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mardi 17 février 2015
Au moins sept personnes sont mortes dans le centre de l'Argentine en raison d'intempéries, d'après les autorités locales. Deux autres sont portées disparues et un millier d'habitants ont été évacués.

"Le total est de sept morts, après que ces dernières heures on a retrouvé les corps d'une fillette d'environ cinq ans et d'un homme adulte", a déclaré Diego Concha, membre de la Protection civile de Cordoba (centre).

Des pluies violentes se sont abattues dimanche soir sur la région, provoquant crues et inondations. Les flots ont emporté arbres, routes, ponts et voitures, privant d'électricité, de gaz et de téléphone de nombreuses localités.

La tempête a frappé Sierras Chicas, au nord-ouest de Cordoba (à environ 1000 km de Buenos Aires), lieu de villégiature de milliers de personnes en cet été austral. "De nombreuses villes ont été affectées et certaines rues se sont transformées en rivières de deux mètres de profondeur", a rapporté M. Concha.

La tempête a provoqué d'"énormes dégâts matériels", selon le ministre du Développement social de la province de Cordoba, Daniel Passerini. Certaines zones sont toujours coupées du monde et ravitaillées par hélicoptère.


Source © ats 

Le cyclone Lam, formé il y a quelques heures dans la mer d’Arafura se dirige actuellement vers la côte nord de l’Australie. Il pourrait notamment frapper en milieu de semaine la ville australienne de Darwin en catégorie 4 sur l’échelle de Saphir-Simpson.

Un nouveau cyclone, nommé Lam, s’est formé au nord de l’Australie ces dernières heures. Il s’agit du 3ème système cyclonique de la saison dans le pacifique sud, et le deuxième cyclone après Ola, qui avait notamment provoqué de fortes pluies sur les côtes nord-ouest de la Nouvelle-Calédonie début février.

Avec des vents moyens autour de l’œil proches de 100 km/h, et des rafales approchant des 150 km/h, il s’agit déjà d’un cyclone de catégorie 2. Situé actuellement à 850 km au nord-est de la ville de Darwin, il se dirige vers l’ouest et s’intensifie. Il frappera la côte australienne dans la région de Nhulunbuy jeudi matin à 4h (mercredi à 20h en France), en catégorie 3 à 4, avec des vents destructeurs et de très fortes pluies. En raison de grande marée exceptionnelle attendue jeudi (109-113), le risque de submersion des côtes est très importants et une vigilance absolue est préconisée par les autorités australiennes.

La ville de Darwin, située à seulement 400 km à l’ouest de la zone de passage prévue du cyclone pourrait être impactée, notamment par de fortes pluies. Si le cyclone passe finalement plus à l’ouest, ce sont potentiellement des vents destructeurs qui pourraient toucher la ville. Le cyclone Lam reste donc sous surveillance durant ces prochaines heures.

Par la suite, en s’enfonçant dans les terres, dans le nord de la région des Territoires du Nord, sa puissance régressera, mais les pluies resteront importantes.

Pour suivre l'évolution du cyclone Lam, rendez-vous sur La Chaîne Météo avec la rubrique Monde sur la chaîne 100 de Canalsat et la chaîne 55 de Numericable.

Source ©  La Chaîne Météo


Le 31 décembre 2014, le réacteur délabré n° 4 de la centrale nucléaire EDF du Tricastin se mettait en arrêt d'urgence (scram) après une tentative de redémarrage. Un dégazage accompagné d'un immense panache de fumée suivait des bruits assourdissants de sifflements et de détonations. Les détonations de sur-pressions furent entendues jusqu'à 12 km au-delà du site nucléaire. 

Alors que l'organisation indépendante "Next-Up" révélait que ses mesures démontraient des rejets de radioactivités dans l'air, EDF affirmait la main sur le cœur qu'il n'en était rien. Aujourd'hui, EDF avoue publiquement qu'il a menti : oui il y a bien eu des rejets radioactifs. Du tritium ... et peut-être d'autres contaminants radioactifs.

La vieille centrale du Tricastin n’en est pas à ses premières atteintes à la sécurité et à la santé des habitants. Les années précédentes sont constituées d'incendies, d'explosions (2011 et 2013) de pompes hydrauliques et de transformateurs, de rejets radioactifs dans l'eau et dans l'air (en plus de ceux autorisés chaque jour par le gouvernement et la Préfecture), d'arrêts d'urgence de réacteur, d'inondation et perte de refroidissement, de fuite de tritium sous la centrale (2).

Ils mentent, jouent avec le feu,  notre santé et notre vie

La barre des 1000 incidents est atteinte depuis la mise en service de la centrale nucléaire du Tricastin dont pas moins de 64 pour cette seule année 2014 (3) et au moins 15 avec des impacts radioactifs sur les salariés et 3 sur l'environnement et plus de 40 salariés victimes d'accidents du travail (brûlures, fuite d'étanchéité des tenues de protection contre la radioactivité, et autres mises en danger des travailleurs) au premier rang desquels les sous-traitants (4). Ajoutons qu'un nouveau projet de gazoduc passant à proximité du site nucléaire et sous le canal servant au refroidissement des réacteurs vient d'être validé par EDF et Areva. Au fil des années, dans la région, les pathologies thyroïdiennes et cancers (5) se multiplient tant pour les enfants que sur les adultes.

Aujourd'hui 8 février 2015, à l'occasion de la réunion officielle de la CLI (Commission Locale d'Information) du Tricastin, EDF avoue publiquement qu'il a menti et reconnaît qu'il y a eu des rejets radioactifs de tritium en 2014 et notamment par le réacteur n°4(*).

On arrête le massacre avant la catastrophe on on continue ?


Il est grand temps de mettre à l'arrêt définitif les 4 réacteurs de la centrale nucléaire, de procéder à une évaluation exhaustive des atteintes et menaces que représente cette installation pour les 100 ans à venir (minimum  lorsque l'on sait que près de 150 000 tonnes d'uranium sont entreposées au Tricastin), de prendre des mesures drastiques et impératives de protection de la population et du territoire et de proposer aux salariés un plan de formation et de reclassement digne de leur avenir, de celui de leurs enfants et de celle de la région.

Note 

(1) L'iode 131 (I 131) est un élément fortement radioactif ayant une 1/2 période radiologique de 8,02 jours. La décroissance de la radioactivité de ses isotopes est divisée par 1000 tous les 80 jours. Dans sa période d’activité radioactive, l’iode 131 est très toxique pour l’humain du fait de sa fixation sur la thyroïde et du risque d'irradiation de cette glande sensible notamment par les irradiations des rayons bêta. En radioprotection, la communauté scientifique considère qu’il constitue un des principaux dangers de contamination à court terme en cas de rejets dans l'atmosphère de contaminants
(2) Alors que la moyenne de contamination par le Tritium des eaux souterraines était dans les 12 derniers mois de 15 Bq/l (becquerel par litre), elle a atteint depuis le 8 juillet 2013 un niveau de 180Bq/l et même, au niveau du radier du réacteur n°3, une activité de 690Bq/l » soit 12 à 46 fois la valeur dite « normale ».
(3) ASN : http://fr.calameo.com/read/002131143131ff78341b1
(4) http://www.ma-zone-controlee.com
(5) Depuis plusieurs années l'omerta sanitaire règne : l'hôpital d'Avignon, l'Observatoire de la santé, l'Agence Régionale de la Santé refusent de communiquer au CAN84 les chiffres réels prétextant qu'il n'existe pas de registre des cancers dans la région ou bien que ces informations ne sont pas disponibles.
(*) Pour autant l'ASN vient d'autoriser la poursuite de fonctionnement du réacteur n°2 qui a pourtant dépassé ses trente d'âge initialement prévus comme limite maximale de fonctionnement.

Source ©  coordination-antinucleaire-sudest.net/


Quand une loi ne plaît pas aux multinationales de l’eau, elles commencent pas ne pas l’appliquer. Et si cela finit par se remarquer, reste toujours la solution de faire changer la loi ! 

Depuis près de deux ans, les coupures d’eau sont interdites en France, comme c’était déjà le cas dans de nombreux autres pays. Cette mesure de simple respect de la dignité humaine risque aujourd’hui d’être remise en cause au Sénat, où le lobby français de l’eau a fait déposer un amendement autorisant à nouveau les coupures.

Cette disposition peu remarquée de loi Brottes de 2013, qui consacrait en France le principe du droit à l’eau reconnu par les Nations unies en 2010, était restée lettre morte jusqu’à ce que deux associations, France Libertés et la Coordination Eau Ile-de-France, se saisissent de l’affaire. Elles ont lancé un appel à témoignages et identifié des dizaines de cas de coupures d’eau illégales, majoritairement du fait des grandes entreprises privées, Veolia en tête. Elles ont assigné en justice Veolia, Suez environnement et la SAUR, ainsi que les régies publiques de l’eau qui s’adonnent à ce type de pratiques, et les juges leur ont systématiquement donné raison.

Visiblement las d’accumuler les condamnations et les amendes, le lobby français de l’eau a décidé de réagir. Pour exercer leur influence au Sénat, les multinationales n’ont pas choisi la discrétion puisqu’elles ont eu recours à l’un de leurs portes-parole favoris, Christian Cambon, sénateur-maire de Saint-Maurice (Val-de-Marne). Celui-ci est le vice-président du Syndicat des eaux d’Ile-de-France (SEDIF), principal contrat et citadelle politique de Veolia en France. Son dauphin désigné à la mairie de Saint-Maurice n’est autre que le directeur des relations extérieures de la Lyonnaise des Eaux (Suez) et trésorier de Fédération professionnelle des entreprises de l’eau (FP2E).

Christian Cambon a proposé un amendement au projet de loi sur la transition énergétique réautorisant les coupures d’eau, sauf pour les bénéficiaires d’aides sociales. Comme le soulignent les associations, cela revient à ignorer la réalité du non-recours massif aux aides sociales chez les populations précaires, et cela laisse aussi de côté tous les travailleurs pauvres qui peuvent eux aussi avoir des difficultés à payer leurs factures. Et plus fondamentalement, cet amendement cherche à imposer un retour à la logique marchande en revenant sur l’inconditionnalité du droit à l’eau. Le vote doit avoir lieu mercredi 18 février : on saura alors qui fait vraiment la loi au Sénat.

Source © Olivier Petitjean / multinationales.org
Le tribunal d’instance d’Albi a tranché : les zadistes de la « Métairie neuve » devront être expulsés.

Le Conseil général du Tarn, propriétaire de ce corps de ferme dans la Zone à défendre (Zad) du Testet, avait porté plainte en référé, début février, contre les zadistes qui s’en servaient comme dortoir. Un « Camille » (surnom partagé par la majorité des militants des Zad), avait répliqué en présentant des demandes de délais au tribunal, qui n’ont finalement pas été entendues.

Mais pour le militant, cette décision ne change pas la donne. « Seule la préfecture peut nous expulser. Or le préfet est favorable au dialogue, comme nous », a-t-il expliqué à l’AFP à la sortie du tribunal.

La semaine dernière, le tribunal d’instance d’Albi avait rendu une décision équivoque, en ordonnant l’expulsion d’une partie seulement des parcelles visées par une plainte du Conseil général et de la Compagnie d’aménagement des coteaux de Gascogne (CACG), maître d’œuvre du projet.

Si l’expulsion générale de la Zad du Testet semble se préparer, elle n’est pas encore à l’ordre du jour.

La ministre de l’Écologie Ségolène Royal avait indiqué, en début d’année, que l’évacuation des occupants de la ZAD n’interviendrait pas avant la décision du Conseil général du Tarn sur l’avenir du projet contesté de barrage, le 6 mars.

Le préfet du Tarn, Thierry Gentilhomme, avait confirmé ce délai lors d’une réunion avec les zadistes, début février.

Car l’avenir du barrage n’est pas clair. Enterré par un rapport d’experts remis en janvier, le projet initial n’est plus à l’ordre du jour. Le Conseil général du Tarn devra donc se prononcer sur deux alternatives pour le remplacer, notamment une infrastructure moins importante, située quelques 300m en amont sur le Testet.
Des chercheurs du Centre des sciences de la conservation (Muséum national d'Histoire naturelle/CNRS/UPMC) et de l'Observatoire Départemental de la Biodiversité Urbaine de Seine-Saint-Denis démontrent pour la première fois les effets de l'emploi de pesticides par les particuliers en France.

Les scientifiques se sont basés sur des données de sciences participatives et montrent, à l'échelle d'un pays, l'impact de l'utilisation des pesticides par les jardiniers amateurs sur les insectes floricoles[1]. Ces effets varient selon l'environnement, peuvent être indirects et toucher des organismes non visés initialement. Ces résultats sont publiés dans la revue Biological Conservation.

En milieu urbain, les jardins privés représentent une ressource importante en termes de nourriture et d'abri pour les espèces animales. Pourtant, l'impact des pratiques de jardinage sur ces espèces, en particulier l'utilisation de pesticides, est très difficile à évaluer à grande échelle du fait, d'une part de l'absence de mesures standardisées et d'autre part de la difficulté d'accès à des propriétés privées. En milieu agricole, les modes de culture ou d'utilisation de produits phytosanitaires ont des impacts avérés sur la biodiversité : il est donc probable que de tels effets existent également dans les jardins privés.

Les auteurs de cette publication ont évalué les effets à grande échelle des pratiques de jardinage sur deux groupes importants d'insectes floricoles, les papillons de jour et les bourdons, à partir des données collectées dans le cadre de l'Observatoire de la Biodiversité des Jardins. Leurs analyses montrent que papillons et bourdons sont moins abondants dans les jardins traités avec des insecticides, ce qui était attendu, mais aussi dans ceux traités par des herbicides. A l'inverse, ces insectes sont plus abondants lorsque les jardiniers utilisent de la bouillie bordelaise[2], des fongicides et des granulés anti-limaces.

Si l'impact des insecticides sur les insectes est direct, celui des herbicides serait indirect, en limitant les ressources disponibles pour les papillons et les bourdons. Les autres pesticides étudiés auraient, eux, un impact positif indirect, favorisant des plantes plus vigoureuses qui offrent alors davantage de ressources aux insectes. Par ailleurs, l'impact des pesticides varie selon le type de paysage : les effets négatifs des insecticides sont plus importants en milieu urbain. Cela serait dû à la difficulté de recolonisation des jardins traités dans une matrice urbaine hostile aux insectes floricoles.

Ces résultats, de dimension nationale, montrent pour la première fois que les comportements individuels, dans un cadre privé, ont un impact sur la biodiversité, même dans un paysage urbain très anthropisé. Ils prouvent également que les conséquences des traitements phytosanitaires sont complexes et ont des effets indirects sur des organismes qui ne sont pas visés directement. En conséquence, si cette étude démontre que les papillons et les bourdons sont plus abondants dans les jardins où des fongicides ou des anti-limaces sont utilisés, cela ne signifie évidemment pas que ces pesticides sont bénéfiques pour l'ensemble de la biodiversité. Et notamment, l'effet sur la faune du sol ne doit pas être sous-estimé. D'autres études ont par exemple montré que les lombrics sont moins abondants dans les parcelles agricoles traitées par des herbicides, des insecticides ou des fongicides qui ne les visaient pourtant pas directement.



Dans une étude publiée dans les PNAS (Comptes rendus de l'Académie américaine des sciences), trois chercheurs australiens dressent un constat glaçant: 226 ans après l'arrivée des Européens, l'île-continent a déjà perdu 11 % (soit une trentaine) de ses 273 espèces de mammifères terrestres endémiques, 21 % sont «en danger» et 15 % «quasiment menacées», selon la classification de l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN). 

«L'étendue du problème a été largement sous-estimée jusqu'ici car la plupart des pertes concernent de petits animaux nocturnes et timides», précisent les trois auteurs australiens, John Woinarski, Andrew Burbidge et Peter Harrison.

Une extinction d'autant plus dommageable, soulignent les chercheurs, que beaucoup des espèces concernées sont les seules représentantes de leur famille dans la classification phylogénétique. Ainsi, le loup ou tigre de Tasmanie (à ne pas confondre avec le diable du même nom) était l'ultime survivant de la famille des Thylacinidae, marsupiaux carnivores préhistoriques ; l'étrange ornithorynque, seul mammifère qui pond des œufs, est, lui, le dernier des Ornithorhynchidae.

Aucune espèce n'est inutile

Certains jugeront que la Terre peut bien tourner sans loup de Tasmanie ni ornithorynque. Mais outre que l'homme se nourrit de viande, s'habille de peau et fait travailler certaines bêtes, toutes les espèces jouent un rôle important même si elles ne constituent pas une ressource directe ou souffrent d'une réputation peu «glamour». Ainsi des innombrables bestioles qui rendent la terre riche à force de la fourrager sans relâche, des requins qui se régalent de méduses, ou des insectes pollinisateurs, infatigables «cupidons» biologiques.

Quant au rythme auquel succombent les mammifères australiens, il n'a rien de naturel, insistent les chercheurs qui évoquent une à deux extinctions par décennies. Des documents historiques montrent que certaines espèces aujourd'hui rares ou disparues étaient encore très abondantes à l'arrivée des Européens, et la biodiversité aurait été «dévorée» à mesure de l'avancée des colons sur le continent. Les auteurs racontent aussi comment des aborigènes, parmi les plus âgés, savent imiter le cri d'animaux pivots de leur culture, rencontrés autrefois mais qui ne peuplent plus que les muséums d'histoire naturelle.

Chat et renard, premiers coupables

Maladies, perte ou fragmentation d'habitat, incendies, déforestation, trafic routier, sécheresses et canicules, pollution… Listées par les chercheurs, les menaces ne manquent pas. Mais les deux principales se distinguent par un appétit vorace: le chat domestique, venu avec les colons, puis le renard roux, introduit plus tardivement pour réguler les populations de lapins eux-mêmes importés. Ces deux espèces invasives apprécient toutes deux les proies endémiques australiennes, qui résistent nettement mieux dans les îles où chats et renards sont absents.

Au chapitre des menaces surviennent ensuite les méthodes agricoles, notamment une gestion inappropriée des brûlis. Le pastoralisme n'est pas en reste, avec l'introduction de nouveaux herbivores. Dans les années 1960, les éleveurs australiens ont même dû importer des bousiers pour recycler les déjections des vaches, qui menaçaient d'étouffer la prairie. Les coprophages locaux trouvant plus à leur goût la crotte de kangourou.


Source © le Figaro


Le panorama est l'un des plus réputés au monde, et fait rêver des milliers de touristes. La vallée est pourtant la plus polluée de France.Selon les chiffres de l'OMS, 60 personnes meurent prématurément chaque année de maladies liées à cette pollution. Des familles envisagent même de partir.

Particules fines, soufre, ozone, les capteurs en bas de la vallée sont formels. Le Pays du Mont-Blanc est littéralement asphyxié. Entre deux montagnes, la vallée de l'Arve cumule tous les types de pollution, industrie, transport routier, chauffage domestique et phénomène météo qui ne permet pas de dissiper fumées et particules toxiques.

Au pied du Mont-Blanc, la petite commune de Passy est même plus polluée que Paris.188 jours de qualité d'air moyenne à très mauvaise en 2014, contre 93 dans la capitale.

Un bouillon de culture où vivent 150.000 personnes.

A l'Hôpital de Sallanches, en période de pic de pollution, les urgences accueillent 30% d'enfants de plus que d'habitude, qui souffrent de toux chronique.Le docteur Frédéric Champly est catégorique : "la qualité de l'air ici est mortelle". Il ne croit pas l'efficacité des mesures de restriction- poids-lourds interdits de circulation, alerte dans les écoles et réduction des activités physiques.

Avec sa famille, il vit au rythme des bulletins quotidiens . S'ils sont trop mauvais, il préfère confiner ses deux petites filles dans le chalet familial, à 1100 mètres d'altitude, plus à l'abri, plutôt que les laisser aller à l'école. Une situation critique au point que le couple se demande s'il ne serait pas plus raisonnable de partir.

Source © FRANCE 3 ALPES

Avec ses 36 sites pollués, Toulouse figure désormais dans le tiercé de tête des villes françaises les plus polluées en la matière, juste derrière Roubaix et Lyon, qui compte 65 sites.

Il y a encore peu de temps, des villes comme Grenoble, Saint-Etienne ou Gonfreville l'Orcher, cette banlieue havraise reine des raffineries de pétrole et des gaz rejetés, auraient figuré dans le «top 10» des villes françaises aux sites les plus pollués. 

Les temps changent et les contraintes environnementales font doucement leur chemin, de quoi faire quelque peu reculer ces villes problématiques, à la fois pour l'éco-système et la santé humaine. 

Aujourd'hui, et selon les derniers chiffres issus de la base de données «Basol» (1), Toulouse figure désormais -et pour la première fois- dans le tiercé de tête des villes les plus polluées en la matière (36 sites). Elle «manque» même une seconde place vraiment peu reluisante, juste derrière Roubaix (Nord) et ses 37 sites pollués. Quant à Lyon, elle confirme année après année sa place de bonnet d'âne, avec pour cette dernière enquête 65 sites recensés comme polluants.

Pesticides, plomb, mercure… : les 36 sites toulousains, dont certains n'existent officiellement plus en tant qu'activité mais dont les sols restent problématiques, renvoient inlassablement au secteur de l'industrie et ses rejets mal, voire pas du tout contrôlés. «Pour les sites les plus pollués, il existe des servitudes d'utilité publique pour l'usage de l'eau et des sous-sols», précise Jean-Jacques Fournié, président des comités de quartiers de Toulouse. C'est par exemple le cas d'Air France à Montaudran, de Tisséo à Langlade, d'EPR (entrepôts pétroliers régionaux) au nord de la ville ou d'anciens sites comme ceux de Giat Industries ou de la Grande Paroisse (ex-AZF). Jean-Jacques Fournié y englobe aussi le site d'Heraklès (ex-SNPE) pour lequel il milite toujours en faveur d'un périmètre de sécurité concerté.

Aussi directe que complète, l'enquête «Basol» recense trois caractéristiques pour chaque usine : l'activité polluante (par exemple le traitement de déchets industriels chez Véolia), le type de pollution (pesticides) et le statut du site (traité sous surveillance en l'occurrence). Les polluants recensés sont souvent concentrés sur des surfaces réduites et faciles à circonscrire. Il ne s'agit pas d'une pollution diffuse comme la pollution atmosphérique. Et à ce jeu, une entreprise comme Airbus n'est pas exclue puisque l'avionneur apparaît à deux reprises dans les 36 sites pollués, dans les usines de Saint-Eloi et de Saint-Martin-du Touch.

(1) Cette base recense les sites et les sols pollués appelant une action des pouvoirs publics, à titre préventif ou curatif pour protéger les populations et l'environnement.

Source © Xavier Hurtevent/ Toulouse Environnement


1. Lyon (65 sites) ; 2. Roubaix (37) ; 3. Toulouse (36) ; 4. Marseille (35) ; 5. Lille (34) ; 6. Saint-Etienne et Villeurbanne (33) ; 8. Strasbourg (31) ; 9. Grenoble (30) ; 10. Gennevilliers (26) ; 11. Mulhouse (25) ; 12. Le Havre (24) ; 13. Bordeaux et Calais (23) ; 15. Reims (20) ; 16. Mérignac (17) ; 17. Troyes (16) ; 18. Amiens, Bourg-en-Bresse, Grand-Quevilly et Vénissieux (15) ; 22. Dunkerque, Gonfreville l'Orcher, Metz (14) ; 25. Limoges et Saint-Fons (13) ; 27. Douai, Le Petit-Quevilly, Martigues, Nantes et Rouen (12) ; 32. Bayonne, Chambéry, Mantes-la-Jolie, Saint-Priest, Valenciennes, Vitry-sur-Seine (11) ; 38. Annecy, Auxerre, Décines-Charpieu, Nanterre, Pessac, Tourcoing (10) ; 44. Arnas, Bourg-lès-Valence, Bourges, Gravelines, Le Lamentin, Lillebonne, Marquette-lez-Lille (9), etc.


samedi 14 février 2015
La sécheresse et les pénuries d’eau menacent désormais Rio de Janeiro au Brésil, alors que les festivités du Carnaval commencent ce week-end.

Alors que le Carnaval commence à Rio de Janeiro, la ville est confrontée à des pénuries d’eau potentielles alors qu’une sécheresse grave qui a asséché les réservoirs du sud-est du pays affecte la principale destination touristique du pays.

Les autorités disent qu’il n’y a pas de risque imminent d’interruptions des approvisionnements en eau. Cependant, les hôtels et les restaurants de Rio se préparent à cette possibilité alors que près d’un million de touristes doivent arriver pour les festivités qui commencent officiellement ce week-end et durent jusqu’au 18 Février.

L’Association de l’Industrie Hôtelière de Rio a demandé à ses membres de prendre des mesures vigoureuses pour économiser l’eau.

le 9 Février dernier la ministre de l'Environnement, Izabella Teixeira a déclaré que la situation à Rio n'était pas aussi grave que celle de Sao Paulo, néanmoins elle nécessite désormais une sensibilisation urgente vers tous les citoyens pour économiser l'eau.

La région du sud-est du Brésil souffre de sa pire sécheresse depuis au moins 80 ans après une année inhabituellement sèche. Certaines parades de rue ont annulé l’utilisation de réservoirs d’eau qui sont traditionnellement utilisés pour refroidir les fêtards.

« Le gouverneur a déclaré qu’il n’y avait pas de risque de pénurie d’eau sur le court terme et Cedae (la compagnie d’eau de la ville) a déclaré que la ville ne manquerait pas d’eau pendant le Carnaval mais il y a toujours une inquiétude » a déclaré Antonio Pedro Figueira de Mello, le secrétaire au tourisme de la ville.

« La situation est grave et nous devons économiser l’eau » a-t-il ajouté.

Cedae a exclu tout risque de pénurie d’eau pendant le Carnaval – mais cette assurance intervient alors que deux des quatre réservoirs clés qui alimentent la ville ont atteint une capacité de fonctionnement nulle.

Le 21 Janvier, le réservoir de Paraibuna, le plus grand des quatre qui alimentent l’état de Rio de Janeiro, a atteint ce qu’on appelle le « volume mort » -auquel l’eau est inaccessible- pour la première fois depuis sa construction en 1978.

Cinq jours plus tard, celui de Santa Branca a aussi atteint des niveaux record. Les réservoirs de Rio de Janeiro fournissent l’eau potable et alimentent aussi les centrales hydroélectriques.

La région du sud-est du Brésil souffre de sa pire sécheresse depuis au moins 80 ans après une année inhabituellement sèche qui a asséché ses réservoirs qui alimentent les villes les plus peuplées du pays.

Les scientifiques ont associé l’aggravation de la sécheresse à la déforestation continue de l’Amazonie, qui réduit la quantité de condensation qui vient de la forêt et tombe plus au sud sous forme de pluie.

Sao Paulo, une ville de 20 millions d’habitants, manque encore cruellement d’eau alors que le système de Cantareira qui alimente près de la moitié de la population de la ville est resté à un taux minimal de fonctionnement depuis Octobre dernier.

Source © Sandra BESSON / Actu News Environnement
Selon le rapport de l’Agence régionale de santé, la pollution de la nappe de la craie par les nitrates d’origine agricole se poursuit, et pose des enjeux contradictoires à court et long terme.

Turbidité, nitrates, pesticides, polluants d’origine industrielle. Comme chaque année, l’Agence régionale de santé (ARS) a publié fin 2014 son rapport sur la qualité des eaux distribuées en Haute-Normandie en 2013, et aborde ces quatre classes de molécules qui se diffusent dans les nappes souterraines. La poursuite de la dégradation de la qualité de l’eau de la nappe par les nitrates agricoles marque cette livraison du rapport de l’agence, disponible gratuitement sur son site Internet.

DANS LE PAYS DE CAUX

L’année 2013, pour les seuls nitrates, ne s’est pas démarquée des années précédentes : les concentrations ont continué d’augmenter dans la nappe de la craie, profonde et d’où est tirée l’eau qui coule dans les robinets des Haut-Normands. Les teneurs moyennes les plus importantes se localisent dans le sud de l’Eure et dans le pays de Caux. En 2013, 51,4 % de la population haut-normande a consommé une eau dont la concentration en nitrates était comprise entre 25 et 40 mg par litre, sachant que la norme maximale est fixée à 50 mg/l. Mais cette proportion est à lire en comparaison des années précédentes : depuis 2004, la population recevant de l’eau contenant entre 25 et 40 mg de nitrates par litre ne cesse d’augmenter, en 2004 un peu plus de 40 % de la population régionale était comprise dans cette tranche. Cette augmentation constante s’observe depuis les années 1970 dans les grands aquifères du Bassin parisien 

En 2013, peut-on lire dans le rapport de l’ARS, 23 500 habitants de la région, habitant principalement dans le sud de l’Eure, ont été « alimentés par une eau non conforme en nitrates de façon récurrente ».

RESTAURER LA RESSOURCE

Les collectivités distribuant de l’eau qui dépasse ponctuellement la norme peuvent bénéficier d’une dérogation de la part du préfet, mais doivent mettre en place un programme d’actions, auprès des agriculteurs essentiellement, pour restaurer la ressource. Cette restauration peut aussi être atteinte par l’ouverture de stations de traitement spécial des nitrates, au fonctionnement coûteux, comme cela s’est fait à Criquetot-l’Esneval en 2013 et à Fauville-en-Caux l’an dernier. 

Mais, pointent les auteurs de l’étude, « ces solutions curatives à court terme ne résolvent pas le problème de la lente dégradation continue de la qualité de la nappe de la craie ». Ces derniers signalent par ailleurs l’abandon de quatre captages d’eau potable dans l’Eure en raison de leur teneur en nitrates élevée.

Ce transfert de nitrates d’origine agricole s’opère par infiltration lente au travers des sols et de la craie, et rapide lorsqu’elle s’effectue par les bétoires, ces ouvertures karstiques typiques de la craie qui conduisent directement les eaux de ruissellement à la nappe profonde. Un phénomène caractérisé par son inertie forte et qui fait dire à Anne Gérard, spécialiste en hydrologie à l’ARS, que « l’on paie actuellement les erreurs commises il y a vingt ans » en termes d’usage trop intensif des apports d’azote en agriculture. Voilà de quoi compliquer encore le travail engagé par les pouvoirs publics et les agriculteurs pour limiter les pollutions par les nitrates, tiraillé entre des phénomènes hydrologiques qui placent l’action dans un long terme et des facteurs, économiques notamment, qui ont une influence à court terme sur le comportement des agriculteurs.

Autrement dit, l’appel sur le marché international de blés riches en protéines incite les producteurs à maintenir, voire augmenter leur apport d’azotes sur céréales, tandis que les effets d’une baisse de la fertilisation ne se fera sentir que dans plusieurs années dans la nappe.

Arrêter le transfert de nitrates

Si les actions pour limiter la pollution des aquifères par les nitrates sont connues, elles doivent être engagées sur le long terme pour être efficaces.

En 2009, le Programme interdisciplinaire de recherche sur l’environnement de la Seine (Piren-Seine) publiait un fascicule très instructif sur la pollution du Bassin de la Seine par les nitrates, encore disponible sur son site Internet aux côtés d’autres publications mêlant pédagogie et recommandations. 

Depuis les années 1970, apprend-on dans le document, l’évolution des concentrations en nitrates dans l’ensemble des trois grands aquifères du bassin de la Seine (Craie, Eocène et Oligocène), principales réserves d’eau potable, montre une « augmentation régulière, remarquablement continue et quasi-linéaire, des concentrations en nitrates sur près de trente années ».

Ainsi, l’augmentation de la valeur médiane des concentrations en nitrates mesurées dans le bassin de la Seine est en moyenne de 0,64 mg/l/an depuis le milieu des années 1970... Des nitrates dont les auteurs rappellent la dangerosité, une fois transformés en nitrites dans le tube digestif.

On trouve naturellement de l’azote dans les sols, provenant de la fixation de l’azote atmosphérique par certaines plantes comme les légumineuses. Celui-ci est assimilé par les plantes et s’intègre dans la matière organique dont la décomposition fournit des nitrates. En l’absence de fertilisation, expliquent les auteurs du fascicule, « la concentration ‘’ naturelle ‘’ en nitrates des eaux souterraines est estimée entre 5 et 25 mg/l (NO3), une valeur courante moyenne de 10 mg/l étant généralement admise ».

Mais depuis la création des engrais industriels de synthèse, les intrants agricoles sont venus considérablement amplifier les teneurs en azote apportés au sol. « Si la majorité de cet azote est consommée par les plantes », indique le fascicule, une partie est lessivée par l’eau de pluie et rejoint les cours d’eau, quand une autre s’infiltre vers les nappes souterraines. Or, en France, selon un bilan du ministère chargé de l’Agriculture, « la différence entre azote apporté et azote effectivement consommé, est passée de 320 000 tonnes en 1995 à 400 000 tonnes en 1997 ». Dans la course au rendement, avec des engrais relativement peu chers, les agriculteurs ont parfois augmenté les doses pour être sûrs d’atteindre le rendement potentiel de leur sol et de la variété, au risque de perdre de l’azote inutilement.

Si la mise en place de cultures intermédiaires pièges à nitrates ou encore de bandes enherbées de ce type de cultures permet, selon l’équipe de Piren-Seine, de diminuer « immédiatement et sensiblement (de 25 à plus de 50 %) les flux d’azote susceptibles d’être lessivés vers les cours d’eau ou les formations aquifères », l’inertie propre des aquifères « limite fortement leur efficacité à court terme. » Cette inertie diminue « l’efficacité immédiate des mesures agro-environnementales sur l’état de pollution global des grands aquifères du bassin, les effets ne pouvant être sensibles que plusieurs années (voire dizaine d’années) après la mise en place de ce type de mesure », poursuivent-ils.

La seule solution envisageable est d’inscrire les diverses actions dans le long terme. 

Source  © Christophe Trehet / Paris Normandie






Un cas d'encéphalopathie spongiforme bovine (ESB), communément appelé vache folle, a été détecté en Alberta (Ouest du Canada), a indiqué vendredi l'Agence canadienne d'inspection des aliments (ACIA).

Ce cas d'ESB a touché une vache de réforme (destinée à la boucherie), selon l'Agence qui a précisé qu'"aucune partie de la carcasse de l'animal ne s'est retrouvée dans la filière d'alimentation des humains ni des animaux". 

1er cas depuis 2011

C'est le premier cas de vache folle au Canada depuis 2011, a indiqué l'ACIA qui a lancé une enquête "en étroite collaboration avec les autorités compétentes de la province et l'industrie". 

Pour son enquête, les services vétérinaires veulent "confirmer l'âge de l'animal, ses antécédents et le mode de transmission" de la maladie, a indiqué l'ACIA dans un communiqué. Ces services veulent connaître la nature et la composition des aliments de cet animal "durant sa première année de vie", et déterminer précisément "tous les animaux posant un risque équivalent". 

Bovins abattus

Une fois ces bovins répertoriés, l'ACIA a indiqué qu'ils seraient "abattus et soumis à des tests de dépistage de l'ESB". Avec son statut sanitaire de "pays à risque maîtrisé à l'égard de l'ESB" attribué par l'Organisation mondiale de la santé animale (OIE), le Canada a les autorisations nécessaires pour exporter sa viande de boeuf. 

Cas isolé

Ce cas de vache folle isolé "ne devrait avoir aucune incidence sur les exportations actuelles de boeuf ou de bovins canadiens", a estimé l'ACIA. La crise de la vache folle avait principalement touché la Grande-Bretagne dans les années 1990 avec une origine dans l'alimentation du bétail à partir des farines animales.

Source © AFP
Un séisme de magnitude 6,2 a secoué samedi à 04h06 (heure de Beijing) le district de Taitung à Taiwan, a annoncé le Centre du réseau sismique de Chine.

L'épicentre, situé à une profondeur de 7 km, a été localisé à 22,6 degrés de latitude nord et 121,5 degrés de longitude est, a précisé le centre dans un communiqué.

Aucun dégât ni blessé n'a été signalé pour l'instant.
vendredi 13 février 2015
Près de deux cents globicéphales, ou baleines-pilotes, se sont échoués vendredi sur une plage de Nouvelle-Zélande réputée pour être un piège mortel pour les mammifères marins, ont indiqué les services environnementaux.

Au moins 24 de ces 198 animaux sont morts sur la plage de la presqu'île de Farewell, au nord de l'Ile du sud de la Nouvelle-Zélande, tandis que les secouristes tentaient de remettre à l'eau les rescapés. 

"Remettre à l'eau des baleines est une tâche difficile et potentiellement dangereuse", a déclaré Andrew lamason, porte-parole du service de la protection de l'environnement, précisant que le travail s'effectuait aux côtés de 140 volontaires, formés à ce style d'opération. Il a également indiqué que si vendredi soir, les animaux n'avaient pas été rendus à la mer, il faudrait attendre la prochaine grande marée 24 heures plus tard, pour une nouvelle tentative. 

La plage de Farewell est régulièrement le théâtre d'échouages de globicéphales. Huit au moins se sont produits au cours des dix dernières années, dont deux en seulement une semaine en janvier dernier, mais celui de vendredi est l'un des plus importants. 

Les baleines-pilotes, qui peuvent mesurer jusqu'à six mètres de long, sont l'espèce de baleines la plus répandue dans les eaux néo-zélandaises. Il n'existe pas d'explication scientifique certaine de ce comportement, mais des spécialistes suggèrent que des baleines en bonne santé s'échouent en venant au secours de membres de leur groupe qui sont malades et désorientés. 

Source © AFP

le 14/02/2015

Profitant de la marée haute, des dizaines de secouristes ont tenté vendredi soir de les remettre à l'eau. Mais les mammifères marins ont repris la direction du rivage pendant la nuit et se sont échoués à nouveau.


103 baleines sont mortes

«La mort de 103 (baleines) est confirmée et nous essayons de maintenir les autres en vie», a déclaré le porte-parole du service de la protection de l'environnement, Andrew Lamason, ajoutant qu' «environ 150 volontaires prennent soin d'elles autant que possible», notamment en les aspergeant d'eau.

Il n'est cependant guère optimiste: «Nous nous préparons à une issue assez mauvaise, chaque fois qu'elles s'ensablent à nouveau, leur santé se détériore de façon spectaculaire», a-t-il poursuivi. 


Une nouvelle tentative de remise à l'eau est prévue samedi soir, et l'euthanasie sera envisagée en cas d'échec.


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L'extinction d'une race ressemble à cela: des genoux faiblards, du sperme incapable de féconder, des kystes ovariens. Les rhinocéros blancs du Nord ne sont plus que cinq sur terre. Leur disparition est inévitable.

Les scientifiques et les défenseurs de l'environnement espèrent qu'un jour, grâce aux progrès de la science, il sera possible de les ressusciter artificiellement: concevoir, par fécondation in vitro, des "bébés rhinocéros éprouvettes" qui seraient implantés dans une mère porteuse d'une autre sous-espèce. Mais avant cela, les rhinocéros blancs du Nord vont mourir un à un.

"Il n'en reste plus que cinq, ils sont donc très proches de l'extinction", résume Jan Stejskal, du zoo tchèque de Dvur Kralove.

C'est grâce à ce zoo que cinq représentants de cette sous-espèce, victime des conflits ravageurs qui sévissent depuis des décennies dans leur zone endémique, l'Afrique centrale, sont aujourd'hui encore en vie.

Récolter sperme et ovules

L'établissement s'en était procuré six dans les années 1970 au Soudan, dont certains avaient même donné des petits. Le zoo est propriétaire des cinq derniers individus, éparpillés sur trois continents. L'un se trouve encore entre ses murs, un autre au zoo californien de San Diego, et trois dans la réserve kényane d'Ol Pejeta, proche de leur milieu naturel.

"Je veux encore croire qu'il y a un espoir de les sauver. Le mieux que nous puissions faire est de récolter du sperme et des ovules pour de futures fécondations in vitro, et d'attendre que la technique soit suffisamment développée pour nous donner une chance de les reproduire", poursuit M. Stejskal.

Dernier mâle en vie

Sudan, qui se trouve avec les femelles Najin et Fatu à Ol Pejeta, réserve de 35'000 hectares dans le centre kényan, est le dernier mâle encore en vie. Or, à 43 ans, il a dépassé l'espérance de vie des rhinocéros, et son sperme n'est plus très performant.

Najin, 25 ans, ne peut de toute façon pas être montée: ses pattes arrière sont trop faibles. Tous les accouplements tentés avec Fatu, la fille de Najin, 14 ans, se sont eux soldés par un échec. A San Diego, Nola a passé l'âge de la reproduction. Et à Dvur Kralove, Nabire, 31 ans, souffre de kystes ovariens.


Source © ATS 

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