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jeudi 22 janvier 2015
La Norvège va redéfinir la cartographie des contours de la banquise dans l'Arctique, a annoncé le ministère de l'Environnement mardi, une décision controversée susceptible d'ouvrir davantage la mer de Barents aux activités pétrolières.

Le même jour, le ministère du Pétrole a offert à la prospection 57 blocs, presque tous en mer de Barents, certains dans les eaux les plus septentrionales jamais ouvertes à l'exploration par le pays scandinave.

Un accord conclu en 2013 entre le gouvernement (minoritaire) de droite et deux alliés de centre-droit interdit d'ouvrir les zones situées en bordure de la banquise, afin de protéger leur écosystème, à la prospection et à la production d'hydrocarbures.

Mais avec le réchauffement climatique, la banquise recule toujours plus au nord et la cartographie de ses contours fait débat.

«Il est important de disposer de connaissances actualisées sur l'emplacement géographique des zones fragiles», a déclaré dans un communiqué la ministre de l'Environnement Tine Sundtoft. «J'ai donc demandé à l'Institut polaire norvégien de mettre à jour ses calculs».

La nouvelle carte s'appuie sur les données satellite collectées entre 1984 et 2013 plutôt que celles recueillies entre 1967 et 1989 utilisées dans la définition en vigueur jusqu'à présent. Résultat: la limite des glaces marines est par endroits des dizaines de kilomètres plus au nord que dans les anciens calculs.

«Nous ne déplaçons pas la bordure de la banquise», a fait valoir le Premier ministre, Mme Erna Solberg, à la chaîne TV2 Nyhetskanalen. «C'est la nature qui déplace les limites de la banquise».

Cette mise à jour permet au gouvernement de faire valoir que les nouvelles licences pétrolières nouvellement proposées sont toutes situées à bonne distance de la banquise, alors que certains blocs auraient posé problème avec l'ancienne cartographie.

Sur fond de désaccords politiques autour de cette question sensible, ce 23e cycle de concessions de la Norvège, initialement prévu avant Noël, avait dû être repoussé.

Confrontées à l'amenuisement de leurs ressources dans les eaux largement exploitées de la mer du Nord, les compagnies pétrolières demandent avec insistance l'ouverture de nouvelles zones à la prospection.

Plus de la moitié (34 sur 57) des blocs offerts à l'exploration sont situés dans une région totalement nouvelle, le sud-est de la mer de Barents, jusqu'à présent jamais prospecté en raison d'un long désaccord frontalier avec la Russie, finalement réglé en 2010.

La partie n'est pas pour autant gagnée pour le gouvernement: les premières réactions des partis de centre-droit, dont l'appui est essentiel, étaient négatives mardi.

Également critiques, les organisations de défense de l'environnement ont accusé le gouvernement de faire le jeu du secteur pétrolier. Outre les risques écologiques, elles soulignent que l'exploitation d'hydrocarbures a peu de chances d'être viable à de telles latitudes, a fortiori à la lumière de la chute du cours du baril.

Source © AFP






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À 350 kilomètres au-delà du cercle polaire se tient jusqu'au vendredi 23 janvier une conférence sur l'Arctique, une région du globe particulièrement sensible au réchauffement climatique.

L'Arctique se réchauffe deux fois plus vite que le reste de la planète. La température moyenne a augmenté de près de deux degrés en 100 ans. Conséquence : la banquise fond comme le montrent les images satellites qu'on collecte depuis 1979.

"L'été, les glaces de la banquise ont diminué de 40%", explique Nalan Kotch, directrice scientifique de l'institut polaire de Tromso. "En plus, la glace est moins épaisse. Elle faisait 4 à 5 mètres d'épaisseur ; maintenant, elle ne dépasse pas un ou deux mètres. On s'attend à ce que d'ici la fin du siècle, elle disparaisse complètement pendant les mois d'été", ajoute-t-elle.

Pourquoi le réchauffement climatique est plus rapide en Arctique ?

En plus du réchauffement global, s'ajoute un phénomène diabolique. Plus la neige fond, plus la température augmente. Plus il fait chaud, plus la neige fond. C'est un cercle infernal.

L'explication est la suivante : la neige, parce qu'elle est très blanche, renvoie jusqu'à 90% de l'énergie solaire vers le ciel. Cela maintient le froid en Arctique. Mais si elle fond, elle laisse la place à des surfaces sombres, comme la Toundra ou la Taïga. Là, le sol absorbe l'énergie solaire et la température augmente.

Ce phénomène est en plus aggravé par la pollution et par le rejet dans l'atmosphère de particules très sombres qui salissent la neige.

"Cela vient de tout ce qui tourne autour du pétrole : les voitures, les avions, les camions, les bateaux, les feux de forêt, l'agriculture ou les feux de cheminée", décrypte Jean-Charles Gallet, chercheur et spécialiste du manteau neigeux.

Il cible l'Amérique du Nord, l'Europe, la Russie et la Sibérie. "On peut estimer que trois-quarts des émissions d'impuretés sont directement dues aux activités humaines", poursuit-il.

Quelles conséquences sur la faune et la flore de l'Arctique ?

Sans sa banquise, l’ours blanc ne peut pas vivre. Le plancton évolue. Des crustacés deviennent moins nombreux et privent certains animaux de leur nourriture habituelle.

C'est le cas du Guillemot de Brünnich, un oiseau de la famille des pingouins. Dans l'archipel du Svalbard, au nord de la Norvège, sa population diminue de 4% à 5% par an.

"Certaines espèces vont s'en sortir, car elles sont capables de se nourrir sur tout et n'importe quoi. D'autres, très spécialistes, recherchent un type de proies très spécifiques. Là, le moindre changement peut avoir des conséquences importantes", lance Sébastien Descamps, spécialiste des oiseaux polaires à Tromso.

Comme si cela ne suffisait pas, l'homme a décidé de continuer à mettre l'Arctique en péril en industrialisant davantage.

Il continue l'exploration du gaz et du pétrole toujours plus au Nord, en intensifiant le trafic des bateaux via la route maritime au nord de la Sibérie, où un passage s'ouvre dans la glace seulement cinq mois par an, l'homme continue son entreprise de destruction.

À la clé : des risques de pollution, encore plus de rejets de CO2 et des températures qui continueront de grimper.


Source © Sophie Joussellin/ RTL

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La population de tigres en Inde a augmenté de près de 30% pour atteindre 2226 individus, d’après ce que montre une étude du gouvernement publiée mardi, stimulant les efforts de conservation dans le pays comptant la population la plus importante de félins menacés.

Le Statut 2014 des Tigres en Inde indique que le nombre de tigres a augmenté de 30,5% en quatre ans, contre 1706 dans le recensement des tigres en 2010 et seulement 1411 animaux quatre années auparavant.

« A une époque où la population mondiale de tigres est menacée, il est réconfortant de savoir que le nombre de tigres en Inde est en augmentation » a déclaré Prakash Javadekar, ministre de l’environnement de l’Inde.

A une époque où la population mondiale de tigres est menacée, il est réconfortant de savoir que le nombre de tigres en Inde est en augmentation 

« Ce n’était pas la situation d’il y a dix ans » a déclaré Prakash Javadekar, dans un communiqué du groupe WWF.

Les derniers chiffres ont été réunis en utilisant une méthodologie moderne et des images prises par 9700 pièges à caméra dans 18 Etats indiens.

Des experts de la conservation pensent que cette augmentation est liée à une meilleure gestion et surveillance des habitats des tigres dans le pays.

« Ces résultats confirment que plus de la moitié des tigres du monde se trouvent en Inde » a déclaré Ravi Singh, secrétaire général de PDG de WWF-Inde, l’un des participants de l’étude.

L’Inde abritait près de 40 000 tigres au début du siècle dernier, mais le braconnage et la disparition de leur habitat les a amenés au seuil de l’extinction.

Source © Sandra BESSON / actualité news environnement




mardi 20 janvier 2015
La Californie a perdu la moitié de ses grands arbres depuis les années 1930, selon une nouvelle étude à paraître mardi dans les Actes de l'Académie nationale des sciences.

En comparant un recensement des forêts de Californie accompli entre les années 1920 / 1930 et les données récoltées entre 2001 et 2010, le professeur Mc Intyre et ses collègues démontrent qu'une chute généralisée des grands arbres touche gravement toute la Californie, même dans les espaces naturels protégés. 

Le phénomène touche en particulier les Pins Ponderosa qui peuvent s'élever jusqu'à 70 métres de haut avec des troncs allant jusqu'à 1 mètre 20 de diamètre.

Le constat de la chute des grands arbres en Californie est généralisé, aucune zones forestières de l'état n'est à l'abri de leur pertes, de la côte nord de la Sierra Nevada à la foret San Gabriels au-dessus de Los Angeles. Dans certaines parties du sud la baisse constatée y est même de plus de 75 pour cent.

Le bilan de cette étude est sans appel: le nombre d'arbres de plus de 60 cm de diamètre ont diminué de plus de 50 % en 85 ans.

De nombreux facteurs ont contribué à cette baisse, a déclaré Patrick Mc Intyre, chercheur au ministère de la Pêche et de la Faune, dont les coupes forestières et les incendies, mais la perte des grands arbres est visiblement beaucoup plus importante dans les zones touchées par les forts stress hydriques. La hausse des températures et la fonte précoce des neiges provoquent une plus grande évaporation et en particulier à la cime des grands arbres. Leurs besoins en eau n'est plus satisfait et ils arrêtent alors de croître.

En 2009, les scientifiques avaient déjà indiqué que le nombre de grands arbres dans le parc national de Yosemite avait chuté de près de 25% en 80 années. Cette nouvelle étude montre que cette baisse constatée il y a cinq ans est en fait généralisée à toutes les forets de Californie et qu'elle est bien plus importante que précédemment estimée.

En revanche le nombre d'arbres plus petits (aux troncs inférieurs à 60 cm) a bondi dans tout l'état, ayant pour principale conséquence que la hauteur moyenne des forêts aujourd'hui diminue.

Un autre signe que le climat est en train de changer les forets californiennes est la présence croissante des chênes dans les Sierras et le long de la côte nord. Déjà il y a 150 000 ans, époque beaucoup plus sèche , les chênes y avaient prospéré. Donc, plus de chaleur, moins de géants. 

L'avenir s'annonce donc difficile pour les grands arbres de la Californie, où en 2100, la température moyenne de l'Etat pourrait encore augmenter entraînant avec elle la contrainte globale de l'eau pour toutes les plantes et les arbres de la région. 

Que deviendront alors la Chouette tachetée et les écureuils volants qui vivent dans leurs cavités, ben ça c'est une autre histoire.

© Nature Alerte



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Des milliers de poissons morts s'échouent régulièrement sur les plages touristique de la côte sud de São Paulo au Brésil. Ces hécatombes inexpliquées apparaissent depuis une semaine et s' étendent désormais sur plus de 18 kilomètres de plages.

La ville São Paulo a déjà recueilli huit tonnes de poissons morts. 

Les hécatombes touchent les corvinas, les merlus, les espadons et même les bébés requins. La présence de chiens et les vautours attirés par le carnage dérangent les résidents et les touristes.

© Nature Alerte
UFC Que Choisir Rouen dénonce de graves nuisances pour l’environnement d’un élevage de porcs, dont le propriétaire est en procès avec des riverains.

Dans la bataille juridique qui oppose depuis cinq ans Côme Pesquet, éleveur de porcs à Bosville, à l’Adiv (Association de défense des intérêts des Veauvillais), le rapport de l’UFC Que Choisir Rouen est sans équivoque . 

« Nous considérons que les conditions ne sont pas réunies pour que cet élevage ne porte pas atteinte à la qualité des eaux superficielles et souterraines et mettons en particulier en évidence un effectif animal beaucoup trop important par rapport à la capacité de stockage du lisier disponible réellement. » Telles sont les conclusions rendues au commissaire enquêteur par Danièle Calle, la présidente de cette association agréée au titre de la protection de l’environnement.

« RISQUES IMPORTANTS DE POLLUTION »

Dans le cadre de l’enquête publique relative à la demande de régularisation d’autorisation d’exploiter cet élevage de porcs et de procéder à l’épandage des effluents, UFC Que Choisir n’y va pas par quatre chemins. 

« Nous souhaitons faire part de notre forte préoccupation concernant la préservation de la ressource en eau. Nous avons en effet noté une prise en compte trop insuffisante de la fragilité des ressources en eaux souterraines et de l’impact sur la qualité des eaux superficielles, de risques importants de pollution liés à l’épandage et à l’évacuation des eaux pluviales souillées provenant du bâtiment d’élevage et de ses abords (...) La qualité de l’eau du captage d’eau potable de Grainville-la-Teinturière – les Rognons est fortement dégradée par les nitrates, avec une tendance toujours à l’augmentation, et cet élevage contribue à l’évidence à cette dégradation. » Selon les chiffres annoncés sur le site internet du ministère de la Santé, la concentration en nitrates de ce captage se situe entre 32,7 mg/l et 34,4 mg/l dans les six dernières analyses effectuées depuis avril 2014, ce qui est énorme.

Lors de la réunion publique qui s’est tenue fin décembre à Bosville, Patrick Auger, membre du Collectif d’agriculteurs des captages Sommesnil et Héricourt, avait pourtant argué qu’il était « matériellement impossible » que les eaux soient contaminées par les effluents d’élevage de Côme Pesquet.

Reste que dans son rapport, consultable à la mairie de Bosville, UFC Que Choisir pointe du doigt un autre problème, cette capacité de stockage du lisier produit qu’elle juge « très insuffisante. » L’association va même jusqu’à dire que « les chiffres ont été manipulés en faisant varier le volume des préfosses pour l’adapter à la plus récente réglementation. Le dispositif conduit à stocker 2 554 m³ de lisier dans les préfosses, à l’intérieur du bâtiment d’élevage, ce qui correspond à six mois de production de lisier. C’est totalement inacceptable sur le plan sanitaire, contraire à toutes les règles d’hygiène. L’effectif de 3 108 animaux-équivalents est beaucoup trop important au regard de la capacité disponible de stockage du lisier avant épandage, provoquant de ce fait des pollutions certaines des eaux superficielles et souterraines. » « UFC Que Choisir confirme l’intégralité de mes observations », se réjouit Alain Gardeur, secrétaire de l’Adiv et riverain de la porcherie.

Source © Paris-Normandie

REPÈRES

En août 2002, Côme Pesquet reçoit l’autorisation des services de l’État pour exploiter. 
Mais en 2009, l’Adiv porte plainte contre son exploitation. 
En novembre 2012, le tribunal administratif de Rouen confirme l’autorisation d’exploiter. 
La cour administrative de Douai annule cette autorisation en 2013. 
Depuis le 4 décembre dernier, l’éleveur n’a qu’une autorisation provisoire d’exploiter. 
Son bâtiment d’élevage, d’une surface de 2 759 m², se trouve à 600 m de quatre habitations. Vingt emplois dépendent de cet élevage.
lundi 19 janvier 2015
La pêche au bar au chalut pélagique, surtout pratiquée par les pêcheurs français dans la Manche, sera interdite jusqu'en avril dans les eaux européennes, pour assurer la préservation de cette espèce, a annoncé lundi la Commission européenne.

Cette mesure vise à "protéger le stock quand il est le plus vulnérable" durant sa période de reproduction, a souligné l'exécutif européen dans un communiqué. La décision doit entrer en vigueur "avant la fin du mois", une fois formellement adoptée.

La pêche au chalut pélagique (qui n'est pas trainé sur le fond) "représente 25% de l'impact sur le stock, durant la période de reproduction", a précisé la Commission.

Cette fermeture provisoire de la pêche au bar "sera complétée par d'autres mesures, que la Commission et les pays concernés --Royaume-Uni, France, Belgique, et Pays-Bas-- préparent en commun", en vue de leur adoption par les ministres de la Pêche. "Cela inclura des mesures de gestion de la pêche de loisir et de limitation des captures pour toutes les autres formes de pêche commerciale" de ce poisson à la chair blanche très prisé.

La Commission a recouru à son droit d'imposer des mesures d'urgence pour protéger des espèces menacées, faute d'accord entre les États pour prendre acte des mises en garde lancées par les experts. 

L'ICES (Conseil international pour l'exploration de la mer) a recommandé pour 2015 une baisse de 80% des prises en 2015 dans la Manche et en mer du Nord. Les pêcheurs français réalisent plus de 70% de ces captures, suivis par leurs collègues belges et néerlandais.

Source © AFP


Suite à la remise du rapport de la mission d'expertise complémentaire, Ségolène Royal a annoncé que la version initiale du projet de barrage serait abandonnée et que les deux options proposées par le document seraient examinées.

"La réalisation du projet initial [du barrage de Sivens] n'est (…) plus d'actualité ", a annoncé dans un communiqué Ségolène Royal, ministre de l'Ecologie, vendredi 16 janvier, suite à la publication du rapport de la mission d'expertise complémentaire dédiée à cet ouvrage.

Après un premier rapport d'expertise critique et devant la vive contestation suscitée par ce projet, la ministre avait en effet mandaté une seconde mission chargée de "favoriser le dialogue" et de vérifier "les garanties d'une gestion durable de la ressource en eau".

A l'origine, le projet prévoyait de construire une retenue d'eau de près de 40 hectares et de stocker ainsi 1,5 million de mètres cubes d'eau pour soutenir l'étiage du Tescou, un affluent du Tarn. Il s'était également attiré les foudres de la Commission européenne qui avait adressé à la France une lettre de mise en demeure, estimant notamment qu'elle manquait à ses obligations au regard de la directive cadre sur l'eau (DCE).

Réviser à la baisse les ambitions du projet

Le nouveau document confirme les préconisations du précédent rapport de réviser à la baisse les ambitions du projet. Les experts ont examiné les possibilités de remplissage pour trois volumes de stockages (en respectant un débit réservé de 25 L/s).

Le projet initial (1,5 Mm3) n'aurait permis un remplissage qu'une année sur deux pour se préserver des crues de printemps. Un stockage de 750.000 m3 ne serait effectif que quatre années sur cinq par les apports de l'année (mais le report des volumes inutilisés les années humides autoriserait ce volume neuf années sur dix). Et le volume de stockage de 560.000m3,"[permettrait] à la rivière de retrouver son débit estival «naturel», et [garantirait] la ressource disponible aux exploitants sur la base du maximum historique ajusté".

Au final, la mission estime que "sur un bassin versant de taille limitée comme celui au droit de Sivens, le volume de stockage raisonnable est celui que l'on sait remplir 4 années sur 5 avec les apports de l'année", soit 750.000 m3.

Pour ce volume global de stockage estimé – à 10% près –, la mission propose deux options au maître d'ouvrage : la première envisage la réalisation d'un réservoir de taille plus réduite, situé 330 mètres en amont du lieu de la digue initialement prévue, qui épargne une partie de la zone humide. Pour permettre une continuité écologique, la mission préconise l'étude d'un dispositif de bras de rivière de contournement de la retenue et l'examen des compensations.

La seconde solution passe par une retenue latérale sur l'amont du site de Sivens, d'une capacité de 300.000 m3, dans les surfaces dont le conseil général du Tarn a fait l'acquisition.

"Elle présente l'avantage de minimiser les impacts environnementaux, notamment sur la zone humide, et de maintenir la continuité écologique", note le rapport. Pour répondre aux besoins, elle sera complétée par la retenue collinaire du ruisseau de la Bayssière (environ 300.000 m3) et de deux retenues latérales dans le lit majeur éloigné du Tescou (150.000 m3). Si la mission estime que cette solution a moins d'impacts pour l'environnement, elle souligne en revanche qu'elle présente" les inconvénients d'être plus coûteuse en fonctionnement et en investissement, plus difficile à exploiter, de nécessiter des acquisitions foncières et de laisser moins de possibilités ultérieures d'aménagement".

Concernant le Tescou, la mission a rappelé que la qualité de l'eau dépend essentiellement de celle des rejets ponctuels (eaux résiduaires urbaines, eaux pluviales, rejets de la laiterie Nutribio et de certains autres rejets du réseau de Montauban), des pollutions diffuses des pratiques agricoles sur le bassin, et de sa capacité à diluer ces effluents.

"Les calculs du débit qui garantit une bonne dilution des effluents des petits rejets urbains sur le Tescou oriente vers un débit soutenu pour la branche Tescou amont de 40 L/s, soit un volume de 180.000m3. Le débit garanti peut être fixé à 80 L/s", a-t-elle évalué.

Le ministère de l'Ecologie "valide" les deux propositions

"J'ai examiné ces propositions avec le président du Conseil général du Tarn, Thierry Carcenac, et les ai validées, a réagi dans un communiqué Ségolène Royal. Le président du conseil général m'a fait part de son intérêt pour ces nouveaux projets qui reconnaissent le besoin d'eau pour l'irrigation dans le bassin et m'a indiqué sa volonté d'organiser un débat dès la prochaine session de l'assemblée départementale sur la base de ces deux scénarios".

Reste toutefois l'épineuse question du contentieux européen. "Les griefs convergent pour relever une insuffisance de l'étude d'impact, soulève la mission. Un complément d'étude apporté a posteriori ne permettrait pas de solder cette procédure pré-contentieuse". Cette dernière présentera en détails les conclusions de ses travaux au comité de pilotage puis à la presse le lundi 19 janvier à Albi, selon le ministère de l'Ecologie.

Source © Dorothée Laperche / actu-environnement
Les départements de l'Ardèche, la Mayenne et l'Orne ont été placés en vigilance orange neige-verglas dans la soirée de dimanche, a indiqué Météo France dans son dernier bulletin .
Cet épisode neigeux devrait engendrer des «difficultés de circulation et perturber certaines activités économiques». Il devrait prendre fin au plus tôt mardi vers 10h.

Chutes de neige à partir de 500m

Les premières précipitations toucheront les Cévennes dès la soirée de dimanche et deviendront plus intenses dans la deuxième partie de la nuit de dimanche à lundi sur l'ensemble de l'Ardèche.

Selon les prévisionnistes de Météo France, la neige doit descendre en fin de nuit jusqu'à 500 m d'altitude sur une grande partie nord du département de l'Ardèche, «voire très localement 300 m dans les vallées les plus froides». Des cumuls de l'ordre de 10 à 20 cm de neige «lourde et collante» au-dessus de 800 m d'altitude et jusqu'à 20 à 40 cm de neige sur les points les plus hauts au-dessus de 1000 à 1200 m, sont attendus.

Les départements limitrophes de la Haute-Loire et de la Loire, sur les crêtes du Vivarais et sur le Massif du Pilat, pourraient également observer des chutes de neige à moyenne altitude.

Des plaques de gel

Dans la Mayenne et l'Orne les températures actuelles étaient très légèrement positives (entre 0 et +1°c) en début de soirée, donnant généralement une neige mouillée, cependant localement la couche de neige au sol pouvait déjà atteindre 5 cm.

Dans ces deux départements Météo France prévoit une lente atténuation des précipitations neigeuses en milieu de nuit (1 à 3cm encore possible d'ici minuit, flocons épars ensuite). «En deuxième partie de nuit, le ciel deviendra plus variable induisant une baisse des températures qui deviendront alors négatives en fin de nuit; le risque de formation de plaque de gel est donc important sur l'ensemble de ces deux départements pendant quelques heures.»





La tempête tropicale Chedza, qui a balayé Madagascar d'ouest en est vendredi et samedi, a fait 14 morts et près de 84 000 sinistrés, selon un nouveau bilan transmis lundi 19 janvier par les autorités. La presse malgache évoque pour sa part 18 tués.

Quatre régions du Centre et du Sud, sur les 22 que compte l'île, ont été frappées : Analamanga, Menabe, Sud-Est et Vatovavy-Fitovinany. C'est cette dernière, sur la côte est, qui a été la plus touchée. La région d'Analamanga, où se trouve la capitale, n'a pas été directement traversée par la tempête, mais Chedza y a apporté beaucoup de pluies, faisant 3 morts et 23 655 sinistrés, pour la plupart à Antananarivo, selon le Bureau national de gestion des risques et des catastrophes (BNGRC).

La tempête avait été précédée par une semaine de fortes pluies dans la capitale, ce qui a alourdi le bilan, avec la montée des eaux des rizières dans les bas quartiers d'Antananarivo. Les trois décès, quant à eux, sont dus à l'effondrement de maisons. 

Le rapport officiel sur la situation hydrologique de la plaine d'Antananarivo met en garde contre un risque d'inondation persistant dans certaines zones.

Les secours se sont organisés, et 81 tonnes de riz ont été distribués par le BNGRC aux sinistrés depuis le 9 janvier. Mais un risque d'inondations persistant empêche encore les sinistrés de regagner leurs foyers pour réparer les dégâts et les oblige à rester dans les hébergements provisoires, des grands gymnases aménagés, prévus par l'Etat malgache.

Source © AFP


Les autorités sanitaires du Montana aux USA ont confirmé dimanche qu'un incident sur le pipeline Bridger Co a provoqué la fuite d' environ 190 000 litres de pétrole brut dans la nature, une grande partie s'est déversé dans le fleuve Yellowstone près de Glendive.

Les autorités affirment qu'il n'y a aucune menace pour la sécurité ou la santé publique.

La zone du fleuve où la fuite s'est déversé est gelée, ce qui pourrait aider à réduire l'impact de la fuite, a déclaré Dave Parker, un porte-parole du gouverneur Steve Bullock.

La socièté Bridger Pipeline Co. a confirmé dans une déclaration de presse qu'elle a fermé le pipeline juste aprés l'incident qui s'est produit samedi vers 10 H 00. 

© Nature Alerte
Le Mont Soputan, dans la province de Sulawesi au Nord de l'Indonésie, est entré en éruption dimanche, crachant des cendres volcaniques jusqu'à 4 km de haut.

L'Agence nationale d'atténuation des catastrophes (BNPB) a déclaré que le volcan est entré en éruption à 11h38 (0338 GMT) et a relevé immediatement son code d'alerte.

«Les villageois sont interdits d'entrer dans une zone de 6,5 kilomètres autour du  cratère", a déclaré Sutopo Purwo Nugroho. 

Aucune victime n'a été signalé


© Nature Alerte
vendredi 16 janvier 2015
La mise à jour des recherches qui tentent de fixer de nouveaux seuils ou points de basculement au-delà duquel il y aura des changements irréversibles dans l'environnement mondial a été publié aujourd'hui dans la revue Science. 

Près de la moitié des processus essentiels au maintien de la stabilité de la planète sont aujourd'hui gravement compromis par l'activité humaine. C'est ce que révèle cette nouvelle étude conduite par une équipe internationale de 18 chercheurs et qui apporte de nouvelles preuves de changements significatifs dans les quatre des neuf systèmes qui régissent la biosphère terrestre. 

Les plus gravement touchés sont les cycle de l'azote et du phosphore qui sont essentiels à la vie, et plus particulièrement pour la production alimentaire et le maintien d'une eau propre.

«Les gens dépendent de la nourriture, et la production alimentaire dépend de l'eau" explique le professeur Elena Bennett de l'Université McGill qui a contribué à l'étude sur le cycle de l'azote et de phosphore. 

"Les nouvelles données montrent que notre capacité à produire suffisamment de nourriture  et d'avoir accès à une eau potable et propre pour les besoins alimentaires et hygiénique de l'homme dans un proche avenir sont désormais gravement compromis"

Le problème du phosphore soulève deux questions

La première est que le phosphore, utilisé mondialement comme engrais agricole est une ressource à quantité limitée.  Près de 90% de toutes les réserves de phosphore connus se trouvent dans trois pays seulement, la grande majorité se trouve au Maroc, puis la Chine, et enfin en Algérie .

La deuxième est que l'excès d'engrais phosphoré dans les surfaces agricoles polluent gravement les lacs et les riviéres alentours et peut avoir des effets désastreux sur l'eau environnante. Elle peut conduire à la croissance soudaine d'algues qui peuvent causer le déclin ou la mort de micro-organismes et produire des toxines dangereuses pour les personnes ou les animaux.

Pour exemples:

"Environ un demi-million d'habitants de la ville de Tolède en Espagne ont découvert cet été que l'eau du robinet été contaminé par une toxine appelée microcystine , ou encore au Québec, qui en 2007 déjà déclarait que plus de 75 lacs étaient touchés par des toxines produites par des algues bleues ou vertes . 

Ce genre de problèmes est susceptible de devenir beaucoup plus fréquent aujourd'hui et nous devrons faire face à des situations de stress hydriques de plus en plus souvent.

Sur le front du climat, les auteurs estiment que la concentration atmosphérique de dioxyde de carbone (CO2) ne doit pas dépasser une valeur située entre 350 parties par million (ppm) et 450 ppm. La teneur moyenne actuelle est d’environ 400 ppm, soit au beau milieu de la ligne rouge. 

« Il y a une marge d’incertitude importante, dit le climatologue Will Steffen de l'université nationale australienne. Au dessus de 350 ppm il y a une augmentation du risque d’effets dommageables dans certaines régions du monde, comme ce que l’on peut déjà observer avec les canicules ou les sécheresses qui touchent fréquemment l' Australie par exemple. Au-dessus de 450 ppm, les impacts toucheront l’ensemble du globe. »

Ainsi, selon Johan Rockström, coauteur de l’étude, l’objectif des deux degrés de réchauffement représentent déjà des risques significatifs pour les sociétés humaines partout sur la Terre .

L'érosion de la biodiversité

L’actuelle érosion de la biodiversité est sans appel. Les auteurs estiment que la diversité du vivant peut s’éroder à un rythme de 10 par an sur un capital d’un million d'espèces, sans impacts majeurs pour les société humaines. Cette limite est actuellement largement dépassée , elle est 10 à 100 fois supérieur et a le potentiel de conduire le système-Terre dans un nouvel état

Le changement d’usage des sols

Étroitement lié à la perte de biodiversité, le changement rapide d’usage des sols est, lui aussi considéré globalement hors limite. Les chercheurs estiment qu’il faudrait conserver 75 % de couvert forestier mondial et il est de 60 % actuellement. 

Quatre frontières semblent donc avoir été franchi, et l'humanité est aujourd'hui dans une zone de danger: le changement climatique, la perte de la biodiversité et l'extinction des espèces , le changement d'usage des sols, et les cycles biogéochimiques ont été gravement modifiés .

Cette situation soulève de graves questions pour les sociétés actuelles et risque de déstabiliser irréversiblement le système terrestre , les interactions complexes des terres avec l'océan, l'atmosphère, et les calottes glaciaires sont aujourd'hui toutes touchées par l'activité humaine.

Pour rappel l'activité humaine à déjà gravement touché les cycles naturels


  • Du climat (changement climatique)
  • De la biodiversité ( perte de la biodiversité extinction des espèces )
  • Du niveau d'ozone stratosphérique
  • De l'acidification des océans
  • Des Flux biogéochimiques (cycles du phosphore et de l'azote)
  • De l'affectation des sols ( agriculture intensive et déforestation)
  • De L'utilisation de l'eau douce
  • Des niveaux d' Aérosols atmosphériques comme le co2 et les autres composés
  • Enfin elle a introduit dans la biosphére de nouveaux éléments non présent naturellement (polluants organiques, matières radioactives, nanomatériaux, micro-plastiques).


Bref nous nous abaissons à nos sourires bien alignés telle la forme choisie dans nos plus belles publicités.

Mais bien pire nous avons tous abandonnés nos propres enfants à ce consumérisme débilisant généralisé, obéissant probablement par nos comportements à un ordre psycho-organique dont nous devons admettre les défaillances cérébrales empreintes d'une logique presque totalement dépourvue, dans son sens stricto sensu, de raison.

© Nature Alerte





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Les émissions de méthane, puissant gaz à à effet de serre, ne sont pas une fatalité mais sont au contraire en très grande partie évitables grâce à des mesures économiquement viables, estiment des experts dans un rapport publié jeudi en France.

Beaucoup de ces mesures demandent moins de changements dans nos modes de vie que les réductions de dioxyde de carbone, tout en présentant des effets secondaires largement bénéfiques, affirme l'Académie des technologies, établissement public placé sous la tutelle du ministre francais de la Recherche.

Les émissions de méthane, un polluant à courte durée de vie (une dizaine d'années), proviennent surtout d'une variété d'activités humaines dont le forage pétrolier et le raffinage du pétrole, la production de charbon, les décharges d'ordures ménagères et l'agriculture, notamment l'élevage de ruminants et la culture du riz.

Le rôle du méthane comme gaz à effet de serre est très important et doit être davantage pris en compte, souligne le rapport. Malgré sa faible durée de vie dans l'atmosphère, il a une influence forte sur le climat et son évolution, ajoutent les auteurs qui souhaitent, dans cette synthèse des connaissances sur ce gaz, apporter information et clarté dans la perspective de la grande conférence sur le climat à Paris fin 2015.

Le rapport recommande une série d'actions à court terme pour réduire les émissions.

Il propose de soutenir les actions de drainage dans les zones humides utilisées en terres agricoles, ce qui permet simultanément d'améliorer la production agricole, de diminuer la consommation d'eau et de diminuer les émissions de méthane.

Dans les mines et les centrales à charbon, il faut améliorer le cadre réglementaire international, d'autant que le drainage et la collecte du méthane diminuent considérablement les risques d'explosion dans les mines.

Pour l'exploitation du gaz, il faudrait donner de la valeur au gaz +lâché+ dans l'atmosphère, afin d'inciter les pollueurs à réduire leurs émissions, ajoutent les experts.

Enfin, il faut poursuivre le développement des technologies de récupération du méthane provenant des fumiers et des lisiers, et prendre la mesure réelle du rendement de la captation du méthane émis par les décharges.

Selon les experts, une inconnue importante est le volume des émissions résultant du dégel du pergélisol (permafrost) des zones humides arctiques qui pourraient intervenir sur l'échelle du siècle. Si la fonte du pergélisol est relativement certaine au-dessus d'un seuil de réchauffement climatique dont tout laisse à penser qu'il risque d'être atteint, sa vitesse et la quantité de carbone qui sera émise, en particulier sous forme de méthane, restent très difficiles à évaluer, soulignent-ils.


Source © AFP 


Après une journée marquée par les problèmes de communication et de distribution d'eau, la mairesse de Longueuil au Canada a confirmé en fin d'après-midi hier la présence d'hydrocarbure dans l'eau potable à Longueuil, Saint-Bruno et Boucherville. L'avis d'interdiction de consommer l'eau pour quelque 300 000 personnes a donc été maintenu.

Dans les heures qui ont suivi la découverte de la fuite de 28 000 litres de diesel dans le réseau d'égout de Longueuil et dans le fleuve Saint-Laurent mercredi, la Ville avait pourtant insisté pour dire que les réservoirs d'eau potable n'étaient pas touchés.

Toutefois, hier matin, les citoyens se sont rapidement inquiétés lorsqu'ils ont senti une odeur étrange dans l'eau et y ont perçu un goût particulier. Ce n'est qu'à 16h45 que la mairesse Caroline St-Hilaire a confirmé ce que le nez de plusieurs citoyens avait flairé.

«On vient d'avoir les résultats préliminaires des tests qui nous confirment qu'il y aurait une présence d'hydrocarbure [dans l'eau potable]», a-t-elle déclaré. L'avis préventif de non-consommation d'eau diffusé en matinée a été maintenu pour une durée indéterminée. Les villes de Saint-Lambert et Brossard, tout comme les secteurs de Greenfield Park et de LeMoyne, ne sont pas touchés.

Au moment de publier, Jean-Pierre Richard, directeur du service du génie à la Ville de Longueuil, indiquait que l'avis serait en vigueur pour encore «plusieurs heures». La Ville doit faire le point ce matin à 7h. Un peu plus tôt en matinée hier, M. Richard a expliqué qu'une fuite d'un réservoir de diesel qui alimente la génératrice d'un puits de pompage d'eau brute (l'eau prélevée du fleuve avant traitement) est à l'origine de l'incident.

Tant que l'avis est en vigueur, l'eau ne doit pas être bue ou utilisée pour préparer des boissons, pour laver des aliments ou se brosser les dents. Il n'y a pas de risque cependant pour la douche, a indiqué le Dr Jean Rodrigue, directeur de la Santé publique de la Montérégie lors du point de presse de la mairesse. Faire bouillir l'eau est inutile pour ce type de contamination.

En cas d'ingestion, certaines personnes «plus sensibles» pourraient avoir des symptômes mineurs comme des nausées, des étourdissements ou encore des maux de tête. «On pense que ça devrait toucher une faible proportion des gens étant donné la faible concentration [du diesel]», a expliqué le Dr Rodrigue. En début de soirée hier, aucun cas n'avait encore été répertorié. Une bonne nouvelle pour les citoyens. Plusieurs étaient toutefois trop occupés à faire la file dans le froid devant les centres de distribution d'eau pour se réjouir.

Des centres à sec

La mairesse avait annoncé, un peu avant midi hier, la mise sur pied de centres de distribution en après-midi. Mais vers 13h, les personnes qui commençaient à affluer ont rapidement appris que les centres étaient à sec. «On se fout bien de nous», a déclaré un citoyen qui repartait les mains vides du centre situé sur le boulevard Maricourt dans l'arrondissement de Saint-Hubert.

À l'aréna Jean-Béliveau, plusieurs personnes avaient du mal à contenir leur frustration. «Les personnes de 65 ans et plus d'abord», a déclaré un employé de la Ville. «Et pour les parents des bébés?», a crié un père qui attendait l'eau pour faire boire son nourrisson de 10 mois.

«Ça n'a pas de bon sens, a déploré Mario Gauthier, président du syndicat des cols bleus de Longueuil. On nous dit de distribuer l'eau, il n'y en a même pas... On a dit à nos membres de ne pas argumenter avec les citoyens, la situation est déjà assez difficile», a-t-il déclaré à La Presse.

Ce n'est qu'à 16h15 que les familles ont commencé à recevoir les deux bouteilles de 4 litres auxquelles elles avaient droit, contrairement aux trois bouteilles annoncées. Entre-temps, une imposante file s'était formée à l'extérieur.

«Au niveau de la distribution d'eau, il y a eu des problèmes, c'est le moins qu'on puisse dire, a reconnu la mairesse. Comment se fait-il qu'à 9h je commande de l'eau et qu'à 14h on ne sache pas où est rendue notre commande? J'ai appelé partout, je n'ai pas de retour [...] je suis la première à être frustrée.»

Elle a toutefois nié être dépassée par les événements. Aux quatre centres de distribution à Longueuil, quatre casernes de pompiers, quatre centres à Boucherville et un autre à Saint-Bruno se sont ajoutés pour répondre à la demande.

La mairesse a aussi été critiquée par de nombreux citoyens pour avoir tardé à lancer l'avis de non-consommation de l'eau, malgré les nombreuses plaintes. «On ne peut lancer un avis sans avoir le début de commencement d'un doute. Si j'avais fait ça de manière irresponsable à 6h du matin [...] j'aurais eu l'air encore plus irresponsable [...] Imaginez tous les impacts. Peut-être qu'on aurait pu le prendre un peu plus rapidement, mais pas à 6h», s'est-elle défendue.

Le ministère de l'Environnement a déployé un laboratoire mobile pour fournir très rapidement des résultats des analyses des eaux. Le ministère tente de déterminer les endroits précis de la contamination. «Nous serons sur place jusqu'à ce que la situation soit rétablie», a indiqué Daniel Savoie, responsable de la Montérégie au ministère de l'Environnement.

Mercredi, le ministère de l'Environnement avait critiqué la Ville de Longueuil pour avoir mis plus de 4 heures à lui signaler la fuite. Le Ministère publiera un avis de non-conformité et a d'ores et déjà exigé qu'une enquête soit réalisée. La mairesse St-Hilaire a confirmé hier matin qu'une enquête interne serait menée. La mairesse et M. Richard, du service du génie, ont été incapables de dire si des mesures extraordinaires de surveillance de l'eau potable avaient été mises en place entre le constat de la fuite et les plaintes des citoyens.

Les écoles approvisionnées

La mairesse de la Ville de Longueuil a affirmé hier soir que les écoles de son territoire devaient être approvisionnées en eau aujourd'hui. Hier matin, avant même que Longueuil n'interdise la consommation d'eau, la commission scolaire Marie-Victorin avait publié des avis d'interdiction de consommation d'eau, à titre préventif.


Source ©  la presse.ca



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