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jeudi 19 février 2015
En écosse une importante opération de sauvetage a été lancé hier suite à l'échouage d'un cargo sur la côte ouest du pays.
Le navire de 120 mètres de long transportait du papier et des déchets, il voyageait de Belfast à Skogn en Norvège quand il s'est échoué vers 14 h 00 hier après midi vers Kilchoan tout près d'Ardnamurchan.
Personne n'a été blessé dans l'accident, mais du pétrole a commencé de s'échapper du flan tribord du navire. Les gardes côtes ont pris des mesures contre diffusion de la pollution .
"Une zone d'exclusion temporaire de 100 mètres a été établi autour du navire."
"Une équipe de sauvetage est actuellement à bord du navire pour procéder à une évaluation détaillée des dommages. Les premiers résultats seront communiqués plus tard cet après-midi.
© Nature Alerte
Le navire de 120 mètres de long transportait du papier et des déchets, il voyageait de Belfast à Skogn en Norvège quand il s'est échoué vers 14 h 00 hier après midi vers Kilchoan tout près d'Ardnamurchan.
Personne n'a été blessé dans l'accident, mais du pétrole a commencé de s'échapper du flan tribord du navire. Les gardes côtes ont pris des mesures contre diffusion de la pollution .
"Une zone d'exclusion temporaire de 100 mètres a été établi autour du navire."
"Une équipe de sauvetage est actuellement à bord du navire pour procéder à une évaluation détaillée des dommages. Les premiers résultats seront communiqués plus tard cet après-midi.
© Nature Alerte
Des régions du nord et de l'est de l'Australie se trouvaient jeudi sous la menace de deux cyclones, contraignant les populations à prendre des mesures préventives, ont indiqué les autorités.
Classé en catégorie 3 sur une échelle croissante de 5, le cyclone Lam devrait concerner jeudi soir ou vendredi matin deux communes aborigènes peu peuplées des Territoires du Nord, Milingimbi et Gapuwiyak. Plus au sud, Marcia, actuellement classé en catégorie 2, fait route vers le centre de la côte du Queensland (est) et pourrait frapper vendredi à proximité de la ville de Rockhampton, à environ 635 kilomètres au nord de Brisbane, capitale de cet État.
Adam Morgan, porte-parole du Bureau de la météorologie, a indiqué que Lam était accompagné «de vents très destructeurs d'environ 140 km/h en son centre, avec des rafales pouvant aller jusqu'à 195 km/h». «Les habitants du littoral entre Milingimbi et Nhulunbuy ont été avertis des marées très dangereuses qui allaient se produire, alors que le phénomène s'approche des côtes», a-t-il déclaré, faisant état de probables inondations et de vagues destructrices.
Dans le Queensland, où une trentaine de postes de secours ont été activés, des vents de 150 km/h, des pluies diluviennes et de brusques inondations sont attendus lors du passage de Marcia. «Nous sommes prêts, nos services sont bien préparés et ils connaissent ce genre de situation. Notre message aux habitants est de commencer à se tenir prêts», a déclaré Anna Palaszczuk, Premier ministre du Queensland, où les cyclones sont fréquents.
Source © AFP
Classé en catégorie 3 sur une échelle croissante de 5, le cyclone Lam devrait concerner jeudi soir ou vendredi matin deux communes aborigènes peu peuplées des Territoires du Nord, Milingimbi et Gapuwiyak. Plus au sud, Marcia, actuellement classé en catégorie 2, fait route vers le centre de la côte du Queensland (est) et pourrait frapper vendredi à proximité de la ville de Rockhampton, à environ 635 kilomètres au nord de Brisbane, capitale de cet État.
Adam Morgan, porte-parole du Bureau de la météorologie, a indiqué que Lam était accompagné «de vents très destructeurs d'environ 140 km/h en son centre, avec des rafales pouvant aller jusqu'à 195 km/h». «Les habitants du littoral entre Milingimbi et Nhulunbuy ont été avertis des marées très dangereuses qui allaient se produire, alors que le phénomène s'approche des côtes», a-t-il déclaré, faisant état de probables inondations et de vagues destructrices.
Dans le Queensland, où une trentaine de postes de secours ont été activés, des vents de 150 km/h, des pluies diluviennes et de brusques inondations sont attendus lors du passage de Marcia. «Nous sommes prêts, nos services sont bien préparés et ils connaissent ce genre de situation. Notre message aux habitants est de commencer à se tenir prêts», a déclaré Anna Palaszczuk, Premier ministre du Queensland, où les cyclones sont fréquents.
Source © AFP
La Lorraine connait ce jeudi un nouvel épisode de pollution, indique Air Lorraine qui a de nouveau déclenché la procédure d'information et recommandations.
Après une accalmie durant la journée de mercredi, les concentrations de particules PM10 dans l’air ambiant ont de nouveau augmenté ce jeudi matin, indique l'Observatoire régional de qualité de l'air dans son dernier bulletin. Air Lorraine a donc de nouveau activé ce jeudi, la procédure d'information et recommandations.
Des concentrations qui ont dépassé les niveaux de 50 g/m3 de particules fines PM10 (diamètre inférieur à 10 microns) dans certaines stations de Lorraine, précisément 57 microgrammes/m3 en Meurthe-et-Moselle, 51 microgrammes/m3 en Moselle, 39 microgrammes/m3 en Meuse et enfin 41 microgrammes/m3 dans les Vosges.
Pour expliquer cet épisode de pollution, Air Lorraine avance les conditions météorologiques (vents calmes, températures de nouveau autour des 0°C brouillard et temps couvert le matin) peu favorables à la dispersion des particules ainsi que les émissions des activités humaines (chauffage domestique, trafic routier, industrie). La tendance est à la stabilité pour cet après-midi, selon Air Lorraine.
Selon Air Normand, les villes de Rouen (Seine-Maritime), Évreux (Eure) et Alençon (Orne) seront particulièrement touchées par la pollution aux particules, le jeudi 19 février 2015.
Il est recommandé aux personnes sensibles d’éviter toute activité physique et sportive intense, à l’extérieur comme à l’intérieur des locaux et de privilégier les exercices plus calmes. Il est préconisé de respecter les traitements médicaux et de consulter un médecin en cas d’apparition de symptômes tels que toux, gêne respiratoire, irritation de la gorge ou des yeux.
Après une accalmie durant la journée de mercredi, les concentrations de particules PM10 dans l’air ambiant ont de nouveau augmenté ce jeudi matin, indique l'Observatoire régional de qualité de l'air dans son dernier bulletin. Air Lorraine a donc de nouveau activé ce jeudi, la procédure d'information et recommandations.
Des concentrations qui ont dépassé les niveaux de 50 g/m3 de particules fines PM10 (diamètre inférieur à 10 microns) dans certaines stations de Lorraine, précisément 57 microgrammes/m3 en Meurthe-et-Moselle, 51 microgrammes/m3 en Moselle, 39 microgrammes/m3 en Meuse et enfin 41 microgrammes/m3 dans les Vosges.
Pour expliquer cet épisode de pollution, Air Lorraine avance les conditions météorologiques (vents calmes, températures de nouveau autour des 0°C brouillard et temps couvert le matin) peu favorables à la dispersion des particules ainsi que les émissions des activités humaines (chauffage domestique, trafic routier, industrie). La tendance est à la stabilité pour cet après-midi, selon Air Lorraine.
Selon Air Normand, les villes de Rouen (Seine-Maritime), Évreux (Eure) et Alençon (Orne) seront particulièrement touchées par la pollution aux particules, le jeudi 19 février 2015.
Il est recommandé aux personnes sensibles d’éviter toute activité physique et sportive intense, à l’extérieur comme à l’intérieur des locaux et de privilégier les exercices plus calmes. Il est préconisé de respecter les traitements médicaux et de consulter un médecin en cas d’apparition de symptômes tels que toux, gêne respiratoire, irritation de la gorge ou des yeux.
Le 16 Février 2015 le stratovolcan Tchikouratchki situé sur l'île Paramouchir aux îles Kouriles en Russie s'est réveillé après sept années de sommeil.
L’éruption a provoqué un panache de cendre qui s'est élevé à plus de 8 km de hauteur et elle a incité les organismes de surveillance à lancer un avertissement rouge vers l'aviation civil.
Le Tchikouratchki s'élève à 1816 mètres au-dessus du Pacifique occidental sur l'île Paramouchir, juste au sud du Kamtchatka.
© Nature Alerte
L’éruption a provoqué un panache de cendre qui s'est élevé à plus de 8 km de hauteur et elle a incité les organismes de surveillance à lancer un avertissement rouge vers l'aviation civil.
Le Tchikouratchki s'élève à 1816 mètres au-dessus du Pacifique occidental sur l'île Paramouchir, juste au sud du Kamtchatka.
© Nature Alerte
mercredi 18 février 2015
Une mission de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) a réitéré mardi la possibilité de rejeter en mer de l'eau décontaminée de la centrale accidentée de Fukushima à la suite d'une visite sur le site dont la situation va s'améliorant, selon le compte-rendu fait à la presse.
Des progrès significatifs ont été accomplis depuis notre précédente visite en 2013, a expliqué le directeur de l'équipe de l'AIEA, Juan Carlos Lentijo.
La situation sur place s'est améliorée, a-t-il souligné, expliquant que le nettoyage permettait de réduire le niveau des radiations en de nombreux endroits de la centrale de Tokyo Electric Power (Tepco) mise en péril par le séisme et le tsunami du 11 mars 2011.
L'AIEA a notamment salué le retrait sans incident du combustible de la piscine du réacteur 4 dont la structure était fragilisée, ce qui représentait un important danger potentiel.
Cependant, la mission a rappelé que la situation restait très complexe et s'est inquiétée du volume croissant d'eau plus ou moins contaminée stockée dans des citernes dont la fiabilité n'est pas assurée.Cette eau provient des arrosages initiaux des réacteurs pour les refroidir, ainsi que des écoulements souterrains continus.Elle est pompée et conservée dans un millier de réservoirs gigantesques et Tepco en construit plusieurs dizaines par mois pour absorber le flux.
Le site est heureusement vaste, mais l'espace pourrait néanmoins ne pas suffire si cela continue ainsi à long terme, a insisté M. Lentijo.
L'AIEA conseille dès lors d'envisager de rejeter en mer l'eau débarrassée de l'essentiel de ses éléments radioactifs, un traitement que permettent des systèmes installés et déjà utilisés sur le site.
Le rejet contrôlé d'eau (même si elle est encore chargée en tritium, impossible à extraire pour le moment) est quelque chose que l'on fait tous les jours dans le monde entier dans la plupart des centrales nucléaires et l'impact sur l'environnement est négligeable, a insisté le responsable.
La plupart des experts s'accordent d'ailleurs à dire que ce liquide finira par être jeté dans l'océan. Toutefois, les pêcheurs locaux, les pays voisins et les groupes environnementaux s'opposent tous à cette éventualité.
Dans son rapport préliminaire publié mardi, l'AIEA a également déclaré encourager fortement Tepco à renforcer la sécurité sur le site, où quelque 7.000 travailleurs œuvrent quotidiennement.
Il y a encore des marges pour améliorer la radioprotection et la sûreté des personnels, a estimé M. Lentijo.
Le démantèlement des quatre réacteurs les plus endommagés sur les six que compte la centrale Fukushima Daiichi prendra trois à quatre décennies et le maintien pendant cette durée d'effectifs suffisants et compétents est un défi.
Source ©AFP
Des progrès significatifs ont été accomplis depuis notre précédente visite en 2013, a expliqué le directeur de l'équipe de l'AIEA, Juan Carlos Lentijo.
La situation sur place s'est améliorée, a-t-il souligné, expliquant que le nettoyage permettait de réduire le niveau des radiations en de nombreux endroits de la centrale de Tokyo Electric Power (Tepco) mise en péril par le séisme et le tsunami du 11 mars 2011.
L'AIEA a notamment salué le retrait sans incident du combustible de la piscine du réacteur 4 dont la structure était fragilisée, ce qui représentait un important danger potentiel.
Cependant, la mission a rappelé que la situation restait très complexe et s'est inquiétée du volume croissant d'eau plus ou moins contaminée stockée dans des citernes dont la fiabilité n'est pas assurée.Cette eau provient des arrosages initiaux des réacteurs pour les refroidir, ainsi que des écoulements souterrains continus.Elle est pompée et conservée dans un millier de réservoirs gigantesques et Tepco en construit plusieurs dizaines par mois pour absorber le flux.
Le site est heureusement vaste, mais l'espace pourrait néanmoins ne pas suffire si cela continue ainsi à long terme, a insisté M. Lentijo.
L'AIEA conseille dès lors d'envisager de rejeter en mer l'eau débarrassée de l'essentiel de ses éléments radioactifs, un traitement que permettent des systèmes installés et déjà utilisés sur le site.
Le rejet contrôlé d'eau (même si elle est encore chargée en tritium, impossible à extraire pour le moment) est quelque chose que l'on fait tous les jours dans le monde entier dans la plupart des centrales nucléaires et l'impact sur l'environnement est négligeable, a insisté le responsable.
La plupart des experts s'accordent d'ailleurs à dire que ce liquide finira par être jeté dans l'océan. Toutefois, les pêcheurs locaux, les pays voisins et les groupes environnementaux s'opposent tous à cette éventualité.
Dans son rapport préliminaire publié mardi, l'AIEA a également déclaré encourager fortement Tepco à renforcer la sécurité sur le site, où quelque 7.000 travailleurs œuvrent quotidiennement.
Il y a encore des marges pour améliorer la radioprotection et la sûreté des personnels, a estimé M. Lentijo.
Le démantèlement des quatre réacteurs les plus endommagés sur les six que compte la centrale Fukushima Daiichi prendra trois à quatre décennies et le maintien pendant cette durée d'effectifs suffisants et compétents est un défi.
Source ©AFP
Quel est le point commun entre un viticulteur qui refuse de traiter ses vignes et un maraîcher qui arrête d’irriguer ? Un passage par la case tribunal.
Le premier, Emmanuel Giboulot, s’est retrouvé en infraction pour avoir refusé l’usage préventif de pesticides. Le second, Benoît Biteau, exploitant d’une ferme bio et ecocitoyenne à Sablonceaux (Charente-Maritime), a décidé d’attaquer en justice après s’être vu privé de subventions versées dans le cadre de la politique agricole commune (PAC).
Sans raisons apparentes, sa démarche de désirrigation, pourtant exemplaire en matière de préservation des ressources, ne serait pas compatible avec les aides européennes à l’agriculture bio. Cet imbroglio administratif a privé son exploitation – la ferme Val de Seudre – en polyactivité et vente directe de quelque 45 000 euros ces cinq dernières années.
Stupéfait par la contradiction entre cette sanction financière et la promotion de l’agroécologie dans les discours politiques, l’exploitant – généticien de formation, conservateur du patrimoine naturel… et vice-président du conseil régional de Poitou-Charentes sous l’étiquette du Parti radical de gauche – a décidé de saisir la justice.
Las, ses protestations, appuyées par une pétition qui a recueilli plus de 33 000 signatures, n’ont rien changé. Le 12 février, le tribunal administratif de Poitiers (Vienne) a rejeté sa demande. Le dossier est symptomatique. Au delà du cas particulier, il montre que la PAC et les agriculteurs en transition ne regardent pas dans la même direction. Témoignage.
Terra eco : Vous dites qu’arrêter d’irriguer vous fait perdre de l’argent. Pourquoi ?
Benoît Biteau : Difficile à dire. De mon point de vue, la PAC telle qu’elle fonctionne depuis 2011 ne devrait plus engendrer ce genre de situations. Je m’explique : la PAC est construite sur deux piliers. Les aides du premier pilier sont versées en fonction du nombre d’hectares cultivés. On se base aussi sur les références historiques des exploitations, c’est-à-dire sur les primes passées, calculées à partir des niveaux de rendement. Ce pilier n’est pas favorable aux agriculteurs bios. Généralement, ceux-ci cultivent de plus petits terrains et ont de moins bonnes références que s’ils produisaient en intensif. Heureusement, il existe un second pilier qui subventionne les pratiques préservant l’environnement. Le problème, c’est que ce second pilier est moins généreux que le premier. En 2011, sous la pression des agriculteurs bios, un décret a rééquilibré les choses. Les aides à la bio sont alors devenues cumulables avec les autres subventions récompensant les bonnes pratiques. Ça devrait être le cas de la désirrigation. Je ne vois pas en quoi cette démarche entrerait en contradiction avec l’agriculture biologique.
Justement, pourquoi faire le choix de moins irriguer ?
Cette volonté s’inscrit dans une démarche globale. La ferme Val de Seudre est celle de mon père. Il y pratiquait de la monoculture de maïs depuis trente-cinq ans. L’irrigation de sa seule exploitation représentait les besoins en eau d’une ville moyenne. Quand j’ai récupéré cette ferme en 2006, j’ai décidé de m’engager dans une activité plus respectueuse de l’homme et de l’environnement. Pour moi, c’était une question de responsabilité. Nous, les agriculteurs, mobilisons 70% des terres et 80% de la ressource en eau. Compte tenu des montants d’argent public que nous recevons, je me sentais le devoir d’être en adéquation avec les attentes de la société. Or, j’ai l’impression que l’agriculture intensive telle que nous la pratiquons depuis cinquante ans ne correspond plus à ce que veulent les gens. Ici, nous reproduisons nous-mêmes nos semences, nous prenons au sérieux les enjeux climatiques et la protection de la biodiversité. Pour moi, ces objectifs s’inscrivent dans un contrat moral avec la société. Paradoxalement, plus un agriculteur s’en éloigne, plus il touche d’argent public. La décision d’arrêter d’irriguer me fait perdre 9 000 euros par an.
Toucheriez-vous plus de subventions si vous aviez continué à cultiver du maïs en intensif ?
C’est certain. En 2009, je m’étais amusé à calculer la différence. Je vous préviens, les sommes sont importantes. A l’époque, si j’avais suivi le chemin de mon père, j’aurais perçu 77 000 euros par an toutes aides confondues. En passant en bio et en diversifiant ma production – je cultive à la fois du blé, de l’épeautre, des lentilles, des pois chiches et j’élève des races à faibles effectifs –, je touchais 70 000 euros soit 10% de moins. Ce n’est pas rien. La réforme de 2011 aurait dû gommer en partie cet écart. C’était sans compter cette histoire d’irrigation… De toute façon, malgré les récentes améliorations, la prime à l’intensif existe toujours. Tant que la PAC sera calculée en fonction des superficies, les agriculteurs seront toujours en quête de plus grandes surfaces, la spéculation sur le foncier continuera et l’utilisation de grosses machines agricoles avec pulvérisateurs d’engrais et pesticides restera la règle. Dans les années à venir, les évolutions n’auront lieu qu’à la marge. Face au scandale sanitaire que représentent les pesticides, il aurait fallu, dès 2014, une remise à plat complète des critères qui conditionnent les aides. On est condamnés à attendre la prochaine révision de la PAC, en 2020, pour voir la logique s’inverser.
Que préconisez-vous ?
Calculer les subventions en fonction du niveau de main-d’œuvre, donc de la création d’emplois, au lieu de se focaliser sur les superficies cultivées. On encouragerait ainsi les envies de retour à la terre, on rémunérerait les pratiques favorables à la fois à l’économie et à l’environnement. Le passage à une agriculture moins polluante et moins goulue en ressources naturelles nécessite forcément plus de salariés. Quand j’ai repris la ferme de mon père, nous sommes passés de deux à neuf personnes. Dans le même temps, j’ai remis des parcelles en prairie pour les herbivores. Alors que les voisins cultivent du maïs jusqu’en fond de vallée, j’ai volontairement décidé de me passer de certains terrains. Mais s’il s’agit de toucher un maximum d’aides de la PAC, cette équation n’est pas gagnante. Il faut espérer que les choses changent en 2020. En attendant, malgré les plans Ecophyto, les ventes de pesticides grimpent toujours. En France, sur la seule année 2013, elles ont encore augmenté de 9%.
Que pensez-vous de l’argument récurrent contre l’agriculture bio, à savoir la faiblesse des rendements ?
Sur le long terme, cet argument ne tient pas. Depuis le lancement de mon exploitation, j’ai constaté que plus j’avance vers le respect de l’écologie et plus je suis productif. A première vue, plusieurs pratiques paraissent peu rentables. A chaque récolte, on laisse, par exemple, la moitié de la production pour nourrir le sol. La perte immédiate est indéniable, mais on s’y retrouve en quantité et en qualité lors des récoltes suivantes. Dans le même esprit, j’ai replanté des arbres dans mes parcelles. Ils favorisent l’infiltration de l’eau dans les sols et la retiennent. C’est grâce à eux que je peux me passer d’irrigation. Tout l’enjeu, c’est de recréer des cercles vertueux.
A l’inverse, la rentabilité de l’agriculture intensive est un leurre. Si on réintégrait les coûts cachés, comme le traitement des eaux polluées par les engrais et les pesticides, les produits qui en sont issus coûteraient beaucoup plus cher que le bio. Certaines villes l’ont compris. Confrontée à un problème de traitement des eaux, Munich a hésité entre construire une nouvelles station d’épuration et accompagner les agriculteurs. Elle a choisi la deuxième option et s’est rendue compte que celle-ci coûte finalement 17 fois moins cher. C’est un peu schématique, mais si on réintègre ces externalités négatives, votre salade issue de l’agriculture intensive vendue 70 centimes coûte en fait 17 euros. Alors que la bio à 1 euro coûte réellement un euro. Via nos impôts, l’agriculture traditionnelle est doublement subventionnée. Ce modèle qui touche le fond ne s’en sortirait pas sans aides.
Le tribunal a refusé de vous donner gain de cause. Qu’allez-vous faire maintenant ?
Porter mon combat à Bruxelles, devant la Cour de justice de l’Union européenne. J’ai bon espoir, j’ai déjà reçu le soutien d’un commissaire européen et de tous les ministres français de l’Environnement. Si je m’obstine, ce n’est pas seulement pour défendre mon bout de gras et la trésorerie de ma ferme. Je compte utiliser les incohérences administratives pour démontrer que notre système agricole n’est pas une fatalité.
Source © Terraeco
Le premier, Emmanuel Giboulot, s’est retrouvé en infraction pour avoir refusé l’usage préventif de pesticides. Le second, Benoît Biteau, exploitant d’une ferme bio et ecocitoyenne à Sablonceaux (Charente-Maritime), a décidé d’attaquer en justice après s’être vu privé de subventions versées dans le cadre de la politique agricole commune (PAC).
Sans raisons apparentes, sa démarche de désirrigation, pourtant exemplaire en matière de préservation des ressources, ne serait pas compatible avec les aides européennes à l’agriculture bio. Cet imbroglio administratif a privé son exploitation – la ferme Val de Seudre – en polyactivité et vente directe de quelque 45 000 euros ces cinq dernières années.
Stupéfait par la contradiction entre cette sanction financière et la promotion de l’agroécologie dans les discours politiques, l’exploitant – généticien de formation, conservateur du patrimoine naturel… et vice-président du conseil régional de Poitou-Charentes sous l’étiquette du Parti radical de gauche – a décidé de saisir la justice.
Las, ses protestations, appuyées par une pétition qui a recueilli plus de 33 000 signatures, n’ont rien changé. Le 12 février, le tribunal administratif de Poitiers (Vienne) a rejeté sa demande. Le dossier est symptomatique. Au delà du cas particulier, il montre que la PAC et les agriculteurs en transition ne regardent pas dans la même direction. Témoignage.
Terra eco : Vous dites qu’arrêter d’irriguer vous fait perdre de l’argent. Pourquoi ?
Benoît Biteau : Difficile à dire. De mon point de vue, la PAC telle qu’elle fonctionne depuis 2011 ne devrait plus engendrer ce genre de situations. Je m’explique : la PAC est construite sur deux piliers. Les aides du premier pilier sont versées en fonction du nombre d’hectares cultivés. On se base aussi sur les références historiques des exploitations, c’est-à-dire sur les primes passées, calculées à partir des niveaux de rendement. Ce pilier n’est pas favorable aux agriculteurs bios. Généralement, ceux-ci cultivent de plus petits terrains et ont de moins bonnes références que s’ils produisaient en intensif. Heureusement, il existe un second pilier qui subventionne les pratiques préservant l’environnement. Le problème, c’est que ce second pilier est moins généreux que le premier. En 2011, sous la pression des agriculteurs bios, un décret a rééquilibré les choses. Les aides à la bio sont alors devenues cumulables avec les autres subventions récompensant les bonnes pratiques. Ça devrait être le cas de la désirrigation. Je ne vois pas en quoi cette démarche entrerait en contradiction avec l’agriculture biologique.
Justement, pourquoi faire le choix de moins irriguer ?
Cette volonté s’inscrit dans une démarche globale. La ferme Val de Seudre est celle de mon père. Il y pratiquait de la monoculture de maïs depuis trente-cinq ans. L’irrigation de sa seule exploitation représentait les besoins en eau d’une ville moyenne. Quand j’ai récupéré cette ferme en 2006, j’ai décidé de m’engager dans une activité plus respectueuse de l’homme et de l’environnement. Pour moi, c’était une question de responsabilité. Nous, les agriculteurs, mobilisons 70% des terres et 80% de la ressource en eau. Compte tenu des montants d’argent public que nous recevons, je me sentais le devoir d’être en adéquation avec les attentes de la société. Or, j’ai l’impression que l’agriculture intensive telle que nous la pratiquons depuis cinquante ans ne correspond plus à ce que veulent les gens. Ici, nous reproduisons nous-mêmes nos semences, nous prenons au sérieux les enjeux climatiques et la protection de la biodiversité. Pour moi, ces objectifs s’inscrivent dans un contrat moral avec la société. Paradoxalement, plus un agriculteur s’en éloigne, plus il touche d’argent public. La décision d’arrêter d’irriguer me fait perdre 9 000 euros par an.
Toucheriez-vous plus de subventions si vous aviez continué à cultiver du maïs en intensif ?
C’est certain. En 2009, je m’étais amusé à calculer la différence. Je vous préviens, les sommes sont importantes. A l’époque, si j’avais suivi le chemin de mon père, j’aurais perçu 77 000 euros par an toutes aides confondues. En passant en bio et en diversifiant ma production – je cultive à la fois du blé, de l’épeautre, des lentilles, des pois chiches et j’élève des races à faibles effectifs –, je touchais 70 000 euros soit 10% de moins. Ce n’est pas rien. La réforme de 2011 aurait dû gommer en partie cet écart. C’était sans compter cette histoire d’irrigation… De toute façon, malgré les récentes améliorations, la prime à l’intensif existe toujours. Tant que la PAC sera calculée en fonction des superficies, les agriculteurs seront toujours en quête de plus grandes surfaces, la spéculation sur le foncier continuera et l’utilisation de grosses machines agricoles avec pulvérisateurs d’engrais et pesticides restera la règle. Dans les années à venir, les évolutions n’auront lieu qu’à la marge. Face au scandale sanitaire que représentent les pesticides, il aurait fallu, dès 2014, une remise à plat complète des critères qui conditionnent les aides. On est condamnés à attendre la prochaine révision de la PAC, en 2020, pour voir la logique s’inverser.
Que préconisez-vous ?
Calculer les subventions en fonction du niveau de main-d’œuvre, donc de la création d’emplois, au lieu de se focaliser sur les superficies cultivées. On encouragerait ainsi les envies de retour à la terre, on rémunérerait les pratiques favorables à la fois à l’économie et à l’environnement. Le passage à une agriculture moins polluante et moins goulue en ressources naturelles nécessite forcément plus de salariés. Quand j’ai repris la ferme de mon père, nous sommes passés de deux à neuf personnes. Dans le même temps, j’ai remis des parcelles en prairie pour les herbivores. Alors que les voisins cultivent du maïs jusqu’en fond de vallée, j’ai volontairement décidé de me passer de certains terrains. Mais s’il s’agit de toucher un maximum d’aides de la PAC, cette équation n’est pas gagnante. Il faut espérer que les choses changent en 2020. En attendant, malgré les plans Ecophyto, les ventes de pesticides grimpent toujours. En France, sur la seule année 2013, elles ont encore augmenté de 9%.
Que pensez-vous de l’argument récurrent contre l’agriculture bio, à savoir la faiblesse des rendements ?
Sur le long terme, cet argument ne tient pas. Depuis le lancement de mon exploitation, j’ai constaté que plus j’avance vers le respect de l’écologie et plus je suis productif. A première vue, plusieurs pratiques paraissent peu rentables. A chaque récolte, on laisse, par exemple, la moitié de la production pour nourrir le sol. La perte immédiate est indéniable, mais on s’y retrouve en quantité et en qualité lors des récoltes suivantes. Dans le même esprit, j’ai replanté des arbres dans mes parcelles. Ils favorisent l’infiltration de l’eau dans les sols et la retiennent. C’est grâce à eux que je peux me passer d’irrigation. Tout l’enjeu, c’est de recréer des cercles vertueux.
A l’inverse, la rentabilité de l’agriculture intensive est un leurre. Si on réintégrait les coûts cachés, comme le traitement des eaux polluées par les engrais et les pesticides, les produits qui en sont issus coûteraient beaucoup plus cher que le bio. Certaines villes l’ont compris. Confrontée à un problème de traitement des eaux, Munich a hésité entre construire une nouvelles station d’épuration et accompagner les agriculteurs. Elle a choisi la deuxième option et s’est rendue compte que celle-ci coûte finalement 17 fois moins cher. C’est un peu schématique, mais si on réintègre ces externalités négatives, votre salade issue de l’agriculture intensive vendue 70 centimes coûte en fait 17 euros. Alors que la bio à 1 euro coûte réellement un euro. Via nos impôts, l’agriculture traditionnelle est doublement subventionnée. Ce modèle qui touche le fond ne s’en sortirait pas sans aides.
Le tribunal a refusé de vous donner gain de cause. Qu’allez-vous faire maintenant ?
Porter mon combat à Bruxelles, devant la Cour de justice de l’Union européenne. J’ai bon espoir, j’ai déjà reçu le soutien d’un commissaire européen et de tous les ministres français de l’Environnement. Si je m’obstine, ce n’est pas seulement pour défendre mon bout de gras et la trésorerie de ma ferme. Je compte utiliser les incohérences administratives pour démontrer que notre système agricole n’est pas une fatalité.
Source © Terraeco
Publiée dans la revue internationale « Journal of Environmental Science and Technology », une étude menée par une équipe internationale démontre l'intérêt d'utiliser les satellites pour surveiller l'acidification des océans.
Gravitant autour de la terre à plus de 700 km de distance, les satellites équipés de différents instruments embarqués permettent d'accéder à des informations géophysiques essentielles telles que la salinité et la température. Combinées, ces mesures peuvent être utilisées pour évaluer l'acidification des océans sur des zones beaucoup plus vastes et bien plus rapidement qu'avec les méthodes utilisées précédemment par la communauté scientifique. Cela devrait largement améliorer la façon dont les biologistes marins et les spécialistes du climat étudient l'océan.
Chaque année, plus d'un quart des émissions mondiales de CO2 issues de la combustion de matières fossiles et de la production de ciment se retrouvent dans les océans. Ce processus rend l'eau de mer plus acide et menace une partie de la biodiversité marine. Au cours du prochain siècle, l'augmentation des émissions de CO2 et l'acidité croissante de l'eau de mer risquent de fragiliser davantage les écosystèmes marins, d'où la nécessité de pouvoir suivre attentivement l'évolution de l'acidité des océans.
Une équipe de scientifiques internationaux impliquant des chercheurs de l'Université d'Exeter (Royaume Uni), de Plymouth Marine Laboratory (Royaume Uni), de l'Agence Spatiale Européenne[*] et de l'Ifremer, propose des méthodes nouvelles pour estimer et surveiller l'acidité des océans depuis l'espace. Leurs résultats sont publiés demain, 17 février, dans la revue internationale «Journal of Environmental Science and Technology».
"Les satellites vont jouer un rôle de plus en plus important dans la surveillance de l'acidification des océans, en particulier dans les eaux éloignées et souvent dangereuses comme l'Arctique." explique Jamie Shutler de l'Université d'Exeter qui a dirigé l'étude.
"Il est à la fois difficile et coûteux de réaliser des mesures sur le terrain tout au long de l'année dans des endroits inaccessibles. Nous développons ces techniques innovantes pour surveiller de vastes zones des océans. Cela nous permet d'identifier rapidement et facilement les zones les plus concernées par l'acidification croissante " précise t-il.
"Jusqu'à présent, les mesures de température, mais surtout de salinité, données essentielles pour déterminer l'acidité, étaient réalisées grâce à des instruments in situ et pendant des campanes en mer" souligne Nicolas Reul, chercheur au Laboratoire d'Océanographie Spatiale du Centre Ifremer Bretagne et l'un des auteurs de l'étude. L'approche traditionnelle limite donc l'échantillonnage à de petites zones de l'océan. "La surveillance par satellite est par conséquent cruciale pour obtenir une vision globale des océans", souligne Nicolas Reul.
La méthodologie proposée par cette équipe internationale utilise l'ensemble des technologies instrumentales embarquées sur différents satellites pour mesurer des données géophysiques essentielles, comme la température de l'océan à l'aide de caméras thermiques notamment ainsi que la salinité grâce aux capteurs à micro-ondes de grande longueur d'onde.
Un certain nombre de satellites existants peuvent être utilisés pour ce faire, notamment la mission SMOS (Soil Moisture and Ocean Salinity) de l'Agence Spatiale Européenne lancée en 2009 et la mission Aquarious de la NASA lancée en 2011, qui permettent de mieux évaluer la salinité de surfac et les variations de l'acidité.
Ces technologies invitent au développement d'autres capteurs satellite, afin d'atteindre une meilleure résolution des images, notamment au regard de l'enjeu que constitue la surveillance de l'acidification des océans sur l'ensemble de la planète.
Source © Ifremer
[*] Cette recherche a été financée par l'Agence Spatiale Européenne
Gravitant autour de la terre à plus de 700 km de distance, les satellites équipés de différents instruments embarqués permettent d'accéder à des informations géophysiques essentielles telles que la salinité et la température. Combinées, ces mesures peuvent être utilisées pour évaluer l'acidification des océans sur des zones beaucoup plus vastes et bien plus rapidement qu'avec les méthodes utilisées précédemment par la communauté scientifique. Cela devrait largement améliorer la façon dont les biologistes marins et les spécialistes du climat étudient l'océan.
Chaque année, plus d'un quart des émissions mondiales de CO2 issues de la combustion de matières fossiles et de la production de ciment se retrouvent dans les océans. Ce processus rend l'eau de mer plus acide et menace une partie de la biodiversité marine. Au cours du prochain siècle, l'augmentation des émissions de CO2 et l'acidité croissante de l'eau de mer risquent de fragiliser davantage les écosystèmes marins, d'où la nécessité de pouvoir suivre attentivement l'évolution de l'acidité des océans.
Une équipe de scientifiques internationaux impliquant des chercheurs de l'Université d'Exeter (Royaume Uni), de Plymouth Marine Laboratory (Royaume Uni), de l'Agence Spatiale Européenne[*] et de l'Ifremer, propose des méthodes nouvelles pour estimer et surveiller l'acidité des océans depuis l'espace. Leurs résultats sont publiés demain, 17 février, dans la revue internationale «Journal of Environmental Science and Technology».
"Les satellites vont jouer un rôle de plus en plus important dans la surveillance de l'acidification des océans, en particulier dans les eaux éloignées et souvent dangereuses comme l'Arctique." explique Jamie Shutler de l'Université d'Exeter qui a dirigé l'étude.
"Il est à la fois difficile et coûteux de réaliser des mesures sur le terrain tout au long de l'année dans des endroits inaccessibles. Nous développons ces techniques innovantes pour surveiller de vastes zones des océans. Cela nous permet d'identifier rapidement et facilement les zones les plus concernées par l'acidification croissante " précise t-il.
"Jusqu'à présent, les mesures de température, mais surtout de salinité, données essentielles pour déterminer l'acidité, étaient réalisées grâce à des instruments in situ et pendant des campanes en mer" souligne Nicolas Reul, chercheur au Laboratoire d'Océanographie Spatiale du Centre Ifremer Bretagne et l'un des auteurs de l'étude. L'approche traditionnelle limite donc l'échantillonnage à de petites zones de l'océan. "La surveillance par satellite est par conséquent cruciale pour obtenir une vision globale des océans", souligne Nicolas Reul.
La méthodologie proposée par cette équipe internationale utilise l'ensemble des technologies instrumentales embarquées sur différents satellites pour mesurer des données géophysiques essentielles, comme la température de l'océan à l'aide de caméras thermiques notamment ainsi que la salinité grâce aux capteurs à micro-ondes de grande longueur d'onde.
Un certain nombre de satellites existants peuvent être utilisés pour ce faire, notamment la mission SMOS (Soil Moisture and Ocean Salinity) de l'Agence Spatiale Européenne lancée en 2009 et la mission Aquarious de la NASA lancée en 2011, qui permettent de mieux évaluer la salinité de surfac et les variations de l'acidité.
Ces technologies invitent au développement d'autres capteurs satellite, afin d'atteindre une meilleure résolution des images, notamment au regard de l'enjeu que constitue la surveillance de l'acidification des océans sur l'ensemble de la planète.
Source © Ifremer
[*] Cette recherche a été financée par l'Agence Spatiale Européenne
L’index Arcadis des villes durables dans le monde place la ville allemande en tête de classement. Aucune ville américaine ne figure dans le Top 10.
Qu’on se le dise, « la ville rêvée n’existe pas ». Le constat provient du dernier rapport de la société d’ingénierie Arcadis , qui a étudié la « durabilité » de 50 des grandes villes du monde dans 31 pays différents, et propose un classement basé sur leurs performances à la fois en termes d’environnement, de santé financière et d’attractivité.
« Durabilité » ? Un peu de vocabulaire... Emprunté à l’anglais « sustainability », le terme a été défini par les Nations unies comme « l’accomplissement des besoins du présent, sans compromettre ceux des générations futures ». Autrement dit, il s’agit ici de villes dont les politiques publiques combinent une bonne santé économique, une qualité de vie appréciable pour les citoyens et une politique optimale en matière d’environnement.
L’étude se base, entre autres critères, sur les systèmes de transport, la qualité de l’eau, l’équilibre entre vie privée et vie au travail, les infrastructures publiques, le système de santé et d’éducation, la politique environnementale, les ressources économiques... Il en ressort un classement réalisé à partir de trois critères principaux : les Hommes (qualité de vie, social...), la planète (environnement, pollution...) et les profits (business, activité économique...).
L’Europe en haut du classement
Tous critères confondus, Francfort est la grande gagnante, suivie de Londres et Copenhague. La ville allemande obtient de bons résultats dans les critères Planète et Profit, mais le nombre élevé d’heures passées au travail lui coûte quelques points. Londres se classe deuxième, grâce notamment à sa bonne santé économique et ses bons résultats en matière de santé et d’éducation. Point noir : le prix de l’immobilier. Enfin, mention à Amsterdam, numéro 3, où les trois critères définis par l’étude sont le plus équilibrés.
A noter également : les villes européennes tiennent le haut du classement et occupent 7 des 10 premières places, dont les 6 premières, selon Arcadis. 10è ville européenne, Paris se classe 16è.
Le Top 10 des villes les plus « durables »
A l’inverse, aucune ville américaine ne s’y trouve, en raison notamment des émissions de carbone très élevées, similaires à celles des villes du Moyen-Orient. En bas de classement, on trouve cinq villes de la région Asie-Pacifique (New Delhi, Wuhan en Chine, Mumbai en Inde, Manille aux Philippines, et Jakarta en Indonésie).
Le classement peut néanmoins varier en fonction des différents critères : Francfort reste en tête dans les secteurs Planète et Profits, tandis que Rotterdam arrive première sur le critère Hommes.
Source © les echos
Qu’on se le dise, « la ville rêvée n’existe pas ». Le constat provient du dernier rapport de la société d’ingénierie Arcadis , qui a étudié la « durabilité » de 50 des grandes villes du monde dans 31 pays différents, et propose un classement basé sur leurs performances à la fois en termes d’environnement, de santé financière et d’attractivité.
« Durabilité » ? Un peu de vocabulaire... Emprunté à l’anglais « sustainability », le terme a été défini par les Nations unies comme « l’accomplissement des besoins du présent, sans compromettre ceux des générations futures ». Autrement dit, il s’agit ici de villes dont les politiques publiques combinent une bonne santé économique, une qualité de vie appréciable pour les citoyens et une politique optimale en matière d’environnement.
L’étude se base, entre autres critères, sur les systèmes de transport, la qualité de l’eau, l’équilibre entre vie privée et vie au travail, les infrastructures publiques, le système de santé et d’éducation, la politique environnementale, les ressources économiques... Il en ressort un classement réalisé à partir de trois critères principaux : les Hommes (qualité de vie, social...), la planète (environnement, pollution...) et les profits (business, activité économique...).
L’Europe en haut du classement
Tous critères confondus, Francfort est la grande gagnante, suivie de Londres et Copenhague. La ville allemande obtient de bons résultats dans les critères Planète et Profit, mais le nombre élevé d’heures passées au travail lui coûte quelques points. Londres se classe deuxième, grâce notamment à sa bonne santé économique et ses bons résultats en matière de santé et d’éducation. Point noir : le prix de l’immobilier. Enfin, mention à Amsterdam, numéro 3, où les trois critères définis par l’étude sont le plus équilibrés.
A noter également : les villes européennes tiennent le haut du classement et occupent 7 des 10 premières places, dont les 6 premières, selon Arcadis. 10è ville européenne, Paris se classe 16è.
Le Top 10 des villes les plus « durables »
- 1. Francfort
- 2. Londres
- 3. Copenhague
- 4. Amsterdam
- 5. Rotterdam
- 6. Berlin
- 7. Seoul
- 8. Hong Kong
- 9. Madrid
- 10. Singapour
A l’inverse, aucune ville américaine ne s’y trouve, en raison notamment des émissions de carbone très élevées, similaires à celles des villes du Moyen-Orient. En bas de classement, on trouve cinq villes de la région Asie-Pacifique (New Delhi, Wuhan en Chine, Mumbai en Inde, Manille aux Philippines, et Jakarta en Indonésie).
Le classement peut néanmoins varier en fonction des différents critères : Francfort reste en tête dans les secteurs Planète et Profits, tandis que Rotterdam arrive première sur le critère Hommes.
Source © les echos
De jeunes "éco-guerriers" indonésiens perchés sur des éléphants de Sumatra (Elephas maximus sumatranus) patrouillent dans la jungle de l'île de Sumatra, située à l'ouest de l'archipel, pour lutter contre l'abattage illégal d'arbres et le braconnage dans les immenses forêts tropicales.
Ils s'enfoncent pendant des jours dans la jungle, le long de rivières, sur des sols accidentés, à travers une végétation épaisse abritant de nombreuses espèces en danger, tels des tigres et orangs-outans qui vivent dans un espace ravagé par la déforestation de ces dernières années. Au retour de leur expédition, ces habitants rapportent aux autorités tout ce qu'ils ont vu d'illégal ou de suspect dans ces forêts où les coupes d'arbres sans autorisation sont fréquentes, et où des éléphants et des tigres sont tués respectivement pour leur ivoire et leur peau.
Le plus grand archipel du monde
L'Indonésie, le plus grand archipel du monde qui s'étend sur 1,9 million de km2, soit presque quatre fois la France, possède de vastes forêts tropicales. Mais d'importantes quantités d'arbres sont coupées pour laisser place à des plantations qui produiront du papier ou de l'huile de palme, détruisant la biodiversité et augmentant l'émission de gaz à effet de serre. La déforestation est en grande partie illégale, un fléau que les autorités peinent à enrayer compte tenu de l'étendue du territoire et du manque de moyens. Du coup, des ONG de la province d'Aceh, à la pointe nord de l'île de Sumatra, ont décidé d'apporter leur aide en 2012, avec des habitants de la région de Trumon partant à la "chasse" de braconniers et d'individus se livrant à des coupes de bois sauvages.
L'an passé, l'Agence des Etats-Unis pour le développement international (USAID) s'est associée à ce projet qui a depuis pris de l'ampleur et vu l'introduction de patrouilles à dos d'éléphant avec des habitants de la région. Des cornacs, personnes qui s'occupent d'éléphants utilisés pour des travaux ou transports en forêt, appelés localement "mahouts", parcourent désormais la jungle avec leur pachyderme et sont rémunérés par USAID.
Selon une étude publiée l'an passé, l'Indonésie a abattu en 2012 près de deux fois plus de forêt vierge que le Brésil, considéré comme le plus grand destructeur au monde de la forêt primaire.
La patrouille suscite de l'enthousiasme
Certains habitants ont abandonné leur travail pour rejoindre les "mahouts", à l'image de Hendra Masrijal, un ancien vendeur de nourriture. Un peu plus d'une vingtaine d'habitants participent désormais au projet.
"Cela me rend triste de voir des images d'éléphants tués par des braconniers pour leur ivoire", raconte à l'AFP M. Masrijal. "Des paysans et des villageois empiètent aussi sur leur habitat".
Les patrouilles dans les profondeurs de la jungle durent de deux à sept jours. Chaque mois, les "mahouts" passent de 15 à 20 jours dans la jungle, sur une surface totale de 27.000 hectares appelée "couloir de la faune de Trumon". Outre la lutte contre la déforestation illégale et le braconnage, des responsables de ce projet dispensent des séances de formations aux habitants de la région sur le développement de l'écotourisme, afin d'encourager des villageois qui ont l'habitude de vivre d'activités illégales tels le braconnage ou les coupes d'arbres illégales, à trouver d'autres moyens de subsistance.
Cette initiative suscite de l'enthousiasme parmi les communautés locales, constate Tisna Nando, porte-parole d'USAID. "Ils voient qu'ils peuvent bénéficier économiquement de la protection des forêts dans la région, plutôt que de couper des arbres", explique à l'AFP Mme Nando.
Source © AFP
Ils s'enfoncent pendant des jours dans la jungle, le long de rivières, sur des sols accidentés, à travers une végétation épaisse abritant de nombreuses espèces en danger, tels des tigres et orangs-outans qui vivent dans un espace ravagé par la déforestation de ces dernières années. Au retour de leur expédition, ces habitants rapportent aux autorités tout ce qu'ils ont vu d'illégal ou de suspect dans ces forêts où les coupes d'arbres sans autorisation sont fréquentes, et où des éléphants et des tigres sont tués respectivement pour leur ivoire et leur peau.
Le plus grand archipel du monde
L'Indonésie, le plus grand archipel du monde qui s'étend sur 1,9 million de km2, soit presque quatre fois la France, possède de vastes forêts tropicales. Mais d'importantes quantités d'arbres sont coupées pour laisser place à des plantations qui produiront du papier ou de l'huile de palme, détruisant la biodiversité et augmentant l'émission de gaz à effet de serre. La déforestation est en grande partie illégale, un fléau que les autorités peinent à enrayer compte tenu de l'étendue du territoire et du manque de moyens. Du coup, des ONG de la province d'Aceh, à la pointe nord de l'île de Sumatra, ont décidé d'apporter leur aide en 2012, avec des habitants de la région de Trumon partant à la "chasse" de braconniers et d'individus se livrant à des coupes de bois sauvages.
L'an passé, l'Agence des Etats-Unis pour le développement international (USAID) s'est associée à ce projet qui a depuis pris de l'ampleur et vu l'introduction de patrouilles à dos d'éléphant avec des habitants de la région. Des cornacs, personnes qui s'occupent d'éléphants utilisés pour des travaux ou transports en forêt, appelés localement "mahouts", parcourent désormais la jungle avec leur pachyderme et sont rémunérés par USAID.
Selon une étude publiée l'an passé, l'Indonésie a abattu en 2012 près de deux fois plus de forêt vierge que le Brésil, considéré comme le plus grand destructeur au monde de la forêt primaire.
La patrouille suscite de l'enthousiasme
Certains habitants ont abandonné leur travail pour rejoindre les "mahouts", à l'image de Hendra Masrijal, un ancien vendeur de nourriture. Un peu plus d'une vingtaine d'habitants participent désormais au projet.
"Cela me rend triste de voir des images d'éléphants tués par des braconniers pour leur ivoire", raconte à l'AFP M. Masrijal. "Des paysans et des villageois empiètent aussi sur leur habitat".
Les patrouilles dans les profondeurs de la jungle durent de deux à sept jours. Chaque mois, les "mahouts" passent de 15 à 20 jours dans la jungle, sur une surface totale de 27.000 hectares appelée "couloir de la faune de Trumon". Outre la lutte contre la déforestation illégale et le braconnage, des responsables de ce projet dispensent des séances de formations aux habitants de la région sur le développement de l'écotourisme, afin d'encourager des villageois qui ont l'habitude de vivre d'activités illégales tels le braconnage ou les coupes d'arbres illégales, à trouver d'autres moyens de subsistance.
Cette initiative suscite de l'enthousiasme parmi les communautés locales, constate Tisna Nando, porte-parole d'USAID. "Ils voient qu'ils peuvent bénéficier économiquement de la protection des forêts dans la région, plutôt que de couper des arbres", explique à l'AFP Mme Nando.
Source © AFP
Un incendie s’est déclaré lundi vers 19 heures dans un hangar sur le site de l’entreprise Global Plastics boulevard Suzanne Clément à Fécamp.
Sur place, outre l’incendie des rouleaux de plastique, les pompiers et les policiers ont constaté l’ouverture volontaire des vannes de 6 cuves de 1000 litres, contenant des produits toxiques.
A l’heure actuelle les services des eaux et des rivières procèdent aux analyses pour déterminer s’il y a un danger potentiel de pollution. Contrairement à ce qui nous avait été annoncé hier matin, la rivière Valmont ne serait pas polluée. C'est en tous cas ce qu'affirmait hier soir soir, Pierre-Antoine Dumarquez, directeur des services techniques de la ville de Fécamp. Selon lui : les précautions prises ont permis d'empêcher une pollution de la rivière et des réseaux d'assainissement.
Le devenir du site désaffecté depuis sa mise en liquidation judiciaire en octobre 2014 est actuellement en cours de négociation. Les employés licenciés pointés du doigt dans ce dossier assurent n’être en rien responsable de cet acte de malveillance.
Sur place, outre l’incendie des rouleaux de plastique, les pompiers et les policiers ont constaté l’ouverture volontaire des vannes de 6 cuves de 1000 litres, contenant des produits toxiques.
A l’heure actuelle les services des eaux et des rivières procèdent aux analyses pour déterminer s’il y a un danger potentiel de pollution. Contrairement à ce qui nous avait été annoncé hier matin, la rivière Valmont ne serait pas polluée. C'est en tous cas ce qu'affirmait hier soir soir, Pierre-Antoine Dumarquez, directeur des services techniques de la ville de Fécamp. Selon lui : les précautions prises ont permis d'empêcher une pollution de la rivière et des réseaux d'assainissement.
Le devenir du site désaffecté depuis sa mise en liquidation judiciaire en octobre 2014 est actuellement en cours de négociation. Les employés licenciés pointés du doigt dans ce dossier assurent n’être en rien responsable de cet acte de malveillance.
Des experts environnementaux travaillent actuellement à tenter de limiter une pollution aux hydrocarbures dans la rivière d'Afon Alaw dans l’île d'Anglesey au pays de galles en mettant des barrages en place sur son parcours.
Les Agents sanitaires ont identifié la source du déversement de pétrole qui s'est répandu dans la rivière et qui menace désormais un réservoir majeur d'Anglesey. On ne sait toujours pas la quantité de pétrole qui a fuit dans la rivière qui traverse les villages de Llanfachraeth, de Llannerch-y-medd et de Llanddeusant. En effet l'Afon Alaw alimente le réservoir artificiel de Llyn Alaw qui alimente en eau potable la moitié nord de l'île.
Bien que la source de la pollution ait été bloqué, les agents travaillent actuellement à empêcher le pétrole qui s'est répandu dans le sol d'atteindre la rivière. Richard Berry, le directeur de l'environnement des Ressources naturelles affirme
«Nous faisons tout notre possible pour arrêter la pollution et l'empêcher d'atteindre le réservoir, nos équipes ont mis en place des barrages pour absorber autant de pollution que possible. Une évaluation complète de l'impact de cette marée noire sur la faune et la flore est en cours".
© Nature Alerte
Les Agents sanitaires ont identifié la source du déversement de pétrole qui s'est répandu dans la rivière et qui menace désormais un réservoir majeur d'Anglesey. On ne sait toujours pas la quantité de pétrole qui a fuit dans la rivière qui traverse les villages de Llanfachraeth, de Llannerch-y-medd et de Llanddeusant. En effet l'Afon Alaw alimente le réservoir artificiel de Llyn Alaw qui alimente en eau potable la moitié nord de l'île.
Bien que la source de la pollution ait été bloqué, les agents travaillent actuellement à empêcher le pétrole qui s'est répandu dans le sol d'atteindre la rivière. Richard Berry, le directeur de l'environnement des Ressources naturelles affirme
«Nous faisons tout notre possible pour arrêter la pollution et l'empêcher d'atteindre le réservoir, nos équipes ont mis en place des barrages pour absorber autant de pollution que possible. Une évaluation complète de l'impact de cette marée noire sur la faune et la flore est en cours".
© Nature Alerte
La filiale d'un groupe de papeterie irlandais, Smurfit Kappa, a été condamnée mardi par la cour d'appel de Bordeaux à 30.000 euros d'amende pour la rupture d'une cuve contenant des produits nocifs qui s'étaient déversés dans le bassin d'Arcachon en 2012. Lors de l'audience, le 9 décembre, le parquet général avait requis 80.000 euros d'amende.
La filiale du groupe irlandais est par ailleurs condamnée à verser un total de 35.000 euros au titre de "réparations" à quatre des huit associations de protection de l'environnement qui s'étaient portées parties civiles. Elles réclamaient près de 1,3 million d'euros de dommages et intérêts pour les préjudices écologique et économique.
Le 5 juillet 2012, une partie des 4.160 m3 de "liqueur noire" à base de soude notamment, produite lors de la transformation du bois en pâte à papier, s'était écoulée dans un ruisseau classé proche de l'usine, affluent d'une rivière se jetant dans le bassin d'Arcachon. Des milliers de poissons avaient été retrouvés morts.
L'incident avait entraîné sept semaines d'arrêt de l'usine de 450 salariés appartenant au groupe Smurfit Kappa, qui se présente comme le leader mondial de l'emballage en papier, comptant 41.000 employés dans 32 pays et dont le siège social est à Dublin.
"Fautes de négligence" pour l'avocate générale
L'entreprise a réalisé en 2013 un chiffre d'affaire de 7,9 milliards d'euros.
Me François Drageon, avocat de Smurfit, a dénoncé "sur le plan pénal deux décisions -en première instance, puis en appel- aux antipodes l'une de l'autre". En première instance en juin 2013, le tribunal correctionnel avait en effet prononcé la relaxe de la société, estimant que la pollution relevait "d'un accident exceptionnel".
Le PDG de la filiale française, Laurent Sellier, avait dit lors de l'audience en appel être "en très grande difficulté pour cerner les causes exactes de l'accident", insistant sur un événement "atypique qu'on ne pouvait pas prévoir". L'avocate générale avait estimé pour sa part que "l'accident n'avait rien d'imprévisible" et avait pointé des "fautes de négligence", la vétusté et "la vulnérabilité de la cuve".
La présidente de la cour avait rappelé les conclusions des enquêteurs et experts relevant que l'effondrement de la cuve, construite en 1974 et destinée à l'origine à recevoir du fioul, liquide beaucoup moins dense que la "liqueur noire", était survenu lors de son remplissage à un niveau jamais atteint.
Antidia Citores, porte-parole de la fondation Surfrider Europe, partie civile, s'est félicitée de "la reconnaissance de culpabilité" de la société. "C'est la seule chose que l'on attendait vraiment", a-t-elle déclaré à l'AFP à la sortie du tribunal.
Source © charente libre
La filiale du groupe irlandais est par ailleurs condamnée à verser un total de 35.000 euros au titre de "réparations" à quatre des huit associations de protection de l'environnement qui s'étaient portées parties civiles. Elles réclamaient près de 1,3 million d'euros de dommages et intérêts pour les préjudices écologique et économique.
Le 5 juillet 2012, une partie des 4.160 m3 de "liqueur noire" à base de soude notamment, produite lors de la transformation du bois en pâte à papier, s'était écoulée dans un ruisseau classé proche de l'usine, affluent d'une rivière se jetant dans le bassin d'Arcachon. Des milliers de poissons avaient été retrouvés morts.
L'incident avait entraîné sept semaines d'arrêt de l'usine de 450 salariés appartenant au groupe Smurfit Kappa, qui se présente comme le leader mondial de l'emballage en papier, comptant 41.000 employés dans 32 pays et dont le siège social est à Dublin.
"Fautes de négligence" pour l'avocate générale
L'entreprise a réalisé en 2013 un chiffre d'affaire de 7,9 milliards d'euros.
Me François Drageon, avocat de Smurfit, a dénoncé "sur le plan pénal deux décisions -en première instance, puis en appel- aux antipodes l'une de l'autre". En première instance en juin 2013, le tribunal correctionnel avait en effet prononcé la relaxe de la société, estimant que la pollution relevait "d'un accident exceptionnel".
Le PDG de la filiale française, Laurent Sellier, avait dit lors de l'audience en appel être "en très grande difficulté pour cerner les causes exactes de l'accident", insistant sur un événement "atypique qu'on ne pouvait pas prévoir". L'avocate générale avait estimé pour sa part que "l'accident n'avait rien d'imprévisible" et avait pointé des "fautes de négligence", la vétusté et "la vulnérabilité de la cuve".
La présidente de la cour avait rappelé les conclusions des enquêteurs et experts relevant que l'effondrement de la cuve, construite en 1974 et destinée à l'origine à recevoir du fioul, liquide beaucoup moins dense que la "liqueur noire", était survenu lors de son remplissage à un niveau jamais atteint.
Antidia Citores, porte-parole de la fondation Surfrider Europe, partie civile, s'est félicitée de "la reconnaissance de culpabilité" de la société. "C'est la seule chose que l'on attendait vraiment", a-t-elle déclaré à l'AFP à la sortie du tribunal.
Source © charente libre
Nouvel espoir pour le lion d’Afrique (Panthera leo), dont la survie est menacée depuis plusieurs années. Des chercheurs ont réussi à concevoir des embryons de ce félin, et ce, grâce à du sperme congelé.
"C’est la première fois que des blastocystes (embryons de stade avancé) sont produits in vitro par injection intracytoplasmique de spermatozoïdes chez le lion", notent-ils dans leur étude publiée dans Theriogenology. De façon concrète, les scientifiques ont introduit, à l’aide d’une aiguille très fine, les spermatozoïdes d’un mâle dans 25 ovocytes (cellules sexuelles de la femelle) matures de lionnes. Après une dizaine de jours d’incubation, 4 d’entre elles étaient devenues des blastocystes.
Des résultats plus concluants chez le chat
Ces résultats sont moins concluants que ceux obtenus pour les chats domestiques, dont la fécondation in vitro a même permis de donner naissance à des chatons. Toutefois, il faut noter que les ovocytes appartenaient à des lionnes très jeunes (2 ans). "Les femelles atteignent la puberté vers 3 ans et ont généralement leur première portée à 4 ans", notent les scientifiques. Le temps requis pour transporter les ovaires du zoo, où vivaient les lionnes, au laboratoire (8 heures au total) pourrait aussi avoir eu un impact négatif sur l’expérience. "Un stockage prolongée affecte clairement l’efficacité des cellules sexuelles", ajoutent-ils. Malgré ces résultats préliminaires, la fécondation in vitro représente un espoir pour la survie du lion d’Afrique. Peut-être qu'un jour un mâle et une femelle n'ayant pas vécu à la même époque pourront même engendrer des petits lionceaux !
Source © Sciences et Avenir
"C’est la première fois que des blastocystes (embryons de stade avancé) sont produits in vitro par injection intracytoplasmique de spermatozoïdes chez le lion", notent-ils dans leur étude publiée dans Theriogenology. De façon concrète, les scientifiques ont introduit, à l’aide d’une aiguille très fine, les spermatozoïdes d’un mâle dans 25 ovocytes (cellules sexuelles de la femelle) matures de lionnes. Après une dizaine de jours d’incubation, 4 d’entre elles étaient devenues des blastocystes.
Des résultats plus concluants chez le chat
Ces résultats sont moins concluants que ceux obtenus pour les chats domestiques, dont la fécondation in vitro a même permis de donner naissance à des chatons. Toutefois, il faut noter que les ovocytes appartenaient à des lionnes très jeunes (2 ans). "Les femelles atteignent la puberté vers 3 ans et ont généralement leur première portée à 4 ans", notent les scientifiques. Le temps requis pour transporter les ovaires du zoo, où vivaient les lionnes, au laboratoire (8 heures au total) pourrait aussi avoir eu un impact négatif sur l’expérience. "Un stockage prolongée affecte clairement l’efficacité des cellules sexuelles", ajoutent-ils. Malgré ces résultats préliminaires, la fécondation in vitro représente un espoir pour la survie du lion d’Afrique. Peut-être qu'un jour un mâle et une femelle n'ayant pas vécu à la même époque pourront même engendrer des petits lionceaux !
Source © Sciences et Avenir
mardi 17 février 2015
Un train transportant plus de 100 conteneurs de pétrole a déraillé, dans la nuit de lundi 16 à mardi 17 février, au cours d'une tempête de neige dans l'Etat de Virginie Occidentale, aux Etats-Unis. Au moins quatorze conteneurs ont pris feu provoquant des immenses explosions de plusieurs mètres. Un autre conteneur est tombé dans la rivière bordant la voie, selon des témoins sur place.
L'explosion n'a, a priori, fait aucun blessé, selon les informations rapportées par CSX, la compagnie ferroviaire. L'état d'urgence a toutefois été décrété par le gouverneur, Earl Ray Tomblin, aux alentours de 6 heures, rapporte le Los Angeles Times.
Une partie du train ayant déraillé est allée percuter une maison bordant la voie, selon le témoignages de riverains de la localité de Charleston où est survenu l'accident vers 1 h 20 du matin.
Les autorités locales ont évacué plus de 1 000 personnes, soit des centaines de famille, selon un responsable de la sécurité publique de l'Etat. Près de neuf heures après le début de l'accident, les feux n'étaient toujours pas éteints, selon les autorités, qui ont expliqué qu'ils allaient laisser le feu finir de se consumer.
« COMME SI UNE BOMBE ATOMIQUE AVAIT EXPLOSÉ »
Des témoins sur place parlent d'explosions de plusieurs centaines de mètres de hauteur. « C'était un peu effrayant. C'était comme si une bombe atomique avait explosé », a indiqué David McClung, qui dit que l'une des explosions a propulsé une boule de feu à 90 mètres au moins dans le ciel.
L'Etat de Virginie-Occidentale avait été placé en alerte tempête de neige. Mais, pour l'heure, il n'a pas été établi que la tempête de neige soit à l'origine de l'accident.
Le département fédéral des transports réfléchit actuellement à des moyens pour mieux encadrer le transport ferroviaire des cargaisons de pétrole, après une série d'accidents similaires, dont le dernier avait eu lieu cet été à Lynchburg, en Virginie.
Source © Le Monde
Un porte-parole de la sécurité publique de Virginie-Occidentale, Lawrence Messina, a déclaré que du pétrole brut fuyait d'un wagon renversé et s'écoulait dans la rivière Kanawha.
Des équipes de secours et d'urgence environnementale s'affairaient, lundi après-midi, sur le site d'un déraillement de train dans le comté de Fayette, en Virginie-Occidentale. Celui-ci a projeté au moins un wagon contenant du pétrole brut dans une rivière et a provoqué un incendie dans une maison à proximité.
Les premiers rapports ne mentionnent aucun blessé.
Un porte-parole de la sécurité publique de Virginie-Occidentale, Lawrence Messina, a déclaré que du pétrole brut fuyait d'un wagon renversé et s'écoulait dans la rivière Kanawha. Il a ajouté qu'au moins un wagon-citerne, probablement plusieurs, ont été projetés dans la rivière au moment du déraillement, qui a aussi fait s'enflammer une maison adjacente.
Le département des Transports américain jongle actuellement avec l'idée d'imposer des règles de sécurité plus sévères pour le transport du pétrole brut par train, car celui-ci peut s'enflammer et créer d'immenses boules de feu.
Le gouverneur Earl Ray Tomblin, a déclaré l'état d'urgence dans les comtés de Kanawha et de Fayette, pour permettre aux secours d'accéder aux zones touchées.
Et selon la télévision locale WOWK les autorités ont ordonné l'évacuation de la région. «Les responsables locaux sont sur place et travaillent avec les représentants de la compagnie de transport CSX», a également précisé Earl Ray Tomblin aux médias américains débarqués en nombre à Poweltown, avant d'ajouter que les autorités n'avaient signalé aucune victime. Toutefois, dans un communiqué, la compagnie CSX a indiqué d'une personne a été blessée et soignée après avoir inhalé de la fumée
L'explosion n'a, a priori, fait aucun blessé, selon les informations rapportées par CSX, la compagnie ferroviaire. L'état d'urgence a toutefois été décrété par le gouverneur, Earl Ray Tomblin, aux alentours de 6 heures, rapporte le Los Angeles Times.
Une partie du train ayant déraillé est allée percuter une maison bordant la voie, selon le témoignages de riverains de la localité de Charleston où est survenu l'accident vers 1 h 20 du matin.
Les autorités locales ont évacué plus de 1 000 personnes, soit des centaines de famille, selon un responsable de la sécurité publique de l'Etat. Près de neuf heures après le début de l'accident, les feux n'étaient toujours pas éteints, selon les autorités, qui ont expliqué qu'ils allaient laisser le feu finir de se consumer.
« COMME SI UNE BOMBE ATOMIQUE AVAIT EXPLOSÉ »
Des témoins sur place parlent d'explosions de plusieurs centaines de mètres de hauteur. « C'était un peu effrayant. C'était comme si une bombe atomique avait explosé », a indiqué David McClung, qui dit que l'une des explosions a propulsé une boule de feu à 90 mètres au moins dans le ciel.
L'Etat de Virginie-Occidentale avait été placé en alerte tempête de neige. Mais, pour l'heure, il n'a pas été établi que la tempête de neige soit à l'origine de l'accident.
Le département fédéral des transports réfléchit actuellement à des moyens pour mieux encadrer le transport ferroviaire des cargaisons de pétrole, après une série d'accidents similaires, dont le dernier avait eu lieu cet été à Lynchburg, en Virginie.
Source © Le Monde
Un porte-parole de la sécurité publique de Virginie-Occidentale, Lawrence Messina, a déclaré que du pétrole brut fuyait d'un wagon renversé et s'écoulait dans la rivière Kanawha.
Des équipes de secours et d'urgence environnementale s'affairaient, lundi après-midi, sur le site d'un déraillement de train dans le comté de Fayette, en Virginie-Occidentale. Celui-ci a projeté au moins un wagon contenant du pétrole brut dans une rivière et a provoqué un incendie dans une maison à proximité.
Les premiers rapports ne mentionnent aucun blessé.
Un porte-parole de la sécurité publique de Virginie-Occidentale, Lawrence Messina, a déclaré que du pétrole brut fuyait d'un wagon renversé et s'écoulait dans la rivière Kanawha. Il a ajouté qu'au moins un wagon-citerne, probablement plusieurs, ont été projetés dans la rivière au moment du déraillement, qui a aussi fait s'enflammer une maison adjacente.
Le département des Transports américain jongle actuellement avec l'idée d'imposer des règles de sécurité plus sévères pour le transport du pétrole brut par train, car celui-ci peut s'enflammer et créer d'immenses boules de feu.
Le gouverneur Earl Ray Tomblin, a déclaré l'état d'urgence dans les comtés de Kanawha et de Fayette, pour permettre aux secours d'accéder aux zones touchées.
Et selon la télévision locale WOWK les autorités ont ordonné l'évacuation de la région. «Les responsables locaux sont sur place et travaillent avec les représentants de la compagnie de transport CSX», a également précisé Earl Ray Tomblin aux médias américains débarqués en nombre à Poweltown, avant d'ajouter que les autorités n'avaient signalé aucune victime. Toutefois, dans un communiqué, la compagnie CSX a indiqué d'une personne a été blessée et soignée après avoir inhalé de la fumée
Un petit tsunami s'est produit mardi matin au nord-est du Japon à la suite d'un violent séisme au large de l'archipel, les autorités ayant demandé à des milliers de personnes de quitter momentanément leur maison près des côtes.
Le tremblement de terre à l'origine de ce petit raz-de-marée a été évalué un peu plus fort par l'Agence japonaise de météorologie, à 6,9, que par l'Institut américain de géophysique (USGS) qui l'a mesuré à 6,8.
Ordres ou recommandations d'évacuation temporaire ont été adressés à des résidents de la préfecture d'Iwate. Etaient notamment visées quelque 1.000 personnes de la cité de Rikuzentakata, une des plus meurtries par le gigantesque tsunami de mars 2011.
Avant que l'avis ne soit levé dans la matinée, des véhicules officiels avaient circulé toutes sirènes hurlantes dans les rues des villes concernées pour prévenir les populations et dans certains cas ordonner d'"évacuer sur-le-champ".
"Attention, n'approchez pas des côtes, n'allez pas voir la situation et arrêtez toutes les tâches en cours le long du littoral", avait averti l'Agence de météo qui craignait un raz-de-marée d'une hauteur d'un mètre.
La première montée d'eau était redoutée à 08H30 locales (lundi 23H30 GMT), mais seulement une variation de 10 centimètres a été mesurée à 08H47 à Miyako et un peu plus tard de même niveau à Kuji, puis une deuxième plus importante (20 cm à 09H07) sur la côte de cette seconde ville.
La chaîne de télévision publique NHK avait immédiatement interrompu ses programmes pour relayer les messages des autorités, comme le précise sa mission d'intérêt général. Une cellule de crise avait été ouverte au bureau du Premier ministre à Tokyo.
Mauvais souvenirs du 11 mars 2011
Le tremblement de terre matinal s'est produit au large du nord-est à 08H06 locales (lundi 23H06 GMT), à 210 kilomètres à l'est de la ville côtière de Miyako, son hypocentre se situant à une profondeur de 10 km. "Il s'agit d'un séisme secondaire lié à celui de mars 2011", a expliqué un sismologue de l'Agence de météo lors d'une conférence de presse.
Un autre séisme, de magnitude inférieure (5,7) mais plus près des côtes d'Iwate, plus profond (50 km) et plus fortement ressenti par la population, a eu lieu ensuite en début d'après midi, à 13H46 locales (04H46 GMT). Il n'a pas provoqué de nouveau risque de tsunami.
Une deuxième conférence de presse de l'Agence de météo était prévue plus tard dans l'après-midi.
Comparées à celle du 11 mars 2011, les secousses n'ont pas été aussi violentes pour les résidents, mais elles ont néanmoins été perçues dans un très large périmètre du nord et de l'est, particulièrement dans toutes les préfectures touchées à l'époque, à savoir Iwate, Miyagi, Fukushima, Aomori, Akita, Hokkaido, Yamagata, Niigata, Ibaraki ou encore Tochigi.
Les gratte-ciel de Tokyo et de sa banlieue ont aussi tangué mardi matin. Aucun dégât ni blessé n'ont été rapportés, mais des lignes de train ont momentanément été interrompues.
Plusieurs centrales et autres installations nucléaires se trouvent dans la zone touchée par les trépidations, mais aucune anomalie n'a été signalée dans les minutes et heures suivant les séismes, selon les différentes compagnies d'électricité. Tous les réacteurs du pays sont actuellement stoppés.
Le Japon est situé à la jonction de quatre plaques tectoniques et enregistre chaque année environ 20% des séismes les plus violents recensés sur la planète.
Les Japonais gardent en mémoire la catastrophe d'il y a près de quatre ans à l'origine d'un gigantesque tsunami sur la côte nord-est, qui a entraîné le désastre nucléaire de Fukushima et fait directement plus de 18.000 morts (21.000 en comptant les personnes décédées ensuite à cause de conditions de vie très dégradées).
Source © AFP
Le tremblement de terre à l'origine de ce petit raz-de-marée a été évalué un peu plus fort par l'Agence japonaise de météorologie, à 6,9, que par l'Institut américain de géophysique (USGS) qui l'a mesuré à 6,8.
Ordres ou recommandations d'évacuation temporaire ont été adressés à des résidents de la préfecture d'Iwate. Etaient notamment visées quelque 1.000 personnes de la cité de Rikuzentakata, une des plus meurtries par le gigantesque tsunami de mars 2011.
Avant que l'avis ne soit levé dans la matinée, des véhicules officiels avaient circulé toutes sirènes hurlantes dans les rues des villes concernées pour prévenir les populations et dans certains cas ordonner d'"évacuer sur-le-champ".
"Attention, n'approchez pas des côtes, n'allez pas voir la situation et arrêtez toutes les tâches en cours le long du littoral", avait averti l'Agence de météo qui craignait un raz-de-marée d'une hauteur d'un mètre.
La première montée d'eau était redoutée à 08H30 locales (lundi 23H30 GMT), mais seulement une variation de 10 centimètres a été mesurée à 08H47 à Miyako et un peu plus tard de même niveau à Kuji, puis une deuxième plus importante (20 cm à 09H07) sur la côte de cette seconde ville.
La chaîne de télévision publique NHK avait immédiatement interrompu ses programmes pour relayer les messages des autorités, comme le précise sa mission d'intérêt général. Une cellule de crise avait été ouverte au bureau du Premier ministre à Tokyo.
Mauvais souvenirs du 11 mars 2011
Le tremblement de terre matinal s'est produit au large du nord-est à 08H06 locales (lundi 23H06 GMT), à 210 kilomètres à l'est de la ville côtière de Miyako, son hypocentre se situant à une profondeur de 10 km. "Il s'agit d'un séisme secondaire lié à celui de mars 2011", a expliqué un sismologue de l'Agence de météo lors d'une conférence de presse.
Un autre séisme, de magnitude inférieure (5,7) mais plus près des côtes d'Iwate, plus profond (50 km) et plus fortement ressenti par la population, a eu lieu ensuite en début d'après midi, à 13H46 locales (04H46 GMT). Il n'a pas provoqué de nouveau risque de tsunami.
Une deuxième conférence de presse de l'Agence de météo était prévue plus tard dans l'après-midi.
Comparées à celle du 11 mars 2011, les secousses n'ont pas été aussi violentes pour les résidents, mais elles ont néanmoins été perçues dans un très large périmètre du nord et de l'est, particulièrement dans toutes les préfectures touchées à l'époque, à savoir Iwate, Miyagi, Fukushima, Aomori, Akita, Hokkaido, Yamagata, Niigata, Ibaraki ou encore Tochigi.
Les gratte-ciel de Tokyo et de sa banlieue ont aussi tangué mardi matin. Aucun dégât ni blessé n'ont été rapportés, mais des lignes de train ont momentanément été interrompues.
Plusieurs centrales et autres installations nucléaires se trouvent dans la zone touchée par les trépidations, mais aucune anomalie n'a été signalée dans les minutes et heures suivant les séismes, selon les différentes compagnies d'électricité. Tous les réacteurs du pays sont actuellement stoppés.
Le Japon est situé à la jonction de quatre plaques tectoniques et enregistre chaque année environ 20% des séismes les plus violents recensés sur la planète.
Les Japonais gardent en mémoire la catastrophe d'il y a près de quatre ans à l'origine d'un gigantesque tsunami sur la côte nord-est, qui a entraîné le désastre nucléaire de Fukushima et fait directement plus de 18.000 morts (21.000 en comptant les personnes décédées ensuite à cause de conditions de vie très dégradées).
Source © AFP
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