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mardi 3 mars 2015
03/03/2015...Singapour: Des milliers de créatures marines se sont échouées sur la plage de Pasir Ris
Samedi des milliers de poissons et une foultitude de créatures marine se sont échoués sur les rives de la plage de Pasir Ris à Singapour
Auparavant des rapports officiels avaient pourtant confirmé des pertes massives de poissons d'élevages dans les fermes piscicoles de la région, il semble que les poissons sauvages n'aient pas été épargnés non plus.
En effet des poisson-globes, des anguilles, des limules et des seiches ont été retrouvé en grand nombre inanimé sur les rivages du nord-est de l'île.
L'Autorité agroalimentaire et vétérinaire de Singapour (AVA) a déclaré que c'est le plancton marin qui semble avoir endommagé les branchies des poissons et déclenché ces pertes massives. Elle affirme néanmoins que les poissons d'élevage au niveau local restent sans danger pour la consommation, les tests de laboratoire n'ayant détecté aucune toxine.
© Nature Alerte
Auparavant des rapports officiels avaient pourtant confirmé des pertes massives de poissons d'élevages dans les fermes piscicoles de la région, il semble que les poissons sauvages n'aient pas été épargnés non plus.
En effet des poisson-globes, des anguilles, des limules et des seiches ont été retrouvé en grand nombre inanimé sur les rivages du nord-est de l'île.
L'Autorité agroalimentaire et vétérinaire de Singapour (AVA) a déclaré que c'est le plancton marin qui semble avoir endommagé les branchies des poissons et déclenché ces pertes massives. Elle affirme néanmoins que les poissons d'élevage au niveau local restent sans danger pour la consommation, les tests de laboratoire n'ayant détecté aucune toxine.
© Nature Alerte
Un requin-lutin, une espèce rare de requin préhistorique surnommé « l'Alien des abîmes », a été capturé au large de l'Australie et remis à un musée qui a montré mardi l'étrange animal.
Vivant dans les grandes profondeurs, le requin-lutin a un nez aplati, un corps rose et flasque et des dents en forme de clou. Il mesure entre trois et quatre mètres de longueur à maturité.
« Il est assez impressionnant. Il n'est pas hideux, il est beau », a assuré le responsable des collections de poissons de l'Australian Museum, Mark McGrouther. « Ce n'est pas courant d'en attraper un et il est d'ailleurs assez rare de croiser cet animal », a-t-il ajouté, précisant qu'il s'agissait seulement du quatrième requin-lutin du musée.
Il a été capturé en janvier par un pêcheur près d'Eden, au large de la côte sud-est de l'Australie, à environ 200 mètres de profondeur. Le corps de l'animal, en excellent état, a été remis à ce musée de Sydney après un passage par un aquarium.
Le requin-lutin est présent dans les océans Pacifique, Atlantique et Indien. Bien qu'on en sache peu sur cet animal, dont le nom scientifique est Mitsukurina owstoni, il est considéré comme un fossile vivant, datant de quelque 125 millions d'années.
Le requin-lutin est doté d'une mâchoire étonnante qu'il déploie en avant dès qu'une proie est détectée puis qu'il rétracte sous son nez charnu en forme de pelle. « Il ratisse le fond sous-marin puis, quand il détecte un petit poisson, un calamar ou un crabe, il propulse sa mâchoire et attrape tout ce qui passe », a expliqué Mark McGrouther.
Source © Le Monde
Vivant dans les grandes profondeurs, le requin-lutin a un nez aplati, un corps rose et flasque et des dents en forme de clou. Il mesure entre trois et quatre mètres de longueur à maturité.
« Il est assez impressionnant. Il n'est pas hideux, il est beau », a assuré le responsable des collections de poissons de l'Australian Museum, Mark McGrouther. « Ce n'est pas courant d'en attraper un et il est d'ailleurs assez rare de croiser cet animal », a-t-il ajouté, précisant qu'il s'agissait seulement du quatrième requin-lutin du musée.
Il a été capturé en janvier par un pêcheur près d'Eden, au large de la côte sud-est de l'Australie, à environ 200 mètres de profondeur. Le corps de l'animal, en excellent état, a été remis à ce musée de Sydney après un passage par un aquarium.
Le requin-lutin est présent dans les océans Pacifique, Atlantique et Indien. Bien qu'on en sache peu sur cet animal, dont le nom scientifique est Mitsukurina owstoni, il est considéré comme un fossile vivant, datant de quelque 125 millions d'années.
Le requin-lutin est doté d'une mâchoire étonnante qu'il déploie en avant dès qu'une proie est détectée puis qu'il rétracte sous son nez charnu en forme de pelle. « Il ratisse le fond sous-marin puis, quand il détecte un petit poisson, un calamar ou un crabe, il propulse sa mâchoire et attrape tout ce qui passe », a expliqué Mark McGrouther.
Source © Le Monde
A quatre jours de la décision finale du conseil général du Tarn sur l’avenir du projet de barrage à Sivens, la tension est très forte autour de la zone humide du Testet, occupée en partie par des militants hostiles au chantier.
Lundi 2 mars, une centaine d’agriculteurs, à l’appel notamment des structures départementales de la FNSEA, bloquaient les deux routes permettant l’accès à cette zone boisée et vallonnée, encerclant de fait la « zone à défendre » (ZAD) tenue depuis quinze mois par des militants écologistes et « antisystème ».
280 gendarmes séparent les deux camps
Entre les deux camps, très remontés, deux cents gendarmes mobiles ont été déployés. Quatre-vingt gendarmes supplémentaires étaient attendus dans l’après-midi de lundi et d’autres renforts pourraient arriver dans les prochains jours, selon le lieutenant-colonel Sylvain Renier. « Malgré quelques noms d’oiseaux prononcés par les deux camps et un contact visuel entre eux, la situation est restée calme, a-t-il expliqué au Monde. Nous avons empêché les agriculteurs d’accéder à la ZAD. Ils restent sur leurs barrages. »
L’objectif de ces agriculteurs est de peser sur le choix du conseil général. Ils espèrent encore que le projet de barrage se réalisera, apportant ainsi une irrigation abondante pour leurs cultures, du maïs notamment. Les militants des fédérations départementales de la FNSEA voisines ont annoncé vouloir rester « jour et nuit », jusqu’à vendredi, et attendent le départ des occupants qui seraient actuellement, selon des militants de la ZAD, une cinquantaine sur la zone.
Deux solutions au choix
Le conseil général va devoir choisir entre deux solutions proposées par les experts mandatés par la ministre de l’écologie, Ségolène Royal, Nicolas Forray et Pierre-Alain Roche. Deux scénarios restent en balance. La première alternative serait une réduction du barrage, initialement prévu pour stocker 1,5 million de mètres cubes d’eau. La capacité du nouvel ouvrage serait de 750 000 m³ dont 560 000 pour les exploitants, le reste étant destiné à soutenir le débit d’eau en période sèche. Cette solution épargnerait 7 hectares de zones humides, soit un peu plus de la moitié de la surface visée initialement. Ce barrage réduit serait construit à quelques centaines de mètres en amont sur le cours d’eau.
L’autre proposition consiste en un ensemble d’ouvrages qui éviterait la construction d’un barrage sur la rivière : une retenue latérale de 300 000 m³ serait complétée par des réserves collinaires, nombreuses dans la zone et alimentées principalement par la pluie et les eaux de ruissellement.
Intervention des forces de l’ordre délicate
Quelle que soit la solution choisie par le conseil général, il est probable qu’aucun des deux camps, écologistes ou agriculteurs, ne s’en satisfasse. Et la tension, déjà ancienne, risque de demeurer vive dans les prochains jours, d’autant que les pro-barrages – élus, agriculteurs – ne désirent dorénavant qu’une seule chose : l’évacuation de la zone par les occupants. Ségolène Royal a aussi annoncé son souhait de voir, dès la communication de la décision du conseil général, les zadistes quitter les lieux. Mais la mort d’un jeune militant écologiste, Rémi Fraisse, tué par une grenade lancée par les forces de l’ordre, le 26 octobre 2014, complique la donne. Et rend toute intervention des forces de l’ordre délicate.
D’ici à vendredi, les camps s’organisent donc. A Sivens, des militants solidaires des antibarrages commencent à rejoindre la zone. Lundi soir, un rassemblement de soutien à la ZAD du Testet était organisé devant le siège de la FNSEA à Paris, notamment par des militants du collectif francilien de soutien à Notre-Dame-des-Landes.
Des dizaines de manifestants devant siège FNSEA à Paris, soutien à la ZAD de Sivens encerclée par des agriculteurs
Mercredi, en début d’après-midi, c’est un convoi « alimentaire », destiné à ravitailler les zadistes encerclés, qui doit quitter Gaillac pour rejoindre le Testet.
Lundi 2 mars, une centaine d’agriculteurs, à l’appel notamment des structures départementales de la FNSEA, bloquaient les deux routes permettant l’accès à cette zone boisée et vallonnée, encerclant de fait la « zone à défendre » (ZAD) tenue depuis quinze mois par des militants écologistes et « antisystème ».
280 gendarmes séparent les deux camps
Entre les deux camps, très remontés, deux cents gendarmes mobiles ont été déployés. Quatre-vingt gendarmes supplémentaires étaient attendus dans l’après-midi de lundi et d’autres renforts pourraient arriver dans les prochains jours, selon le lieutenant-colonel Sylvain Renier. « Malgré quelques noms d’oiseaux prononcés par les deux camps et un contact visuel entre eux, la situation est restée calme, a-t-il expliqué au Monde. Nous avons empêché les agriculteurs d’accéder à la ZAD. Ils restent sur leurs barrages. »
L’objectif de ces agriculteurs est de peser sur le choix du conseil général. Ils espèrent encore que le projet de barrage se réalisera, apportant ainsi une irrigation abondante pour leurs cultures, du maïs notamment. Les militants des fédérations départementales de la FNSEA voisines ont annoncé vouloir rester « jour et nuit », jusqu’à vendredi, et attendent le départ des occupants qui seraient actuellement, selon des militants de la ZAD, une cinquantaine sur la zone.
Deux solutions au choix
Le conseil général va devoir choisir entre deux solutions proposées par les experts mandatés par la ministre de l’écologie, Ségolène Royal, Nicolas Forray et Pierre-Alain Roche. Deux scénarios restent en balance. La première alternative serait une réduction du barrage, initialement prévu pour stocker 1,5 million de mètres cubes d’eau. La capacité du nouvel ouvrage serait de 750 000 m³ dont 560 000 pour les exploitants, le reste étant destiné à soutenir le débit d’eau en période sèche. Cette solution épargnerait 7 hectares de zones humides, soit un peu plus de la moitié de la surface visée initialement. Ce barrage réduit serait construit à quelques centaines de mètres en amont sur le cours d’eau.
L’autre proposition consiste en un ensemble d’ouvrages qui éviterait la construction d’un barrage sur la rivière : une retenue latérale de 300 000 m³ serait complétée par des réserves collinaires, nombreuses dans la zone et alimentées principalement par la pluie et les eaux de ruissellement.
Intervention des forces de l’ordre délicate
Quelle que soit la solution choisie par le conseil général, il est probable qu’aucun des deux camps, écologistes ou agriculteurs, ne s’en satisfasse. Et la tension, déjà ancienne, risque de demeurer vive dans les prochains jours, d’autant que les pro-barrages – élus, agriculteurs – ne désirent dorénavant qu’une seule chose : l’évacuation de la zone par les occupants. Ségolène Royal a aussi annoncé son souhait de voir, dès la communication de la décision du conseil général, les zadistes quitter les lieux. Mais la mort d’un jeune militant écologiste, Rémi Fraisse, tué par une grenade lancée par les forces de l’ordre, le 26 octobre 2014, complique la donne. Et rend toute intervention des forces de l’ordre délicate.
D’ici à vendredi, les camps s’organisent donc. A Sivens, des militants solidaires des antibarrages commencent à rejoindre la zone. Lundi soir, un rassemblement de soutien à la ZAD du Testet était organisé devant le siège de la FNSEA à Paris, notamment par des militants du collectif francilien de soutien à Notre-Dame-des-Landes.
Des dizaines de manifestants devant siège FNSEA à Paris, soutien à la ZAD de Sivens encerclée par des agriculteurs
Mercredi, en début d’après-midi, c’est un convoi « alimentaire », destiné à ravitailler les zadistes encerclés, qui doit quitter Gaillac pour rejoindre le Testet.
Source © Le Monde
Plus de mille personnes ont été évacuées des villages de Boquineni et de Pradilla, dans le nord de l’Espagne, où une forte crue de l’Ebre a noyé plusieurs milliers d’hectares de terres, ont annoncé samedi les autorités locales.
« La protection civile évacue la localité de Boquineni en raison de l’élévation du niveau des eaux de l’Ebre », ont déclaré les services de secours de l’Aragon (nord-est) sur leur compte twitter.
Sur les centaines d’habitants de Boquineni, environ 150 devaient passer la nuit dans un gymnase, tandis que les autres avaient trouvé refuge chez des amis et les personnes âgées dans deux résidences, a ajouté la région d’Aragon dans un communiqué, précisant qu’il s’agissait d’une « évacuation forcée ».
Une partie du village voisin de Pradilla, de 650 habitants, a également procédé à l’évacuation de ses habitants.
Le niveau de l’Ebre a atteint par endroit cinq mètres de hauteur dans la région, contre une hauteur habituelle d’environ 1,4 mètre.
Source :7sur7.be
« La protection civile évacue la localité de Boquineni en raison de l’élévation du niveau des eaux de l’Ebre », ont déclaré les services de secours de l’Aragon (nord-est) sur leur compte twitter.
Sur les centaines d’habitants de Boquineni, environ 150 devaient passer la nuit dans un gymnase, tandis que les autres avaient trouvé refuge chez des amis et les personnes âgées dans deux résidences, a ajouté la région d’Aragon dans un communiqué, précisant qu’il s’agissait d’une « évacuation forcée ».
Une partie du village voisin de Pradilla, de 650 habitants, a également procédé à l’évacuation de ses habitants.
Le niveau de l’Ebre a atteint par endroit cinq mètres de hauteur dans la région, contre une hauteur habituelle d’environ 1,4 mètre.
Source :7sur7.be
Des centaines de milliers de mètres cubes. C’est la quantité de terre qu’a drainée l’énorme coulée de boue qui a coupé du monde vendredi le hameau d’Aranou, situé sur le territoire de la petite commune de Gazost, au-dessus de ce petit village des Hautes-Pyrénées.
Quelque 150 mètres de route ont été emportés ainsi qu’une grange. Mais aucune victime n’est à recenser, alors que deux personnes malades ont été évacuées par hélicoptère.
Une quarantaine d’habitants s’est retrouvée complètement isolée et les travaux pour rétablir la liaison par la route devraient durer des semaines.
La coulée a très probablement été provoquée par la fonte de la grande quantité de neige tombée ces dernières semaines sur les Pyrénées, qui a gorgé d’eau, voire liquéfié, certaines parties du sol.
Quelque 150 mètres de route ont été emportés ainsi qu’une grange. Mais aucune victime n’est à recenser, alors que deux personnes malades ont été évacuées par hélicoptère.
Une quarantaine d’habitants s’est retrouvée complètement isolée et les travaux pour rétablir la liaison par la route devraient durer des semaines.
La coulée a très probablement été provoquée par la fonte de la grande quantité de neige tombée ces dernières semaines sur les Pyrénées, qui a gorgé d’eau, voire liquéfié, certaines parties du sol.
Le volcan Villarrica, situé dans le sud du Chili, est entré en éruption mardi matin, entraînant l'évacuation de quelque 3.000 personnes des alentours, a annoncé le Bureau national des urgences (Onemi).
Aux environs de 03H00 (06H00 GMT), les autorités ont décrété l'alerte rouge et ordonné l'évacuation de quelque 3.000 personnes, après l'entrée en éruption de ce volcan, considéré comme l'un des plus actifs du pays et de l'Amérique du Sud.
Les cours ont été suspendus dans les établissements scolaires.
Selon des images diffusées par la télévision chilienne, les autorités locales ont fait retentir les sirènes juste avant que ne s'écoule de la lave du cratère, situé près de la ville de Temuco, à environ 800 km au sud de Santiago.
Plusieurs heures après le début de l'éruption, la coulée semblait s'être arrêtée, selon des images diffusées en direct.
La présidente chilienne Michelle Bachelet a appelé la population au "calme". "Nous surveillons et évaluons minute par minute la situation", a-t-elle déclaré depuis le palais présidentiel à Santiago, précisant qu'elle se rendrait sur place dans les prochaines heures.
L'Onemi a indiqué pour sa part que l'alerte rouge restait en vigueur jusqu'à 09H00 (13H00 GMT) et que les cours étaient suspendus dans les communes de Villarrica, Pucon, Curarrehue et Conaripe.
Les principales voies d'accès à la zone ont été coupées en raison d'un risque d'inondations dû à une montée du niveau des eaux de plusieurs rivières entourant le volcan qui culmine à 2.800 mètres d'altitude.
Source © 2015 AFP
Aux environs de 03H00 (06H00 GMT), les autorités ont décrété l'alerte rouge et ordonné l'évacuation de quelque 3.000 personnes, après l'entrée en éruption de ce volcan, considéré comme l'un des plus actifs du pays et de l'Amérique du Sud.
Les cours ont été suspendus dans les établissements scolaires.
Selon des images diffusées par la télévision chilienne, les autorités locales ont fait retentir les sirènes juste avant que ne s'écoule de la lave du cratère, situé près de la ville de Temuco, à environ 800 km au sud de Santiago.
Plusieurs heures après le début de l'éruption, la coulée semblait s'être arrêtée, selon des images diffusées en direct.
La présidente chilienne Michelle Bachelet a appelé la population au "calme". "Nous surveillons et évaluons minute par minute la situation", a-t-elle déclaré depuis le palais présidentiel à Santiago, précisant qu'elle se rendrait sur place dans les prochaines heures.
L'Onemi a indiqué pour sa part que l'alerte rouge restait en vigueur jusqu'à 09H00 (13H00 GMT) et que les cours étaient suspendus dans les communes de Villarrica, Pucon, Curarrehue et Conaripe.
Les principales voies d'accès à la zone ont été coupées en raison d'un risque d'inondations dû à une montée du niveau des eaux de plusieurs rivières entourant le volcan qui culmine à 2.800 mètres d'altitude.
Source © 2015 AFP
Trente-deux personnes ont été blessées à la suite d'un séisme de magnitude 5,5 survenu dimanche après-midi dans la province du Yunnan, selon les autorités locales.
Selon un bilan établi lundi à 8h00, le tremblement de terre qui a frappé le district de Cangyuan à 18h24, a affecté plus de 67.000 habitants dans les districts de Cangyuan et de Gengma, dans la ville de Lincang, nécessitant le déplacement de près de 12.400 personnes, indique un communiqué du Bureau des affaires civiles de la ville.
Sept blessés ont été sévèrement touchés.
Aussi, plus de 220 habitations ont été rasées et 15.800 d'autres ont été sévèrement endommagées dans les deux districts, selon le communiqué.
Un total de 1.000 tentes, 2.000 couvertures ainsi que 1.000 bâches ont été envoyées dans les zones touchées. Un autre envoi de 1.000 tentes, 500 bâches et 2.000 lits pliants sera effectué.
Le district de Cangyuan qui est peu peuplé borde le Myanmar et les maisons dans ces zones rurales sont peu résistantes.
Un séisme de magnitude 6,5 a frappé le 3 août 2014 le district de Ludian dans la province du Yunnan, tuant plus de 600 personnes et détruisant plus de 80.000 maisons.
Selon un bilan établi lundi à 8h00, le tremblement de terre qui a frappé le district de Cangyuan à 18h24, a affecté plus de 67.000 habitants dans les districts de Cangyuan et de Gengma, dans la ville de Lincang, nécessitant le déplacement de près de 12.400 personnes, indique un communiqué du Bureau des affaires civiles de la ville.
Sept blessés ont été sévèrement touchés.
Aussi, plus de 220 habitations ont été rasées et 15.800 d'autres ont été sévèrement endommagées dans les deux districts, selon le communiqué.
Un total de 1.000 tentes, 2.000 couvertures ainsi que 1.000 bâches ont été envoyées dans les zones touchées. Un autre envoi de 1.000 tentes, 500 bâches et 2.000 lits pliants sera effectué.
Le district de Cangyuan qui est peu peuplé borde le Myanmar et les maisons dans ces zones rurales sont peu résistantes.
Un séisme de magnitude 6,5 a frappé le 3 août 2014 le district de Ludian dans la province du Yunnan, tuant plus de 600 personnes et détruisant plus de 80.000 maisons.
Source © Chine Nouvelle
Les chiffres sont vertigineux : la criminalité environnementale représente près de 190 milliards d’euros par an. Un marché juteux, et peu risqué pour les trafiquants.
Mais la situation pourrait bien changer, notamment grâce aux actions d’Interpol et aux 35 propositions faites par un groupe de juristes internationaux pour lutter contre ce genre de criminalité.
Dans le classement mondial des activités illicites, la criminalité environnementale arrive au 4ème rang, après les stupéfiants, la contrefaçon et le trafic des êtres humains, mais devant le trafic de produits pétroliers, d’œuvres d’art, ou encore le trafic d’armes.
Au total, ce type de criminalité rapporterait entre 70 et 213 milliards de dollars par an (187 milliards d’euros), selon un rapport publié par Interpol et le Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE) en 2014.
Ce qui rapporte le plus ? Le bois : le trafic illégal des grumes est en effet estimé entre 30 et 100 milliards de dollars. Viennent ensuite les minerais (12 à 48 milliards de dollars), la faune (7 à 23 milliards), la pêche (11 à 30 milliards) et enfin les déchets (10 à 12 milliards).
Le business est donc florissant, et la criminalité environnementale est en hausse partout dans le monde.
En France notamment, ʺles infractions relatives à la faune sauvage ont augmenté de 40% entre 2011 et 2013ʺ, précise Laurent Neyret, professeur de droit et auteur du rapport "Des écocrimes à l’écocide" remis début février à la garde des Sceaux. La raison en est simple : ʺLes profits engendrés par les crimes environnementaux sont très élevés, tandis que les poursuites en la matière sont rares et les sanctions légèresʺ, explique le juriste.
Le cas symptomatique de l’écomafia napolitaine
Le cas d'école, c'est la région de Naples : "Les décharges publiques sont saturées et les compagnies de ramassage des déchets sont aux mains de la Camorra (la mafia napolitaine, NDLR)ʺ, explique Fabrice Rizzoli, auteur du "Petit dictionnaire énervé de la mafia".
Entre 1997 et 2002, l’écomafia italienne a brassé des tonnes de déchets, pour une valeur de 70 milliards d'euros. Aujourd’hui encore, le trafic fait florès. En 2013, l'association italienne Legambiente recensait 29 000 infractions. ʺAvant 2000, une seule politique était appliquée en Italie : la mise en décharge. Puis plusieurs décrets ont obligé les industriels à traiter leurs déchets. Seulement, ils n’étaient pas prêts à assumer ce surcoût" précise Fabrice Rizzoli. Un quart des déchets toxiques provenant du Nord de l’Italie ont alors disparu dans les décharges sauvages autour de Naples grâce à la mafia locale, exposant ainsi les populations à la pollution.
La criminalité environnementale, nouvelle priorité d’Interpol
Pour mettre fin à ce fléau, ʺil est important de considérer ces crimes environnementaux comme des crimes à part entière, ayant des conséquences sur la santé, l'économie et l'environnement, et donc de mener une véritable enquête ʺ, estime Ioana Botezatu, officier d'Interpol.
Dans les bureaux lyonnais de l’agence de coopération policière internationale, une quarantaine de personnes traque les trafiquants : appels à témoin, coopération internationale renforcée, Interpol ne lésine pas sur les moyens. ʺIl existe une différence entre le trafic illégal de bois ou de pêche, qui se fait à une échelle industrielle et la contrebande de défenses en ivoire ou de la peau de tigre. Les moyens pour lutter contre ces différents types de crimes doivent être adaptésʺ, explique l’officier d’Interpol.
35 propositions pour lutter contre les écocrimes
Seulement, aujourd’hui, ʺla criminalité environnementale est mal identifiée et mal traitée juridiquementʺ, précise Laurent Neyret. Pendant 3 ans, le professeur de droit a donc présidé un groupe de 16 juristes internationaux pour aboutir à 35 propositions visant à mieux sanctionner les crimes contre l’environnement. ʺLa technicité du sujet, le manque de connaissance quant à l’état de la criminalité, ajouté au fait que le code de l’environnement est compliqué, font que les poursuites sont rares", souligne-t-il.
Deux des 35 propositions concernent plus spécifiquement les entreprises. La première correspond à un renforcement des sanctions pour les groupes internationaux qui, grâce à de nombreux intermédiaires, arrivent à cacher des pratiques destructrices de l’environnement (comme l’extraction d’étain en Indonésie par exemple). Les juristes proposent d’accroître les peines encourues par les entreprises à haut taux de rentabilité, à hauteur de 10% du chiffre d’affaires annuel. ʺCe sont des fautes lucratives. Il faut donc porter atteinte à la rentabilitéʺ, précise Laurent Neyret.
Autre proposition : établir des lignes directrices pour ʺune justice restauratrice en matière de criminalité environnementaleʺ, grâce à la mise en place d’un fonds d’indemnisation pour l’environnement, qui viendrait en aide aux populations lésées. Le juriste envisage également la mise en place d’une Cour internationale pénale environnementale jugeant les écocides - c'est-à-dire la dégradation et destruction d'écosystèmes - et propose de nommer un procureur international de l’environnement.
Suite à la remise du rapport, la ministre française de la justice a annoncé qu’elle entendait bien présenter un projet de loi sur le préjudice écologique ce semestre, une initiative dans les cartons depuis plusieurs années.
Source © Geneviève de Lacour / Novethic
Mais la situation pourrait bien changer, notamment grâce aux actions d’Interpol et aux 35 propositions faites par un groupe de juristes internationaux pour lutter contre ce genre de criminalité.
Dans le classement mondial des activités illicites, la criminalité environnementale arrive au 4ème rang, après les stupéfiants, la contrefaçon et le trafic des êtres humains, mais devant le trafic de produits pétroliers, d’œuvres d’art, ou encore le trafic d’armes.
Au total, ce type de criminalité rapporterait entre 70 et 213 milliards de dollars par an (187 milliards d’euros), selon un rapport publié par Interpol et le Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE) en 2014.
Ce qui rapporte le plus ? Le bois : le trafic illégal des grumes est en effet estimé entre 30 et 100 milliards de dollars. Viennent ensuite les minerais (12 à 48 milliards de dollars), la faune (7 à 23 milliards), la pêche (11 à 30 milliards) et enfin les déchets (10 à 12 milliards).
Le business est donc florissant, et la criminalité environnementale est en hausse partout dans le monde.
En France notamment, ʺles infractions relatives à la faune sauvage ont augmenté de 40% entre 2011 et 2013ʺ, précise Laurent Neyret, professeur de droit et auteur du rapport "Des écocrimes à l’écocide" remis début février à la garde des Sceaux. La raison en est simple : ʺLes profits engendrés par les crimes environnementaux sont très élevés, tandis que les poursuites en la matière sont rares et les sanctions légèresʺ, explique le juriste.
Le cas symptomatique de l’écomafia napolitaine
Le cas d'école, c'est la région de Naples : "Les décharges publiques sont saturées et les compagnies de ramassage des déchets sont aux mains de la Camorra (la mafia napolitaine, NDLR)ʺ, explique Fabrice Rizzoli, auteur du "Petit dictionnaire énervé de la mafia".
Entre 1997 et 2002, l’écomafia italienne a brassé des tonnes de déchets, pour une valeur de 70 milliards d'euros. Aujourd’hui encore, le trafic fait florès. En 2013, l'association italienne Legambiente recensait 29 000 infractions. ʺAvant 2000, une seule politique était appliquée en Italie : la mise en décharge. Puis plusieurs décrets ont obligé les industriels à traiter leurs déchets. Seulement, ils n’étaient pas prêts à assumer ce surcoût" précise Fabrice Rizzoli. Un quart des déchets toxiques provenant du Nord de l’Italie ont alors disparu dans les décharges sauvages autour de Naples grâce à la mafia locale, exposant ainsi les populations à la pollution.
La criminalité environnementale, nouvelle priorité d’Interpol
Pour mettre fin à ce fléau, ʺil est important de considérer ces crimes environnementaux comme des crimes à part entière, ayant des conséquences sur la santé, l'économie et l'environnement, et donc de mener une véritable enquête ʺ, estime Ioana Botezatu, officier d'Interpol.
Dans les bureaux lyonnais de l’agence de coopération policière internationale, une quarantaine de personnes traque les trafiquants : appels à témoin, coopération internationale renforcée, Interpol ne lésine pas sur les moyens. ʺIl existe une différence entre le trafic illégal de bois ou de pêche, qui se fait à une échelle industrielle et la contrebande de défenses en ivoire ou de la peau de tigre. Les moyens pour lutter contre ces différents types de crimes doivent être adaptésʺ, explique l’officier d’Interpol.
35 propositions pour lutter contre les écocrimes
Seulement, aujourd’hui, ʺla criminalité environnementale est mal identifiée et mal traitée juridiquementʺ, précise Laurent Neyret. Pendant 3 ans, le professeur de droit a donc présidé un groupe de 16 juristes internationaux pour aboutir à 35 propositions visant à mieux sanctionner les crimes contre l’environnement. ʺLa technicité du sujet, le manque de connaissance quant à l’état de la criminalité, ajouté au fait que le code de l’environnement est compliqué, font que les poursuites sont rares", souligne-t-il.
Deux des 35 propositions concernent plus spécifiquement les entreprises. La première correspond à un renforcement des sanctions pour les groupes internationaux qui, grâce à de nombreux intermédiaires, arrivent à cacher des pratiques destructrices de l’environnement (comme l’extraction d’étain en Indonésie par exemple). Les juristes proposent d’accroître les peines encourues par les entreprises à haut taux de rentabilité, à hauteur de 10% du chiffre d’affaires annuel. ʺCe sont des fautes lucratives. Il faut donc porter atteinte à la rentabilitéʺ, précise Laurent Neyret.
Autre proposition : établir des lignes directrices pour ʺune justice restauratrice en matière de criminalité environnementaleʺ, grâce à la mise en place d’un fonds d’indemnisation pour l’environnement, qui viendrait en aide aux populations lésées. Le juriste envisage également la mise en place d’une Cour internationale pénale environnementale jugeant les écocides - c'est-à-dire la dégradation et destruction d'écosystèmes - et propose de nommer un procureur international de l’environnement.
Suite à la remise du rapport, la ministre française de la justice a annoncé qu’elle entendait bien présenter un projet de loi sur le préjudice écologique ce semestre, une initiative dans les cartons depuis plusieurs années.
Source © Geneviève de Lacour / Novethic
Un doc sur la pollution vu 155 millions de fois
Un reportage incisif sur la pollution atmosphérique en Chine a connu un succès fulgurant ce week-end sur l'internet: un Chinois sur neuf l'a visionné.
«Sous le dôme», documentaire réalisé à titre privé par Chai Jing, ancienne présentatrice vedette de la télévision d'Etat CCTV, détaille avec force pédagogie et entretiens percutants les causes et conséquences sur l'épais smog brunâtre qui embrume de façon endémique les métropoles chinoises.
Avec une liberté de ton peu courante en Chine, la journaliste dénonce successivement la dépendance au charbon, l'envolée des automobiles, le laxisme des gouvernements locaux réticents à fermer des aciéries sources d'emplois , la non-application des lois sur l'environnement et les amendes dérisoires pour les pollueurs.
Il présente des points de comparaison, interrogeant un élu de Londres et des responsables de Los Angeles pour examiner les politiques adoptées par ces deux métropoles, autrefois lourdement polluées. Le film se termine sur un appel -- inhabituel dans un univers médiatique étroitement censuré -- à «dire non» et à «se lever» pour changer la situation.
Le film de 103 minutes, dont la réalisation nerveuse rappelle «Une vérité qui dérange» de l'ancien vice-président américain Al Gore, a été mis en ligne samedi, et repris par des médias officiels. Aussitôt, le succès a été viral auprès des internautes chinois, pour qui le smog est une préoccupation majeure: au cours du week-end, il enregistrait quelque 155 millions de vues, selon le journal étatique «Global Times».
Critiques envers les autorités
Un triomphe dû en partie à la personnalité de Chai Jing, intervieweuse populaire et tenace qui avait démissionné de CCTV. Pour elle, ce documentaire était «un combat personnel» après avoir découvert que sa fille était atteinte d'une tumeur bénigne, attribuée à la pollution. Alors que le smog délétère nourrit un contentement populaire croissant en Chine, le Parti communiste au pouvoir avait indiqué l'an dernier «déclarer la guerre à la pollution» avec l'ambition de réduire la part des énergies fossiles.
«Sous le dôme» n'en a pas moins provoqué sur les réseaux sociaux un déferlement de critiques contre l'inertie des autorités. «Nous devons utiliser la force de l'internet pour sensibiliser le peuple de Chine et forcer le système politique à sortir de sa léthargie», plaidait un internaute sur la plateforme de microblogs Weibo.
Récemment nommé, le ministre de la Protection de l'environnement, Chen Jining, a félicité publiquement Chai Jing, espérant que son documentaire «encouragera les individus à agir pour améliorer la qualité de l'air».
De hauts responsables retraités avaient reconnu que 500'000 morts pouvaient être imputées à la pollution chaque année en Chine. Comme l'an dernier, les problèmes environnementaux devraient figurer cette semaine au menu de la session plénière annuelle de l'Assemblée nationale du peuple, le Parlement chinois.
Source © afp
Un reportage incisif sur la pollution atmosphérique en Chine a connu un succès fulgurant ce week-end sur l'internet: un Chinois sur neuf l'a visionné.
«Sous le dôme», documentaire réalisé à titre privé par Chai Jing, ancienne présentatrice vedette de la télévision d'Etat CCTV, détaille avec force pédagogie et entretiens percutants les causes et conséquences sur l'épais smog brunâtre qui embrume de façon endémique les métropoles chinoises.
Avec une liberté de ton peu courante en Chine, la journaliste dénonce successivement la dépendance au charbon, l'envolée des automobiles, le laxisme des gouvernements locaux réticents à fermer des aciéries sources d'emplois , la non-application des lois sur l'environnement et les amendes dérisoires pour les pollueurs.
Il présente des points de comparaison, interrogeant un élu de Londres et des responsables de Los Angeles pour examiner les politiques adoptées par ces deux métropoles, autrefois lourdement polluées. Le film se termine sur un appel -- inhabituel dans un univers médiatique étroitement censuré -- à «dire non» et à «se lever» pour changer la situation.
Le film de 103 minutes, dont la réalisation nerveuse rappelle «Une vérité qui dérange» de l'ancien vice-président américain Al Gore, a été mis en ligne samedi, et repris par des médias officiels. Aussitôt, le succès a été viral auprès des internautes chinois, pour qui le smog est une préoccupation majeure: au cours du week-end, il enregistrait quelque 155 millions de vues, selon le journal étatique «Global Times».
Critiques envers les autorités
Un triomphe dû en partie à la personnalité de Chai Jing, intervieweuse populaire et tenace qui avait démissionné de CCTV. Pour elle, ce documentaire était «un combat personnel» après avoir découvert que sa fille était atteinte d'une tumeur bénigne, attribuée à la pollution. Alors que le smog délétère nourrit un contentement populaire croissant en Chine, le Parti communiste au pouvoir avait indiqué l'an dernier «déclarer la guerre à la pollution» avec l'ambition de réduire la part des énergies fossiles.
«Sous le dôme» n'en a pas moins provoqué sur les réseaux sociaux un déferlement de critiques contre l'inertie des autorités. «Nous devons utiliser la force de l'internet pour sensibiliser le peuple de Chine et forcer le système politique à sortir de sa léthargie», plaidait un internaute sur la plateforme de microblogs Weibo.
Récemment nommé, le ministre de la Protection de l'environnement, Chen Jining, a félicité publiquement Chai Jing, espérant que son documentaire «encouragera les individus à agir pour améliorer la qualité de l'air».
De hauts responsables retraités avaient reconnu que 500'000 morts pouvaient être imputées à la pollution chaque année en Chine. Comme l'an dernier, les problèmes environnementaux devraient figurer cette semaine au menu de la session plénière annuelle de l'Assemblée nationale du peuple, le Parlement chinois.
Source © afp
samedi 28 février 2015
Le 13 février, des tonnes de sédiments (limons, vase...) ont été lâchées dans la rivière Dordogne, à hauteur du barrage de La Bourboule, dans le Puy-de-Dôme (63). Ce qui est qualifié de "véritable catastrophe écologique" par les pêcheurs locaux ne devrait pas, vraisemblablement, avoir d'impact dans le département de la Dordogne.
"Le barrage de Bort-les-Orgues en Corrèze a fait office d'immense bac de décantation, précise Jean-Christophe Bout, le directeur de la Fédération de Dordogne pour la pêche et la protection du milieu aquatique. L'eau qui en ressort et qui alimente la Dordogne qui traverse notre département est donc claire, nettoyée de la boue située en amont."
Cette pollution est d'"ampleur nationale", poursuit le spécialiste. "Ces sédiments ont détruit 25 kilomètres de rivière, c'est énorme." La boue ainsi déversée a colmaté le fond du cours d'eau, là où vit la majorité de la base de la chaîne alimentaire ainsi détruite. La boue et la vase font chuter le taux d'oxygène contenu dans l'eau et les poissons se retrouvent asphyxiés. "La rivière va mettre plusieurs années à s'en remettre sur cette portion", assure Jean-Christophe Bout.
Cinq sociétés de pêche locales et la Fédération départementale de pêche du Puy-de-Dôme ont porté plainte auprès de la gendarmerie de La Bourboule, qui a ouvert une enquête.
Les explications de l'exploitant de la centrale
Une enquête de gendarmerie est en cours. La Dreal (Direction régionale de l'environnement, de l'aménagement et du logement, qui contrôle la sécurité des ouvrages hydrauliques) et la DDT (Direction départementale des territoires, qui s'occupe de la police de l'eau) - sont en train d'analyser ce qui s'est produit. "Il semble que la vanne de fond se soit partiellement ouverte suite à un problème sur la conduite d'alimentation qui permet de la maintenir fermée en pression", explique-t-on chez Energialys, l'exploitant du barrage et de la centrale hydroélectrique de La Bourboule basé à Toulouse. Un corps flottant, comme un tronc d'arbre, pourrait avoir heurté cette conduite. La vanne a pu être refermée dès le 13 février en fin de journée. Ce que confirme Jean-Luc Barrier, chef du pôle risques technologiques de la Dreal d'Auvergne, qui a classé cet événement orange, sur une échelle qui comporte les échelons vert, jaune, orange et rouge.
Cette vanne sert à faire des "chasses d'eau", c'est-à-dire à évacuer les sédiments qui s'accumulent naturellement contre un barrage. "La réglementation nous oblige à le faire", explique l'exploitant. Une action très réglementée, qui ne peut avoir lieu qu'entre décembre et fin avril, et si le débit est au minimum de 9m3 par seconde. Ce qui n'était pas le cas le 13 février. Aucune manoeuvre humaine n'a donc été effectuée, assure Energialys.
Une visite de contrôle prévue en mars
Selon Energialys, propriétaire du barrage et de la centrale depuis 2010, la vanne incriminée a été changée par son prédécesseur un an avant le rachat du site. "Cet accident était imprévisible. C'est très rare et c'est la première fois que cela nous arrive. Nous sommes très suivis en terme de sûreté hydraulique, nous devons répondre à beaucoup d'exigences de la Dreal."
"Nous avons la charge de contrôler ce barrage depuis le 1er janvier 2011, précise Jean-Luc Barrier, de la Dreal. Notre première visite a eu lieu en octobre 2012." Des préconisations ont été transmises à l'exploitant : "La réglementation a évolué. Beaucoup d'exploitants ne sont pas encore à niveau sur tout. Nous savons que des choses avaient été faites à La Bourboule, et nous avions d'ailleurs une visite de contrôle prévue le 12 mars", explique la Dreal.
"Je suis ému de ce qui est arrivé, c'est désolant, ajoute le responsable d'Energialys contacté. Nous sommes un des plus gros acteurs de la rivière et nous n'avons pas intérêt à dégrader ce milieu, qui est une source d'énergie renouvelable. Mais quand on travaille avec la nature, il peut y avoir des déconvenues. Nous assumerons les conséquences de ce qui est arrivé. Mais elles ne sont pas encore totalement mesurées."
Source © Sud Ouest
"Le barrage de Bort-les-Orgues en Corrèze a fait office d'immense bac de décantation, précise Jean-Christophe Bout, le directeur de la Fédération de Dordogne pour la pêche et la protection du milieu aquatique. L'eau qui en ressort et qui alimente la Dordogne qui traverse notre département est donc claire, nettoyée de la boue située en amont."
Cette pollution est d'"ampleur nationale", poursuit le spécialiste. "Ces sédiments ont détruit 25 kilomètres de rivière, c'est énorme." La boue ainsi déversée a colmaté le fond du cours d'eau, là où vit la majorité de la base de la chaîne alimentaire ainsi détruite. La boue et la vase font chuter le taux d'oxygène contenu dans l'eau et les poissons se retrouvent asphyxiés. "La rivière va mettre plusieurs années à s'en remettre sur cette portion", assure Jean-Christophe Bout.
Cinq sociétés de pêche locales et la Fédération départementale de pêche du Puy-de-Dôme ont porté plainte auprès de la gendarmerie de La Bourboule, qui a ouvert une enquête.
Les explications de l'exploitant de la centrale
Une enquête de gendarmerie est en cours. La Dreal (Direction régionale de l'environnement, de l'aménagement et du logement, qui contrôle la sécurité des ouvrages hydrauliques) et la DDT (Direction départementale des territoires, qui s'occupe de la police de l'eau) - sont en train d'analyser ce qui s'est produit. "Il semble que la vanne de fond se soit partiellement ouverte suite à un problème sur la conduite d'alimentation qui permet de la maintenir fermée en pression", explique-t-on chez Energialys, l'exploitant du barrage et de la centrale hydroélectrique de La Bourboule basé à Toulouse. Un corps flottant, comme un tronc d'arbre, pourrait avoir heurté cette conduite. La vanne a pu être refermée dès le 13 février en fin de journée. Ce que confirme Jean-Luc Barrier, chef du pôle risques technologiques de la Dreal d'Auvergne, qui a classé cet événement orange, sur une échelle qui comporte les échelons vert, jaune, orange et rouge.
Cette vanne sert à faire des "chasses d'eau", c'est-à-dire à évacuer les sédiments qui s'accumulent naturellement contre un barrage. "La réglementation nous oblige à le faire", explique l'exploitant. Une action très réglementée, qui ne peut avoir lieu qu'entre décembre et fin avril, et si le débit est au minimum de 9m3 par seconde. Ce qui n'était pas le cas le 13 février. Aucune manoeuvre humaine n'a donc été effectuée, assure Energialys.
Une visite de contrôle prévue en mars
Selon Energialys, propriétaire du barrage et de la centrale depuis 2010, la vanne incriminée a été changée par son prédécesseur un an avant le rachat du site. "Cet accident était imprévisible. C'est très rare et c'est la première fois que cela nous arrive. Nous sommes très suivis en terme de sûreté hydraulique, nous devons répondre à beaucoup d'exigences de la Dreal."
"Nous avons la charge de contrôler ce barrage depuis le 1er janvier 2011, précise Jean-Luc Barrier, de la Dreal. Notre première visite a eu lieu en octobre 2012." Des préconisations ont été transmises à l'exploitant : "La réglementation a évolué. Beaucoup d'exploitants ne sont pas encore à niveau sur tout. Nous savons que des choses avaient été faites à La Bourboule, et nous avions d'ailleurs une visite de contrôle prévue le 12 mars", explique la Dreal.
"Je suis ému de ce qui est arrivé, c'est désolant, ajoute le responsable d'Energialys contacté. Nous sommes un des plus gros acteurs de la rivière et nous n'avons pas intérêt à dégrader ce milieu, qui est une source d'énergie renouvelable. Mais quand on travaille avec la nature, il peut y avoir des déconvenues. Nous assumerons les conséquences de ce qui est arrivé. Mais elles ne sont pas encore totalement mesurées."
Source © Sud Ouest
Cela fait quarante ans que la nappe phréatique d’Alsace est polluée par les nitrates et, dans une moindre mesure, par les pesticides. Si cette pollution a diminué en plaine, elle reste très préoccupante dans le Piémont vosgien et le Sundgau, malgré les mesures de protection et le changement des pratiques agricoles.
En quinze ans, rien n’a changé, ou presque, dans le Piémont vosgien. C’est le constat présenté lors de la 9e Journée de l’Aprona (Association pour la protection de la nappe phréatique de la plaine d’Alsace).
« Les concentrations de nitrate ne diminuent pas. Elles dépassent la limite de potabilité des 50 mg par litre sur un tiers des points de mesure : cinq captages sont classés prioritaires, car trop dégradés » , a expliqué Emmanuelle Witz, chargée d’étudier la qualité des eaux souterraines à l’Aprona.
Les pesticides aussi
Les pesticides constituent la deuxième source importante de pollution. Elle a largement baissé depuis l’interdiction en 2003 de l’atrazine, un herbicide. En revanche, les analyses révèlent l’émergence de produits de dégradation de l’atrazine et de nombreuses nouvelles molécules récemment mises sur le marché. Dans cette région de cultures intensives de vignes et de céréales, la pollution a plus de mal à se résorber qu’en plaine. Les hydrogéologues du BRGM (Bureau de recherches géologiques et minières), les spécialistes de l’Agence de l’eau Rhin-Meuse et de l’Aprona essaient de savoir pourquoi.
Géologie complexe
Coincée entre les Vosges et la plaine, la nappe au droit du Piémont est plus vulnérable car peu profonde et de faible épaisseur. La géologie y est complexe. On ne comprend pas toujours d’où viennent les eaux, dans quel sens elles coulent. Pour améliorer la protection des aires d’alimentation en eau potable, une grande étude hydrogéologique sera lancée dans ce secteur : « Il est indispensable d’approfondir nos connaissances de la géologie du Piémont », a souligné Anne-Valérie Barras, directrice du BRGM Alsace.
Captages fermés
De nombreux captages d’eau potable ont dû être mis hors service et « il est de plus en plus difficile d’en créer de nouveaux dans des zones exemptes de pollution » , avertit Roger Flutsch, de l’Agence de l’eau.
Que faire pour que la nappe retrouve sa bonne qualité, qu’il ne soit pas indispensable de traiter l’eau avant de l’injecter dans les robinets ? Puisque la principale source de pollution est l’agriculture, il faut changer les pratiques agricoles conviennent les hydrogéologues, les agronomes et les conseillers de la Chambre d’agriculture (Cara).
Les agriculteurs ont réalisé de nombreux efforts mais « cela semble insuffisant ». Grâce aux opérations Agri-mieux, l’enherbement des vignes s’est généralisé. Sur les parcelles de céréales, environ 60 % des surfaces reçoivent désormais des doses d’azote ajustées. Après les récoltes d’été, les sols doivent être couverts de plantes qui piègent les nitrates. Des aides sont versées au maintien des prairies. La formation à l’utilisation de pesticides est désormais obligatoire. « Ces actions ont rencontré plus ou moins de succès selon les lieux et les parcelles , estime Marie-Line Burtin, responsable Agri-mieux à la Cara. L’ajustement des pratiques reste nécessaire, même s’il est difficile. »
Nouvelles pistes
Parmi les nouvelles pistes d’amélioration, Marie-Line Burtin cite la diversification des cultures imposée par la nouvelle Politique agricole commune européenne, les cultures énergétiques, le développement de l’agriculture biologique, l’analyse fine des zones d’ali-mentation en eau potable… L’Association pour la relance agronomique en Alsace (Araa) procède depuis dix ans à des mesures pour savoir comment les nitrates se disséminent dans la nappe de la plaine, en fonction du climat, des sols, des lames d’eau, des pratiques de culture. « La mauvaise fertilisation entraîne une perte d’azote et donc une hausse des nitrates. C’est un échec agronomique et économique, pour l’agriculteur et pour la collectivité » , assure Rémi Koller, agronome et directeur de l’Araa. Il estime que « les modèles de simulation permettront à l’avenir de prédire les fuites de nitrates par systèmes de cultures et d’ajuster plus encore les apports d’azote ».
Source © Élisabeth Schulthess/ L'Alsace
Les nitrates dans la nappe phréatique d’Alsace : une carte réalisée par l’Aprona à partir des données de la Région Alsace pour l’inventaire de 2009.
Un nouvel inventaire est prévu en 2015. DR
En quinze ans, rien n’a changé, ou presque, dans le Piémont vosgien. C’est le constat présenté lors de la 9e Journée de l’Aprona (Association pour la protection de la nappe phréatique de la plaine d’Alsace).
« Les concentrations de nitrate ne diminuent pas. Elles dépassent la limite de potabilité des 50 mg par litre sur un tiers des points de mesure : cinq captages sont classés prioritaires, car trop dégradés » , a expliqué Emmanuelle Witz, chargée d’étudier la qualité des eaux souterraines à l’Aprona.
Les pesticides aussi
Les pesticides constituent la deuxième source importante de pollution. Elle a largement baissé depuis l’interdiction en 2003 de l’atrazine, un herbicide. En revanche, les analyses révèlent l’émergence de produits de dégradation de l’atrazine et de nombreuses nouvelles molécules récemment mises sur le marché. Dans cette région de cultures intensives de vignes et de céréales, la pollution a plus de mal à se résorber qu’en plaine. Les hydrogéologues du BRGM (Bureau de recherches géologiques et minières), les spécialistes de l’Agence de l’eau Rhin-Meuse et de l’Aprona essaient de savoir pourquoi.
Géologie complexe
Coincée entre les Vosges et la plaine, la nappe au droit du Piémont est plus vulnérable car peu profonde et de faible épaisseur. La géologie y est complexe. On ne comprend pas toujours d’où viennent les eaux, dans quel sens elles coulent. Pour améliorer la protection des aires d’alimentation en eau potable, une grande étude hydrogéologique sera lancée dans ce secteur : « Il est indispensable d’approfondir nos connaissances de la géologie du Piémont », a souligné Anne-Valérie Barras, directrice du BRGM Alsace.
Captages fermés
De nombreux captages d’eau potable ont dû être mis hors service et « il est de plus en plus difficile d’en créer de nouveaux dans des zones exemptes de pollution » , avertit Roger Flutsch, de l’Agence de l’eau.
Que faire pour que la nappe retrouve sa bonne qualité, qu’il ne soit pas indispensable de traiter l’eau avant de l’injecter dans les robinets ? Puisque la principale source de pollution est l’agriculture, il faut changer les pratiques agricoles conviennent les hydrogéologues, les agronomes et les conseillers de la Chambre d’agriculture (Cara).
Les agriculteurs ont réalisé de nombreux efforts mais « cela semble insuffisant ». Grâce aux opérations Agri-mieux, l’enherbement des vignes s’est généralisé. Sur les parcelles de céréales, environ 60 % des surfaces reçoivent désormais des doses d’azote ajustées. Après les récoltes d’été, les sols doivent être couverts de plantes qui piègent les nitrates. Des aides sont versées au maintien des prairies. La formation à l’utilisation de pesticides est désormais obligatoire. « Ces actions ont rencontré plus ou moins de succès selon les lieux et les parcelles , estime Marie-Line Burtin, responsable Agri-mieux à la Cara. L’ajustement des pratiques reste nécessaire, même s’il est difficile. »
Nouvelles pistes
Parmi les nouvelles pistes d’amélioration, Marie-Line Burtin cite la diversification des cultures imposée par la nouvelle Politique agricole commune européenne, les cultures énergétiques, le développement de l’agriculture biologique, l’analyse fine des zones d’ali-mentation en eau potable… L’Association pour la relance agronomique en Alsace (Araa) procède depuis dix ans à des mesures pour savoir comment les nitrates se disséminent dans la nappe de la plaine, en fonction du climat, des sols, des lames d’eau, des pratiques de culture. « La mauvaise fertilisation entraîne une perte d’azote et donc une hausse des nitrates. C’est un échec agronomique et économique, pour l’agriculteur et pour la collectivité » , assure Rémi Koller, agronome et directeur de l’Araa. Il estime que « les modèles de simulation permettront à l’avenir de prédire les fuites de nitrates par systèmes de cultures et d’ajuster plus encore les apports d’azote ».
Source © Élisabeth Schulthess/ L'Alsace
Les nitrates dans la nappe phréatique d’Alsace : une carte réalisée par l’Aprona à partir des données de la Région Alsace pour l’inventaire de 2009.
Un nouvel inventaire est prévu en 2015. DR
Plus de 17.000 hectares de végétation sont déjà partis en fumée en Patagonie, dans le sud de l'Argentine: un énorme incendie était toujours hors de contrôle vendredi, ont annoncé les autorités.
Selon le journal Clarin, les maisons de célébrités, dont celle du chanteur français Florent Pagny, sont menacées par les flammes près du Lac Cholila, dans une zone montagneuse touristique.
L'incendie qui ravage depuis onze jours la province de Chubut a été déclenché par la foudre, dans une zone inhabitée et escarpée au pied de la Cordillère des Andes, à 1.600 mètres d'altitude, selon les pompiers.
Il s'agit de "l'incendie le plus dévastateur que la Patagonie ait connu", selon Evaristo Melo, chef des sapeurs-pompiers de la province. Il a indiqué qu'un épais mur de fumée, dégagé par le brasier, empêchait le travail des brigades anti-incendie, paralysant vendredi les opérations des avions bombardiers d'eau.
Seule une forte pluie pourrait parvenir à stopper entièrement le feu car la zone est particulièrement difficile d'accès, estime la sécurité civile.
Les météorologues ne prévoient pas de pluies avant lundi et annoncent de fortes températures jusqu'à ce dimanche.
Le chef des sapeurs-pompiers a précisé que le feu s'étendait sur 30 km de long et 15 de front, et que les opérations devaient durer encore plusieurs jours.
Sur le terrain, quelques 220 pompiers sont déployés. Cinq avions et un hélicoptère sont mobilisés pour déverser de l'eau sur les flammes qui continuent de ravager la végétation, composée d'arbres centenaires et de plantes endémiques de Patagonie.
Des centaines d'animaux ont été tués. Les brigades craignent que le Parc national des Alerces, situé à seulement 4 km, ne soit touché.
La province de Chubut, qui s'étend de la cordillère des Andes à l'Atlantique, est une des régions les moins peuplées d'Argentine, avec deux habitants au km² dans un territoire grand comme le Royaume-Uni.
Source © AFP
Selon le journal Clarin, les maisons de célébrités, dont celle du chanteur français Florent Pagny, sont menacées par les flammes près du Lac Cholila, dans une zone montagneuse touristique.
L'incendie qui ravage depuis onze jours la province de Chubut a été déclenché par la foudre, dans une zone inhabitée et escarpée au pied de la Cordillère des Andes, à 1.600 mètres d'altitude, selon les pompiers.
Il s'agit de "l'incendie le plus dévastateur que la Patagonie ait connu", selon Evaristo Melo, chef des sapeurs-pompiers de la province. Il a indiqué qu'un épais mur de fumée, dégagé par le brasier, empêchait le travail des brigades anti-incendie, paralysant vendredi les opérations des avions bombardiers d'eau.
Seule une forte pluie pourrait parvenir à stopper entièrement le feu car la zone est particulièrement difficile d'accès, estime la sécurité civile.
Les météorologues ne prévoient pas de pluies avant lundi et annoncent de fortes températures jusqu'à ce dimanche.
Le chef des sapeurs-pompiers a précisé que le feu s'étendait sur 30 km de long et 15 de front, et que les opérations devaient durer encore plusieurs jours.
Sur le terrain, quelques 220 pompiers sont déployés. Cinq avions et un hélicoptère sont mobilisés pour déverser de l'eau sur les flammes qui continuent de ravager la végétation, composée d'arbres centenaires et de plantes endémiques de Patagonie.
Des centaines d'animaux ont été tués. Les brigades craignent que le Parc national des Alerces, situé à seulement 4 km, ne soit touché.
La province de Chubut, qui s'étend de la cordillère des Andes à l'Atlantique, est une des régions les moins peuplées d'Argentine, avec deux habitants au km² dans un territoire grand comme le Royaume-Uni.
Source © AFP
vendredi 27 février 2015
La qualité de la fourniture de l'eau potable en Inde est désormais sous d'importantes menaces, le deuxième pays le plus peuplé du monde lutte désormais contre la pollution et une grave baisse des niveaux des eaux souterraines et de surfaces.
En effet les niveaux des eaux souterraines en Inde sont gravement en baisse:
Les agriculteurs, les industriels et les résidents épuisent les puits et les aquifères, selon le World Resources Institute (WRI). L'eau qui reste disponible est souvent gravement polluée et la situation ne peut qu'empirer à l'avenir. Les autorités prévoient même une baisse de 50 % inférieure à la demande d'ici à 2030.
Pour suivre le grave stress hydrique dans le pays, le WRI vient de lancé le 27 Février un outil en ligne appelé "Water Tool 2.0 Inde," qui vise à donner une image précise de l'état des eaux de surfaces et souterraines qui approvisionnent la population.
La plate-forme qui compile les données provenant des sources officielles révèle qu'actuellement plus de 100 millions de personnes vivent dans des zones de mauvaise qualité de l'eau et que plus de la moitié du pays est confronté à stress hydrique extrêmement élevé.
Le professeur Shiao de l'IRG sur l'eau a rapporté à la presse: qu' "Actuellement les deux principales ressources en eau du pays,celles de surfaces et souterraines, sont majoritairement polluées et que la cause principale des pollutions en est que le traitement des eaux usées est globalement inadéquat.
Dans son interview , Tien Shiao, expert des risques hydriques du pays et qui a participé à l'élaboration de la cartographie à l'IRG affirme que la demande en eau de l'Inde est en forte hausse en raison de l'urbanisation rapide du pays et que malheureusement le changement climatique à venir ne fera qu'augmenter les risques pour la sécurité de l'eau potable.
Comment décririez-vous la situation actuelle ?
Tien Shiao: L'Inde est aujourd'hu confronté à des menaces de sécurité de l'eau. La demande en eau augmente annuellement avec l'industrialisation et l'urbanisation rapide du pays . On constate désormais que les niveaux des eaux souterraines sont en baisse à un rythme extrêmement rapide.
Les deux ressources en eau, souterraine et de surface, sont gravement polluées. Le changement climatique à venir augmentera les menaces sur la sécurité de l'eau , tout notre avenir est en jeu.
Nous prévoyons même une baisse de 50 % inférieure à la possibilité de la demande d'ici 2030.
Les zones oranges et oranges foncées dans la carte ci-dessous montrent l'état actuelle des eaux de surface, plus de 40 pour cent de ses eaux disponibles sont utilisé chaque année.
Depuis combien de temps les niveaux des eaux souterraines sont en baisse ?
Sur les 4000 puits référencés dans le "Water Tool Inde 2.0,« les eaux ont chuté de 54 % au cours des sept dernières années et dans plus de 16 % des aquifères du pays on constate une baisse de niveau de plus de 1 mètre par an.
Plus de la moitié des ressources en eaux du pays , 54 % pour être précis, montrent qu'elles subissent un stress hydrique extrêmement élevé. Dans la grande majorité des régions la demande en eau est supérieure de 40 % à une utilisation durable. Les usagers se tournent alors vers les eaux souterraines qui s'épuisent rapidement.
Les agriculteurs des zones arides dépendent fortement des eaux souterraines pour l'irrigation. Le gouvernement indien va même jusqu'à subventionner les pompes électriques et il ne donne aucune limite aux volumes d'eau qu'ils utilisent. Nos modèles informatiques montrent que son usage excessif est généralisé dans toutes ces zones sèches du pays.
Quelles sont les risques pour les secteurs de l'alimentation et l'agriculture?
Les besoin alimentaires et agricoles mobilisent environ 90 % de l'eau de l'Inde, ce qui en font de loin les deux plus grands utilisateurs de la nation, mais l'écart grandissant entre l'offre et la demande signifie aujourd'hui qu'il y aura de moins en moins d'eau à l'avenir, y compris pour l'agriculture, ce qui augmentera par la même les risques pour la sécurité alimentaire du pays.
La carte montre que le nord-ouest de l'Inde, le grenier du pays est sous stress hydrique extrême. Les États du Pendjab et de l'Haryana produisent à eux seuls plus de 50 % de l'approvisionnement en riz de la nation et 85 % des stocks de blé. Ces deux cultures sont extremement gourmantes en eau.
Mais le pire aujourd'hui en Inde c'est que plus de 100 millions de personnes vivent dans des zones de très mauvaise qualité de l'eau potable
Dans 59 des 632 districts les qualités des eaux de surface sont bien au-dessus des limites acceptables des normes indiennes, ce qui signifie que dans ces régions l' eau potable y est considérée comme dangereuse. Plus de 100 millions de personnes vivent dans ces zones où l'eau est impropre à la consommation.
Quelles mesures les autorités devraient prendre pour s'attaquer efficacement au problème ?
Dans l'élaboration de son Plan quinquennal, la Commission de planification de l'Inde a clairement réalisé que la crise croissante de l'eau du pays n'est plus durable. Le gouvernement a proposé un plan multi-volets, un véritable «changement de paradigme» qui devrait se concentrer sur des solutions du côté de la demande.
Il travaille actuellement sur l'efficacité de la distribution des besoins dans de nouveaux cadres institutionnels et juridiques, avec une gestion participative si possible des ressources en eau.
Le "Water Tool Inde 2.0" a été spécialement conçu pour aider les entreprises, les organismes gouvernementaux, et toutes les autres parties prenantes afin d'évaluer les risques hydriques du pays. C'est une première étape cruciale pour tenter d'inverser les graves dommages déjà constatés.
Nous espérons que les efforts en cours pour améliorer la transparence des données et leurs accessibilités vont participer à un avenir plus durable de l'eau en Inde.
© Nature Alerte
En effet les niveaux des eaux souterraines en Inde sont gravement en baisse:
Les agriculteurs, les industriels et les résidents épuisent les puits et les aquifères, selon le World Resources Institute (WRI). L'eau qui reste disponible est souvent gravement polluée et la situation ne peut qu'empirer à l'avenir. Les autorités prévoient même une baisse de 50 % inférieure à la demande d'ici à 2030.
Pour suivre le grave stress hydrique dans le pays, le WRI vient de lancé le 27 Février un outil en ligne appelé "Water Tool 2.0 Inde," qui vise à donner une image précise de l'état des eaux de surfaces et souterraines qui approvisionnent la population.
La plate-forme qui compile les données provenant des sources officielles révèle qu'actuellement plus de 100 millions de personnes vivent dans des zones de mauvaise qualité de l'eau et que plus de la moitié du pays est confronté à stress hydrique extrêmement élevé.
Le professeur Shiao de l'IRG sur l'eau a rapporté à la presse: qu' "Actuellement les deux principales ressources en eau du pays,celles de surfaces et souterraines, sont majoritairement polluées et que la cause principale des pollutions en est que le traitement des eaux usées est globalement inadéquat.
Dans son interview , Tien Shiao, expert des risques hydriques du pays et qui a participé à l'élaboration de la cartographie à l'IRG affirme que la demande en eau de l'Inde est en forte hausse en raison de l'urbanisation rapide du pays et que malheureusement le changement climatique à venir ne fera qu'augmenter les risques pour la sécurité de l'eau potable.
Comment décririez-vous la situation actuelle ?
Tien Shiao: L'Inde est aujourd'hu confronté à des menaces de sécurité de l'eau. La demande en eau augmente annuellement avec l'industrialisation et l'urbanisation rapide du pays . On constate désormais que les niveaux des eaux souterraines sont en baisse à un rythme extrêmement rapide.
Les deux ressources en eau, souterraine et de surface, sont gravement polluées. Le changement climatique à venir augmentera les menaces sur la sécurité de l'eau , tout notre avenir est en jeu.
Nous prévoyons même une baisse de 50 % inférieure à la possibilité de la demande d'ici 2030.
Les zones oranges et oranges foncées dans la carte ci-dessous montrent l'état actuelle des eaux de surface, plus de 40 pour cent de ses eaux disponibles sont utilisé chaque année.
Depuis combien de temps les niveaux des eaux souterraines sont en baisse ?
Sur les 4000 puits référencés dans le "Water Tool Inde 2.0,« les eaux ont chuté de 54 % au cours des sept dernières années et dans plus de 16 % des aquifères du pays on constate une baisse de niveau de plus de 1 mètre par an.
Plus de la moitié des ressources en eaux du pays , 54 % pour être précis, montrent qu'elles subissent un stress hydrique extrêmement élevé. Dans la grande majorité des régions la demande en eau est supérieure de 40 % à une utilisation durable. Les usagers se tournent alors vers les eaux souterraines qui s'épuisent rapidement.
Les agriculteurs des zones arides dépendent fortement des eaux souterraines pour l'irrigation. Le gouvernement indien va même jusqu'à subventionner les pompes électriques et il ne donne aucune limite aux volumes d'eau qu'ils utilisent. Nos modèles informatiques montrent que son usage excessif est généralisé dans toutes ces zones sèches du pays.
Quelles sont les risques pour les secteurs de l'alimentation et l'agriculture?
Les besoin alimentaires et agricoles mobilisent environ 90 % de l'eau de l'Inde, ce qui en font de loin les deux plus grands utilisateurs de la nation, mais l'écart grandissant entre l'offre et la demande signifie aujourd'hui qu'il y aura de moins en moins d'eau à l'avenir, y compris pour l'agriculture, ce qui augmentera par la même les risques pour la sécurité alimentaire du pays.
La carte montre que le nord-ouest de l'Inde, le grenier du pays est sous stress hydrique extrême. Les États du Pendjab et de l'Haryana produisent à eux seuls plus de 50 % de l'approvisionnement en riz de la nation et 85 % des stocks de blé. Ces deux cultures sont extremement gourmantes en eau.
Mais le pire aujourd'hui en Inde c'est que plus de 100 millions de personnes vivent dans des zones de très mauvaise qualité de l'eau potable
Dans 59 des 632 districts les qualités des eaux de surface sont bien au-dessus des limites acceptables des normes indiennes, ce qui signifie que dans ces régions l' eau potable y est considérée comme dangereuse. Plus de 100 millions de personnes vivent dans ces zones où l'eau est impropre à la consommation.
Quelles mesures les autorités devraient prendre pour s'attaquer efficacement au problème ?
Dans l'élaboration de son Plan quinquennal, la Commission de planification de l'Inde a clairement réalisé que la crise croissante de l'eau du pays n'est plus durable. Le gouvernement a proposé un plan multi-volets, un véritable «changement de paradigme» qui devrait se concentrer sur des solutions du côté de la demande.
Il travaille actuellement sur l'efficacité de la distribution des besoins dans de nouveaux cadres institutionnels et juridiques, avec une gestion participative si possible des ressources en eau.
Le "Water Tool Inde 2.0" a été spécialement conçu pour aider les entreprises, les organismes gouvernementaux, et toutes les autres parties prenantes afin d'évaluer les risques hydriques du pays. C'est une première étape cruciale pour tenter d'inverser les graves dommages déjà constatés.
Nous espérons que les efforts en cours pour améliorer la transparence des données et leurs accessibilités vont participer à un avenir plus durable de l'eau en Inde.
© Nature Alerte
L'ours polaire est en danger. Depuis des semaines, de nombreuses associations ont mis l'accent sur les risques encourus désormais par l'animal.
Pour attirer l'attention sur la nécessité de protéger ces animaux menacés par le braconnage, le réchauffement climatique et la pollution de l'environnement, une journée internationale à leur honneur a été créé en ce 27 février.
Malgré une prise de conscience générale et une prise en charge du "dossier" par les pays tels que les Etats-Unis, le Canada ou encore le Danemark, le nombre d'ours polaire pourrait diminuer d'un tiers au cours des prochains mois.
Selon les scientifiques, ils seraient environ 22 000 aujourd'hui.
"Nous pouvons faire beaucoup à court terme pour augmenter la résilience des ours polaires, mais pour permettre leur survie à long terme dans des conditions similaires à celles que nous connaissons aujourd'hui, il faut agir de manière globale pour réduire les émissions de gaz à effet de serre" a estimé Geoff York, l'un des responsables de Polars Bears International, au Huffington Post.
Pour attirer l'attention sur la nécessité de protéger ces animaux menacés par le braconnage, le réchauffement climatique et la pollution de l'environnement, une journée internationale à leur honneur a été créé en ce 27 février.
Malgré une prise de conscience générale et une prise en charge du "dossier" par les pays tels que les Etats-Unis, le Canada ou encore le Danemark, le nombre d'ours polaire pourrait diminuer d'un tiers au cours des prochains mois.
Selon les scientifiques, ils seraient environ 22 000 aujourd'hui.
"Nous pouvons faire beaucoup à court terme pour augmenter la résilience des ours polaires, mais pour permettre leur survie à long terme dans des conditions similaires à celles que nous connaissons aujourd'hui, il faut agir de manière globale pour réduire les émissions de gaz à effet de serre" a estimé Geoff York, l'un des responsables de Polars Bears International, au Huffington Post.
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