...

vendredi 27 février 2015
Au moins 14 personnes ont trouvé la mort dans des inondations vendredi à Antananarivo, provoquées par des pluies torrentielles durant la nuit, ont indiqué les services de secours malgaches.

Dans un communiqué, le Bureau national de gestion des risques et des catastrophes (BNGRC) fait état de 14 morts et de plus de 24.000 sans-abris. Une évacuation générale de plusieurs quartiers de la ville basse était en cours vendredi matin.

« Vu que nous, les habitants d’Antananarivo, nous nous trouvons dans une situation de danger déclarée, donc nous procédons à une évacuation de masse », indique le BNGRC dans un communiqué. 

« À cause de l’urgence, nous demandons à tous les écoles, églises, maisons villageoises, gymnases couverts et toute personne de bonne volonté de faciliter l’accueil des sinistrés ».

Le Premier ministre Jean Ravelonarivo s’est rendu immédiatement sur place aux premières heures de la matinée, alors que des vedettes rapides de la protection civile continuaient d’évacuer des sinistrés.

Trois rivières (Ikopa, Sisaony, Mamba) traversent l’agglomération d’Antananarivo en périphérie et certaines digues empêchant l’eau de se déverser vers la partie basse de la ville, notamment près des rizières, ont cédé. 

Au moins une cinquantaine de maisons se sont aussi écroulées, selon le BNGRC.

Coupures d’électricité

Par ailleurs, les inondations ont provoqué des coupures d’électricité dans la capitale malgache.
« La forte pluie de cette nuit a transporté des grands tronc d’arbres qui ont bouché le centrale électrique d’Andekaleka », a indiqué à l’AFP le directeur de la communication de la Jirama, la compagnie électrique malgache, Feno Randrianarison.

Cela « nous oblige à procéder à une coupure tournante de l’électricité dans la capitale », a-t-il ajouté, sans préciser combien de quartiers sont affectés.
L'exploitation pétrolière dans l'État d'Unité, au Soudan du Sud a définitivement contaminé les nappes phréatiques d'une large zone bordant les zones marécageuses du Nil-Blanc, rendant inconsommable l'eau bue par plus de 180.000 personnes, selon une étude publiée jeudi à Juba par une ONG allemande.

"Il y a un lien direct entre l'exploitation et la production pétrolière dans le nord de l'État d'Unité et la contamination de l'eau potable dans la zone", a déclaré jeudi à Juba le vice-président de l'ONG Sign of Hope ("Signe d'espoir"), Klaus Stieglitz.

L'ONG a effectué des prélèvements et mené des recherches depuis six ans, en coopération avec l'entreprise African Water, basée en Allemagne et au Soudan du Sud, spécialisée dans la recherche et la fourniture d'eau potable dans ce pays.

"Nous pouvons prouver que l'eau potable dans plusieurs villages (...) est contaminée par des produits d'origine humaine issus des activités d'extraction du pétrole", a affirmé le Dr Hella Rueskamp qui a mené les recherches pour Africa Water.

"La nappe phréatique supérieure est polluée par l'infiltration lente d'eaux salées issues de la production de brut, arrivant régulièrement de bassins de stockage et de fosses de boues (de forage) au cours de la saison des pluies", poursuit-elle dans son étude, estimant qu'aucune autre source d'eau salée n'a pu être identifiée dans la zone.

Les compagnies pétrolières ne "prennent aucune mesure de protection" de l'environnement, stockant eaux usées et boues de forage - contenant des additifs chimiques - dans des bassins ou des fosses creusés directement dans le sol et non isolés et se débarrassent selon elle de leurs déchets de façon inappropriée.
D'après ses résultats, l'eau prélevée dans certains puits présente des excès de chlorures et de sulfates, ainsi que des taux importants de métaux lourds - tels que plomb, fer, baryum ou zinc, notamment.

La salinité de l'eau est comparable à celle des eaux usées et des boues de forage issues de l'exploitation pétrolière retrouvées dans la zone. La qualité de l'eau s'améliore à mesure que l'on s'éloigne des forages ou des sites de production, note aussi le Dr Rueskamp.

Depuis plusieurs années, "la population (de la zone) se plaint d'un goût salé et amer de l'eau" des puits, de maladies intestinales et d'une mortalité anormale du bétail, a poursuivi M. Stieglitz, "les gens abandonnent leurs puits pour boire l'eau des marais" impropre à la consommation.

Selon lui, au moins 180.000 personnes, selon "l'estimation la plus prudente", subissent les conséquences directes de la contamination des nappes, mais "nous n'avons aucune étude médicale scientifique concernant les effets exacts" de la contamination sur la population.

Le Dr John Ariki, géologue de l'Université de Juba, a critiqué les réticences des autorités sud-soudanaises à admettre les conséquences sur l'environnement de l'activité pétrolière. "Les compagnies sont un lobby puissant, elles ne cessent de dire aux autorités qu'elles ne sont pas responsables du problème", a-t-il estimé, "les communautés locales pleurent, mais aucune oreille n'écoute".

"Le mal à l'environnement est fait. Dans cette zone, il n'y a aucune chance de nettoyer cette première nappe phréatique" peu profonde, a estimé le Dr Rueskamp, estimant que l'arrêt des puits dans l'État d'Unité en raison du conflit qui a éclaté en décembre 2013, ne changera rien à la qualité de l'eau.

"Nous devons trouver des sources alternatives d'eau", a-t-elle indiqué, préconisant le forage de puits dans une seconde nappe plus profonde, protégée de la première par une épaisse couche d'argile.

Huit puits profonds ont été construits dans la région par Africa Water, mais les pompes ainsi que les panneaux solaires permettant leur fonctionnement ont été pillés à la faveur de l'actuel conflit. Si les puits ont été préservés, il sera facile de nettoyer et de les faire repartir, a estimé le Dr Rueskamp.

Une précédente étude menée en 2009 par Signe d'espoir avait déjà révélé la pollution de cette région, la plus vaste zone marécageuse du monde, appelée le Sudd, par les activités pétrolières. "Rien n'a été fait depuis par les compagnies pétrolières", a déploré Hella Rueskamp.


Source © AFP


La maladie bovine IBR arrive en Suisse. Les autorités ont mis sous séquestre 30 exploitations dans douze cantons. Incurable chez les animaux, ce virus n'est toutefois pas dangereux pour l'homme.

Deux bêtes ont été testées positifs à l'IBR (rhinotrachéite infectieuse bovine), tandis qu'une troisième présentait un résultat douteux. Ces animaux ont été abattus sans tarder, écrit jeudi l'Office fédéral de la sécurité alimentaire (OSAV).

Le virus a été introduit en Suisse par des bovins importés du Tyrol, en Autriche. Les autorités vétérinaires autrichiennes ont informé leurs homologues helvétiques le 17 février dernier.

Durant la période critique, entre décembre 2014 et janvier 2015, 63 animaux ont été importés. Les autorités suisses recherchent toutes les bêtes entrées en contact avec les bovins en question pour les examiner. Une mise sous séquestre implique une interdiction des mouvements d'animaux pour éviter la propagation de la maladie.


Source © ATS  

Des milliers de poissons morts ont de nouveau fait leur apparition autour de la baie de Rio, site des jeux Olympiques en 2016, sans explication comme en octobre dernier suscitant l'inquiétude chez les pêcheurs et les habitants.

Selon la compagnie de nettoyage municipale, 12,3 tonnes de ces petits poissons argentés ont été retirés mercredi et jeudi des plages de l'Ilha do Governador et de Ramos, situées près de l'aéroport international. 

La dépollution de la baie en prévision des jeux Olympiques de 2016 est déjà conclue à 49%, avait annoncé mardi le gouverneur de Rio, Fernando Pezao. 

Littoral macabre

Objectif final: 80%, pour les épreuves de voile qui s'y dérouleront. "J'ai survolé la baie hier et j'ai vu aussi des milliers de poissons morts sur le littoral de Duque de Caxias, Magé et l'île de Paqueta", a déclaré jeudi le biologiste Mario Moscatelli. "C'est la même espèce de poissons (alose) qu'en octobre et aux mêmes endroits", a-t-il ajouté. 

"On ne sait toujours pas si le phénomène est de nature environnementale ou si c'est parce que les pêcheurs les rejettent de leurs filets car ils ne valent rien, mais ce sont des quantités plus grandes que jamais", a dit le biologiste. "Cela arrive chaque année et toujours en été. C'est comme s'il y avait un choc thermique dans l'eau qui provoque cette mort massive. Vous voyez que les poissons sont assez petits. L'eau de la baie est un peu sale, mais elle est en cours de traitement", affirme Janete Gomes, chargée de l'équipe de nettoyage sur la plage d'Ilha do Governador. 

Aucune piste

"Le mystère reste entier depuis octobre. On a fait 252 tests dans 33 endroits de la baie qui n'ont révélé aucune substance chimique toxique, ni aucune variation anormale dans le pH (potentiel hydrogène), ni dans la salinité ou la quantité d'oxygène de l'eau", a affirmé jeudi le service de presse du secrétariat à l'Environnement de l'État de Rio. Pour l'instant des examens anatomiques des poissons "n'ont révélé aucun saignement dans le corps et les viscères (...) et les aloses analysées étaient apparemment intactes. 

Comme l'eau, l'analyse des poissons n'a pas permis de conclure sur la cause de cette mortalité" peu commune, selon le secrétariat à l'Environnement. D'autres analyses, réalisées par l'Université de Rio (Uerj) à la demande de l'Inea, n'ont pas encore été conclues.


Source © AFP

Le volcan Popocatepetl au Mexique s’est de nouveau réveillé ce mercredi, crachant des volumes de fumée et de cendres qui, en retombant sur les villes proches et les pistes, ont forcé les annulations de vol de l’aéroport local. 

L’activité du volcan a commencé avec un certain nombre d’explosions, qui ont notamment propulsé des débris incandescent à 700 mètres au-dessus du cratère, et une colonne de cendre s’élève désormais à plus de 4 kilomètres dans le ciel. 

C’est la deuxième fois en dix jours que le volcan a enregistré des niveaux de haute activité.

Une nouvelle fuite a été signalée à la centrale de Fukushima par l'exploitant Tepco, vendredi 27 février. Une mare d'eau de 20 mètres de long sur six de large a été découverte dans le bâtiment de turbine du réacteur numéro 4.

Des prélèvements sont en cours d'analyse pour évaluer la radioactivité de ce liquide, indique Tepco. 

Cette nouvelle fuite apparaît moins grave que celle survenue en début de semaine, et pour laquelle l'exploitant n'a encore aucune explication, une contamination, certes temporaire mais importante, a été détectée dans l'eau d'un canal traversant le site et descendant vers la mer. Selon Tepco, les niveaux de radioactivité sont redevenus normaux depuis le long du canal. Très critique, l'autorité de régulation nucléaire a exigé des mesures supplémentaires de prévention.

Depuis le tsunami qui a quasiment détruit la centrale nucléaire il y a près de trois, des centaines et des centaines de réservoirs ont été construits dans le site, mais les quantités d'eau d'arrosage, souterraines ou de pluie continuent d'augmenter.

Source © Le Monde
Depuis les Philippines, pays symbole des effets dévastateurs du réchauffement climatique, les présidents français et philippin ont lancé jeudi l'«Appel de Manille» pour le succès de la Conférence mondiale sur le climat que la France réunira fin décembre à Paris.

«Nous appelons la communauté internationale à conclure un accord ambitieux, équitable et universel sur le climat», ont proclamé «solennellement» François Hollande et Benigno Aquino dans cet appel lu en leur présence par l'actrice Marion Cotillard dans les jardins du palais présidentiel philippin.

Le résultat de la Conférence de Paris, souligne le texte, concernera «la vie de milliards de personnes». Paris espère ardemment qu'il effacera l'échec cuisant de Copenhague en 2009.

«L'appel de Manille, c'est pour que le monde soit plus juste entre les pays développés et les pays fragiles, entre les pays riches et les pays pauvres, entre les générations aussi», a lancé le président Hollande, au premier jour d'une visite officielle de 48 heures, la première d'un chef d'État français dans cet archipel depuis son indépendance en 1947.

Les générations qui ont «prélevé des ressources sur la planète» ont à présent «le devoir d'agir pour que leurs enfants, leurs petit-enfants puissent tout simplement vivre sur cette planète», a-t-il encore souligné, «pas encore» sûr de parvenir à un accord à Paris fin décembre.

Pour François Hollande, «il faut changer le monde pour sauver la planète». Les pays développés, a-t-il plaidé, ont «suffisamment prélevé de ressources» et «abîmé la planète» pour que leur «premier devoir» soit de «faire justice» aux pays en développement.

Et jeudi, Paris et Manille ont selon lui «scellé une alliance qui a vocation à emmener le monde avec elle».

L'une des clefs de la réussite de la Conférence de Paris, a-t-il cependant relevé, sera le fonds vert de l'ONU qui doit être «mis à disposition des pays vulnérables, comme les Philippines, des pays fragiles, émergents et pauvres» pour leur permettre d'affronter les défis du climat.

Sans ce fonds, censé capitaliser 100 milliards de dollars par an à l'horizon de 2020, «nous ne les convaincrons pas de signer l'accord de Paris», a-t-il averti.

Les 195 pays réunis à Paris devront «faire tout leur possible pour affronter le défi du changement climatique», a déclaré en écho le président philippin.

Paris sera «l'heure de vérité», a jugé pour sa part l'«envoyé spécial pour la protection de la planète» du président français, Nicolas Hulot, se demandant si «l'humanité, pour une fois, sera capable de s'extraire de ses égoïsmes et de ses nationalismes».

«Si nous laissons faire, il y aura des conflits qui surgiront, des personnes déplacées qui bousculeront les frontières, des luttes, des compétitions de plus en plus violentes pour accéder aux zones protégées des dérèglements climatiques», selon François Hollande.

Le chef de l'État français avait proclamé fin novembre sa volonté d'obtenir un «accord historique sur le climat» - universel et contraignant - à Paris.

Violence inouïe

Se disant «effrayé» par les conséquences du réchauffement climatique, François Hollande parcourt le monde depuis plusieurs mois pour appeler à la mobilisation, des Nations unies au Forum de Davos et du Canada aux îles du Pacifique.

L'archipel des Philippines est l'un des pays les plus touchés au monde par l'élévation des températures. D'une violence inouïe, sans précédent dans les annales, le super typhon Haiyan et ses vents soufflant à 230 km/h avaient fait plus de 7350 morts le 8 novembre 2013, rasant villes et villages.

Chaque année, les Philippines, un pays en développement de 100 millions d'habitants, sont balayées de juin à octobre par une vingtaine de violentes tempêtes et de typhons. Et leur fréquence augmente.

Le président français a ainsi indiqué avoir proposé à son homologue une «contribution» de 50 millions d'euros (70,5 millions de dollars) de l'Agence française de développement pour «des projets à forte composante climatique permettant de prévenir d'autres catastrophes».

Vendredi, il fera une escale de deux heures sur l'île de Guiuan pour constater de visu les lourdes séquelles du typhon Haiyan.

Aux yeux de Paris, les Philippines sont un «interlocuteur privilégié» dans la perspective de la conférence de Paris, incarnant une «voix progressiste parmi des pays en développement» alors que d'autres cultivent «une opposition nord-sud» avec les pays développés, émetteurs de gaz à effet de serre.

Au chapitre économique, François Hollande a souligné les besoins «considérables» des Philippines dans le domaine du développement durable, des infrastructures ou des énergies renouvelables qu'il a chiffrés «à plus de 100 milliards de dollars».

Une série d'accords ont été du reste signés lors de sa visite pour l'extension du métro de Manille, l'adduction ou le traitement de l'eau, une centrale photovoltaïque ou des projets de production d'électricité à partir des courants marins pour des îles isolées.

Source © AFP
Climat : François Hollande lance "l'appel de... par francetvinfo
jeudi 26 février 2015
Le bilan des avalanches dans le nord de l'Afghanistan est monté à plus de 200 morts répartis dans plusieurs provinces frappées par de fortes chutes de neige ces derniers jours, ont indiqué jeudi à l'AFP des sources officielles.

Dans la seule province du Panchir, 168 personnes ont été retrouvées mortes, selon un dernier bilan annoncé jeudi à l'AFP par le gouverneur Abdul Rahman Kabiri. Ce chiffre a été confirmé à l'AFP par le responsable du Croissant Rouge pour l'Afghanistan, Abdul Rahman Kalantari.

"Ce n'est pas le bilan final, cela pourrait changer toutes les heures", a toutefois prévenu M. Kabiri.

Par ailleurs, 18 autres personnes ont trouvé la mort dans le Badakhshan (nord-est), 12 dans le Nouristan, une dans le Nangahar, quatre dans le Laghman (est) et six autres dans la province de Bamiyan (centre), selon des sources officielles locales, portant le bilan total à au moins 209 morts.

Sur place, les secours continuaient jeudi de s'activer pour tenter de dégager les victimes toujours prises au piège sous la neige, a indiqué le gouverneur du Panchir à l'AFP.

"Nous n'avions pas vu autant de neige dans le Panchir, ou tant d'avalanches depuis des décennies", a assuré M. Kabiri.

Les avalanches ont été provoquées par de fortes chutes de neige qui se sont abattues depuis le début de la semaine sur les régions montagneuses du nord du pays, alors que l'hiver s'annonçait jusqu'ici doux et sec.

A Kaboul, où quelques chutes de neige ont eu lieu mardi et mercredi pour recouvrir la ville d'une fine couche blanche, l'alimentation en électricité était encore affectée jeudi en raison de câbles endommagés au col de Salang, qui relie le Nord du pays à la capitale afghane.

Les avalanches et tempêtes de neige sont fréquentes en Afghanistan et causent chaque année la mort de dizaines de personnes. En 2010, une avalanche au col de Salang avait fait plus de 160 morts.

En mars 2012, une cinquantaine de personnes avaient péri et 145 avaient été portées disparues, emportées par une avalanche dans le Badakhshan.

Malgré des milliards d'aide internationale déversés chaque année, cet Etat montagneux d'Asie centrale, ravagé par 35 ans de conflits --dont les 13 années opposant les forces pro-gouvernementales, soutenues par les troupes de l'Otan, et les insurgés menés par les talibans-- reste l'un des pays les plus pauvres du monde.

Source © AFP



Une étude américaine montre que nous jetons chaque seconde plus de 400 kilos de déchets à la mer. 

Cela représente 5 sacs remplis de déchets tous les 30 centimètres sur l'ensemble de la surface du globe.

C'est le double des estimations déjà alarmantes faites précédemment : En 2010, 8 millions de déchets plastiques ont été déversés. 

Outre la pollution visuelle engendrée, les conséquences s'avèrent dramatiques pour la faune marine : environ 1 million d'oiseaux et 100.000 mammifères marins meurent chaque année par occlusion ou par empoisonnement.




Votre soutien à Nature Alerte nous est précieux, il assure notre indépendance                                  
(Cliquez sur le bouton ci-dessous)



La Méditerranée figure parmi les « hot-spots » du changement climatique : les effets attendus y sont particulièrement importants, et les impacts environnementaux et socio-économiques risquent d’y être très prononcés. Toutefois, les effets locaux y étaient jusqu’à présent imparfaitement décrits, notamment en raison d’un manque de simulations océaniques à échelle fine.

Les chercheurs impliqués dans cette étude ont analysé la réponse de la mer Méditerranée à différents types d'incertitudes dans un contexte de scénarios de changement climatique, grâce à une configuration régionale spécifique du modèle océanique NEMO développée au CNRM-GAME, dont la résolution horizontale moyenne atteint 10 kilomètres.

Un ensemble de six simulations couvrant la période 2001-2099 a été réalisé. Il permet d'estimer la sensibilité de la réponse océanique au choix du scénario socio-économique ainsi qu'au choix des forçages du modèle régional océanique : caractéristiques hydrographiques des eaux Atlantique qui influencent la Méditerranée à travers le détroit de Gibraltar, apports d'eau fraîche par les rivières et la mer Noire et échanges d'eau et de chaleur avec l'atmosphère.

Les simulations concluent à un réchauffement de la température de surface de la mer entre 2 et 4 °C pour la fin du 21 e siècle, l'incertitude étant principalement liée au choix du scénario socio-économique. En revanche, ce sont les incertitudes dans l'évolution des caractéristiques des eaux Atlantique qui influencent le plus la circulation des masses d'eau, changeant la stratification verticale de la colonne d'eau et le phénomène de convection océanique profonde. Toutes les simulations mettent en évidence des changements importants et rapides de la circulation thermohaline des deux bassins de la Méditerranée.

Source © Communiqué du CNRS

L'étude est consultable ici
Le nord de la Bretagne a tremblé cette nuit. Pas d'énorme secousse mais un séisme enregistré à une magnitude de 3,4 au large de Saint-Malo (31 km au SW de St-Hélier (Jersey) (23h55 heure FR, ML 3.7). ) aux environs de minuit. 

L'épicentre serait situé à 56 kilomètres de la cité corsaire selon le Réseau national de surveillance sismique, entre l'île de Jersey et les côtes bretonnes.

Ce n'est pas la première fois que la terre tremble dans la région, qui est habituée aux petits séismes. En décembre dernier, c'est la région de Vannes qui avait subi un tremblement de terre. Depuis 1980, on a recensé 1.078 séismes en Bretagne selon les données du Rénass, mais tous de magnitude inférieure à 5,4. 

La secousse ressentie par quelques habitants n'a fait a priori aucun dégât. Les internautes étaient évidemment nombreux à réagir sur les réseaux sociaux.
Les trois principales banques françaises avaient promis en 2013 de mettre fin à leurs activités spéculatives sur les produits agricoles. Une étude de l’ONG Oxfam révèle qu’il n’en est rien. 

Seul le Crédit agricole a tenu ses engagements. 

Cette spéculation, qui a contribué il y a quatre ans à faire exploser le prix du blé et à provoquer des émeutes de la faim dans les pays pauvres, s’est accrue. La spéculation sur les matières premières est censée être encadrée à partir de juillet 2015 par l’Autorité des marchés financiers.

Elles s’étaient engagées à ne plus « spéculer sur la faim ». Les quatre principales banques françaises – BNP, Crédit agricole, Société générale et BPCE – avaient été critiquées en 2013 pour avoir lancé des fonds indiciels indexés sur les matières premières agricoles. La valeur de ces fonds repose sur un « panier » de produits agricoles : un peu de blé, de maïs, de soja, de cacao ou de café, éventuellement accompagnés d’hydrocarbures (pétrole, gaz) et de métaux. La rentabilité que ces fonds procurent dépend ensuite de l’évolution des prix de ces matières premières. En 2013, les quatre banques françaises avaient investi, pour compte propre ou pour leurs fortunés clients, plus de 2,5 milliards d’euros dans les matières premières alimentaires, selon une étude réalisée à l’époque par l’ONG Oxfam et le cabinet néerlandais d’expertise financière, Profundo.

Les banques françaises étaient ainsi accusées de participer au vaste mouvement spéculatif sur les matières premières lancé par les grandes banques d’affaires anglo-saxonnes lors de la crise financière de 2008. Cette spéculation est estimée à 600 milliards de dollars, dont le tiers investi sur les produits agricoles. Un véritable tsunami financier qui a déséquilibré les prix et contribué à leur instabilité, fragilisant les revenus des agriculteurs et l’accès à ces biens de première nécessité pour les populations pauvres. « Les activité des fonds indiciels ont joué un rôle clé dans la flambée des prix alimentaires », soulignait la Banque mondiale en 2008. Le prix du blé est alors multiplié par trois, provoquant des émeutes de la faim dans plusieurs pays d’Afrique et d’Asie.

En France, cette activité spéculative augmente de 40%

Suite au rapport d’Oxfam, BNP-Paribas, la Société Générale et le Crédit Agricole s’étaient engagés par écrit « à réduire leurs activités spéculatives sur les marchés agricoles, en fermant un certain nombre de leurs fonds indiciels ou à cesser toute activité spéculative sur les matières premières agricoles », explique Clara Jamart, d’Oxfam France. Natixis, la banque d’affaires du groupe BPCE, était la seule à ne pas avoir répondu. 

Les autres ont-elles tenu leurs engagements ? Pas vraiment, estime Oxfam. 

Pire : selon les données de l’ONG, la spéculation de ces banques sur les produits agricoles s’est même accrue de 40%, dépassant 3,5 milliards d’euros fin 2014 !Le Crédit agricole est la seule banque à avoir entièrement mis fin à cette activité. 

BNP Paribas, qui nuance les chiffres avancés par Oxfam, a bien fermé deux fonds mais en posséderait encore une dizaine, pesant 1,3 milliard d’euros [1]. Attitude similaire pour la Société générale, qui fait cependant des efforts en matière de transparence : « La Société Générale est la seule banque à avoir fait preuve d’une totale transparence en nous communiquant le détail des données pour l’ensemble de ses fonds », note Oxfam. 

Ailleurs, l’opacité règne. « Les directions des banques nous répondent que ce ne sont pas des produits spéculatifs mais ne nous apportent pas la preuve que leurs investissements bénéficient bien à des acteurs du secteur », illustre Clara Jamart.

Oxfam continue de demander aux banques « de renoncer à toute forme d’activité purement spéculative sur les marchés agricoles et alimentaires ». Et rappelle à François Hollande, et à son gouvernement, les engagements pris : « Il sera mis fin aux produits financiers toxiques qui enrichissent les spéculateurs et menacent l’économie », avait assuré le président lors de sa campagne (engagement n°7). La réforme bancaire minimaliste votée en 2013 prévoit bien de rétablir des « limites de position » en matière de spéculation sur les matières premières. Ces limites de position empêchent un établissement financier – qui n’est ni un producteur, ni un consommateur final de matières premières – de détenir sur les marchés plus d’une certaine quantité de blé ou de soja. Et d’éviter ce qui s’est par exemple produit en 2010, quand la spéculation avait atteint un niveau invraisemblable : l’équivalent de huit fois la production mondiale de blé ou de 43 fois la production mondiale de soja s’était échangée sur les marchés ! Ces limites de position, dont les aspects techniques sont à l’étude, doivent être mise en œuvre au 1er juillet 2015 par l’Autorité des marchés financiers (AMF). Elles ont déjà été rétablies aux États-Unis. La zone euro reste le seul espace économique où la spéculation sur les produits alimentaires n’est pas encadrée.

Source © Ivan du Roy / Basta mag

[1] En 2013, l’étude avançait le chiffre de 1,4 milliard d’euros investis dans dix fonds spéculatifs. La direction de BNP estime que « la somme totale des actifs investis en matières premières alimentaires correspond en fait à 411 millions d’euros ».

Votre soutien à Nature Alerte nous est précieux, il assure notre indépendance                                  
(Cliquez sur le bouton ci-dessous)



Le Sénat a voté, dans le cadre du projet de loi sur la transition énergétique, le rétablissement des coupures d'eau courantes pour les foyers qui ne paient pas leurs factures. Les ménages en difficulté, bénéficiant d'une aide publique pour se loger, ne sont pas concernés.

Les coupures d'eau courante, théoriquement interdites depuis près d'un an, pourraient redevenir légales. Le Sénat a adopté jeudi 19 février 2015 un amendement au projet de loi sur la transition énergétique en ce sens. L'amendement, défendu par le sénateur UMP du Val-de-Marne Christian Cambon, vise spécifiquement à rétablir la possibilité de couper l'eau courante en cas de factures impayées. Les foyers les plus modestes, « bénéficiant soit du Fonds de solidarité pour le logement – FSL –, soit de l'aide de nos centres communaux d'action sociale », continueront cependant d'être protégés des coupures d'eau toute l'année.

Soutien du gouvernement

La proposition de Christian Cambon a reçu le soutien de la commission des Affaires économiques du Sénat mais également du gouvernement. « Cet amendement va dans le bon sens », a plaidé la ministre de l'Ecologie Ségolène Royal. « La loi Brottes [qui a instauré l'interdiction des coupures d'eau toute l'année, NDLR] avait pour unique ambition de venir en aide aux ménages précaires et de les protéger. Une erreur de rédaction a eu pour effet non désiré d'étendre l'interdiction des coupures d'eau. Telle n'était pas l'intention du législateur », a estimé pour sa part le rapporteur de la commission des Affaires économiques au Sénat, Ladislas Poniatowski.

Plusieurs élus de gauche se sont opposés à la mesure et à la position du gouvernement à ce sujet. Le sénateur PS de l'Aude Roland Courteau a ainsi rappelé que « les personnes en difficulté ne se réduisent pas à celles qui bénéficient de dispositifs sociaux » et que certaines, bien qu'éligibles, n'en profitent pas. « Ces personnes ne seraient donc plus protégées et s'exposeraient à des coupures d'eau », a-t-il ajouté. « La coupure d'eau ne peut pas être le premier moyen à mettre en œuvre pour recouvrer des impayés », a estimé pour sa part la sénatrice communiste de Seine-Saint-Denis Eliane Assassi.

La mesure n'a pas encore force de loi cependant. Une commission mixte paritaire (CMP), composée de députés et sénateurs, doit examiner les textes votés à l'Assemblée nationale et au Sénat à partir du 18 mars afin d'en tirer une synthèse. En cas de désaccord entre les deux chambres, c'est l'avis de l'Assemblée nationale qui l'emportera, en sachant qu'elle n'avait pas voté cette mesure en première lecture. Si les parlementaires décident du maintien de cette disposition dans le texte définitif, les coupures d'eau pour factures impayées pourront être de nouveau pratiquées après publication de la loi au Journal Officiel.
La Ville de Moutier en Suisse a invité jeudi la population à prendre immédiatement une série de mesures de précaution en raison d'une suspicion de pollution de l'eau potable. Des analyses sont en cours pour déterminer l'origine de la pollution.

C'est à la suite d'une forte odeur de l'eau que les autorités de la cité prévôtoise ont décidé de lancer cet appel à la prudence. 

La population est appelée à bouillir l'eau avant de la boire, à ne pas utiliser l'eau du robinet pour se laver les dents ou pour préparer des aliments qui ne sont pas destinés à la cuisson.

Ces mesures resteront en vigueur jusqu'à nouvel avis, a précisé le Conseil municipal de cette commune de quelque 7500 habitants.


Source © ATS
mercredi 25 février 2015
Un phénomène de pollution non identifié tue depuis lundi matin des milliers de poissons dans le port de plaisance de Wolfersdorf, dans le Sundgau. Des analyses sont en cours pour déterminer les causes de cette hécatombe.

L’alerte a été donnée par des agents de Voies navigables de France (VNF) : dès lundi matin, ils ont constaté la mort d’un certain nombre de poissons dans le bief 16-17 entre deux écluses, où est implanté le port de plaisance de Wolfersdorf-Dannemarie, dans le Sundgau.

L’évènement s’est amplifié au fil des heures. Ce matin, les agents de la Brigade verte présents sur place n’ont pu que constater la mort ou l’agonie des milliers de cyprinidés aux abords de l’écluse située en aval du port.

Aucune présence d’hydrocarbure ni aucune mousse n’a été détectée sur place. « Et je ne pense pas que ce soit un phénomène climatique», indiquait pour sa part, le capitaine des sapeurs-pompiers de Saint-Louis, Virginie Arnold, spécialiste des risques chimiques, venue soutenir le chef de groupe des pompiers de Dannemarie, Stéphane Cybinski.

La gendarmerie était sur place ce matin, ainsi que des pêcheurs, le maire de Dannemarie, Paul Mumbach, et le maire de Manspach, Dany Dietmann. Des analyses pointues devront être réalisées pour déterminer l’origine du phénomène. 


Source © L'alsace


Rejoignez Nous

Recevez nos articles par mail

...

Activité solaire/champ magnetique

Solar X-rays:

Geomagnetic Field:
>
Status
Status
 

Derniéres Actualités

ARTICLES LES PLUS RÉCENTS :

Rechercher dans ce blog

Membres

Annonces

annonces

Libellés/Tags

Alerte (4887) pollution (1059) inondation (541) Oceans (507) Hecatombes animales (474) Rechauffement (440) seisme (374) Insolite (348) rivieres (348) legislation (337) biodiversité (332) air (268) maree noire (260) eau (250) climat (237) Santé (233) deforestation (210) Extinction (201) volcan (197) intemperie (190) incendie (188) Mysteres (184) nucleaire (174) Eruption (172) Bilan (161) agriculture (159) justice (159) Mobilisation (157) La honte (155) Tempete (153) Pesticide (147) ce qu'on vous dit pas (147) gaz de schiste (146) bonnes nouvelles (145) conservation (128) secheresse (122) Tornade (109) accident (107) manifestation (102) Coup de chapeau (100) OGM (100) glissement de terrain (99) invasion (95) Typhon (90) evacuation (90) CO2 (89) coup de gueule (87) meteo (76) virus (72) Alergie (71) surpeche (65) catastrophe (62) sante (59) cyclone (54) economie (54) lac etang (53) famine (52) Evenement (51) chimique (50) contamination (50) Coup de coeur (49) record (48) vague de froid (47) cause animale (46) canicule (45) corruption (42) construction (40) Ouragan (38) appel (36) appel a l'aide (35) neige (35) surconsommation (35) Urgence (34) lac étang (34) sols (33) Intoxication (32) braconnage (31) epidemie (31) abeilles (30) alimentation (30) soleil (29) grippe aviaire (28) penurie (28) Orage (26) consommation (24) protection (24) pollution hertzienne (23) No comment (22) Scandale (22) pénurie (22) algues vertes (21) incroyable (21) vague de chaleur (21) acidification (20) Nitrate (19) PCB (19) science (19) biocarburant (18) decouverte (18) Tsunami (17) eutrophisation (16) algues rouges (15) censure (15) chikungunya (15) pollution sonore (15) Agenda (14) dechets nucleaires (14) energie renouvelable (14) sables bitumineux (14) ebola (13) elevage (13) gaspillage (12) ozone (12) clin d'oeil (11) mousson (11) petitions (11) politique (10) avalanche (9) Etat d urgence (8) grêle (8) incident (8) restriction (8) sauvegarde (8) Trombe (7) radiation (7) Chasse (6) Décontamination (6) Methane (6) industrie (6) crime (5) herbicides (5) hommage (5) mal-bouffe (5) plateforme (5) pollution plastique (5) techniques nouvelles (5) alimenation (4) dechets (4) disparus (4) geoingenierie (4) magnetisme terrestre (4) perturbateur endocrinien (4) proces (4) animal (3) cop21 (3) espoir (3) glaciers (3) journée mondiale (3) silence (3) verglas (3) Eureka (2) Géopolitique environnementale (2) Nouvelles technologies (2) ah bon... (2) amiante (2) conflis (2) crue (2) cyanobacteries (2) dengue (2) eclipse (2) espace (2) gag (2) malbouffe (2) poisson (2) projet de loi (2) pétrole (2) recolte (2) sinkhole (2) violence (2) zad (2) Elevage intensif (1) Finance (1) ONG (1) Recherche (1) Tempête (1) Toxique (1) Tristesse (1) commerce (1) consultation public (1) contribution (1) effet d annonce (1) extrane(l)us (1) fuite (1) greenwashing (1) infraction (1) initiative (1) inovation (1) intempérie (1) maree (1) massacre (1) météo (1) naufrage (1) peche (1) police (1) pollution interieur (1) pollution lumineuse (1) prétexte (1) requin (1) saisi (1) sanitaire (1) securite (1) semences (1) semences paysannes (1) séisme (1) trafic (1) victoire (1) zika (1)
Fourni par Blogger.