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jeudi 22 janvier 2015
Région Normandie

La préfecture du Calvados vient de déclencher une alerte de niveau orange à la suite d'une nouvelle pollution de l'air à prévoir, par les particules PM 10, ce mercredi 21 janvier 2015.

"En raison d'un temps stable, froid, et de l'absence de vent, une dégradation importante de la qualité de l'air est prévue sur le département du Calvados" indique la préfecture.

Cette dégradation débutera dans la nuit du mercredi 21 au jeudi 22 janvier 2015 et se poursuivra probablement jusqu'à la fin de la journée de vendredi.

Les polluants en cause sont les particules ultra-fines, de diamètre inférieur à 10 μm (10 millièmes de millimètre). Ces particules ont principalement pour origine les combustions diverses (automobiles, chauffage, industrie) et l'activité agricole.


Région  Nord-Pas-de-Calais

Temps humide et froid, plafond bas, vent quasi-inexistant: les conditions sont idéales pour une accumulation de particules dans l'atmosphère. Et comme de l'air «continental» déjà chargé en polluants nous arrive de l'Est, il n'en fallait pas plus pour déclencher le premier épisode de pollution aux poussières de l'année 2015.

Poursuite de la pollution jeudi

Selon l'association Atmo Nord-Pas-de-Calais, en charge de la surveillance de la qualité de l'air, toute la région est concernée par cet épisode qui voit la concentration de particules fines (PM10) dépasser le seuil réglementaire de 50 microgrammes par m³ d'air. La pollution devrait d'ailleurs se poursuivre jeudi car les masses d'air devraient rester stables. En revanche, le niveau d'alerte de 80 microgrammes par m³ ne devrait pas être franchi.

Les personnes sensibles sont invitées à limiter les risques en évitant toute activité sportive ou physique intense.

Pour Atmo c'est le baptême du feu: depuis le 12 janvier, l'organisme Atmo a désormais un rôle préventif, en communiquant (théoriquement) ses prévisions en amont des épisodes de pollution, et non plus seulement lorsqu'ils se produisent.


Région Ile de France

Airparif, l'association chargée de surveiller la qualité de l'air en Ile-de-France voit rouge ce jeudi, particulièrement au sud de Paris.  Les particules fines PM10 sont une fois de plus en cause; la mairie met en place la gratuité du stationnement résidentiel pour cette journée de jeudi

Les particules fines PM10, dont une étude a récemment confirmé les effets néfastes, y compris à court terme, sont de retour en région parisienne. Des mesures pour limiter la pollution atmosphérique ont été prises pour la journée de jeudi à Paris et autour de la capitale: stationnement résidentiel gratuit et limitations renforcées des vitesses de circulation sur les axes franciliens.

L'association Airparif, chargée de mesurer la qualité de l'air en Ile-de-France, lance donc ce jeudi une procédure pour dépassement du seuil d'information et d'alerte. Parmi les quatre polluants qu'elle mesure, dioxyde d'azote, ozone, particules PM10 et dioxyde de soufre, les particules dont le diamètre est inférieur à 10 micromètres sont en cause. Un phénomène qui revient régulièrement en hiver en l'absence de vent.

Stationnement résidentiel gratuit à Paris

Pour limiter la pollution, la mairie de Paris a décidé la gratuité du stationnement résidentiel. Les Parisiens sont donc encouragés à utiliser les transports en commun.

Les services municipaux font aussi leur part pour limiter la pollution avec l'arrêt de l'utilisation de tous les véhicules municipaux, hors de ceux strictement indispensables et des véhicules électriques.

Limitations de vitesse abaissées sur les axes franciliens

La préfecture de police de Paris a par ailleurs opté pour des limitations de vitesse renforcées. Ainsi faudra-t-il abaisser sa vitesse de 20 km/h sur les autoroutes et de 10 km/h sur les voies rapides. Sur le périphérique, la vitesse maximale autorisée est également abaissée à 60 km/h. Un renforcement des contrôles antipollution est également prévu.

Il est aussi demandé aux habitants d'Ile-de-France de limiter autant que faire se peut les feux de cheminée en foyers ouverts et de respecter scrupuleusement les interdictions des activités de brûlage de déchets verts, y compris agricoles.


Une vigilance particulière est demandée pour la surveillance des enfants et des personnes âgées particulièrement sensibles à cette pollution. Les activités sportives intenses en extérieur sont aussi à éviter.



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La Russie s'est alarmée mardi du niveau d'eau du lac Baïkal, la plus grande réserve d'eau douce du monde, à son plus bas depuis 60 ans en raison d'une saison très sèche et d'un drainage excessif selon des militants de défense de l'environnement.

«Le niveau actuel est le plus bas depuis ces 60 dernières années», a déploré Iouri Safianov, le ministre des Ressources naturelles de la république de Bouriatie, l'une des deux régions bordant le lac Baïkal, qui contient 20% des réserves d'eau douce du monde.

Ce niveau ne dépasse actuellement que de huit centimètres le minimum autorisé de 456 mètres au-dessus du niveau de la mer, a-t-il souligné, cité par la presse locale.

Face à cette «baisse d'eau dans le lac Baïkal», le département du ministère russe des Situations d'urgence en Bouriatie a annoncé mardi «se mettre en état d'alerte» pour surveiller notamment l'approvisionnement en eau des villages voisins qui risquent de subir des pénuries.

Les défenseurs de l'environnement pointent du doigt l'industrie locale, notamment la société hydroélectrique Irkutskenergo, dont une centrale est installée sur l'Angara - la seule rivière se jetant dans le Baïkal -, l'accusant d'abuser des ressources du lac.

«Chaque année, l'industrie veut baisser le niveau du lac pour produire plus d'électricité», affirme Alexandre Kolotov, coordinateur russe de l'ONG Rivières sans Frontières, un groupe d'associations chinoises, russes, mongoles et américaines.

L'été dernier, ce niveau avait déjà baissé alors que tout le monde s'attendait à une année pluvieuse. Mais l'année s'est avérée particulièrement sèche, abaissant d'autant plus le niveau du lac, a déclaré Arkadi Ivanov, du programme Baïkal de Greenpeace.

«Maintenant, l'industrie énergétique veut l'abaisser encore plus. Plus ils peuvent abaisser ce niveau, plus ils gagnent de l'argent», souligne-t-il.

Le gouvernement russe doit décider la semaine prochaine s'il autorisera une nouvelle baisse du niveau d'eau minimal du lac Baïkal pour alimenter les centrales hydroélectriques.

Source © AFP


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De nouvelles plantes génétiquement modifiées arrivent dans les champs américains après accord du Ministère de l'Agriculture le 15 janvier 2015. Fruit d'un partenariat inédit entre les géants des biotechnologies, ces OGM toléreront plusieurs herbicides pour tenter d'éradiquer les « super mauvaises herbes » et insectes devenus résistants aux pesticides. 

Bienvenue dans la nouvelle ère des OGM ! Les autorités américaines, le Ministère de l'Agriculture américain (USDA) et l'Agence pour la protection de l'Environnement (EPA), sont en passe de donner leurs accords pour la commercialisation et la mise en culture d'une « nouvelle génération » d'OGM destinés aux agriculteurs. Semences miracles ou plantes à haut rendement capables de pousser sans eau penserez-vous ? Rien de cela ! 

La première génération de plantes génétiquement modifiées commercialisées pour l'agriculture, depuis bientôt vingt ans, consistait surtout en deux types de transgènes intégrés à la majorité des cultures GM (maïs, soja, coton, colza...) : un transgène de production d'un insecticide par la plante ou un transgène de tolérance à un herbicide, le plus souvent le Roundup de Monsanto (70 % des cultures américaines). 

La seconde génération consiste elle à combiner ces différentes modifications dans une même plante, en « empilant les traits », jusqu'à obtenir un OGM capable de produire jusqu'à 6 insecticides et tolérer au moins deux herbicides différents (technologie Smartstax). 

Jeudi 15 janvier 2015, Monsanto obtenait ainsi le feu vert du Ministère de l'Agriculture (USDA) pour la commercialisation de semences OGM nommées Roundup Ready Extend destinées à tolérer un mélange de deux herbicides combinés : le Roundup et le Dicamba. Si la combinaison de deux herbicides dans une formule unique est une nouveauté, le dicamba est une molécule ancienne, de la classe des herbicides provoquant des perturbations hormonales chez la plante, et commercialisé depuis 1967. 

Il semblerait bien que la mode soit à faire du neuf avec de l'ancien dans le secteur des biotechnologies : Dow AgroSciences cherche également à mettre sur le marché des OGM tolérants le 2,4-D, un des ingrédients de l'Agent orange, un défoliant militaire utilisé pendant la guerre du Vietnam. 

Pour le chercheur Robin Mesnage, Chercheur au King's College de Londres, département de génétique médicale et moléculaire :

« Le dicamba est connu pour son fort potentiel de dispersion, or malgré son ancienneté, les scientifiques savent relativement peu de chose des effets de ces pesticides sur l'homme aux doses retrouvées dans l'environnement. Cette classe de pesticides agit comme des hormones, mais ces molécules ne sont jamais testées comme de potentiels perturbateurs endocriniens. Par ailleurs, ces pesticides sont toujours testés séparément alors que leur usage en mélange devient la norme. »

Quant à l'empilement des traits de production d'insecticide, la revue de référence Nature Biotechnology publiait le 19 janvier 2015 que les différentes toxines produites par les OGM de seconde génération n'étaient pas assez différentes pour que la stratégie de combinaison soit réellement efficace. En réalité, les « différences » minimes qui existent servent surtout aux entreprises pour déposer des brevets et payer moins de royalties à la concurrence. 

Les « super mauvaises herbes » envahissent les champs 

Ces nouveaux OGM doivent répondre à un fléau auquel sont confrontés les cultivateurs américains : le développement, chez les parasites ciblés, de résistances aux pesticides, insecticide ou herbicide, associés aux OGM. Ainsi, en Inde ou aux États-Unis comme le rapportait le Wall Street Journal, « la bataille contre les insectes ravageurs est en train d'être perdue » suite aux mutations leur permettant de résister à l'insecticide Bt des plants de coton OGM. Même phénomène avec le développement de l'amarante résistante au glyphosate, molécule dite « active » du Roundup, dans les champs de soja et maïs GM américains. 

Un organisme de chercheurs répertorie aujourd'hui plus de trente espèces de « super mauvaises herbes » résistantes au glyphosate sur le territoire national. Selon le cabinet Stratus, spécialisé dans l'audit de l'agrobusiness, depuis 2012 le phénomène est hors de contrôle, touchant plus de 50 % des agriculteurs américains, et jusqu'à 92 % dans l'État céréalier de Georgie pour le seul glyphosate. De nombreuses autres molécules sont aussi affaiblies par l'expansion galopante des résistances naturelles. 

Ces « super weeds » sont le résultat direct et prévisible d'une surexposition des adventices aux différents herbicides. Depuis 1995, l'Agence de protection de l'environnement compilait des données sur l'usage et les quantités de pesticides, cet effort statistique a été opportunément stoppé en 2007... Il est pourtant certain que le premier réflexe agricole face aux résistances a été d'augmenter les doses épandues dans les champs d'OGM, contrairement aux promesses des producteurs d'OGM d'en réduire l'usage. Il faut dire que les semenciers OGM, tel Monsanto, Dupont, Dow et Pioneer Hi-Bred, sont aussi les leaders mondiaux de la production de pesticides. 

Vers un cartel des producteurs d'OGM et de pesticides ? 

Longtemps concurrentes, s'affrontant dans une course aux brevets sur les semences ou devant les tribunaux pour des querelles de propriété intellectuelle, ces entreprises font désormais front commun pour résoudre le problème des « super weeds » ! Leur solution : des « OGM de seconde génération » combinant différentes modifications génétiques de tolérance aux herbicides. 

Dupont signait ainsi en mars 2013 un accord de 1,3 milliard de dollars avec Monsanto pour utiliser ses sojas transgéniques tolérants aux herbicides à base de glyphosate et/ou de dicamba. De nombreux accords similaires permettent désormais aux semenciers de puiser, contre royalties, dans une véritable banque de gènes mutualisés afin de créer des plantes transgéniques à partir de brevets détenus par différentes compagnies. 

Après deux décennies de stratégie de monopolisation du marché, en partie gagnée par Monsanto, les entreprises du secteur semblent désormais opter pour la coopération, si ce n'est une stratégie d'entente pouvant déboucher sur un véritable cartel dans le secteur des biotechnologies au profit des sociétés américaines.

Pour Bill Freeze, du Center for Food Safety, la mise sur le marché prochaine des OGM résistants au Dicamba associé au Roundup serait « le fruit d'une stratégie de l'industrie des pesticides pour augmenter les ventes de leurs herbicides toxiques », ajoutant que l'évolution actuelle des biotechnologies « rend l'agriculture américaine plus dépendante que jamais de la chimie. » Pour le Dr Marcia Ishii-Eiteman du Pesticide Action Network USA, la décision de l'USDA « n'est que la dernière manifestation du mépris du Ministère de l'Agriculture face aux préoccupations des exploitants et de leur allégeance aux multinationales des pesticides. »

La France n'est pas à l'abri de voir arriver ces « nouveaux » OGM. En pleine négociation du projet de Traité transatlantique Europe-USA (TAFTA ou TTIP), le ministre de l'Agriculture Stéphane Le Foll déclarait en avril 2014 être « favorable à un débat démocratique » sur les « OGM de secondes générations ». Appuyant son idée sur un OGM pseudo miraculeux, le « Riz doré », peut-être que notre ministre n'avait pas en tête la réalité de ces éponges à pesticides que l'industrie voudrait mettre dans nos champs et nos assiettes ?

Source © Mediapart
Oui, le climat change, admet le Sénat Américain

Le changement climatique est réel, ont proclamé les sénateurs américains mercredi lors d'un vote hautement symbolique. Mais dans un second vote illustrant la controverse partisane sur le sujet, les sénateurs républicains ont disculpé l'homme.

Les démocrates ont profité d'un débat sur le projet controversé d'oléoduc Keystone XL pour tenter de trancher, une bonne fois pour toutes, la question du réchauffement climatique au sein de ce que les parlementaires américains appellent «la plus grande assemblée délibérante du monde».

Ils ont déposé deux résolutions non contraignantes, soumises au vote des 100 sénateurs américains, en majorité républicains.

La première résolution affirme en une phrase que «le changement climatique est réel et n'est pas un canular»: elle a été approuvée par 98 voix contre 1 (le sénateur républicain du Mississippi Roger Wicker).

Les républicains ont désormais consigné pour l'histoire qu'ils ne contestaient pas la réalité du réchauffement de la planète.

La seconde motion démocrate, déposée par le sénateur d'Hawaï Brian Schatz, allait plus loin qu'un simple constat pour déclarer que le réchauffement était du fait de l'activité humaine, touchant au coeur de la controverse politique américaine.

Mais cette fois, 49 des 54 républicains ont voté contre, suffisamment pour couler la résolution.

L'origine de leur opposition date des premiers projets de taxation du carbone dans les années 2000, et depuis les républicains restent opposés aux propositions de Barack Obama pour réduire les émissions de gaz à effet de serre, afin de ne pas nuire à la compétitivité des entreprises américaines.

Cependant, ils restent nombreux à contester les conclusions de scientifiques qui lient le réchauffement à l'activité humaine.

«Quelle arrogance de dire que l'homme est capable de changer le climat», a redit celui qui a pris la tête du combat au Sénat, Jim Inhofe, président de la commission de l'Environnement.

«Le climat a toujours changé», a-t-il dit. «Relisez les conclusions archéologiques (...) La Bible en parle».

Malgré la défaite, c'est dopé d'optimisme que le démocrate Brian Schatz est sorti de l'hémicycle.

«On voit émerger un groupe d'élus des deux partis qui pensent que le changement climatique est réel, causé par les humains et qu'il existe des solutions», a-t-il dit aux journalistes rassemblés pour l'événement.

«C'est un début», a dit sa collègue Barbara Boxer.

Source © AFP


Un officiel du régime iranien a révélé que durant l’année dernière, il y a eu 4600 décès à Téhéran, à cause de la pollution atmosphérique dans cette ville.

Rahmatollah Hafezi, président de la commission « santé et environnement » du conseil municipal de Téhéran, a déclaré le mardi 20 janvier à l’agence de presse officielle Tasnim : « Selon les chiffres du ministère de la santé, durant l’année dernière, 4.600 habitants de Téhéran ont décédé des suites des maladies provoquées par la pollution atmosphérique dans cette ville. »

Il a demandé aux services gouvernementaux de contrôle de la qualité de l’air de publier les résultats de leurs enquêtes et ne pas cacher la réalité de la pollution atmosphérique à Téhéran.

Ces dernières années, la pollution atmosphérique est devenue un véritable enjeu de santé publique dans les grandes villes en Iran. Le régime iranien refuse de consacrer les ressources nécessaires pour réduire la pollution et améliorer la qualité de l’air dans les zones urbaines en Iran.

Les rapports montrent que le Grand Téhéran (une agglomération de plus de 12 millions d’habitants) fait partie des mégalopoles les plus pollués au monde.

Ahwaz, Sanandaj et Kermânchâh (les chefs-lieux de trois provinces situées à l’ouest de l’Iran) font partie des villes les plus polluées en Iran.

Source © CSDHI.org

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Le Tribunal de police de Charleville-Mézières a condamné EDF pour une fuite d’acide sulfurique dans la Meuse, survenue le 2 juillet 2013. Environ 80 litres de produit corrosif ont été accidentellement déversé dans le fleuve. EDF estime qu’il n’y a pas eu de dégâts à l’environnement. Les associations environnementales taxent l’électricien de « délinquant environnemental récidiviste » !

Récidiviste ? Oui, car la centrale de Chooz (voisine de la Province de Namur) avait déjà été condamnée en juillet 2014 pour une première fuite survenue en 2011, beaucoup plus importante celle-là. A l’époque, ce sont des milliers de litres d’acide sulfurique qui avaient été déversés accidentellement dans la Meuse. La fuite provenait du circuit de traitement antitartre dans la tour de refroidissement du réacteur n°1.

Poursuivi une première fois devant le Tribunal de police de Charleville-Mézières, le propriétaire de la centrale, EDF, n’avait pas nié l’incident mais s’était défendu en affirmant que la fuite n’avait pas eu d’impact sur l’environnement. Le 30 juillet 2014, la justice française donnait néanmoins raison au réseau " Sortir du nucléaire ", à l’initiative des poursuites, en condamnant EDF à une amende pour imprudence et manque de transparence.

Entretemps, une deuxième fuite s’était produite, le 2 juillet 2013, d’une ampleur moins importante. Ce sont environ 80 litres d’acide sulfurique cette fois qui s’étaient échappés dans la Meuse. La nouvelle fuite provenait probablement d’un joint mal positionné suite à une opération de maintenance. Selon l’Autorité de sûreté nucléaire française, EDF ne s’est pas donné les moyens pour surveiller cette intervention de maintenance.

Toujours est-il que le tribunal de Charleville-Mézières a de nouveau condamné EDF à plusieurs milliers d’euros d’amende, ainsi qu’à des dommages et intérêts au bénéfice des associations environnementales parties au procès.


Source © Rtbf.be
La Norvège va redéfinir la cartographie des contours de la banquise dans l'Arctique, a annoncé le ministère de l'Environnement mardi, une décision controversée susceptible d'ouvrir davantage la mer de Barents aux activités pétrolières.

Le même jour, le ministère du Pétrole a offert à la prospection 57 blocs, presque tous en mer de Barents, certains dans les eaux les plus septentrionales jamais ouvertes à l'exploration par le pays scandinave.

Un accord conclu en 2013 entre le gouvernement (minoritaire) de droite et deux alliés de centre-droit interdit d'ouvrir les zones situées en bordure de la banquise, afin de protéger leur écosystème, à la prospection et à la production d'hydrocarbures.

Mais avec le réchauffement climatique, la banquise recule toujours plus au nord et la cartographie de ses contours fait débat.

«Il est important de disposer de connaissances actualisées sur l'emplacement géographique des zones fragiles», a déclaré dans un communiqué la ministre de l'Environnement Tine Sundtoft. «J'ai donc demandé à l'Institut polaire norvégien de mettre à jour ses calculs».

La nouvelle carte s'appuie sur les données satellite collectées entre 1984 et 2013 plutôt que celles recueillies entre 1967 et 1989 utilisées dans la définition en vigueur jusqu'à présent. Résultat: la limite des glaces marines est par endroits des dizaines de kilomètres plus au nord que dans les anciens calculs.

«Nous ne déplaçons pas la bordure de la banquise», a fait valoir le Premier ministre, Mme Erna Solberg, à la chaîne TV2 Nyhetskanalen. «C'est la nature qui déplace les limites de la banquise».

Cette mise à jour permet au gouvernement de faire valoir que les nouvelles licences pétrolières nouvellement proposées sont toutes situées à bonne distance de la banquise, alors que certains blocs auraient posé problème avec l'ancienne cartographie.

Sur fond de désaccords politiques autour de cette question sensible, ce 23e cycle de concessions de la Norvège, initialement prévu avant Noël, avait dû être repoussé.

Confrontées à l'amenuisement de leurs ressources dans les eaux largement exploitées de la mer du Nord, les compagnies pétrolières demandent avec insistance l'ouverture de nouvelles zones à la prospection.

Plus de la moitié (34 sur 57) des blocs offerts à l'exploration sont situés dans une région totalement nouvelle, le sud-est de la mer de Barents, jusqu'à présent jamais prospecté en raison d'un long désaccord frontalier avec la Russie, finalement réglé en 2010.

La partie n'est pas pour autant gagnée pour le gouvernement: les premières réactions des partis de centre-droit, dont l'appui est essentiel, étaient négatives mardi.

Également critiques, les organisations de défense de l'environnement ont accusé le gouvernement de faire le jeu du secteur pétrolier. Outre les risques écologiques, elles soulignent que l'exploitation d'hydrocarbures a peu de chances d'être viable à de telles latitudes, a fortiori à la lumière de la chute du cours du baril.

Source © AFP






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À 350 kilomètres au-delà du cercle polaire se tient jusqu'au vendredi 23 janvier une conférence sur l'Arctique, une région du globe particulièrement sensible au réchauffement climatique.

L'Arctique se réchauffe deux fois plus vite que le reste de la planète. La température moyenne a augmenté de près de deux degrés en 100 ans. Conséquence : la banquise fond comme le montrent les images satellites qu'on collecte depuis 1979.

"L'été, les glaces de la banquise ont diminué de 40%", explique Nalan Kotch, directrice scientifique de l'institut polaire de Tromso. "En plus, la glace est moins épaisse. Elle faisait 4 à 5 mètres d'épaisseur ; maintenant, elle ne dépasse pas un ou deux mètres. On s'attend à ce que d'ici la fin du siècle, elle disparaisse complètement pendant les mois d'été", ajoute-t-elle.

Pourquoi le réchauffement climatique est plus rapide en Arctique ?

En plus du réchauffement global, s'ajoute un phénomène diabolique. Plus la neige fond, plus la température augmente. Plus il fait chaud, plus la neige fond. C'est un cercle infernal.

L'explication est la suivante : la neige, parce qu'elle est très blanche, renvoie jusqu'à 90% de l'énergie solaire vers le ciel. Cela maintient le froid en Arctique. Mais si elle fond, elle laisse la place à des surfaces sombres, comme la Toundra ou la Taïga. Là, le sol absorbe l'énergie solaire et la température augmente.

Ce phénomène est en plus aggravé par la pollution et par le rejet dans l'atmosphère de particules très sombres qui salissent la neige.

"Cela vient de tout ce qui tourne autour du pétrole : les voitures, les avions, les camions, les bateaux, les feux de forêt, l'agriculture ou les feux de cheminée", décrypte Jean-Charles Gallet, chercheur et spécialiste du manteau neigeux.

Il cible l'Amérique du Nord, l'Europe, la Russie et la Sibérie. "On peut estimer que trois-quarts des émissions d'impuretés sont directement dues aux activités humaines", poursuit-il.

Quelles conséquences sur la faune et la flore de l'Arctique ?

Sans sa banquise, l’ours blanc ne peut pas vivre. Le plancton évolue. Des crustacés deviennent moins nombreux et privent certains animaux de leur nourriture habituelle.

C'est le cas du Guillemot de Brünnich, un oiseau de la famille des pingouins. Dans l'archipel du Svalbard, au nord de la Norvège, sa population diminue de 4% à 5% par an.

"Certaines espèces vont s'en sortir, car elles sont capables de se nourrir sur tout et n'importe quoi. D'autres, très spécialistes, recherchent un type de proies très spécifiques. Là, le moindre changement peut avoir des conséquences importantes", lance Sébastien Descamps, spécialiste des oiseaux polaires à Tromso.

Comme si cela ne suffisait pas, l'homme a décidé de continuer à mettre l'Arctique en péril en industrialisant davantage.

Il continue l'exploration du gaz et du pétrole toujours plus au Nord, en intensifiant le trafic des bateaux via la route maritime au nord de la Sibérie, où un passage s'ouvre dans la glace seulement cinq mois par an, l'homme continue son entreprise de destruction.

À la clé : des risques de pollution, encore plus de rejets de CO2 et des températures qui continueront de grimper.


Source © Sophie Joussellin/ RTL

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La population de tigres en Inde a augmenté de près de 30% pour atteindre 2226 individus, d’après ce que montre une étude du gouvernement publiée mardi, stimulant les efforts de conservation dans le pays comptant la population la plus importante de félins menacés.

Le Statut 2014 des Tigres en Inde indique que le nombre de tigres a augmenté de 30,5% en quatre ans, contre 1706 dans le recensement des tigres en 2010 et seulement 1411 animaux quatre années auparavant.

« A une époque où la population mondiale de tigres est menacée, il est réconfortant de savoir que le nombre de tigres en Inde est en augmentation » a déclaré Prakash Javadekar, ministre de l’environnement de l’Inde.

A une époque où la population mondiale de tigres est menacée, il est réconfortant de savoir que le nombre de tigres en Inde est en augmentation 

« Ce n’était pas la situation d’il y a dix ans » a déclaré Prakash Javadekar, dans un communiqué du groupe WWF.

Les derniers chiffres ont été réunis en utilisant une méthodologie moderne et des images prises par 9700 pièges à caméra dans 18 Etats indiens.

Des experts de la conservation pensent que cette augmentation est liée à une meilleure gestion et surveillance des habitats des tigres dans le pays.

« Ces résultats confirment que plus de la moitié des tigres du monde se trouvent en Inde » a déclaré Ravi Singh, secrétaire général de PDG de WWF-Inde, l’un des participants de l’étude.

L’Inde abritait près de 40 000 tigres au début du siècle dernier, mais le braconnage et la disparition de leur habitat les a amenés au seuil de l’extinction.

Source © Sandra BESSON / actualité news environnement




mardi 20 janvier 2015
La Californie a perdu la moitié de ses grands arbres depuis les années 1930, selon une nouvelle étude à paraître mardi dans les Actes de l'Académie nationale des sciences.

En comparant un recensement des forêts de Californie accompli entre les années 1920 / 1930 et les données récoltées entre 2001 et 2010, le professeur Mc Intyre et ses collègues démontrent qu'une chute généralisée des grands arbres touche gravement toute la Californie, même dans les espaces naturels protégés. 

Le phénomène touche en particulier les Pins Ponderosa qui peuvent s'élever jusqu'à 70 métres de haut avec des troncs allant jusqu'à 1 mètre 20 de diamètre.

Le constat de la chute des grands arbres en Californie est généralisé, aucune zones forestières de l'état n'est à l'abri de leur pertes, de la côte nord de la Sierra Nevada à la foret San Gabriels au-dessus de Los Angeles. Dans certaines parties du sud la baisse constatée y est même de plus de 75 pour cent.

Le bilan de cette étude est sans appel: le nombre d'arbres de plus de 60 cm de diamètre ont diminué de plus de 50 % en 85 ans.

De nombreux facteurs ont contribué à cette baisse, a déclaré Patrick Mc Intyre, chercheur au ministère de la Pêche et de la Faune, dont les coupes forestières et les incendies, mais la perte des grands arbres est visiblement beaucoup plus importante dans les zones touchées par les forts stress hydriques. La hausse des températures et la fonte précoce des neiges provoquent une plus grande évaporation et en particulier à la cime des grands arbres. Leurs besoins en eau n'est plus satisfait et ils arrêtent alors de croître.

En 2009, les scientifiques avaient déjà indiqué que le nombre de grands arbres dans le parc national de Yosemite avait chuté de près de 25% en 80 années. Cette nouvelle étude montre que cette baisse constatée il y a cinq ans est en fait généralisée à toutes les forets de Californie et qu'elle est bien plus importante que précédemment estimée.

En revanche le nombre d'arbres plus petits (aux troncs inférieurs à 60 cm) a bondi dans tout l'état, ayant pour principale conséquence que la hauteur moyenne des forêts aujourd'hui diminue.

Un autre signe que le climat est en train de changer les forets californiennes est la présence croissante des chênes dans les Sierras et le long de la côte nord. Déjà il y a 150 000 ans, époque beaucoup plus sèche , les chênes y avaient prospéré. Donc, plus de chaleur, moins de géants. 

L'avenir s'annonce donc difficile pour les grands arbres de la Californie, où en 2100, la température moyenne de l'Etat pourrait encore augmenter entraînant avec elle la contrainte globale de l'eau pour toutes les plantes et les arbres de la région. 

Que deviendront alors la Chouette tachetée et les écureuils volants qui vivent dans leurs cavités, ben ça c'est une autre histoire.

© Nature Alerte



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Des milliers de poissons morts s'échouent régulièrement sur les plages touristique de la côte sud de São Paulo au Brésil. Ces hécatombes inexpliquées apparaissent depuis une semaine et s' étendent désormais sur plus de 18 kilomètres de plages.

La ville São Paulo a déjà recueilli huit tonnes de poissons morts. 

Les hécatombes touchent les corvinas, les merlus, les espadons et même les bébés requins. La présence de chiens et les vautours attirés par le carnage dérangent les résidents et les touristes.

© Nature Alerte
UFC Que Choisir Rouen dénonce de graves nuisances pour l’environnement d’un élevage de porcs, dont le propriétaire est en procès avec des riverains.

Dans la bataille juridique qui oppose depuis cinq ans Côme Pesquet, éleveur de porcs à Bosville, à l’Adiv (Association de défense des intérêts des Veauvillais), le rapport de l’UFC Que Choisir Rouen est sans équivoque . 

« Nous considérons que les conditions ne sont pas réunies pour que cet élevage ne porte pas atteinte à la qualité des eaux superficielles et souterraines et mettons en particulier en évidence un effectif animal beaucoup trop important par rapport à la capacité de stockage du lisier disponible réellement. » Telles sont les conclusions rendues au commissaire enquêteur par Danièle Calle, la présidente de cette association agréée au titre de la protection de l’environnement.

« RISQUES IMPORTANTS DE POLLUTION »

Dans le cadre de l’enquête publique relative à la demande de régularisation d’autorisation d’exploiter cet élevage de porcs et de procéder à l’épandage des effluents, UFC Que Choisir n’y va pas par quatre chemins. 

« Nous souhaitons faire part de notre forte préoccupation concernant la préservation de la ressource en eau. Nous avons en effet noté une prise en compte trop insuffisante de la fragilité des ressources en eaux souterraines et de l’impact sur la qualité des eaux superficielles, de risques importants de pollution liés à l’épandage et à l’évacuation des eaux pluviales souillées provenant du bâtiment d’élevage et de ses abords (...) La qualité de l’eau du captage d’eau potable de Grainville-la-Teinturière – les Rognons est fortement dégradée par les nitrates, avec une tendance toujours à l’augmentation, et cet élevage contribue à l’évidence à cette dégradation. » Selon les chiffres annoncés sur le site internet du ministère de la Santé, la concentration en nitrates de ce captage se situe entre 32,7 mg/l et 34,4 mg/l dans les six dernières analyses effectuées depuis avril 2014, ce qui est énorme.

Lors de la réunion publique qui s’est tenue fin décembre à Bosville, Patrick Auger, membre du Collectif d’agriculteurs des captages Sommesnil et Héricourt, avait pourtant argué qu’il était « matériellement impossible » que les eaux soient contaminées par les effluents d’élevage de Côme Pesquet.

Reste que dans son rapport, consultable à la mairie de Bosville, UFC Que Choisir pointe du doigt un autre problème, cette capacité de stockage du lisier produit qu’elle juge « très insuffisante. » L’association va même jusqu’à dire que « les chiffres ont été manipulés en faisant varier le volume des préfosses pour l’adapter à la plus récente réglementation. Le dispositif conduit à stocker 2 554 m³ de lisier dans les préfosses, à l’intérieur du bâtiment d’élevage, ce qui correspond à six mois de production de lisier. C’est totalement inacceptable sur le plan sanitaire, contraire à toutes les règles d’hygiène. L’effectif de 3 108 animaux-équivalents est beaucoup trop important au regard de la capacité disponible de stockage du lisier avant épandage, provoquant de ce fait des pollutions certaines des eaux superficielles et souterraines. » « UFC Que Choisir confirme l’intégralité de mes observations », se réjouit Alain Gardeur, secrétaire de l’Adiv et riverain de la porcherie.

Source © Paris-Normandie

REPÈRES

En août 2002, Côme Pesquet reçoit l’autorisation des services de l’État pour exploiter. 
Mais en 2009, l’Adiv porte plainte contre son exploitation. 
En novembre 2012, le tribunal administratif de Rouen confirme l’autorisation d’exploiter. 
La cour administrative de Douai annule cette autorisation en 2013. 
Depuis le 4 décembre dernier, l’éleveur n’a qu’une autorisation provisoire d’exploiter. 
Son bâtiment d’élevage, d’une surface de 2 759 m², se trouve à 600 m de quatre habitations. Vingt emplois dépendent de cet élevage.
lundi 19 janvier 2015
La pêche au bar au chalut pélagique, surtout pratiquée par les pêcheurs français dans la Manche, sera interdite jusqu'en avril dans les eaux européennes, pour assurer la préservation de cette espèce, a annoncé lundi la Commission européenne.

Cette mesure vise à "protéger le stock quand il est le plus vulnérable" durant sa période de reproduction, a souligné l'exécutif européen dans un communiqué. La décision doit entrer en vigueur "avant la fin du mois", une fois formellement adoptée.

La pêche au chalut pélagique (qui n'est pas trainé sur le fond) "représente 25% de l'impact sur le stock, durant la période de reproduction", a précisé la Commission.

Cette fermeture provisoire de la pêche au bar "sera complétée par d'autres mesures, que la Commission et les pays concernés --Royaume-Uni, France, Belgique, et Pays-Bas-- préparent en commun", en vue de leur adoption par les ministres de la Pêche. "Cela inclura des mesures de gestion de la pêche de loisir et de limitation des captures pour toutes les autres formes de pêche commerciale" de ce poisson à la chair blanche très prisé.

La Commission a recouru à son droit d'imposer des mesures d'urgence pour protéger des espèces menacées, faute d'accord entre les États pour prendre acte des mises en garde lancées par les experts. 

L'ICES (Conseil international pour l'exploration de la mer) a recommandé pour 2015 une baisse de 80% des prises en 2015 dans la Manche et en mer du Nord. Les pêcheurs français réalisent plus de 70% de ces captures, suivis par leurs collègues belges et néerlandais.

Source © AFP


Suite à la remise du rapport de la mission d'expertise complémentaire, Ségolène Royal a annoncé que la version initiale du projet de barrage serait abandonnée et que les deux options proposées par le document seraient examinées.

"La réalisation du projet initial [du barrage de Sivens] n'est (…) plus d'actualité ", a annoncé dans un communiqué Ségolène Royal, ministre de l'Ecologie, vendredi 16 janvier, suite à la publication du rapport de la mission d'expertise complémentaire dédiée à cet ouvrage.

Après un premier rapport d'expertise critique et devant la vive contestation suscitée par ce projet, la ministre avait en effet mandaté une seconde mission chargée de "favoriser le dialogue" et de vérifier "les garanties d'une gestion durable de la ressource en eau".

A l'origine, le projet prévoyait de construire une retenue d'eau de près de 40 hectares et de stocker ainsi 1,5 million de mètres cubes d'eau pour soutenir l'étiage du Tescou, un affluent du Tarn. Il s'était également attiré les foudres de la Commission européenne qui avait adressé à la France une lettre de mise en demeure, estimant notamment qu'elle manquait à ses obligations au regard de la directive cadre sur l'eau (DCE).

Réviser à la baisse les ambitions du projet

Le nouveau document confirme les préconisations du précédent rapport de réviser à la baisse les ambitions du projet. Les experts ont examiné les possibilités de remplissage pour trois volumes de stockages (en respectant un débit réservé de 25 L/s).

Le projet initial (1,5 Mm3) n'aurait permis un remplissage qu'une année sur deux pour se préserver des crues de printemps. Un stockage de 750.000 m3 ne serait effectif que quatre années sur cinq par les apports de l'année (mais le report des volumes inutilisés les années humides autoriserait ce volume neuf années sur dix). Et le volume de stockage de 560.000m3,"[permettrait] à la rivière de retrouver son débit estival «naturel», et [garantirait] la ressource disponible aux exploitants sur la base du maximum historique ajusté".

Au final, la mission estime que "sur un bassin versant de taille limitée comme celui au droit de Sivens, le volume de stockage raisonnable est celui que l'on sait remplir 4 années sur 5 avec les apports de l'année", soit 750.000 m3.

Pour ce volume global de stockage estimé – à 10% près –, la mission propose deux options au maître d'ouvrage : la première envisage la réalisation d'un réservoir de taille plus réduite, situé 330 mètres en amont du lieu de la digue initialement prévue, qui épargne une partie de la zone humide. Pour permettre une continuité écologique, la mission préconise l'étude d'un dispositif de bras de rivière de contournement de la retenue et l'examen des compensations.

La seconde solution passe par une retenue latérale sur l'amont du site de Sivens, d'une capacité de 300.000 m3, dans les surfaces dont le conseil général du Tarn a fait l'acquisition.

"Elle présente l'avantage de minimiser les impacts environnementaux, notamment sur la zone humide, et de maintenir la continuité écologique", note le rapport. Pour répondre aux besoins, elle sera complétée par la retenue collinaire du ruisseau de la Bayssière (environ 300.000 m3) et de deux retenues latérales dans le lit majeur éloigné du Tescou (150.000 m3). Si la mission estime que cette solution a moins d'impacts pour l'environnement, elle souligne en revanche qu'elle présente" les inconvénients d'être plus coûteuse en fonctionnement et en investissement, plus difficile à exploiter, de nécessiter des acquisitions foncières et de laisser moins de possibilités ultérieures d'aménagement".

Concernant le Tescou, la mission a rappelé que la qualité de l'eau dépend essentiellement de celle des rejets ponctuels (eaux résiduaires urbaines, eaux pluviales, rejets de la laiterie Nutribio et de certains autres rejets du réseau de Montauban), des pollutions diffuses des pratiques agricoles sur le bassin, et de sa capacité à diluer ces effluents.

"Les calculs du débit qui garantit une bonne dilution des effluents des petits rejets urbains sur le Tescou oriente vers un débit soutenu pour la branche Tescou amont de 40 L/s, soit un volume de 180.000m3. Le débit garanti peut être fixé à 80 L/s", a-t-elle évalué.

Le ministère de l'Ecologie "valide" les deux propositions

"J'ai examiné ces propositions avec le président du Conseil général du Tarn, Thierry Carcenac, et les ai validées, a réagi dans un communiqué Ségolène Royal. Le président du conseil général m'a fait part de son intérêt pour ces nouveaux projets qui reconnaissent le besoin d'eau pour l'irrigation dans le bassin et m'a indiqué sa volonté d'organiser un débat dès la prochaine session de l'assemblée départementale sur la base de ces deux scénarios".

Reste toutefois l'épineuse question du contentieux européen. "Les griefs convergent pour relever une insuffisance de l'étude d'impact, soulève la mission. Un complément d'étude apporté a posteriori ne permettrait pas de solder cette procédure pré-contentieuse". Cette dernière présentera en détails les conclusions de ses travaux au comité de pilotage puis à la presse le lundi 19 janvier à Albi, selon le ministère de l'Ecologie.

Source © Dorothée Laperche / actu-environnement
Les départements de l'Ardèche, la Mayenne et l'Orne ont été placés en vigilance orange neige-verglas dans la soirée de dimanche, a indiqué Météo France dans son dernier bulletin .
Cet épisode neigeux devrait engendrer des «difficultés de circulation et perturber certaines activités économiques». Il devrait prendre fin au plus tôt mardi vers 10h.

Chutes de neige à partir de 500m

Les premières précipitations toucheront les Cévennes dès la soirée de dimanche et deviendront plus intenses dans la deuxième partie de la nuit de dimanche à lundi sur l'ensemble de l'Ardèche.

Selon les prévisionnistes de Météo France, la neige doit descendre en fin de nuit jusqu'à 500 m d'altitude sur une grande partie nord du département de l'Ardèche, «voire très localement 300 m dans les vallées les plus froides». Des cumuls de l'ordre de 10 à 20 cm de neige «lourde et collante» au-dessus de 800 m d'altitude et jusqu'à 20 à 40 cm de neige sur les points les plus hauts au-dessus de 1000 à 1200 m, sont attendus.

Les départements limitrophes de la Haute-Loire et de la Loire, sur les crêtes du Vivarais et sur le Massif du Pilat, pourraient également observer des chutes de neige à moyenne altitude.

Des plaques de gel

Dans la Mayenne et l'Orne les températures actuelles étaient très légèrement positives (entre 0 et +1°c) en début de soirée, donnant généralement une neige mouillée, cependant localement la couche de neige au sol pouvait déjà atteindre 5 cm.

Dans ces deux départements Météo France prévoit une lente atténuation des précipitations neigeuses en milieu de nuit (1 à 3cm encore possible d'ici minuit, flocons épars ensuite). «En deuxième partie de nuit, le ciel deviendra plus variable induisant une baisse des températures qui deviendront alors négatives en fin de nuit; le risque de formation de plaque de gel est donc important sur l'ensemble de ces deux départements pendant quelques heures.»





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