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jeudi 5 février 2015
Une pollution par hydrocarbure léger détectée au large de Bastia
Un avion de la marine nationale a détecté mercredi une "pollution par hydrocarbure léger" au large de Bastia (Haute-Corse), dans les eaux territoriales françaises, a indiqué la préfecture maritime de la Méditerranée.
La zone polluée s'étend sur un axe Nord/Sud à 7,5 km environ à l’Est de Bastia, précise le communiqué de la préfecture maritime. "Au moment de ce constat, il n’y avait aucun navire à proximité".
Le Jason, bâtiment spécialisé dans la lutte antipollution, a été envoyé sur place. La vedette de la Douane DF 25 a également appareillé de Bastia pour relocaliser cette pollution et débuter le traitement mécanique de celle-ci.
"En milieu d'après-midi, les observations faites sur zone ont confirmé la présence d’hydrocarbures légers sous la forme de traces d’irisations en dispersion", a indiqué la préfecture maritime de la Méditerranée.
Le Jason devait rester sur place et poursuivre les opérations de brassage mécanique.
Source © france3-regions
Un avion de la marine nationale a détecté mercredi une "pollution par hydrocarbure léger" au large de Bastia (Haute-Corse), dans les eaux territoriales françaises, a indiqué la préfecture maritime de la Méditerranée.
La zone polluée s'étend sur un axe Nord/Sud à 7,5 km environ à l’Est de Bastia, précise le communiqué de la préfecture maritime. "Au moment de ce constat, il n’y avait aucun navire à proximité".
Le Jason, bâtiment spécialisé dans la lutte antipollution, a été envoyé sur place. La vedette de la Douane DF 25 a également appareillé de Bastia pour relocaliser cette pollution et débuter le traitement mécanique de celle-ci.
"En milieu d'après-midi, les observations faites sur zone ont confirmé la présence d’hydrocarbures légers sous la forme de traces d’irisations en dispersion", a indiqué la préfecture maritime de la Méditerranée.
Le Jason devait rester sur place et poursuivre les opérations de brassage mécanique.
Source © france3-regions
La liste des découvertes de tortues mortes le long des côtes de l'Adriatique dans les Marches et de l'émilie Romagne en Italie ne cesse de s'allonger.
Dans une note de la Fondation riccionese on apprend qu'entre Décembre 2014 et Janvier 2015 le nombre de découvertes de spécimens de tortues mortes sur les plages de l'Emilie Romagne et les Marches étaient de 149 et de seulement 14 récupérées en vie.
Comparativement aux 40 tortues retrouvées mortes et des 19 en vies de l'année dernière, la situation dévient très préoccupante.
© Nature Alerte
Dans une note de la Fondation riccionese on apprend qu'entre Décembre 2014 et Janvier 2015 le nombre de découvertes de spécimens de tortues mortes sur les plages de l'Emilie Romagne et les Marches étaient de 149 et de seulement 14 récupérées en vie.
Comparativement aux 40 tortues retrouvées mortes et des 19 en vies de l'année dernière, la situation dévient très préoccupante.
© Nature Alerte
Environ 16,5 tonnes de poissons des parcs de pisciculture flottants du lac Maninjau dans l'ile de Sumatra en indonesie sont morts subitement à la suite d'un niveaux réduits d'oxygène dans le fond des eaux de lac volcanique entre le 27 Janvier et le 3 Février 2015.
Le chef de la Marine et de la Pêche (DKP) a déclaré que près de 16,5 tonnes de poissons sont morts soudainement dans environ 10 unités de cages flottantes.
Les pisciculteurs ont subi des pertes de l'ordre de 363 millions de roupi.
C'est le premier cas répertorié en 2015. En 2014 1087,38 tonnes ont déjà été perdu dans les mêmes condition, en 2013 huit tonnes, en 2012 300 tonnes, 500 tonnes en 2011 et 500 tonnes en 2010.
© Nature Alerte
Le chef de la Marine et de la Pêche (DKP) a déclaré que près de 16,5 tonnes de poissons sont morts soudainement dans environ 10 unités de cages flottantes.
Les pisciculteurs ont subi des pertes de l'ordre de 363 millions de roupi.
C'est le premier cas répertorié en 2015. En 2014 1087,38 tonnes ont déjà été perdu dans les mêmes condition, en 2013 huit tonnes, en 2012 300 tonnes, 500 tonnes en 2011 et 500 tonnes en 2010.
© Nature Alerte
Environ 100 loups rouges sauvages errent en Caroline du Nord, mais pas longtemps si le gouvernement de l'Etat ne les protège pas urgemment. En attendant l'approbation du gouvernement fédéral, les autorités envisagent de les rassembler en captivité.
28 ans aprés le premier succès de réintroduction du loup dans l'histoire des États-Unis, la Commission des ressources sauvages de la Caroline du Nord (CNFC) demande à la Fish and Wildlife des États-Unis (USFWS) de capturer tous ses loups et de mettre fin au programme de réintroduction. L'état aimerait que l'USFWS déclarent loups rouges éteints à l'état sauvage.
C'est une annonce ahurissant mais pas surprenante quand on sait que le CNFC est un partenaire officiel de l'USFWS dans le programme de réintroduction.
En adoptant ces résolutions, la commission se justifie en arguant que "l'hybridation avec les coyotes sauvages augmente les populations qui empiètent désormais sur les terres privées" et l'état veut mettre fin au programme de réintroduction.
La population sauvage des loups rouges s'élève actuellement à environ 100 individus. Environ 190 autres sont inventoriés dans des établissements d'élevage en captivité.
Ce vote intervient à la veille d'une annonce fédérale attendue sur l'avenir du programme de réintroduction des loups rouges et les changements qui pourraient être apportés au programme existant.
© Nature Alerte
28 ans aprés le premier succès de réintroduction du loup dans l'histoire des États-Unis, la Commission des ressources sauvages de la Caroline du Nord (CNFC) demande à la Fish and Wildlife des États-Unis (USFWS) de capturer tous ses loups et de mettre fin au programme de réintroduction. L'état aimerait que l'USFWS déclarent loups rouges éteints à l'état sauvage.
C'est une annonce ahurissant mais pas surprenante quand on sait que le CNFC est un partenaire officiel de l'USFWS dans le programme de réintroduction.
En adoptant ces résolutions, la commission se justifie en arguant que "l'hybridation avec les coyotes sauvages augmente les populations qui empiètent désormais sur les terres privées" et l'état veut mettre fin au programme de réintroduction.
La population sauvage des loups rouges s'élève actuellement à environ 100 individus. Environ 190 autres sont inventoriés dans des établissements d'élevage en captivité.
Ce vote intervient à la veille d'une annonce fédérale attendue sur l'avenir du programme de réintroduction des loups rouges et les changements qui pourraient être apportés au programme existant.
© Nature Alerte
Le volcan Colima au Mexique est de nouveau entré en éruption hier. L‘éruption impressionnante, a propulsé une colonne de cendre qui s'est s'élevé à près de deux kilomètres de hauteur.
Le Popocatepetl quant à lui, situé au sud-ouest de la capitale Mexico a enregistré 60 explosions ces dernières 24h.
© Nature Alerte
Le Popocatepetl quant à lui, situé au sud-ouest de la capitale Mexico a enregistré 60 explosions ces dernières 24h.
© Nature Alerte
Dans un effort pour relancer les investissements en baisse dans l'industrie minière et les combustibles fossiles, le Pérou a passé une nouvelle loi controversée qui revient sur nombre de ses protections environnementales et réduit le pouvoir de son ministère de l'Environnement.
Cette nouvelle loi inquiète les défenseurs de l'environnement, non seulement par son impact, dont 60 pour cent concerne la forêt amazonienne, mais aussi par les mesures qui ébranleront les progrès au sommet sur le climat de l'ONU qui aura lieu en décembre au Pérou.
La nouvelle loi, signée par le Président Ollanta Humala ce mois-ci, est détaillée dans son application. Elle réduit de manière significative la plupart des contraventions pour dégâts environnementaux, force les études ayant un impact sur l'environnement à être réalisée en seulement 45 jours, et autorise l'extraction minière et de combustibles fossiles dans toutes les aires nouvellement protégées.
« Nous considérons ces mesures comme étant un sérieux recul pour le Pérou dans le domaine environnemental. Nous exhortons le gouvernement péruvien à reconsidérer cette initiative et à la retirer, » ont écrit plus de 100 groupes locaux et internationaux pour la protection de l'environnement dans une lettre s'opposant à la nouvelle loi.
La loi mine également les capacités du ministère de l'Environnement, qui a été mis en place en 2008 seulement, en retirant l'autorisation de définir des normes pour la qualité de l'air, des sols et de l'eau. Évidemment, la tête du ministère, Manuel Pulgar-Vidal, a voté contre les projets de loi.
Pour finir, la nouvelle loi promulgue des avantages fiscaux pour les sociétés minières étrangères opérant dans le pays.
Toutefois, le Pérou est toujours remué par des conflits entre communautés locales et sociétés d'exploitation minière et pétrolière. Les peuples indigènes de l'Amazone s'opposent à l'exploration et l'exploitation pétrolière sur leurs territoires traditionnels depuis des dizaines d'années, tandis que les communautés des Andes ont lancé une campagne pour arrêter l'expansion continuelle des mines.
Les conflits en sont même venus à la violence. En 2009, une manifestation contre une nouvelle loi ouvrant de grandes zones de l'Amazone à l'exploitation forestière, minière et pétrolière s'est terminée avec la mort de 23 policiers et au moins 10 protestants indigènes. La loi à l'origine des incidents a finalement été renversée et le président qui la soutenait, Alan Garcia, démis de ses fonctions. Son remplaçant, Humala, a été élu avec l'espoir, et la promesse, qu'il pourrait calmer le conflit entre les entreprises multinationales et les communautés locales.
En effet, les écologistes ont été encouragés par certains faits nouveaux au Pérou depuis l'élection d'Humala. Par exemple, l'année dernière, le Pérou a déclaré un état d'urgence en raison des décennies de pollution pétrolière de la rivière Pastaza. Cet état d'urgence, qui obligeait le géant pétrolier Pluspetrol à nettoyer la région, a seulement été mise en place par les toutes nouvelles normes sur les sols et l'eau du ministère de l'Environnement, que la nouvelle loi supprime.
Selon L'Associated Press, le Pérou a promulgué cette loi en réponse au ralentissement de sa croissance économique, qui est passé de 6,3 pour cent en 2012 à 5 pour cent l'année dernière. Le pays d'Amérique latine dépend lourdement de l'exploitation minière et des combustibles fossiles. À l'heure actuelle, l'exploitation minière compte environ 60 pour cent des exportations dont l'or représente un tiers. Pendant ce temps, 70 pour cent de l'Amazonie péruvienne a été cédée aux enchères aux sociétés pétrolières pour mener son exploration.
Les opposants à la loi craignent que ses ramifications s'étendent au-delà des frontières péruviennes.
« Dans un contexte de crise climatique mondiale, où des actions concrètes et urgentes sont nécessaires, ce nouveau projet de loi envoie un signal très négatif, qui est aggravé par le rôle du Pérou en tant que président de la CdP 20 (20e Conférence des Parties), » écrivent les groupes de défenseurs de l'environnement. « Ce projet de loi sur l'investissement récompense les parties qui ne se conforment pas aux règles environnementales actuelles du Pérou. »
L'une des responsabilités d'être à la présdience de la Conférence des Parties à la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques, qui change de pays chaque année, est d'accueillir le sommet annuel sur les changements climatiques de décembre, cette année. Certains placent beaucoup d'espoirs dans cette conférence qui ouvre la voie à un nouvel accord à Paris en 2015. Mais en tant que pays d'accueil, le Pérou pourrait considérablement influencer le résultat de la conférence de cette année.
Les pays d'accueil récents, la Pologne et le Qatar, ont tous deux été critiqués pour ne pas avoir fait suffisamment pour pousser l'ambition des sommets des deux dernières années.
« Nous sommes à un moment crucial où on attend du Pérou de faire un pas en avant et de montrer un leadership cohérent afin de créer des politiques environnementales qui permettront de relever le défi des changements climatiques, » déclarent les groupes écologiques.
Quelques jours après le vote de la nouvelle loi, Pulgar-Vidal, le ministre de l'Environnement, a annoncé que le pays préparait un sommet audacieux.
« Nous avons reçu des signes positifs et un soutien politique important, » a-t-il affirmé aux délégués au sommet à Saint-Pétersbourg. « Notre objectif principal est de montrer notre détermination et d'obtenir un projet d'accord, c'est le seul moyen d'aller vers un CdP significatif à Paris. »
Source © Jeremy Hance / mongabay.com
Cette nouvelle loi inquiète les défenseurs de l'environnement, non seulement par son impact, dont 60 pour cent concerne la forêt amazonienne, mais aussi par les mesures qui ébranleront les progrès au sommet sur le climat de l'ONU qui aura lieu en décembre au Pérou.
La nouvelle loi, signée par le Président Ollanta Humala ce mois-ci, est détaillée dans son application. Elle réduit de manière significative la plupart des contraventions pour dégâts environnementaux, force les études ayant un impact sur l'environnement à être réalisée en seulement 45 jours, et autorise l'extraction minière et de combustibles fossiles dans toutes les aires nouvellement protégées.
« Nous considérons ces mesures comme étant un sérieux recul pour le Pérou dans le domaine environnemental. Nous exhortons le gouvernement péruvien à reconsidérer cette initiative et à la retirer, » ont écrit plus de 100 groupes locaux et internationaux pour la protection de l'environnement dans une lettre s'opposant à la nouvelle loi.
La loi mine également les capacités du ministère de l'Environnement, qui a été mis en place en 2008 seulement, en retirant l'autorisation de définir des normes pour la qualité de l'air, des sols et de l'eau. Évidemment, la tête du ministère, Manuel Pulgar-Vidal, a voté contre les projets de loi.
Pour finir, la nouvelle loi promulgue des avantages fiscaux pour les sociétés minières étrangères opérant dans le pays.
Toutefois, le Pérou est toujours remué par des conflits entre communautés locales et sociétés d'exploitation minière et pétrolière. Les peuples indigènes de l'Amazone s'opposent à l'exploration et l'exploitation pétrolière sur leurs territoires traditionnels depuis des dizaines d'années, tandis que les communautés des Andes ont lancé une campagne pour arrêter l'expansion continuelle des mines.
Les conflits en sont même venus à la violence. En 2009, une manifestation contre une nouvelle loi ouvrant de grandes zones de l'Amazone à l'exploitation forestière, minière et pétrolière s'est terminée avec la mort de 23 policiers et au moins 10 protestants indigènes. La loi à l'origine des incidents a finalement été renversée et le président qui la soutenait, Alan Garcia, démis de ses fonctions. Son remplaçant, Humala, a été élu avec l'espoir, et la promesse, qu'il pourrait calmer le conflit entre les entreprises multinationales et les communautés locales.
En effet, les écologistes ont été encouragés par certains faits nouveaux au Pérou depuis l'élection d'Humala. Par exemple, l'année dernière, le Pérou a déclaré un état d'urgence en raison des décennies de pollution pétrolière de la rivière Pastaza. Cet état d'urgence, qui obligeait le géant pétrolier Pluspetrol à nettoyer la région, a seulement été mise en place par les toutes nouvelles normes sur les sols et l'eau du ministère de l'Environnement, que la nouvelle loi supprime.
Selon L'Associated Press, le Pérou a promulgué cette loi en réponse au ralentissement de sa croissance économique, qui est passé de 6,3 pour cent en 2012 à 5 pour cent l'année dernière. Le pays d'Amérique latine dépend lourdement de l'exploitation minière et des combustibles fossiles. À l'heure actuelle, l'exploitation minière compte environ 60 pour cent des exportations dont l'or représente un tiers. Pendant ce temps, 70 pour cent de l'Amazonie péruvienne a été cédée aux enchères aux sociétés pétrolières pour mener son exploration.
Les opposants à la loi craignent que ses ramifications s'étendent au-delà des frontières péruviennes.
« Dans un contexte de crise climatique mondiale, où des actions concrètes et urgentes sont nécessaires, ce nouveau projet de loi envoie un signal très négatif, qui est aggravé par le rôle du Pérou en tant que président de la CdP 20 (20e Conférence des Parties), » écrivent les groupes de défenseurs de l'environnement. « Ce projet de loi sur l'investissement récompense les parties qui ne se conforment pas aux règles environnementales actuelles du Pérou. »
L'une des responsabilités d'être à la présdience de la Conférence des Parties à la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques, qui change de pays chaque année, est d'accueillir le sommet annuel sur les changements climatiques de décembre, cette année. Certains placent beaucoup d'espoirs dans cette conférence qui ouvre la voie à un nouvel accord à Paris en 2015. Mais en tant que pays d'accueil, le Pérou pourrait considérablement influencer le résultat de la conférence de cette année.
Les pays d'accueil récents, la Pologne et le Qatar, ont tous deux été critiqués pour ne pas avoir fait suffisamment pour pousser l'ambition des sommets des deux dernières années.
« Nous sommes à un moment crucial où on attend du Pérou de faire un pas en avant et de montrer un leadership cohérent afin de créer des politiques environnementales qui permettront de relever le défi des changements climatiques, » déclarent les groupes écologiques.
Quelques jours après le vote de la nouvelle loi, Pulgar-Vidal, le ministre de l'Environnement, a annoncé que le pays préparait un sommet audacieux.
« Nous avons reçu des signes positifs et un soutien politique important, » a-t-il affirmé aux délégués au sommet à Saint-Pétersbourg. « Notre objectif principal est de montrer notre détermination et d'obtenir un projet d'accord, c'est le seul moyen d'aller vers un CdP significatif à Paris. »
Source © Jeremy Hance / mongabay.com
Le Groupe Intergouvernemental d’experts des Nations Unies sur l’Evolution du Climat (GIEC) tire la sonnette d’alarme concernant la crise de l’eau, un problème imminent et grave.
La rareté de l’eau pourrait mener au conflit entre les communautés et les nations alors que le monde n’est pas encore totalement conscient de la crise de l’eau à laquelle sont confrontés plusieurs pays en conséquence du changement climatique, d’après ce qu’a indiqué le directeur du Groupe Intergouvernemental d’experts des Nations Unies sur l’Evolution du Climat (GIEC) mardi.
Le dernier rapport du GIEC prévoyait une augmentation des températures mondiales comprise entre 0,3 et 4,8°C d’ici la fin du 21ème siècle.
Des pays comme l’Inde sont susceptibles d’être durement touchés par le réchauffement climatique, qui entraînera davantage de phénomènes climatiques extrêmes tels que des sécheresses qui conduiront à des pénuries d’eau importantes et affecteront la production agricole et la sécurité alimentaire.
Naturellement, cette crise de l’eau va également créer des tensions , probablement des conflits entre des groupes riverains et des Etats riverains
« Malheureusement, le monde ne s’est pas vraiment éveillé à la réalité de ce à quoi nous allons être confrontés en termes de crise de l’eau » a déclaré le Président du GIEC, Rajendra Pachauri lors d’une conférence sur la sécurité de l’eau.
« Si vous regardez les produits agricoles, si vous regardez les protéines animales pour lesquels la demande augmente ce sont des choses hautement intensives en eau.
Parallèlement, du point de vue de l’offre, il y aura plusieurs contraintes. D’abord parce qu’il va y avoir des changements profonds du cycle de l’eau à cause du changement climatique ».
Les experts du développement dans le monde sont de plus en plus inquiets par rapport à la sécurité de l’eau.
Des inondations et des sécheresses plus fréquentes causées par le changement climatique, la pollution des rivières et des lacs, l’urbanisation, la sur-extraction de l’eau souterraine, et l’extension des populations impliquent que de nombreuses nations telles que l’Inde sont confrontées à des pénuries d’eau importantes.
Par ailleurs, la demande accrue en énergie des pays comme l’Inde pour alimenter leur croissance économique a résulté sur la nécessité de produire plus d’eau par l’hydroélectricité et les centrales nucléaires.
Les mois secs de Juin et Juillet, pendant lesquels il y a de fréquentes coupures d’électricité et des pénuries d’eau, offrent un aperçu de la crise de l’eau imminente en Inde.
Les hôpitaux à New Delhi ont dû annuler des opérations chirurgicales pendant une courte période en 2013 parce qu’ils n’avaient plus d’eau pour stériliser les instruments, nettoyer les champs opératoires ou pour que le personnel se lave les mains.
Les centres commerciaux avaient dû couper la climatisation et fermer les toilettes pendant cette période.
Rajendra Pachauri a déclaré qu’il était nécessaire d’utiliser la technologie pour aider à produire davantage d’eau de manière plus efficiente, notamment dans le domaine de l’agriculture où il y a beaucoup de gaspillage.
L’Inde est placée au centre des disputes concernant l’eau avec ses voisins de l’Est et de l’Ouest : le Bangladesh et le Pakistan.
Source © actualités news environnement
La rareté de l’eau pourrait mener au conflit entre les communautés et les nations alors que le monde n’est pas encore totalement conscient de la crise de l’eau à laquelle sont confrontés plusieurs pays en conséquence du changement climatique, d’après ce qu’a indiqué le directeur du Groupe Intergouvernemental d’experts des Nations Unies sur l’Evolution du Climat (GIEC) mardi.
Le dernier rapport du GIEC prévoyait une augmentation des températures mondiales comprise entre 0,3 et 4,8°C d’ici la fin du 21ème siècle.
Des pays comme l’Inde sont susceptibles d’être durement touchés par le réchauffement climatique, qui entraînera davantage de phénomènes climatiques extrêmes tels que des sécheresses qui conduiront à des pénuries d’eau importantes et affecteront la production agricole et la sécurité alimentaire.
Naturellement, cette crise de l’eau va également créer des tensions , probablement des conflits entre des groupes riverains et des Etats riverains
« Malheureusement, le monde ne s’est pas vraiment éveillé à la réalité de ce à quoi nous allons être confrontés en termes de crise de l’eau » a déclaré le Président du GIEC, Rajendra Pachauri lors d’une conférence sur la sécurité de l’eau.
« Si vous regardez les produits agricoles, si vous regardez les protéines animales pour lesquels la demande augmente ce sont des choses hautement intensives en eau.
Parallèlement, du point de vue de l’offre, il y aura plusieurs contraintes. D’abord parce qu’il va y avoir des changements profonds du cycle de l’eau à cause du changement climatique ».
Les experts du développement dans le monde sont de plus en plus inquiets par rapport à la sécurité de l’eau.
Des inondations et des sécheresses plus fréquentes causées par le changement climatique, la pollution des rivières et des lacs, l’urbanisation, la sur-extraction de l’eau souterraine, et l’extension des populations impliquent que de nombreuses nations telles que l’Inde sont confrontées à des pénuries d’eau importantes.
Par ailleurs, la demande accrue en énergie des pays comme l’Inde pour alimenter leur croissance économique a résulté sur la nécessité de produire plus d’eau par l’hydroélectricité et les centrales nucléaires.
Les mois secs de Juin et Juillet, pendant lesquels il y a de fréquentes coupures d’électricité et des pénuries d’eau, offrent un aperçu de la crise de l’eau imminente en Inde.
Les hôpitaux à New Delhi ont dû annuler des opérations chirurgicales pendant une courte période en 2013 parce qu’ils n’avaient plus d’eau pour stériliser les instruments, nettoyer les champs opératoires ou pour que le personnel se lave les mains.
Les centres commerciaux avaient dû couper la climatisation et fermer les toilettes pendant cette période.
Rajendra Pachauri a déclaré qu’il était nécessaire d’utiliser la technologie pour aider à produire davantage d’eau de manière plus efficiente, notamment dans le domaine de l’agriculture où il y a beaucoup de gaspillage.
L’Inde est placée au centre des disputes concernant l’eau avec ses voisins de l’Est et de l’Ouest : le Bangladesh et le Pakistan.
Source © actualités news environnement
Des milliers d'étoiles de mer mortes se sont échouées sur une plage à Abergele après le passage d'une période orageuse.C'est Gordon McGookin, un photographe amateur, qui a découvert l'hécatombe Dimanche matin
L'hécatombe de milliers d'étoiles de mer et de couteaux recouvrait au moins 500 mètres de plage.
Charlie Lindenbaum, responsable de la surveillance maritime des ressources naturelles du Pays de Galles, a déclaré que ce genre d'événement est relativement commun le long de la côte, il est probable que les étoiles de mer et les couteaux soient morts d'un phénomène naturel.
Néanmoins nous demandons à la population de rester vigilante et de nous signaler la présence suspecte d'animaux morts sur les plages .Pour signaler un incident environnemental sur les cotes de la région de Pensarn téléphonez au 0800 80 70 60
© Nature Alerte
L'hécatombe de milliers d'étoiles de mer et de couteaux recouvrait au moins 500 mètres de plage.
Charlie Lindenbaum, responsable de la surveillance maritime des ressources naturelles du Pays de Galles, a déclaré que ce genre d'événement est relativement commun le long de la côte, il est probable que les étoiles de mer et les couteaux soient morts d'un phénomène naturel.
Néanmoins nous demandons à la population de rester vigilante et de nous signaler la présence suspecte d'animaux morts sur les plages .Pour signaler un incident environnemental sur les cotes de la région de Pensarn téléphonez au 0800 80 70 60
© Nature Alerte
La rupture d'une canalisation d'eaux usées dans la zone nord de la ville de Carthagène des indes en Colombie a entraîné d'importants dommages environnementaux. La pollution a touché tout un quartier portuaire de la ville.
On estime que plus de 50 000 poissons dans 13 sites de reproduction sont morts par les eaux contaminées. Les pertes économiques de cette catastrophe écologique n'a pas encore été déterminée, mais les pisciculteurs de la région affirment que toutes leurs productions de l'année est détruite.Les poissons touchées comprennent des tarpons, des daurades, des tilapias et des bocachicos.
La canalisation a éclaté vers 22 heures dans le quartier de Puerto Rey et le flux en fuite n'a pu être coupé que bien des heures plus tard. certains quartiers portuaires sont entourés par ces eaux polluées.
La population est préoccupée pour la santé des riverains , et en particulier pour les enfants, qui peuvent en être affectés.
© Nature Alerte
On estime que plus de 50 000 poissons dans 13 sites de reproduction sont morts par les eaux contaminées. Les pertes économiques de cette catastrophe écologique n'a pas encore été déterminée, mais les pisciculteurs de la région affirment que toutes leurs productions de l'année est détruite.Les poissons touchées comprennent des tarpons, des daurades, des tilapias et des bocachicos.
La canalisation a éclaté vers 22 heures dans le quartier de Puerto Rey et le flux en fuite n'a pu être coupé que bien des heures plus tard. certains quartiers portuaires sont entourés par ces eaux polluées.
La population est préoccupée pour la santé des riverains , et en particulier pour les enfants, qui peuvent en être affectés.
© Nature Alerte
La zone humide de la Macta en Algérie qui couvre une superficie globale de 445 km² et s’étend d’Arzew (Oran) à Sig (Mascara) est menacée de destruction par l’exécution de pas moins de deux projets d’infrastructures ; à savoir le «port de la Macta» que la wilaya d’Oran prévoit de réaliser et la liaison ferroviaire entre Mostaganem et Marsat El Hadjadj (Oran) sur une longueur de 27 km.
Des projets, dits de développement, susceptibles de porter atteinte à l’intégralité de l’écosystème de la zone humide qui se traduit par la destruction de la faune et la flore.
En effet, classés, le 2 février 2001, sur la liste des zones humides à protéger par la Convention Ramsar à laquelle l’Algérie a adhérée en 1982, les marais de la Macta représentent, selon un rapport du bureau d’étude Mathe de Constantine, «un type de zone humide rare en Afrique du Nord en raison de la diversité des milieux qu’il renferme.
Ce site est unique en Algérie de par la présence d’une diversité de groupements de salsolacées annuelles qu’il renferme et qui forment rarement de telles associations dans d’autres régions. On y retrouve une grande diversité biologique, à la fois faune et flore, en particulier en ce qui concerne la communauté d’oiseaux.
Le même document, en ce qui concerne le projet du port de la Macta prévu dans le schéma directeur de l’aire métropolitaine (SDAAM) d’Oran, a alerté que «cet aménagement aura un impact direct sur les valeurs écologiques les plus importantes qui se concentrent à l’embouchure de la Macta où les plans d’eau sont permanents et les zones de marais plus importantes».
Et d’ajouter «le projet interrompra également l’interface entre la zone humide et la mer Méditerranée modifiant ainsi les aspects fonctionnels de l’écosystème existant. La perte de connectivité entre les écosystèmes marins et ceux de la zone humide sera aggravée, empêchant la montée de migrateurs comme l’anguille et provoquant des déséquilibres importants dans les communautés végétales». En sus des menaces qu’elle encourt, d’autres contraintes sont, ajoute le même rapport, à l’origine de la dégradation des habitats de la zone humide de la Macta.
Parmi elles, les rejets des eaux usées domestiques et industrielles qui coulent dans les oueds et qui sont véhiculées automatiquement vers la zone humide. Le cas de l’oued de Sig est considéré comme «la principale source de pollutions».
Une révélation qui nous a été également confirmée par des sources de la Conservation des forêts de la wilaya de Mascara qui ont tenu à mettre en garde contre la multiplication des décharges sauvages qui présentent de sérieuses menaces à la conservation de la Macta.
Dans le même contexte, le rapport du bureau d’études fait état de l’existence de nombreuses décharges illégales qui «constituent une pression directe sur la zone humide, notamment par la contamination des sols et de la nappe phréatique par les lixiviats».
Dans un autre document, nous pouvons lire, «La zone humide est exposée à des menaces d’origine endogène (salinisation, érosion hydrique et l’érosion éolienne) ou encore à des perturbations exogène (pompage, pâturage et pollution)».
Et d’ajouter que «la Macta regroupe un total de 25 décharges dont 8 sauvages et 7 autorisées mais non classées. Ces sites reçoivent tous types de déchets sans tri ou traitement préalables». Ce qui mérite d’être signalé est que la majeure partie de la zone humide de la Macta se situe sur le territoire de la wilaya de Mascara.
Selon un document officiel, «92,90 % de la superficie des marais de la Macta est répartie sur sept communes de la wilaya de Mascara ; à savoir Alaïmia, Bouhenni, Mocta Douz, Mohammadia, Sig, Ras Aïn Amirouche et Sidi Abdelmoumène, 5,10 % est située sur le territoire de la wilaya d’Oran au niveau des communes de Marsat El-Hadjadj et Bethioua et 2 % seulement est localisée dans la région de Fornaka, à Mostaganem».
Cette Zone humide est réputée, selon un document officiel, «pour l’avifaune (représenté par 33 espèces réparties sur 9 familles) qu’elle émigre, particulièrement durant la période hivernale. Un refuge parfait pour la nidification de nombreux sédentaires».
Ainsi, elle regroupe une végétation diversifiée assez homogène et couvre un taux élevé de la superficie totale. «Les espèces faunistiques y trouvent un lieu de reproduction et de repos».
Selon le wali de Mascara, Ouled Salah Zitouni, «au vu de son implantation géographique et l’importance de la richesse écologique qu’elle renferme en faune et en flore, la prise en charge de la zone humide de la Macta appelle une contribution solidaire des services techniques des trois wilayas (Mascara, Oran et Mostaganem) concernées par son étendue géographique pour sa protection de toute agression et sa préservation en permanence».
À cet effet, un budget de 10 millions de dinars environ a été dégagé par la wilaya de Mascara pour la réalisation d’une étude relative à l’aménagement de cette zone. Contacté, samedi, par nos soins, un responsable de Mathe Constantine, bureau d’études techniques en charge de l’étude en collaboration avec un autre bureau d’études spécialisé portugais, Agri.Pro Ambiente en l’occurrence, nous a déclaré que «l’étude est en sa phase finale».
Pour la direction de l’Environnement, «préserver et améliorer l’écosystème de la Macta est l’objectif principal de cette étude, première du genre dans la région».
Source © Abdelouahab Souag / El Watan
Des projets, dits de développement, susceptibles de porter atteinte à l’intégralité de l’écosystème de la zone humide qui se traduit par la destruction de la faune et la flore.
En effet, classés, le 2 février 2001, sur la liste des zones humides à protéger par la Convention Ramsar à laquelle l’Algérie a adhérée en 1982, les marais de la Macta représentent, selon un rapport du bureau d’étude Mathe de Constantine, «un type de zone humide rare en Afrique du Nord en raison de la diversité des milieux qu’il renferme.
Ce site est unique en Algérie de par la présence d’une diversité de groupements de salsolacées annuelles qu’il renferme et qui forment rarement de telles associations dans d’autres régions. On y retrouve une grande diversité biologique, à la fois faune et flore, en particulier en ce qui concerne la communauté d’oiseaux.
Le même document, en ce qui concerne le projet du port de la Macta prévu dans le schéma directeur de l’aire métropolitaine (SDAAM) d’Oran, a alerté que «cet aménagement aura un impact direct sur les valeurs écologiques les plus importantes qui se concentrent à l’embouchure de la Macta où les plans d’eau sont permanents et les zones de marais plus importantes».
Et d’ajouter «le projet interrompra également l’interface entre la zone humide et la mer Méditerranée modifiant ainsi les aspects fonctionnels de l’écosystème existant. La perte de connectivité entre les écosystèmes marins et ceux de la zone humide sera aggravée, empêchant la montée de migrateurs comme l’anguille et provoquant des déséquilibres importants dans les communautés végétales». En sus des menaces qu’elle encourt, d’autres contraintes sont, ajoute le même rapport, à l’origine de la dégradation des habitats de la zone humide de la Macta.
Parmi elles, les rejets des eaux usées domestiques et industrielles qui coulent dans les oueds et qui sont véhiculées automatiquement vers la zone humide. Le cas de l’oued de Sig est considéré comme «la principale source de pollutions».
Une révélation qui nous a été également confirmée par des sources de la Conservation des forêts de la wilaya de Mascara qui ont tenu à mettre en garde contre la multiplication des décharges sauvages qui présentent de sérieuses menaces à la conservation de la Macta.
Dans le même contexte, le rapport du bureau d’études fait état de l’existence de nombreuses décharges illégales qui «constituent une pression directe sur la zone humide, notamment par la contamination des sols et de la nappe phréatique par les lixiviats».
Dans un autre document, nous pouvons lire, «La zone humide est exposée à des menaces d’origine endogène (salinisation, érosion hydrique et l’érosion éolienne) ou encore à des perturbations exogène (pompage, pâturage et pollution)».
Et d’ajouter que «la Macta regroupe un total de 25 décharges dont 8 sauvages et 7 autorisées mais non classées. Ces sites reçoivent tous types de déchets sans tri ou traitement préalables». Ce qui mérite d’être signalé est que la majeure partie de la zone humide de la Macta se situe sur le territoire de la wilaya de Mascara.
Selon un document officiel, «92,90 % de la superficie des marais de la Macta est répartie sur sept communes de la wilaya de Mascara ; à savoir Alaïmia, Bouhenni, Mocta Douz, Mohammadia, Sig, Ras Aïn Amirouche et Sidi Abdelmoumène, 5,10 % est située sur le territoire de la wilaya d’Oran au niveau des communes de Marsat El-Hadjadj et Bethioua et 2 % seulement est localisée dans la région de Fornaka, à Mostaganem».
Cette Zone humide est réputée, selon un document officiel, «pour l’avifaune (représenté par 33 espèces réparties sur 9 familles) qu’elle émigre, particulièrement durant la période hivernale. Un refuge parfait pour la nidification de nombreux sédentaires».
Ainsi, elle regroupe une végétation diversifiée assez homogène et couvre un taux élevé de la superficie totale. «Les espèces faunistiques y trouvent un lieu de reproduction et de repos».
Selon le wali de Mascara, Ouled Salah Zitouni, «au vu de son implantation géographique et l’importance de la richesse écologique qu’elle renferme en faune et en flore, la prise en charge de la zone humide de la Macta appelle une contribution solidaire des services techniques des trois wilayas (Mascara, Oran et Mostaganem) concernées par son étendue géographique pour sa protection de toute agression et sa préservation en permanence».
À cet effet, un budget de 10 millions de dinars environ a été dégagé par la wilaya de Mascara pour la réalisation d’une étude relative à l’aménagement de cette zone. Contacté, samedi, par nos soins, un responsable de Mathe Constantine, bureau d’études techniques en charge de l’étude en collaboration avec un autre bureau d’études spécialisé portugais, Agri.Pro Ambiente en l’occurrence, nous a déclaré que «l’étude est en sa phase finale».
Pour la direction de l’Environnement, «préserver et améliorer l’écosystème de la Macta est l’objectif principal de cette étude, première du genre dans la région».
Source © Abdelouahab Souag / El Watan
Selon une recherche récente de l'agence météorologique anglaise (Met Office), le réchauffement climatique en cours multiplie par dix le risque d'étés extrêmement chauds en Europe, alors que le risque était seulement doublé il y a dix à quinze ans.
Résultat : la canicule de 2003 deviendra commune à la fin du siècle.
L'effet de serre accru par nos émissions polluantes toujours en augmentation entraîne une augmentation des températures à la surface de la Terre. Ce réchauffement, de plus en plus marqué, va modifier considérablement le climat de notre planète, et ce, en seulement quelques décennies.
Les climatologues et géophysiciens s'emploient à dessiner les grands traits de ces changements à l'aide de modèles informatiques complexes qui sont révisés régulièrement.
Ils prennent en compte un grand nombre de paramètres : climatiques, géographiques... Et bien sûr l'empreinte de nos activités sur les milieux.
Dans une nouvelle étude publiée dans la revue scientifique Nature Climate Change, des chercheurs britanniques ont revu leur précédente évaluation de 2004 concernant l'augmentation du risque de canicule[1] en Europe occidentale[2] à cause du réchauffement climatique. En effet, les vagues de chaleur sont les premiers évènements météorologiques extrêmes qui peuvent être attribués à l'influence des sociétés humaines sur le climat.
Dans leur première évaluation de 2004, ils avaient montré que, statistiquement, un événement comme la canicule de 2003 – avec des anomalies positives de températures de plus de 5 °C[3] - avait une probabilité de se répéter tous les mille ans, ou plus.
Désormais, ils estiment cette probabilité à quasiment une fois par siècle (tous les 127 ans).
En ce qui concerne les vagues de chaleur, le risque a également été multiplié par 10 : de 1 tous les 50 ans à 1 tous les 5 ans ! La canicule de 2003 deviendra très banale à la fin du siècle
Ainsi, des canicules comme en 2003 deviendront « très communes » en 2040, quel que soit les scénarios d'émissions de gaz à effet de serre utilisés par le GIEC, donc même pour les scénarios les plus optimistes, qui n'ont malheureusement, pratiquement plus aucune chance de se produire.
Pire : si les émissions de gaz à effet de serre continuent d'augmenter comme c'est le cas actuellement, une canicule comme 2003 risque d'être considérée comme très banale à la fin du siècle indiquent les chercheurs : « Avec l'augmentation continue des températures estivales, la perception d'un été extrêmement chaud va changer dramatiquement dans les prochaines décennies » indique Dr Nikos Christidis, auteur principal de l'étude.
Effrayant.
Or, ces vagues de chaleur ne sont pas anodines et représentent des risques sanitaires élevés comme en témoigne la hausse de la mortalité lors de la canicule de 2003 : 70 000 personnes en Europe, dont 20 000 en France.
En conclusion, les auteurs de l'étude insistent donc sur la nécessité de s'adapter à de tels phénomènes, le temps qui nous était imparti pour les éviter ayant désormais expiré à cause de l'inaction et de l'inertie manifeste de nos sociétés.
Notes
Une canicule se définit comme un niveau de très fortes chaleurs le jour et la nuit pendant au moins trois jours consécutifs. La définition de la canicule repose donc sur deux paramètres : la chaleur et la durée.
L'étude s'est concentrée sur la France, l'Allemagne et l'Italie, les pays les plus touchés en 2003 par l'été le plus chaud jamais enregistré en EuropeDurant la décennie 2003-2012, les températures en Europe occidentale ont dépassé de 0,81°C celles observées durant la période 1990-1999.
Référence Christidis, N. et al. (2014) Dramatically increasing chance of extremely hot summers since the 2003 European heatwave - Nature Climate Change
Source © Christophe Magdelaine / notre-planete.info
Résultat : la canicule de 2003 deviendra commune à la fin du siècle.
L'effet de serre accru par nos émissions polluantes toujours en augmentation entraîne une augmentation des températures à la surface de la Terre. Ce réchauffement, de plus en plus marqué, va modifier considérablement le climat de notre planète, et ce, en seulement quelques décennies.
Les climatologues et géophysiciens s'emploient à dessiner les grands traits de ces changements à l'aide de modèles informatiques complexes qui sont révisés régulièrement.
Ils prennent en compte un grand nombre de paramètres : climatiques, géographiques... Et bien sûr l'empreinte de nos activités sur les milieux.
Dans une nouvelle étude publiée dans la revue scientifique Nature Climate Change, des chercheurs britanniques ont revu leur précédente évaluation de 2004 concernant l'augmentation du risque de canicule[1] en Europe occidentale[2] à cause du réchauffement climatique. En effet, les vagues de chaleur sont les premiers évènements météorologiques extrêmes qui peuvent être attribués à l'influence des sociétés humaines sur le climat.
Dans leur première évaluation de 2004, ils avaient montré que, statistiquement, un événement comme la canicule de 2003 – avec des anomalies positives de températures de plus de 5 °C[3] - avait une probabilité de se répéter tous les mille ans, ou plus.
Désormais, ils estiment cette probabilité à quasiment une fois par siècle (tous les 127 ans).
En ce qui concerne les vagues de chaleur, le risque a également été multiplié par 10 : de 1 tous les 50 ans à 1 tous les 5 ans ! La canicule de 2003 deviendra très banale à la fin du siècle
Ainsi, des canicules comme en 2003 deviendront « très communes » en 2040, quel que soit les scénarios d'émissions de gaz à effet de serre utilisés par le GIEC, donc même pour les scénarios les plus optimistes, qui n'ont malheureusement, pratiquement plus aucune chance de se produire.
Pire : si les émissions de gaz à effet de serre continuent d'augmenter comme c'est le cas actuellement, une canicule comme 2003 risque d'être considérée comme très banale à la fin du siècle indiquent les chercheurs : « Avec l'augmentation continue des températures estivales, la perception d'un été extrêmement chaud va changer dramatiquement dans les prochaines décennies » indique Dr Nikos Christidis, auteur principal de l'étude.
Effrayant.
Or, ces vagues de chaleur ne sont pas anodines et représentent des risques sanitaires élevés comme en témoigne la hausse de la mortalité lors de la canicule de 2003 : 70 000 personnes en Europe, dont 20 000 en France.
En conclusion, les auteurs de l'étude insistent donc sur la nécessité de s'adapter à de tels phénomènes, le temps qui nous était imparti pour les éviter ayant désormais expiré à cause de l'inaction et de l'inertie manifeste de nos sociétés.
Notes
Une canicule se définit comme un niveau de très fortes chaleurs le jour et la nuit pendant au moins trois jours consécutifs. La définition de la canicule repose donc sur deux paramètres : la chaleur et la durée.
L'étude s'est concentrée sur la France, l'Allemagne et l'Italie, les pays les plus touchés en 2003 par l'été le plus chaud jamais enregistré en EuropeDurant la décennie 2003-2012, les températures en Europe occidentale ont dépassé de 0,81°C celles observées durant la période 1990-1999.
Référence Christidis, N. et al. (2014) Dramatically increasing chance of extremely hot summers since the 2003 European heatwave - Nature Climate Change
Source © Christophe Magdelaine / notre-planete.info
Le Piton de la Fournaise est entré en éruption mercredi matin, quelques heures après de premiers séismes, signes précurseurs d'un éveil du volcan, déjà entré en éruption en juin 2014 a indiqué l'Observatoire volcanologique du piton de Fournaise (OVPF)
La faille éruptive s'est ouverte sur le flanc sud du cône central du volcan, dans une zone totalement inhabitée. "Un agent de l'ONF (Office national des forêts) a entendu un bruit significatif" d'une éruption, rapporte Nicolas Villeneuve, directeur de l'OVPF.
"Environ 180 séismes sommitaux, dont 5 de magnitude supérieure à 2" ont alors été enregistrés. "Nous sommes ensuite entrés dans une crise sismique avec 6 séismes par minute", précise M. Villeneuve.
L'imminence probable d'une éruption avait conduit le préfet de La Réunion, Dominique Sorain, à déclencher la vigilance volcanique du dispositif ORSEC à partir de 11 heures. C'est quasiment l'heure que la Fournaise a choisi pour entrer en éruption.
Le dernier passage en phase de vigilance volcanique avait été décrété le 3 décembre 2014 avant d'être levé le 16 janvier 2015. La dernière éruption du volcan remonte au samedi 21 juin 2014. Le volcan de la Réunion est l'un des plus actifs au monde et entre en moyenne en éruption tous les 8 mois depuis 1640, selon l'Observatoire. Des périodes d'inactivité sont toutefois enregistrées à intervalles réguliers.
La faille éruptive s'est ouverte sur le flanc sud du cône central du volcan, dans une zone totalement inhabitée. "Un agent de l'ONF (Office national des forêts) a entendu un bruit significatif" d'une éruption, rapporte Nicolas Villeneuve, directeur de l'OVPF.
"Environ 180 séismes sommitaux, dont 5 de magnitude supérieure à 2" ont alors été enregistrés. "Nous sommes ensuite entrés dans une crise sismique avec 6 séismes par minute", précise M. Villeneuve.
L'imminence probable d'une éruption avait conduit le préfet de La Réunion, Dominique Sorain, à déclencher la vigilance volcanique du dispositif ORSEC à partir de 11 heures. C'est quasiment l'heure que la Fournaise a choisi pour entrer en éruption.
Le dernier passage en phase de vigilance volcanique avait été décrété le 3 décembre 2014 avant d'être levé le 16 janvier 2015. La dernière éruption du volcan remonte au samedi 21 juin 2014. Le volcan de la Réunion est l'un des plus actifs au monde et entre en moyenne en éruption tous les 8 mois depuis 1640, selon l'Observatoire. Des périodes d'inactivité sont toutefois enregistrées à intervalles réguliers.
Ce lundi après-midi, Mao Peninou, adjoint à la mairie en charge de la propreté, a lancé la mise en service de quatre camions-bennes électriques. Tous propriétés du groupe Pizzorno Environnement qui s’occupe de la collecte des déchets dans le 10e, 15e et 18e arrondissements.
Une première phase de test
C’est dans ces trois arrondissements que circuleront ces quatre bennes électriques, totalement silencieuses.
« Il y en aura pour le 10e et une autre pour le 18e opérationnelles dès à présent, et deux dans le 15e arrondissement d’ici à la fin du mois de février », indique-t-on à Pizzorno Environnement. Ces bennes, d’une capacité de 27 tonnes, sont rechargeables en sept heures mais l’installation prévue d’une borne de recharge rapide sur le site parisien de Pizzorno devrait faire baisser nettement ce délai. « Et ces camions ont sept heures d’autonomie, ce qui correspond à deux tournées », précise-t-on à Pizzorno Environnement.
Il s’agit d’une première phase de test qui pourrait être étendu à l’avenir, le groupe Pizzorno ayant une flotte de 80 camions-bennes à Paris. «C’est le premier groupe intervenant dans la collecte des déchets à Paris à s’équiper de la sorte, note Mao Peninou. Mais nous suivrons les autres de près sur cette thématique, le but étant d’arriver à zéro véhicule diésel d’ici à 2020.»
Une première phase de test
C’est dans ces trois arrondissements que circuleront ces quatre bennes électriques, totalement silencieuses.
« Il y en aura pour le 10e et une autre pour le 18e opérationnelles dès à présent, et deux dans le 15e arrondissement d’ici à la fin du mois de février », indique-t-on à Pizzorno Environnement. Ces bennes, d’une capacité de 27 tonnes, sont rechargeables en sept heures mais l’installation prévue d’une borne de recharge rapide sur le site parisien de Pizzorno devrait faire baisser nettement ce délai. « Et ces camions ont sept heures d’autonomie, ce qui correspond à deux tournées », précise-t-on à Pizzorno Environnement.
Il s’agit d’une première phase de test qui pourrait être étendu à l’avenir, le groupe Pizzorno ayant une flotte de 80 camions-bennes à Paris. «C’est le premier groupe intervenant dans la collecte des déchets à Paris à s’équiper de la sorte, note Mao Peninou. Mais nous suivrons les autres de près sur cette thématique, le but étant d’arriver à zéro véhicule diésel d’ici à 2020.»
mardi 3 février 2015
Cette révélation du journal "San Francisco Chronicle" fait l'effet d'une bombe en Californie alors qu'elle traverse actuellement la pire sécheresse de son histoire, et que ces réserves d'eau souterraine son a sec.
D'après le "San Francisco Chronicle" les régulateurs de la Californie donnaient depuis des années l'autorisation aux compagnies pétrolières d'injecter leur eaux usées chargées de produits chimique dans les sources d'eau potable souterraines.
Selon le journal les permissions de l'État on permis à l'industrie pétrolière de forer 171 puits d'injection d'eaux usées dans les aquifères d'eau douce et 253 puits d'eaux usées dans les aquifères d'eau saumâtre mais potentiellement utilisables après traitement.
Une grande partie de ces injections de déchets est survenue dans le comté de Kern
Les eaux usées de forage de pétrole et de gaz peuvent contenir des produits chimiques comme l'arsenic et le benzène, ou encore des métaux lourds et des matières radioactives.
Des centaines de milliards de litres d'eaux usées sont éliminés par l'industrie pétrolière chaque année aux états unis, la Californie se place au troisième rang derrière l'état du Texas et du Dakota du Nord. Pour éliminer ces déchets par injection dans un aquifère, les entreprises doivent recevoir une autorisation préalable de la "Safe Drinking Water Act" au niveau fédéral.
Déjà l'année dernière, le Centre pour la diversité biologique avait prouvé l'existence d'au moins neuf puits d'injection d'eaux usées dans des aquifères d'eau saumâtre qui auraient pu être utilisés pour l'eau potable si elle était traitée.
Aujourd'hui le journal a prouvé que 171 puits d'injection d'eau usée issues des activités pétrolières et gazière ont été autorisé officiellement dans des aquifères d'eau potable et révèle ainsi le scandale.
«C'est choquant», a déclaré Patrick Sullivan, porte-parole pour le Centre pour la diversité biologique. "C'est incroyable."
Aujourd'hui aucune preuve officielle affirme que l'eau contaminée par ces pratiques ait touché les populations, les fonctionnaires de l'Etat de Californie vont même jusqu'à affirmer au Journal que les tests à proximité des puits d'eau potable ont jusqu'ici montré aucune contamination.
Mais en raison de l'extrême densité de la population dans les régions environnantes, Patrick Sullivan affirme lui que des millions de personnes sont suceptibles d'avoir été atteints par ces pollutions.
"Nous ne savons pas combien de personnes reçoivent l'eau potable de ces aquifères, mais potentiellement il pourrait y avoir des millions de gens qui boivent cette eau," at-il dit.
Le Centre pour la diversité biologique demande que toutes les injections d'eaux usées en cours cessent immédiatement.
Selon le "San Francisco Chronicle", l'Agence de protection environnementale fédérale (qui apparemment a aidé à découvrir ces pratiques) menace de prendre le contrôle de la réglementation des puits.
L'Etat a jusqu'au 6 février pour expliquer à l'EPA comment il entend gérer la situation.
© Nature Alerte
D'après le "San Francisco Chronicle" les régulateurs de la Californie donnaient depuis des années l'autorisation aux compagnies pétrolières d'injecter leur eaux usées chargées de produits chimique dans les sources d'eau potable souterraines.
Selon le journal les permissions de l'État on permis à l'industrie pétrolière de forer 171 puits d'injection d'eaux usées dans les aquifères d'eau douce et 253 puits d'eaux usées dans les aquifères d'eau saumâtre mais potentiellement utilisables après traitement.
Une grande partie de ces injections de déchets est survenue dans le comté de Kern
Les eaux usées de forage de pétrole et de gaz peuvent contenir des produits chimiques comme l'arsenic et le benzène, ou encore des métaux lourds et des matières radioactives.
Des centaines de milliards de litres d'eaux usées sont éliminés par l'industrie pétrolière chaque année aux états unis, la Californie se place au troisième rang derrière l'état du Texas et du Dakota du Nord. Pour éliminer ces déchets par injection dans un aquifère, les entreprises doivent recevoir une autorisation préalable de la "Safe Drinking Water Act" au niveau fédéral.
Déjà l'année dernière, le Centre pour la diversité biologique avait prouvé l'existence d'au moins neuf puits d'injection d'eaux usées dans des aquifères d'eau saumâtre qui auraient pu être utilisés pour l'eau potable si elle était traitée.
Aujourd'hui le journal a prouvé que 171 puits d'injection d'eau usée issues des activités pétrolières et gazière ont été autorisé officiellement dans des aquifères d'eau potable et révèle ainsi le scandale.
«C'est choquant», a déclaré Patrick Sullivan, porte-parole pour le Centre pour la diversité biologique. "C'est incroyable."
Aujourd'hui aucune preuve officielle affirme que l'eau contaminée par ces pratiques ait touché les populations, les fonctionnaires de l'Etat de Californie vont même jusqu'à affirmer au Journal que les tests à proximité des puits d'eau potable ont jusqu'ici montré aucune contamination.
Mais en raison de l'extrême densité de la population dans les régions environnantes, Patrick Sullivan affirme lui que des millions de personnes sont suceptibles d'avoir été atteints par ces pollutions.
"Nous ne savons pas combien de personnes reçoivent l'eau potable de ces aquifères, mais potentiellement il pourrait y avoir des millions de gens qui boivent cette eau," at-il dit.
Le Centre pour la diversité biologique demande que toutes les injections d'eaux usées en cours cessent immédiatement.
Selon le "San Francisco Chronicle", l'Agence de protection environnementale fédérale (qui apparemment a aidé à découvrir ces pratiques) menace de prendre le contrôle de la réglementation des puits.
L'Etat a jusqu'au 6 février pour expliquer à l'EPA comment il entend gérer la situation.
© Nature Alerte
Le Conseil d'État vient de juger irrégulière la suspension des permis de prospection décrétée unilatéralement par le gouvernement
En conflit depuis plus de trois ans avec le ministère de l'Écologie, la société britannique Melrose Mediterranean Limited (MML) vient de marquer un point précieux dans son bras de fer avec les autorités. Titulaire depuis 2002 (1) d'un "permis exclusif de recherches d'hydrocarbures liquides ou gazeux" au large de Marseille et Toulon, MML vient d'obtenir du Conseil d'État la confirmation d'une décision rendue en février 2014 par le tribunal administratif de Cergy-Pontoise, qui jugeait irrégulière la suspension de ce permis par le ministère de l'Écologie.
Fin 2011, c'est un article de La Provence évoquant la possibilité de voir fleurir les plateformes d'extraction à quelques kilomètres de nos côtes qui avait mis le feu aux poudres. En avril 2012, Nicolas Sarkozy avait ainsi affirmé lors d'un meeting qu'il "n'accepterait pas de forage pétrolier au large des Calanques." Sa ministre de l'Écologie, Nathalie Kosciusko-Morizet, avait aussi choisi de jouer la montre, s'abstenant de répondre à la demande de prolongation formulée par MML.
Sitôt nommée au ministère de l'Écologie, en juin 2012, Delphine Batho avait confirmé l'opposition du gouvernement à cette prolongation, arguant du fait que le périmètre du permis d'exploration accordé en 2002 était intégralement situé en zone de protection écologique.
Un argument que n'a pas retenu le Conseil d'État, dont la décision contraint le ministère à répondre à MML sur sa demande de prolongation dans un délai de deux mois. Pour autant, cet arrêt ne préjuge en rien du jugement sur le fond qui devrait être rendu dans les prochains mois sur la légalité du permis Rhône-Maritime et sur les droits qu'il ouvre à son titulaire de procéder à des forages exploratoires.
Si MML obtenait satisfaction, il pourrait conduire en toute légalité une nouvelle campagne d'exploration sismique du périmètre puis, le cas échéant, forer le plancher méditerranéen. Estimé par MML à environ 100 millions de dollars, ce "forage d'exploration" n'aurait de sens, du point de vue économique, que s'il débouchait sur une autorisation d'exploiter.
C'est bien ce qui inquiète les élus marseillais, qui promettent de tout mettre en oeuvre pour y faire échec. Président du Parc national des Calanques et adjoint (UMP) à la Mer de Jean-Claude Gaudin, Didier Réault est monté au créneau dès la fin 2011 pour dénoncer "l'incohérence" de ce permis avec les objectifs de conservation du Parc, créé quelques mois plus tard.
À ses yeux, l'arrêt du Conseil d'État "n'est pas une bonne nouvelle" pour l'environnement marin, même si ce jugement ne l'a guère surpris. "La stratégie de l'État, qui s'était contenté de rayer ce permis de prospection de la liste des permis autorisés, était un pis-aller", estime-t-il. Selon lui, la meilleure chance d'écarter définitivement la menace, ce sont justement les parcs nationaux directement concernés.
"En 2011, rappelle-t-il, le Parc des Calanques était dans les tuyaux mais il n'existait pas encore formellement. Aujourd'hui, c'est différent. Pour tout projet de prospection pétrolière, la procédure prévoit une consultation des parcs existants, qui doivent rendre un avis conforme. Je ne doute pas de la position que prendront les conseils scientifiques du parc des Calanques et de Port-Cros."
Une "zone à défendre"
Auteur d'une question écrite au gouvernement sur le sujet en novembre 2012, le député (EE-LV) de Gardanne, François-Michel Lambert, est sur la même ligne que Didier Réault. "Le ministère a mis presque un an à répondre à ma question", observe-t-il, signe selon lui de son "grand embarras".
Aujourd'hui, c'est Ségolène Royal qui en a la charge, avec comme première responsabilité de dire à MML avant le 19 février si son permis de prospection est prolongé ou non. Si oui, "ce serait un très mauvais message, à 10 mois du sommet de Paris sur le climat", estime François-Michel Lambert. Si non, la ministre de l'Écologie devra s'attendre à payer le prix fort pour dédommager MML.
Qui réclame préventivement à l'État 63,5 M€ au titre des dépenses déjà engagées, dans le cadre du permis délivré en 2002. "Ségolène Royal devra faire preuve d'imagination pour éviter de payer des dizaines de millions à une société pétrolière britannique et voir des plateformes se dresser en mer, au large des calanques et des côtes corses", prédit ainsi Me Sébastien Mabille, avocat-conseil du Parc national des Calanques. Qui évoque dans son blog l'hypothèse d'une "zone à défendre" maritime. Les ZADistes de Sivens ou de Notre-Dame-des-Landes savent-ils nager ?
(1) : Accordé initialement à la société britannique TGS-Nopec Geophysical Compagny, ce permis avait été transféré fin 2010 à MMLimited, qui avait réclamé en mars 2011 sa prolongation jusqu'en 2015 et le transfert de 72,5 % des droits liés à ce permis à une 3e compagnie, américaine celle-là, Noble Energy. Dans l'intervalle, MML a été diluée par fusion acquisition dans une 3e société, Petroceltic.
En conflit depuis plus de trois ans avec le ministère de l'Écologie, la société britannique Melrose Mediterranean Limited (MML) vient de marquer un point précieux dans son bras de fer avec les autorités. Titulaire depuis 2002 (1) d'un "permis exclusif de recherches d'hydrocarbures liquides ou gazeux" au large de Marseille et Toulon, MML vient d'obtenir du Conseil d'État la confirmation d'une décision rendue en février 2014 par le tribunal administratif de Cergy-Pontoise, qui jugeait irrégulière la suspension de ce permis par le ministère de l'Écologie.
Fin 2011, c'est un article de La Provence évoquant la possibilité de voir fleurir les plateformes d'extraction à quelques kilomètres de nos côtes qui avait mis le feu aux poudres. En avril 2012, Nicolas Sarkozy avait ainsi affirmé lors d'un meeting qu'il "n'accepterait pas de forage pétrolier au large des Calanques." Sa ministre de l'Écologie, Nathalie Kosciusko-Morizet, avait aussi choisi de jouer la montre, s'abstenant de répondre à la demande de prolongation formulée par MML.
Sitôt nommée au ministère de l'Écologie, en juin 2012, Delphine Batho avait confirmé l'opposition du gouvernement à cette prolongation, arguant du fait que le périmètre du permis d'exploration accordé en 2002 était intégralement situé en zone de protection écologique.
Un argument que n'a pas retenu le Conseil d'État, dont la décision contraint le ministère à répondre à MML sur sa demande de prolongation dans un délai de deux mois. Pour autant, cet arrêt ne préjuge en rien du jugement sur le fond qui devrait être rendu dans les prochains mois sur la légalité du permis Rhône-Maritime et sur les droits qu'il ouvre à son titulaire de procéder à des forages exploratoires.
Si MML obtenait satisfaction, il pourrait conduire en toute légalité une nouvelle campagne d'exploration sismique du périmètre puis, le cas échéant, forer le plancher méditerranéen. Estimé par MML à environ 100 millions de dollars, ce "forage d'exploration" n'aurait de sens, du point de vue économique, que s'il débouchait sur une autorisation d'exploiter.
C'est bien ce qui inquiète les élus marseillais, qui promettent de tout mettre en oeuvre pour y faire échec. Président du Parc national des Calanques et adjoint (UMP) à la Mer de Jean-Claude Gaudin, Didier Réault est monté au créneau dès la fin 2011 pour dénoncer "l'incohérence" de ce permis avec les objectifs de conservation du Parc, créé quelques mois plus tard.
À ses yeux, l'arrêt du Conseil d'État "n'est pas une bonne nouvelle" pour l'environnement marin, même si ce jugement ne l'a guère surpris. "La stratégie de l'État, qui s'était contenté de rayer ce permis de prospection de la liste des permis autorisés, était un pis-aller", estime-t-il. Selon lui, la meilleure chance d'écarter définitivement la menace, ce sont justement les parcs nationaux directement concernés.
"En 2011, rappelle-t-il, le Parc des Calanques était dans les tuyaux mais il n'existait pas encore formellement. Aujourd'hui, c'est différent. Pour tout projet de prospection pétrolière, la procédure prévoit une consultation des parcs existants, qui doivent rendre un avis conforme. Je ne doute pas de la position que prendront les conseils scientifiques du parc des Calanques et de Port-Cros."
Une "zone à défendre"
Auteur d'une question écrite au gouvernement sur le sujet en novembre 2012, le député (EE-LV) de Gardanne, François-Michel Lambert, est sur la même ligne que Didier Réault. "Le ministère a mis presque un an à répondre à ma question", observe-t-il, signe selon lui de son "grand embarras".
Aujourd'hui, c'est Ségolène Royal qui en a la charge, avec comme première responsabilité de dire à MML avant le 19 février si son permis de prospection est prolongé ou non. Si oui, "ce serait un très mauvais message, à 10 mois du sommet de Paris sur le climat", estime François-Michel Lambert. Si non, la ministre de l'Écologie devra s'attendre à payer le prix fort pour dédommager MML.
Qui réclame préventivement à l'État 63,5 M€ au titre des dépenses déjà engagées, dans le cadre du permis délivré en 2002. "Ségolène Royal devra faire preuve d'imagination pour éviter de payer des dizaines de millions à une société pétrolière britannique et voir des plateformes se dresser en mer, au large des calanques et des côtes corses", prédit ainsi Me Sébastien Mabille, avocat-conseil du Parc national des Calanques. Qui évoque dans son blog l'hypothèse d'une "zone à défendre" maritime. Les ZADistes de Sivens ou de Notre-Dame-des-Landes savent-ils nager ?
(1) : Accordé initialement à la société britannique TGS-Nopec Geophysical Compagny, ce permis avait été transféré fin 2010 à MMLimited, qui avait réclamé en mars 2011 sa prolongation jusqu'en 2015 et le transfert de 72,5 % des droits liés à ce permis à une 3e compagnie, américaine celle-là, Noble Energy. Dans l'intervalle, MML a été diluée par fusion acquisition dans une 3e société, Petroceltic.
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