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mercredi 11 mars 2015
Pour la fin de l’année, tous nos cours d’eau devraient pouvoir passer en catégorie « Bon ». On est loin du compte, la faute à la présence de l’homme et à l’activité agricole.
Le Contrat de rivière a fait le hit-parade de nos meilleurs et plus mauvais cours d’eau.
Idyllique la Nethen ? La qualité de son eau est pourtant qualifiée de médiocre par la Région wallonne.
L’idylle en Dyle avec les mains dans la vase
Qui se souvient encore de baignades dans les cours d’eau du Brabant wallon ? Aujourd’hui, l’on est presque heureux de voir des kayaks se lancer sur la Dyle une fois par an… Mais on se rend compte qu’il y a vraiment urgence à s’occuper de nos cours d’eau.
Bien sûr, des dérogations européennes sont prévues jusqu’au 22 décembre 2021, voire au 22 décembre 2027 pour que tous nos cours d’eau passent au vert, mais l’on se rend compte surtout que pour y arriver, il va falloir obliger les riverains de collecteurs d’épuration à s’y raccorder et à œuvrer auprès des agriculteurs pour l’emploi de moins de pesticides.
Un phénomène qui est surtout constaté dans l’Est de notre province où les cours d’eau « présentent des valeurs anormalement élevées en phosphates ou azote, traduisant des pollutions d’origine domestique et/ou agricole, parfois dès leur source. » C’est par exemple aussi le cas du Carpu qui coule dans une prairie protégée, ce qui laisse entendre que c’est la nappe phréatique qui est touchée…
Quant au retour du poisson, l’Europe ne se contentera pas de repeuplements annuels opérés par l’homme.
Il faudra réaménager des berges, replanter des plantes aquatiques, refaire des obstacles pour permettre les fraies afin que les poissons y reviennent naturellement en remontant les cours d’eau. Autant écrire que la véritable idylle en Dyle ne se contentera pas seulement de louanges. Il faudra mettre les mains dans la vase !
Catastrophe ? La qualité d’une partie de la Dyle et du Train est classée dans la catégorie Moyen. La Nethen, une partie de la Grande Gette, le ruisseau Saint-Jean et une partie de la Petite Gette sont en Médiocre et tous les autres cours d’eau du Brabant wallon sont Mauvais, à savoir le reste de la Dyle, de la Grande et de la Petite Gette, la Lasne, le Pisselet, le ruisseau du Gollard et le Schoorbroek.
C’est ce qui ressort d’une étude de 2013 faite par le réseau de contrôle des eaux de surface par le Service public de Wallonie. Or, pour le 22 décembre 2015, la réglementation européenne impose que tous les cours d’eau passent au vert en catégorie Bon…
Pour le sous-bassin de la Dyle-Gette, ce réseau wallon, qui parle de « masses d’eau » pour désigner tous les cours d’eau, dispose de onze sites de contrôles en aval, dont trois transfrontaliers avec la Flandre (et dont un sur la Senne). Et il surveille également trois petits cours d’eau forestiers donnant sur la Thyle où l’eau est considérée comme étant la référence d’une eau de qualité.
« Nous étudions la présence des macro-invertébrés, des diatomées (algues microscopiques), des poissons et des macrophytes (plantes aquatiques) afin de déterminer la biologie des masses d’eau, nous explique Pierre-Nicolas Libert, du réseau précité. On y ajoute les macro et les micropolluants pour déterminer l’écologie finale, la qualité qui est transmise aux instances européennes. »
Une seule bonne nouvelle, c’est le passage au vert des diatomées (sauf pour le ruisseau du Gollard et une partie de la Petite Gette) et des micropolluants (sauf pour le ruisseau du Gollard). Ce qui est confirmé par les analyses qui sont menées par le Contrat de rivière de la Dyle-Gette, qui a mené deux campagnes d’étude sur le sujet, entre 2001 et 2005, puis entre 2006 et 2011. Et une troisième étude vient de débuter.
Selon le professeur honoraire de l’UCL, Robert Iserentant, « les diatomées sont très sensibles à la qualité de l’eau. Certaines ont besoin de pollution pour se développer, mais elles cèdent le pas à d’autres dès que l’eau s’améliore. Ce qui semble être le cas pour l’instant, même si cela n’est pas encore confirmé par les indices de pollution organique. »
Dans ce cadre-là, c’est la présence d’ammonium, de nitrites, de phosphates et la demande biochimique en oxygène après cinq jours qui est analysée grâce au Centre provincial de l’agriculture et de la ruralité, basé à La Hulpe.
Le mieux de l’épuration
« La pollution d’origine organique dépend essentiellement en Brabant wallon de la présence de l’homme et de l’activité agricole, précise Jérémie Guyon, attaché de projet au Contrat de rivière. Et la conclusion entre les deux campagnes d’étude va dans le sens d’une tendance générale à la dégradation de l’état de nos cours d’eau.
La Dyle, la Lasne, l’Orne et le Train sont de qualité moyenne ; l’amont de la Thyle, le Nil, le Pisselet et la Nethen sont de qualité médiocre ou moyenne ; et la Grande et la Petite Gette sont de qualité médiocre. Cependant, vu l’amélioration des diatomées, sans doute consécutive aux travaux d’épuration, on peut espérer que l’on va vers un mieux pour les prochaines années. Même s’il va falloir changer le régime d’assainissement de certains petits villages et poursuivre les efforts d’épuration pour les ruisseaux du Nil et de Lérinnes sur Walhain, le ruisseau du Piou à Corroy-le-Grand ou le ruisseau du Hussompont à Lathuy. »
Pour la nouvelle campagne d’études, ce sont quatre passages par an qui seront prévus, au lieu de trois, à raison de 25 stations par an pendant trois ans.
Top bonne qualité
Hit-parade de nos meilleurs cours d’eau
Pour le bassin de la Dyle, les ruisseaux des Ballaux et du Manil à Wavre ; le Blanc-Ry à Ottignies ; les Rys Saint-Bernard et Saint-Jean-Baptiste à Villers-la-Ville ; les Rys Pirot, Sainte-Gertrude, de Beaurieux et Glorie à Court-Saint-Étienne ; le Ry del Wasté à Genappe et le ruisseau Fontaine del Grimande ; ainsi que le Ru Milhoux, les Rys des Ployes et d’Heuchaux à Lasne figurent au hit-parade des cours d’eau de meilleure qualité.
Pour le bassin de la Gette, le classement concerne le ruisseau de Grand-Rosière à Ramillies ; les ruisseaux de Jauchelette, des Trois Fontaines, Brocruy, Bronnes ou Gobertange à Jodoigne ; ainsi que le Schoorbroeck à Beauvechain malgré une certaine dégradation de sa qualité après la traversée du village de l’Écluse.
Top mauvaise qualité
État des lieux des ruisseaux dégradés
Pour le bassin de la Dyle (chiffres de 2008), sont concernés la partie amont de la Thyle et le Gentissart à Villers-la-Ville ; la Falise à Genappe ; le Nil à Walhain ; le Ri de Corbais à Mont-Saint-Guibert et Walhain ; le Pisselet à Grez-Doiceau et Chaumont-Gistoux ; la Nethen à Beauvechain ; le Ry de Hèze à Grez-Doiceau ; l’Argentine dans sa partie située tout en amont à La Hulpe et la Mazerine en aval de sa partie voûtée à La Hulpe.
Pour le bassin de la Gette, cela vise surtout les affluents de la Petite Gette : ruisseaux du Fagneton, Frambais et Corrées à Ramillies ; ruisseau de la Bacquelaine à Orp-Jauche ; ruisseau du Village, Piétrain et Herbais à Jodoigne et Orp-Jauche ; et ruisseaux du Chapeauveau et Seype à Hélécine. Pour la Grande Gette, l’Orbais et le Thorembais à Perwez ; et le Ry Saint-Jean sur Huppaye.
Le Contrat de rivière a fait le hit-parade de nos meilleurs et plus mauvais cours d’eau.
Idyllique la Nethen ? La qualité de son eau est pourtant qualifiée de médiocre par la Région wallonne.
L’idylle en Dyle avec les mains dans la vase
Qui se souvient encore de baignades dans les cours d’eau du Brabant wallon ? Aujourd’hui, l’on est presque heureux de voir des kayaks se lancer sur la Dyle une fois par an… Mais on se rend compte qu’il y a vraiment urgence à s’occuper de nos cours d’eau.
Bien sûr, des dérogations européennes sont prévues jusqu’au 22 décembre 2021, voire au 22 décembre 2027 pour que tous nos cours d’eau passent au vert, mais l’on se rend compte surtout que pour y arriver, il va falloir obliger les riverains de collecteurs d’épuration à s’y raccorder et à œuvrer auprès des agriculteurs pour l’emploi de moins de pesticides.
Un phénomène qui est surtout constaté dans l’Est de notre province où les cours d’eau « présentent des valeurs anormalement élevées en phosphates ou azote, traduisant des pollutions d’origine domestique et/ou agricole, parfois dès leur source. » C’est par exemple aussi le cas du Carpu qui coule dans une prairie protégée, ce qui laisse entendre que c’est la nappe phréatique qui est touchée…
Quant au retour du poisson, l’Europe ne se contentera pas de repeuplements annuels opérés par l’homme.
Il faudra réaménager des berges, replanter des plantes aquatiques, refaire des obstacles pour permettre les fraies afin que les poissons y reviennent naturellement en remontant les cours d’eau. Autant écrire que la véritable idylle en Dyle ne se contentera pas seulement de louanges. Il faudra mettre les mains dans la vase !
Catastrophe ? La qualité d’une partie de la Dyle et du Train est classée dans la catégorie Moyen. La Nethen, une partie de la Grande Gette, le ruisseau Saint-Jean et une partie de la Petite Gette sont en Médiocre et tous les autres cours d’eau du Brabant wallon sont Mauvais, à savoir le reste de la Dyle, de la Grande et de la Petite Gette, la Lasne, le Pisselet, le ruisseau du Gollard et le Schoorbroek.
C’est ce qui ressort d’une étude de 2013 faite par le réseau de contrôle des eaux de surface par le Service public de Wallonie. Or, pour le 22 décembre 2015, la réglementation européenne impose que tous les cours d’eau passent au vert en catégorie Bon…
Pour le sous-bassin de la Dyle-Gette, ce réseau wallon, qui parle de « masses d’eau » pour désigner tous les cours d’eau, dispose de onze sites de contrôles en aval, dont trois transfrontaliers avec la Flandre (et dont un sur la Senne). Et il surveille également trois petits cours d’eau forestiers donnant sur la Thyle où l’eau est considérée comme étant la référence d’une eau de qualité.
« Nous étudions la présence des macro-invertébrés, des diatomées (algues microscopiques), des poissons et des macrophytes (plantes aquatiques) afin de déterminer la biologie des masses d’eau, nous explique Pierre-Nicolas Libert, du réseau précité. On y ajoute les macro et les micropolluants pour déterminer l’écologie finale, la qualité qui est transmise aux instances européennes. »
Une seule bonne nouvelle, c’est le passage au vert des diatomées (sauf pour le ruisseau du Gollard et une partie de la Petite Gette) et des micropolluants (sauf pour le ruisseau du Gollard). Ce qui est confirmé par les analyses qui sont menées par le Contrat de rivière de la Dyle-Gette, qui a mené deux campagnes d’étude sur le sujet, entre 2001 et 2005, puis entre 2006 et 2011. Et une troisième étude vient de débuter.
Selon le professeur honoraire de l’UCL, Robert Iserentant, « les diatomées sont très sensibles à la qualité de l’eau. Certaines ont besoin de pollution pour se développer, mais elles cèdent le pas à d’autres dès que l’eau s’améliore. Ce qui semble être le cas pour l’instant, même si cela n’est pas encore confirmé par les indices de pollution organique. »
Dans ce cadre-là, c’est la présence d’ammonium, de nitrites, de phosphates et la demande biochimique en oxygène après cinq jours qui est analysée grâce au Centre provincial de l’agriculture et de la ruralité, basé à La Hulpe.
Le mieux de l’épuration
« La pollution d’origine organique dépend essentiellement en Brabant wallon de la présence de l’homme et de l’activité agricole, précise Jérémie Guyon, attaché de projet au Contrat de rivière. Et la conclusion entre les deux campagnes d’étude va dans le sens d’une tendance générale à la dégradation de l’état de nos cours d’eau.
La Dyle, la Lasne, l’Orne et le Train sont de qualité moyenne ; l’amont de la Thyle, le Nil, le Pisselet et la Nethen sont de qualité médiocre ou moyenne ; et la Grande et la Petite Gette sont de qualité médiocre. Cependant, vu l’amélioration des diatomées, sans doute consécutive aux travaux d’épuration, on peut espérer que l’on va vers un mieux pour les prochaines années. Même s’il va falloir changer le régime d’assainissement de certains petits villages et poursuivre les efforts d’épuration pour les ruisseaux du Nil et de Lérinnes sur Walhain, le ruisseau du Piou à Corroy-le-Grand ou le ruisseau du Hussompont à Lathuy. »
Pour la nouvelle campagne d’études, ce sont quatre passages par an qui seront prévus, au lieu de trois, à raison de 25 stations par an pendant trois ans.
Top bonne qualité
Hit-parade de nos meilleurs cours d’eau
Pour le bassin de la Dyle, les ruisseaux des Ballaux et du Manil à Wavre ; le Blanc-Ry à Ottignies ; les Rys Saint-Bernard et Saint-Jean-Baptiste à Villers-la-Ville ; les Rys Pirot, Sainte-Gertrude, de Beaurieux et Glorie à Court-Saint-Étienne ; le Ry del Wasté à Genappe et le ruisseau Fontaine del Grimande ; ainsi que le Ru Milhoux, les Rys des Ployes et d’Heuchaux à Lasne figurent au hit-parade des cours d’eau de meilleure qualité.
Pour le bassin de la Gette, le classement concerne le ruisseau de Grand-Rosière à Ramillies ; les ruisseaux de Jauchelette, des Trois Fontaines, Brocruy, Bronnes ou Gobertange à Jodoigne ; ainsi que le Schoorbroeck à Beauvechain malgré une certaine dégradation de sa qualité après la traversée du village de l’Écluse.
Top mauvaise qualité
État des lieux des ruisseaux dégradés
Pour le bassin de la Dyle (chiffres de 2008), sont concernés la partie amont de la Thyle et le Gentissart à Villers-la-Ville ; la Falise à Genappe ; le Nil à Walhain ; le Ri de Corbais à Mont-Saint-Guibert et Walhain ; le Pisselet à Grez-Doiceau et Chaumont-Gistoux ; la Nethen à Beauvechain ; le Ry de Hèze à Grez-Doiceau ; l’Argentine dans sa partie située tout en amont à La Hulpe et la Mazerine en aval de sa partie voûtée à La Hulpe.
Pour le bassin de la Gette, cela vise surtout les affluents de la Petite Gette : ruisseaux du Fagneton, Frambais et Corrées à Ramillies ; ruisseau de la Bacquelaine à Orp-Jauche ; ruisseau du Village, Piétrain et Herbais à Jodoigne et Orp-Jauche ; et ruisseaux du Chapeauveau et Seype à Hélécine. Pour la Grande Gette, l’Orbais et le Thorembais à Perwez ; et le Ry Saint-Jean sur Huppaye.
Un fort séisme de magnitude 6,6 a frappé mardi après-midi le nord-est de la Colombie, avec des secousses ressenties jusque dans la capitale, Bogota, a annoncé le Service géologique colombien (SGC).
Aucune victime ni dégâts importants n'ont été signalés dans l'immédiat par les autorités, même si les médias locaux ont fait état d'accidents de voiture à Bogota ainsi que des dégâts sur la structure de la mairie de Bucaramanga, capitale de la province de Santander où s'est déclaré le séisme.
L'épicentre du tremblement de terre, qui s'est produit à 15h55 (20h55 GMT), a été localisé à 161 kilomètres de profondeur dans la commune de Los Santos, selon le SGC. L'Institut américain de géophysique (USGS) a de son côté enregistré un épicentre d'une profondeur de 147 kilomètres, près de la localité d'Aratoca, à une distance d'environ 270 kilomètres de Bogota.
"Nous sommes en train de réaliser un examen de la zone de l'épicentre mais l'impact concerne principalement le nord-est de la Colombie", a indiqué Carlos Ivan Marquez, directeur de l'Unité nationale de gestion des risques, dans une déclaration à la radio Caracol. "Pour le moment, nous n'avons pas de situations graves", a-t-il ajouté.
Les secousses, qui ont duré plusieurs secondes, ont provoqué des scènes de panique dans les rues de la capitale où plusieurs immeubles ont été évacués par précaution. "Les feux de circulation se sont mis à trembler comme des drapeaux", a témoigné à l'AFP Luis Aponte, un chauffeur de taxi, au volant de son véhicule à Bogota au moment du tremblement de terre.
Les pays andins de l'Amérique du Sud comme la Colombie sont situés sur la "Ceinture de feu du Pacifique", une zone qui concentre environ 85% de l'activité sismique terrestre.
Source © Reuters
Aucune victime ni dégâts importants n'ont été signalés dans l'immédiat par les autorités, même si les médias locaux ont fait état d'accidents de voiture à Bogota ainsi que des dégâts sur la structure de la mairie de Bucaramanga, capitale de la province de Santander où s'est déclaré le séisme.
L'épicentre du tremblement de terre, qui s'est produit à 15h55 (20h55 GMT), a été localisé à 161 kilomètres de profondeur dans la commune de Los Santos, selon le SGC. L'Institut américain de géophysique (USGS) a de son côté enregistré un épicentre d'une profondeur de 147 kilomètres, près de la localité d'Aratoca, à une distance d'environ 270 kilomètres de Bogota.
"Nous sommes en train de réaliser un examen de la zone de l'épicentre mais l'impact concerne principalement le nord-est de la Colombie", a indiqué Carlos Ivan Marquez, directeur de l'Unité nationale de gestion des risques, dans une déclaration à la radio Caracol. "Pour le moment, nous n'avons pas de situations graves", a-t-il ajouté.
Les secousses, qui ont duré plusieurs secondes, ont provoqué des scènes de panique dans les rues de la capitale où plusieurs immeubles ont été évacués par précaution. "Les feux de circulation se sont mis à trembler comme des drapeaux", a témoigné à l'AFP Luis Aponte, un chauffeur de taxi, au volant de son véhicule à Bogota au moment du tremblement de terre.
Les pays andins de l'Amérique du Sud comme la Colombie sont situés sur la "Ceinture de feu du Pacifique", une zone qui concentre environ 85% de l'activité sismique terrestre.
Source © Reuters
Le ministère de la santé japonais a annoncé, mercredi 11 mars, avoir été contraint de jeter de la viande de baleine importée de Norvège contenant deux fois plus de pesticides que la norme autorisée, confirmant les informations de plusieurs organisations écologistes.
Des tests réalisés sur de la viande en provenance du pays scandinave ont révélé à deux reprises l'an passé la présence de 0,2 ppm (partie par million) d'aldrine et de dieldrine combinés, ainsi que de 0,07 ppm de chlordane, alors que le Japon autorise des niveaux respectifs maximaux de 0,1 ppm et 0,05 ppm. Interdites ou strictement réglementées dans les pays industrialisés, ces substances chimiques, qui persistent longtemps dans l'environnement et s'accumulent dans les tissus adipeux, sont jugées extrêmement dangereuses pour la santé.
La question a été soulevée mardi par des militants de l'Agence d'investigation environnementale et de l'organisation non gouvernementale Animal Welfare Institute (AWI), qui en ont profité pour réclamer de nouveau la fin de cette pratique qui met en danger la santé des consommateurs et n'a pas de raison d'être, selon eux.
Les baleines « accumulent les polluants »
Si le Japon n'a pas décidé de suspendre ou de réduire les importations norvégiennes, en hausse ces dernières années, « les échanges [étant] limités » aux quelques pays « qui consomment encore de la viande de baleine », un responsable du ministère de la santé japonais a confirmé avoir donné l'ordre de se débarrasser de la viande incriminée. « Les baleines ont tendance à accumuler des polluants de l'environnement, comme les pesticides et les métaux lourds », a-t-il justifié.
De son côté, l'autorité de sécurité alimentaire norvégienne a assuré que ses propres examens ne montraient « que de faibles taux » de pesticides. « De notre point de vue, manger de la viande de baleine ne présente aucun danger », a affirmé Grethe Bynes, chargée des exportations et importations au sein de la structure.
La Norvège est, avec l'Islande, le seul pays au monde à autoriser la chasse à la baleine, harponnant plusieurs centaines de cétacés chaque année. Malgré une consommation de moins en moins importante, le Japon pratique aussi la chasse, mais officiellement à des fins scientifiques, même si une grande partie de la chair finit sur les étals des marchés.
Source © Le Monde
Des tests réalisés sur de la viande en provenance du pays scandinave ont révélé à deux reprises l'an passé la présence de 0,2 ppm (partie par million) d'aldrine et de dieldrine combinés, ainsi que de 0,07 ppm de chlordane, alors que le Japon autorise des niveaux respectifs maximaux de 0,1 ppm et 0,05 ppm. Interdites ou strictement réglementées dans les pays industrialisés, ces substances chimiques, qui persistent longtemps dans l'environnement et s'accumulent dans les tissus adipeux, sont jugées extrêmement dangereuses pour la santé.
La question a été soulevée mardi par des militants de l'Agence d'investigation environnementale et de l'organisation non gouvernementale Animal Welfare Institute (AWI), qui en ont profité pour réclamer de nouveau la fin de cette pratique qui met en danger la santé des consommateurs et n'a pas de raison d'être, selon eux.
Les baleines « accumulent les polluants »
Si le Japon n'a pas décidé de suspendre ou de réduire les importations norvégiennes, en hausse ces dernières années, « les échanges [étant] limités » aux quelques pays « qui consomment encore de la viande de baleine », un responsable du ministère de la santé japonais a confirmé avoir donné l'ordre de se débarrasser de la viande incriminée. « Les baleines ont tendance à accumuler des polluants de l'environnement, comme les pesticides et les métaux lourds », a-t-il justifié.
De son côté, l'autorité de sécurité alimentaire norvégienne a assuré que ses propres examens ne montraient « que de faibles taux » de pesticides. « De notre point de vue, manger de la viande de baleine ne présente aucun danger », a affirmé Grethe Bynes, chargée des exportations et importations au sein de la structure.
La Norvège est, avec l'Islande, le seul pays au monde à autoriser la chasse à la baleine, harponnant plusieurs centaines de cétacés chaque année. Malgré une consommation de moins en moins importante, le Japon pratique aussi la chasse, mais officiellement à des fins scientifiques, même si une grande partie de la chair finit sur les étals des marchés.
Source © Le Monde
Après la catastrophe nucléaire de Fukushima, le gouvernement japonais a décidé de décontaminer la zone irradiée. Une centaine de communes sont concernées, certaines situées à plus de 100 km de la centrale.
Mais la tâche est insurmontable, en particulier parce que 65 % de cette zone est couverte par la forêt, où il est impossible de faire baisser à main d’homme la radioactivité prisonnière des feuilles et de l’humus.
Selon l’Agence de l’énergie atomique japonaise, la commune de Kawaguchi est un "modèle" : à une vingtaine de kilomètre de la centrale de Fukushima-Daiichi qui a explosé en mars 2011, le maire annonce avoir réussi sa décontamination.
Pendant deux ans, plus d’un millier de"décontamineurs" ont méthodiquement lessivé les toits et les routes, et retiré 5 cm de sol dans les jardins, les cours et les champs pour faire baisser la radioactivité emprisonnée dans le sol.
90 millions d’euros pour diminuer la radioactivité d’une commune
La tâche est immense : à titre d'exemples, une maison produit une quinzaine de m3 de déchets contaminés, une école 150 m3.
À cela, il faut aussi ajouter les déchets verts élagués le long des routes, et les forêts abattues dans un rayon de 20 mètres autour des habitations pour limiter le rayonnement radioactif des arbres.
Plus de 200 000 m3 de matières irradiées ont ainsi été entreposés sur la commune dans cinq kariokiba, ces centres provisoires de stockage des déchets radioactifs.
90 millions d’euros ont été nécessaires pour diminuer le taux de radioactivité de cette seule commune de 3000 habitants, une somme prise entièrement en charge par l’État. Et Kawaguchi n’est que l’une des cent communes concernées par le projet national de décontamination, certaines villes étant situées à plus de 100 km de la centrale.
Un an et demi après l’accident nucléaire, le gouvernement japonais a en effet pris la décision de décontaminer la zone irradiée. S’il est impossible de faire disparaître la radioactivité, l’enjeu est de la faire baisser dans les zones évacuées sous la barre fatidique des 20 millisieverts par an (limite annuelle de radiation autorisée au Japon pour la population), afin de pouvoir rappeler à terme les 130 000 personnes évacuées.
La limite d’irradiation acceptable multipliée par 20
Mais l’effort de décontamination ne s’arrête pas là : il s’étend aussi aux huit régions où la radioactivité est supérieure à 1 mSv/an. En effet, c’est cette limite qui est importante aux yeux de la population, celle qui était en vigueur avant la catastrophe. Aujourd’hui, la limite d’irradiation acceptable japonaise est vingt fois plus élevée que celle recommandée par l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Le Japon l’a augmentée après la catastrophe, face à l’incapacité d’appliquer la règlementation sanitaire à la suite de l’explosion de la centrale. De nombreuses personnes, des "réfugiés volontaires", ont préféré s’exiler plutôt que de vivre dans des zones irradiées.
20 000 "décontamineurs" continuent de remplir des sacs
Quatre ans après la catastrophe, 20 000 "décontamineurs" continuent ainsi de remplir des grands sacs en plastique bleus ou noirs qui s’entassent le long des routes, dans les cours des maisons, sur les bords des champs et dans les kariokiba. En tout, entre 30 et 55 millions de m3 de matière radioactive devraient émerger de la décontamination.
Pour ce qui est de l’efficacité de cette décontamination, les avis sont partagés : selon l'IRSN (Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire), elle permettrait de réduire la radioactivité entre 25 et 50 %.
Une autre difficulté est de gérer une radioactivité qui se déplace sans cesse. L’érosion et la pluie font en effet réapparaitre des particules radioactives. Il faut alors décontaminer à nouveau, et retirer 5 cm de sols supplémentaire.
Dans les sous-bois, le compteur Geiger s’emballe
Les forêts sont aujourd’hui la principale source de cette contamination secondaire. En effet, quand on rentre dans un sous-bois, le compteur Geiger s’emballe : la radioactivité double, voire quadruple si on la mesure à même le sol, car les arbres et l’humus ont largement fixé le césium radioactif libéré par l’explosion des réacteurs.
Or les forêts couvrent les deux tiers de la province de Fukushima. Et il est impossible d’y faire baisser à main d’homme la radioactivité. La solution de couper tous les arbres ou de retirer systématiquement la couche d'humus a été envisagée. Mais pour l’instant, la consigne est de limiter l’accès aux forêts. Pour la population, ces espaces autrefois très prisés sont devenus des zones dangereuses.
Quant à la décontamination de la "zone de restriction" qui se trouve à proximité de la centrale, elle n’est pas à l’ordre du jour. Le gouvernement espère y entreposer dans les mois à venir tous les déchets contaminés.
Source © Magali Reinert / Novethic
Et pendant ce temps la course contre les fuites et la contamination continue
La gestion de l'eau à la centrale de Fukushima et des déchets radioactifs à proximité reste un problème critique qui n'a, pour l'instant, pas trouvé de solution pérenne. Point positif, une des piscines a été vidée de ses combustibles.
Quatre ans après la catastrophe du 11 mars 2011 à la centrale nucléaire nippone, l'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) fait le point sur la situation à Fukushima. Malgré des améliorations, elle reste particulièrement délicate et la réduction de la contamination est une priorité pour encore de longues années. Du côté du démantèlement des installations, peu de progrès sensibles devraient être enregistrés avant 2020, au plus tôt.
Réduire les fuites radioactives
Du côté des installations, l'IRSN rappelle que les trois réacteurs ravagés du fait de la perte de refroidissement (le 1, le 2 et le 3) sont maintenus à une température comprise entre 20 et 50°C par injection permanente d'eau douce. De même, les piscines d'entreposage des combustibles sont refroidies, en circuit fermé, à des températures inférieures à 30°C. Cette situation "[devra] s'inscrire dans la durée et nécessite une grande vigilance de la part de Tepco", explique l'IRSN. L'eau utilisée pour le refroidissement des réacteurs est récupérée et traitée, après s'être "[écoulée] dans les sous-sols des bâtiments où elle se mélange aux infiltrations d'eaux souterraines". Le traitement et l'entreposage de cette eau constituent donc des enjeux parmi les plus importants, car "les volumes ajoutés journellement [sont] très importants".
Plus globalement, les protections des réacteurs étant en partie détruites, les rejets radioactifs continuent dans l'atmosphère, le sol et les eaux souterraines. Tepco a donc recouvert certains bâtiments réacteurs d'une structure limitant ces fuites. L'opérateur a aussi mis en place un écran d'étanchéité côté océan, procédé à des pompages d'eau de nappe et construit une barrière d'étanchéité en bordure d'océan, d'environ 900 m de long, le tout pour réduire les écoulements souterrains. "Les dispositions prises par Tepco apparaissent de nature à limiter les relâchements vers l'océan, voire à les empêcher si elles sont totalement efficaces", estime l'IRSN, ajoutant que "toutefois, les pompages de nappe associés conduisent à augmenter les flux d'effluents à gérer".
Comme le souligne l'IRSN, l'un des principaux enjeux est la gestion de l'eau contaminée qui s'écoule vers l'océan ou qui est accumulée sur le site.
En l'occurrence, compte tenu des rejets en mer, "l'ensemble du Pacifique Nord est maintenant marqué par le césium 137 jusqu'à environ 500 mètres de profondeur". Quant aux espèces marines, elles "sont encore parfois contaminées en radiocésium à un niveau qui dépasse la limite fixée par les autorités sanitaires japonaises (100 becquerel par kg)".
Que faire de l'eau contaminée stockée sur le site ?
S'agissant du traitement de l'eau collectée dans les installations, Tepco a tout d'abord testé trois procédés pour réduire sa contamination avant de se "[lancer dans] le développement d'un système permettant un traitement plus complet dénommé « multi-nuclides removal equipment » ou « advanced liquid processing system » (ALPS)". Ce système, opérationnel depuis octobre dernier, a pour but de n'entreposer sur le site, à partir de mai 2015, "que de l'eau ayant fait l'objet d'un traitement complet", c'est-à-dire "ne contenant quasiment plus que du tritium", celui-ci ne pouvant être extrait industriellement.
Pour l'instant, l'eau partiellement décontaminée est stockée sur le site, "dans des volumes sans cesse croissants". En l'occurrence, quelque 600.000 m3 sont conservés sur place. Or, cette situation est critique puisque "Tepco a rencontré de nombreux problèmes d'étanchéité, d'importance variable, sur les équipements d'entreposage des eaux radioactives", souligne l'IRSN. L'efficacité du stockage constitue donc "un point crucial pour la maîtrise de la pollution de l'environnement, compte tenu des volumes d'eau présents et de la radioactivité contenue". Afin de réduire les volumes à stocker, Tepco limite les infiltrations dans les sous-sols de la centrale, grâce à un dispositif de pompage des eaux souterraines en amont de la centrale. Un dispositif de confinement des bâtiments par congélation des terrains jusqu'à 30 m de profondeur "pourrait être opérationnel en 2015". Au-delà des volumes d'eau radioactive à traiter, le risque de pollution de la nappe phréatique est l'autre élément justifiant ces travaux.
A terme, l'eau entreposée, qui contient encore "une radioactivité résiduelle", pourrait être rejetée dans l'Océan pacifique. En effet, "le traitement des eaux n'est qu'une première étape" en vue d'obtenir les autorisations pour leur rejet.
A noter que la gestion des déchets liés à la décontamination du site et de ses alentours pose le même type de problème. Aujourd'hui, ils "sont orientés, quel que soit leur niveau d'activité, vers des installations d'entreposage de très grande capacité « interim storage facility » (ISF) dans l'attente de la disponibilité d'une solution de stockage". A terme, un stockage définitif est à envisager, mais aucun site n'a été trouvé, sachant que ledit site devra être en dehors de la préfecture de Fukushima, un accord en ce sens ayant été passé entre les autorités nationales et locales.
Un chemin encore long et incertain
Enfin, 2014 a été marqué par une avancée sensible en matière de réduction des risques grâce au retrait des assemblages de combustible de la piscine du réacteur 4, la plus chargée en combustibles. Le retrait des assemblages entreposés dans les piscines des autres réacteurs doit maintenant intervenir. Ce travail doit commencer cette année pour la piscine du réacteur 3, à partir de 2017 pour celle du réacteur 2 et à partir de 2019 pour celle du réacteur 1.
Quant au combustible fondu dans les réacteurs 1 à 3, il n'est pas à l'ordre du jour dans l'immédiat. Actuellement, Tepco envisage d'entreprendre l'opération "au début des années 2020 pour les réacteurs 2 et 3 et vers 2025 pour le réacteur 1". Bien sûr, "ce calendrier est très dépendant du programme de recherche et des connaissances acquises sur l'état des installations", prend soin de préciser l'IRSN.
Enfin, le démantèlement complet de la centrale est prévu "avec un objectif de 30 à 40 ans". Ces délais, "à considérer comme des ordres de grandeur", dépendent en grande partie des opérations de caractérisation de l'état des installations et de travaux de recherche qui restent encore à réaliser.
Source © Philippe Collet / actu environnement
Mais la tâche est insurmontable, en particulier parce que 65 % de cette zone est couverte par la forêt, où il est impossible de faire baisser à main d’homme la radioactivité prisonnière des feuilles et de l’humus.
Selon l’Agence de l’énergie atomique japonaise, la commune de Kawaguchi est un "modèle" : à une vingtaine de kilomètre de la centrale de Fukushima-Daiichi qui a explosé en mars 2011, le maire annonce avoir réussi sa décontamination.
Pendant deux ans, plus d’un millier de"décontamineurs" ont méthodiquement lessivé les toits et les routes, et retiré 5 cm de sol dans les jardins, les cours et les champs pour faire baisser la radioactivité emprisonnée dans le sol.
90 millions d’euros pour diminuer la radioactivité d’une commune
La tâche est immense : à titre d'exemples, une maison produit une quinzaine de m3 de déchets contaminés, une école 150 m3.
À cela, il faut aussi ajouter les déchets verts élagués le long des routes, et les forêts abattues dans un rayon de 20 mètres autour des habitations pour limiter le rayonnement radioactif des arbres.
Plus de 200 000 m3 de matières irradiées ont ainsi été entreposés sur la commune dans cinq kariokiba, ces centres provisoires de stockage des déchets radioactifs.
90 millions d’euros ont été nécessaires pour diminuer le taux de radioactivité de cette seule commune de 3000 habitants, une somme prise entièrement en charge par l’État. Et Kawaguchi n’est que l’une des cent communes concernées par le projet national de décontamination, certaines villes étant situées à plus de 100 km de la centrale.
Un an et demi après l’accident nucléaire, le gouvernement japonais a en effet pris la décision de décontaminer la zone irradiée. S’il est impossible de faire disparaître la radioactivité, l’enjeu est de la faire baisser dans les zones évacuées sous la barre fatidique des 20 millisieverts par an (limite annuelle de radiation autorisée au Japon pour la population), afin de pouvoir rappeler à terme les 130 000 personnes évacuées.
La limite d’irradiation acceptable multipliée par 20
Mais l’effort de décontamination ne s’arrête pas là : il s’étend aussi aux huit régions où la radioactivité est supérieure à 1 mSv/an. En effet, c’est cette limite qui est importante aux yeux de la population, celle qui était en vigueur avant la catastrophe. Aujourd’hui, la limite d’irradiation acceptable japonaise est vingt fois plus élevée que celle recommandée par l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Le Japon l’a augmentée après la catastrophe, face à l’incapacité d’appliquer la règlementation sanitaire à la suite de l’explosion de la centrale. De nombreuses personnes, des "réfugiés volontaires", ont préféré s’exiler plutôt que de vivre dans des zones irradiées.
20 000 "décontamineurs" continuent de remplir des sacs
Quatre ans après la catastrophe, 20 000 "décontamineurs" continuent ainsi de remplir des grands sacs en plastique bleus ou noirs qui s’entassent le long des routes, dans les cours des maisons, sur les bords des champs et dans les kariokiba. En tout, entre 30 et 55 millions de m3 de matière radioactive devraient émerger de la décontamination.
Pour ce qui est de l’efficacité de cette décontamination, les avis sont partagés : selon l'IRSN (Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire), elle permettrait de réduire la radioactivité entre 25 et 50 %.
Une autre difficulté est de gérer une radioactivité qui se déplace sans cesse. L’érosion et la pluie font en effet réapparaitre des particules radioactives. Il faut alors décontaminer à nouveau, et retirer 5 cm de sols supplémentaire.
Dans les sous-bois, le compteur Geiger s’emballe
Les forêts sont aujourd’hui la principale source de cette contamination secondaire. En effet, quand on rentre dans un sous-bois, le compteur Geiger s’emballe : la radioactivité double, voire quadruple si on la mesure à même le sol, car les arbres et l’humus ont largement fixé le césium radioactif libéré par l’explosion des réacteurs.
Or les forêts couvrent les deux tiers de la province de Fukushima. Et il est impossible d’y faire baisser à main d’homme la radioactivité. La solution de couper tous les arbres ou de retirer systématiquement la couche d'humus a été envisagée. Mais pour l’instant, la consigne est de limiter l’accès aux forêts. Pour la population, ces espaces autrefois très prisés sont devenus des zones dangereuses.
Quant à la décontamination de la "zone de restriction" qui se trouve à proximité de la centrale, elle n’est pas à l’ordre du jour. Le gouvernement espère y entreposer dans les mois à venir tous les déchets contaminés.
Source © Magali Reinert / Novethic
Et pendant ce temps la course contre les fuites et la contamination continue
La gestion de l'eau à la centrale de Fukushima et des déchets radioactifs à proximité reste un problème critique qui n'a, pour l'instant, pas trouvé de solution pérenne. Point positif, une des piscines a été vidée de ses combustibles.
Quatre ans après la catastrophe du 11 mars 2011 à la centrale nucléaire nippone, l'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) fait le point sur la situation à Fukushima. Malgré des améliorations, elle reste particulièrement délicate et la réduction de la contamination est une priorité pour encore de longues années. Du côté du démantèlement des installations, peu de progrès sensibles devraient être enregistrés avant 2020, au plus tôt.
Réduire les fuites radioactives
Du côté des installations, l'IRSN rappelle que les trois réacteurs ravagés du fait de la perte de refroidissement (le 1, le 2 et le 3) sont maintenus à une température comprise entre 20 et 50°C par injection permanente d'eau douce. De même, les piscines d'entreposage des combustibles sont refroidies, en circuit fermé, à des températures inférieures à 30°C. Cette situation "[devra] s'inscrire dans la durée et nécessite une grande vigilance de la part de Tepco", explique l'IRSN. L'eau utilisée pour le refroidissement des réacteurs est récupérée et traitée, après s'être "[écoulée] dans les sous-sols des bâtiments où elle se mélange aux infiltrations d'eaux souterraines". Le traitement et l'entreposage de cette eau constituent donc des enjeux parmi les plus importants, car "les volumes ajoutés journellement [sont] très importants".
Plus globalement, les protections des réacteurs étant en partie détruites, les rejets radioactifs continuent dans l'atmosphère, le sol et les eaux souterraines. Tepco a donc recouvert certains bâtiments réacteurs d'une structure limitant ces fuites. L'opérateur a aussi mis en place un écran d'étanchéité côté océan, procédé à des pompages d'eau de nappe et construit une barrière d'étanchéité en bordure d'océan, d'environ 900 m de long, le tout pour réduire les écoulements souterrains. "Les dispositions prises par Tepco apparaissent de nature à limiter les relâchements vers l'océan, voire à les empêcher si elles sont totalement efficaces", estime l'IRSN, ajoutant que "toutefois, les pompages de nappe associés conduisent à augmenter les flux d'effluents à gérer".
Comme le souligne l'IRSN, l'un des principaux enjeux est la gestion de l'eau contaminée qui s'écoule vers l'océan ou qui est accumulée sur le site.
En l'occurrence, compte tenu des rejets en mer, "l'ensemble du Pacifique Nord est maintenant marqué par le césium 137 jusqu'à environ 500 mètres de profondeur". Quant aux espèces marines, elles "sont encore parfois contaminées en radiocésium à un niveau qui dépasse la limite fixée par les autorités sanitaires japonaises (100 becquerel par kg)".
Que faire de l'eau contaminée stockée sur le site ?
S'agissant du traitement de l'eau collectée dans les installations, Tepco a tout d'abord testé trois procédés pour réduire sa contamination avant de se "[lancer dans] le développement d'un système permettant un traitement plus complet dénommé « multi-nuclides removal equipment » ou « advanced liquid processing system » (ALPS)". Ce système, opérationnel depuis octobre dernier, a pour but de n'entreposer sur le site, à partir de mai 2015, "que de l'eau ayant fait l'objet d'un traitement complet", c'est-à-dire "ne contenant quasiment plus que du tritium", celui-ci ne pouvant être extrait industriellement.
Pour l'instant, l'eau partiellement décontaminée est stockée sur le site, "dans des volumes sans cesse croissants". En l'occurrence, quelque 600.000 m3 sont conservés sur place. Or, cette situation est critique puisque "Tepco a rencontré de nombreux problèmes d'étanchéité, d'importance variable, sur les équipements d'entreposage des eaux radioactives", souligne l'IRSN. L'efficacité du stockage constitue donc "un point crucial pour la maîtrise de la pollution de l'environnement, compte tenu des volumes d'eau présents et de la radioactivité contenue". Afin de réduire les volumes à stocker, Tepco limite les infiltrations dans les sous-sols de la centrale, grâce à un dispositif de pompage des eaux souterraines en amont de la centrale. Un dispositif de confinement des bâtiments par congélation des terrains jusqu'à 30 m de profondeur "pourrait être opérationnel en 2015". Au-delà des volumes d'eau radioactive à traiter, le risque de pollution de la nappe phréatique est l'autre élément justifiant ces travaux.
A terme, l'eau entreposée, qui contient encore "une radioactivité résiduelle", pourrait être rejetée dans l'Océan pacifique. En effet, "le traitement des eaux n'est qu'une première étape" en vue d'obtenir les autorisations pour leur rejet.
A noter que la gestion des déchets liés à la décontamination du site et de ses alentours pose le même type de problème. Aujourd'hui, ils "sont orientés, quel que soit leur niveau d'activité, vers des installations d'entreposage de très grande capacité « interim storage facility » (ISF) dans l'attente de la disponibilité d'une solution de stockage". A terme, un stockage définitif est à envisager, mais aucun site n'a été trouvé, sachant que ledit site devra être en dehors de la préfecture de Fukushima, un accord en ce sens ayant été passé entre les autorités nationales et locales.
Un chemin encore long et incertain
Enfin, 2014 a été marqué par une avancée sensible en matière de réduction des risques grâce au retrait des assemblages de combustible de la piscine du réacteur 4, la plus chargée en combustibles. Le retrait des assemblages entreposés dans les piscines des autres réacteurs doit maintenant intervenir. Ce travail doit commencer cette année pour la piscine du réacteur 3, à partir de 2017 pour celle du réacteur 2 et à partir de 2019 pour celle du réacteur 1.
Quant au combustible fondu dans les réacteurs 1 à 3, il n'est pas à l'ordre du jour dans l'immédiat. Actuellement, Tepco envisage d'entreprendre l'opération "au début des années 2020 pour les réacteurs 2 et 3 et vers 2025 pour le réacteur 1". Bien sûr, "ce calendrier est très dépendant du programme de recherche et des connaissances acquises sur l'état des installations", prend soin de préciser l'IRSN.
Enfin, le démantèlement complet de la centrale est prévu "avec un objectif de 30 à 40 ans". Ces délais, "à considérer comme des ordres de grandeur", dépendent en grande partie des opérations de caractérisation de l'état des installations et de travaux de recherche qui restent encore à réaliser.
Source © Philippe Collet / actu environnement
La Commission européenne a publié, le 9 mars, une évaluation de la mise en œuvre par les Etats membres de la directive-cadre sur l’eau (DCE). Résultat: les programmes nationaux ne sont pas à la hauteur des pollutions.
Sans surprise, l’objectif de la DCE d’atteindre le bon état écologique pour 53% des eaux européennes en 2015 ne sera pas atteint. 42% seulement des eaux de surface sont dans le vert, selon l’Agence européenne de l’environnement. Par ailleurs, on ne connaît toujours pas précisément l’état chimique de 40% des eaux.
DEUX TIERS DES PROGRAMMES INCOMPLETS
Mais que font les Etats membres pour rectifier le tir? L’analyse des programmes d’action, qu’ils devaient remettre à Bruxelles au plus tard le 22 décembre 2012, apporte quelques éléments de réponse.
Selon la Commission, deux tiers des programmes nationaux ne sont toujours pas complets, signe du retard des gouvernements. Le plus souvent, ces actions ciblent une amélioration des systèmes de traitement des eaux usées et de l’eau potable, une réduction des intrants chimiques dans l’agriculture et la restauration de la continuité écologique. Mais elles restent insuffisantes.
DEUX TIERS DES BASSINS SANS AMÉLIORATION
Pour deux tiers des bassins hydrographiques, les prélèvements montrent que les actions ne parviennent pas à endiguer les pollutions diffuses. Preuve qu’elles doivent être complétées par d’autres dispositifs. Deux Etats membres seulement ont mis en œuvre un programme complémentaire définitif, alors que des fonds européens sont ouverts à ce type d’action (Fonds de cohésion, fonds structurels, Feader[1]).
Si 8 Etats membres ont évalué la pression négative de l’agriculture, seul l’un d’entre eux (Lituanie) a effectivement quantifié la réduction nécessaire des intrants pour atteindre un bon état des eaux. Même chose pour la pollution chimique. Les pays européens se contentent de programmer des actions sans pour autant évaluer leur efficacité sur la qualité des eaux.
LES INSUFFISANCES DE LA FRANCE
Si l’on regarde les plans de gestion par bassin, seuls trois Etats membres -Autriche, Finlande et Pays-Bas- remplissent les trois critères définis par Bruxelles: l’analyse des différents impacts, l’évaluation des mesures sur l’état des eaux et le système de surveillance.
La France, qui a été condamnée par la Cour européenne en juin 2013 pour son laxisme dans la lutte contre les pollutions aux nitrates, ne risquait pas d’être un modèle en Europe. Selon le rapport de Bruxelles, Paris parvient seulement à identifier les menaces qui pèsent sur la qualité de ses eaux, mais ne sait ni améliorer cet état ni évaluer les éventuels progrès.
Bruxelles recommande particulièrement à la France de mieux justifier ses exceptions aux objectifs environnementaux (notamment le bon état des eaux en 2015).
Elle doit aussi mieux évaluer et prendre en compte l’impact du changement climatique, réduire les pollutions par l'azote et le phosphore, revoir sa réglementation sur l'utilisation des pesticides et fixer des limites précises aux agriculteurs. Enfin, elle doit rapidement développer ses mesures de restauration naturelle (amélioration de la qualité des eaux, protection contre les inondations, conservation des habitats), «qui sont en général plus rentables que la construction d’infrastructures», souligne la Commission.
[1] Feader: Fonds européen agricole pour le développement rural
Sans surprise, l’objectif de la DCE d’atteindre le bon état écologique pour 53% des eaux européennes en 2015 ne sera pas atteint. 42% seulement des eaux de surface sont dans le vert, selon l’Agence européenne de l’environnement. Par ailleurs, on ne connaît toujours pas précisément l’état chimique de 40% des eaux.
DEUX TIERS DES PROGRAMMES INCOMPLETS
Mais que font les Etats membres pour rectifier le tir? L’analyse des programmes d’action, qu’ils devaient remettre à Bruxelles au plus tard le 22 décembre 2012, apporte quelques éléments de réponse.
Selon la Commission, deux tiers des programmes nationaux ne sont toujours pas complets, signe du retard des gouvernements. Le plus souvent, ces actions ciblent une amélioration des systèmes de traitement des eaux usées et de l’eau potable, une réduction des intrants chimiques dans l’agriculture et la restauration de la continuité écologique. Mais elles restent insuffisantes.
DEUX TIERS DES BASSINS SANS AMÉLIORATION
Pour deux tiers des bassins hydrographiques, les prélèvements montrent que les actions ne parviennent pas à endiguer les pollutions diffuses. Preuve qu’elles doivent être complétées par d’autres dispositifs. Deux Etats membres seulement ont mis en œuvre un programme complémentaire définitif, alors que des fonds européens sont ouverts à ce type d’action (Fonds de cohésion, fonds structurels, Feader[1]).
Si 8 Etats membres ont évalué la pression négative de l’agriculture, seul l’un d’entre eux (Lituanie) a effectivement quantifié la réduction nécessaire des intrants pour atteindre un bon état des eaux. Même chose pour la pollution chimique. Les pays européens se contentent de programmer des actions sans pour autant évaluer leur efficacité sur la qualité des eaux.
LES INSUFFISANCES DE LA FRANCE
Si l’on regarde les plans de gestion par bassin, seuls trois Etats membres -Autriche, Finlande et Pays-Bas- remplissent les trois critères définis par Bruxelles: l’analyse des différents impacts, l’évaluation des mesures sur l’état des eaux et le système de surveillance.
La France, qui a été condamnée par la Cour européenne en juin 2013 pour son laxisme dans la lutte contre les pollutions aux nitrates, ne risquait pas d’être un modèle en Europe. Selon le rapport de Bruxelles, Paris parvient seulement à identifier les menaces qui pèsent sur la qualité de ses eaux, mais ne sait ni améliorer cet état ni évaluer les éventuels progrès.
Bruxelles recommande particulièrement à la France de mieux justifier ses exceptions aux objectifs environnementaux (notamment le bon état des eaux en 2015).
Elle doit aussi mieux évaluer et prendre en compte l’impact du changement climatique, réduire les pollutions par l'azote et le phosphore, revoir sa réglementation sur l'utilisation des pesticides et fixer des limites précises aux agriculteurs. Enfin, elle doit rapidement développer ses mesures de restauration naturelle (amélioration de la qualité des eaux, protection contre les inondations, conservation des habitats), «qui sont en général plus rentables que la construction d’infrastructures», souligne la Commission.
[1] Feader: Fonds européen agricole pour le développement rural
mardi 10 mars 2015
Le braconnage des oiseaux migrateurs à Chypre s'est encore intensifié cette année. Les associations de défense des animaux dénoncent cette situation et appellent au durcissement des sanctions.
Plus de deux millions d'oiseaux migrateurs ont été tués l'automne dernier sur l'île de Chypre, a estimé lundi 9 mars 2015 une association de défense de l'environnement dénonçant ce braconnage motivé par le commerce de volatiles cuisinés dans un mets local interdit.
Ce sont les mois de septembre et d'octobre qui correspondent à la haute saison de braconnage sur l'île méditerranéenne, lieu de passage majeur pour les migrateurs à cette époque de l'année.
L'année 2014 "a été la pire depuis que nous avons commencé à documenter le braconnage en 2002", explique la responsable de Birldlife Cyprus, Clairie Papazoglou. Elle a appelé à appliquer avec plus de fermeté la loi prévoyant jusqu'à 17.000 euros d'amende et trois ans de prison pour contrer un phénomène "en pleine croissance".
Un braconnage hors de contrôle
Les oiseaux ont été capturés au moyen de filets et de fausses branches collantes. Les poses de ces filets ont quasiment doublé par rapport à l'année précédente, affirme l'association, détaillant que quelque 16 km de filets et plus 6.000 branches collantes ont été répertoriés durant l'automne. L'inventaire de ces "outils de braconnage montre que plus de deux millions d'oiseaux ont pu être tués à travers Chypre durant l'automne", conclut l'association dénonçant une activité devenue "hors de contrôle".
CUISINE. Plusieurs migrateurs - fauvettes à tête noire, grives ou encore rouge-gorges - sont cuisinés dans un mets très recherché, mais interdit, l'ambelopoulia. Servie discrètement dans certains restaurants, le plat coûte entre 40 et 80 euros, pour une douzaine d'oiseaux. Ce commerce illégal est estimé à 15 millions d'euros par an par les services de l'Etat chargés de la lutte contre le braconnage.
Tolérance zéro
À son apogée dans les années 1990 avec près de 10 millions d'oiseaux tués annuellement, le braconnage a été au début des années 2000 dans le collimateur des autorités, qui souhaitaient rejoindre l'Union européenne. Mais depuis l'adhésion à l'UE en 2004, il est reparti de plus belle. Birdlife Cyprus a appelé les autorités chypriotes, mais aussi britanniques, qui disposent de vastes bases militaires sur l'île, à agir contre les 3.000 à 4.000 braconniers que compterait l'île. Tim Stowe, de la Société royale britannique pour la protection des oiseaux (RSPB), a lui appelé à une "tolérance zéro" sur les bases britanniques où le braconnage "s'est aggravé". "Le ministère de la Défense (...) doit résoudre ce problème avant la prochaine migration cet automne", a-t-il exigé, alors que la population profite des larges étendues inhabitées pour braconner.
Au total, une soixantaine d'espèces en péril ou en voie de disparition se font prendre chaque année dans les pièges des braconniers chypriotes.
Source ©CABS - www.komitee.de / AFP
Plus de deux millions d'oiseaux migrateurs ont été tués l'automne dernier sur l'île de Chypre, a estimé lundi 9 mars 2015 une association de défense de l'environnement dénonçant ce braconnage motivé par le commerce de volatiles cuisinés dans un mets local interdit.
Ce sont les mois de septembre et d'octobre qui correspondent à la haute saison de braconnage sur l'île méditerranéenne, lieu de passage majeur pour les migrateurs à cette époque de l'année.
L'année 2014 "a été la pire depuis que nous avons commencé à documenter le braconnage en 2002", explique la responsable de Birldlife Cyprus, Clairie Papazoglou. Elle a appelé à appliquer avec plus de fermeté la loi prévoyant jusqu'à 17.000 euros d'amende et trois ans de prison pour contrer un phénomène "en pleine croissance".
Un braconnage hors de contrôle
Les oiseaux ont été capturés au moyen de filets et de fausses branches collantes. Les poses de ces filets ont quasiment doublé par rapport à l'année précédente, affirme l'association, détaillant que quelque 16 km de filets et plus 6.000 branches collantes ont été répertoriés durant l'automne. L'inventaire de ces "outils de braconnage montre que plus de deux millions d'oiseaux ont pu être tués à travers Chypre durant l'automne", conclut l'association dénonçant une activité devenue "hors de contrôle".
CUISINE. Plusieurs migrateurs - fauvettes à tête noire, grives ou encore rouge-gorges - sont cuisinés dans un mets très recherché, mais interdit, l'ambelopoulia. Servie discrètement dans certains restaurants, le plat coûte entre 40 et 80 euros, pour une douzaine d'oiseaux. Ce commerce illégal est estimé à 15 millions d'euros par an par les services de l'Etat chargés de la lutte contre le braconnage.
Tolérance zéro
À son apogée dans les années 1990 avec près de 10 millions d'oiseaux tués annuellement, le braconnage a été au début des années 2000 dans le collimateur des autorités, qui souhaitaient rejoindre l'Union européenne. Mais depuis l'adhésion à l'UE en 2004, il est reparti de plus belle. Birdlife Cyprus a appelé les autorités chypriotes, mais aussi britanniques, qui disposent de vastes bases militaires sur l'île, à agir contre les 3.000 à 4.000 braconniers que compterait l'île. Tim Stowe, de la Société royale britannique pour la protection des oiseaux (RSPB), a lui appelé à une "tolérance zéro" sur les bases britanniques où le braconnage "s'est aggravé". "Le ministère de la Défense (...) doit résoudre ce problème avant la prochaine migration cet automne", a-t-il exigé, alors que la population profite des larges étendues inhabitées pour braconner.
Au total, une soixantaine d'espèces en péril ou en voie de disparition se font prendre chaque année dans les pièges des braconniers chypriotes.
Source ©CABS - www.komitee.de / AFP
Lundi, l'animal sauvage a été filmé et photographié à plusieurs reprises dans la province de Groningen, dans le nord du pays, où il se baladait tranquillement dans une zone industrielle ainsi que dans un quartier résidentiel.
Les autorités veulent le capturer et le déplacer, en raison du risque élevé d'incident, relate Het Laatste Nieuws.
Lorsque le loup aura été capturé et anesthésié, il sera possible d'analyser son ADN et de déterminer son origine.
Pour l'expert Leo Linnartz, l'animal, peu craintif, proviendrait d'Allemagne. Il estime que son attitude peu timide pourrait engendrer des accidents. "Les gens pourraient être tentés de le prendre", explique Linnartz qui conseille de ne pas s'en approcher, surtout si l'on est accompagné d'un chien. En effet, le loup chasse toute sorte de proies: des cerfs et des sangliers aux rongeurs comme les souris et les rats.
Le loup a été vu pour la première fois samedi dans la province de Drenthe.
C'est le premier loup détecté aux Pays-Bas depuis 1897 et qui proviendrait d'Allemagne. Il a été aperçu également en Basse-Saxe, la semaine dernière, avant de traverser la frontière.
Source © 7/7
Les autorités veulent le capturer et le déplacer, en raison du risque élevé d'incident, relate Het Laatste Nieuws.
Lorsque le loup aura été capturé et anesthésié, il sera possible d'analyser son ADN et de déterminer son origine.
Pour l'expert Leo Linnartz, l'animal, peu craintif, proviendrait d'Allemagne. Il estime que son attitude peu timide pourrait engendrer des accidents. "Les gens pourraient être tentés de le prendre", explique Linnartz qui conseille de ne pas s'en approcher, surtout si l'on est accompagné d'un chien. En effet, le loup chasse toute sorte de proies: des cerfs et des sangliers aux rongeurs comme les souris et les rats.
Le loup a été vu pour la première fois samedi dans la province de Drenthe.
C'est le premier loup détecté aux Pays-Bas depuis 1897 et qui proviendrait d'Allemagne. Il a été aperçu également en Basse-Saxe, la semaine dernière, avant de traverser la frontière.
Source © 7/7
Plus de 20 villages de la région d'Ijaw dans le sud de l'État de Bayelsa au Nigéria sont touchés par une importante marée noire suite à une fuite majeure émanant de la plateforme d'extraction en eau profonde de Seibou exploité par Shell Petroleum Development Company (SPDC) qui a pollué l' environnement.
La marée noire s'est répandue dans la rivière Ogboinbiri engluant plusieurs communautés vivant le long des rives du fleuve. Les villages touchés sont Keme-Ebiama, Apoi, Kokologbene, Gbaruan, Ukubie, and.Lobia, tous confirment que cette nouvelle marée noire a affecté
leurs activités de pêche.
Il semble que la fuite se soit répandue sans relâche depuis plus d'un mois, obligeant les résidents à recourir à l'eau en bouteille pour leur besoins alimentaires.
Les journalistes qui ont visité la région ont pu observé que la surface de la rivière avait changé de couleur et que de nombreuses nappes de bruts irisaient à la surface du fleuve.
Le président du Comité de développement communautaire (CDC) de la communauté de Keme-Ebiama confirme que le déversement a privé les villages de leur source d'eau potable à usage domestique.
Ce déversement majeur a débuté il y a longtemps mais semble s'être aggravé depuis le 15 Février dernier selon les témoins sur place
© Nature Alerte
La marée noire s'est répandue dans la rivière Ogboinbiri engluant plusieurs communautés vivant le long des rives du fleuve. Les villages touchés sont Keme-Ebiama, Apoi, Kokologbene, Gbaruan, Ukubie, and.Lobia, tous confirment que cette nouvelle marée noire a affecté
leurs activités de pêche.
Il semble que la fuite se soit répandue sans relâche depuis plus d'un mois, obligeant les résidents à recourir à l'eau en bouteille pour leur besoins alimentaires.
Les journalistes qui ont visité la région ont pu observé que la surface de la rivière avait changé de couleur et que de nombreuses nappes de bruts irisaient à la surface du fleuve.
Le président du Comité de développement communautaire (CDC) de la communauté de Keme-Ebiama confirme que le déversement a privé les villages de leur source d'eau potable à usage domestique.
Ce déversement majeur a débuté il y a longtemps mais semble s'être aggravé depuis le 15 Février dernier selon les témoins sur place
© Nature Alerte
La société Murphy Oil a confirmé qu'un déversement de pétrole brut d'environ 17 000 barils soit 2 700 000 litres s'est produit à environ 80 kilomètres au sud-est de Peace River, en Alberta.
La société américaine a déclaré l'incident le 1 mars dans l'après-midi après avoir constaté des condensats à la surface au dessus d'un pipeline enfoui.
Il semble que la fuite soit ancienne et la compagnie tente actuellement d'évaluer la quantité exacte de pétrole déversé dans la nature.
L'entreprise et le régulateur de l'énergie de l'Alberta affirment qu'il n'y a aucun rapport de dommages sur la faune et la flore.
Le pipeline a été fermé et dépressurisé et le nettoyage est en cours.
© Nature Alerte
Source uicn
La société américaine a déclaré l'incident le 1 mars dans l'après-midi après avoir constaté des condensats à la surface au dessus d'un pipeline enfoui.
Il semble que la fuite soit ancienne et la compagnie tente actuellement d'évaluer la quantité exacte de pétrole déversé dans la nature.
L'entreprise et le régulateur de l'énergie de l'Alberta affirment qu'il n'y a aucun rapport de dommages sur la faune et la flore.
Le pipeline a été fermé et dépressurisé et le nettoyage est en cours.
© Nature Alerte
Source uicn
Le MNHN, autorité scientifique française CITES, prend acte de l’amélioration du recrutement en Europe et des efforts des pêcheurs mais rend un avis défavorable à une reprise immédiate des exportations
Dans un rapport rendu préalablement à la présente campagne de pêche à la civelle 2014-2015, le MNHN, en tant qu’autorité scientifique française au sein du groupe scientifique CITES de l’Union Européenne, a rendu un avis de commerce non préjudiciable négatif concernant la reprise des exportations d’anguilles européennes en dehors de l’Union Européenne pour l’année 2015.
Actant le passage au vert des indicateurs relatifs au recrutement d’alevins d’anguilles (civelles) et à la mise en oeuvre des mesures de gestion en Europe, le MNHN souligne néanmoins que l’état du stock d’anguilles européennes, concernant notamment l’échappement d’anguilles argentées (stade reproducteur), demeure fragile sinon incertain à l’échelle de l’ensemble de l’aire de répartition de l’espèce.
La possibilité de soumettre au groupe scientifique européen CITES, seul compétent en matière de commerce international d’espèces protégées dans le cadre de la convention CITES, la question de la réouverture des exportations de l’anguille européenne en dehors de l’Union Européenne pourra être réexaminée par le MNHN pour la prochaine année.
Dans un rapport rendu préalablement à la présente campagne de pêche à la civelle 2014-2015, le MNHN, en tant qu’autorité scientifique française au sein du groupe scientifique CITES de l’Union Européenne, a rendu un avis de commerce non préjudiciable négatif concernant la reprise des exportations d’anguilles européennes en dehors de l’Union Européenne pour l’année 2015.
Actant le passage au vert des indicateurs relatifs au recrutement d’alevins d’anguilles (civelles) et à la mise en oeuvre des mesures de gestion en Europe, le MNHN souligne néanmoins que l’état du stock d’anguilles européennes, concernant notamment l’échappement d’anguilles argentées (stade reproducteur), demeure fragile sinon incertain à l’échelle de l’ensemble de l’aire de répartition de l’espèce.
La possibilité de soumettre au groupe scientifique européen CITES, seul compétent en matière de commerce international d’espèces protégées dans le cadre de la convention CITES, la question de la réouverture des exportations de l’anguille européenne en dehors de l’Union Européenne pourra être réexaminée par le MNHN pour la prochaine année.
lundi 9 mars 2015
Près d'un millier de femmes du Mouvement des travailleurs ruraux sans terre (MST), armées de bâtons et couteaux, ont envahi une usine de cellulose et détruit des milliers de plants d'eucalyptus transgéniques dans l'Etat de Sao Paulo.
Leur action s'est déroulée le 5 mars dans le cadre de la Journée nationale de lutte des femmes de la campagne. Sur une vidéo diffusée sur le site du MST (www.mst.org.br), on les voit, le visage masqué par un foulard, rompre les boutures dans les serres de l'entreprise Suzano/Futura Gene à Itapetininga, une ville à 170 km de Sao Paulo. Sur les murs, elles ont écrit « Les transgéniques détruisent la biodiversité » et « Femmes en lutte ».
Pendant qu'elles détruisaient les plants où sont développés les tests avec la nouvelle espèce transgénique d'eucalyptus, 300 paysans de Via Campesina interrompaient une réunion de la commission nationale de biosécurité (CTNBio, organisme qui réglemente les cultures d'OGM) à Brasilia où Suzano présentait justement cette nouvelle espèce. La discussion à la CNTBio reprendra en avril.
« Porter le débat dans la société »
Pour Atiliana Brunetto, de la direction nationale du MST, même si l'espèce transgénique a une productivité supérieure de 20 % à l'espèce traditionnelle, elle demande l'utilisation de plus de pesticides et d'eau pour chaque arbre planté, ce qui présente des risques pour l'environnement. « Le plus important est que nous ayons réussi à porter le débat dans la société », a-t-elle souligné.
La direction de Suzano/Futura Gene a déploré la destruction des plants et d'études qui durent depuis 14 ans. Les femmes qui ont participé à l'action devront répondre de dommages au patrimoine privé.
Leur action s'est déroulée le 5 mars dans le cadre de la Journée nationale de lutte des femmes de la campagne. Sur une vidéo diffusée sur le site du MST (www.mst.org.br), on les voit, le visage masqué par un foulard, rompre les boutures dans les serres de l'entreprise Suzano/Futura Gene à Itapetininga, une ville à 170 km de Sao Paulo. Sur les murs, elles ont écrit « Les transgéniques détruisent la biodiversité » et « Femmes en lutte ».
Pendant qu'elles détruisaient les plants où sont développés les tests avec la nouvelle espèce transgénique d'eucalyptus, 300 paysans de Via Campesina interrompaient une réunion de la commission nationale de biosécurité (CTNBio, organisme qui réglemente les cultures d'OGM) à Brasilia où Suzano présentait justement cette nouvelle espèce. La discussion à la CNTBio reprendra en avril.
« Porter le débat dans la société »
Pour Atiliana Brunetto, de la direction nationale du MST, même si l'espèce transgénique a une productivité supérieure de 20 % à l'espèce traditionnelle, elle demande l'utilisation de plus de pesticides et d'eau pour chaque arbre planté, ce qui présente des risques pour l'environnement. « Le plus important est que nous ayons réussi à porter le débat dans la société », a-t-elle souligné.
La direction de Suzano/Futura Gene a déploré la destruction des plants et d'études qui durent depuis 14 ans. Les femmes qui ont participé à l'action devront répondre de dommages au patrimoine privé.
Une tempête tropicale modérée, qui provoque de fortes pluies sur l'île de La Réunion depuis la nuit de dimanche à lundi 9 mars, a entraîné la fermeture de tous les établissements scolaires et perturbé le trafic routier. Le phénomène météorologique, baptisé « Haliba », devait passer au plus près de l'île vers 16 heures locales (13 heures à Paris), a précisé Météo France, mettant en garde contre un épisode pluvieux « hors normes » et des « phénomènes dangereux d'intensité exceptionnelle ».
La vigilance cyclonique n'a toutefois pas été déclenchée par la préfecture, mais dès dimanche le préfet de La Réunion, Dominique Sorain, avait placé les régions ouest, est et nord en vigilance renforcée « fortes pluies » et toute l'île en vigilance « forts vents ».
Il avait également ordonné dès dimanche soir la fermeture de tous les établissements scolaires dans l'est et le nord – interdiction étendue à toute l'île à midi lundi. Cette décision en deux temps a provoqué l'incompréhension, voire la colère des Réunionnais.
RÉSEAU ROUTIER PERTURBÉ
Le réseau routier est perturbé depuis dimanche après-midi en raison des fortes pluies, qui ont provoqué la crue de plusieurs rivières et ravines. La route du littoral, reliant le nord à l'ouest, est en partie fermée. Le cap La Houssaye, permettant la jonction – ouest–sud-ouest est interdit à la circulation à la suite d'un éboulis. Plusieurs autres routes sont inondées et coupées.
Conséquence des glissements de terrain, la distribution en eau potable est perturbée et parfois interrompue dans plusieurs communes. Si la vie économique n'est pas arrêtée, elle est fortement ralentie par les routes coupées, les embouteillages et le mauvais temps.
La vigilance cyclonique n'a toutefois pas été déclenchée par la préfecture, mais dès dimanche le préfet de La Réunion, Dominique Sorain, avait placé les régions ouest, est et nord en vigilance renforcée « fortes pluies » et toute l'île en vigilance « forts vents ».
Il avait également ordonné dès dimanche soir la fermeture de tous les établissements scolaires dans l'est et le nord – interdiction étendue à toute l'île à midi lundi. Cette décision en deux temps a provoqué l'incompréhension, voire la colère des Réunionnais.
RÉSEAU ROUTIER PERTURBÉ
Le réseau routier est perturbé depuis dimanche après-midi en raison des fortes pluies, qui ont provoqué la crue de plusieurs rivières et ravines. La route du littoral, reliant le nord à l'ouest, est en partie fermée. Le cap La Houssaye, permettant la jonction – ouest–sud-ouest est interdit à la circulation à la suite d'un éboulis. Plusieurs autres routes sont inondées et coupées.
Conséquence des glissements de terrain, la distribution en eau potable est perturbée et parfois interrompue dans plusieurs communes. Si la vie économique n'est pas arrêtée, elle est fortement ralentie par les routes coupées, les embouteillages et le mauvais temps.
L'une des deux unités de production de la centrale nucléaire de Fessenheim (Haut-Rhin), arrêtée de manière inopinée il y a une semaine, a pu être redémarrée samedi après des réparations, a indiqué EDF sur le site internet dédié à la centrale.
La doyenne des centrales françaises a connu un arrêt concomitant de ses deux unités de production pendant une semaine, relançant le débat sur son âge et sur la promesse de sa fermeture par François Hollande.
L'une de ces deux unités a été arrêtée dans la nuit du 27 au 28 février pour maintenance et rechargement du combustible du réacteur, de manière programmée et pour plusieurs semaines. Mais l'autre unité avait dû être arrêtée le 28 février de manière imprévue.
EDF avait expliqué avoir identifié un "défaut d'étanchéité sur une tuyauterie située hors de la zone nucléaire", sans "conséquence sur la sûreté des installations, l'environnement et la sécurité du personnel".
Après des réparations menées par les équipes de la centrale sur cette tuyauterie, l'unité de production en question "a été recouplée au réseau électrique national" samedi, a indiqué EDF.
La centrale de Fessenheim, installée en bordure du Grand Canal d'Alsace, est dotée de deux réacteurs de 900 mégawatts chacun. Les antinucléaires réclament sa fermeture et son démantèlement depuis de nombreuses années.
François Hollande a réaffirmé lundi qu'elle serait fermée "à l'horizon de la fin du quinquennat", alors que les doutes sur sa fermeture s'intensifient après le report à 2017 par EDF du démarrage de l'EPR de Flamanville (Manche), un réacteur de nouvelle génération.
La ministre de l'Ecologie et de l'Energie, Ségolène Royal, a plusieurs fois affirmé que d'autres réacteurs que ceux de Fessenheim pourraient être choisis pour être fermés en compensation de la mise en service de nouveaux réacteurs.
Samedi, près de 300 personnes ont manifesté à Strasbourg pour commémorer la catastophe de Fukushima et demander la "fermeture immédiate" de la centrale alsacienne, à l'appel d'un collectif d'associations antinucléaires.
Royal conditionne la fermeture de Fessenheim à l’ouverture de Flamanville
La doyenne des centrales françaises a connu un arrêt concomitant de ses deux unités de production pendant une semaine, relançant le débat sur son âge et sur la promesse de sa fermeture par François Hollande.
L'une de ces deux unités a été arrêtée dans la nuit du 27 au 28 février pour maintenance et rechargement du combustible du réacteur, de manière programmée et pour plusieurs semaines. Mais l'autre unité avait dû être arrêtée le 28 février de manière imprévue.
EDF avait expliqué avoir identifié un "défaut d'étanchéité sur une tuyauterie située hors de la zone nucléaire", sans "conséquence sur la sûreté des installations, l'environnement et la sécurité du personnel".
Après des réparations menées par les équipes de la centrale sur cette tuyauterie, l'unité de production en question "a été recouplée au réseau électrique national" samedi, a indiqué EDF.
La centrale de Fessenheim, installée en bordure du Grand Canal d'Alsace, est dotée de deux réacteurs de 900 mégawatts chacun. Les antinucléaires réclament sa fermeture et son démantèlement depuis de nombreuses années.
François Hollande a réaffirmé lundi qu'elle serait fermée "à l'horizon de la fin du quinquennat", alors que les doutes sur sa fermeture s'intensifient après le report à 2017 par EDF du démarrage de l'EPR de Flamanville (Manche), un réacteur de nouvelle génération.
La ministre de l'Ecologie et de l'Energie, Ségolène Royal, a plusieurs fois affirmé que d'autres réacteurs que ceux de Fessenheim pourraient être choisis pour être fermés en compensation de la mise en service de nouveaux réacteurs.
Samedi, près de 300 personnes ont manifesté à Strasbourg pour commémorer la catastophe de Fukushima et demander la "fermeture immédiate" de la centrale alsacienne, à l'appel d'un collectif d'associations antinucléaires.
Royal conditionne la fermeture de Fessenheim à l’ouverture de Flamanville
Les conditions anticycloniques persistent sur notre pays en ce début de semaine. Avec elle, le brassage de l'air n'est pas assuré et les particules en suspension dans l'atmosphère s'accumulent, entraînant des taux de pollution de plus en plus marqués.
Pollution marquée au nord-est
Comme le montre la carte ci-dessous, les quantités de particules polluantes en suspension dans l'atmosphère (PM10) sont importantes sur une grande partie du pays, notamment dans le centre et l'est du territoire.
C'est entre la Lorraine, la Champagne, le nord de la Franche-Comté, la plaine d'Alsace, le val de Saône et la vallée du Rhône que la pollution est la plus nette avec des quantités de particules supérieures à 80 µg/m3. C'est également le cas dans la capitale.
D'une manière générale, la qualité de l'air est médiocre sur la plupart de nos régions, un peu moins mauvaise sur les sommets ardennais belges, le Massif Centrale et les Pyrénées. Cette pollution se poursuivra demain mardi avec des quantités de polluants qui seront sensiblement proches de celles observées ce lundi.
Pollution marquée au nord-est
Comme le montre la carte ci-dessous, les quantités de particules polluantes en suspension dans l'atmosphère (PM10) sont importantes sur une grande partie du pays, notamment dans le centre et l'est du territoire.
C'est entre la Lorraine, la Champagne, le nord de la Franche-Comté, la plaine d'Alsace, le val de Saône et la vallée du Rhône que la pollution est la plus nette avec des quantités de particules supérieures à 80 µg/m3. C'est également le cas dans la capitale.
D'une manière générale, la qualité de l'air est médiocre sur la plupart de nos régions, un peu moins mauvaise sur les sommets ardennais belges, le Massif Centrale et les Pyrénées. Cette pollution se poursuivra demain mardi avec des quantités de polluants qui seront sensiblement proches de celles observées ce lundi.
L’Union européenne a adopté vendredi sa contribution pour la conférence de Paris sur le Climat, avec un engagement de réduire d’ici à 2030 d’au moins 40% ses émissions de gaz à effet de serre, par rapport à 1990.
« Il y a un accord, mais ça n’a pas été une mince affaire », a déclaré le commissaire européen en charge du Climat, Miguel Arias Canete, à l’issue d’une réunion avec les ministres de l’Environnement de l’UE à Bruxelles. « L’Europe est le premier continent à déposer sa contribution, comme cela a été demandé par les Nations unies », s’est félicitée la ministre française, Ségolène Royal.
L’offre de l’UE, qui est responsable de 9% des émissions mondiales de gaz à effet de serre, a été envoyée au secrétariat de l’ONU, a précisé M. Canete.
Les ministres se sont mis d’accord sur « la liste de toutes les actions concrètes et de tous les secteurs économiques concernés par cet effort », a expliqué Mme Royal. La liste détaille les gaz à effet de serre pris en compte, énonce les secteurs industriels et inclut l’agriculture et les déchets. « Ce n’était pas du tout évident », a souligné la ministre française.
L’Irlande a bataillé pour obtenir que les émissions des terres et des forêts soient incluses dans l’offre de l’UE. Cette disposition est critiquée par les écologistes. « Les émissions de LULUCF (utilisation des terres et des forêts) ne doivent pas être comptabilisées dans les objectifs de réduction des pays, car cela signifierait diminuer de 4% des objectifs de réduction déjà bas », s’est insurgé l’eurodéputé Vert français Yannick Jadot.
« Un pas très important a été franchi aujourd’hui sur la route de Paris-Climat », a estimé Mme Royal. « L’Europe a pris ses responsabilités. Elle peut entraîner le reste du monde », a-t-elle affirmé.
Les gouvernements engagés dans les négociations internationales se sont fixés depuis 2009 l’objectif de contenir l’élévation de la température mondiale à +2 degrés d’ici la fin du siècle par rapport aux niveaux d’avant la révolution industrielle.
Les pays « en mesure de le faire » doivent annoncer leur engagement, appelé contribution nationale, avant le 31 mars. L’accord cherché pour la conférence de Paris, prévue en décembre, « ne doit pas être au rabais », a affirmé Mme Royal.
Les Etats-Unis, qui représentent 12% des émissions mondiales, ont annoncé leur intention de les réduire de 26 à 28% en 2025 par rapport à leur niveau de 2005. La Chine, responsable de 25% des émissions, promet de les stabiliser en 2030.
Aucun des trois grands émetteurs ne prend la même date de référence, ce qui pose un problème pour comparer les efforts, souligne la Commission européenne.
« Je souhaite qu’il n’y ait pas de procès d’intention fait à tel ou tel pays. Les Etats-Unis ont fait des déclarations sur leur ambition au regard de leur responsabilité dans le réchauffement climatique. Attendons les contributions écrites pour voir si elles sont suffisamment précises, suffisamment crédibles pour atteindre les objectifs », a insisté Ségolène Royal.
« La première contribution écrite, et la seule pour l’instant, est celle de l’Union européenne. Nous espérons qu’elle va faire des émules », a-t-elle ajouté.
La base de l’engagement de l’UE est constituée par le paquet climat-énergie adopté en 2008, avec l’engagement contraignant de l’UE pour 2020 de réduire ses émissions de 20% par rapport à leurs niveaux de 1990. Cet objectif est pratiquement atteint.
Source © AFP
« Il y a un accord, mais ça n’a pas été une mince affaire », a déclaré le commissaire européen en charge du Climat, Miguel Arias Canete, à l’issue d’une réunion avec les ministres de l’Environnement de l’UE à Bruxelles. « L’Europe est le premier continent à déposer sa contribution, comme cela a été demandé par les Nations unies », s’est félicitée la ministre française, Ségolène Royal.
L’offre de l’UE, qui est responsable de 9% des émissions mondiales de gaz à effet de serre, a été envoyée au secrétariat de l’ONU, a précisé M. Canete.
Les ministres se sont mis d’accord sur « la liste de toutes les actions concrètes et de tous les secteurs économiques concernés par cet effort », a expliqué Mme Royal. La liste détaille les gaz à effet de serre pris en compte, énonce les secteurs industriels et inclut l’agriculture et les déchets. « Ce n’était pas du tout évident », a souligné la ministre française.
L’Irlande a bataillé pour obtenir que les émissions des terres et des forêts soient incluses dans l’offre de l’UE. Cette disposition est critiquée par les écologistes. « Les émissions de LULUCF (utilisation des terres et des forêts) ne doivent pas être comptabilisées dans les objectifs de réduction des pays, car cela signifierait diminuer de 4% des objectifs de réduction déjà bas », s’est insurgé l’eurodéputé Vert français Yannick Jadot.
« Un pas très important a été franchi aujourd’hui sur la route de Paris-Climat », a estimé Mme Royal. « L’Europe a pris ses responsabilités. Elle peut entraîner le reste du monde », a-t-elle affirmé.
Les gouvernements engagés dans les négociations internationales se sont fixés depuis 2009 l’objectif de contenir l’élévation de la température mondiale à +2 degrés d’ici la fin du siècle par rapport aux niveaux d’avant la révolution industrielle.
Les pays « en mesure de le faire » doivent annoncer leur engagement, appelé contribution nationale, avant le 31 mars. L’accord cherché pour la conférence de Paris, prévue en décembre, « ne doit pas être au rabais », a affirmé Mme Royal.
Les Etats-Unis, qui représentent 12% des émissions mondiales, ont annoncé leur intention de les réduire de 26 à 28% en 2025 par rapport à leur niveau de 2005. La Chine, responsable de 25% des émissions, promet de les stabiliser en 2030.
Aucun des trois grands émetteurs ne prend la même date de référence, ce qui pose un problème pour comparer les efforts, souligne la Commission européenne.
« Je souhaite qu’il n’y ait pas de procès d’intention fait à tel ou tel pays. Les Etats-Unis ont fait des déclarations sur leur ambition au regard de leur responsabilité dans le réchauffement climatique. Attendons les contributions écrites pour voir si elles sont suffisamment précises, suffisamment crédibles pour atteindre les objectifs », a insisté Ségolène Royal.
« La première contribution écrite, et la seule pour l’instant, est celle de l’Union européenne. Nous espérons qu’elle va faire des émules », a-t-elle ajouté.
La base de l’engagement de l’UE est constituée par le paquet climat-énergie adopté en 2008, avec l’engagement contraignant de l’UE pour 2020 de réduire ses émissions de 20% par rapport à leurs niveaux de 1990. Cet objectif est pratiquement atteint.
Source © AFP
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