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mardi 10 mars 2015
Lundi, l'animal sauvage a été filmé et photographié à plusieurs reprises dans la province de Groningen, dans le nord du pays, où il se baladait tranquillement dans une zone industrielle ainsi que dans un quartier résidentiel. 

Les autorités veulent le capturer et le déplacer, en raison du risque élevé d'incident, relate Het Laatste Nieuws.

Lorsque le loup aura été capturé et anesthésié, il sera possible d'analyser son ADN et de déterminer son origine. 

Pour l'expert Leo Linnartz, l'animal, peu craintif, proviendrait d'Allemagne. Il estime que son attitude peu timide pourrait engendrer des accidents. "Les gens pourraient être tentés de le prendre", explique Linnartz qui conseille de ne pas s'en approcher, surtout si l'on est accompagné d'un chien. En effet, le loup chasse toute sorte de proies: des cerfs et des sangliers aux rongeurs comme les souris et les rats.

Le loup a été vu pour la première fois samedi dans la province de Drenthe

C'est le premier loup détecté aux Pays-Bas depuis 1897 et qui proviendrait d'Allemagne. Il a été aperçu également en Basse-Saxe, la semaine dernière, avant de traverser la frontière.

Source © 7/7





Plus de 20 villages de la région d'Ijaw dans le sud de l'État de Bayelsa au Nigéria sont touchés par une importante marée noire suite à une fuite majeure émanant de la plateforme d'extraction en eau profonde de Seibou exploité par Shell Petroleum Development Company (SPDC) qui a pollué l' environnement. 

La marée noire s'est répandue dans la rivière Ogboinbiri engluant plusieurs communautés vivant le long des rives du fleuve. Les villages touchés sont Keme-Ebiama, Apoi, Kokologbene, Gbaruan, Ukubie, and.Lobia, tous confirment que cette nouvelle marée noire a affecté 
leurs activités de pêche. 

Il semble que la fuite se soit répandue sans relâche depuis plus d'un mois, obligeant les résidents à recourir à l'eau en bouteille pour leur besoins alimentaires. 

Les journalistes qui ont visité la région ont pu observé que la surface de la rivière avait changé de couleur et que de nombreuses nappes de bruts irisaient à la surface du fleuve. 

Le président du Comité de développement communautaire (CDC) de la communauté de Keme-Ebiama confirme que le déversement a privé les villages de leur source d'eau potable à usage domestique. 

Ce déversement majeur a débuté il y a longtemps mais semble s'être aggravé depuis le 15 Février dernier selon les témoins sur place

© Nature Alerte

La société Murphy Oil a confirmé qu'un déversement de pétrole brut d'environ 17 000 barils soit 2 700 000 litres s'est produit à environ 80 kilomètres au sud-est de Peace River, en Alberta. 

La société américaine a déclaré l'incident le 1 mars dans l'après-midi après avoir constaté des condensats à la surface au dessus d'un pipeline enfoui. 

Il semble que la fuite soit ancienne et la compagnie tente actuellement d'évaluer la quantité exacte de pétrole déversé dans la nature.

L'entreprise et le régulateur de l'énergie de l'Alberta affirment qu'il n'y a aucun rapport de dommages sur la faune et la flore. 

Le pipeline a été fermé et dépressurisé et le nettoyage est en cours.


© Nature Alerte

Source uicn
Le MNHN, autorité scientifique française CITES, prend acte de l’amélioration du recrutement en Europe et des efforts des pêcheurs mais rend un avis défavorable à une reprise immédiate des exportations

Dans un rapport rendu préalablement à la présente campagne de pêche à la civelle 2014-2015, le MNHN, en tant qu’autorité scientifique française au sein du groupe scientifique CITES de l’Union Européenne, a rendu un avis de commerce non préjudiciable négatif concernant la reprise des exportations d’anguilles européennes en dehors de l’Union Européenne pour l’année 2015.

Actant le passage au vert des indicateurs relatifs au recrutement d’alevins d’anguilles (civelles) et à la mise en oeuvre des mesures de gestion en Europe, le MNHN souligne néanmoins que l’état du stock d’anguilles européennes, concernant notamment l’échappement d’anguilles argentées (stade reproducteur), demeure fragile sinon incertain à l’échelle de l’ensemble de l’aire de répartition de l’espèce. 

La possibilité de soumettre au groupe scientifique européen CITES, seul compétent en matière de commerce international d’espèces protégées dans le cadre de la convention CITES, la question de la réouverture des exportations de l’anguille européenne en dehors de l’Union Européenne pourra être réexaminée par le MNHN pour la prochaine année.

lundi 9 mars 2015
Près d'un millier de femmes du Mouvement des travailleurs ruraux sans terre (MST), armées de bâtons et couteaux, ont envahi une usine de cellulose et détruit des milliers de plants d'eucalyptus transgéniques dans l'Etat de Sao Paulo.

Leur action s'est déroulée le 5 mars dans le cadre de la Journée nationale de lutte des femmes de la campagne. Sur une vidéo diffusée sur le site du MST (www.mst.org.br), on les voit, le visage masqué par un foulard, rompre les boutures dans les serres de l'entreprise Suzano/Futura Gene à Itapetininga, une ville à 170 km de Sao Paulo. Sur les murs, elles ont écrit « Les transgéniques détruisent la biodiversité » et « Femmes en lutte ».

Pendant qu'elles détruisaient les plants où sont développés les tests avec la nouvelle espèce transgénique d'eucalyptus, 300 paysans de Via Campesina interrompaient une réunion de la commission nationale de biosécurité (CTNBio, organisme qui réglemente les cultures d'OGM) à Brasilia où Suzano présentait justement cette nouvelle espèce. La discussion à la CNTBio reprendra en avril.

« Porter le débat dans la société »

Pour Atiliana Brunetto, de la direction nationale du MST, même si l'espèce transgénique a une productivité supérieure de 20 % à l'espèce traditionnelle, elle demande l'utilisation de plus de pesticides et d'eau pour chaque arbre planté, ce qui présente des risques pour l'environnement. « Le plus important est que nous ayons réussi à porter le débat dans la société », a-t-elle souligné.

La direction de Suzano/Futura Gene a déploré la destruction des plants et d'études qui durent depuis 14 ans. Les femmes qui ont participé à l'action devront répondre de dommages au patrimoine privé.





Une tempête tropicale modérée, qui provoque de fortes pluies sur l'île de La Réunion depuis la nuit de dimanche à lundi 9 mars, a entraîné la fermeture de tous les établissements scolaires et perturbé le trafic routier. Le phénomène météorologique, baptisé « Haliba », devait passer au plus près de l'île vers 16 heures locales (13 heures à Paris), a précisé Météo France, mettant en garde contre un épisode pluvieux « hors normes » et des « phénomènes dangereux d'intensité exceptionnelle ».

La vigilance cyclonique n'a toutefois pas été déclenchée par la préfecture, mais dès dimanche le préfet de La Réunion, Dominique Sorain, avait placé les régions ouest, est et nord en vigilance renforcée « fortes pluies » et toute l'île en vigilance « forts vents ».

Il avait également ordonné dès dimanche soir la fermeture de tous les établissements scolaires dans l'est et le nord – interdiction étendue à toute l'île à midi lundi. Cette décision en deux temps a provoqué l'incompréhension, voire la colère des Réunionnais.

RÉSEAU ROUTIER PERTURBÉ

Le réseau routier est perturbé depuis dimanche après-midi en raison des fortes pluies, qui ont provoqué la crue de plusieurs rivières et ravines. La route du littoral, reliant le nord à l'ouest, est en partie fermée. Le cap La Houssaye, permettant la jonction – ouest–sud-ouest est interdit à la circulation à la suite d'un éboulis. Plusieurs autres routes sont inondées et coupées.

Conséquence des glissements de terrain, la distribution en eau potable est perturbée et parfois interrompue dans plusieurs communes. Si la vie économique n'est pas arrêtée, elle est fortement ralentie par les routes coupées, les embouteillages et le mauvais temps.

L'une des deux unités de production de la centrale nucléaire de Fessenheim (Haut-Rhin), arrêtée de manière inopinée il y a une semaine, a pu être redémarrée samedi après des réparations, a indiqué EDF sur le site internet dédié à la centrale.

La doyenne des centrales françaises a connu un arrêt concomitant de ses deux unités de production pendant une semaine, relançant le débat sur son âge et sur la promesse de sa fermeture par François Hollande.

L'une de ces deux unités a été arrêtée dans la nuit du 27 au 28 février pour maintenance et rechargement du combustible du réacteur, de manière programmée et pour plusieurs semaines. Mais l'autre unité avait dû être arrêtée le 28 février de manière imprévue.

EDF avait expliqué avoir identifié un "défaut d'étanchéité sur une tuyauterie située hors de la zone nucléaire", sans "conséquence sur la sûreté des installations, l'environnement et la sécurité du personnel".

Après des réparations menées par les équipes de la centrale sur cette tuyauterie, l'unité de production en question "a été recouplée au réseau électrique national" samedi, a indiqué EDF.

La centrale de Fessenheim, installée en bordure du Grand Canal d'Alsace, est dotée de deux réacteurs de 900 mégawatts chacun. Les antinucléaires réclament sa fermeture et son démantèlement depuis de nombreuses années.

François Hollande a réaffirmé lundi qu'elle serait fermée "à l'horizon de la fin du quinquennat", alors que les doutes sur sa fermeture s'intensifient après le report à 2017 par EDF du démarrage de l'EPR de Flamanville (Manche), un réacteur de nouvelle génération. 

La ministre de l'Ecologie et de l'Energie, Ségolène Royal, a plusieurs fois affirmé que d'autres réacteurs que ceux de Fessenheim pourraient être choisis pour être fermés en compensation de la mise en service de nouveaux réacteurs.

Samedi, près de 300 personnes ont manifesté à Strasbourg pour commémorer la catastophe de Fukushima et demander la "fermeture immédiate" de la centrale alsacienne, à l'appel d'un collectif d'associations antinucléaires.

Royal conditionne la fermeture de Fessenheim à l’ouverture de Flamanville
Les conditions anticycloniques persistent sur notre pays en ce début de semaine. Avec elle, le brassage de l'air n'est pas assuré et les particules en suspension dans l'atmosphère s'accumulent, entraînant des taux de pollution de plus en plus marqués.

Pollution marquée au nord-est

Comme le montre la carte ci-dessous, les quantités de particules polluantes en suspension dans l'atmosphère (PM10) sont importantes sur une grande partie du pays, notamment dans le centre et l'est du territoire. 

C'est entre la Lorraine, la Champagne, le nord de la Franche-Comté, la plaine d'Alsace, le val de Saône et la vallée du Rhône que la pollution est la plus nette avec des quantités de particules supérieures à 80 µg/m3. C'est également le cas dans la capitale.

D'une manière générale, la qualité de l'air est médiocre sur la plupart de nos régions, un peu moins mauvaise sur les sommets ardennais belges, le Massif Centrale et les Pyrénées. Cette pollution se poursuivra demain mardi avec des quantités de polluants qui seront sensiblement proches de celles observées ce lundi.



L’Union européenne a adopté vendredi sa contribution pour la conférence de Paris sur le Climat, avec un engagement de réduire d’ici à 2030 d’au moins 40% ses émissions de gaz à effet de serre, par rapport à  1990.

« Il y a un accord, mais ça n’a pas été une mince affaire », a déclaré le commissaire européen en charge du Climat, Miguel Arias Canete, à l’issue d’une réunion avec les ministres de l’Environnement de l’UE à Bruxelles. « L’Europe est le premier continent à déposer sa contribution, comme cela a été demandé par les Nations unies », s’est félicitée la ministre française, Ségolène Royal.

L’offre de l’UE, qui est responsable de 9% des émissions mondiales de gaz à effet de serre, a été envoyée au secrétariat de l’ONU, a précisé M. Canete.

Les ministres se sont mis d’accord sur « la liste de toutes les actions concrètes et de tous les secteurs économiques concernés par cet effort », a expliqué Mme Royal. La liste détaille les gaz à effet de serre pris en compte, énonce les secteurs industriels et inclut l’agriculture et les déchets. « Ce n’était pas du tout évident », a souligné la ministre française.

L’Irlande a bataillé pour obtenir que les émissions des terres et des forêts soient incluses dans l’offre de l’UE. Cette disposition est critiquée par les écologistes. « Les émissions de LULUCF (utilisation des terres et des forêts) ne doivent pas être comptabilisées dans les objectifs de réduction des pays, car cela signifierait diminuer de 4% des objectifs de réduction déjà bas », s’est insurgé l’eurodéputé Vert français Yannick Jadot.

« Un pas très important a été franchi aujourd’hui sur la route de Paris-Climat », a estimé Mme Royal. « L’Europe a pris ses responsabilités. Elle peut entraîner le reste du monde », a-t-elle affirmé.

Les gouvernements engagés dans les négociations internationales se sont fixés depuis 2009 l’objectif de contenir l’élévation de la température mondiale à +2 degrés d’ici la fin du siècle par rapport aux niveaux d’avant la révolution industrielle.

Les pays « en mesure de le faire » doivent annoncer leur engagement, appelé contribution nationale, avant le 31 mars. L’accord cherché pour la conférence de Paris, prévue en décembre, « ne doit pas être au rabais », a affirmé Mme Royal.

Les Etats-Unis, qui représentent 12% des émissions mondiales, ont annoncé leur intention de les réduire de 26 à 28% en 2025 par rapport à leur niveau de 2005. La Chine, responsable de 25% des émissions, promet de les stabiliser en 2030.

Aucun des trois grands émetteurs ne prend la même date de référence, ce qui pose un problème pour comparer les efforts, souligne la Commission européenne.

« Je souhaite qu’il n’y ait pas de procès d’intention fait à tel ou tel pays. Les Etats-Unis ont fait des déclarations sur leur ambition au regard de leur responsabilité dans le réchauffement climatique. Attendons les contributions écrites pour voir si elles sont suffisamment précises, suffisamment crédibles pour atteindre les objectifs », a insisté Ségolène Royal.

« La première contribution écrite, et la seule pour l’instant, est celle de l’Union européenne. Nous espérons qu’elle va faire des émules », a-t-elle ajouté.

La base de l’engagement de l’UE est constituée par le paquet climat-énergie adopté en 2008, avec l’engagement contraignant de l’UE pour 2020 de réduire ses émissions de 20% par rapport à leurs niveaux de 1990. Cet objectif est pratiquement atteint.

Source © AFP

Après son annulation en première instance par le tribunal administratif de Nouméa, la délibération relative à l'importation et l'utilisation de pesticides en Nouvelle-Calédonie a finalement été déclarée légale par la Cour administrative d'appel de Paris.

Suite au recours de Ensemble pour la Planète contre la délibération réglementant les pesticides en Nouvelle-Calédonie, la Cour administrative d’appel de Paris à donné tort à la fois à l’association et au tribunal administratif de Nouméa, en qualifiant la réglementation calédonienne de parfaitement légale.

Cette décision de la juridiction parisienne met un terme aux accusations répétées d’Ensemble pour la Planète contre les agriculteurs calédoniens. Depuis la délibération du 14 août 2012 qui a ce moment-là avait statué en faveur d’EPLP, 128 produits avaient donc été exclus de la liste des produits autorisés. Des produits qui vont donc être réexaminés afin de déterminer ou non leur toxicité et qui pourraient finalement être de nouveau autorisés et remis sur le marché calédonien.

EPLP contre-attaque

L'association environnementale regrette cette décision et le fait savoir dans un communiqué publié aujourd’hui. « Ce retournement de situation est fort dommageable pour que vive la démocratie calédonienne puisque la Cour d’appel semble estimer que la consultation du public peut se limiter à la seule consultation du Comité consultatif de l’environnement (CCE) et du Conseil économique et social (CES). Nous ne partageons pas cette vision. En conséquence nous nous pourvoirons en Conseil d’Etat. » 

EPLP rappelle également « que ce ne sont pas les agriculteurs qu’elle vise mais des molécules trop toxiques ou trop écotoxiques interdites en Union européenne ainsi que le traitement du dossier PPUA par l’administration DAVAR-SIVAP. Il est bien ici question de la défense de l’environnement et de la santé des Calédoniens en général, et des agriculteurs en particulier, premiers exposés lors de l’épandage de ces produits dangereux. »

  
La Cour de cassation a annulé, le 6 mars 2015, l'arrêt de la cour d'appel de Nancy qui condamnait l'Etat à indemniser Dominique Marchal, un agriculteur lorrain qui avait développé en 2002 un syndrome myéloprolifératif.

Cette pathologie du sang avait été reconnue comme maladie professionnelle en 2006 par le tribunal des affaires de sécurité sociale d'Epinal. L'Etat, à travers son fonds de garantie, avait été condamné en avril 2012 par la Commission d'indemnisation des victimes d'infractions d'Epinal à dédommager l'agriculteur.

Une décision confirmée l'année suivante par la cour d'appel de Nancy, qui pointait les fautes des fabricants de produits phytosanitaires. L'agriculteur avait été exposé à une vingtaine de produits, commercialisés par sept fabricants différents, qui contenaient notamment du benzène reconnu cancérogène.

La Cour de cassation a renvoyé le litige à la cour d'appel de Metz, selon l'avocat de la victime.

Saisie d'un pourvoi formé par l'Etat, la Cour de cassation a considéré que la nouvelle réglementation, réputée « plus douce » après l'abrogation en 2001 de certaines dispositions concernant les produits phytosanitaires, devait s'appliquer, y compris aux faits antérieurs à l'évolution législative.
Deux initiatives populaires ont échoué dimanche auprès des électeurs suisses, qui ont très majoritairement refusé une défiscalisation des allocations familiales et ont balayé à 92% une taxe sur l'énergie proposée par des verts, selon les résultats officiels. 

Cette taxe proposée par les Vert'libéraux sur les énergies non renouvelables se serait substituée au bout de cinq ans à la TVA pour ne pas aggraver la pression fiscale. Elle aurait pourtant fait grimper le prix de l'essence aux alentours de 5 francs suisses (4,67 euros), pas de quoi enthousiasmer les électeurs qui lui ont dit massivement non.

Les résultats sont partout identiques aussi bien en Suisse alémanique qu'en Suisse francophone, le Valais rejettant la proposition à 96,1%. Ce projet enregistre le plus mauvais résultat pour une initiative populaire depuis 1929. Fait très rare les électeurs de 33 communes ont voté à 100% contre le projet. 

Ce vote ne met cependant pas les Suisses à l'abri d'une nouvelle fiscalité écologique, puisque le gouvernement doit présenter d'ici la fin du mois un train de mesures pour sa politique énergétique à l'horizon 2050. Il prévoit notamment une taxe sur l'électricité et une taxe sur l'essence de l'ordre de 20 à 30 centimes de francs suisses. Ces mesures devront être approuvées par le parlement et pourraient faire l'objet d'un referendum. 

L'autre initiative proposée par le PDC, le parti démocrate chrétien, visait à exonérer de l'impôt les allocations familiales pour aider les familles. Après sa présentation, les sondages donnaient une majorité en sa faveur, mais avec le temps la tendance s'est renversée. Le non l'a emporté par 75,4% des voix, un sévère camouflet pour le PDC pour sa première initiative populaire depuis plus de 80 ans. 

Cette votation n'a pas suscité de débats passionnés ou de mobilisation comme celles en 2014 concernant l'immigration. 

Au niveau local un important épisode de la bataille des langues s'est joué dimanche à Nidwald, une petit canton alémanique de 40.000 habitants au centre de la Suisse. 

Les citoyens ont été les premiers à se prononcer en Suisse alémanique sur le maintien ou non de l'enseignement du français à l'école primaire. L'enseignement de deux langues étrangères dans le primaire est maintenu, 61,7% des votants ont refusé son abandon comme le demandaient les autorités locales. 

Enseigner deux langues étrangères dans le primaire suscite la controverse dans plusieurs cantons alémaniques et six d'entre eux dont Zurich envisagent de remettre en cause cette règle. S'il fallait choisir une seule langue, le français, une des langues officielles de la Confédération helvétique, risquerait d'en faire les frais, cédant la place à l'anglais, souvent jugé plus utile.


Source ©AFP
L’Assemblée nationale a voté mercredi 4 mars le transfert obligatoire des communes aux intercommunalités à fiscalité propre des compétences concernant l’eau et l’assainissement, mais avec une entrée en vigueur repoussée à fin 2017 maximum.

Ces modifications du projet de loi sur la Nouvelle organisation territoriale de la république (NOTRe) visant notamment à réduire l’émiettement des responsabilités ont suscité de longs débats dans l’hémicycle, où l’UMP mais aussi le Front de Gauche ont critiqué le caractère obligatoire et « à marche forcée » de ces mesures.

Aux élus disant craindre « une négation de l’échelon communal », le secrétaire d’État à la Réforme territoriale, André Vallini, a rétorqué que « plus les intercommunalités et communautés de communes auront des compétences fortes, plus les communes resteront l’échelon de la démocratie de proximité » et opposé « ceux qui vont avancer dans le sens de l’Histoire » aux « conservateurs », irritant la droite et le Front de Gauche.

Le rapporteur du texte, Olivier Dussopt, par ailleurs président de l’Association des petites villes de France, a lui insisté sur la nécessité d’un délai d’application plus long que prévu initialement, souci entendu par le gouvernement et apprécié par l’opposition.

Faisant valoir que la gestion de l’eau et de l’assainissement est assurée par près de 35 000 services et que la Cour des comptes a dénoncé, à plusieurs reprises, la dispersion, l’hétérogénéité et la complexité de l’organisation territoriale de ces services publics, le gouvernement a plaidé dans l’exposé de ses amendements que « l’organisation enchevêtrée de services communaux, intercommunaux et de syndicats techniques, parfois très anciens, ne coïncide pas nécessairement avec les bassins de vie ou les bassins hydrographiques ».

La ministre de la Décentralisation Marylise Lebranchu a pointé la difficulté actuelle pour de petites communes de passer des accords sur l’eau ou les ordures ménagères, notamment avec les nouvelles normes.

Cette attribution obligatoire aux établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) n’interdit pas, dans un second temps, le transfert de cette compétence à des syndicats mixtes, selon le gouvernement.

Mais les députés ont adopté en séance publique un amendement du socialiste Jean Launay prévoyant un mécanisme pour garantir la pérennité des syndicats organisant le service public d’eau potable ou d’assainissement sur un territoire chevauchant le périmètre d’une intercommunalité à fiscalité propre.

Surtout, l’entrée en vigueur de la prise de compétence obligatoire par les intercommunalités de l’eau a été repoussée au plus tard au 31 décembre 2017, le gouvernement justifiant ce report par « des particularités (enjeux sur le transfert du patrimoine avec la question des canalisations et des unités de traitement, réflexion sur les points de captages d’eau, etc) ». Même report pour l’assainissement, via un amendement du rapporteur.

L’Assemblée a aussi donné son feu vert à l’attribution obligatoire de la compétence déchets aux communautés de communes et d’agglomération.

Outre que « le service public des déchets est déjà assuré à 99 % par d’autres structures que des communes », le gouvernement a argué dans l’exposé de ses amendements que « compte tenu de l’importance du coût de ce service public, lié notamment à l’augmentation des contraintes du recyclage, la commune seule n’apparaît plus comme l’échelon optimal pour exercer cette compétence ».


Source © AFP 
Des tempêtes de neige ont laissé plus de 800 localités sans électricité samedi et dimanche dans toute la Bulgarie, a annoncé le ministre de l'Intérieur Vesselin Voutchkov. 

Des véhicules militaires ont été mobilisés pour distribuer des vivres à des villages coupés du monde et à des touristes bloqués dans des chalets.

Un état d'alerte aux conditions météorologiques dangereuses a par ailleurs été déclaré dans les régions montagneuses et peu peuplées de Smolian, Kardjali et Velingrad (sud). La plupart des routes y sont impraticables, l'approvisionnement en eau est coupé et les communications téléphoniques fortement perturbées.


Source © ATS
vendredi 6 mars 2015
Les élus du Tarn se sont prononcés ce vendredi matin pour un projet de barrage de dimension réduite. Dans la foulée, les forces de l'ordre ont investi la «Zone à défendre»

La «Zone à défendre» (ZAD) de Sivens est en cours d'évacuation. 

Alors que les élus du conseil général du Tarn, à majorité socialiste, se sont prononcés ce vendredi matin pour un projet de barrage de dimension réduite (par 43 voix contre 3), les forces de l'ordre ont pénétré sur le site en fin de matinée pour en déloger la cinquantaine d'occupants. 

«On ne va pas résister car ils sont dix fois plus nombreux que nous et dix fois plus énervés», raconte un zadiste, joint au téléphone.

Soumis depuis le début de la semaine à la pression musclée voire violente d’agriculteurs pro-barrage, qui ont mis en place un blocus de la zone, les habitants de la ZAD s'étaient réunis en assemblée générale pour discuter de la marche à suivre. 

A Libération, ils expliquent qu'ils ne «tolère[nt] absolument pas le projet de demi barrage, qui cause les mêmes dégâts écologiques». Le lieu est devenu emblématique de la lutte contre les «grands projets inutiles» dénoncés par ces militants. C'est là que Rémi Fraisse, 21 ans, a été tué le 26 octobre 2014 par l'explosion d'une grenade offensive lancée par un gendarme.

Avant l'intervention des forces de l'ordre, le ministère de l’Intérieur avait pris contact avec le collectif «Tant qu’il y aura des bouilles», proche des zadistes, pour «les aider à sortir dans de bonnes conditions, sous protection». 

Quatre personnes avaient ainsi quitté la ZAD en début de matinée, de leur propre chef et dans le calme. 

«Tous ceux qui veulent s’en aller seront aidés par les gendarmes», expliquait-on au ministère de l’Intérieur. Philippe Jougla, président de la FDSEA du Tarn (Fédération départementale des syndicats d’exploitants agricoles) assure avoir demandé à ses sympathisants de «laisser sortir» les zadistes qui le souhaitent. Mais le blocus du site sera maintenu «jusqu'à l'évacuation totale» de la ZAD.

Dès jeudi soir, le Premier ministre, Manuel Valls, avait prévenu : «Il faudra très vite évacuer les lieux, il ne peut pas en être autrement, l’ordre républicain doit s’imposer, c’est le seul moyen de garantir un débat démocratique serein.» La justice a déjà prononcé plusieurs arrêtés d’expulsion de différentes parcelles de la ZAD. Mais la préfecture s'était engagée à ne pas les mettre à exécution avant la décision des élus du Tarn.

Ces derniers, s'ils ont accepté de «redimensionner le projet initial», comme l'avait exigé la ministre de l'Ecologie Ségolène Royal, n'ont pas donné d'indication sur le volume précis du futur barrage. Les experts du ministère avaient proposé deux solutions de remplacement : une diminution de moitié de la retenue pour la porter à 750 000 m3 d’eau, et située toujours à Sivens mais 330 mètres en amont, ou la création de quatre retenues plus petites.

Le président socialiste du Conseil général, Thierry Carcenac, a annoncé que des études complémentaires allaient être menées. «Nous verrons où ce redimensionnement se positionnera», a-t-il expliqué, ajoutant qu’il existait une «marge de manoeuvre de plus ou moins 10%» sur la contenance de l’ouvrage.


Source © Sylvain MOUILLARD / Liberation

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