectivement justifié, sur l'impartialité de la juridiction". D'autant, qu'ils avaient été relaxés en première instance. En n'informant pas les parties de cette situation, la cour d'appel a méconnu la Convention européenne des droits de l'homme, le code de procédure pénale et le principe selon lequel toute personne a droit à ce que sa cause soit entendue par un tribunal indépendant et impartial, juge la Haute juridiction judiciaire.

Infraction pas suffisamment caractérisée

Deuxième motif de cassation de la décision ? L'infraction en cause n'était pas suffisamment caractérisée. Les juges d'appel avaient condamné les prévenus sur le fondement de l'article 322-5 du code pénal selon lequel la destruction ou la dégradation involontaire par explosion ou incendie ne peut être sanctionnée qu'en cas de manquement à une obligation de prudence ou de sécurité imposée par la loi ou le règlement.

Or, la cour d'appel avait prononcé la condamnation en se référant implicitement aux fautes de maladresse, imprudence, inattention ou négligences constitutives des délits d'homicides et de blessures involontaires, ce qui était insuffisant pour caractériser l'infraction en cause.

Que va-t-il se passer maintenant ? La Cour de cassation renvoie l'affaire devant la cour d'appel de Paris qui va devoir la rejuger à l'aune de cette décision.

Source © Actu environnement
mardi 13 janvier 2015
Le Parlement européen a ouvert mardi l'UE à la culture des OGM, en accordant aux États membres le droit de l'interdire sur leur territoire, un compromis critiqué tant par les écologistes que l'industrie.

Les députés européens ont adopté par 480 voix contre 159 un accord trouvé en décembre avec les gouvernements pour débloquer un dossier enlisé depuis quatre ans.

Les nouvelles règles fixant les modalités d'autorisation de culture des organismes génétiquement modifiés permettent aux États membres de l'interdire, même en cas de feu vert de l'Autorité européenne de sécurité des aliments (Efsa).

Les réfractaires pourront invoquer des raisons socio-économiques, environnementales ou liées à l'utilisation des terres agricoles.

Les États membres autorisant les cultures devront aussi prendre des mesures pour prévenir la dissémination des cultures non-OGM, en particulier dans les pays voisins.

"Cela va permettre aux États membres de prendre leurs décisions à partir du printemps 2015", a souligné le commissaire européen à la Santé, Vytenis Andriukaitis.

Les Verts ont voté contre cette nouvelle législation, qui a été soutenue par la droite, les socialistes et les libéraux.

"C'est une mauvaise mesure, l'Europe va devenir un patchwork en matière d'OGM, alors que nous avons besoin d'une approche commune", a dénoncé la co-présidente des Verts, Rebecca Harms. "La puissance publique européenne abdique. Aux multinationales d'ouvrir le bal. La porte est ouverte à Monsanto, Pionner and co", a protesté dans un tweet l'eurodéputé Vert français José Bové.

L'industrie OGM a déploré que le droit ait été laissé aux États de dire non "sur des bases non-scientifiques". "C'est un signal d'arrêt à l'innovation européenne", a affirmé Jeff Rowe, un représentant d'EuropaBio.

Ces nouvelles règles étaient attendues par l'industrie semencière, alors que quatre maïs OGM, dont les emblématiques MON810 de Monsanto et TC1507 du groupe Pioneer, ont déjà reçu un avis favorable de l'Efsa.

Les premières cultures ne devraient concerner que quelques pays. Le MON810, seul OGM actuellement autorisé dans l'UE, est cultivé dans trois États: 110.000 hectares en Espagne, 9.000 au Portugal et 3.000 en République tchèque.

Dix-neuf États se sont opposés à la demande de culture du TC1507.

Selon une source européenne, les premières mises en culture interviendront en 2016, au vu des délais pour la mise en oeuvre de la nouvelle législation.

S'il ne tranche pas le débat entre pro et anti-OGM, qui divise les États membres et les opinions publiques, le nouveau cadre "permet tout de même d'instaurer enfin de la stabilité juridique pour toutes les parties concernées", a jugé pour le Parti populaire européen (PPE, droite) l'élue française Angélique Delahaye. L'enjeu était d'éviter une avalanche de recours des semenciers contre les pays prohibitionnistes, comme la France.

Mais "ce n'est qu'une première étape qui doit permettre de trouver à moyen terme une solution européenne", nécessaire "pour éviter les distorsions de concurrence entre agriculteurs européens", a-t-elle jugé.

Le socialiste belge Marc Tarabella s'est félicité que "les lobbies pro-OGM, menés par plusieurs multinationales et la Grande-Bretagne n'ont finalement pas eu gain de cause". "Une recherche publique et neutre est indispensable" pour faire avancer le débat, a-t-il relevé.

La précédente directive contraignait la Commission européenne à donner son feu vert aux mises en culture si les États ne s'accordaient pas pour les interdire. L'exécutif européen jouait la montre, en retardant ses décisions, mais il avait été condamné par la Cour de justice européenne pour ces tergiversations.


Source © afp/jq/ awp


 
Les espèces et habitats considérés comme rares ou menacés par l’Union européenne sont globalement mal en point en France, en particulier les écosystèmes marins et aquatiques, selon le ministère de l’Ecologie.

« La part des habitats et des espèces d’intérêt communautaire en état de bonne conservation en France est faible », écrit-il sur son site internet, avec seulement 22% des habitats et 28% des espèces jugés en bon état de conservation.

Cette estimation est le résultat d’un minutieux travail coordonné par le Muséum national d’histoire naturelle portant sur la période 2007-2012.

Il s’inscrit dans le cadre de la directive « Habitats » de 1992 qui prévoit que chaque Etat membre procède à ce type d’évaluation tous les six ans.

La France compte 312 espèces et 132 habitats considérés comme rares ou menacés par l’Union européenne.

« Des tendances positives » sont perceptibles pour certaines espèces grâce aux mesures de protection dont elles bénéficient, relève le ministère, mais « elles restent moins nombreuses que les tendances négatives ».

Globalement, les forêts sont en bien meilleur état que les prairies et les landes, et surtout que les écosystèmes marins et aquatiques qui sont les plus dégradés.

L’état de la biodiversité des forêts est jugé meilleur surtout grâce aux espèces (38% dans un état favorable), qui ont bénéficié de la loi de protection de la nature de 1976. Certaines chauve-souris, le loup, le lynx, le chat sauvage, la genette, la martre, le chamois, l’isard et le castor sont ainsi considérés dans « un état favorable ».

La loutre, qui se nourrit de poissons, reste menacée en raison de la pollution des cours d’eau et l’assèchement des zones humides, mais la tendance la concernant est positive. Il y aurait aujourd’hui entre 1.000 et 2.000 loutres dans l’Hexagone, contre 50.000 au début du 20e siècle.

C’est dans la région alpine (les Alpes et les Pyrénées) que les prairies, les landes et les fourrés sont les mieux conservées, avec comme conséquence une raréfaction, voire une disparition, des espèces dans certains lieux marqués par l’urbanisation ou l’agriculture intensive. Dans ces cas là, les papillons constituent de bons indicateurs de l’évolution de la biodiversité.

Parmi les écosystèmes marins, littoraux, humides et aquatiques, « les habitats côtiers méditerranéens ainsi que les habitats dunaires, quelle que soit leur situation biogéographique (aires alpine, méditerranéenne, atlantique et continentale) sont particulièrement touchés », indique le ministère en mettant en avant « la forte urbanisation des côtes et une fréquentation touristique localement élevée ».

A l’intérieur des terres, lacs, cours d’eau et zones humides sont très fragiles, tout comme les tourbières, marais et prairies humides.

Une observation également valable pour les espèces aquatiques, surtout pour certaines espèces migratrices de poissons (saumon atlantique, lamproie, esturgeon d’Europe notamment), l’écrevisse à pieds blancs ou les mollusques vivant dans ces habitats aquatiques.

« Les fortes pressions » liés à « l’aménagement des vallées alluviales, le drainage des zones humides et les modifications des milieux aquatiques » sont mises en cause.

Face à ce constat globalement négatif, Denez L’Hostis, président de France nature environnement, estime qu’il faut notamment « voter au plus vite le projet de loi pour la biodiversité », « finaliser et mettre en œuvre la trame verte et bleue » et « relancer la stratégie de création d’aires protégées avec des moyens humains et financiers accrus ».

Source © AFP 2015

Le ministère de l'Agriculture soumet à consultation publique, du 10 au 31 janvier 2015, de nouvelles décisions d'autorisation de mise sur le marché (AMM) de produits phytopharmaceutiques ou d'homologation de matières fertilisantes et supports de culture (MFSC).

Les cinq produits concernés sont : Barclay Chloroflash (à base de chlorothalonil de Barclay Chemical), Brevis (à base de métamitrone d'Adama France), Canopia (à base de titrosulfuron et de florasulame de BASF Agro), Diflanil 500 SC (à base de diflufénicanil de Globachem NV) et Vertimec (à base d'abamectine de Syngenta Agro). Ces produits font l'objet d'avis favorables de l'Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses).

Source © Actu-Environnement
L'année débute mal pour les Tananariviens, car, l'inondation approche la cité des milles. Les pluies des derniers jours ont favorisé une montée constante des eaux des rivières de la capitale, exposant celle-ci aux risques d'inondation. 

Samedi, le bulletin hydraulique émanant de l'Autorité pour la Protection contre les Inondations de la Plaine d'Antananarivo (Apipa) annonce une alerte rouge. «Le niveau de la rivière Ikopa est de 4,50m, à l'échelle de Bevomanga et cela continuera à monter durant les prochaines heures, mais, le niveau dépendra de la pluviométrie. En tout cas, on est en alerte rouge à ce niveau, et si la montée des eaux continue, celles-ci vont déborder de la rivière», explique le directeur général de l'Apipa, Philippe Rateloson.

Depuis le week-end, plusieurs quartiers comme Androndra, Andavamamba Ambilanibe, Ampefiloha Ambodirano, Anosipatrana, Ankasina, Anosizato, Ankaditoho, Marohoho, ont désormais les pieds dans l'eau. Environ 7 000 personnes sont sinistrées selon les chiffres recueillis auprès de ces fokontany. Le fond du problème réside dans la non-évacuation des eaux.

Expropriation

Paniquée, une délégation des autorités dont le ministre d'État Chargé des Infrastructures, des Équipements et de l'Aménagement du Territoire, Rivo Rakotovao, d'autres ministres et le Président de la délégation spéciale (PDS) de la ville d'Antananarivo, Ny Hasina Andriamanjato, est descendue à Anosipatrana, hier, pour constater les dégâts et apporter une solution «provisoire» à la non-évacuation des eaux. Provisoire, parce que seuls les quartiers d'Andavamamba Ambilanibe, d'Ampefiloha Ambodirano et d'Anosipatrana, en bénéficient.

La mission a pour objet d'apporter une troisième motopompe pouvant dégager 100m3 d'eau par heure et les déverser dans le canal principal d'Anosipatrana. Selon les techniciens, si la pluie épargne la capitale ne serait-ce que les deux jours à venir, la motopompe pourra dégager les eaux d'ici quatre à cinq jours. Après avoir inspecté les lieux et discuté avec la population des quartiers, les autorités ont constaté que l'inondation dans ces bas-quartiers de la capitale relève des constructions illicites sur les canaux d'évacuations d'eaux. Les autorités s'annoncent ferme à ce propos.

«On a constaté que le problème d'évacuation d'eau a pour origine la construction sur les canaux d'évacuation. Une décision sera prise à cet effet, parce qu'on ne peut pas laisser au profit d'un individu le profit du public, c'est cela le principe», indique le ministre d'État, Rivo Rakotovao.

La mairie, par Sitraka Ramanjatojaona, conseiller technique du PDS a tout de suite réagi en avançant une étude technique pour évacuer les eaux de la cité des milles même si cela ira jusqu'à l'expropriation des habitations illicites.

Bansi s'éloigne

La forte tempête tropicale Bansi s'éloigne de la Grande île, selon le service de prévision météorologique. Hier, à 15h, son centre a été localisé à 575 km au Nord-Est de Sainte-Marie et se déplace vers le Sud-Est de l'Océan indien. Le météore se déplace à une vitesse de 9km/h et est accompagné d'une rafale de vent de 130 km/h et d'un vent moyen de 95 km/h. Il n'aura pas d'impact sur le temps qu'il fera dans la Grande île, mais, une autre perturbation dans le canal de Mozambique est surveillée de près. Selon les prévisionnistes, celle-ci est prévue se transformer en cyclone dans les trois à quatre jours.





Des scientifiques russes s’alarment: la présence massive d’algues sur certaines rives du lac Baïkal met en péril son écosystème. 

Une menace encore plus dangereuse que les rejets de l’usine de cellulose Baïkalsk, décriée par les écologistes et fermée à l’automne 2013. 

Inscrit au patrimoine mondial de l’humanité, ce lac d’une superficie équivalant à celle de la Belgique est la plus grande réserve d’eau douce de la planète.    

La perle de la Sibérie est en danger. Des algues vertes s’amoncellent sur des rives du lac Baïkal. On en compte jusqu’à 90 kg par mètre carré. Drainées par les orages, elles se décomposent en dégageant une odeur nauséabonde. Sur ces côtes touchées par la pollution les habitants et animaux ne peuvent plus boire sans danger les eaux du lac réputées pour leur pureté.

"Le Baïkal est étudié depuis le 18e siècle et l’on n’a jamais observé un changement aussi grave de son écosystème dans toute l’histoire des recherches, alerte Mikhaïl Gratchev, directeur de l’Institut de limnologie (la science des eaux continentales) d’Irkoutsk, du département sibérien de l’Académie des sciences de Russie. 

Une expédition scientifique, menée en septembre dernier, a évalué le volume d’algues de type spirogyre à près de 1400 tonnes sur 10 km dans les eaux de surface au nord. Signe d’un excès de nutriments, nitrates et phosphates en particulier, elles ont commencé à proliférer en 2011 et s’amassent parfois sur 40 mètres de profondeur.

En cause: le rejet des eaux usées

A l’origine de cette pollution: les eaux usées. Les chercheurs pointent du doigt, entre autres, une station d’épuration dans la région de Severobaïkalsk. Initialement conçue pour les déchets ménagers, elle traite les eaux usées provenant du lavage des wagons de la RZD, les Chemins de fer russes. En 2010, la compagnie a changé de fournisseur au profit de détergents plus efficaces, mais plus dangereux, "un puissant cocktail de produits chimiques synthétiques, alcalins et même désinfectants", d’après Oleg Timochkine, biologiste à l’Institut de limnologie.

En amont, d’autres industries contribuent à ce phénomène en rejetant leurs eaux dans les affluents du lac. Sans oublier l’accroissement des flux de touristes face à des systèmes d’assainissement qui, quand ils existent, ne sont pas adaptés. Ni les eaux usées rejetées par les navires de la région… Selon Marina Rikhvanova, présidente de l’association Vague écologique du Baïkal, seules 1600 tonnes des 25000 tonnes d’eaux usées produites par les bateaux de la région d’Irkoutsk chaque année sont traitées.

La destruction de l’écosystème en marche

Si le lac, immense, est encore loin de se transformer en marécage, les scientifiques craignent la destruction irréversible de son écosystème naturel d’ici à une poignée d’années. 

Outre les bactéries entérocoques dangereuses pour la santé, ils ont constaté la mort de l’éponge qui filtre naturellement ses eaux. Avec plus de 900 espèces endémiques, selon l’Unesco (Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture), le lac Baïkal est le plus riche au monde en termes de biodiversité. Or, les spirogyres étouffent les autres espèces d’algues et empêchent la reproduction de petits poissons qui sont à la base de la nourriture de l’omoul, le plus fameux – et le plus pêché – des poissons du lac. Et aucune étude n’a encore été menée sur la quantité présente dans les profondeurs.

Déjouer cette catastrophe écologique a un coût

Selon les experts, éviter cette catastrophe écologique coûterait environ 10 milliards de roubles (plus de 130millions d’euros). Cette somme permettrait de réaliser un diagnostic approfondi et de rénover ou construire de nouvelles installations de traitement des eaux tout au long de la côte.

Mikhaïl Gratchev propose également d’interdire les poudres contenant des phosphates sur tout le territoire russe. C’est ce qu’a fait la France en 2007 pour les lessives.    

Source © Jeanne Cavelier, correspondante à Moscou / Novethic 



Deux nouveaux cas humains de grippe aviaire H7N9 ont été confirmés lundi dans la province méridionale du Guangdong.

Les deux malades, M. Yang, âgé de 42 ans et Mme Zhu, âgée de 52 ans, se trouvent actuellement dans un état critique, selon la Commission provinciale de la santé et de la planification familiale.

Au début du mois, les autorités du Guangdong et de Hong Kong ont ordonné l'abattage de milliers de poulets après que des volailles exportées du Guangdong vers Hong Kong ont été testées positives au virus.

Le 25 décembre, une femme de 68 ans, habitant Shenzhen et arrivée à Hong Kong deux semaines plus tôt, a été hospitalisée à Hong Kong, atteinte par le virus H7N9.

Source © Chine Nouvelle (Xinhua)
Le bilan de la vague de froid qui a affecté une grande partie du nord du pays s'élève  à une douzaine de victimes, dont neuf dans le nord du Chihuahua, et trois dans l'État de Sonora, ont indiqué les autorités

La protection civile de l'État de Chihuahua a émis une alerte vigilance au basses températures et aux chutes de neige dans les zones les plus élevées, en particulier pour les municipalités de Temosachic et de Balleza, où les températures ont chuté à -14C .

Des records de basses températures ont été enregistré dans le Chihuahua et la Ciudad Juárez (-4C ), Ocampo (-10C), Janos (-7 C ) et Nuevo Casas Grandes (-6.5C ).


© Nature Alerte
lundi 12 janvier 2015
La saison cyclonique débute en décembre dans le sud de l'océan indien. Une importante masse nuageuse et orageuse s'est développée entre l'île Maurice et Madagascar. Ces dernières heures, elle a pris la forme d'un cyclone tropical de catégorie 1 baptisé "Bansi" située à 300 km au nord de la Réunion.

Le cyclone tropical Bansi est de plus en plus intense. Maurice devrait s’attendre à des pluies diluviennes à partir de ce soir et jusqu’à jeudi après-midi.

La forte tempête Bansi s’est intensifiée en cyclone tropical et s’est rapprochée de Maurice. Elle était située ce lundi matin, 12 janvier, à environ de 400 km au nord-ouest de Maurice. La station météo de Vacoas a ainsi émis un avertissement de classe 2. 

Un avertissement de classe 3 n’est pas à écarter dans le courant de cet après-midi, indique un prévisionniste. Selon la météo, Bansi pourrait passer à son point le plus proche de Maurice, soit à 200 km au Nord d’ici demain 

«Il y a une possibilité que Bansi continue à s’intensifier durant la journée», indique le prévisionniste de la station météo. La tempête se déplace dans une direction générale du sud-est à une vitesse d’environ 9 km/h. 

Sur cette trajectoire, il continue à s’approcher dangereusement de Maurice. Le cyclone continue à évoluer dans un environnement favorable, propice à plus d’intensification, le risque d’avoir des vents cycloniques sur Maurice a augmenté. «Des rafales allant jusqu’à 90 km/h sont attendues et si Bansi se rapproche davantage, des conditions cycloniques devraient être ressenties. Le temps restera venteux durant toute la journée et pourrait augmenter dans le courant de la nuit», précise le prévisionniste. 

Le temps sur toute l’île continuera à se détériorer durant la nuit. Les averses et des orages sont à prévoir. Les usagers de la route sont conseillés d’être prudents car des poches de brouillard seront présentes dans certains endroits, réduisant ainsi la visibilité.

La Réunion vient, elle, de passer en alerte pré-cyclonique.

Jusqu'à 300mm de pluies d'ici mercredi

Sous les plus fortes cellules orageuses stationnaires, on attend jusqu'à 300 mm de pluies d'ici mercredi matin et une mer qui devient grosse sur la Réunion ce lundi mais aussi mardi, avec une houle cyclonique résiduelle et des vagues de 4 à 6 mètres. 

Les vents se renforceront également, atteignant les 100 à 110 km/h en pointes. Par la suite, en raison des incertitudes liées au creusement de ce cyclone et de sa trajectoire, le doute reste de mise concernant l'intensification ou non des pluies, ainsi que sur le niveau du renforcement des vents.

Source © Hebdo météo
Faut-il vraiment se méfier de l’eau qui dort ? En ce qui concerne la pollution aux ions perchlorates dans la région, on est franchement tenté de répondre par l’affirmative. 

Parce qu’à dire vrai, il ne s’est pas passé grand-chose depuis l’alerte originelle lancée par l’ARS Nord-Pas-de-Calais en octobre 2012. Pour résumer dans les grandes lignes, la carte de la pollution aux ions perchlorates n’a pas bougé.

Sur les 544 communes concernées par des restrictions d’eau potable à l’origine, 405 sont encore hors des clous. En 2011, sur les 544 communes, 112 présentaient des pollutions supérieures à 15 microgrammes par litre. Aujourd’hui, elles sont… 124. C’est-à-dire douze de plus. 

Le sujet n’aurait-il pas été pris à bras-le-corps ?

Aux Eaux du Nord qui distribuent dans la métropole lilloise, on a très tôt réagi en mélangeant l’eau de différents forages. Histoire de diluer la sauce… « La communauté urbaine a exigé qu’on soit partout en dessous des 4 microgrammes par litre, explique-t-on du côté des Eaux du Nord. On a moins utilisé les forages où le taux de perchlorates était le plus élevé, voire, on a cessé de les exploiter. »

Chez Veolia (80 % de la population régionale concernée par la pollution, 160 communes), on n’a pas chômé. Michel Chaumontet, directeur des services techniques Veolia Eau Nord-Ouest, raconte à loisir les mesures d’urgence prises par son entreprise, dont les courriers adressés à 270 000 abonnés ou la ligne téléphonique entièrement dévolue à la situation.

Dans un second temps, les techniciens de Veolia ont quantifié les concentrations en perchlorates. Puis, ont envisagé des solutions techniques : « On a tenté les résines échangeuses d’ions pendant un an sur l’installation de Quiéry-la-Motte (près d’Hénin-Beaumont). Elles sont très efficaces. On a tenté avec des concentrations à 35 microgrammes par litre, on est passé à un microgramme. »

Des carottes et des dates

Autre technique testée par Veolia : les traitements membranaires qui se sont avérés un peu moins efficaces que les résines.

Chez Veolia, aucune technique ne s’est montrée trop belle pour déterminer l’origine des pollutions : carottages, datation de l’eau grâce aux traces de CFC et même utilisation de drones. Autant d’investigations qui ont abouti à la conclusion que la pollution trouvait bien son origine dans les explosifs de la Première Guerre mondiale. Une pollution qu’on peut, techniquement, éliminer. « On a dit aux collectivités que des solutions existaient », conclut Michel Chaumontet. Des solutions qui ont évidemment un coût. Pour l’heure, aucune collectivité n’a donné suite.

Repères:

Les perchlorates sont issus des explosifs et de certains engrais produits au Chili qui ont surtout été utilisés en Amérique du Nord.

La santé:

À dose élevée et prolongée, les perchlorates sont des perturbateurs endocriniens qui agissent sur le fonctionnement de la thyroïde. C’est pour cela que, pour les nourrissons de moins de six mois, il est recommandé de ne pas donner d’eau du robinet où le taux de perchlorates est supérieur à 4 mµ/l. Le seuil passe à 15 mµ/l pour les femmes enceintes ou qui donnent le sein.

«Vous pouvez prendre 10 ou 20 centimes par m3»

Douai. Directeur de l’agence de l’eau Artois-Picardie, Olivier Thibault a suivi de près l’affaire de la pollution aux perchlorates.

– Que s’est-il passé depuis la première alerte aux perchlorates ?

« Ces deux-trois dernières années, tout le monde a poursuivi ses investigations. Beaucoup de questions se posaient. Dorénavant, on sait où sont les pollutions aux perchlorates et où il n’y en a pas. Deux études ont été menées. La première par l’agence de sécurité sanitaire qui recommande d’informer les populations dès que le seuil de 4 microgrammes est dépassé et de ne pas donner cette eau aux nourrissons. Par ailleurs, le bureau de recherche géologique minière a publié, cet été, un rapport qui affirme que la pollution provient essentiellement des bombardements de 14-18 et des munitions stockées depuis ce conflit. Ce qui explique que les communes les plus touchées se trouvent sur la ligne de front de la Première Guerre mondiale. »

– Et les exploitants ?

« Ils ont opéré des modifications de prélèvements. Autrement dit, on pompe plus là où il y a moins de perchlorates. Ils ont aussi mené des tests avec des résines qui fonctionnent. Mais pour les utiliser, il faut un agrément du ministère de la Santé qui n’est pas encore sorti. Les procédures sont en cours mais longues. Il faut aussi savoir que les perchlorates font l’objet de recommandations, il n’y a pas de normes, pas d’obligations. Les collectivités hésitent à mettre les résines en œuvre. Vous êtes vite à un ou deux millions d’euros d’investissement par captage. Sur votre facture, vous pouvez prendre 10 ou 20 centimes par mètre cube. »


Source © la Voix du Nord



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Le ministre de l’Agriculture Taïwanais, Chen Bao-ji , a confirmé dimanche l’infection de plusieurs exploitations volaillères dans le sud de Taiwan par deux souches très virulentes de grippe aviaire, H5N8 et H5N2, et a garanti que les volatiles infectés ne pénétreraient pas la filière alimentaire, tout en expliquant que ces virus ne présentaient pas de danger pour l’homme.

Le virus qui a décimé un élevage de poulets du district de Pingtung a été identifié comme une nouvelle souche mutante du virus H5N2, lequel avait déjà affecté l’île par le passé. Ce H5N2 mutant a aussi été retrouvé dans des élevages d’oies du district de Yunlin et dans un élevage de canards de celui de Pingtung.

C’est en revanche une souche inconnue jusqu’ici de la grippe aviaire, la souche H5N8, qui a été détectée dans des élevages d’oies du district de Chiayi, également dans le sud de l’île.

A la date du 10 janvier, plus de 25 000 oies avaient succombé à l’une ou l’autre souche dans une vingtaine de fermes. Des abattages à grande échelle ont été réalisés par précaution dans les élevages affectés et des tests sont en cours sur des échantillons provenant de 24 autres fermes.

Selon le ministère de l’Agriculture, les deux souches qui sévissent actuellement sont très similaires à d’autres souches du virus détectées dans des élevages en Corée du Sud en 2014 pour le sous-type N8 et en Chine en 2011 pour le sous-type N2.

Les fortes pluies de ces 2 dernières semaines ont provoqué des inondations au Zimbabwe, au Malawi et au Mozambique.10 personnes sont mortes au Zimbabwe , six au Malawi et neuf au Mozambique. 

De fortes pluies ont également été signalés à Madagascar et en Zambie, bien qu'aucune inondation n'ait encore été rapporté.

Dans les régions du sud est Africain, les précipitations sont actuellement 150% plus élevées que la normale et la NOAA prédit que ces précipitations vont augmenter dans les prochains jours

Au Mozambique

134 mm de pluie sont tombés en 24 heures à Nampula, au Mozambique. Neuf personnes y ont perdu la vie principalement touchées par la foudre et l'effondrement d'un mur. 2500 maisons ont été endommagées et près de 10 000 familles ont été touchées, dont la province de Maputo.

Au Zimbabwe

On dénombre 10 personnes victimes. La dernière évaluation de la Croix-Rouge du Zimbabwe estime que 160 maisons ont été détruites. 

Au Malawi

Six personnes ont été tué dans les récentes inondations; quatre à Mangochi, deux à Zomba. 
Au moins 500 familles ont été déplacées.

© Nature Alerte



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