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mardi 27 janvier 2015
Les symptômes de la grippe aviaire ou H5N1 ont été observés sur les dindes d'une ferme de la région de Sharon en Israël samedi. Le ministère de l'Agriculture a immédiatement commencé l'abattage des 40.000 volailles et l'établissement a été fermé.

La découverte du virus H5N1 dans cette ferme intervient moins d'une semaine après qu'un autre élevage de dinde ait été contaminé dans le nord d'Israël , le premier cas en près de trois ans.

L'Organisation mondiale de la santé animale (OIE) a déclaré que le virus avait été observé dans une ferme du village de Avi'el (au sud de Haïfa) et avait conduit à l'abattage de 15.000 volatiles, dont 61.000 dindes dans une ferme voisine le lundi .

Le ministère de l'Agriculture a indiqué que "l'abattage de tous les élevages est en cours".

En Egypte, une femme et son enfant sont les dernières victimes signalées.

Le nombre total de cas en Egypte a atteint les 20 cette année, avec deux nouveaux actuellement traités selon le ministère de l'Agriculture.

En 2014, au moins 10 personnes sont mortes de la grippe aviaire en Egypte.
Le carburant échoué
contre les rochers
qui protègent le littoral
Le ministère de l'Environnement des Seychelles a commencé une enquête le 22 janvier à la suite d’un incident de déversement d’hydrocarbures dans la mer près de l'île principale Mahé.  

La nappe de carburant a été vue flottante dans la mer depuis le lundi 19 janvier, près de l’île artificielle de Persévérance situé au nord de Mahé. 
La zone de l’incident est cependant loin des plages de sable blanc, dont les Seychelles sont mondialement connues pour leur beauté.

D’après un communique « les agents du ministère de l’environnement ont été déployés sur les lieux pour évaluer la situation ».

« Le carburant qui ressemble à de l’huile de vidange se trouvait le 22 janvier dans les environs de la zone industrielle de Providence, et pourrait aller plus au sud vers Cascade demain, poussé par le vent » a dit à la SNA, André Freminot Chef de la police de l’environnement.

Le nettoyage a été terminé à Eden, sur les lieux qui ont été souillés par le carburant.

Le ministère de l’environnement essaye de contenir, et de ramasser le liquide pour éviter qu’il ne continue de se répandre dans les zones côtières et n’affecte la faune et la flore se trouvant sur place.

« Dès que la marée sera haute, nous allons essayer, avec les gardes côte, de localiser cette  nappe, pour la contenir avec de grosses bouées et ensuite de répandre des copeaux de bois qui l’absorbera, et l'on aura plus qu’à la ramasser » a expliqué Freminot.

Le ministère de l’environnement demande aux membres du public qui ont des informations sur la source possible de cette marée noire d’appeler le Greenline (2722111) et d'aider l'enquête en cours.


C'est une "étape importante" qui a été franchie ce week-end selon les organisations écologistes. Les pays membres de l'ONU se sont mis d'accord samedi pour commencer à négocier un traité qui protégerait pour la première fois la biodiversité dans la profondeur  

Le futur traité, qui serait le premier du genre, concernerait la haute mer, des zones qui s'étendent au-delà des eaux territoriales (200 milles nautiques) que chaque État riverain gère à sa guise. Ces zones et les fonds marins qu'elle recouvrent sont menacés par la pollution, la surpêche ou le réchauffement climatique.  
Elles représentent 64% des océans et 43% de la surface de la Terre, ce qui en fait la plus grande biosphère de la planète.  

Il faudra encore que l'Assemblée générale de l'ONU, à sa prochaine session fin septembre, entérine formellement l'accord obtenu tôt samedi matin à New York. Et un traité ne verra le jour au mieux qu'en 2018.  

Selon l'Agence France presse (AFP), un "comité préparatoire" devrait être mis sur pied en 2016 pour dessiner les contours d'un futur traité et faire des recommandations à l'Assemblée à sa session de septembre 2017.  

Celle-ci décidera alors si et quand il convient de réunir une "conférence intergouvernementale sous l'égide des Nations unies" afin de négocier un "instrument international juridiquement contraignant". Ce traité devra porter sur "la préservation et l'utilisation durable de la biodiversité marine dans les zones situées au-delà de la juridiction nationale".  

Il s'agira en particulier de créer des "zones marines protégées" et de "partager les bénéfices" tirés des grands fonds, par exemple en matière de génétique marine.  

Pour Karen Sack, de Pew Charitable Trusts, "c'est un grand moment pour la haute mer (...) et une vraie bonne nouvelle pour la vie dans les océans".  

Des conventions internationales réglementent déjà certaines activités comme la pêche ou certaines zones précises, mais il n'existe pas pour l'instant de texte couvrant l'ensemble des dangers qui menacent les fonds marins.  

Source © AFP

...En attendant... ce qu'on vous dit pas devrait plutôt se trouver sous une autre carte...non ?...,....


Au dernier jour d'une visite chargée en symboles à New Delhi, Barack Obama a appelé mardi l'Inde à s'engager pleinement dans la lutte contre le changement climatique, promettant une coopération renforcée entre les deux pays dans de nombreux domaines.

Jugeant que les Etats-Unis pouvaient être le meilleur partenaire de l'Inde, le président américain, qui a multiplié depuis trois jours les signes de complicité avec le Premier ministre Narendra Modi, a aussi, dans une allusion directe à la Chine, affiché sa fermeté face aux possibles conflits maritimes dans la région.

Les Etats-Unis sont favorables à un plus grand rôle de l'Inde en Asie-Pacifique, où la liberté de navigation doit être maintenue et où les différends doivent être réglés pacifiquement, a-t-il dit.

Le Premier ministre indien, arrivé au pouvoir en mai, se montre plus déterminé dans son discours que son prédécesseur face à l'influence chinoise dans la région et les Etats-Unis voient en l'Inde un partenaire clé pour la contre-balancer.

Dans un discours très applaudi devant 1.500 jeunes, Obama a dressé un constat clair sur le climat : même si des pays comme les Etats-Unis réduisaient leurs émissions, si les pays en croissance comme l'Inde - avec des besoins en énergie en forte croissance - ne se tournent pas vers des énergies plus propres, nous n'avons aucune chance contre le changement climatique.

L'Inde est le troisième émetteur mondial de gaz à effet de serre, derrière la Chine et les Etats-Unis. Ces deux derniers ont récemment scellé un accord inédit sur les émissions de gaz à effet de serre, engagements chiffrés à l'appui, à l'approche du sommet de Paris sur le climat prévu en fin d'année.

Mais l'Inde n'a pris aucun engagement en la matière, son Premier ministre Narendra Modi estimant n'avoir aucune pression et souhaitant pouvoir agir sans que cela nuise aux efforts de développement de son pays.

L'Inde et les Etats-Unis ne sont pas simplement des partenaires naturels, je pense que l'Amérique peut devenir le meilleur partenaire de l'Inde, a par ailleurs avancé M. Obama. Evidemment, seuls les Indiens peuvent décider du rôle de l'Inde dans le monde

Mais je suis ici, car je suis absolument convaincu que nos peuples auront plus d'emplois et d'opportunités, nos nations seront plus sûres et le monde sera plus juste et plus sûr si nos deux démocraties font front commun, a poursuivi Obama.

- 100 milliards de dollars - 

Sur le plan économique, leurs liens restent modestes par rapport aux échanges entre les Etats-Unis et la Chine, comme Obama l'a rappelé lundi devant un parterre de patrons.

Nos échanges commerciaux avec l'Inde s'élèvent à environ 100 milliards de dollars par an, ce qui représente une amélioration sensible depuis que je suis arrivé au pouvoir (en 2009), a-t-il souligné. Mais nous faisons environ 560 milliards de dollars par an avec la Chine, a-t-il ajouté.

La montée en puissance de l'Inde a aussi ses exigences, a plaidé le président américain, en particulier sur le changement climatique.

Etre des partenaires globaux implique aussi de s'attaquer au défi global urgent que constitue le changement climatique, a-t-il souligné. 

Symbole marquant de sa visite, Obama a assisté - une première pour un président américain en exercice - à l'immense parade de Republic Day qui marque l'entrée en vigueur de la Constitution post-coloniale de l'Inde en 1950.

Cette complicité affichée ne devait cependant pas détourner le Premier ministre indien du subtil exercice d'équilibre diplomatique auquel il se livre pour ne s'aliéner ni son puissant rival chinois ni son allié historique russe.

Seule ombre au tableau de cette deuxième visite de M. Obama en Inde: l'annulation, à la dernière minute, de la visite prévue de longue date au Taj Mahal, pour se rendre en Arabie Saoudite. 

Des centaines de personnes avaient été mobilisées pour nettoyer la route menant à l'immense mausolée dédié à l'amour. Et la photo de Barack et Michelle Obama devant ce haut-lieu touristique indien était, sans conteste, la plus attendue du voyage.


Source ©AFP   

lundi 26 janvier 2015
Des millions de moustiques génétiquement modifiés pourraient être libérés prochainement dans la ville de Key West en Floride si des chercheurs britanniques obtiennent des autorités sanitaires américaines l'autorisation de les utiliser pour tenter de contrer une épidémie de dengue et de chikungunya qui touche la région.

En effet avec le changement climatique et la mondialisation, la dengue et le chikungunya deviennent de plus en plus menaçant aux États-Unis et en particulier dans la ville la plus australe du continent américain, Key West.

Des insecticides sont pourtant pulvérisés chaque année dans les quartiers les plus touchés de la ville, mais rien y fait, la population de l'Aedes aegypti, dont les piqûres des femelles répandent des maladies tropicales, continue d'évoluer et résiste désormais à quatre des six insecticides utilisés pour tenter de les tuer.

Oxitec, une entreprise de biotechnologie britannique qui a breveté une nouvelle méthode de reproduction stérilisante sur l'Aedes aegypti a donc proposé ces services à la ville.

Les ADN des moustiques mâles génétiquement modifiés d'Oxitec ont vu leurs gènes transformé par l'introduction de fragments de gènes du virus de l'herpès simplex, de la bactérie E. coli et même de corail et de chou.  Oxitec affirme que cet ADN synthétique est couramment utilisé en laboratoire et pense que l'introduction de ces moustiques génétiquement modifiés dans la nature ne posera pas de risques significatifs pour l'environnement, mais qu'ils tueront à coup sûr les larves des moustiques à venir.

"C'est donc essentiellement pour tenter d'éradiquer cette invasion de moustiques qu'on va introduire des moustiques mâles génétiquement modifiés pour éviter la propagation de maladies», a déclaré Michael Doyle, directeur exécutif du district de lutte contre les moustiques de Key West , qui attend que la Food and Drug Administration autorise l'expérience.

En libérant des millions de moustiques OGM mâles qui ne piquent pas, nous visons à ce qu'ils s'accouplent aux femelles sauvages dont la descendance mourra, réduisant ainsi leur population dans la ville.

Oxitec qui a installé dernièrement un de ses laboratoire de reproduction à Marathon espère ainsi introduire ses moustiques dans un quartier de Key West dés ce printemps.

Theresa Eisenman, la porte-parole de la Food and Drogue Administration américaine a déclaré qu'aucun tests sur le terrain ne seront autorisés tant que l'agence n'aura pas soigneusement examiné toutes les données "

Chris Creese la porte-parole de l'entreprise OXITEC affirme elle, que le test sera de taille similaire à celui de l'expérience de 2012 dans les îles Caïmans, où 3,3 millions de moustiques modifiés avaient été libérés pendant six mois, entraînant la suppression de 96 pour cent des insectes ciblés. Dernièrement un lâché de moustiques génétiquement modifiés au Brésil a également réussi, et que les deux pays veulent désormais que nos services soient appliqués sur une plus grande envergure, rappelle t elle.


Pourtant les détracteurs d' Oxytec alertent d'un risque très grave, et en particulier du risque celui de la transmission de ces gènes modifiés du moustique à l'homme.

Guy Reeves, un généticien moléculaire à l'Institut Max Planck en Allemagne par exemple affirme qu'Oxitec devrait plutôt publier des études sérieuses avant d'affirmer que leur ADN synthétique ne causera aucun dommage et en particulier lors d'un transfert possible de cet ADN à l'homme .

Aucune étude sanitaire sérieuse n'a été mené aux îles Caïmans, et rien n'indique qu'une personne ait pu être piquée par une femelle ayant erré négligemment dans un de leur laboratoire ou dont le gène modifié lui ait été déjà transmis. Dire qu'il n'y a aucun risque de transmission génétique à l'homme est une pure aberration.

Oxitec a déjà libéré 70 millions de ses moustiques dans plusieurs pays et n'a reçu aucun rapport d'impacts sur les humains en dépit de la surveillance réglementaire qui encourage les gens à signaler les problèmes affirme pourtant l'entreprise. 

Déjà plus de 130 000 personnes ont signé une pétition sur Change.org contre l'expérience.

© Nature Alerte


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« Préparez-vous à quelque chose de pire que ce que nous avons vu jusqu'à présent. » Les mots du maire de New York, Bill de Blasio, dimanche 25 janvier, risquent fort de ne pas rassurer ses administrés. 

L'élu tentait de les préparer à l'arrivée imminente d'une tempête de neige, qui pourrait être, selon lui, l'une des « plus importantes de l'histoire de cette ville ».

Accompagnée de vents violents, elle doit toucher, lundi et mardi, le nord-est des Etats-Unis. La météo nationale a ainsi émis un avis de blizzard de New York à Boston, et jusqu'à la frontière canadienne. Plus de 50 millions de personnes pourraient être affectées. Dans la « Grosse Pomme », il pourrait tomber entre 60 à 90 cm de neige.

« Ne sous-estimez pas cette tempête », a souligné lors d'une conférence de presse Bill de Blasio, invitant les New-Yorkais à rester chez eux dans la mesure du possible. Au-delà de la vive recommandation de ne pas utiliser leurs véhicules, le maire a prévenu ses administrés que les établissements scolaires risquaient vraisemblablement d'être fermés, mardi.

Dimanche soir, de nombreux supermarchés de la ville ont été pris d'assaut par des habitants inquiets. Dans le quartier de Chelsea, dans le centre de Manhattan, une file d'attente s'était formée sur le trottoir devant le magasin Trader Joe's sur la VIe Avenue.

Source © AFP

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Le président Barack Obama va demander au Congrès l’extension de zones de parcs naturels en Alaska afin d’y préserver la faune et la nature, notamment des forages, sujet d’un vif débat entre partisans et opposants.

Ces parcs, dont les zones des plaines côtières de cet État au nord-ouest des États-Unis, bénéficieraient également de la classification la plus élevée en matière de préservation de l’environnement, celle de« zone sauvage », a annoncé dimanche le ministère de l’Intérieur.

Le ministère ne fait pas explicitement de référence à une interdiction de forer découlant de cette classification, dans un État où un vif débat oppose partisans et opposants à l’extraction d’hydrocarbures, dont il est riche.

La classification de zone sauvage signifie qu’on ne peut construire de routes, de bâtiments et qu’on ne peut ni y forer ni y abattre des arbres.

« Le parc naturel d’Alaska est un endroit magnifique, préservé. Il abrite des caribous et des ours polaires, des mammifères marins, d’innombrables espèces d’oiseaux et de poissons, et a permis pendant des siècles aux Indiens locaux d’y vivre, mais c’est un espace fragile », a indiqué le président dans une vidéo diffusée par la Maison-Blanche.

De son côté, la ministre de l’Intérieur Sally Jewell a indiqué dans le communiqué que « tout comme les parcs de Yosemite ou du Grand Canyon, le parc naturel national d’Alaska est un des joyaux de notre nation et nous devons le préserver pour les générations à venir ».

John Podesta et Mike Boots, conseillers de la Maison-Blanche, ont affirmé dans un blogue de la Maison-Blanche que « depuis plus de 30 ans, des voix s’élèvent, favorables aux forages dans les plaines côtières. Cela abîmerait de manière irréparable ce trésor écologique ».

La sénatrice républicaine de l’Alaska, Lisa Murkowski, présidente du comité de l’énergie et des ressources naturelles, s’est montrée en revanche très fâchée par la décision de Barack Obama : « Quelle chose terrible pour l’Alaska de découvrir ça dimanche matin en se réveillant : c’est un coup de poing dans le ventre de la Maison-Blanche à notre économie et à notre avenir », a-t-elle tweeté.

Une coalition d’organisations écologistes s’est pour sa part félicitée de cette décision : « Il est temps de protéger l’Arctique de manière permanente dans toute sa richesse et sa diversité avant qu’elles ne soient détruites au nom du profit à court terme », a ainsi déclaré Rebecca Noblin, du Centre pour la diversité biologique.

L’Alaska abriterait ainsi cinq millions d’hectares de zones naturelles sauvages protégées, contre trois millions actuellement. Huit millions d’hectares sont classés en parc naturel. Quatre fleuves et rivières (Atigun, Hula Hula, Kongakut et Marsh Fork Canning) seront inclus.

Cette classification implique que la terre et l’eau doivent rester intactes « pour le bonheur des générations futures », selon le ministère. Seul le Congrès a le pouvoir de désigner de telles zones avec cette classification.

Dans un paysage de lagons, toundras, forêts ou marais salants, l’Alaska abrite la faune la plus diverse de la région arctique, avec des caribous, des ours polaires, des loups gris et des boeufs musqués, plus de 200 espèces d’oiseaux, 37 espèces de mammifères, huit espèces de mammifères marins et 42 espèces de poissons.

Source © AFP

Des hydrocarbures se sont écoulés dans le bassin d’orage, zone du Bronut, pour s’étendre au Tarun, jusqu’à Locminé en passant par le ruisseau de Kercadoret.

Une quinzaine de pompiers de Locminé et de la cellule risques technologiques de Pontivy est intervenue dimanche, dès 12 h, pour une fuite d’hydrocarbures (gas-oil ou fuel).

Des barrages absorbants ont été installés sur le ruisseau de Kercadoret en direction du Tarun qui se jette dans le Blavet.

Selon des témoins l’odeur d’hydrocarbure était déjà perceptible samedi. Les pompiers ont procédé à une reconnaissance de terrain pour suivre la fuite depuis le bassin du Bronut.

Après Malabry le ruisseau prend un peu plus d’importance avant de se jeter dans le Tarun. Des barrages absorbants ont également été posés. Des barrages absorbants ont ensuite été installés sur le ruisseau de Kercadoret à Malabry,près du boulevard Ernest-Renan, mais aussi sur le Tarun aux environs du giratoire de la route de Bignan.

Source © Ouest France

En avril 2014, des scientifiques ont survolé un site du Groenland, où se trouvait auparavant un lac. En lieu et place du lac, ils y ont découvert un cratère , indiquant que le lac s'était vidé. 

Un phénomène qui pourrait être imputable au réchauffement.

On le sait, de nombreux lacs dits sub-glaciaires sont situés sous la glace du Groenland, dont le nombre et l'emplacement est très mal connu. Or, en survolant l'épaisse couche de glace du Groenland, deux équipes distinctes de chercheurs ont découvert l'existence de deux cratères, en lieu et place des lacs sub-glaciaires précédemment identifiés sur ces deux zones. En d'autres termes, ces deux lacs se sont intégralement vidés de leur eau, soit un volume total de plusieurs dizaines de milliards de litres.

Ces deux découvertes font l'objet de deux publications séparées, l'une dans la revue Nature, et l'autre dans la revue The Cryosphère.

Concernant le lac dont la disparition est relatée dans la revue Nature, il s'agit d'un lac de quelques 3 kilomètres de large. Il semble s'être vidé très rapidement, à raison de 216 000 litres par seconde, soit grosso-modo le volume d'eau hébergé par une piscine de 9 mètres sur 15. A la place de ce lac, il y a désormais un cratère de quelques 3.2 mètres de large.

Il semble que ce premier lac se soit intégralement vidé puis rempli à plusieurs reprises au cours de ces deux dernières années, expliquent les chercheurs dans leur article publié dans Nature.

Quant à la disparition du lac détaillée dans l'article publié dans la revue The Cryosphère, les mensurations du lac d'origine étaient de deux kilomètres de large, pour une profondeur de 70 mètres. Soit un volume d'environ 25 milliards de litres.

L'étude des images satellites prises de ce site sur les dernières décennies indiquent que ce lac était resté stable sur les 40 dernières années au moins, jusqu'à sa disparition brutale.

Quelle peut être la cause de la disparition fulgurante de ces deux lacs ? 

Difficile d'avoir des certitudes en la matière, mais les auteurs de ces découvertes formulent quelques hypothèses. Ainsi, selon Ian Howat (Université de l’État de l'Ohio), auteur principal de l'étude publiée dans The Cryosphère, le phénomène proviendrait d'une augmentation de la quantité d'eau de fonte présente à l'intérieur de la calotte glaciaire, qui aurait fini par "déborder" le système naturel de canaux sub-glaciaires de la zone, entraînant en quelques sorte des "explosions" ayant pour conséquence la disparition rapide de l'eau de ces lacs.

Pourquoi une augmentation de la quantité de cette eau de fonte sous l'épaisse couche de glace du Groenland ? Probablement grâce à une extension des canaux de drainage naturels présents dans la couche de glace. Ces canaux de drainage naturels, présents sur la côte du Groenland, se seraient peu à peu étendus vers l'intérieur des terres recouvertes de glace du Groenland, en raison de l'accroissement de l'eau de fonte présente sous la couche de glace. Un accroissement causé par le réchauffement climatique.

Par conséquent, il est possible de faire l'hypothèse que ces lacs se seraient vidé suite au creusement progressif vers ceux-ci d'un ou plusieurs de ces canaux de drainage. Ce qui aurait alors déclenché la disparition massive de l'eau qu'ils contenaient par ces canaux.

Au-delà de la découverte de la disparition de ces deux lacs, les chercheurs redoutent une extension et une généralisation de ce phénomène sur de larges zones de la couche de glace du Groenland.

Source © Journal de la science


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dimanche 25 janvier 2015
Six skieurs expérimentés du Club alpin français ont été retrouvés morts dimanche après avoir été emportés dans le massif du Queyras par l'une des avalanches les plus meurtrières de ces dernières années dans les Alpes françaises.

Les quatre hommes et deux femmes, tous français et âgés de 58 à 73 ans, étaient partis samedi matin pour une randonnée à ski, au départ de la petite station isolée de Ceillac (Hautes-Alpes).

Ils ont été victimes d'une importante coulée de neige qui s'est déclenchée à leur passage à la mi-journée, selon le préfet des Hautes-Alpes Pierre Besnard. Leurs corps ont été retrouvés dans le vallon de Bachas, à 2.500 mètres d'altitude.

Les corps des trois premiers skieurs ont été retrouvés dans la nuit vers 01H00, avant que les recherches ne soient interrompues "en raison des conditions climatiques sur place, qui rendaient le travail des secours périlleux", selon le préfet.

Dimanche, dès la levée du jour, 18 secouristes, appuyés d'un hélicoptère et de deux équipes cynophiles, avec un berger malinois et un berger allemand louvé, réputés pour leur sens olfactif très développé, ont repris les recherches. Vers 09H10, "les corps des trois autres skieurs ont été également retrouvés sur le lieu de l'avalanche", a confirmé à l'AFP, le capitaine Sarah Chelpi, du PGHM (peloton de gendarmerie de haute-montagne) de Briançon.

"Ce n'était pas une petite avalanche. C'est une plaque à vent, qui a occasionné une très très longue coulée, très large", a précisé le préfet lors d'un point-presse en fin de matinée. Elle faisait environ 900 mètres de long sur 300 mètres de large, selon les secours.

Avalanches: une trentaine de victimes chaque année

Les six randonneurs, dont l'un était originaire du Var et les autres des Hautes-Alpes - des communes de Vars, Guillestre et de l’Argentière-la-Bessée - "connaissaient très bien la montagne", a ajouté le préfet.

Leur retour de randonnée était prévu samedi midi. L'alerte a été lancée samedi à 17H00 par leurs proches, inquiets de ne pas les voir revenir.

"Lorsqu'ils sont partis, le ciel était dégagé et le risque d'avalanche estimé à 3 sur 5", a précisé la préfecture des Hautes-Alpes.

"Une des familles nous a dit que l'un d'entre eux serait venu faire une reconnaissance la veille du drame, jusqu’où je ne sais pas encore (...). D'un lieu à un autre, la dangerosité de l'avalanche peut être variable. Le site toutefois était particulièrement connu pour être un couloir d'avalanches", a déclaré le procureur de la République de Gap, Raphaël Balland.

Des constatations photographiques et des analyses sont en cours pour "vérifier si tout a été fait pour prévenir ces personnes du danger", a-t-il ajouté. L'enquête a été confiée au PGHM de Briançon.

"Ce n'est pas a priori une sortie organisée par un guide ou par le Club alpin français (CAF) mais une sortie entre amis", a précisé le procureur. Sur les six skieurs, "certains étaient plus expérimentés que d'autres". "Ils étaient amis depuis plusieurs années et avaient l'habitude de sortir ensemble".

La préfecture a mis en place une cellule d'urgence médico-psychologique pour les familles, qui ont rejoint la chapelle ardente installée en marge du village, où les corps ont été rapatriés un à un. En début d'après-midi, ils ont ensuite été déplacés vers un établissement funéraire à Embrun, a indiqué le PGHM.

Le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve a rendu hommage dans un communiqué "au professionnalisme et au courage des gendarmes mobilisés depuis hier après-midi, qui sont intervenus dans des conditions très difficiles".

Il a aussi exprimé "aux familles et aux proches des victimes ses condoléances", les assurant de "son soutien dans ces circonstances douloureuses".

Depuis le début de la saison hivernale 2014-2015, 17 personnes ont péri dans des avalanches en France, selon un décompte de l'AFP à partir des données de l'Association nationale pour l'étude de la neige et des avalanches (Anena).

"Il s'agit de l'avalanche la plus meurtrière depuis celle de 2011, qui a tué cinq membre du Club alpin français, près de Bourg-Saint-Pierre, dans le canton du Valais, en Suisse", a rappelé le directeur Anena, Dominique Létang.

Chaque année, une trentaine de personnes sont tuées par des avalanches en France, selon l'Anena.

La station de Ceillac a déjà été endeuillée par des avalanches qui avaient tué trois personnes en 2011 et trois autres en 2013.

Les petites bestioles qui occupent le fond des eaux froides et claires du plus grand lac alpin d'Amérique du Nord, le lac Tahoe dans le Sierra Nevada , sont en train de disparaître à un rythme alarmant

Les données scientifiques effectuée dans les fonds du lac en automne dernier ont constaté que la population de huit espèces d'invertébrés benthiques* ont chuté dangereusement, de 55 % à 99,9 % pour certain d'entre eux , depuis les dernières données collectées en 1960.

"Nous sommes très surpris de constater un déclin si dramatique de la population des petits invertébrés, dont certains ne se trouvent que dans le lac Tahoe, sur une si courte période de temps a déclaré Sudeep Chandra de l' Université de Reno au Nevada.

"De grands bouleversements se produisent actuellement au fond du lac "

Situé à la base d'un domaine skiable, le lac Tahoe est une attraction touristique mondialement connue pour sa beauté à couper le souffle. Malheureusement, le développement des activités touristiques et des loisirs nautiques ont finalement eu raison de son état écologique.

Les petits animaux des fonds vaseux du lac Tahoe , appelés invertébrés benthiques, comprennent les vers plats, l'amphipode aveugle et le plécoptère Tahoe. Ils ont diminué de 55 pour cent à 99,9 pour cent pour certain d'entre eux.

Par exemple la population du petit plécoptère endémique des eaux peu profondes du lac Tahoe (la capnie de lacustra) avait déjà été décrite en 1963. 

La fin de son cycle de vie sous-marine, est fortement associée aux plantes marines appelées skunkweed (Chara spp.) et de la mousse sous marine. Récemment, un déclin dramatique des plantes en eau profonde a été observée en raison de l'eutrophisation et l'introduction d'espèces envahissantes comme des écrevisses non indigènes.

© Nature Alerte



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Ces photos de longues expositions ont été prise le jeudi 22 janvier 2015 le long du littoral de Hong Kong. 

Cette jolie luminescence, également appelé Sea Sparkle, est provoquée par la prolifération d'organisme unicellulaires potentiellement toxique. 

Ces proliférations sont déclenchées par la pollution agricole. Elles peuvent être dévastatrices pour la vie aquatique des littoraux et bien entendu pour la pêche locale, rappelle Samantha Joye océanographe qui a pris ces clichés dans le but de faire réagir les autorités sanitaires

Le Noctiluca scintillans, surnommé étincelle des mers, mange du plancton et est elle même mangé par une foultitude d'autres espèces

La présence de leurs lueurs la nuit est un indicateur de leurs proliférations, et cette situation est préjudiciables à la vie marine, elle facilite l'accumulation d'algues toxiques qui se diffusent finalement dans toute la chaîne alimentaire du littoral.

© Nature Alerte



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Mercredi une tornade a frappé la région de Paraná, au sud du Brésil, faisant sur son passage une victime et 17 blessés dont 2 graves.

La tornade a touché une zone industrielle à Pérola, detruisant une blanchisserie où travaillaient 50 personnes. 

Le toit et quelques murs du bâtiment ont été totalement détruits par les vents, blessant mortellement une personne. Heureusement la tornade n'a pas causé de dommages aux structures voisines.

© Nature Alerte

En plein été austral, ce qui semblait être une menace est devenue réalité: l'eau commence à manquer dans le centre de Sao Paulo, la riche mégapole du Brésil frappée par une grave sécheresse qui menace aussi l'approvisionnement en électricité.

Tiago Guimaraes a été prévenu à son travail que l'immeuble où il vit au centre-ville n'avait plus une goutte d'eau. Il a pu prendre une douche au gymnase avant de rentrer chez lui. "Mardi, c'était la première fois qu'on a manqué d'eau. Mercredi nous n'en avons pas eu non plus, après c'est revenu mais jusqu'à quand?", raconte cet architecte de 34 ans né dans l'État de Ceara, dans le nord-est aride du Brésil. "Là-bas, nous avons connu une crise hydrique dans les années 90 et on a toujours essayé d'économiser l'eau. J'ai acheté un réservoir de 140 litres d'eau pour ne pas en manquer", ajoute-t-il. 

Dans le quartier huppé des Jardins, dans le centre de Sao Paulo, un petit restaurant pâtit du manque d'eau: on n'y lave plus le plancher tous les jours et le matin il faut attendre plusieurs minutes pour que l'eau sorte des robinets. La nuit, elle est coupée. "Cela a commencé récemment et cela s'est aggravé rapidement", raconte le propriétaire, Antonio Custodio. 

La région métropolitaine de Sao Paulo et l'intérieur de l'État subissent depuis des mois la pire sécheresse des 80 dernières années, avec des coupures d'eau durant plusieurs jours. Le manque de pluies a touché les grands barrages pour l'eau potable qui fournissent l'État de Sao Paulo où vivent 40 millions de personnes. 

Les cinq barrages du système de Cantareira par exemple ont leur niveau de stockage au minimum depuis longtemps. D'autres barrages importants pour la production d'électricité, situés dans le sud-est du Brésil, comme Rio, sont en situation critique. 

"Depuis 2012 nous avons des pluies en deçà de la normale mais cela a empiré depuis l'été (austral) 2014", affirme Bianca Lobo, météorologiste du consultant Climatempo. "Et cette année les pluies resteront inférieures à la normale et empêcheront la récupération des barrages", prévient-elle. Les experts se plaignent que le gouvernement de Sao Paulo n'ait pas rationné l'eau en 2014 et ait tardé à informer de la situation. Ce n'est que la semaine dernière que le gouverneur, Geraldo Alckmin, a reconnu que Sao Paulo faisait déjà face au rationnement. 

Un peu avant, il avait augmenté le tarif de l'eau pour tenter de réduire la consommation. Les autorités tablent sur le fait que la saison des pluies - d'octobre à avril - sera suffisante pour rétablir le niveau des barrages. "Les autorités sont plus optimistes que n'importe quel météorologiste", ironise Mme Lobo. 

Les centrales hydroélectriques sont la principale source d'énergie du Brésil, un pays de plus de 200 millions d'habitants. La production de tout le pays se concentre dans le sud et le sud-est où se trouvent les grands centres industriels. Lundi, une coupure d'électricité a touché une dizaine d'États dont Sao Paulo, Rio de Janeiro et Brasilia. 

D'après l'Opérateur national du système électrique (ONS), la coupure a été due à une hausse de la demande, en raison de la chaleur, et de failles dans la transmission. Jeudi, plus d'un million de personnes sont restées sans eau dans la banlieue de Sao Paulo après une panne de courant qui a affecté les pompes de distribution. 

"Ici, jamais personne n'a pensé que l'eau allait manquer. Le problème avec la production d'énergie, c'est un système très dépendant des pluies", explique Edson Carlos, président de l'Institut privé Trata Brasil, dédié à la protection des ressources hydriques. 

Le spécialiste critique aussi le gâchis élevé d'eau potable dans tout le pays, avec notamment un réseau d'égouts obsolète qui perd plus de 30% d'eau. Les autorités rejettent la possibilité d'un rationnement énergétique mais récemment le ministre du secteur, Eduardo Braga, a appelé la population à réduire sa consommation, invoquant même la protection divine: "Nous devons compter que Dieu nous envoie un peu d'humidité et de pluie".

Source © AFP

La ferme des 1 000 vaches, en Picardie, paraîtrait presque ridicule face au projet d’extension de l’exploitation laitière de La Tardivière, sur la commune de Monts, à moins d’une vingtaine de kilomètres au sud de Tours. 

En sortant de l’autoroute, sur la départementale qui mène à l’entrée du bourg, on ne peut pas rater les hangars en plein champ du groupement agricole d’exploitation en commun (Gaec) des trois frères Beauchesne, André, Bernard et Thierry : 1 500 animaux y sont confinés. 

« Si leur projet est validé par la préfecture, les Beauchesne pourront doubler la surface des installations », s’inquiète Hervé Bedouet, agriculteur laitier, membre de la Confédération paysanne d’Indre-et-Loire. Ce fermier, qui dirige dans le sud du département une exploitation de 60 vaches laitières, est très remonté contre la « future concentration sur la commune de près de 2 200 animaux, dans la même usine à lait, c’est-à-dire 420 vaches laitières, 210 taurillons, 260 génisses, 1 300 chèvres ! », à une centaine de mètres des pavillons les plus proches, en lisière du bourg de 7 200 habitants.

Hervé Bedouet gare sa voiture sur le bord de la départementale, à quelques mètres des principaux bâtiments de La Tardivière. 

Il prévient que la ferme est difficile à approcher : « On prend garde de ne pas provoquer les Beauchesne. Ils sont agressifs. » Il reprend : « C’est un adjoint au maire de Monts, chargé de l’environnement, qui a contacté la Confédération paysanne et nous a prévenus qu’une enquête publique était en cours autour de ce projet de grande exploitation, comme il en existe en Allemagne. 

L’arrêt des quotas laitiers et les contraintes en matière de mise aux normes industrielles favorisent leur développement. » La coopérative laitière La Lochoise, à Verneuil-sur-Indre, « a donné son accord à nos demandes, explique Bernard Beauchesne, joint par téléphone. La coopérative va chercher du lait dans toute la France, et même à l’étranger. Puisqu’elle achete du lait en Allemagne ou aux Pays-Bas, pourquoi ne pas le produire en France ? Pourquoi l’Allemagne, les Pays-Bas, la Belgique et l’Espagne ont-elles des fermes de grande taille ? Nous, on veut doubler le nombre de chèvres, car on n’aura pas de problème pour vendre notre lait. Ce que les gens ne savent pas, c’est que nous fournissons les petits fromagers, des gens qui font les marchés. Que nous disent-ils ? Chez nous, ils trouvent du lait toute l’année, ce qui n’est pas le cas dans une petite ferme. C’est un avantage. »

Pour l’instant, les services de la préfecture veillent à ce que le projet de ferme-usine de Monts ne fasse pas autant de bruit que celui des 1 000 vaches. 

« Les fonctionnaires de police ne veulent pas que l’on réponde aux questions tant que le préfet n’a pas donné son accord à notre projet », prévient Bernard Beauchesne. « Les RG sont venus me voir deux fois », précise de son côté Hervé Bedouet. L’opposant au projet Luc Coubes, membre fondateur d’une Amap et militant de Nouvelle Donne, dont le pavillon est à quelques centaines de mètres de la ferme, soupçonne « la préfecture d’avoir très peur d’une ZAD [zone à défendre] à Monts ». 

Et Bernard Beauchesne de se plaindre des « agriculteurs de la Confédération paysanne qui nous mettent des bâtons dans les roues ». Il lance, en guise d’argument imparable : « Le monde agricole, l’administration de la chambre d’agriculture sont favorables à notre projet. » Pourtant, en novembre, le conseil municipal de Monts a voté contre le projet. « C’était pour calmer le jeu. La maire nous a dit qu’elle était favorable », réplique Bernard Beauchesne. Contactée, la maire divers gauche de Monts, Valérie Guillermic, a refusé de répondre à nos questions.

Depuis l’enquête publique menée en octobre 2014, le projet des Beauchesne mobilise contre lui un groupe d’habitants réunis dans un collectif, Des fermes, pas des usines, avec la Confédération paysanne, plusieurs associations locales, dont l’Association pour la santé, la protection et l’information sur l’environnement (Aspie) et des partis de gauche (EELV, Nouvelle Donne et PG). 

Le collectif a essuyé le 8 janvier le refus de la maire de mettre une salle à leur disposition, et a dû se rassembler devant la mairie pour évoquer l’avis favorable du commissaire enquêteur pour l’extension du Gaec. Il a cependant émis des réserves, en raison des « remarques et observations de l’autorité environnementale », ainsi que des « caractéristiques du nouveau captage d’eau » prévu dans le cadre de l’extension de l’élevage. Les réserves du commissaire enquêteur ont renforcé l’opposition au projet. « Ferme-usine à Monts, c’est non » est le slogan qui devait dominer le dernier rassemblement organisé par le collectif, le 21 janvier devant la préfecture à Tours. « Le préfet de la région Centre, en tant qu’autorité environnementale, est particulièrement critique sur la protection de la ressource en eau, la pollution par les nitrates et le phosphore, en particulier à proximité de zones de protection spéciale et de sites d’intérêt communautaire », relève les opposants. De son côté, la Confédération paysanne s’inquiète du « taux d’autonomie alimentaire de La Tardivière ». Il n’est que de 58 %, a fait savoir le syndicat agricole. « L’alimentation de l’élevage dépend donc d’achats extérieurs à l’exploitation. Mais il n’y a aucune information sur la qualité des compléments alimentaires achetés. S’agit-il de tourteaux de colza français ? Non-OGM ou OGM ? Ou de tourteaux de soja OGM importés du Brésil et des États-Unis ? Quel est l’impact sur la santé des animaux et sur la qualité des produits comme le lait et la viande ? »

Jean-Marie Bigot, retraité montois dont le pavillon est situé a moins d’un kilomètre de La Tardivière, engagé depuis quelques mois dans la bataille contre la « ferme-usine », observe que « les habitants sont sensibles à nos arguments et plutôt informés. Surtout dans les nouveaux lotissements près des zones d’épandage. On sait aussi qu’il y a des problèmes de captage d’eau au niveau des nappes phréatiques. Inévitablement, la vallée de l’Indre s’en ressentira. » Mais l’épandage est pour les habitants le moteur principal de la contestation. Dans un courrier adressé au préfet d’Indre-et-Loire, le comité local de Nouvelle Donne craint que « les 10 000 mètres cubes de lisier produit chaque année ne soient épandus dans de bonnes conditions et que nous retrouvions pour l’Indre et ses affluents une pollution semblable à celle de la Claise ». Des habitants de Monts se souviennent de l’exploitation laitière de « 380 vaches qui, dans sa pratique de l’épandage, a occasionné une pollution de la Claise et a entraîné deux dépôts de plainte. On a peur qu’il se passe la même chose ici », explique Hervé Bedouet.

L’épandage du lisier est prévu sur pas moins de 7 communes d’Indre-et-Loire. « Il faut 883 hectares pour épandre le fumier, le lisier et les effluents liquides. On peut craindre que l’administration n’ait ensuite aucun moyen de le faire respecter », souligne la Confédération paysanne. « Les communes les plus impactées sont Monts et Artannes-sur-Indre parce qu’il y a déjà de l’épandage de lisier », précise Hervé Bedouet, qui insiste « sur les dérives de ce système ». Autre sujet de discorde, Luc Coubes « ne comprend pas le choix de mettre de l’argent public dans un tel projet », et pointe le montant des aides touchées par le Gaec La Tardivière entre 2012 et 2013 : 107 174 euros, bien plus que les petites exploitations alentour. « Les aides ne sont pas plafonnées et sont proportionnelles à la taille des exploitations. Les laiteries risquent de se concentrer sur les grosses qui font du volume et de ne plus vouloir collecter les fermes de taille plus “humaine” », explique la Confédération paysanne. Dans une lettre ouverte adressée récemment au préfet du département, le syndicat agricole craint « la disparition des petites et moyennes exploitations, beaucoup moins subventionnées » et estime que, « d’une façon générale, avec ce type d’élevage, c’est bien les territoires ruraux dans leur globalité agricole et para-agricole qui risquent de s’appauvrir ». Au siège de l’Association pour le développement de l’emploi agricole et rural d’Indre-et-Loire (Adear 37), à Chambray-lès-Tours, Marie-Pierre Auvray, animatrice et formatrice, explique que « les jeunes sont mobilisés contre cette ferme-usine. Ce n’est pas le modèle de développement qu’ils veulent. Les paysans qu’on accompagne souhaitent pérenniser de petites fermes. 80 % des installations et des reprises se font sur des surfaces de moins de 10 hectares, essentiellement du maraîchage, un peu d’élevage et de cultures céréalières ». Sa jeune collègue Raphaëlle Cormerais-Thomin, animatrice en charge des circuits courts et du réseau de fermes en agriculture durable, constate qu’avec « le combat médiatique contre la ferme des 1 000 vaches, la ferme-usine de Monts est devenue un sujet très sensible. Cela permet de dénoncer les effets pervers et les coûts sociaux de ces usines, et surtout de les comparer avec le modèle que nous défendons sans opposer citoyens et agriculteurs ». Surtout, la plupart répondent qu’agriculture industrielle et agriculture paysanne ne peuvent pas coexister.


Source © Politis

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