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vendredi 13 février 2015
Relevé du Syndicat
 des Eaux du Sud
qui dessert en eau
 potable 22 communes
sont apparues 220 ng/l
alors que seuls 100 ng/l
de métazachlore sont tolérés. 
Suite à la contamination par deux produits chimiques d'un bassin du lac de la Haute-Sûre, en septembre 2014, le gouvernement a décidé d'interdire leur utilisation.

Le métolachlore et le métazachlore, dont des niveaux alarmants ont été trouvés dans l’eau potable, sont interdits.

Le 17 septembre dernier, plusieurs milliers de litres de métazachlore, un puissant pesticide, se déversaient accidentellement dans la Sûre, côté belge, direction le Grand-Duché. En l’espace de quelques jours, le produit atteignait presque le point de prélèvement de l’eau potable au barrage de la Sûre. Suite à cette pollution, une «task force pesticides» a été mise en place par le gouvernement.

La ministre de l’Environnement, Carole Dieschbourg, et le ministre de l’Agriculture, Fernand Etgen, ont dressé le premier bilan de cette «task force» ce jeudi. Les deux ministres ont annoncé l'interdiction «immédiate et définitive» des deux produits phytopharmaceutiques détectés avec des valeurs alarmantes lors de cette pollution. Il s'agit du métolachlore et du métazachlore. 

«Ces deux substances sont très hydrosolubles et donc particulièrement dangereuses», explique Olaf Münichsdorfer, porte-parole du ministère de l'Environnement, à la demande de L'essentiel.

Par ailleurs, concernant les zones de captage d’eau potable, Carole Dieschbourg a fait savoir que trois zones, à Flaxweiler, à Tuntange et à Junglinster sont déjà protégées. Deux autres devraient bientôt l’être et douze autres règlements sont actuellement en préparation. L’objectif est de protéger 80 zones de captage.


-Interdiction immédiate et définitive de l’utilisation du Métolachlore sur tout le territoire luxembourgeois.

-Interdiction immédiate et définitive de l'utilisation du Métazachlore à l'intérieur des zones de protection des eaux, y inclus des zones destinées à être déclarées zones de protection des eaux ainsi que du bassin versant du lac de la Haute-Sûre.

-À l’extérieur des zones de protection: autorisation de l’utilisation du Métazachlore seulement en tant qu'herbicide, appliqué à raison de 0,75 kg/ha seulement tous les quatre ans sur la même surface.

-Interdiction de l'utilisation du Métazachlore en 2015 sur les surfaces sur lesquelles une application de Métazachlore a eu lieu entre 2012 et 2015.

Source © L'essentiel
Des premiers nouveaux cas de cancer avérés ou soupçonnés qui n'existaient pas au moment de l'accident de Fukushima ni dans les mois suivants ont été détectés récemment chez des mineurs, a-t-on appris dans un rapport de la préfecture de Fukushima rendu public jeudi.

Selon ce document, sur les 75.311 enfants réexaminés, 1 a développé récemment un cancer et 7 autres sont soupçonnés d'être également atteints, alors que ces mêmes mineurs (4 garçons, 4 filles) n'avaient présenté aucune anomalie lors d'un contrôle initial.

La responsabilité directe de l'accident ne peut être établie avec certitude

La première phase d'examen (menée d'octobre 2011 à fin 2014) avait porté sur 298.577 des 367.687 jeunes habitants de la région âgés de moins de 18 ans au moment de l'accident survenu en mars 2011 à cause d'un terrible tsunami. Elle avait révélé 86 cas avérés de cancer de la thyroïde et 23 cas fortement soupçonnés chez des mineurs, mais il était impossible de dire s'ils étaient apparus après le drame et pouvaient en être une conséquence ou non, faute de données comparatives antérieures.

La deuxième étude débutée en 2014 et qui a déjà permis de revoir 75.311 enfants est en fait la première à réellement pouvoir mesurer les cas apparus avec certitude après l'accident. Elle permet de déceler des tumeurs qui n'existaient lors du premier examen servant désormais de base de référence.

Là encore, la responsabilité directe de l'accident ne peut être établie avec certitude, mais les soupçons sont davantage justifiés, même si la commission d'étude tend à considérer au contraire que «malgré ces nouveaux résultats, il n'est pas nécessaire à ce stade de modifier l'avis émis précédemment» selon lequel les radiations ne sont pas la cause de ces cancers. Cette opinion est entre autres fondée sur les effets mesurés de la catastrophe de Tchernobyl, en 1986 en Ukraine.

Source © AFP


jeudi 12 février 2015
Un nuage toxique de couleur ocre-orangée survole l'Espagne depuis qu'une explosion a eu lieu à Igualada, au nord-ouest de Barcelone.

La sécurité est de mise dans la zone du nuage toxique qui s'est échappé après une explosion survenue ce matin dans une usine chimique d'Igualada (à 70 km au nord-ouest de Barcelone). 

Un camion d'acide nitrique est peut-être à l'origine de la catastrophe, selon Reuters, qui ne sait pas encore avec précision le contexte et le déroulement des événements. L'impressionnant nuage "a pu être produit par une réaction chimique entre produits (acide nitrique - corrosif et toxique - et du sulfure de fer principalement) ainsi qu'un autre élément à déterminer", a indiqué en début d'après-midi le gouvernement régional catalan. Deux à trois personnes, des ouvriers, ont en tout cas été blessées dans l'explosion.

Le nuage toxique est facilement reconnaissable à des dizaines de kilomètres de l'accident de par sa couleur orange inédite. La sécurité est de mise face au caractère toxique de ces émanations. Le trafic routier et ferroviaire a été interrompu et les routes bloquées. 

Les habitants sont quant à eux été invités à garder fenêtres fermées et à ne pas sortir de chez eux jusqu'à ce que la dangerosité se soit dissipé. Il serait néanmoins uniquement irritant en cas d'inhalation. 

Vers 11 heures, le niveau d'alerte a été abaissé et les mesures de sécurité n'ont été maintenues que pour les enfants en bas-âge et les personnes âgées et fragiles. Les badauds sont donc sortis munis de masques de protection. Les secours ont malgré tout reçu plus d'une vingtaine d'appels pour des difficultés respiratoires liées à l'événement. Le spectacle, lui, a donné de la matière aux appareils photographiques de la région, comme en témoignent les nombreux clichés sur les réseaux sociaux.


Des milliers d'étoiles de mer se sont échouées sur les plages de Isle of Palms en Caroline du Sud ce week-end. Les autorités affirment que les conditions météos venteuses en sont l'origine

Ben voyons

Ci dessous la carte des zones permises à la prospection pétrolière accordées dernièrement

© Nature Alerte






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Une hécatombe mystérieuse de poissons est apparue sur les plages très fréquentées de Santa Teresita dans la province de Buenos aire en Argentine. Le phénomène s'est étendu à toutes les plages de la région. 

C'est ce paysage horrible associé à une odeur pestilentielle que des milliers de touristes ont a supporté depuis quelques jours.

L'énorme quantité de poissons échoués s'étend sur des kilométres de plages sur la côte de Santa Teresita. 

Les autorités se veulent rassurant et affirment que l'hécatombe provient des rejets de déchets des navires de pêche au large....Ben voyons...

© Nature Alerte
L'interdiction de la baignade et des activités nautiques, hors quelques zones surveillées, a été prolongée jusqu'au 15 février 2016 en raison des risques persistants d'attaques de requins, a annoncé jeudi la préfecture.

Des "zones d'expérimentations opérationnelles" seront toutefois mises en place sur la côte ouest de l'île. Elles seront réservées aux sportifs et aux entraîneurs du pôle espoir de la ligue de surf réunionnaise.

Dans ces secteurs situés à Saint-Gilles-les-Bains, Trois Bassins et Saint-Leu (ouest de l'île), les communes concernées pourront mettre en place des dispositifs de protection pour des activités nautiques "très encadrées" dans les "zones géographiques strictement définies par l'autorité municipale", précise la préfecture.

Les filets de protection, les "drumlines", des lignes de pêche spécifiquement destinée à la capture des requins, des vigies, des embarcations de surveillance et des moyens acoustiques pourront ainsi être utilisés. Le conseil régional a annoncé qu'il financerait ces dispositifs à hauteur de 10 millions d'euros.

Si l'assouplissement de l'arrêté préfectoral reste pour l'instant très limité et très encadré, l'idée est de "recréer les conditions pour se réapproprier les zones d'activité nautique", a indiqué Dominique Sorain, préfet de La Réunion.

La dernière attaque de squale remonte au mardi 22 juillet 2014 à Saint-Leu. Depuis février 2011, 13 attaques de requins, dont 5 mortelles, se sont produites à La Réunion. Avant cette série dramatique, les attaques de squales étaient extrêmement rares.

L'interdiction de la baignade avait été reconduite à deux reprises depuis 2013.

Source © AFP

Rennes

L'association Air Breizh vient d'annoncer que le seuil d'alerte aux particules fines (PM10) vient d'être dépassé ce jeudi dans l'agglomération de Rennes.

Avec le temps foid et sec, la pollution de l’air est à nouveau à la hausse dans l’agglomération rennaise. L'association Air Breizh vient d'annoncer que le seuil d'information et recommandation au titre de la concentration en particules PM10 sur le département d’Ille-et-Vilaine vient d'être dépassé.

La préfecture recommande aux automobilistes de réduire sa vitesse, de limiter les déplacements sur les grands axes routiers et à leurs abords, aux périodes de pointe.

Alsace

En raison du dépassement constaté du seuil de recommandations (50 μg/m3 sur 24h) en Alsace, les procédures d’information et de recommandations sur les départements du Bas-Rhin et du Haut-Rhin sont maintenues, a-t-on appris en soirée dans un communiqué de l'ASPA. 

Le seuil d’information et de recommandations, fixé à 50 μg/m3 sur 24h, a été dépassé depuis le 8 février 2015 à 8 heures sur plusieurs stations de mesures en Alsace.

Ces dépassements proviennent de la combinaison d’activités humaines (trafic routier, chauffage domestique, industries) et d’une situation météorologique défavorable à la dispersion des polluants en début de journée.

IDF Paris

Airparif prévoit pour la journée du jeudi 12 février, un épisode de pollution aux particules fines avec un dépassement du seuil de la procédure d'information. Dans ces conditions, comme à chaque fois, la mairie de Paris annonce la gratuité du stationnement résidentiel.

Comme toujours lors de ces épisodes, la mairie de Paris met en place les mesures suivantes :

 - la gratuité du stationnement résidentiel, qui concourt à réduire les émissions de polluants dans l'atmosphère en incitant les riverains à privilégier les transports en commun.

 - l’arrêt de l’utilisation de tous les véhicules municipaux qui ne soient pas strictement indispensables et celui des outils d’entretien non électriques,

 - l’envoi de consignes aux encadrants d’activités municipales demandant de limiter des promenades et activités extérieures pour les plus jeunes ou les activités extérieures et sportives intenses (même en intérieur) et les compétitions sportives pour les enfants,

 - l’adaptation des activités proposées aux personnes âgées dans les clubs municipaux et dans les EHPAD


 - la diffusion des messages de prévention sanitaire renforcée sur les panneaux lumineux et paris.fr.
Un point de plus pour les opposants. Le Conseil scientifique du patrimoine naturel et de la biodiversité (CSPNB), une instance consultative auprès du ministère de l’écologie, a émis, dans un texte daté du 2 février, «un avis défavorable», dans le dossier du projet d'aéroport à Notre-Dame-des-Landes.

Ce projet «aurait un impact très important» sur certains agroécosystèmes de zones humides «en voie de disparition sur l'ensemble de l'Europe de l'Ouest, précieux par leurs fonctions écologiques et leur richesse en biodiversité», souligne le Conseil. 

«La compensation à la destruction de ces zones humides serait très problématique dans le contexte actuel d'intensification agricole et de changement climatique», explique l’instance, qui émet également des doutes sur la mise en place de mesures compensatoires pour les agriculteurs.

Les élus anti-aéroport se réjouissent

«C'est un avis qu'on va regarder avec intérêt puisque c'est un conseil scientifique», réagit-on lundi au ministère de l'Ecologie. Il «ne s'inscrit pas dans une procédure particulière» et résulte d'une «autosaisine du Conseil» mais «fera partie des points qui seront regardés par les services».

De leur côté, les élus du CéDpa (association anti-NDDL), dans une lettre envoyée ce lundi à Ségolène Royal, se sont dits «réjouis». «Depuis le début, notre association a dit et redit que le choix du site de Notre-Dame-des-Landes, fait dans les années 70, n’était pas pertinent compte tenu des problèmes environnementaux qu'il pose», écrit l’association.

Le projet d'aéroport à Notre-Dame-des-Landes fait l'objet depuis le début des années 2000 d'une intense bataille juridique de la part de ses opposants qui ont jusqu'à présent perdu toutes leurs actions en justice. Le projet est suspendu à l'épuisement de ces recours, au premier semestre 2015

Source © AFP




Un filament de matière a récemment transformé la surface du soleil en visage triste, lui donnant étrangement l'apparence d'un émoticône. Un large filament de de matière froide s'est déplacé sur la partie inférieure du soleil pendant ces derniers jours. Quand cette ligne est étirée à son maximum (les scientifiques appellent cela un filament) elle s'étend sur plus de 600 000 kilomètres. Les spécialistes de la Nasa affirment que ce filament est plus long que 67 planètes de la taille de la Terre alignées.

Quelques jours seulement après le cliché d'une "galaxie souriante" capturée par l'objectif de Hubble, la Nasa a rendu public ce cliché du soleil aux allures d'émoticône triste. Cette expression tracassée qui occupe la face du soleil a été capturée mardi 10 février. Sur ces clichés, le "Solar Dynamics Observatory" de la Nasa, (SOD) restitue les matières froides avec des couleurs foncées, et les matières chaudes en teinte claire. 

"Cela signifie que cette ligne est en fait une énorme projection de matière froide qui pénètre l'atmosphère du soleil" indique la Nasa. Ce type de filament peut rester visible plusieurs jours avant de disparaître. 
Une femme guyanaise d'une quarantaine d'années est décédée après avoir contracté le virus du chikungunya en Guyane. Le décès remonte à la nuit de samedi à dimanche 8 février 2015, au cours d'une évacuation sanitaire vers Fort-de-France en Martinique, a annoncé mercredi l'Agence régionale de santé. Il s'agit, note un communiqué commun de l'ARS et de la préfecture, du "premier décès" causé par "l'épidémie de chikungunya" qui sévit dans ce département français d'Amérique du Sud.

Décédée au cours de son transfert vers la Martinique

La personne décédée ne présentait "pas d'antécédents particuliers" indique encore l'ARS. Elle s'était "présentée aux urgences du centre hospitalier de Cayenne" le lundi 2 février, où elle avait alors été "hospitalisée dans le service de l'UMIT (Unité des maladies infectieuses)" avant d'être placée "en service de réanimation le vendredi 6 février" au regard de "la dégradation de son état clinique". Une évacuation sanitaire de la patiente "vers le centre hospitalier de Fort-de-France a été décidée le 7 février, mais la patiente est décédée au cours de son transfert vers la Martinique", précise le communiqué.

Depuis l'apparition des premiers cas de chikungunya en Guyane en décembre 2013, rappelle l'ARS, "on estime à 11.877 le nombre de cas, mais le nombre de nouveaux malades est stable". Le dernier point épidémiologique de la Cellule épidémiologique Antilles-Guyane publié début février indiquait que l'épidémie semblait "marquer le pas" fin janvier "avec un nombre de cas cliniquement évocateurs stables sur Cayenne et l'Ouest guyanais et des cas en diminution sur Kourou". "Depuis le début de l'épidémie en Guyane, nous avions déjà déploré une dizaine de formes sévères de la maladie mais aucune n'avait nécessité d'évacuation sanitaire, ni n'avait été fatale", conclut l'ARS.

Source © AFP


D'importantes inondations ont touché Jakarta, le 10 février 2015, suite à un week-end de pluies et d'orages intenses.Des milliers d'habitants ont été évacués de leurs habitations, alors que l'eau est montée de près de 60 cm dans certains quartiers de la ville. 

La saison des pluies que traverse actuellement l'Indonésie a lieu chaque année entre les mois de novembre et mars. Les inondations représentent un problème récurrent pour certains habitants de Jakarta, en raison d'un système souterrain d'évacuation des eaux usées défectueux et de canaux d'évacuation obstrués.

Les habitants ont été informés que de nouvelles évacuations pourraient avoir lieu

De fortes pluies ont provoqué des inondations et des glissements de terrain très importants au Pérou.

La rivière de la Rimac est sortie de son lit, causant d'importants ravages dans la province de la capitale, Lima. Au moins 40 maisons ont été touchées, selon les médias locaux. Les forces de sécurité patrouillaient les rues et avertissaient les résidents des dangers de traverser les eaux de la crue.

Source © 6 media
La saga Keystone XL entre dans son dernier acte: le Congrès à majorité républicaine a autorisé mercredi la construction de l'oléoduc entre le Canada et les Etats-Unis, contesté par les écologistes, et malgré le veto attendu de Barack Obama.

Après une interminable bataille politique, et plus de six ans après la première demande de permis de construire de l'opérateur canadien TransCanada, la Chambre des représentants a adopté en dernière lecture une loi autorisant le projet transfrontalier de 1.900 km, dont 1.400 aux Etats-Unis.

"Keystone est bon pour l'emploi. Bon pour l'environnement. Il est sûr. Il améliore notre indépendance énergétique. Nous devons dire oui au Canada", a déclaré le républicain Fred Upton.

Le veto inévitable de Barack Obama ne signera pas la mort de Keystone XL. Le président américain s'oppose à la loi républicaine car elle lui ôte le pouvoir d'accorder le permis de construire à l'opérateur TransCanada, et il souhaite conserver ce pouvoir. Les républicains ont voulu abréger le processus administratif, qui a selon eux trop duré.

Car ce qui n'était qu'un projet pétrolier de plus s'est transformé au fil des années en conflit partisan entre démocrates et républicains, chacun voyant dans l'oléoduc une menace majeure ou une opportunité historique. Avec les écologistes, les démocrates mettent en garde contre les risques de fuite, et dénoncent l'extraction énergivore du brut des sables bitumineux. Ils dénoncent aussi une faveur accordée à une entreprise étrangère.

"La seule chose accomplie par les républicains avec ce vote est d'avoir démontré leur loyauté déterminée envers leurs grands donateurs du secteur pétrolier qui ont mis cet oléoduc en tête de leur liste de Noël", a dit le directeur de la grande association de défense de l'environnement Sierra Club, Michael Brune.

Les républicains, appuyés par le gouvernement canadien conservateur de Stephen Harper, avancent trois grands arguments. Le transport par oléoduc est plus sûr que par chemin de fer. Il y a ensuite l'indépendance énergétique: mieux vaut importer du brut canadien que du pétrole du Golfe, du Venezuela ou d'autres pays moins amis.

Enfin, le chantier créera environ 42.000 emplois directs et indirects, un chiffre calculé par le département d'Etat.

Keystone XL servirait de raccourci à l'oléoduc Keystone original pour transporter, avec une capacité accrue de 40%, du pétrole brut extrait des sables bitumineux de l'Alberta, dans l'ouest du Canada, jusqu'au Nebraska (centre des Etats-Unis), d'où il pourra rejoindre les raffineries du golfe du Mexique via un réseau d'oléoducs déjà existants.

A ce stade, le président américain n'est officiellement ni pour, ni contre le projet: il continue d'évaluer s'il servira "l'intérêt national", le terme légal pour délivrer ou refuser le permis.

Veto insurmontable ?

Barack Obama est prudent pour ne pas dévoiler le fond de sa pensée, mais son scepticisme est évident.

"Il y a eu cette tendance à présenter ce projet comme une formule magique pour les maux de l'économie américaine et il est difficile, sur le papier, de savoir d'où vient" cette croyance, a-t-il dit en décembre.

La question environnementale semble en revanche aller dans le sens d'un feu vert. Barack Obama, qui a fait de la lutte contre les émissions de gaz à effet de serre une priorité de son second mandat, avait averti en 2013 qu'il n'approuverait pas Keystone XL s'il "exacerbait de manière significative le problème de la pollution carbone".

Mais le département d'Etat, dans un rapport environnemental en janvier 2014, a conclu que l'oléoduc n'aurait pas d'impact significatif sur le taux d'exploitation des sables bitumineux canadiens, qui disposent d'autres débouchés commerciaux que les Etats-Unis. Autrement dit, les gaz à effet de serre liés à ces sables seront émis quoiqu'il arrive.

Le Canada est le premier fournisseur de pétrole aux Etats-Unis, représentant environ un tiers des importations américaines, soit autant que tous les pays membres de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep), selon des chiffres de 2014.

En cas de veto, les républicains auront le choix d'organiser un nouveau vote, mais il leur faudra une majorité de deux tiers, ce qui requerrait le soutien de nombreux démocrates.

Un scénario improbable, dit le démocrate Joe Manchin à l'AFP. Au final, l'avenir de Keystone XL restera vraisemblablement du seul ressort de Barack Obama.

Source © AFP
Des indices assez solides montrent qu'un tremblement de terre survenu le 22 janvier dans la région de Fox Creek, à 250 kilomètres d'Edmonton, au Canada aurait été causé par des activités liées à la fracturation hydraulique, affirme l'Agence de réglementation de l'énergie de l'Alberta (AER).

Certains résidents disent même que le séisme de magnitude 4,4 sur l'échelle de Richter a causé des dommages mineurs.

Le chef d'antenne du Téléjournal Alberta, Ludovick Bourdages, a discuté des répercussions possibles de cette technique controversée avec le chercheur Denis Lavoie de la Commission géologique du Canada.

La fracturation hydraulique est une technique qui consiste à injecter un mélange d'eau et de produits chimiques à haute pression dans le sol pour briser des couches rocheuses et permettre d'exploiter des gisements de gaz naturel ou de pétrole.


Source © ici.radio-canada
Saïd Sahnoun, PDG du groupe pétrolier public algérien Sonatrach a confirmé dimanche 8 février la poursuite des travaux de forage menés dans les puits-pilotes de gaz de schiste à In Salah, dans le Sud du pays, lancés fin décembre 2014.

Sonatrach devrait, selon lui, "achever dans quelques jours" un deuxième puits d'exploration dans le bassin d'Ahnet, près du premier forage déjà réalisé, a-t-il annoncé lors d'une conférence de presse à Alger.

"Dès que nous terminerons, l'appareil (de forage) sera transporté vers un autre site d'exploration pour lequel il est programmé", a-t-il ajouté sans identifier le nom du deuxième bassin qui fera l'objet d'exploration après celui d'Ahnet, selon l'agence de presse algérienne APS.

Les manifestations anti-gaz de schiste se poursuivent depuis fin décembre à In Salah et dans plusieurs autres villes du Sahara algérien. La population locale dénonce des risques de pollution sur les ressources hydriques liés à la technique de fracturation hydraulique et réclame un moratoire. "La Sonatrach ne fera rien qui puisse être nuisible à l'environnement", a réitéré M. Sahnoun, rapporte l'AFP. Il a également exclu la participation du pétrolier français Total aux forages. "Nos partenaires sont Anadarko (USA), ENI (Italie), Shell (Anglo-néerlandais), BP (Grande Bretagne) et Talisman (Canada)", a-t-il indiqué.

Le Président de la République algérien Abdelaziz Bouteflika a affirmé le 27 janvier que les forages pilotes seraient "achevés à brève échéance" et que "l'exploitation proprement dite de cette énergie nouvelle n'était pas encore à l'ordre du jour". Le chef de l'Etat a précisé "que si l'exploration de ces nouvelles ressources nationales en hydrocarbures s'avère une nécessité pour la sécurité énergétique du pays à moyen et long termes, le gouvernement devra cependant veiller avec fermeté au respect de la législation par les opérateurs concernés, pour la protection de la santé de la population et la préservation de l'environnement", selon le site web d'informations Tout sur l'Algérie.

Le Premier ministre algérien Abdelmalek Sellal avait de son côté annoncé le 21 janvier qu'il n'y aura pas d'autres forages durant les quatre prochaines années.

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