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mardi 3 mars 2015
Trente-deux personnes ont été blessées à la suite d'un séisme de magnitude 5,5 survenu dimanche après-midi dans la province du Yunnan, selon les autorités locales.

Selon un bilan établi lundi à 8h00, le tremblement de terre qui a frappé le district de Cangyuan à 18h24, a affecté plus de 67.000 habitants dans les districts de Cangyuan et de Gengma, dans la ville de Lincang, nécessitant le déplacement de près de 12.400 personnes, indique un communiqué du Bureau des affaires civiles de la ville.

Sept blessés ont été sévèrement touchés.

Aussi, plus de 220 habitations ont été rasées et 15.800 d'autres ont été sévèrement endommagées dans les deux districts, selon le communiqué.

Un total de 1.000 tentes, 2.000 couvertures ainsi que 1.000 bâches ont été envoyées dans les zones touchées. Un autre envoi de 1.000 tentes, 500 bâches et 2.000 lits pliants sera effectué.

Le district de Cangyuan qui est peu peuplé borde le Myanmar et les maisons dans ces zones rurales sont peu résistantes.

Un séisme de magnitude 6,5 a frappé le 3 août 2014 le district de Ludian dans la province du Yunnan, tuant plus de 600 personnes et détruisant plus de 80.000 maisons.


Source © Chine Nouvelle
Un séisme de magnitude 6,4 a secoué le large de île indonésienne de Sumatra à 183 km à l'ouest de la ville de Padang

Il n'y a pas dans l'immédiat de rapport de dégât ou de victime.

© Nature Alerte 
Les chiffres sont vertigineux : la criminalité environnementale représente près de 190 milliards d’euros par an. Un marché juteux, et peu risqué pour les trafiquants. 

Mais la situation pourrait bien changer, notamment grâce aux actions d’Interpol et aux 35 propositions faites par un groupe de juristes internationaux pour lutter contre ce genre de criminalité.

Dans le classement mondial des activités illicites, la criminalité environnementale arrive au 4ème rang, après les stupéfiants, la contrefaçon et le trafic des êtres humains, mais devant le trafic de produits pétroliers, d’œuvres d’art, ou encore le trafic d’armes.

Au total, ce type de criminalité rapporterait entre 70 et 213 milliards de dollars par an (187 milliards d’euros), selon un rapport publié par Interpol et le Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE) en 2014.

Ce qui rapporte le plus ? Le bois : le trafic illégal des grumes est en effet estimé entre 30 et 100 milliards de dollars. Viennent ensuite les minerais (12 à 48 milliards de dollars), la faune (7 à 23 milliards), la pêche (11 à 30 milliards) et enfin les déchets (10 à 12 milliards).

Le business est donc florissant, et la criminalité environnementale est en hausse partout dans le monde. 

En France notamment, ʺles infractions relatives à la faune sauvage ont augmenté de 40% entre 2011 et 2013ʺ, précise Laurent Neyret, professeur de droit et auteur du rapport "Des écocrimes à l’écocide" remis début février à la garde des Sceaux. La raison en est simple : ʺLes profits engendrés par les crimes environnementaux sont très élevés, tandis que les poursuites en la matière sont rares et les sanctions légèresʺ, explique le juriste.

Le cas symptomatique de l’écomafia napolitaine

Le cas d'école, c'est la région de Naples : "Les décharges publiques sont saturées et les compagnies de ramassage des déchets sont aux mains de la Camorra (la mafia napolitaine, NDLR)ʺ, explique Fabrice Rizzoli, auteur du "Petit dictionnaire énervé de la mafia".

Entre 1997 et 2002, l’écomafia italienne a brassé des tonnes de déchets, pour une valeur de 70 milliards d'euros. Aujourd’hui encore, le trafic fait florès. En 2013, l'association italienne Legambiente recensait 29 000 infractions. ʺAvant 2000, une seule politique était appliquée en Italie : la mise en décharge. Puis plusieurs décrets ont obligé les industriels à traiter leurs déchets. Seulement, ils n’étaient pas prêts à assumer ce surcoût" précise Fabrice Rizzoli. Un quart des déchets toxiques provenant du Nord de l’Italie ont alors disparu dans les décharges sauvages autour de Naples grâce à la mafia locale, exposant ainsi les populations à la pollution.

La criminalité environnementale, nouvelle priorité d’Interpol

Pour mettre fin à ce fléau, ʺil est important de considérer ces crimes environnementaux comme des crimes à part entière, ayant des conséquences sur la santé, l'économie et l'environnement, et donc de mener une véritable enquête ʺ, estime Ioana Botezatu, officier d'Interpol.

Dans les bureaux lyonnais de l’agence de coopération policière internationale, une quarantaine de personnes traque les trafiquants : appels à témoin, coopération internationale renforcée, Interpol ne lésine pas sur les moyens. ʺIl existe une différence entre le trafic illégal de bois ou de pêche, qui se fait à une échelle industrielle et la contrebande de défenses en ivoire ou de la peau de tigre. Les moyens pour lutter contre ces différents types de crimes doivent être adaptésʺ, explique l’officier d’Interpol.

35 propositions pour lutter contre les écocrimes

Seulement, aujourd’hui, ʺla criminalité environnementale est mal identifiée et mal traitée juridiquementʺ, précise Laurent Neyret. Pendant 3 ans, le professeur de droit a donc présidé un groupe de 16 juristes internationaux pour aboutir à 35 propositions visant à mieux sanctionner les crimes contre l’environnement. ʺLa technicité du sujet, le manque de connaissance quant à l’état de la criminalité, ajouté au fait que le code de l’environnement est compliqué, font que les poursuites sont rares", souligne-t-il.

Deux des 35 propositions concernent plus spécifiquement les entreprises. La première correspond à un renforcement des sanctions pour les groupes internationaux qui, grâce à de nombreux intermédiaires, arrivent à cacher des pratiques destructrices de l’environnement (comme l’extraction d’étain en Indonésie par exemple). Les juristes proposent d’accroître les peines encourues par les entreprises à haut taux de rentabilité, à hauteur de 10% du chiffre d’affaires annuel. ʺCe sont des fautes lucratives. Il faut donc porter atteinte à la rentabilitéʺ, précise Laurent Neyret.

Autre proposition : établir des lignes directrices pour ʺune justice restauratrice en matière de criminalité environnementaleʺ, grâce à la mise en place d’un fonds d’indemnisation pour l’environnement, qui viendrait en aide aux populations lésées. Le juriste envisage également la mise en place d’une Cour internationale pénale environnementale jugeant les écocides - c'est-à-dire la dégradation et destruction d'écosystèmes - et propose de nommer un procureur international de l’environnement. 

Suite à la remise du rapport, la ministre française de la justice a annoncé qu’elle entendait bien présenter un projet de loi sur le préjudice écologique ce semestre, une initiative dans les cartons depuis plusieurs années.

Source © Geneviève de Lacour / Novethic
Un doc sur la pollution vu 155 millions de fois

Un reportage incisif sur la pollution atmosphérique en Chine a connu un succès fulgurant ce week-end sur l'internet: un Chinois sur neuf l'a visionné.

«Sous le dôme», documentaire réalisé à titre privé par Chai Jing, ancienne présentatrice vedette de la télévision d'Etat CCTV, détaille avec force pédagogie et entretiens percutants les causes et conséquences sur l'épais smog brunâtre qui embrume de façon endémique les métropoles chinoises.

Avec une liberté de ton peu courante en Chine, la journaliste dénonce successivement la dépendance au charbon, l'envolée des automobiles, le laxisme des gouvernements locaux  réticents à fermer des aciéries sources d'emplois , la non-application des lois sur l'environnement et les amendes dérisoires pour les pollueurs.

Il présente des points de comparaison, interrogeant un élu de Londres et des responsables de Los Angeles pour examiner les politiques adoptées par ces deux métropoles, autrefois lourdement polluées. Le film se termine sur un appel -- inhabituel dans un univers médiatique étroitement censuré -- à «dire non» et à «se lever» pour changer la situation.

Le film de 103 minutes, dont la réalisation nerveuse rappelle «Une vérité qui dérange» de l'ancien vice-président américain Al Gore, a été mis en ligne samedi, et repris par des médias officiels. Aussitôt, le succès a été viral auprès des internautes chinois, pour qui le smog est une préoccupation majeure: au cours du week-end, il enregistrait quelque 155 millions de vues, selon le journal étatique «Global Times».

Critiques envers les autorités

Un triomphe dû en partie à la personnalité de Chai Jing, intervieweuse populaire et tenace qui avait démissionné de CCTV. Pour elle, ce documentaire était «un combat personnel» après avoir découvert que sa fille était atteinte d'une tumeur bénigne, attribuée à la pollution. Alors que le smog délétère nourrit un contentement populaire croissant en Chine, le Parti communiste au pouvoir avait indiqué l'an dernier «déclarer la guerre à la pollution» avec l'ambition de réduire la part des énergies fossiles.

«Sous le dôme» n'en a pas moins provoqué sur les réseaux sociaux un déferlement de critiques contre l'inertie des autorités. «Nous devons utiliser la force de l'internet pour sensibiliser le peuple de Chine et forcer le système politique à sortir de sa léthargie», plaidait un internaute sur la plateforme de microblogs Weibo.

Récemment nommé, le ministre de la Protection de l'environnement, Chen Jining, a félicité publiquement Chai Jing, espérant que son documentaire «encouragera les individus à agir pour améliorer la qualité de l'air».

De hauts responsables retraités avaient reconnu que 500'000 morts pouvaient être imputées à la pollution chaque année en Chine. Comme l'an dernier, les problèmes environnementaux devraient figurer cette semaine au menu de la session plénière annuelle de l'Assemblée nationale du peuple, le Parlement chinois.

Source © afp
samedi 28 février 2015
Le 13 février, des tonnes de sédiments (limons, vase...) ont été lâchées dans la rivière Dordogne, à hauteur du barrage de La Bourboule, dans le Puy-de-Dôme (63). Ce qui est qualifié de "véritable catastrophe écologique" par les pêcheurs locaux ne devrait pas, vraisemblablement, avoir d'impact dans le département de la Dordogne. 

"Le barrage de Bort-les-Orgues en Corrèze a fait office d'immense bac de décantation, précise Jean-Christophe Bout, le directeur de la Fédération de Dordogne pour la pêche et la protection du milieu aquatique. L'eau qui en ressort et qui alimente la Dordogne qui traverse notre département est donc claire, nettoyée de la boue située en amont."

Cette pollution est d'"ampleur nationale", poursuit le spécialiste. "Ces sédiments ont détruit 25 kilomètres de rivière, c'est énorme." La boue ainsi déversée a colmaté le fond du cours d'eau, là où vit la majorité de la base de la chaîne alimentaire ainsi détruite. La boue et la vase font chuter le taux d'oxygène contenu dans l'eau et les poissons se retrouvent asphyxiés. "La rivière va mettre plusieurs années à s'en remettre sur cette portion", assure Jean-Christophe Bout.

Cinq sociétés de pêche locales et la Fédération départementale de pêche du Puy-de-Dôme ont porté plainte auprès de la gendarmerie de La Bourboule, qui a ouvert une enquête.

Les explications de l'exploitant de la centrale

Une enquête de gendarmerie est en cours. La Dreal (Direction régionale de l'environnement, de l'aménagement et du logement, qui contrôle la sécurité des ouvrages hydrauliques) et la DDT (Direction départementale des territoires, qui s'occupe de la police de l'eau) - sont en train d'analyser ce qui s'est produit. "Il semble que la vanne de fond se soit partiellement ouverte suite à un problème sur la conduite d'alimentation qui permet de la maintenir fermée en pression", explique-t-on chez Energialys, l'exploitant du barrage et de la centrale hydroélectrique de La Bourboule basé à Toulouse. Un corps flottant, comme un tronc d'arbre, pourrait avoir heurté cette conduite. La vanne a pu être refermée dès le 13 février en fin de journée. Ce que confirme Jean-Luc Barrier, chef du pôle risques technologiques de la Dreal d'Auvergne, qui a classé cet événement orange, sur une échelle qui comporte les échelons vert, jaune, orange et rouge.

Cette vanne sert à faire des "chasses d'eau", c'est-à-dire à évacuer les sédiments qui s'accumulent naturellement contre un barrage. "La réglementation nous oblige à le faire", explique l'exploitant. Une action très réglementée, qui ne peut avoir lieu qu'entre décembre et fin avril, et si le débit est au minimum de 9m3 par seconde. Ce qui n'était pas le cas le 13 février. Aucune manoeuvre humaine n'a donc été effectuée, assure Energialys.

Une visite de contrôle prévue en mars

Selon Energialys, propriétaire du barrage et de la centrale depuis 2010, la vanne incriminée a été changée par son prédécesseur un an avant le rachat du site. "Cet accident était imprévisible. C'est très rare et c'est la première fois que cela nous arrive. Nous sommes très suivis en terme de sûreté hydraulique, nous devons répondre à beaucoup d'exigences de la Dreal."

"Nous avons la charge de contrôler ce barrage depuis le 1er janvier 2011, précise Jean-Luc Barrier, de la Dreal. Notre première visite a eu lieu en octobre 2012." Des préconisations ont été transmises à l'exploitant : "La réglementation a évolué. Beaucoup d'exploitants ne sont pas encore à niveau sur tout. Nous savons que des choses avaient été faites à La Bourboule, et nous avions d'ailleurs une visite de contrôle prévue le 12 mars", explique la Dreal.

"Je suis ému de ce qui est arrivé, c'est désolant, ajoute le responsable d'Energialys contacté. Nous sommes un des plus gros acteurs de la rivière et nous n'avons pas intérêt à dégrader ce milieu, qui est une source d'énergie renouvelable. Mais quand on travaille avec la nature, il peut y avoir des déconvenues. Nous assumerons les conséquences de ce qui est arrivé. Mais elles ne sont pas encore totalement mesurées."

Source © Sud Ouest





Cela fait quarante ans que la nappe phréatique d’Alsace est polluée par les nitrates et, dans une moindre mesure, par les pesticides. Si cette pollution a diminué en plaine, elle reste très préoccupante dans le Piémont vosgien et le Sundgau, malgré les mesures de protection et le changement des pratiques agricoles.

En quinze ans, rien n’a changé, ou presque, dans le Piémont vosgien. C’est le constat présenté lors de la 9e Journée de l’Aprona (Association pour la protection de la nappe phréatique de la plaine d’Alsace). 

« Les concentrations de nitrate ne diminuent pas. Elles dépassent la limite de potabilité des 50 mg par litre sur un tiers des points de mesure : cinq captages sont classés prioritaires, car trop dégradés » , a expliqué Emmanuelle Witz, chargée d’étudier la qualité des eaux souterraines à l’Aprona.

Les pesticides aussi

Les pesticides constituent la deuxième source importante de pollution. Elle a largement baissé depuis l’interdiction en 2003 de l’atrazine, un herbicide. En revanche, les analyses révèlent l’émergence de produits de dégradation de l’atrazine et de nombreuses nouvelles molécules récemment mises sur le marché. Dans cette région de cultures intensives de vignes et de céréales, la pollution a plus de mal à se résorber qu’en plaine. Les hydrogéologues du BRGM (Bureau de recherches géologiques et minières), les spécialistes de l’Agence de l’eau Rhin-Meuse et de l’Aprona essaient de savoir pourquoi.

Géologie complexe

Coincée entre les Vosges et la plaine, la nappe au droit du Piémont est plus vulnérable car peu profonde et de faible épaisseur. La géologie y est complexe. On ne comprend pas toujours d’où viennent les eaux, dans quel sens elles coulent. Pour améliorer la protection des aires d’alimentation en eau potable, une grande étude hydrogéologique sera lancée dans ce secteur : « Il est indispensable d’approfondir nos connaissances de la géologie du Piémont », a souligné Anne-Valérie Barras, directrice du BRGM Alsace.

Captages fermés

De nombreux captages d’eau potable ont dû être mis hors service et « il est de plus en plus difficile d’en créer de nouveaux dans des zones exemptes de pollution » , avertit Roger Flutsch, de l’Agence de l’eau. 

Que faire pour que la nappe retrouve sa bonne qualité, qu’il ne soit pas indispensable de traiter l’eau avant de l’injecter dans les robinets ? Puisque la principale source de pollution est l’agriculture, il faut changer les pratiques agricoles conviennent les hydrogéologues, les agronomes et les conseillers de la Chambre d’agriculture (Cara). 

Les agriculteurs ont réalisé de nombreux efforts mais « cela semble insuffisant ». Grâce aux opérations Agri-mieux, l’enherbement des vignes s’est généralisé. Sur les parcelles de céréales, environ 60 % des surfaces reçoivent désormais des doses d’azote ajustées. Après les récoltes d’été, les sols doivent être couverts de plantes qui piègent les nitrates. Des aides sont versées au maintien des prairies. La formation à l’utilisation de pesticides est désormais obligatoire. « Ces actions ont rencontré plus ou moins de succès selon les lieux et les parcelles , estime Marie-Line Burtin, responsable Agri-mieux à la Cara. L’ajustement des pratiques reste nécessaire, même s’il est difficile. »

Nouvelles pistes

Parmi les nouvelles pistes d’amélioration, Marie-Line Burtin cite la diversification des cultures imposée par la nouvelle Politique agricole commune européenne, les cultures énergétiques, le développement de l’agriculture biologique, l’analyse fine des zones d’ali-mentation en eau potable… L’Association pour la relance agronomique en Alsace (Araa) procède depuis dix ans à des mesures pour savoir comment les nitrates se disséminent dans la nappe de la plaine, en fonction du climat, des sols, des lames d’eau, des pratiques de culture. « La mauvaise fertilisation entraîne une perte d’azote et donc une hausse des nitrates. C’est un échec agronomique et économique, pour l’agriculteur et pour la collectivité » , assure Rémi Koller, agronome et directeur de l’Araa. Il estime que « les modèles de simulation permettront à l’avenir de prédire les fuites de nitrates par systèmes de cultures et d’ajuster plus encore les apports d’azote ».

Source © Élisabeth Schulthess/ L'Alsace

Les nitrates dans la nappe phréatique d’Alsace : une carte réalisée par l’Aprona à partir des données de la Région Alsace pour l’inventaire de 2009. 

Un nouvel inventaire est prévu en 2015. DR



Plus de 17.000 hectares de végétation sont déjà partis en fumée en Patagonie, dans le sud de l'Argentine: un énorme incendie était toujours hors de contrôle vendredi, ont annoncé les autorités. 

Selon le journal Clarin, les maisons de célébrités, dont celle du chanteur français Florent Pagny, sont menacées par les flammes près du Lac Cholila, dans une zone montagneuse touristique.

L'incendie qui ravage depuis onze jours la province de Chubut a été déclenché par la foudre, dans une zone inhabitée et escarpée au pied de la Cordillère des Andes, à 1.600 mètres d'altitude, selon les pompiers.

Il s'agit de "l'incendie le plus dévastateur que la Patagonie ait connu", selon Evaristo Melo, chef des sapeurs-pompiers de la province. Il a indiqué qu'un épais mur de fumée, dégagé par le brasier, empêchait le travail des brigades anti-incendie, paralysant vendredi les opérations des avions bombardiers d'eau.

Seule une forte pluie pourrait parvenir à stopper entièrement le feu car la zone est particulièrement difficile d'accès, estime la sécurité civile. 

Les météorologues ne prévoient pas de pluies avant lundi et annoncent de fortes températures jusqu'à ce dimanche.

Le chef des sapeurs-pompiers a précisé que le feu s'étendait sur 30 km de long et 15 de front, et que les opérations devaient durer encore plusieurs jours. 

Sur le terrain, quelques 220 pompiers sont déployés. Cinq avions et un hélicoptère sont mobilisés pour déverser de l'eau sur les flammes qui continuent de ravager la végétation, composée d'arbres centenaires et de plantes endémiques de Patagonie. 

Des centaines d'animaux ont été tués. Les brigades craignent que le Parc national des Alerces, situé à seulement 4 km, ne soit touché. 

La province de Chubut, qui s'étend de la cordillère des Andes à l'Atlantique, est une des régions les moins peuplées d'Argentine, avec deux habitants au km² dans un territoire grand comme le Royaume-Uni.

Source © AFP


vendredi 27 février 2015
La qualité de la fourniture de l'eau potable en Inde est désormais sous d'importantes menaces, le deuxième pays le plus peuplé du monde lutte désormais contre la pollution et une grave baisse des niveaux des eaux souterraines et de surfaces. 

En effet les niveaux des eaux souterraines en Inde sont gravement en baisse:

Les agriculteurs, les industriels et les résidents épuisent les puits et les aquifères, selon le World Resources Institute (WRI). L'eau qui reste disponible est souvent gravement polluée et la situation ne peut qu'empirer à l'avenir. Les autorités prévoient même une baisse de 50 % inférieure à la demande d'ici à 2030. 

Pour suivre le grave stress hydrique dans le pays, le WRI vient de lancé le 27 Février un outil en ligne  appelé "Water Tool 2.0 Inde," qui vise à donner une image précise de l'état des eaux de surfaces et souterraines qui approvisionnent la population. 

La plate-forme qui compile les données provenant des sources officielles révèle qu'actuellement plus de 100 millions de personnes vivent dans des zones de mauvaise qualité de l'eau et que plus de la moitié du pays est confronté à stress hydrique extrêmement élevé.

Le professeur Shiao de l'IRG sur l'eau a rapporté à la presse: qu' "Actuellement les deux principales ressources en eau du pays,celles de surfaces et souterraines, sont majoritairement polluées et que la cause principale des pollutions en est que le traitement des eaux usées est globalement inadéquat.

Dans son interview , Tien Shiao, expert des risques hydriques du pays et qui a participé à l'élaboration de la cartographie à l'IRG affirme que la demande en eau de l'Inde est en forte hausse en raison de l'urbanisation rapide du pays et que malheureusement le changement climatique à venir ne fera qu'augmenter les risques pour la sécurité de l'eau potable. 

Comment décririez-vous la situation actuelle ? 

Tien Shiao: L'Inde est aujourd'hu confronté à des menaces de sécurité de l'eau. La demande en eau augmente annuellement avec l'industrialisation et l'urbanisation rapide du pays . On constate désormais que les niveaux des eaux souterraines sont en baisse à un rythme extrêmement rapide. 

Les deux ressources en eau, souterraine et de surface, sont gravement polluées. Le changement climatique à venir augmentera les menaces sur la sécurité de l'eau , tout notre avenir est en jeu.

Nous prévoyons même une baisse de 50 % inférieure à la possibilité de la demande d'ici 2030. 

Les zones oranges et oranges foncées dans la carte ci-dessous montrent l'état actuelle des eaux de surface, plus de 40 pour cent de ses eaux disponibles sont utilisé chaque année. 

Depuis combien de temps les niveaux des eaux souterraines sont en baisse ? 

Sur les 4000 puits référencés dans le "Water Tool Inde 2.0,« les eaux  ont chuté de 54 % au cours des sept dernières années et dans plus de 16 % des aquifères du pays on constate une baisse de niveau de plus de 1 mètre par an. 

Plus de la moitié des ressources en eaux du pays , 54 % pour être précis, montrent qu'elles subissent un stress hydrique extrêmement élevé. Dans la grande majorité des régions la demande en eau est supérieure de 40 % à une utilisation durable. Les usagers se tournent alors vers les eaux souterraines qui s'épuisent rapidement. 

Les agriculteurs des zones arides dépendent fortement des eaux souterraines pour l'irrigation. Le gouvernement indien va même jusqu'à subventionner les pompes électriques et il ne donne aucune limite aux volumes d'eau qu'ils utilisent. Nos modèles informatiques montrent que son usage excessif est généralisé dans toutes ces zones sèches du pays. 

Quelles sont les risques pour les secteurs de l'alimentation et l'agriculture? 

Les besoin alimentaires et agricoles mobilisent environ 90 % de l'eau de l'Inde, ce qui en font de loin les deux plus grands utilisateurs de la nation, mais l'écart grandissant entre l'offre et la demande signifie aujourd'hui qu'il y aura de moins en moins d'eau à l'avenir, y compris pour l'agriculture, ce qui augmentera par la même les risques pour la sécurité alimentaire du pays. 

La carte montre que le nord-ouest de l'Inde, le grenier du pays est sous stress hydrique extrême. Les États du Pendjab et de l'Haryana produisent à eux seuls plus de 50 % de l'approvisionnement en riz de la nation et 85 % des stocks de blé. Ces deux cultures sont extremement gourmantes en eau.

Mais le pire aujourd'hui en Inde c'est que plus de 100 millions de personnes vivent dans des zones de très mauvaise qualité de l'eau potable

Dans 59 des 632 districts les qualités des eaux de surface sont bien au-dessus des limites acceptables des normes indiennes, ce qui signifie que dans ces régions l' eau potable y est considérée comme dangereuse. Plus de 100 millions de personnes vivent dans ces zones où l'eau est impropre à la consommation. 

Quelles mesures les autorités devraient prendre pour s'attaquer efficacement au problème ? 

Dans l'élaboration de son Plan quinquennal, la Commission de planification de l'Inde a clairement réalisé que la crise croissante de l'eau du pays n'est plus durable. Le gouvernement a proposé un plan multi-volets, un véritable «changement de paradigme» qui devrait se concentrer sur des solutions du côté de la demande. 

Il travaille actuellement sur l'efficacité de la distribution des besoins dans de nouveaux cadres institutionnels et juridiques, avec une gestion participative si possible des ressources en eau. 

Le "Water Tool Inde 2.0" a été spécialement conçu pour aider les entreprises, les organismes gouvernementaux, et toutes les autres parties prenantes afin d'évaluer les risques hydriques du pays. C'est une première étape cruciale pour tenter d'inverser les graves dommages déjà constatés. 

Nous espérons que les efforts en cours pour améliorer la transparence des données et leurs accessibilités vont participer à un avenir plus durable de l'eau en Inde. 

© Nature Alerte




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L'ours polaire est en danger. Depuis des semaines, de nombreuses associations ont mis l'accent sur les risques encourus désormais par l'animal. 

Pour attirer l'attention sur la nécessité de protéger ces animaux menacés par le braconnage, le réchauffement climatique et la pollution de l'environnement, une journée internationale à leur honneur a été créé en ce 27 février.

Malgré une prise de conscience générale et une prise en charge du "dossier" par les pays tels que les Etats-Unis, le Canada ou encore le Danemark, le nombre d'ours polaire pourrait diminuer d'un tiers au cours des prochains mois.

Selon les scientifiques, ils seraient environ 22 000 aujourd'hui.

"Nous pouvons faire beaucoup à court terme pour augmenter la résilience des ours polaires, mais pour permettre leur survie à long terme dans des conditions similaires à celles que nous connaissons aujourd'hui, il faut agir de manière globale pour réduire les émissions de gaz à effet de serre" a estimé Geoff York, l'un des responsables de Polars Bears International, au Huffington Post.







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Au moins 14 personnes ont trouvé la mort dans des inondations vendredi à Antananarivo, provoquées par des pluies torrentielles durant la nuit, ont indiqué les services de secours malgaches.

Dans un communiqué, le Bureau national de gestion des risques et des catastrophes (BNGRC) fait état de 14 morts et de plus de 24.000 sans-abris. Une évacuation générale de plusieurs quartiers de la ville basse était en cours vendredi matin.

« Vu que nous, les habitants d’Antananarivo, nous nous trouvons dans une situation de danger déclarée, donc nous procédons à une évacuation de masse », indique le BNGRC dans un communiqué. 

« À cause de l’urgence, nous demandons à tous les écoles, églises, maisons villageoises, gymnases couverts et toute personne de bonne volonté de faciliter l’accueil des sinistrés ».

Le Premier ministre Jean Ravelonarivo s’est rendu immédiatement sur place aux premières heures de la matinée, alors que des vedettes rapides de la protection civile continuaient d’évacuer des sinistrés.

Trois rivières (Ikopa, Sisaony, Mamba) traversent l’agglomération d’Antananarivo en périphérie et certaines digues empêchant l’eau de se déverser vers la partie basse de la ville, notamment près des rizières, ont cédé. 

Au moins une cinquantaine de maisons se sont aussi écroulées, selon le BNGRC.

Coupures d’électricité

Par ailleurs, les inondations ont provoqué des coupures d’électricité dans la capitale malgache.
« La forte pluie de cette nuit a transporté des grands tronc d’arbres qui ont bouché le centrale électrique d’Andekaleka », a indiqué à l’AFP le directeur de la communication de la Jirama, la compagnie électrique malgache, Feno Randrianarison.

Cela « nous oblige à procéder à une coupure tournante de l’électricité dans la capitale », a-t-il ajouté, sans préciser combien de quartiers sont affectés.
L'exploitation pétrolière dans l'État d'Unité, au Soudan du Sud a définitivement contaminé les nappes phréatiques d'une large zone bordant les zones marécageuses du Nil-Blanc, rendant inconsommable l'eau bue par plus de 180.000 personnes, selon une étude publiée jeudi à Juba par une ONG allemande.

"Il y a un lien direct entre l'exploitation et la production pétrolière dans le nord de l'État d'Unité et la contamination de l'eau potable dans la zone", a déclaré jeudi à Juba le vice-président de l'ONG Sign of Hope ("Signe d'espoir"), Klaus Stieglitz.

L'ONG a effectué des prélèvements et mené des recherches depuis six ans, en coopération avec l'entreprise African Water, basée en Allemagne et au Soudan du Sud, spécialisée dans la recherche et la fourniture d'eau potable dans ce pays.

"Nous pouvons prouver que l'eau potable dans plusieurs villages (...) est contaminée par des produits d'origine humaine issus des activités d'extraction du pétrole", a affirmé le Dr Hella Rueskamp qui a mené les recherches pour Africa Water.

"La nappe phréatique supérieure est polluée par l'infiltration lente d'eaux salées issues de la production de brut, arrivant régulièrement de bassins de stockage et de fosses de boues (de forage) au cours de la saison des pluies", poursuit-elle dans son étude, estimant qu'aucune autre source d'eau salée n'a pu être identifiée dans la zone.

Les compagnies pétrolières ne "prennent aucune mesure de protection" de l'environnement, stockant eaux usées et boues de forage - contenant des additifs chimiques - dans des bassins ou des fosses creusés directement dans le sol et non isolés et se débarrassent selon elle de leurs déchets de façon inappropriée.
D'après ses résultats, l'eau prélevée dans certains puits présente des excès de chlorures et de sulfates, ainsi que des taux importants de métaux lourds - tels que plomb, fer, baryum ou zinc, notamment.

La salinité de l'eau est comparable à celle des eaux usées et des boues de forage issues de l'exploitation pétrolière retrouvées dans la zone. La qualité de l'eau s'améliore à mesure que l'on s'éloigne des forages ou des sites de production, note aussi le Dr Rueskamp.

Depuis plusieurs années, "la population (de la zone) se plaint d'un goût salé et amer de l'eau" des puits, de maladies intestinales et d'une mortalité anormale du bétail, a poursuivi M. Stieglitz, "les gens abandonnent leurs puits pour boire l'eau des marais" impropre à la consommation.

Selon lui, au moins 180.000 personnes, selon "l'estimation la plus prudente", subissent les conséquences directes de la contamination des nappes, mais "nous n'avons aucune étude médicale scientifique concernant les effets exacts" de la contamination sur la population.

Le Dr John Ariki, géologue de l'Université de Juba, a critiqué les réticences des autorités sud-soudanaises à admettre les conséquences sur l'environnement de l'activité pétrolière. "Les compagnies sont un lobby puissant, elles ne cessent de dire aux autorités qu'elles ne sont pas responsables du problème", a-t-il estimé, "les communautés locales pleurent, mais aucune oreille n'écoute".

"Le mal à l'environnement est fait. Dans cette zone, il n'y a aucune chance de nettoyer cette première nappe phréatique" peu profonde, a estimé le Dr Rueskamp, estimant que l'arrêt des puits dans l'État d'Unité en raison du conflit qui a éclaté en décembre 2013, ne changera rien à la qualité de l'eau.

"Nous devons trouver des sources alternatives d'eau", a-t-elle indiqué, préconisant le forage de puits dans une seconde nappe plus profonde, protégée de la première par une épaisse couche d'argile.

Huit puits profonds ont été construits dans la région par Africa Water, mais les pompes ainsi que les panneaux solaires permettant leur fonctionnement ont été pillés à la faveur de l'actuel conflit. Si les puits ont été préservés, il sera facile de nettoyer et de les faire repartir, a estimé le Dr Rueskamp.

Une précédente étude menée en 2009 par Signe d'espoir avait déjà révélé la pollution de cette région, la plus vaste zone marécageuse du monde, appelée le Sudd, par les activités pétrolières. "Rien n'a été fait depuis par les compagnies pétrolières", a déploré Hella Rueskamp.


Source © AFP


La maladie bovine IBR arrive en Suisse. Les autorités ont mis sous séquestre 30 exploitations dans douze cantons. Incurable chez les animaux, ce virus n'est toutefois pas dangereux pour l'homme.

Deux bêtes ont été testées positifs à l'IBR (rhinotrachéite infectieuse bovine), tandis qu'une troisième présentait un résultat douteux. Ces animaux ont été abattus sans tarder, écrit jeudi l'Office fédéral de la sécurité alimentaire (OSAV).

Le virus a été introduit en Suisse par des bovins importés du Tyrol, en Autriche. Les autorités vétérinaires autrichiennes ont informé leurs homologues helvétiques le 17 février dernier.

Durant la période critique, entre décembre 2014 et janvier 2015, 63 animaux ont été importés. Les autorités suisses recherchent toutes les bêtes entrées en contact avec les bovins en question pour les examiner. Une mise sous séquestre implique une interdiction des mouvements d'animaux pour éviter la propagation de la maladie.


Source © ATS  

Des milliers de poissons morts ont de nouveau fait leur apparition autour de la baie de Rio, site des jeux Olympiques en 2016, sans explication comme en octobre dernier suscitant l'inquiétude chez les pêcheurs et les habitants.

Selon la compagnie de nettoyage municipale, 12,3 tonnes de ces petits poissons argentés ont été retirés mercredi et jeudi des plages de l'Ilha do Governador et de Ramos, situées près de l'aéroport international. 

La dépollution de la baie en prévision des jeux Olympiques de 2016 est déjà conclue à 49%, avait annoncé mardi le gouverneur de Rio, Fernando Pezao. 

Littoral macabre

Objectif final: 80%, pour les épreuves de voile qui s'y dérouleront. "J'ai survolé la baie hier et j'ai vu aussi des milliers de poissons morts sur le littoral de Duque de Caxias, Magé et l'île de Paqueta", a déclaré jeudi le biologiste Mario Moscatelli. "C'est la même espèce de poissons (alose) qu'en octobre et aux mêmes endroits", a-t-il ajouté. 

"On ne sait toujours pas si le phénomène est de nature environnementale ou si c'est parce que les pêcheurs les rejettent de leurs filets car ils ne valent rien, mais ce sont des quantités plus grandes que jamais", a dit le biologiste. "Cela arrive chaque année et toujours en été. C'est comme s'il y avait un choc thermique dans l'eau qui provoque cette mort massive. Vous voyez que les poissons sont assez petits. L'eau de la baie est un peu sale, mais elle est en cours de traitement", affirme Janete Gomes, chargée de l'équipe de nettoyage sur la plage d'Ilha do Governador. 

Aucune piste

"Le mystère reste entier depuis octobre. On a fait 252 tests dans 33 endroits de la baie qui n'ont révélé aucune substance chimique toxique, ni aucune variation anormale dans le pH (potentiel hydrogène), ni dans la salinité ou la quantité d'oxygène de l'eau", a affirmé jeudi le service de presse du secrétariat à l'Environnement de l'État de Rio. Pour l'instant des examens anatomiques des poissons "n'ont révélé aucun saignement dans le corps et les viscères (...) et les aloses analysées étaient apparemment intactes. 

Comme l'eau, l'analyse des poissons n'a pas permis de conclure sur la cause de cette mortalité" peu commune, selon le secrétariat à l'Environnement. D'autres analyses, réalisées par l'Université de Rio (Uerj) à la demande de l'Inea, n'ont pas encore été conclues.


Source © AFP

Le volcan Popocatepetl au Mexique s’est de nouveau réveillé ce mercredi, crachant des volumes de fumée et de cendres qui, en retombant sur les villes proches et les pistes, ont forcé les annulations de vol de l’aéroport local. 

L’activité du volcan a commencé avec un certain nombre d’explosions, qui ont notamment propulsé des débris incandescent à 700 mètres au-dessus du cratère, et une colonne de cendre s’élève désormais à plus de 4 kilomètres dans le ciel. 

C’est la deuxième fois en dix jours que le volcan a enregistré des niveaux de haute activité.

Une nouvelle fuite a été signalée à la centrale de Fukushima par l'exploitant Tepco, vendredi 27 février. Une mare d'eau de 20 mètres de long sur six de large a été découverte dans le bâtiment de turbine du réacteur numéro 4.

Des prélèvements sont en cours d'analyse pour évaluer la radioactivité de ce liquide, indique Tepco. 

Cette nouvelle fuite apparaît moins grave que celle survenue en début de semaine, et pour laquelle l'exploitant n'a encore aucune explication, une contamination, certes temporaire mais importante, a été détectée dans l'eau d'un canal traversant le site et descendant vers la mer. Selon Tepco, les niveaux de radioactivité sont redevenus normaux depuis le long du canal. Très critique, l'autorité de régulation nucléaire a exigé des mesures supplémentaires de prévention.

Depuis le tsunami qui a quasiment détruit la centrale nucléaire il y a près de trois, des centaines et des centaines de réservoirs ont été construits dans le site, mais les quantités d'eau d'arrosage, souterraines ou de pluie continuent d'augmenter.

Source © Le Monde

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