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jeudi 5 mars 2015
Plus de 1.500 cas de choléra ont été enregistrés en l'espace de sept semaines dans la province du Katanga, dans le sud-est de la République démocratique du Congo, a indiqué mercredi à Kinshasa le bureau pour la coordination des Affaires humanitaires de l'ONU (Ocha).

"Quinze zones de santé ont déjà notifié plus de 1.520 cas, dont 35 décès, au cours de sept premières semaines de cette année", dans la province du Katanga, a indiqué Sylvestre Ntumba, porte-parole de Ocha, au cours de la conférence de presse hebdomadaire des Nations unies. 

"30% de ces cas proviennent de la seule zone de santé de Mufunga Sampwe, [en] territoire de Mitwaba", au nord de Lubumbashi, chef-lieu de la province, a-t-il indiqué, précisant que "d'autres zones de santé telles que Bukama, Butumba, Kabondo Dianda et Kikondja inquiètent" également. 

M. Ntumba a ajouté que, "selon l'OMS (Organisation mondiale de la santé), si la tendance actuelle persiste, 2015 pourrait avoisiner la situation de 2013", où 843 personnes étaient mortes du choléra au Katanga. 

Le nombre de cas de choléra est passé de "près de 7.000 cas en 2012, (...) à plus de 9.000 cas en 2014 après un pic de près de 14.000 cas en 2013" en RDC, et le Katanga "avait enregistré à lui seul la moitié de cas rapportés sur l'ensemble du pays". 

M. Ntumba a expliqué que malgré les efforts des experts impliqués dans la lutte, l'épidémie a du mal à reculer en raison de nombreux facteurs, notamment l'accès limité à l'eau potable et aux installations hygiéniques, une grande méconnaissance des règles d'hygiène, une faiblesse du système sanitaire ou encore un personnel soignant peu nombreux et mal formé.
Des volutes d'épaisse fumée noire s'échappent vers les cieux nuageux de Delhi au fur et à mesure que Kunti Desai alimente son fourneau à charbon pour produire le goudron nécessaire à la réfection d'une route de la capitale.

Kunti Desai, dont les mains et le visage sont noircis par la fumée, sait que son travail contribue à dégrader la qualité de l'air de la mégapole, qui dépasse fréquemment Pékin comme capitale la plus polluée du monde. Mais, dit-elle, cette fumée me permet de gagner ma vie.

Nourrir mes enfants et de les envoyer à l'école est plus important que de m'inquiéter de la qualité de l'air, dit cette mère de deux enfants qui gagne 40 dollars par mois.

Les habitants de Delhi respirent un cocktail toxique composé de poussières, de rejets émis par des sites industriels et de construction et des gaz d'échappement de millions de véhicules.

Selon une étude conjointe du Health Effects Institute, basé à Boston, et de l'Energy Resources Institute de Delhi, au moins 3.000 personnes meurent prématurément chaque année dans la capitale en raison de leur forte exposition à la pollution.

Le quotidien de Kunti Desai offre un aperçu du défi que doit relever le Premier ministre indien Narendra Modi à l'approche de la conférence de Paris sur le climat en décembre, en matière de lutte contre le réchauffement climatique.

- Coupures fréquentes -

Alors que nombre de logements et d'usines connaissent encore de fréquentes coupures de courant, le gouvernement indien se retrouve pressé de réduire la forte dépendance de l'Inde au charbon.

L'Inde est le troisième émetteur mondial de gaz à effet de serre et ses partenaires l'exhortent d'annoncer des objectifs de réduction de ces gaz, en particulier depuis que les Etats-Unis et la Chine ont conclu un accord sur ce sujet en novembre.

Barack Obama a estimé en janvier que le monde n'avait aucune chance dans la lutte contre le changement climatique si les grandes puissances émergentes comme l'Inde ne réduisaient pas leur dépendance aux énergies fossiles.

Mais l'Inde se garde pour l'instant de tout engagement chiffré de réduction, craignant de nuire à ses efforts pour améliorer le niveau de vie de sa population de 1,2 milliard de personnes, dont un quart est pauvre.

Le gouvernement estime que les efforts doivent essentiellement reposer sur les pays les plus industrialisés.

Arunabha Ghosh, chef du Council on Energy, Environment and Water, reconnaît que fixer des objectifs comme l'a fait la Chine pourrait nuire à l'économie indienne.

Le développement voulu par le gouvernement n'est pas que de la rhétorique, il a un contenu réel. Des objectifs agressifs en matière d'énergie renouvelables risqueraient de rendre inaccessible l'électricité pour les 20% des foyers les plus pauvres, dit M. Ghosh à l'AFP.

Cette question soulève un dilemme: qui va supporter ces coûts élevés'.

- Energie vs environnement -

L'Inde prévoit de produire 100.000 mégawatts d'énergie solaire d'ici 2020, contre 3.000 MW actuellement et estime que l'industrie des renouvelables pourrait générer 160 milliards de dollars de revenus sur les cinq prochaines années.

Modi a promis de fournir d'ici 2019 de l'électricité aux plus de 300 millions d'Indiens qui n'y ont pas accès, notamment via le solaire.

Mais il compte aussi beaucoup sur le charbon, gros émetteur de gaz à effet de serre, prévoyant un doublement de la production avant 2019 à un milliard de tonnes.

L'Inde produit 60% de son électricité via le charbon, une ressource qui tue jusqu'à 115.000 Indiens par an, selon des études.

Plus de la moitié des habitants en Inde vit dans des zones où la concentration en particules fines, appelées pm 2,5, est bien supérieure aux niveaux acceptables.

A Delhi, les habitants vivent sous un ciel gris opaque et les débats télévisés sur la qualité de l'air se multiplient.

L'an dernier, les autorités de la capitale avaient contesté l'étude de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) classant Delhi comme capitale la plus polluée au monde avant de reconnaître qu'elle se classait moins bien que Pékin, pourtant réputée pour sa pollution. 

Et pour Vikram Mehta, chef de Brookings India, le projet de budget du gouvernement présenté samedi fait l'impasse sur l'arbitrage entre besoins énergétiques et protection environnementale.

En dehors d'une brève référence à une taxe carbone, le discours (du ministre des Finances) ne contient rien qui puisse réduire les craintes des défenseurs de l'environnement.

Modi a récemment estimé qu'il ne sentait aucune pression de la part de l'étranger sur le climat mais s'est inquiété de l'héritage que nous laisserons aux générations futures.


Source © AFP 
Des agriculteurs qui bloquaient depuis lundi les entrées du site de Sivens (Tarn) y ont pénétré, mercredi 4 mars, et ont détruit des constructions des opposants au projet de barrage, a-t-on appris auprès de protagonistes des deux camps. 

« Nous assistons à des scènes de guérilla », a déclaré par téléphone le président du syndicat agricole FDSEA, Philippe Jougla, présent avec quelque deux cents pro-barrage à l'entrée de la ZAD (zone à défendre). 

« Des agriculteurs sont rentrés sur l'un des quatre points de rassemblement des zadistes, dit 'le Califat'. On a démonté un chapiteau et des cabanes », a-t-il ajouté.

Des proches de zadistes venaient d'alerter l'Agence France-Presse par téléphone. L'un d'eux, se faisant appeler comme les autres, « Camille », a affirmé que les agriculteurs avaient « mis le feu à une bergerie des zadistes qui abritait des chèvres, des moutons et des chiots, sans faire de victimes car le feu a été rapidement circonscrit ». Selon lui, deux cabanes ont été détruites et le chapiteau des zadistes démantelé.

La situation semblait se compliquer en fin d'après-midi, des partisans des zadistes tentant de rejoindre le site, selon le syndicat. 

« Les pro-zadistes regroupés à Gaillac sont en train d'essayer de rentrer par tous les moyens », assurait M. Jougla. 

Quelque 200 manifestants pro-zadistes rassemblés à Gaillac (Tarn) en vue d'un "convoi alimentaire" destiné aux militants cernés par des agriculteurs sur le site de Sivens, ont été bloqués par les gendarmes mercredi 4 mars dans l'après-midi au centre-ville. Un camion de la mairie, chargé de nourriture, est finalement parti de la place.

Certains auraient réussi à échapper à l'encerclement.

« Ça chauffe à présent sur la route qui mène à Barat et celle qui mène à la maison forestière » a affirmé M. Jougla. « Ils ont caillassé une de nos voitures. Ils sont rentrés dans des fermes. On les a coursés », a-t-il ajouté. Les zadistes étaient jusqu'ici une quarantaine sur le site. Le syndicaliste agricole n'a pu préciser combien d'autres étaient venus leur prêter main-forte face aux cent cinquante agriculteurs rassemblés par la FDSEA.

Les autorités s'étaient engagées à empêcher tout contact entre les protagonistes en dépêchant sur place quelque trois cents gendarmes. Une réunion cruciale vendredi au conseil général d'Albi doit se prononcer sur les alternatives au barrage controversé, écarté par la ministre de l'écologie, Ségolène Royal. Le 26 octobre un jeune écologiste, Rémi Fraisse, était mort atteint par une grenade offensive de la gendarmerie lors d'affrontements. Le projet avait alors été suspendu.

Source © Le Monde
La vigilance orange en raison de vents violents, qui concerne déjà les deux départements corses, a été étendue jeudi matin au département des Pyrénées-Orientales, a annoncé Météo France. 

La tramontane, «déjà très forte, voire violente par endroit» dans les Pyrénées-Orientales, «va encore forcir en cours de matinée jeudi», indique Météo France dans son bulletin de 6h.

«Ces vents s'accompagnent à présent de chutes de neige»

Les rafales devraient atteindre de 110 à 130 km/h et localement 150 km/h au Cap Béar, selon les prévisionnistes qui précisent que «les vents devraient commencer à faiblir un peu dans le courant de l'après-midi». 

En Haute-Corse, «les vents de secteur nord se sont très nettement intensifiés», de 100 à 120 km/h près du littoral à plus de 140 km/h au Cap Corse.

«Ces vents s'accompagnent à présent de chutes de neige dès 600 à 800 m, abondantes sur les versants nord des reliefs», souligne Météo France.

Source © 20 Minutes
mercredi 4 mars 2015
Les derniers chiffres publiés dans un rapport de l’Agence européenne de l’environnement sont inquiétants: le bruit tuerait chaque année plus de 10.000 personnes en Europe. 

L’exposition au bruit pourrait en effet provoquer crises cardiaques ou AVC prématurés.

Un quart de la population européenne serait exposé à un niveau de décibels trop élevé. Un chiffre encore trop important quand on sait que le bruit expose à des risques de crises cardiaques ou d’AVC prématurés. 

Selon les chiffres d’un rapport publié par l’Agence européenne de l’environnement, plus de 10.000 personnes décèderaient chaque année du bruit en Europe. L’exposition au bruit provoque également insomnies, hypertension et stress.

Il s’agit donc d’un enjeu de santé public préoccupant. Et, pour tenter de sortir de cette situation, l’Agence européenne de l’environnement cherche des solutions  et préconise notamment la mise en place de barrières anti-bruit ou une diminution du trafic aérien la nuit. Mais il s’agit là de mesures compliquées à mettre en place.

Source © Enviro2b
Près de 700 koalas auraient été tués dans un abattage de masse dans la brousse australienne pour répondre aux problèmes de surpopulation et de famine, ont rapporté des médias locaux mercredi.

Le quotidien The Australian a rapporté que 686 koalas ont été abattus à Victoria en 2013 et 2014 en réponse à la surpopulation dans un bois de la région et à des craintes de famine.

Des agents de l'environnement ont capturé les koalas et leur ont administré un sédatif avant de les euthanasier, et les femelles en bonne santé ont été libérées et ont reçu des implants hormonaux de contrôle de fertilité, a indiqué le journal.

Pour éviter des réactions de citoyens locaux et d'activistes environnementaux, l'extermination de masse avait été tenue secrète.

Source AP
Le gouvernement a prolongé jusqu'au 6 janvier 2016 un permis de recherche d'hydrocarbures conventionnels liquides ou gazeux en Seine-et-Marne, dit permis de Saint-Just-en-Brie, au canadien Vermilion, selon un arrêté paru au Journal officiel mercredi.

Par arrêté de la ministre de l'écologie, du développement durable et de l'énergie et du ministre de l'économie, de l'industrie et du numérique en date du 23 février 2015, la validité du permis exclusif de recherches de mines d'hydrocarbures conventionnels liquides ou gazeux dit  Permis de Saint-Just-en-Brie est prolongée jusqu'au 6 janvier 2016 sur une surface inchangée, selon le texte.

Ce permis, accordé pour la première fois en 2000, concerne une superficie de 307,2 km2 sur le département, selon un document publié sur le site du ministère.

Présent en France depuis 1997, Vermilion est le premier producteur d'hydrocarbures liquides dans l'Hexagone, avec une production quotidienne de 9.000 barils de pétrole brut sur 20 concessions et 450 puits.

Source © AFP


L’association agréée de surveillance de la qualité de l’air Gwadair a observé un dépassement du seuil d’alerte relatif aux particules fines contenues dans l’air sur l’ensemble de la Guadeloupe. Cette situation, liée à une concentration de polluants dans l’atmosphère, induit un niveau d’alerte « ORANGE » pour la journée.

Cette pollution est principalement liée au passage des brumes de sables sur l’archipel guadeloupéen (en dépit des quelques averses observées en début de matinée), mais également à l’activité humaine (combustion d’énergie fossile, moyens de transport, activités industrielles…).

La vigilance est donc de rigueur, surtout en ce qui concerne les personnes fragiles qui peuvent connaître des épisodes d’irritation des voies respiratoires. En attendant une amélioration de l’indice ATMO, la préfecture recommande :

- d’éviter les activités physiques et sportives intenses, car les particules fines peuvent être responsables de gênes respiratoires. Elles peuvent également provoquer des essoufflements et aggraver les pathologies respiratoires préexistantes.

- de respecter toutes mesures de bon sens susceptibles de limiter les efforts physiques non indispensables

- d’éviter de polluer l’air par toutes opérations de brûlage à l’air libre…

- de privilégier le co-voiturage et d’adopter une conduite économique

Les activités physiques légères et les sorties à l'extérieur ne sont pas prohibées.

Il est recommandé de se tenir régulièrement informé sur l’évolution de ce phénomène naturel.
Des militants de Greenpeace ont déposé mercredi 4 mars 2015 au matin une grume de bois tropical de quatre tonnes devant le ministère de l'Écologie à Paris. 

Leur message : demander au gouvernement "d'appliquer la loi" contre les importations de bois illégal, a constaté une journaliste de l'AFP. Long de 8,5 m, le tronc d'arbre, sur lequel était inscrit en lettres blanches "bois illégal", a été livré à 07 H 15 par une dizaine de militants de l'ONG, venus avec un camion-grue.

D'après Greenpeace, ce bois provient "d'un lot suspect stocké sur le port de La Rochelle". Les militants arboraient aussi une banderole avec l'inscription : "Bois illégal : le gouvernement s’en fout Royal".

"Voilà deux ans que le gouvernement français traîne des pieds pour appliquer la réglementation européenne", destinée à mettre fin aux importations de bois illégal en Europe, a affirmé Greenpeace dans un communiqué. "Malgré le vote d'une loi en France en octobre dernier, aucun contrôle n’a été effectué ni aucun contrôleur nommé par Ségolène Royal", a assuré l'ONG.

Source © AFP

Des déchets humains laissés par ceux qui escaladent le mont Everest sont en train de devenir un problème qui cause de la pollution et risque de transmettre des maladies sur le sommet le plus haut du monde, a déclaré mardi le chef de l'Association d'alpinisme du Népal.

Les quelque 700 alpinistes et guides qui passent près de deux mois sur les flancs de l'Everest chaque saison laissent derrière eux de grandes quantités d'urine et d'excréments, et ce problème n'a jamais été abordé, a dit Ang Tshering aux journalistes.

Il soutient que le gouvernement du Népal doit faire en sorte que les alpinistes se débarrassent des déchets correctement pour que la montagne demeure intacte.

Des centaines d'alpinistes étrangers tentent d'escalader l'Everest durant la saison qui commence cette semaine et se poursuit jusqu'en mai. La saison d'escalade a été annulée l'an dernier après que 16 guides locaux eurent été tués dans une avalanche en avril.

Les alpinistes passent des semaines à s'acclimater dans des camps entre celui à la base de la montagne et ceux menant jusqu'au sommet.

Les camps ont des tentes et certains équipements, mais pas de toilettes.

Les alpinistes creusent habituellement des trous dans la neige pour se faire une toilette et laissent leurs déchets là, a indiqué Ang Tshering, ajoutant que ces déchets s'accumulent depuis des années.

Dawa Steven Sherpa, qui a effectué des expéditions de nettoyage de l'Everest depuis 2008, a indiqué que certains alpinistes transportaient des sacs jetables pour utiliser dans les camps.

Le gouvernement du Népal n'a pas encore créé de plan pour s'attaquer au problème des déchets humains, mais dès cette saison, des responsables seront en poste au camp de base et vont surveiller étroitement les déchets. L'an dernier, le gouvernement a imposé de nouvelles règles exigeant des alpinistes qu'ils redescendent 8 kilogrammes de déchets sans quoi ils perdront leur dépôt de 4000 $.

Source AP


Le président kényan Uhuru Kenyatta a brûlé mardi à Nairobi 15 tonnes d'ivoire, le plus important volume jamais incinéré en Afrique, et promis de détruire d'ici fin 2015 l'ensemble du stock d'ivoire du Kenya, estimé à 100 tonnes.

Le kilo d'ivoire se négocie environ 2100 dollars en Chine et la quantité incinérée mardi représente une valeur marchande d'environ 30 millions de dollars.

Le Kenya est non seulement un haut-lieu du braconnage de l'éléphant d'Afrique, mais aussi un important point de passage du trafic de l'ivoire prélevée sur les pachydermes abattus dans la région.

«L'ivoire et les trophées prélevés sur les animaux sauvages doivent être rendus inutilisables partout dans le monde», a déclaré au Parc national de Nairobi le président Kenyatta, avant d'allumer une imposante pyramide de défenses saisies ces dernières années, haute d'environ trois mètres.

L'ivoire devrait brûler durant cinq jours, sous haute surveillance, dans le Parc avant d'être réduit à l'état de cendres.

«Ce qui est fait pour protéger la biodiversité est faible au regard des menaces sur notre environnement aujourd'hui», a poursuivi le président Kenyatta. «Il est urgent d'intensifier le combat contre les crimes contre la nature», a-t-il lancé.

«Nous allons brûler le reste de notre stock dans l'année», a promis le chef de l'État kényan lors de la cérémonie d'incinération organisée à l'occasion de la Journée mondiale pour la vie sauvage.

Braconnage en explosion

M. Kenyatta a assuré que «les braconniers et ceux qui les financent n'auront pas le dernier mot». «Nous voulons que les générations futures de Kényans, d'Africains et du monde entier puissent jouir de la majesté et de la beauté de ces animaux magnifiques», a-t-il poursuivi.

«Il s'agit de la plus importante quantité d'ivoire jamais brûlée en Afrique», s'est réjoui Iain Douglas-Hamilton, fondateur de l'ONG Save the Elephants («Sauvez les Elephants»). «En nous y prenant bien, dans ce pays, nous pourrions renverser» la situation en ce qui concerne le dramatique braconnage des éléphants.

Le braconnage des rhinocéros et des éléphants a explosé au Kenya, comme dans le reste de l'Afrique, depuis la fin des années 2000, dopé par la demande asiatique en corne de rhinocéros, à laquelle sont attribuées à tort des vertus médicinales, et en ivoire, recherché pour la fabrication d'objets décoratifs.

Au Kenya, les chiffres officiels font état de 300 éléphants et 59 rhinocéros abattus en 2013, mais les experts estiment que le carnage est largement sous-estimé.

En septembre, les deux principaux quotidiens kényans avaient accusé les autorités, notamment l'agence de protection de la faune (KWS), de cacher l'ampleur du braconnage.

Le KWS estime qu'il reste 38 000 éléphants et un millier de rhinocéros au Kenya, des données largement optimistes selon certains défenseurs de la nature. Environ 30 000 éléphants sont tués en Afrique chaque année, selon l'ONU.

Au début du XXe siècle, il y avait 20 millions d'éléphants sur le continent. Leur nombre est tombé à 1,2 million en 1980 et tourne autour de 500 000 actuellement, bien que le commerce d'ivoire ait été interdit en 1989, selon la CITES (Convention sur le commerce international des espèces menacées d'extinction), liée à l'ONU.

En décembre dernier, deux ONG de défense de l'environnement avaient estimé que le massacre des éléphants d'Afrique et le commerce de leur ivoire en Chine étaient «hors de contrôle» et pourraient provoquer l'extinction des pachydermes vivant en liberté d'ici une génération.

En réponse aux critiques internationales, la Chine a imposé la semaine dernière une interdiction d'un an à l'importation d'ivoire ouvragé.

En 1989, le Kenya avait brûlé l'ensemble de son stock d'ivoire. Le président Mwai Kibaki, prédécesseur de M. Kenyatta, avait incinéré cinq tonnes de défense en 2011.

Source © AFP

mardi 3 mars 2015
Près de la moitié des rivières et des lacs d'Europe sont encore pollués rappelle le dernier rapport de synthèse publié tous les cinq ans par l'Agence européenne pour l'environnement.

Malgré les sept grandes initiatives européennes sur l'eau de ces 15 dernières années, seulement 53% des masses d'eau douce de l'Europe sont en bon état écologique , une «amélioration modeste» depuis 2009 lorsque 43% des rivières et des lacs étaient en bonne santé. 

"Il devient de plus en plus urgent de protéger les écosystèmes aquatiques", a rappelé Hans Bruyninckx, directeur exécutif de l'agence de l'environnement. L'amélioration de la qualité des eaux douces européennes est devenu un grave problème de santé publique. 

Parmi les pires contrevenants on retrouve l'Allemagne et les Pays-Bas, où plus de 90% de des eaux douces n'ont pas réussi à atteindre le bon état écologique 

Les pollutions de l'agriculture intensive et de l'urbanisation en sont les principales causes

Les concentrations de nitrates émanant des ruissellement agricoles ont baissé en moyenne de 20% entre 1992 et 2012, mais dans plus de 40% des cours d'eau européens ils restent la cause majeur des problèmes de pollution, et en particulier en entraînant la prolifération d'algues toxiques. Ces algues provoquent la perte de biodiversité en réduisant l’oxygénation des masses aquatiques et en tuant les poissons des rivières et des lacs. 

Les concentrations de nitrates dans les rivières les plus élevés ont été relevé au Luxembourg, en Turquie et au Royaume-Uni 

"L'Europe reste incapable de se débarrasser des fumiers provenant de l'élevage, ni d'abaisser l'utilisation de ses engrais chimiques» affirme Bruyninckx. 

Quant à l'urbanisation elle entraîne des changements dans l'utilisation des terres agricoles et des pâturages. Pire de nombreuses forêts ont été transformés en sites miniers ou en constructions industrielles.  

De tout petits gains 

Parmi les plus grandes réalisations en matière de qualité de l'eau des 25 dernières années le rapport relève que la majorité des pays ont cessé le dumping de grandes quantités d'eau non traitée de déchets urbains et industriels dans les rivières. Cependant, "les progrès sont lents. Nous n'attendrons pas nos objectifs ", dit Bruyninckx. 

La perte de biodiversité 

La biodiversité en Europe est également mal en point, environ 60% des espèces et 77% des habitats étudiés entre 2007 et 2012 sont dans un état «défavorable», et ont besoin d'une plus grande protection. 

Ces deux chiffres ont augmenté d'environ 10 % par rapport à l' évaluation de 2001-06. 

La biodiversité est en déclin à l'échelle mondiale, et de nombreux scientifiques avertissent qu'il a atteint un point critique qui devient irrévocable. De nombreux objectifs convenus au niveau international pour protéger la biodiversité d'ici à 2020 sont susceptibles d'être totalement manqués. 

Les dirigeants européens ne doivent pas hésiter à relever leurs manches pour affronter les défis environnementaux de l'Europe:

«Les politiques actuelles ne suffisent pas."

© Nature Alerte






La centrale nucléaire de Fessenheim (Haut-Rhin) était à l'arrêt, dimanche 1er mars, après l'interruption de ses deux unités de production. 

« Les équipes sont en train de faire un diagnostic, l'activité de la centrale pourrait redémarrer dans les jours qui viennent », a précisé une porte-parole d'EDF. Cette interruption n'a « aucune conséquence sur la sûreté des installations, l'environnement et la sécurité du personnel ».

L'unité de production numéro un de la centrale a été mise à l'arrêt samedi soir à la « suite d'un défaut d'étanchéité constaté sur une tuyauterie située en aval du condenseur, dans la salle des machines, hors zone nucléaire ». Le stop de la seconde avait été programmé « pour maintenance et rechargement d'un tiers de son combustible ».

Située en zone sismique et inondable, la centrale de Fessenheim est la doyenne des centrales françaises. Ses deux réacteurs, de 900 mégawatts chacun, sont en service depuis 1977. En raison de son âge notamment, les antinucléaires réclament sa fermeture et son démantèlement depuis des années. Avec la mise en service prévue en 2017 de l'EPR de Flamanville (Manche), Fessenheim devrait fermer, conformément à une promesse de campagne de François Hollande.

François Hollande a réaffirmé ce lundi que la centrale nucléaire de Fessenheim dans le Haut-Rhin, à l'arrêt depuis samedi soir, serait fermée « à l'horizon de la fin du quinquennat ».

Le président a déclaré, interrogé sur le sujet lors d'une conférence de presse conjointe à l'Elysée avec le Premier ministre québecois Philippe Couillard: «Sur ce que j'avais dit que cette centrale qui est la plus vieille devait être fermée à l'horizon de la fin du quinquennat, cela reste vrai».

«Nous sommes depuis plusieurs mois engagés dans ce processus qui prend du temps et qui doit respecter toutes les procédures et l'incident qui s'est produit ne change rien à ce qui était l'objectif du plafonnement de la production d'électricité d'origine nucléaire», a ajouté le Président de la République.

La production de la centrale nucléaire de Fessenheim (Haut-Rhin) a totalement cessé depuis samedi soir, un défaut d'étanchéité ayant conduit à l'arrêt de son unité de production n°1 et la n°2 ayant été arrêtée la veille pour maintenance.

Des doutes sur sa fermeture

Les doutes sur la fermeture de la centrale de Fessenheim, une promesse électorale de François Hollande, s'intensifient depuis le report à 2017 par EDF du démarrage de l'EPR de Flamanville (Manche), un réacteur de nouvelle génération. «En toute transparence, il y aura deux réacteurs qui fermeront quand deux réacteurs nouveaux vont s'ouvrir», a rappelé à plusieurs reprises la ministre de l'Ecologie Ségolène Royal, soulignant que Fessenheim ne fermerait «pas forcément».

Le député écologiste Denis Baupin, rapporteur au printemps dernier d'une commission d'enquête sur le coût du nucléaire, a salué ce lundi «une confirmation très bienvenue» de l'engagement de campagne de François Hollande. «C'est un message clair qui est rappelé et adressé notamment au PDG d'EDF et à tous ceux qui spéculaient sur cette décision», a-t-il indiqué, ajoutant qu'«une annonce comme celle là ne peut qu'améliorer les relations entre les écologistes et les socialistes».

Source © Le Monde



La photo est mignonne, l’histoire un peu moins. 

Un photographe amateur, Martin Le-May, se promenait lundi avec sa femme dans le parc Hornchurch Country Park à Londres, quand il a découvert une scène étonnante: Une belette s’accrochant à un pivert. Ni une ni deux, il a sorti son appareil et a immortalisé ce moment.

Dans une interview à ITV News, Martin Le-May a expliqué avoir entendu des «piaillements de détresse» de la part de l’oiseau. 

En effet, le pivert était attaqué par la belette, et s’est envolé pour échapper à son ennemi qui voulait le tuer. Après ce vol improvisé, l’oiseau a pu s’échapper car la belette a été distraite par la présence du couple.

La photo insolite, postée par le photographe d'oiseaux Jason Ward lundi sur Twitter, a été retweetée plus de 6.000 fois et suscité de nombreux commentaires


Moment de panique sur une plage brésilienne de la région de Recife, au nord-est du Brésil. Une trombe marine s’est abattue dimanche en début d’après-midi sur le rivage, dévastant les installations et faisant fuir les personnes, rapporte Globo.com.

Dans des vidéos publiées sur les comptes SulTV et Folha de Pernambuco, on voit le phénomène météorologique se former dans le ciel de plomb avant de s’étendre à quelques mètres du rivage. Très rapidement, la trombe se dirige sur la plage, soulevant le sable, les installations. Les baigneurs fuient devant les vents puissants.

Eau et air en rotation

Citée par le média, la météorologue brésilienne Edvânia Santos, de l'Agence de l'eau et du climat Pernambuco explique que ce phénomène naturel «qu'on ne peut prédire est localisé et très ponctuel».

Les trombes marines sont des colonnes d’air mélangées d’eau en rotation. Elles se forment dans des situations particulières où un air froid passe au-dessus d’eaux chaudes.


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