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vendredi 23 janvier 2015
Selon le quotidien algérien El Watan daté du 20 janvier, le Président de la République Abdelaziz Bouteflika aurait décidé la suspension des forages d'exploration de gaz de schiste dans le Sud algérien à In Salah, lancés fin décembre dernier.
Le groupe pétrolier public algérien Sonatrach et Total ont mis en service le premier puits-pilote algérien d'exploration de gaz de schiste dans le bassin d'Ahnet.
Depuis trois semaines, ce site est le théâtre de contestations de la population locale qui dénonce des risques de pollution sur les ressources hydriques liés à la technique de fracturation hydraulique et réclame un moratoire.
Plus de 15.000 manifestants étaient rassemblés à In Salah le 15 janvier. Ils étaient 4.000 à Tamanrasset. "Le Président Bouteflika a tranché en faveur des habitants", a confirmé Abdelhamid Slimani, membre du comité de coordination de la protestation des habitants d'In Salah.
Invité de la Télévision algérienne, le Premier ministre algérien Abdelmalek Sellal a assuré le 21 janvier qu'il n'y aura pas d'autres forages durant les quatre prochaines années.
"Une fois ces deux forages réalisés, des études seront menées sur une période de quatre ans, lesquelles prévoient la préservation de la nappe phréatique et de la santé du citoyen", a-t-il déclaré selon le site d'informations Le Huffington Post. Il a également affirmé que son gouvernement n'a octroyé aucune licence d'exploitation.
Le gel des forages doit être précisé, d'ici la fin de semaine, par le général major Abdelghani Hamel, émissaire du Chef de l'Etat à In Salah, d'après El Watan.
Source © Rachida Boughriet / Actu-Environne
Le groupe pétrolier public algérien Sonatrach et Total ont mis en service le premier puits-pilote algérien d'exploration de gaz de schiste dans le bassin d'Ahnet.
Depuis trois semaines, ce site est le théâtre de contestations de la population locale qui dénonce des risques de pollution sur les ressources hydriques liés à la technique de fracturation hydraulique et réclame un moratoire.
Plus de 15.000 manifestants étaient rassemblés à In Salah le 15 janvier. Ils étaient 4.000 à Tamanrasset. "Le Président Bouteflika a tranché en faveur des habitants", a confirmé Abdelhamid Slimani, membre du comité de coordination de la protestation des habitants d'In Salah.
Invité de la Télévision algérienne, le Premier ministre algérien Abdelmalek Sellal a assuré le 21 janvier qu'il n'y aura pas d'autres forages durant les quatre prochaines années.
"Une fois ces deux forages réalisés, des études seront menées sur une période de quatre ans, lesquelles prévoient la préservation de la nappe phréatique et de la santé du citoyen", a-t-il déclaré selon le site d'informations Le Huffington Post. Il a également affirmé que son gouvernement n'a octroyé aucune licence d'exploitation.
Le gel des forages doit être précisé, d'ici la fin de semaine, par le général major Abdelghani Hamel, émissaire du Chef de l'Etat à In Salah, d'après El Watan.
Source © Rachida Boughriet / Actu-Environne
Dix-neuf départements ont été placés en vigilance orange neige-verglas pour la nuit de ce vendredi à samedi et pour samedi matin, a indiqué Météo France.
Les 19 départements concernés sont: la Seine-Maritime, l'Eure, le Nord, le Pas-de-Calais, l'Aisne, l'Oise, la Somme, l'Eure-et-Loir, le Maine-et-Loire, la Mayenne, l'Orne, la Sarthe, Paris, les Hauts-de-Seine, la Seine-Saint-Denis, le Val-de-Marne, les Yvelines, l'Essonne et le Val-d'Oise.
A partir de minuit
Le début de l'évènement est prévu à partir de samedi 00h00 et jusqu'à 12h.
«L'épisode hivernal attendu non exceptionnel pour les régions concernées», sera «suffisamment notable pour rendre les conditions de circulation difficiles», précise Météo-France.
«C'est seulement en milieu de nuit de vendredi à samedi que la perturbation venant de Manche occasionnera des difficultés en pénétrant sur le pays. Cette perturbation pluvieuse apportera un certain redoux et touchera d'abord les départements du littoral de la Manche dans un premier temps, puis les régions situées de la Picardie à l'Ile-de-France et les Pays-de-la-Loire en deuxième partie de nuit», selon les prévisionnistes.
«Ces pluies tomberont sur des sols gelés ou sur une masse d'air à température négative et se transformeront en verglas généralisé, de manière temporaire, avant que le redoux ne devienne plus franc, et que les précipitations ne se changent en pluie», précise Météo-France
Les 19 départements concernés sont: la Seine-Maritime, l'Eure, le Nord, le Pas-de-Calais, l'Aisne, l'Oise, la Somme, l'Eure-et-Loir, le Maine-et-Loire, la Mayenne, l'Orne, la Sarthe, Paris, les Hauts-de-Seine, la Seine-Saint-Denis, le Val-de-Marne, les Yvelines, l'Essonne et le Val-d'Oise.
A partir de minuit
Le début de l'évènement est prévu à partir de samedi 00h00 et jusqu'à 12h.
«L'épisode hivernal attendu non exceptionnel pour les régions concernées», sera «suffisamment notable pour rendre les conditions de circulation difficiles», précise Météo-France.
«C'est seulement en milieu de nuit de vendredi à samedi que la perturbation venant de Manche occasionnera des difficultés en pénétrant sur le pays. Cette perturbation pluvieuse apportera un certain redoux et touchera d'abord les départements du littoral de la Manche dans un premier temps, puis les régions situées de la Picardie à l'Ile-de-France et les Pays-de-la-Loire en deuxième partie de nuit», selon les prévisionnistes.
«Ces pluies tomberont sur des sols gelés ou sur une masse d'air à température négative et se transformeront en verglas généralisé, de manière temporaire, avant que le redoux ne devienne plus franc, et que les précipitations ne se changent en pluie», précise Météo-France
Le massacre des rhinocéros s'est encore aggravé en Afrique du Sud avec 1.215 animaux tués par des braconniers l'an dernier, contre 1.004 en 2013, a annoncé jeudi le ministère de l'Environnement. Plus des deux tiers d'entre eux, 827 rhinos, ont été braconnés dans le seul parc national Kruger (nord-est).
La progression du braconnage s'explique par la vente à prix d'or des cornes en Asie, en particulier au Vietnam, où elles sont prisées dans la médecine traditionnelle. La corne des rhinocéros est pourtant exclusivement composée de kératine, comme les ongles humains. "Ne l'oublions pas, le braconnage des rhinocéros fait partie d'un commerce illicite de la faune pesant plusieurs milliards de dollars dans le monde entier", a souligné jeudi la ministre de l'Environnement Edna Molewa, lors d'une conférence de presse à Pretoria.
Record en évolution
Les records sont tristement battus tous les ans: les statistiques officielles montrent que 1.004 rhinocéros avaient été abattus par des braconniers en Afrique du Sud en 2013, contre 668 en 2012, 448 en 2011, 333 en 2010, 122 en 2009, 83 en 2008 et seulement 13 en 2007. Et de nombreux spécialistes estiment que ces chiffres des autorités sous-estiment la réalité, de nombreuses carcasses échappant au macabre recensement des rangers.
Avec environ 20.000 spécimens, l'Afrique du Sud abrite 70 à 80% de la population mondiale de rhinocéros.
La progression du braconnage s'explique par la vente à prix d'or des cornes en Asie, en particulier au Vietnam, où elles sont prisées dans la médecine traditionnelle. La corne des rhinocéros est pourtant exclusivement composée de kératine, comme les ongles humains. "Ne l'oublions pas, le braconnage des rhinocéros fait partie d'un commerce illicite de la faune pesant plusieurs milliards de dollars dans le monde entier", a souligné jeudi la ministre de l'Environnement Edna Molewa, lors d'une conférence de presse à Pretoria.
Record en évolution
Les records sont tristement battus tous les ans: les statistiques officielles montrent que 1.004 rhinocéros avaient été abattus par des braconniers en Afrique du Sud en 2013, contre 668 en 2012, 448 en 2011, 333 en 2010, 122 en 2009, 83 en 2008 et seulement 13 en 2007. Et de nombreux spécialistes estiment que ces chiffres des autorités sous-estiment la réalité, de nombreuses carcasses échappant au macabre recensement des rangers.
Avec environ 20.000 spécimens, l'Afrique du Sud abrite 70 à 80% de la population mondiale de rhinocéros.
Les perchaudes de moins d'un an du lac Saint-Pierre au Canada ne survivent plus aux hivers. Ce sont les conclusions d'une étude inédite dont Radio-Canada a obtenu copie.
Les nouvelles données colligées par les scientifiques du ministère des Forêts de la Faune et des Parcs démontrent que l'augmentation de la température du lac fluvial, classé réserve mondiale de la biosphère par l'UNESCO, et la présence de cyanobactéries dans l'eau ont ruiné l'habitat de la perchaude. Il s'agit d'une première manifestation tangible des changements climatiques dans le lac Saint-Pierre.
L'effondrement des stocks de perchaudes a pu être quantifié par les scientifiques, entre autres grâce à 40 stations immergées dans le lac Saint-Pierre.
Les données de 2013, qui ne sont pas encore publiées, montrent que la survie des perchaudes est en péril. Un constat d'autant plus inquiétant que l'espèce joue un rôle essentiel dans l'écosystème du lac Saint-Pierre.
De plus, depuis de nombreuses années, les chercheurs échantillonnent 210 lieux dans le lac fluvial, à raison de cinq fois au cours du mois de mai. Le tableau suivant démontre que, malgré le moratoire en vigueur depuis 2012, la population chute.
« Les jeunes perchaudes n'atteignent pas les tailles nécessaires. Donc, elles n'accumulent pas assez d'énergie pour passer l'hiver, qui est une période assez difficile pour les poissons à nos latitudes. »
La perchaude est une espèce qui peut vivre en eau chaude. Là n'est pas le problème. Cependant, le réchauffement de l'eau jumelé aux pratiques agricoles en vigueur détruit les herbiers qui sont à la fois l'habitat et le garde-manger du poisson. La température moyenne estivale est passée de 14,8 à 16,5 degrés Celsius, soit une augmentation de plus de 0,5 degré par décennie.
« On a observé, depuis une quinzaine d'années, une augmentation des températures moyennes dans le lac Saint-Pierre, jusqu'au point où on a atteint la prolifération des algues bleues. Et ça, c'est une première manifestation des changements climatiques. »
Le manque de nourriture a donc des conséquences sur la croissance de la perchaude. Au fil des ans, la taille moyenne d'une perchaude d'un an est passée de 8,5 cm à 7 cm, ce qui représente son seuil minimal de survie.
« La pêche à la perchaude, c'était une pêche familiale, c'était une pêche où on pouvait emmener les enfants », ajoute Jean Lévesque, président de l'Association des pêcheurs du lac Saint-Pierre. « Il faisait beau, on pêchait durant la journée et malheureusement, cette clientèle-là est disparue complètement. » Selon Jean Lévesque, les pourvoyeurs ont perdu plusieurs centaines de milliers de dollars en revenus depuis l'imposition du moratoire.
Source © Maude Montembeault / Radio Canada
Les nouvelles données colligées par les scientifiques du ministère des Forêts de la Faune et des Parcs démontrent que l'augmentation de la température du lac fluvial, classé réserve mondiale de la biosphère par l'UNESCO, et la présence de cyanobactéries dans l'eau ont ruiné l'habitat de la perchaude. Il s'agit d'une première manifestation tangible des changements climatiques dans le lac Saint-Pierre.
L'effondrement des stocks de perchaudes a pu être quantifié par les scientifiques, entre autres grâce à 40 stations immergées dans le lac Saint-Pierre.
Les données de 2013, qui ne sont pas encore publiées, montrent que la survie des perchaudes est en péril. Un constat d'autant plus inquiétant que l'espèce joue un rôle essentiel dans l'écosystème du lac Saint-Pierre.
De plus, depuis de nombreuses années, les chercheurs échantillonnent 210 lieux dans le lac fluvial, à raison de cinq fois au cours du mois de mai. Le tableau suivant démontre que, malgré le moratoire en vigueur depuis 2012, la population chute.
« Les jeunes perchaudes n'atteignent pas les tailles nécessaires. Donc, elles n'accumulent pas assez d'énergie pour passer l'hiver, qui est une période assez difficile pour les poissons à nos latitudes. »
La perchaude est une espèce qui peut vivre en eau chaude. Là n'est pas le problème. Cependant, le réchauffement de l'eau jumelé aux pratiques agricoles en vigueur détruit les herbiers qui sont à la fois l'habitat et le garde-manger du poisson. La température moyenne estivale est passée de 14,8 à 16,5 degrés Celsius, soit une augmentation de plus de 0,5 degré par décennie.
« On a observé, depuis une quinzaine d'années, une augmentation des températures moyennes dans le lac Saint-Pierre, jusqu'au point où on a atteint la prolifération des algues bleues. Et ça, c'est une première manifestation des changements climatiques. »
Le manque de nourriture a donc des conséquences sur la croissance de la perchaude. Au fil des ans, la taille moyenne d'une perchaude d'un an est passée de 8,5 cm à 7 cm, ce qui représente son seuil minimal de survie.
« La pêche à la perchaude, c'était une pêche familiale, c'était une pêche où on pouvait emmener les enfants », ajoute Jean Lévesque, président de l'Association des pêcheurs du lac Saint-Pierre. « Il faisait beau, on pêchait durant la journée et malheureusement, cette clientèle-là est disparue complètement. » Selon Jean Lévesque, les pourvoyeurs ont perdu plusieurs centaines de milliers de dollars en revenus depuis l'imposition du moratoire.
Source © Maude Montembeault / Radio Canada
L'usine hydroélectrique de Paraibuna dans l'Etat de Rio de Janeiro a dû être débranchée en raison du bas niveau d'eau de son réservoir, le principal des quatre qui alimentent en énergie toute la région où vivent 16 millions d'habitants.
L'usine hydroélectrique a été débranchée mercredi parce qu'il n'y avait plus d'eau pour faire tourner les turbines, a déclaré jeudi à l'AFP un porte-parole de l'Opérateur national du système électrique (ONS), de Rio.
Toutefois, selon lui, il n'y a pour le moment aucun type de manque d'énergie dans l'Etat de Rio car le système est interconnecté et continue à distribuer de l'énergie normalement.
Mais le niveau des trois autres barrages qui approvisionnent l'Etat de Rio - Santa Branca, Jaguari et Funil - n'est pas très haut non plus, selon l'ONS.
Depuis le début du mois, il ne pleut pratiquement pas à Rio où les températures avoisinent les 40 degrés Celsius.
Les quatre réservoirs d'eau de Rio se trouvent dans des usines hydroélectriques, et outre la production d'énergie, ils stockent de l'eau du fleuve Paraíba do Sul qui traverse les Etats de Sao Paulo, Minas Gerais et Rio (sud-est du Brésil).
Le 27 décembre dernier, les gouverneurs de ces trois Etats ont passé un accord pour commencer des travaux d'infrastructure afin de réduire les impacts de la sécheresse.
Le gouverneur de Sao Paulo, Etat frappé par la pire sécheresse des 80 dernières années, a proposé de détourner les eaux du fleuve Paraiba do Sul pour alimenter son gigantesque système de Cantareira qui approvisionne en eau 45% des 20 millions d'habitants de Sao Paulo et de sa banlieue.
Source © AFP
L'usine hydroélectrique a été débranchée mercredi parce qu'il n'y avait plus d'eau pour faire tourner les turbines, a déclaré jeudi à l'AFP un porte-parole de l'Opérateur national du système électrique (ONS), de Rio.
Toutefois, selon lui, il n'y a pour le moment aucun type de manque d'énergie dans l'Etat de Rio car le système est interconnecté et continue à distribuer de l'énergie normalement.
Mais le niveau des trois autres barrages qui approvisionnent l'Etat de Rio - Santa Branca, Jaguari et Funil - n'est pas très haut non plus, selon l'ONS.
Depuis le début du mois, il ne pleut pratiquement pas à Rio où les températures avoisinent les 40 degrés Celsius.
Les quatre réservoirs d'eau de Rio se trouvent dans des usines hydroélectriques, et outre la production d'énergie, ils stockent de l'eau du fleuve Paraíba do Sul qui traverse les Etats de Sao Paulo, Minas Gerais et Rio (sud-est du Brésil).
Le 27 décembre dernier, les gouverneurs de ces trois Etats ont passé un accord pour commencer des travaux d'infrastructure afin de réduire les impacts de la sécheresse.
Le gouverneur de Sao Paulo, Etat frappé par la pire sécheresse des 80 dernières années, a proposé de détourner les eaux du fleuve Paraiba do Sul pour alimenter son gigantesque système de Cantareira qui approvisionne en eau 45% des 20 millions d'habitants de Sao Paulo et de sa banlieue.
Source © AFP
Avec l'augmentation des rendements agricoles, nos aliments sont devenus des coquilles vides… de nutriments. Combien de pêches, d'oranges, de brocolis faut-il ingurgiter pour retrouver les bienfaits d'il y a un demi-siècle ?
Mordre à pleines dents dans une pêche et avaler… de l’eau sucrée. Manger toujours plus, pour se nourrir de moins en moins. Tandis que, dans les pays développés, nos apports en calories augmentent, la plupart des aliments non transformés que nous consommons – fruits, légumes et céréales – deviennent des coquilles vides sur le plan nutritionnel.
Une dizaine d’études d’universités canadiennes, américaines et britanniques, publiées entre 1997 et aujourd’hui, font état d’une dégringolade de la concentration en nutriments dans nos aliments. Ces travaux résumés dans l’étude « Still no free lunch » de Brian Halweil, chercheur au Worldwatch Institute confirment l’essor de la « calorie vide » : grasse, sucrée, mais inutile pour la santé.
Même dans les aliments réputés sains, vitamines A et C, protéines, phosphore, calcium, fer et autres minéraux ou oligo-éléments ont été divisés par deux, par vingt-cinq, voire par cent, en un demi-siècle. Pour retrouver les qualités nutritionnelles d’un fruit ou d’un légume des années 1950, il faudrait aujourd’hui en manger une demi-cagette !
Vitamine C : une pomme hier = 100 pommes aujourd’hui
Hier, quand nos grand-parents croquaient dans une transparente de Croncel, ils avalaient 400 mg de vitamine C, indispensable à la fabrication et à la réparation de la peau et des os. Aujourd’hui, les supermarchés nous proposent des bacs de Golden standardisées, qui ne nous apportent que 4 mg de vitamine C chacune. Soit cent fois moins.
« Après des décennies de croisements, l’industrie agroalimentaire a sélectionné les légumes les plus beaux et les plus résistants, mais rarement les plus riches sur le plan nutritif », déplore Philippe Desbrosses, docteur en sciences de l’environnement à l’université Paris-VII et militant pour la préservation des semences anciennes.
Vitamine A : une orange hier = 21 oranges aujourd’hui
Précieuse pour notre vue et nos défenses immunitaires, la vitamine A est en chute libre dans 17 des 25 fruits et légumes scrutés par des chercheurs canadiens dans une étude synthétisée pour CTV News. Le déclin est total pour la pomme de terre et l’oignon qui, aujourd’hui, n’en contiennent plus le moindre gramme. Il y a un demi-siècle, une seule orange couvrait la quasi-totalité de nos besoins quotidiens – les fameux AJR (apports journaliers recommandés) – en vitamine A. Aujourd’hui, il faudrait en manger 21 pour ingurgiter la même quantité de la précieuse vitamine. De même, une pêche des années 1950 équivaut à 26 pêches aujourd’hui.
Fer : la viande en contient deux fois moins
Au début de la chaîne, il y a la céréale. Blé, maïs et soja sont aujourd’hui plus pauvres en zinc, en cuivre et en fer qu’il y a cinquante ans. Appauvries par des décennies d’agriculture intensive et de sélections variétales, ces céréales réapparaissent dans l’auge de nos bêtes, qui, par répercussion, se trouvent moins bien nourries que leurs ancêtres. En bout de chaîne, l’animal devenu steak apportera moins de micronutriments dans nos assiettes. Tel est l’effet domino identifié par le chercheur américain David Thomas. Dans son étude [1] publiée dans la revue Nutrition et Health, il constate qu’à poids égal un même morceau de viande apporte deux fois moins de fer qu’un demi-siècle auparavant. Or, celui-ci sert à l’élaboration. Autre dommage collatéral : le lait « a perdu ces acides gras essentiels », déplore Philippe Desbrosses. Des acides essentiels à nos membranes cellulaires, notre système nerveux et notre cerveau. Naturellement présents dans l’organisme en très petite quantité, ils doivent nous être apportés par l’alimentation.
Calcium : quatre fois moins dans le brocoli
Mauvaise nouvelle. Si le brocoli figure sur la liste de ces légumes que vous ne consentez à avaler qu’en pensant à votre santé, vous n’avez pas fini de grimacer. Alors que ce chou venu du sud de l’Italie contenait 12,9 mg de calcium – allié de la construction osseuse et de la coagulation du sang – par gramme en 1950, ils n’en renfermait plus que 4,4 en 2003, selon une étude de l’université du Texas, soit quatre fois moins. Si vous comptiez sur lui pour compenser la carence en fer de votre steak, c’est également loupé. Il vous faudrait en mettre six fois plus dans la soupe pour obtenir les mêmes bienfaits que par le passé. Sur les 25 légumes étudiés par l’équipe de recherche canadienne, 80% ont vu leur teneur en calcium et en fer décliner.
Le bio est-il une solution ?
Les facteurs de ce déclin sont multiples. Des sols plus pauvres, des végétaux cueillis trop tôt, des traitements de conservation plus fréquents, des croissances plus rapides dopées par les engrais et une réduction du nombre de variétés, sélectionnées pour leur résistance aux parasites et leur rapidité de croissance… Autant d’éléments imputables à une quête de meilleurs rendements. Résultat, « pour le maïs, le blé et le soja, plus le rendement est important, plus le contenu en protéines est faible », note Brian Halweil, dans son étude. Même schéma pour les concentrations de vitamine C, d’antioxydants et de bêtacarotène dans la tomate : plus les rendements augmentent, plus la concentration de nutriments diminue.
A contrario, « l’agriculture biologique peut contribuer à inverser la tendance », indique Brian Halweil dans son étude. De fait, à conditions climatiques équivalentes « les aliments bios contiennent significativement plus de vitamine C, de fer, de magnésium et de phosphore que les autres ». Le chercheur met pourtant en garde : « Si les agriculteurs bios développent un système riche en intrants avec des rendements comparables aux exploitations conventionnelles, le bio verra son avantage nutritionnel s’éroder. » De même, si les produits bios sont cueillis avant maturité, ils sont finalement moins riches en nutriments que des produits mûrs de l’agriculture traditionnelle. Seule stratégie pour remettre de la vie dans son assiette : choisir des aliments mûrs, produits de manière non intensive et partir à la chasse aux variétés oubliées. Une épopée.
Source © Terraeco
L’étude complète est ici
Mordre à pleines dents dans une pêche et avaler… de l’eau sucrée. Manger toujours plus, pour se nourrir de moins en moins. Tandis que, dans les pays développés, nos apports en calories augmentent, la plupart des aliments non transformés que nous consommons – fruits, légumes et céréales – deviennent des coquilles vides sur le plan nutritionnel.
Une dizaine d’études d’universités canadiennes, américaines et britanniques, publiées entre 1997 et aujourd’hui, font état d’une dégringolade de la concentration en nutriments dans nos aliments. Ces travaux résumés dans l’étude « Still no free lunch » de Brian Halweil, chercheur au Worldwatch Institute confirment l’essor de la « calorie vide » : grasse, sucrée, mais inutile pour la santé.
Même dans les aliments réputés sains, vitamines A et C, protéines, phosphore, calcium, fer et autres minéraux ou oligo-éléments ont été divisés par deux, par vingt-cinq, voire par cent, en un demi-siècle. Pour retrouver les qualités nutritionnelles d’un fruit ou d’un légume des années 1950, il faudrait aujourd’hui en manger une demi-cagette !
Vitamine C : une pomme hier = 100 pommes aujourd’hui
Hier, quand nos grand-parents croquaient dans une transparente de Croncel, ils avalaient 400 mg de vitamine C, indispensable à la fabrication et à la réparation de la peau et des os. Aujourd’hui, les supermarchés nous proposent des bacs de Golden standardisées, qui ne nous apportent que 4 mg de vitamine C chacune. Soit cent fois moins.
« Après des décennies de croisements, l’industrie agroalimentaire a sélectionné les légumes les plus beaux et les plus résistants, mais rarement les plus riches sur le plan nutritif », déplore Philippe Desbrosses, docteur en sciences de l’environnement à l’université Paris-VII et militant pour la préservation des semences anciennes.
Vitamine A : une orange hier = 21 oranges aujourd’hui
Précieuse pour notre vue et nos défenses immunitaires, la vitamine A est en chute libre dans 17 des 25 fruits et légumes scrutés par des chercheurs canadiens dans une étude synthétisée pour CTV News. Le déclin est total pour la pomme de terre et l’oignon qui, aujourd’hui, n’en contiennent plus le moindre gramme. Il y a un demi-siècle, une seule orange couvrait la quasi-totalité de nos besoins quotidiens – les fameux AJR (apports journaliers recommandés) – en vitamine A. Aujourd’hui, il faudrait en manger 21 pour ingurgiter la même quantité de la précieuse vitamine. De même, une pêche des années 1950 équivaut à 26 pêches aujourd’hui.
Fer : la viande en contient deux fois moins
Au début de la chaîne, il y a la céréale. Blé, maïs et soja sont aujourd’hui plus pauvres en zinc, en cuivre et en fer qu’il y a cinquante ans. Appauvries par des décennies d’agriculture intensive et de sélections variétales, ces céréales réapparaissent dans l’auge de nos bêtes, qui, par répercussion, se trouvent moins bien nourries que leurs ancêtres. En bout de chaîne, l’animal devenu steak apportera moins de micronutriments dans nos assiettes. Tel est l’effet domino identifié par le chercheur américain David Thomas. Dans son étude [1] publiée dans la revue Nutrition et Health, il constate qu’à poids égal un même morceau de viande apporte deux fois moins de fer qu’un demi-siècle auparavant. Or, celui-ci sert à l’élaboration. Autre dommage collatéral : le lait « a perdu ces acides gras essentiels », déplore Philippe Desbrosses. Des acides essentiels à nos membranes cellulaires, notre système nerveux et notre cerveau. Naturellement présents dans l’organisme en très petite quantité, ils doivent nous être apportés par l’alimentation.
Calcium : quatre fois moins dans le brocoli
Mauvaise nouvelle. Si le brocoli figure sur la liste de ces légumes que vous ne consentez à avaler qu’en pensant à votre santé, vous n’avez pas fini de grimacer. Alors que ce chou venu du sud de l’Italie contenait 12,9 mg de calcium – allié de la construction osseuse et de la coagulation du sang – par gramme en 1950, ils n’en renfermait plus que 4,4 en 2003, selon une étude de l’université du Texas, soit quatre fois moins. Si vous comptiez sur lui pour compenser la carence en fer de votre steak, c’est également loupé. Il vous faudrait en mettre six fois plus dans la soupe pour obtenir les mêmes bienfaits que par le passé. Sur les 25 légumes étudiés par l’équipe de recherche canadienne, 80% ont vu leur teneur en calcium et en fer décliner.
Le bio est-il une solution ?
Les facteurs de ce déclin sont multiples. Des sols plus pauvres, des végétaux cueillis trop tôt, des traitements de conservation plus fréquents, des croissances plus rapides dopées par les engrais et une réduction du nombre de variétés, sélectionnées pour leur résistance aux parasites et leur rapidité de croissance… Autant d’éléments imputables à une quête de meilleurs rendements. Résultat, « pour le maïs, le blé et le soja, plus le rendement est important, plus le contenu en protéines est faible », note Brian Halweil, dans son étude. Même schéma pour les concentrations de vitamine C, d’antioxydants et de bêtacarotène dans la tomate : plus les rendements augmentent, plus la concentration de nutriments diminue.
A contrario, « l’agriculture biologique peut contribuer à inverser la tendance », indique Brian Halweil dans son étude. De fait, à conditions climatiques équivalentes « les aliments bios contiennent significativement plus de vitamine C, de fer, de magnésium et de phosphore que les autres ». Le chercheur met pourtant en garde : « Si les agriculteurs bios développent un système riche en intrants avec des rendements comparables aux exploitations conventionnelles, le bio verra son avantage nutritionnel s’éroder. » De même, si les produits bios sont cueillis avant maturité, ils sont finalement moins riches en nutriments que des produits mûrs de l’agriculture traditionnelle. Seule stratégie pour remettre de la vie dans son assiette : choisir des aliments mûrs, produits de manière non intensive et partir à la chasse aux variétés oubliées. Une épopée.
Source © Terraeco
L’étude complète est ici
Pour la première fois, une étude met en évidence l'impact global et alarmant des activités humaines sur la vie marine. Après la disparition, souvent irréversible d'une partie de la biodiversité terrestre, c'est au tour de la vie marine de connaître un dangereux basculement vers une véritable extinction massive.
La 6e extinction massive du vivant est en cours
Actuellement, la perte de biodiversité et les changements dans l'environnement qui y sont liés sont plus rapides qu'à aucune période de l'histoire de l'humanité. De nombreuses populations animales et végétales sont en déclin, que ce soit en termes de nombre d'individus, d'étendue géographique, ou les deux. Si la disparition d'espèces fait partie du cours naturel de l'histoire de la Terre, l'activité humaine a considérablement accéléré le rythme d'extinction.
L'extinction actuelle, provoquée par les activités humaines et notre mode de vie irresponsable, est comparable à une crise biologique majeure, comme celles, naturelles, qui ont entraîné la disparition de très nombreuses espèces vivantes. On parle actuellement de la 6e extinction massive de la biodiversité : elle a déjà des effets irréversibles sur terre et cause des dommages majeurs dans les mers et océans.
Les océans subissent une pression de de plus en plus forte
Si les mers et océans, qui semblent immenses et immuables, sont exploités depuis des millénaires par les Hommes, nos activités modernes occasionnent des dégâts sans précédents sur la vie marine. Pêche intensive, aquaculture, pollutions chimiques, prospection et exploitation des hydrocarbures, rejet de déchets et formation de "continents de plastique", exploitation minière pour la construction, réchauffement climatique, exercices militaires, loisirs nautiques... Sont autant de causes qui expliquent que la vie est bouleversée dans nos océans : les récifs coralliens se meurent, les ressources biologiques s'amenuisent, les espèces migrent vers des lieux inadaptés à leurs conditions de vie... Au point que nous avons déjà modifié presque tous les grands écosystèmes marins.
La vie aquatique subit une pression comme jamais dans l'histoire de l'humanité : les mangroves reculent, les filets de pêche raclent les fonds du plateau continental et affectent 32 187 000 km² (plus que la superficie de l'Afrique) d'eaux marines.
Moins connu : l'exploitation minière des fonds marins a explosé en quelques années, passant de 0 en 2000 à 740 300 km² de fonds marins touchés en 2014 ! Or, cette menace est particulièrement grave pour les écosystèmes fragiles et uniques.
Et si aujourd'hui les baleines ne sont plus autant chassées qu'il y a quelques décennies, elles sont maintenant décimées par les collisions avec les navires qui empruntent des voies de navigation de plus en plus nombreuses, sans oublier les déchets marins qui sont de véritables poisons.
De plus, l'impact des activités humaines a des conséquences en cascade sur l'ensemble des écosystèmes. Par exemple, nous avons déjà détruit environ 40 % des récifs coralliens dans le monde, ce qui a entraîné la perte de précieux habitats et pouponnières pour de nombreuses espèces marines. Autre exemple : les migrations forcées des espèces qui subissent la pression de nos activités, les font entrer en compétition avec d'autres espèces et/ou permet l'arrivée d'espèces prédatrices pour des écosystèmes qui ne sont pas résilients.
Enfin, le réchauffement climatique acidifie les océans : un processus déjà engagé qui devrait bouleverser l'ensemble des chaines alimentaires marines.
La biodiversité des océans est en passe de connaître une extinction massive
Ce tableau affligeant a été synthétisé par une étude originale et unique en son genre : Malin L. Pinsky, Stephen R. Palumbi, Douglas J. McCauley et ses collègues de l'Université de Californie ont compilé des centaines de références passées et présentes sur l'état des océans pour en obtenir une image actualisée et planétaire, même si l'exercice est particulièrement complexe.
Malheureusement, la conclusion de ces recherches est désastreuse : « Nous pourrions être au bord du précipice d'une extinction massive. » a indiqué McCauley d'après leurs analyses qui ont déjà reçu l'approbation d'un grand nombre de biologistes marins et d'experts sur ces sujets.
Une nouvelle fois, l'alerte des scientifiques est claire : si nous ne modifions pas notre mode de vie avant la fin du siècle, « je pense honnêtement qu'il n'y aura plus d'espoir pour les écosystèmes marins » s'inquiète Stephen R. Palumbi.
Une des conclusions phares de cette étude est que les océans ont été, jusqu'à présent, en grande partie épargnés par les dégâts que nous avons causé à la vie sur terre, depuis plus de 10 000 ans. Mais avec la révolution industrielle, l'extinction de la vie continentale s'est accélérée et la vie marine a commencé à être affectée. Dorénavant, les espèces marines suivent la même voie que les espèces terrestres : celle de l'extinction massive.
« Les tendances actuelles dans l'exploitation des océans suggèrent que la destruction de l'habitat est susceptible de devenir une menace de plus en plus dominante envers la faune marine au cours des 150 prochaines années » souligne l'équipe de chercheurs dans leur étude.
Les océans peuvent-ils encore être sauvés ?
« Dans le même temps, nous avons l'opportunité de faire ce que nous pouvons. Nous avons quelques décennies de plus que ce que nous pensions, par conséquent, ne les gâchons pas » demande Palumbi, qui ajoute « Je suis intimement persuadé que notre meilleur allié pour sauver les océans et l'océan lui-même. » Ce qui signifie qu'en diminuant la pression sur les ressources marines, elles pourront se reconstituer d'elles-mêmes.
Ainsi, d'après les analyses de McCauley, si nous limitons l'exploitation des ressources marines, nous pourrons faciliter leur régénération, bien plus que ce que nous pourrions faire sur terre où les dégâts sont désormais irréversibles dans un certain nombre d'endroits.
« Il y a un grand nombre d'outils que nous pouvons utiliser » indique-t-il. L'équipe de recherche pense que la conception d' une approche prenant en compte le changement climatique serait la voie à suivre. Il se agit de considérer comment et où les espèces peuvent échapper à la hausse des températures et une augmentation de l'acidité de l'eau. En outre, comme certaines régions marines sont plus touchées que d'autres, l'une des approches pourrait être de limiter l'exploitation industrielle sur celles-ci, tout en permettant à d'autres de récupérer.
Si nous espérons toujours un sursaut de lucidité et de responsabilité chez l'Homme, nous mesurons aussi toute l'inertie de nos sociétés, d'un grand nombre de citoyens mais aussi le peu d'engagement sincère de nos décideurs pour ces questions qui sont incompatibles avec leurs intérêts à court terme. La question du réchauffement climatique en est un exemple frappant. C'est pourquoi, la mobilisation en faveur des océans devrait être générale et rapide.
Dans tous les cas, l'enjeu de la biodiversité est de taille. Il s'agit, avec le changement climatique, du plus grand défi de l'humanité pour sa propre pérennité. En effet, les humains sont extrêmement tributaires des écosystèmes océaniques pour l'alimentation et d'autres services écosystémiques, nous serons, et commençons à être profondément touchés par ces changements.
Enfin, rappelons que plusieurs millions d'années sont nécessaires pour recouvrir une diversité biologique suite à une extinction massive. Un temps qui dépasse celui des sociétés humaines.
Source © Christophe Magdelaine / notre-planete.info
La 6e extinction massive du vivant est en cours
Actuellement, la perte de biodiversité et les changements dans l'environnement qui y sont liés sont plus rapides qu'à aucune période de l'histoire de l'humanité. De nombreuses populations animales et végétales sont en déclin, que ce soit en termes de nombre d'individus, d'étendue géographique, ou les deux. Si la disparition d'espèces fait partie du cours naturel de l'histoire de la Terre, l'activité humaine a considérablement accéléré le rythme d'extinction.
L'extinction actuelle, provoquée par les activités humaines et notre mode de vie irresponsable, est comparable à une crise biologique majeure, comme celles, naturelles, qui ont entraîné la disparition de très nombreuses espèces vivantes. On parle actuellement de la 6e extinction massive de la biodiversité : elle a déjà des effets irréversibles sur terre et cause des dommages majeurs dans les mers et océans.
Les océans subissent une pression de de plus en plus forte
Si les mers et océans, qui semblent immenses et immuables, sont exploités depuis des millénaires par les Hommes, nos activités modernes occasionnent des dégâts sans précédents sur la vie marine. Pêche intensive, aquaculture, pollutions chimiques, prospection et exploitation des hydrocarbures, rejet de déchets et formation de "continents de plastique", exploitation minière pour la construction, réchauffement climatique, exercices militaires, loisirs nautiques... Sont autant de causes qui expliquent que la vie est bouleversée dans nos océans : les récifs coralliens se meurent, les ressources biologiques s'amenuisent, les espèces migrent vers des lieux inadaptés à leurs conditions de vie... Au point que nous avons déjà modifié presque tous les grands écosystèmes marins.
La vie aquatique subit une pression comme jamais dans l'histoire de l'humanité : les mangroves reculent, les filets de pêche raclent les fonds du plateau continental et affectent 32 187 000 km² (plus que la superficie de l'Afrique) d'eaux marines.
Moins connu : l'exploitation minière des fonds marins a explosé en quelques années, passant de 0 en 2000 à 740 300 km² de fonds marins touchés en 2014 ! Or, cette menace est particulièrement grave pour les écosystèmes fragiles et uniques.
Et si aujourd'hui les baleines ne sont plus autant chassées qu'il y a quelques décennies, elles sont maintenant décimées par les collisions avec les navires qui empruntent des voies de navigation de plus en plus nombreuses, sans oublier les déchets marins qui sont de véritables poisons.
De plus, l'impact des activités humaines a des conséquences en cascade sur l'ensemble des écosystèmes. Par exemple, nous avons déjà détruit environ 40 % des récifs coralliens dans le monde, ce qui a entraîné la perte de précieux habitats et pouponnières pour de nombreuses espèces marines. Autre exemple : les migrations forcées des espèces qui subissent la pression de nos activités, les font entrer en compétition avec d'autres espèces et/ou permet l'arrivée d'espèces prédatrices pour des écosystèmes qui ne sont pas résilients.
Enfin, le réchauffement climatique acidifie les océans : un processus déjà engagé qui devrait bouleverser l'ensemble des chaines alimentaires marines.
La biodiversité des océans est en passe de connaître une extinction massive
Ce tableau affligeant a été synthétisé par une étude originale et unique en son genre : Malin L. Pinsky, Stephen R. Palumbi, Douglas J. McCauley et ses collègues de l'Université de Californie ont compilé des centaines de références passées et présentes sur l'état des océans pour en obtenir une image actualisée et planétaire, même si l'exercice est particulièrement complexe.
Malheureusement, la conclusion de ces recherches est désastreuse : « Nous pourrions être au bord du précipice d'une extinction massive. » a indiqué McCauley d'après leurs analyses qui ont déjà reçu l'approbation d'un grand nombre de biologistes marins et d'experts sur ces sujets.
Une nouvelle fois, l'alerte des scientifiques est claire : si nous ne modifions pas notre mode de vie avant la fin du siècle, « je pense honnêtement qu'il n'y aura plus d'espoir pour les écosystèmes marins » s'inquiète Stephen R. Palumbi.
Une des conclusions phares de cette étude est que les océans ont été, jusqu'à présent, en grande partie épargnés par les dégâts que nous avons causé à la vie sur terre, depuis plus de 10 000 ans. Mais avec la révolution industrielle, l'extinction de la vie continentale s'est accélérée et la vie marine a commencé à être affectée. Dorénavant, les espèces marines suivent la même voie que les espèces terrestres : celle de l'extinction massive.
« Les tendances actuelles dans l'exploitation des océans suggèrent que la destruction de l'habitat est susceptible de devenir une menace de plus en plus dominante envers la faune marine au cours des 150 prochaines années » souligne l'équipe de chercheurs dans leur étude.
Les océans peuvent-ils encore être sauvés ?
« Dans le même temps, nous avons l'opportunité de faire ce que nous pouvons. Nous avons quelques décennies de plus que ce que nous pensions, par conséquent, ne les gâchons pas » demande Palumbi, qui ajoute « Je suis intimement persuadé que notre meilleur allié pour sauver les océans et l'océan lui-même. » Ce qui signifie qu'en diminuant la pression sur les ressources marines, elles pourront se reconstituer d'elles-mêmes.
Ainsi, d'après les analyses de McCauley, si nous limitons l'exploitation des ressources marines, nous pourrons faciliter leur régénération, bien plus que ce que nous pourrions faire sur terre où les dégâts sont désormais irréversibles dans un certain nombre d'endroits.
« Il y a un grand nombre d'outils que nous pouvons utiliser » indique-t-il. L'équipe de recherche pense que la conception d' une approche prenant en compte le changement climatique serait la voie à suivre. Il se agit de considérer comment et où les espèces peuvent échapper à la hausse des températures et une augmentation de l'acidité de l'eau. En outre, comme certaines régions marines sont plus touchées que d'autres, l'une des approches pourrait être de limiter l'exploitation industrielle sur celles-ci, tout en permettant à d'autres de récupérer.
Si nous espérons toujours un sursaut de lucidité et de responsabilité chez l'Homme, nous mesurons aussi toute l'inertie de nos sociétés, d'un grand nombre de citoyens mais aussi le peu d'engagement sincère de nos décideurs pour ces questions qui sont incompatibles avec leurs intérêts à court terme. La question du réchauffement climatique en est un exemple frappant. C'est pourquoi, la mobilisation en faveur des océans devrait être générale et rapide.
Dans tous les cas, l'enjeu de la biodiversité est de taille. Il s'agit, avec le changement climatique, du plus grand défi de l'humanité pour sa propre pérennité. En effet, les humains sont extrêmement tributaires des écosystèmes océaniques pour l'alimentation et d'autres services écosystémiques, nous serons, et commençons à être profondément touchés par ces changements.
Enfin, rappelons que plusieurs millions d'années sont nécessaires pour recouvrir une diversité biologique suite à une extinction massive. Un temps qui dépasse celui des sociétés humaines.
Source © Christophe Magdelaine / notre-planete.info
Une webcam permettant de surveiller l'activité du volcan Colima, situé dans le parc national Nevado de Colima (ouest du Mexique), a permis de filmer une impressionnante éruption explosive le 21 janvier.
Un nuage de cendres a été projeté à une altitude de 4 kilomètres, rapporte Mashable.
Il n'y a cependant aucun risque pour la population, selon les autorités locales, le vent éloignant le nuage des habitations. Une autre éruption, plus petite, avait également été enregistrée le 19 janvier.
Source © Le Monde.fr
Un nuage de cendres a été projeté à une altitude de 4 kilomètres, rapporte Mashable.
Il n'y a cependant aucun risque pour la population, selon les autorités locales, le vent éloignant le nuage des habitations. Une autre éruption, plus petite, avait également été enregistrée le 19 janvier.
Source © Le Monde.fr
L'opérateur de la centrale accidentée Fukushima Daiichi a annoncé vendredi qu'il ne parviendrait pas à achever comme souhaité à la fin mars le traitement de l'eau contaminée conservée sur le site mis en péril par le tsunami du 11 mars 2011.
A peu près la moitié de la quantité de liquide radioactif stocké a été en partie expurgé, mais le travail va se poursuivre au-delà de la date limite prévue, a expliqué Tokyo Electric Power (Tepco).
Au moins deux mois supplémentaires seront nécessaires, selon les estimations de la compagnie, qui souligne que les équipements employés ont mieux fonctionné ces derniers mois (après des débuts très difficiles) et que si le rythme actuel est maintenu, cette tâche sera terminée courant mai.
Le patron de Tepco, Naomi Hirose, a assuré que les efforts allaient se poursuivre pour améliorer les performances des moyens de décontamination.
Actuellement, Tepco peut filtrer environ 2.000 tonnes par jour. Cette eau est ensuite conservée dans des réservoirs dédiés installés spécialement sur le site.
Selon le dernier rapport en date, il reste encore 286.000 tonnes de liquide non traité également stocké dans des citernes dans la centrale.
Les flux d'eau continuent cependant et Tepco prévoit de construire de nouveaux réservoirs de sorte que la capacité totale sur le site puisse atteindre 800.000 tonnes l'année prochaine.
D'ores et déjà cependant, des experts, dont ceux de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), conseillent d'étudier la possibilité de rejeter en mer l'eau qui aura été débarrassée de l'essentiel des radionucléides, tout en sachant qu'il restera encore du tritium que l'on ne peut pour le moment extraire.
Source © AFP
A peu près la moitié de la quantité de liquide radioactif stocké a été en partie expurgé, mais le travail va se poursuivre au-delà de la date limite prévue, a expliqué Tokyo Electric Power (Tepco).
Au moins deux mois supplémentaires seront nécessaires, selon les estimations de la compagnie, qui souligne que les équipements employés ont mieux fonctionné ces derniers mois (après des débuts très difficiles) et que si le rythme actuel est maintenu, cette tâche sera terminée courant mai.
Le patron de Tepco, Naomi Hirose, a assuré que les efforts allaient se poursuivre pour améliorer les performances des moyens de décontamination.
Actuellement, Tepco peut filtrer environ 2.000 tonnes par jour. Cette eau est ensuite conservée dans des réservoirs dédiés installés spécialement sur le site.
Selon le dernier rapport en date, il reste encore 286.000 tonnes de liquide non traité également stocké dans des citernes dans la centrale.
Les flux d'eau continuent cependant et Tepco prévoit de construire de nouveaux réservoirs de sorte que la capacité totale sur le site puisse atteindre 800.000 tonnes l'année prochaine.
D'ores et déjà cependant, des experts, dont ceux de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), conseillent d'étudier la possibilité de rejeter en mer l'eau qui aura été débarrassée de l'essentiel des radionucléides, tout en sachant qu'il restera encore du tritium que l'on ne peut pour le moment extraire.
Source © AFP
jeudi 22 janvier 2015
Région Normandie
La préfecture du Calvados vient de déclencher une alerte de niveau orange à la suite d'une nouvelle pollution de l'air à prévoir, par les particules PM 10, ce mercredi 21 janvier 2015.
"En raison d'un temps stable, froid, et de l'absence de vent, une dégradation importante de la qualité de l'air est prévue sur le département du Calvados" indique la préfecture.
Cette dégradation débutera dans la nuit du mercredi 21 au jeudi 22 janvier 2015 et se poursuivra probablement jusqu'à la fin de la journée de vendredi.
Les polluants en cause sont les particules ultra-fines, de diamètre inférieur à 10 μm (10 millièmes de millimètre). Ces particules ont principalement pour origine les combustions diverses (automobiles, chauffage, industrie) et l'activité agricole.
Région Nord-Pas-de-Calais
Temps humide et froid, plafond bas, vent quasi-inexistant: les conditions sont idéales pour une accumulation de particules dans l'atmosphère. Et comme de l'air «continental» déjà chargé en polluants nous arrive de l'Est, il n'en fallait pas plus pour déclencher le premier épisode de pollution aux poussières de l'année 2015.
Poursuite de la pollution jeudi
Selon l'association Atmo Nord-Pas-de-Calais, en charge de la surveillance de la qualité de l'air, toute la région est concernée par cet épisode qui voit la concentration de particules fines (PM10) dépasser le seuil réglementaire de 50 microgrammes par m³ d'air. La pollution devrait d'ailleurs se poursuivre jeudi car les masses d'air devraient rester stables. En revanche, le niveau d'alerte de 80 microgrammes par m³ ne devrait pas être franchi.
Les personnes sensibles sont invitées à limiter les risques en évitant toute activité sportive ou physique intense.
Pour Atmo c'est le baptême du feu: depuis le 12 janvier, l'organisme Atmo a désormais un rôle préventif, en communiquant (théoriquement) ses prévisions en amont des épisodes de pollution, et non plus seulement lorsqu'ils se produisent.
Région Ile de France
Airparif, l'association chargée de surveiller la qualité de l'air en Ile-de-France voit rouge ce jeudi, particulièrement au sud de Paris. Les particules fines PM10 sont une fois de plus en cause; la mairie met en place la gratuité du stationnement résidentiel pour cette journée de jeudi
Les particules fines PM10, dont une étude a récemment confirmé les effets néfastes, y compris à court terme, sont de retour en région parisienne. Des mesures pour limiter la pollution atmosphérique ont été prises pour la journée de jeudi à Paris et autour de la capitale: stationnement résidentiel gratuit et limitations renforcées des vitesses de circulation sur les axes franciliens.
L'association Airparif, chargée de mesurer la qualité de l'air en Ile-de-France, lance donc ce jeudi une procédure pour dépassement du seuil d'information et d'alerte. Parmi les quatre polluants qu'elle mesure, dioxyde d'azote, ozone, particules PM10 et dioxyde de soufre, les particules dont le diamètre est inférieur à 10 micromètres sont en cause. Un phénomène qui revient régulièrement en hiver en l'absence de vent.
Stationnement résidentiel gratuit à Paris
Pour limiter la pollution, la mairie de Paris a décidé la gratuité du stationnement résidentiel. Les Parisiens sont donc encouragés à utiliser les transports en commun.
Les services municipaux font aussi leur part pour limiter la pollution avec l'arrêt de l'utilisation de tous les véhicules municipaux, hors de ceux strictement indispensables et des véhicules électriques.
Limitations de vitesse abaissées sur les axes franciliens
La préfecture de police de Paris a par ailleurs opté pour des limitations de vitesse renforcées. Ainsi faudra-t-il abaisser sa vitesse de 20 km/h sur les autoroutes et de 10 km/h sur les voies rapides. Sur le périphérique, la vitesse maximale autorisée est également abaissée à 60 km/h. Un renforcement des contrôles antipollution est également prévu.
Il est aussi demandé aux habitants d'Ile-de-France de limiter autant que faire se peut les feux de cheminée en foyers ouverts et de respecter scrupuleusement les interdictions des activités de brûlage de déchets verts, y compris agricoles.
Une vigilance particulière est demandée pour la surveillance des enfants et des personnes âgées particulièrement sensibles à cette pollution. Les activités sportives intenses en extérieur sont aussi à éviter.
La préfecture du Calvados vient de déclencher une alerte de niveau orange à la suite d'une nouvelle pollution de l'air à prévoir, par les particules PM 10, ce mercredi 21 janvier 2015.
"En raison d'un temps stable, froid, et de l'absence de vent, une dégradation importante de la qualité de l'air est prévue sur le département du Calvados" indique la préfecture.
Cette dégradation débutera dans la nuit du mercredi 21 au jeudi 22 janvier 2015 et se poursuivra probablement jusqu'à la fin de la journée de vendredi.
Les polluants en cause sont les particules ultra-fines, de diamètre inférieur à 10 μm (10 millièmes de millimètre). Ces particules ont principalement pour origine les combustions diverses (automobiles, chauffage, industrie) et l'activité agricole.
Région Nord-Pas-de-Calais
Temps humide et froid, plafond bas, vent quasi-inexistant: les conditions sont idéales pour une accumulation de particules dans l'atmosphère. Et comme de l'air «continental» déjà chargé en polluants nous arrive de l'Est, il n'en fallait pas plus pour déclencher le premier épisode de pollution aux poussières de l'année 2015.
Poursuite de la pollution jeudi
Selon l'association Atmo Nord-Pas-de-Calais, en charge de la surveillance de la qualité de l'air, toute la région est concernée par cet épisode qui voit la concentration de particules fines (PM10) dépasser le seuil réglementaire de 50 microgrammes par m³ d'air. La pollution devrait d'ailleurs se poursuivre jeudi car les masses d'air devraient rester stables. En revanche, le niveau d'alerte de 80 microgrammes par m³ ne devrait pas être franchi.
Les personnes sensibles sont invitées à limiter les risques en évitant toute activité sportive ou physique intense.
Pour Atmo c'est le baptême du feu: depuis le 12 janvier, l'organisme Atmo a désormais un rôle préventif, en communiquant (théoriquement) ses prévisions en amont des épisodes de pollution, et non plus seulement lorsqu'ils se produisent.
Région Ile de France
Airparif, l'association chargée de surveiller la qualité de l'air en Ile-de-France voit rouge ce jeudi, particulièrement au sud de Paris. Les particules fines PM10 sont une fois de plus en cause; la mairie met en place la gratuité du stationnement résidentiel pour cette journée de jeudi
Les particules fines PM10, dont une étude a récemment confirmé les effets néfastes, y compris à court terme, sont de retour en région parisienne. Des mesures pour limiter la pollution atmosphérique ont été prises pour la journée de jeudi à Paris et autour de la capitale: stationnement résidentiel gratuit et limitations renforcées des vitesses de circulation sur les axes franciliens.
L'association Airparif, chargée de mesurer la qualité de l'air en Ile-de-France, lance donc ce jeudi une procédure pour dépassement du seuil d'information et d'alerte. Parmi les quatre polluants qu'elle mesure, dioxyde d'azote, ozone, particules PM10 et dioxyde de soufre, les particules dont le diamètre est inférieur à 10 micromètres sont en cause. Un phénomène qui revient régulièrement en hiver en l'absence de vent.
Stationnement résidentiel gratuit à Paris
Pour limiter la pollution, la mairie de Paris a décidé la gratuité du stationnement résidentiel. Les Parisiens sont donc encouragés à utiliser les transports en commun.
Les services municipaux font aussi leur part pour limiter la pollution avec l'arrêt de l'utilisation de tous les véhicules municipaux, hors de ceux strictement indispensables et des véhicules électriques.
Limitations de vitesse abaissées sur les axes franciliens
La préfecture de police de Paris a par ailleurs opté pour des limitations de vitesse renforcées. Ainsi faudra-t-il abaisser sa vitesse de 20 km/h sur les autoroutes et de 10 km/h sur les voies rapides. Sur le périphérique, la vitesse maximale autorisée est également abaissée à 60 km/h. Un renforcement des contrôles antipollution est également prévu.
Il est aussi demandé aux habitants d'Ile-de-France de limiter autant que faire se peut les feux de cheminée en foyers ouverts et de respecter scrupuleusement les interdictions des activités de brûlage de déchets verts, y compris agricoles.
Une vigilance particulière est demandée pour la surveillance des enfants et des personnes âgées particulièrement sensibles à cette pollution. Les activités sportives intenses en extérieur sont aussi à éviter.
La Russie s'est alarmée mardi du niveau d'eau du lac Baïkal, la plus grande réserve d'eau douce du monde, à son plus bas depuis 60 ans en raison d'une saison très sèche et d'un drainage excessif selon des militants de défense de l'environnement.
«Le niveau actuel est le plus bas depuis ces 60 dernières années», a déploré Iouri Safianov, le ministre des Ressources naturelles de la république de Bouriatie, l'une des deux régions bordant le lac Baïkal, qui contient 20% des réserves d'eau douce du monde.
Ce niveau ne dépasse actuellement que de huit centimètres le minimum autorisé de 456 mètres au-dessus du niveau de la mer, a-t-il souligné, cité par la presse locale.
Face à cette «baisse d'eau dans le lac Baïkal», le département du ministère russe des Situations d'urgence en Bouriatie a annoncé mardi «se mettre en état d'alerte» pour surveiller notamment l'approvisionnement en eau des villages voisins qui risquent de subir des pénuries.
Les défenseurs de l'environnement pointent du doigt l'industrie locale, notamment la société hydroélectrique Irkutskenergo, dont une centrale est installée sur l'Angara - la seule rivière se jetant dans le Baïkal -, l'accusant d'abuser des ressources du lac.
«Chaque année, l'industrie veut baisser le niveau du lac pour produire plus d'électricité», affirme Alexandre Kolotov, coordinateur russe de l'ONG Rivières sans Frontières, un groupe d'associations chinoises, russes, mongoles et américaines.
L'été dernier, ce niveau avait déjà baissé alors que tout le monde s'attendait à une année pluvieuse. Mais l'année s'est avérée particulièrement sèche, abaissant d'autant plus le niveau du lac, a déclaré Arkadi Ivanov, du programme Baïkal de Greenpeace.
«Maintenant, l'industrie énergétique veut l'abaisser encore plus. Plus ils peuvent abaisser ce niveau, plus ils gagnent de l'argent», souligne-t-il.
Le gouvernement russe doit décider la semaine prochaine s'il autorisera une nouvelle baisse du niveau d'eau minimal du lac Baïkal pour alimenter les centrales hydroélectriques.
Source © AFP
«Le niveau actuel est le plus bas depuis ces 60 dernières années», a déploré Iouri Safianov, le ministre des Ressources naturelles de la république de Bouriatie, l'une des deux régions bordant le lac Baïkal, qui contient 20% des réserves d'eau douce du monde.
Ce niveau ne dépasse actuellement que de huit centimètres le minimum autorisé de 456 mètres au-dessus du niveau de la mer, a-t-il souligné, cité par la presse locale.
Face à cette «baisse d'eau dans le lac Baïkal», le département du ministère russe des Situations d'urgence en Bouriatie a annoncé mardi «se mettre en état d'alerte» pour surveiller notamment l'approvisionnement en eau des villages voisins qui risquent de subir des pénuries.
Les défenseurs de l'environnement pointent du doigt l'industrie locale, notamment la société hydroélectrique Irkutskenergo, dont une centrale est installée sur l'Angara - la seule rivière se jetant dans le Baïkal -, l'accusant d'abuser des ressources du lac.
«Chaque année, l'industrie veut baisser le niveau du lac pour produire plus d'électricité», affirme Alexandre Kolotov, coordinateur russe de l'ONG Rivières sans Frontières, un groupe d'associations chinoises, russes, mongoles et américaines.
L'été dernier, ce niveau avait déjà baissé alors que tout le monde s'attendait à une année pluvieuse. Mais l'année s'est avérée particulièrement sèche, abaissant d'autant plus le niveau du lac, a déclaré Arkadi Ivanov, du programme Baïkal de Greenpeace.
«Maintenant, l'industrie énergétique veut l'abaisser encore plus. Plus ils peuvent abaisser ce niveau, plus ils gagnent de l'argent», souligne-t-il.
Le gouvernement russe doit décider la semaine prochaine s'il autorisera une nouvelle baisse du niveau d'eau minimal du lac Baïkal pour alimenter les centrales hydroélectriques.
Source © AFP
De nouvelles plantes génétiquement modifiées arrivent dans les champs américains après accord du Ministère de l'Agriculture le 15 janvier 2015. Fruit d'un partenariat inédit entre les géants des biotechnologies, ces OGM toléreront plusieurs herbicides pour tenter d'éradiquer les « super mauvaises herbes » et insectes devenus résistants aux pesticides.
Bienvenue dans la nouvelle ère des OGM ! Les autorités américaines, le Ministère de l'Agriculture américain (USDA) et l'Agence pour la protection de l'Environnement (EPA), sont en passe de donner leurs accords pour la commercialisation et la mise en culture d'une « nouvelle génération » d'OGM destinés aux agriculteurs. Semences miracles ou plantes à haut rendement capables de pousser sans eau penserez-vous ? Rien de cela !
La première génération de plantes génétiquement modifiées commercialisées pour l'agriculture, depuis bientôt vingt ans, consistait surtout en deux types de transgènes intégrés à la majorité des cultures GM (maïs, soja, coton, colza...) : un transgène de production d'un insecticide par la plante ou un transgène de tolérance à un herbicide, le plus souvent le Roundup de Monsanto (70 % des cultures américaines).
La seconde génération consiste elle à combiner ces différentes modifications dans une même plante, en « empilant les traits », jusqu'à obtenir un OGM capable de produire jusqu'à 6 insecticides et tolérer au moins deux herbicides différents (technologie Smartstax).
Jeudi 15 janvier 2015, Monsanto obtenait ainsi le feu vert du Ministère de l'Agriculture (USDA) pour la commercialisation de semences OGM nommées Roundup Ready Extend destinées à tolérer un mélange de deux herbicides combinés : le Roundup et le Dicamba. Si la combinaison de deux herbicides dans une formule unique est une nouveauté, le dicamba est une molécule ancienne, de la classe des herbicides provoquant des perturbations hormonales chez la plante, et commercialisé depuis 1967.
Il semblerait bien que la mode soit à faire du neuf avec de l'ancien dans le secteur des biotechnologies : Dow AgroSciences cherche également à mettre sur le marché des OGM tolérants le 2,4-D, un des ingrédients de l'Agent orange, un défoliant militaire utilisé pendant la guerre du Vietnam.
Pour le chercheur Robin Mesnage, Chercheur au King's College de Londres, département de génétique médicale et moléculaire :
« Le dicamba est connu pour son fort potentiel de dispersion, or malgré son ancienneté, les scientifiques savent relativement peu de chose des effets de ces pesticides sur l'homme aux doses retrouvées dans l'environnement. Cette classe de pesticides agit comme des hormones, mais ces molécules ne sont jamais testées comme de potentiels perturbateurs endocriniens. Par ailleurs, ces pesticides sont toujours testés séparément alors que leur usage en mélange devient la norme. »
Quant à l'empilement des traits de production d'insecticide, la revue de référence Nature Biotechnology publiait le 19 janvier 2015 que les différentes toxines produites par les OGM de seconde génération n'étaient pas assez différentes pour que la stratégie de combinaison soit réellement efficace. En réalité, les « différences » minimes qui existent servent surtout aux entreprises pour déposer des brevets et payer moins de royalties à la concurrence.
Les « super mauvaises herbes » envahissent les champs
Ces nouveaux OGM doivent répondre à un fléau auquel sont confrontés les cultivateurs américains : le développement, chez les parasites ciblés, de résistances aux pesticides, insecticide ou herbicide, associés aux OGM. Ainsi, en Inde ou aux États-Unis comme le rapportait le Wall Street Journal, « la bataille contre les insectes ravageurs est en train d'être perdue » suite aux mutations leur permettant de résister à l'insecticide Bt des plants de coton OGM. Même phénomène avec le développement de l'amarante résistante au glyphosate, molécule dite « active » du Roundup, dans les champs de soja et maïs GM américains.
Un organisme de chercheurs répertorie aujourd'hui plus de trente espèces de « super mauvaises herbes » résistantes au glyphosate sur le territoire national. Selon le cabinet Stratus, spécialisé dans l'audit de l'agrobusiness, depuis 2012 le phénomène est hors de contrôle, touchant plus de 50 % des agriculteurs américains, et jusqu'à 92 % dans l'État céréalier de Georgie pour le seul glyphosate. De nombreuses autres molécules sont aussi affaiblies par l'expansion galopante des résistances naturelles.
Ces « super weeds » sont le résultat direct et prévisible d'une surexposition des adventices aux différents herbicides. Depuis 1995, l'Agence de protection de l'environnement compilait des données sur l'usage et les quantités de pesticides, cet effort statistique a été opportunément stoppé en 2007... Il est pourtant certain que le premier réflexe agricole face aux résistances a été d'augmenter les doses épandues dans les champs d'OGM, contrairement aux promesses des producteurs d'OGM d'en réduire l'usage. Il faut dire que les semenciers OGM, tel Monsanto, Dupont, Dow et Pioneer Hi-Bred, sont aussi les leaders mondiaux de la production de pesticides.
Vers un cartel des producteurs d'OGM et de pesticides ?
Longtemps concurrentes, s'affrontant dans une course aux brevets sur les semences ou devant les tribunaux pour des querelles de propriété intellectuelle, ces entreprises font désormais front commun pour résoudre le problème des « super weeds » ! Leur solution : des « OGM de seconde génération » combinant différentes modifications génétiques de tolérance aux herbicides.
Dupont signait ainsi en mars 2013 un accord de 1,3 milliard de dollars avec Monsanto pour utiliser ses sojas transgéniques tolérants aux herbicides à base de glyphosate et/ou de dicamba. De nombreux accords similaires permettent désormais aux semenciers de puiser, contre royalties, dans une véritable banque de gènes mutualisés afin de créer des plantes transgéniques à partir de brevets détenus par différentes compagnies.
Après deux décennies de stratégie de monopolisation du marché, en partie gagnée par Monsanto, les entreprises du secteur semblent désormais opter pour la coopération, si ce n'est une stratégie d'entente pouvant déboucher sur un véritable cartel dans le secteur des biotechnologies au profit des sociétés américaines.
Pour Bill Freeze, du Center for Food Safety, la mise sur le marché prochaine des OGM résistants au Dicamba associé au Roundup serait « le fruit d'une stratégie de l'industrie des pesticides pour augmenter les ventes de leurs herbicides toxiques », ajoutant que l'évolution actuelle des biotechnologies « rend l'agriculture américaine plus dépendante que jamais de la chimie. » Pour le Dr Marcia Ishii-Eiteman du Pesticide Action Network USA, la décision de l'USDA « n'est que la dernière manifestation du mépris du Ministère de l'Agriculture face aux préoccupations des exploitants et de leur allégeance aux multinationales des pesticides. »
La France n'est pas à l'abri de voir arriver ces « nouveaux » OGM. En pleine négociation du projet de Traité transatlantique Europe-USA (TAFTA ou TTIP), le ministre de l'Agriculture Stéphane Le Foll déclarait en avril 2014 être « favorable à un débat démocratique » sur les « OGM de secondes générations ». Appuyant son idée sur un OGM pseudo miraculeux, le « Riz doré », peut-être que notre ministre n'avait pas en tête la réalité de ces éponges à pesticides que l'industrie voudrait mettre dans nos champs et nos assiettes ?
Source © Mediapart
Bienvenue dans la nouvelle ère des OGM ! Les autorités américaines, le Ministère de l'Agriculture américain (USDA) et l'Agence pour la protection de l'Environnement (EPA), sont en passe de donner leurs accords pour la commercialisation et la mise en culture d'une « nouvelle génération » d'OGM destinés aux agriculteurs. Semences miracles ou plantes à haut rendement capables de pousser sans eau penserez-vous ? Rien de cela !
La première génération de plantes génétiquement modifiées commercialisées pour l'agriculture, depuis bientôt vingt ans, consistait surtout en deux types de transgènes intégrés à la majorité des cultures GM (maïs, soja, coton, colza...) : un transgène de production d'un insecticide par la plante ou un transgène de tolérance à un herbicide, le plus souvent le Roundup de Monsanto (70 % des cultures américaines).
La seconde génération consiste elle à combiner ces différentes modifications dans une même plante, en « empilant les traits », jusqu'à obtenir un OGM capable de produire jusqu'à 6 insecticides et tolérer au moins deux herbicides différents (technologie Smartstax).
Jeudi 15 janvier 2015, Monsanto obtenait ainsi le feu vert du Ministère de l'Agriculture (USDA) pour la commercialisation de semences OGM nommées Roundup Ready Extend destinées à tolérer un mélange de deux herbicides combinés : le Roundup et le Dicamba. Si la combinaison de deux herbicides dans une formule unique est une nouveauté, le dicamba est une molécule ancienne, de la classe des herbicides provoquant des perturbations hormonales chez la plante, et commercialisé depuis 1967.
Il semblerait bien que la mode soit à faire du neuf avec de l'ancien dans le secteur des biotechnologies : Dow AgroSciences cherche également à mettre sur le marché des OGM tolérants le 2,4-D, un des ingrédients de l'Agent orange, un défoliant militaire utilisé pendant la guerre du Vietnam.
Pour le chercheur Robin Mesnage, Chercheur au King's College de Londres, département de génétique médicale et moléculaire :
« Le dicamba est connu pour son fort potentiel de dispersion, or malgré son ancienneté, les scientifiques savent relativement peu de chose des effets de ces pesticides sur l'homme aux doses retrouvées dans l'environnement. Cette classe de pesticides agit comme des hormones, mais ces molécules ne sont jamais testées comme de potentiels perturbateurs endocriniens. Par ailleurs, ces pesticides sont toujours testés séparément alors que leur usage en mélange devient la norme. »
Quant à l'empilement des traits de production d'insecticide, la revue de référence Nature Biotechnology publiait le 19 janvier 2015 que les différentes toxines produites par les OGM de seconde génération n'étaient pas assez différentes pour que la stratégie de combinaison soit réellement efficace. En réalité, les « différences » minimes qui existent servent surtout aux entreprises pour déposer des brevets et payer moins de royalties à la concurrence.
Les « super mauvaises herbes » envahissent les champs
Ces nouveaux OGM doivent répondre à un fléau auquel sont confrontés les cultivateurs américains : le développement, chez les parasites ciblés, de résistances aux pesticides, insecticide ou herbicide, associés aux OGM. Ainsi, en Inde ou aux États-Unis comme le rapportait le Wall Street Journal, « la bataille contre les insectes ravageurs est en train d'être perdue » suite aux mutations leur permettant de résister à l'insecticide Bt des plants de coton OGM. Même phénomène avec le développement de l'amarante résistante au glyphosate, molécule dite « active » du Roundup, dans les champs de soja et maïs GM américains.
Un organisme de chercheurs répertorie aujourd'hui plus de trente espèces de « super mauvaises herbes » résistantes au glyphosate sur le territoire national. Selon le cabinet Stratus, spécialisé dans l'audit de l'agrobusiness, depuis 2012 le phénomène est hors de contrôle, touchant plus de 50 % des agriculteurs américains, et jusqu'à 92 % dans l'État céréalier de Georgie pour le seul glyphosate. De nombreuses autres molécules sont aussi affaiblies par l'expansion galopante des résistances naturelles.
Ces « super weeds » sont le résultat direct et prévisible d'une surexposition des adventices aux différents herbicides. Depuis 1995, l'Agence de protection de l'environnement compilait des données sur l'usage et les quantités de pesticides, cet effort statistique a été opportunément stoppé en 2007... Il est pourtant certain que le premier réflexe agricole face aux résistances a été d'augmenter les doses épandues dans les champs d'OGM, contrairement aux promesses des producteurs d'OGM d'en réduire l'usage. Il faut dire que les semenciers OGM, tel Monsanto, Dupont, Dow et Pioneer Hi-Bred, sont aussi les leaders mondiaux de la production de pesticides.
Vers un cartel des producteurs d'OGM et de pesticides ?
Longtemps concurrentes, s'affrontant dans une course aux brevets sur les semences ou devant les tribunaux pour des querelles de propriété intellectuelle, ces entreprises font désormais front commun pour résoudre le problème des « super weeds » ! Leur solution : des « OGM de seconde génération » combinant différentes modifications génétiques de tolérance aux herbicides.
Dupont signait ainsi en mars 2013 un accord de 1,3 milliard de dollars avec Monsanto pour utiliser ses sojas transgéniques tolérants aux herbicides à base de glyphosate et/ou de dicamba. De nombreux accords similaires permettent désormais aux semenciers de puiser, contre royalties, dans une véritable banque de gènes mutualisés afin de créer des plantes transgéniques à partir de brevets détenus par différentes compagnies.
Après deux décennies de stratégie de monopolisation du marché, en partie gagnée par Monsanto, les entreprises du secteur semblent désormais opter pour la coopération, si ce n'est une stratégie d'entente pouvant déboucher sur un véritable cartel dans le secteur des biotechnologies au profit des sociétés américaines.
Pour Bill Freeze, du Center for Food Safety, la mise sur le marché prochaine des OGM résistants au Dicamba associé au Roundup serait « le fruit d'une stratégie de l'industrie des pesticides pour augmenter les ventes de leurs herbicides toxiques », ajoutant que l'évolution actuelle des biotechnologies « rend l'agriculture américaine plus dépendante que jamais de la chimie. » Pour le Dr Marcia Ishii-Eiteman du Pesticide Action Network USA, la décision de l'USDA « n'est que la dernière manifestation du mépris du Ministère de l'Agriculture face aux préoccupations des exploitants et de leur allégeance aux multinationales des pesticides. »
La France n'est pas à l'abri de voir arriver ces « nouveaux » OGM. En pleine négociation du projet de Traité transatlantique Europe-USA (TAFTA ou TTIP), le ministre de l'Agriculture Stéphane Le Foll déclarait en avril 2014 être « favorable à un débat démocratique » sur les « OGM de secondes générations ». Appuyant son idée sur un OGM pseudo miraculeux, le « Riz doré », peut-être que notre ministre n'avait pas en tête la réalité de ces éponges à pesticides que l'industrie voudrait mettre dans nos champs et nos assiettes ?
Source © Mediapart
Oui, le climat change, admet le Sénat Américain
Le changement climatique est réel, ont proclamé les sénateurs américains mercredi lors d'un vote hautement symbolique. Mais dans un second vote illustrant la controverse partisane sur le sujet, les sénateurs républicains ont disculpé l'homme.
Les démocrates ont profité d'un débat sur le projet controversé d'oléoduc Keystone XL pour tenter de trancher, une bonne fois pour toutes, la question du réchauffement climatique au sein de ce que les parlementaires américains appellent «la plus grande assemblée délibérante du monde».
Ils ont déposé deux résolutions non contraignantes, soumises au vote des 100 sénateurs américains, en majorité républicains.
La première résolution affirme en une phrase que «le changement climatique est réel et n'est pas un canular»: elle a été approuvée par 98 voix contre 1 (le sénateur républicain du Mississippi Roger Wicker).
Les républicains ont désormais consigné pour l'histoire qu'ils ne contestaient pas la réalité du réchauffement de la planète.
La seconde motion démocrate, déposée par le sénateur d'Hawaï Brian Schatz, allait plus loin qu'un simple constat pour déclarer que le réchauffement était du fait de l'activité humaine, touchant au coeur de la controverse politique américaine.
Mais cette fois, 49 des 54 républicains ont voté contre, suffisamment pour couler la résolution.
L'origine de leur opposition date des premiers projets de taxation du carbone dans les années 2000, et depuis les républicains restent opposés aux propositions de Barack Obama pour réduire les émissions de gaz à effet de serre, afin de ne pas nuire à la compétitivité des entreprises américaines.
Cependant, ils restent nombreux à contester les conclusions de scientifiques qui lient le réchauffement à l'activité humaine.
«Quelle arrogance de dire que l'homme est capable de changer le climat», a redit celui qui a pris la tête du combat au Sénat, Jim Inhofe, président de la commission de l'Environnement.
«Le climat a toujours changé», a-t-il dit. «Relisez les conclusions archéologiques (...) La Bible en parle».
Malgré la défaite, c'est dopé d'optimisme que le démocrate Brian Schatz est sorti de l'hémicycle.
«On voit émerger un groupe d'élus des deux partis qui pensent que le changement climatique est réel, causé par les humains et qu'il existe des solutions», a-t-il dit aux journalistes rassemblés pour l'événement.
«C'est un début», a dit sa collègue Barbara Boxer.
Source © AFP
Le changement climatique est réel, ont proclamé les sénateurs américains mercredi lors d'un vote hautement symbolique. Mais dans un second vote illustrant la controverse partisane sur le sujet, les sénateurs républicains ont disculpé l'homme.
Les démocrates ont profité d'un débat sur le projet controversé d'oléoduc Keystone XL pour tenter de trancher, une bonne fois pour toutes, la question du réchauffement climatique au sein de ce que les parlementaires américains appellent «la plus grande assemblée délibérante du monde».
Ils ont déposé deux résolutions non contraignantes, soumises au vote des 100 sénateurs américains, en majorité républicains.
La première résolution affirme en une phrase que «le changement climatique est réel et n'est pas un canular»: elle a été approuvée par 98 voix contre 1 (le sénateur républicain du Mississippi Roger Wicker).
Les républicains ont désormais consigné pour l'histoire qu'ils ne contestaient pas la réalité du réchauffement de la planète.
La seconde motion démocrate, déposée par le sénateur d'Hawaï Brian Schatz, allait plus loin qu'un simple constat pour déclarer que le réchauffement était du fait de l'activité humaine, touchant au coeur de la controverse politique américaine.
Mais cette fois, 49 des 54 républicains ont voté contre, suffisamment pour couler la résolution.
L'origine de leur opposition date des premiers projets de taxation du carbone dans les années 2000, et depuis les républicains restent opposés aux propositions de Barack Obama pour réduire les émissions de gaz à effet de serre, afin de ne pas nuire à la compétitivité des entreprises américaines.
Cependant, ils restent nombreux à contester les conclusions de scientifiques qui lient le réchauffement à l'activité humaine.
«Quelle arrogance de dire que l'homme est capable de changer le climat», a redit celui qui a pris la tête du combat au Sénat, Jim Inhofe, président de la commission de l'Environnement.
«Le climat a toujours changé», a-t-il dit. «Relisez les conclusions archéologiques (...) La Bible en parle».
Malgré la défaite, c'est dopé d'optimisme que le démocrate Brian Schatz est sorti de l'hémicycle.
«On voit émerger un groupe d'élus des deux partis qui pensent que le changement climatique est réel, causé par les humains et qu'il existe des solutions», a-t-il dit aux journalistes rassemblés pour l'événement.
«C'est un début», a dit sa collègue Barbara Boxer.
Source © AFP
Un officiel du régime iranien a révélé que durant l’année dernière, il y a eu 4600 décès à Téhéran, à cause de la pollution atmosphérique dans cette ville.
Rahmatollah Hafezi, président de la commission « santé et environnement » du conseil municipal de Téhéran, a déclaré le mardi 20 janvier à l’agence de presse officielle Tasnim : « Selon les chiffres du ministère de la santé, durant l’année dernière, 4.600 habitants de Téhéran ont décédé des suites des maladies provoquées par la pollution atmosphérique dans cette ville. »
Il a demandé aux services gouvernementaux de contrôle de la qualité de l’air de publier les résultats de leurs enquêtes et ne pas cacher la réalité de la pollution atmosphérique à Téhéran.
Ces dernières années, la pollution atmosphérique est devenue un véritable enjeu de santé publique dans les grandes villes en Iran. Le régime iranien refuse de consacrer les ressources nécessaires pour réduire la pollution et améliorer la qualité de l’air dans les zones urbaines en Iran.
Les rapports montrent que le Grand Téhéran (une agglomération de plus de 12 millions d’habitants) fait partie des mégalopoles les plus pollués au monde.
Ahwaz, Sanandaj et Kermânchâh (les chefs-lieux de trois provinces situées à l’ouest de l’Iran) font partie des villes les plus polluées en Iran.
Source © CSDHI.org
Rahmatollah Hafezi, président de la commission « santé et environnement » du conseil municipal de Téhéran, a déclaré le mardi 20 janvier à l’agence de presse officielle Tasnim : « Selon les chiffres du ministère de la santé, durant l’année dernière, 4.600 habitants de Téhéran ont décédé des suites des maladies provoquées par la pollution atmosphérique dans cette ville. »
Il a demandé aux services gouvernementaux de contrôle de la qualité de l’air de publier les résultats de leurs enquêtes et ne pas cacher la réalité de la pollution atmosphérique à Téhéran.
Ces dernières années, la pollution atmosphérique est devenue un véritable enjeu de santé publique dans les grandes villes en Iran. Le régime iranien refuse de consacrer les ressources nécessaires pour réduire la pollution et améliorer la qualité de l’air dans les zones urbaines en Iran.
Les rapports montrent que le Grand Téhéran (une agglomération de plus de 12 millions d’habitants) fait partie des mégalopoles les plus pollués au monde.
Ahwaz, Sanandaj et Kermânchâh (les chefs-lieux de trois provinces situées à l’ouest de l’Iran) font partie des villes les plus polluées en Iran.
Source © CSDHI.org
Le Tribunal de police de Charleville-Mézières a condamné EDF pour une fuite d’acide sulfurique dans la Meuse, survenue le 2 juillet 2013. Environ 80 litres de produit corrosif ont été accidentellement déversé dans le fleuve. EDF estime qu’il n’y a pas eu de dégâts à l’environnement. Les associations environnementales taxent l’électricien de « délinquant environnemental récidiviste » !
Récidiviste ? Oui, car la centrale de Chooz (voisine de la Province de Namur) avait déjà été condamnée en juillet 2014 pour une première fuite survenue en 2011, beaucoup plus importante celle-là. A l’époque, ce sont des milliers de litres d’acide sulfurique qui avaient été déversés accidentellement dans la Meuse. La fuite provenait du circuit de traitement antitartre dans la tour de refroidissement du réacteur n°1.
Poursuivi une première fois devant le Tribunal de police de Charleville-Mézières, le propriétaire de la centrale, EDF, n’avait pas nié l’incident mais s’était défendu en affirmant que la fuite n’avait pas eu d’impact sur l’environnement. Le 30 juillet 2014, la justice française donnait néanmoins raison au réseau " Sortir du nucléaire ", à l’initiative des poursuites, en condamnant EDF à une amende pour imprudence et manque de transparence.
Entretemps, une deuxième fuite s’était produite, le 2 juillet 2013, d’une ampleur moins importante. Ce sont environ 80 litres d’acide sulfurique cette fois qui s’étaient échappés dans la Meuse. La nouvelle fuite provenait probablement d’un joint mal positionné suite à une opération de maintenance. Selon l’Autorité de sûreté nucléaire française, EDF ne s’est pas donné les moyens pour surveiller cette intervention de maintenance.
Toujours est-il que le tribunal de Charleville-Mézières a de nouveau condamné EDF à plusieurs milliers d’euros d’amende, ainsi qu’à des dommages et intérêts au bénéfice des associations environnementales parties au procès.
Source © Rtbf.be
Récidiviste ? Oui, car la centrale de Chooz (voisine de la Province de Namur) avait déjà été condamnée en juillet 2014 pour une première fuite survenue en 2011, beaucoup plus importante celle-là. A l’époque, ce sont des milliers de litres d’acide sulfurique qui avaient été déversés accidentellement dans la Meuse. La fuite provenait du circuit de traitement antitartre dans la tour de refroidissement du réacteur n°1.
Poursuivi une première fois devant le Tribunal de police de Charleville-Mézières, le propriétaire de la centrale, EDF, n’avait pas nié l’incident mais s’était défendu en affirmant que la fuite n’avait pas eu d’impact sur l’environnement. Le 30 juillet 2014, la justice française donnait néanmoins raison au réseau " Sortir du nucléaire ", à l’initiative des poursuites, en condamnant EDF à une amende pour imprudence et manque de transparence.
Entretemps, une deuxième fuite s’était produite, le 2 juillet 2013, d’une ampleur moins importante. Ce sont environ 80 litres d’acide sulfurique cette fois qui s’étaient échappés dans la Meuse. La nouvelle fuite provenait probablement d’un joint mal positionné suite à une opération de maintenance. Selon l’Autorité de sûreté nucléaire française, EDF ne s’est pas donné les moyens pour surveiller cette intervention de maintenance.
Toujours est-il que le tribunal de Charleville-Mézières a de nouveau condamné EDF à plusieurs milliers d’euros d’amende, ainsi qu’à des dommages et intérêts au bénéfice des associations environnementales parties au procès.
Source © Rtbf.be
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