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jeudi 12 mars 2015
Depuis 2009, plus de 500.000 mus (33.000 hectares) de forêts ont été plantés le long de la frontière entre Beijing et la province septentrionale du Hebei, afin de protéger les sources d'eau, a déclaré jeudi le Bureau national des forêts, à l'occasion de la 37e Journée nationale de la plantation d'arbres.

Ces arbres ont principalement été plantés autour de Miyun et de Guanting, deux des quatre grands réservoirs qui fournissent de l'eau à la capitale chinoise.

Grâce à ce projet, le taux de couverture des forêts en amont des réservoirs de Miyun et de Guanting a atteint 33,4% en 2011, contre une moyenne nationale de 21,6%.

La ville de Beijing est confrontée à une grave pénurie d'eau. Chaque année, 1,5 milliard de mètres cubes d'eau font défaut à la ville, a fait savoir le vice-maire de Beijing Li Shixiang.

"Beijing ne peut résoudre seul ce problème, et la solution ne peut être trouvée que via un programme de développement englobant une région plus large. Le développement coordonné à Beijing, dans la municipalité de Tianjin et dans la province du Hebei est ainsi impératif", a-t-il expliqué.
La ville de Chiang Mai a enregistré son pire épisode de pollution de l'année, le 10 mars 2015. Selon les médias locaux, de nombreux patients présentant des problèmes respiratoires ont été admis dans les divers hôpitaux de la ville.

Les autorités ont conseillé à la population de rester chez eux autant que possible, d'utiliser l'air conditionné et de porter des masques en extérieur.  

Les nombreux feux de forêt dans la région seraient en partie responsables de la mauvaise qualité de l'air. 
Photos prises le 11 mars à Chiang Mai au nord de la Thaïlande. 

Source © Planete info

La petite île de Pediatorkope, dans le sud-est du Ghana, est une des plus pauvres du pays. Aucune voiture n'y circule et la population vivote en cultivant des moules sur le fleuve Volta. 

L'île, qui n'est pas reliée au réseau national de distribution d'électricité, est plongée dans l'obscurité à la nuit tombée. Mais les écoliers peuvent désormais s'éclairer pour étudier le soir... Grâce à l'énergie qu'ils ont générée en jouant dans la journée.

Quand les élèves de l'école élémentaire de Pediatorkope font tourner les tourniquets en fer, dans la cour de récréation, une turbine connectée à une batterie permet de recharger des lampes LED.

Ces lampes, dotées d'une autonomie d'une quarantaine d'heures, sont distribuées aux enfants, qui peuvent désormais se réunir en fin d'après-midi pour faire leurs devoirs. 

Pour Gerson Kuadegbeku, enseignant dans cette école, cet ingénieux procédé, mis en place par l'ONG américaine Empower Playgrounds, a déjà permis d'améliorer les résultats des élèves. « Avant, les enfants avaient de mauvais résultats à l'école, mais grâce à ces lampes, le programme est mieux assimilé », reconnaît-il.

Une crise énergétique qui paralyse le Ghana

Le Ghana, deuxième puissance économique d'Afrique de l'Ouest, est paralysé par une crise énergétique sans précédent qui ralentit son activité économique. Parfois, les coupures d'électricité peuvent durer jusqu'à 24 heures.

Le gouvernement, très critiqué pour ne pas avoir réussi à maintenir la croissance économique prometteuse de ce pays qui a commencé à extraire du pétrole en 2010, a signé de nouveaux contrats, récemment, avec des compagnies privées d'électricité. Mais la situation risque de mettre du temps à s'améliorer et, en attendant, la demande de générateurs électriques augmente.

Certaines entreprises ont menacé de quitter le pays, d'autres ont dû licencier à cause de la baisse d'activité. Le principal parti d'opposition, le Nouveau Parti patriotique (NPP), est descendu dans la rue, le mois dernier, pour dénoncer la paralysie des entreprises et réclamer des solutions de la part du président John Dramani Mahama. « Si, en tant que gérant d'une entreprise, on doit avoir recours à un générateur électrique avant de pouvoir commencer à produire, c'est qu'il y a un vrai problème », s'est indigné le député d'opposition Isaac Osei.

Si la situation est préoccupante à Accra, la capitale, c'est encore pire encore dans les zones rurales. Et dans ces régions pauvres, les enfants, souvent obligés d'aider leurs parents dans leurs tâches agricoles après l'école, sont ensuite empêchés de faire leurs devoirs, à la nuit tombée, par manque de lumière.

La solution des manèges écologiques

Grâce aux tourniquets producteurs d'électricité, les enfants des zones rurales augmentent leurs chances de poursuivre leurs études au-delà de l'école primaire, explique George Thompson, directeur de projet pour Empower Playgrounds. « Pour l'instant nous sommes présents dans 42 écoles du Ghana, a-t-il précisé à l'AFP. Selon nos études, ce projet a vraiment permis à ces enfants de faire des progrès dans leur scolarité ». Et d’ajouter : « Tout ce que nous attendons de la communauté est qu'elle s'assure que, quand ces enfants ramènent ces lampes à la maison, elles soeint utilisées à bon escient, pour les devoirs ».

Forte du succès de ces manèges écologiques, l'ONG a aussi créé une petite unité productrice d'énergie d'origine solaire sur l'île. Les habitants peuvent s'équiper d'une batterie qui leur permet de faire marcher quelques lampes et de recharger leur téléphone à la station pour la somme de 500 cédis (environ 130 euros).

Humphrey Teye Ayeh, un habitant de Pediatorkope, dit avoir fait cet investissement à cause de la hausse du prix du kérosène avec lequel il alimentait son générateur. La batterie qui tient un mois, dit-il, doit ensuite être emmenée à recharger pour cinq cédis (1,30 euro) supplémentaires. « Notre objectif n'est pas de faire des bénéfices mais de faire de ce système un projet durable » et de financer l'entretien de la station notamment, explique M. Thompson.

Source AFP

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Les autorités russes, mais également les scientifiques et les organisations de défense de l'environnement s'inquiètent du niveau du lac Baïkal. Il est tombé en dessous d'un seuil considéré comme critique, faisant craindre des pénuries pour la population mais aussi des conséquences néfastes pour son écosystème unique, ont indiqué vendredi 27 février des experts.

"Son niveau a baissé et se situe deux centimètres en dessous de 456 mètres" au-dessus du niveau de la mer, son niveau minimum tolérable selon le gouvernement, a indiqué à l'AFP Arkadi Ivanov, directeur du programme de Greenpeace.

Les autorités de la république de Bouriatie, l'une des deux régions russes bordant le lac qui contient 20% des réserves d'eau douce de la planète, avaient déjà tiré la sonnette d'alarme fin janvier, s'inquiétant du niveau le plus bas des 60 dernières années.

Le département local du ministère russe des Situations d'urgence avait annoncé "se mettre en état d'alerte" pour surveiller notamment l'approvisionnement en eau des villages voisins qui risquent de subir des pénuries.

"Les premiers touchés par cette nouvelle baisse du niveau sont les poissons, puis tout l'écosystème", a souligné M. Ivanov, estimant que la baisse du niveau de l'eau est notamment due à l'activité humaine et à une année particulièrement sèche.

"Il n'y a rien à faire. Il faut espérer que l'année à venir soit suffisamment pluvieuse et allouer plus de moyens pour mener des expertises", a-t-il précisé.

Pour le scientifique Guennadi Tchegassov, spécialiste du lac Baïkal, l'une des difficultés majeures pour la préservation de ce site naturel inscrit au Patrimoine mondial par l'UNESCO, est d'obtenir des pronostics météorologiques fiables, afin de mieux règlementer l'utilisation de l'eau par les entreprises avoisinantes.

"Cette année, les pronostics étaient bons, et du coup, elles ont pompé beaucoup plus d'eau qu'elles ne l'auraient fait si on avait su que l'année serait sèche", a-t-il déclaré à l'AFP.

Les loups doivent pouvoir être abattus lorsque les meutes présentent un danger pour les troupeaux. Par 151 voix contre 17 et 21 abstentions, le National a transmis jeudi une motion du Conseil des Etats. Le gouvernement s'est aussi dit prêt à légiférer en ce sens.

Après ce feu vert du Parlement, il s'attellera donc sans tarder à une révision de la loi sur la chasse. La législation actuelle classe le loup parmi les espèces protégées. Mais elle autorise les cantons, moyennant l’assentiment de l’Office fédéral de l’environnement (OFEV), à prévoir le tir d’animaux protégés si la sauvegarde des biotopes ou le maintien de la diversité des espèces l’exige.

L'ordonnance précise que le loup peut être abattu en cas d'importants dommages aux animaux de rente, de pertes sévères dans les contingents pour les chasseurs ou de menace considérable pour l'être humain.

Mieux réguler

Pour l'auteur de la motion Stefan Engler (PDC/GR), les méthodes appliquées jusqu'ici ne suffisent pas à résoudre les conflits à venir et réguler la population de loups.

Selon lui, il doit être possible de tirer le canidé dans une région où rôdent des meutes causant des dommages aux troupeaux et compromettant la bonne répartition de la faune sauvage, la sécurité publique ou l'exploitation touristique. Le Grison évoque une régulation des animaux osant s'approcher de pâturages suffisamment protégés ou étant de moins en moins craintifs à l'égard de l'homme.

Il s'agit d'un compromis judicieux et acceptable, a expliqué Silva Semadeni (PS/GR) au nom de la commission. On peut gérer les effectifs sans faire disparaître le loup de Suisse.

Abattre des jeunes loups

Une autre révision est déjà sur les rails: dès juin, les jeunes animaux des régions où vivent des meutes devraient pouvoir être abattus, sur décision des cantons. Avant d'être tiré, le canidé devra à plusieurs reprises s'être approché d'une agglomération sans vraiment craindre l'homme. L'OFEV a lancé mi-janvier et jusqu'au 16 mars une consultation sur la révision de l'ordonnance sur la chasse.

En ligne de mire notamment, les jeunes canidés trop téméraires qui s'approchent régulièrement des agglomérations sans se montrer suffisamment farouches. Plusieurs cas ont été recensés récemment. En juin dernier, un jeune prédateur avait été écrasé par un train dans l'agglomération zurichoise, et en octobre, un autre avait tué un mouton dans un enclos à proximité d'habitations en Valais.


Source © ATS
mercredi 11 mars 2015
L'Union internationale pour la conservation de la nature et le Muséum national d'Histoire naturelle ont présenté les premiers résultats de la Liste rouge de la faune vertébrée menacée des Terres australes et antarctiques françaises (Taaf).

Cette Liste rouge a nécessité un an de travaux de recherche basés sur les données récentes disponibles. Elle recense pour la première fois les oiseaux et les mammifères présents dans trois zones: les cinq îles Eparses (Bassas da India, Europa, Juan de Nova, Glorieuses dans le canal du Mozambique et Tromelin), les Terres australes qui regroupent les quatre îles subantarctiques (Crozet, Kerguelen, Saint-Paul et Amsterdam) ainsi que la Terre Adélie sur le continent Antarctique. Les reptiles terrestres et marins des îles Eparses ont également été répertoriés.Ces trois zones couvrent 80% de l'hémisphère Sud.

Impacts de la pêche à la palangre et des rats

Sur 98 espèces indigènes évaluées au total, "32 sont menacées soit un tiers", a prévenu ce mardi 10 mars Bernard Cressens, président du comité français de l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), devant la presse.

Les albatros, manchots, tortues marines "vivant dans les zones isolées de la planète ne sont pas à l'abri de l'impact des activités humaines".Des menaces multiples pèsent sur cette biodiversité. Au premier chef figurent les espèces introduites par l'homme comme les rats, a précisé M. Cressens. De nombreux oiseaux marins, comme le Pétrel gris et le Petit puffin dans les Terres australes et le Phaéton à bec jaune sur l'île d'Europa, tous trois classés "en danger", sont victimes des rats qui se nourrissent des œufs et des oisillons. Des lézards "rarissimes" des îles Eparses, tels que le Scinque aux yeux de serpent des Glorieuses, classé "vulnérable", sont également la proie des rongeurs.

La "seconde grande menace" est la pêche intensive à la palangre dans les eaux internationales et ses prises accessoires d'oiseaux et de mammifères marins s'accrochant aux hameçons. Cette pêche menace l'Albatros d'Amsterdam, une espèce classée "en danger critique", qui ne niche que sur l'île d'Amsterdam en Terres australes : l'UICN et le Muséum dénombrent moins d'une cinquantaine de couples reproducteurs, en dépit de l'encadrement de cette pêche par la préfecture des Taaf.  "Les oiseaux marins ne connaissent pas les limites administratives et sont victimes de la pêche à la palangre hors des Taaf", a déploré M. Cressens. Elle reste pratiquée dans le reste de l'océan Indien, où l'Albatros d'Amsterdam chasse pour s'alimenter. Cécile Pozzo Di Borgo, préfet et administrateur supérieur des Taaf, a souligné la réduction de 95% de la mortalité accidentelle aviaire liée aux palangres en 2014 par rapport à 2006/2007 où 13.000 oiseaux  étaient tués contre 33 l'an dernier.

Des dauphins comme le Globicéphale tropical peuvent eux aussi être piégés accidentellement sur les palangres destinées à la pêche au thon et à l'espadon. L'orque et le dauphin de Commerson sont classés "en danger" dans les Terres australes. Sur les îles Eparses, la tortue imbriquée est classée "en danger critique".

Climat : le Manchot empereur "vulnérable"

Autre menace : l'apparition de "nouvelles maladies" dans les Terres australes, telles que le rouget du porc et le choléra aviaire, a provoqué "des mortalités importantes chez les jeunes de plusieurs espèces d'oiseaux marins". Figure également le changement climatique "qui a un impact sur les zones d'alimentation" et par conséquent les capacités de reproduction et "démultiplie les espèces invasives ", a ajouté M. Cressens.

A Kerguelen, l'augmentation des températures de l'océan modifie les zones d'alimentation de l'Albatros à sourcils noirs, une espèce "quasi-menacée" qui pourrait "disparaître de l'île à l'avenir", prévient la Liste rouge. En Terre Adélie, la réduction de la surface de la banquise provoquera une diminution des ressources alimentaires du Manchot empereur, classé "vulnérable", qui "devrait connaître un déclin atteignant plus de 80% à l'horizon 2100".

Le président du comité français de l'UICN "attend beaucoup" de la Conférence mondiale sur le Climat à Paris en décembre prochain. "On espère que l'humanité dans un sursaut de conservation va prendre des mesures", a déclaré M. Cressens.

La prochaine Liste rouge des Taaf évaluera les poissons et les invertébrés.

Des actions de préservation

Pour préserver la biodiversité de ces territoires, une réserve naturelle nationale couvrant plus de 2,2 millions d'hectares, a été créée en 2006 dans les Terres australes. Elle est la plus grande de France. Un parc naturel marin a aussi vu le jour en février 2012 dans l'archipel des Glorieuses dans les îles Eparses, d'une superficie de plus de 43.000 km2 : son plan de gestion est soumis à consultation jusqu'au 26 mars 2015. Depuis 2011, un plan national d'action est également en place pour conserver l'Albatros d'Amsterdam : plus de 30 individus sont recensés aujourd'hui alors qu'ils étaient 5 en 1980, a précisé la préfet en soulignant "l'évolution positive".

Le projet de loi sur la biodiversité, en débat mi-mars à l'Assemblée, prévoit de nouvelles zones classées de conservation halieutique (ZCH) en métropole et outre-mer, au sein du code rural et de la pêche maritime. Ce nouvel outil vise à permettre aux autorités de l'Etat d'interdire ou de réglementer les activités incompatibles avec le bon état des zones fonctionnelles des ressources halieutiques (frayères, nourriceries, couloirs de migration…).

Source uicn
Un désastre. Apicultrices à Richemont (Charente), Isabelle Geay et Isabelle Garnier oscillent entre la tristesse et la colère. À la sortie de l'hiver, la première a découvert une mortalité de 100 % dans ses six ruches, en contrebas de sa maison. Seulement 9 des 27 ruches de la deuxième, semées autour de Cognac (Charente), sont encore actives, mais fragiles. 

Les malheurs des abeilles ne sont pas nouveaux. « Il y a vingt ans, on posait un rucher au fond du jardin, sans s'en occuper, on récoltait 80 kg de miel. Aujourd'hui, si on arrive à 12 kg, on est content », relève Isabelle Garnier. Mais l'ampleur de cette mortalité hivernale, habituellement située autour de 5 %, est inédite.

Le phénomène n'est pas isolé. Adhérente du syndicat apicole de Charente-Maritime, Isabelle Geay participait le 28 février à une réunion lors de laquelle de nombreux collègues ont fait le même constat : l'un a perdu 25 ruches sur 45, un autre, sur l'île d'Oléron, 75 % de ses 80 ruches…

Dans la foulée, le président Christian Giraudet a envoyé un courrier d'alerte à la Direction départementale des populations, ainsi qu'à la ministre de l'Écologie, Ségolène Royal et celui de l'agriculture, Stéphane Le Foll.

La mortalité a atteint 50 à 100 % dans certains ruchers.

La filière en est au stade du recensement et des analyses. Les symptômes sont curieux. Isabelle Geay a retrouvé des ruchers disposant de larges réserves de nourriture, mais il ne restait qu'une poignée d'abeilles mortes. Pas de cadavres non plus au pied de leur logis. Les insectes se sont évanouis dans la nature, y compris certaines reines qui, normalement, ne quittent jamais leur nid. Isabelle Garnier en montre une, décédée à six mois, alors que sa durée de vie devrait être de trois ans.

"Les abeilles perdent la boule, c'est un peu comme si elles étaient atteintes de la maladie d'Alzheimer"
Cette longévité atteignait cinq ans il n'y a pas si longtemps. « On est extrêmement soigneuses dans nos pratiques. La seule variable qui a changé c'est l'apparition, il y a une dizaine d'années, des pesticides néonicotinoïdes, neurotoxiques et perturbateurs endocriniens qui enveloppent les semences. Les abeilles perdent la boule, c'est un peu comme si elles étaient atteintes de la maladie d'Alzheimer », pointe Isabelle Garnier.

"La floraison arrive dans un mois, qui va polliniser tout ça ?"

Dans son courrier, Christian Giraudet s'interroge sur un lien avec un traitement des pucerons sur les blés et contre la cicadelle dorée, dans les vignes. « Je ne veux pas rentrer dans le schéma des “pauvres” apiculteurs contre les agriculteurs. Ils sont les premiers touchés par les traitements. On ne parle pas du miel qu'on met sur la tartine, on pourra toujours le remplacer par de la confiture. Mais la floraison arrive dans un mois, qui va polliniser tout ça ? Est-ce qu'on va manger des cerises, des prunes, des poires cette année ? », interpelle Isabelle Garnier, qui souligne aussi le rôle « irremplaçable » des antiviraux fabriqués par les abeilles dans la médecine moderne.

Pour Isabelle Geay, l'hécatombe apicole pourrait venir « d'un effet d'accumulation des pesticides ». Elle déplorait déjà une perte à la base, puisqu'elle ne disposait que de 27 essaims assez forts pour passer l'hiver, sur un potentiel de 50 ruches.

« La durée de vie d'une abeille d'hiver est passée de 200 jours à 160. Le cycle annuel est cassé. Et, sans pollen, on n'aura pas de couvains. On est sur un fil. Aujourd'hui, on ne peut pas se taire. La solution est politique », insistent les apicultrices. Isabelle Geay formule un conseil : « Faites des réserves de miel, il va coûter cher cette année… »

Source © Sud Ouest



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Source uicn




La municipalité de Landéda (29) a commandé à un laboratoire privé l’analyse de poissons morts découverts dimanche après-midi au Brouennou. 

Des marcheurs ont alerté la municipalité après la découverte d’une centaine de mulets et quelques de bars de 30 à 40 cm ramenés au rivage. Le prélèvement a eu lieu mardi matin et devrait, sous 48h, aider à déterminer s’ils ont été victimes ou pas d’une pollution.

"Le fait de ne trouver que deux espèces et des poissons d’à peu près la même taille» nous laisse à croire qu’il s’agit d’un rejet en mer ou d’une caisse tombée d’un bateau", commentait, sans toutefois présager des conclusions de l’analyse, le maire de Landéda, Christine Chevalier.

Pas impossible que les poissons morts se soient accumulés à cet endroit, à l’entrée de l’Aber Benoît, par le jeu des courants. Des rondes ont été réalisées le long du littoral sans autre découverte du genre. Les poissons retrouvés au Brouennou étaient concentrés sur une dizaine de mètres.

Source © Le telegramme
Depuis le 23 janvier est ouverte une enquête publique pour autoriser la Ville de Denain à aller pomper son eau potable dans la nappe phréatique de la vallée de la Selle. Un projet qui trouve sa source à la fin des années quatre-vingt. Les premiers essais vont bientôt être effectués

La régie municipale de l’eau de Denain commence à entrevoir le bout du tunnel. En raison du taux de nitrates croissant dans les trois pompages actuels sur le champ captant de Neuville-sur-Escaut, le chef-lieu de canton doit se trouver de nouvelles sources d’approvisionnement.

Une vieille histoire d’eau

C’est une vieille histoire car à la fin des années quatre-vingt, le Bureau de recherches géologiques et minières avait effectué les premières recherches. Bingo, c’est dans la vallée de la Selle qu’a été découverte la manne aquifère. Plus précisément dans les sous-sols de Noyelles-sur-Selle et du hameau de Fleury (Haspres), de part et d’autre de la rivière, où la nappe est abondante et de grande qualité.

Depuis ces premiers essais fructueux, la régie s’est lancée dans une longue procédure. Il a fallu acquérir des terrains agricoles, faire des boisements pour protéger le réservoir naturel de toute pollution et penser aux canalisations qui relieront les futures stations de pompage au réservoir de la Croix Sainte-Marie. Nous voici aujourd’hui arrivés à l’aube des premiers essais.

Enquête publique

Selon le code de l’environnement, une enquête publique a été lancée au 23 janvier dernier pour autoriser la Ville de Denain à expérimenter le processus et à rejeter l’eau dans la Selle (qui ne s’en portera pas plus mal, vu la pureté de la nappe). Ces essais portent sur un débit de 4 000 m3/jour. Le commissaire-enquêteur désigné est Jean Bernard (il a pour suppléant François Scherpereel). Il doit siéger dans les trois communes concernées pour recevoir les remarques des éventuels plaignants.

Pour Haspres, c’était le 24 février, mais il sera en mairie de Noyelles-sur-Selle le samedi 14 mars, de 9 h à midi et à l’hôtel de ville de Denain le jeudi 26 mars, de 14 h à 17 heures. Le dossier complet est consultable sur demande dans ces trois mairies jusqu’au 26 mars.

Source © la voix du nord
Pour la fin de l’année, tous nos cours d’eau devraient pouvoir passer en catégorie « Bon ». On est loin du compte, la faute à la présence de l’homme et à l’activité agricole. 

Le Contrat de rivière a fait le hit-parade de nos meilleurs et plus mauvais cours d’eau.

Idyllique la Nethen  ? La qualité de son eau est pourtant qualifiée de médiocre par la Région wallonne.

L’idylle en Dyle avec les mains dans la vase

Qui se souvient encore de baignades dans les cours d’eau du Brabant wallon ? Aujourd’hui, l’on est presque heureux de voir des kayaks se lancer sur la Dyle une fois par an… Mais on se rend compte qu’il y a vraiment urgence à s’occuper de nos cours d’eau.

Bien sûr, des dérogations européennes sont prévues jusqu’au 22 décembre 2021, voire au 22 décembre 2027 pour que tous nos cours d’eau passent au vert, mais l’on se rend compte surtout que pour y arriver, il va falloir obliger les riverains de collecteurs d’épuration à s’y raccorder et à œuvrer auprès des agriculteurs pour l’emploi de moins de pesticides. 

Un phénomène qui est surtout constaté dans l’Est de notre province où les cours d’eau « présentent des valeurs anormalement élevées en phosphates ou azote, traduisant des pollutions d’origine domestique et/ou agricole, parfois dès leur source. » C’est par exemple aussi le cas du Carpu qui coule dans une prairie protégée, ce qui laisse entendre que c’est la nappe phréatique qui est touchée…

Quant au retour du poisson, l’Europe ne se contentera pas de repeuplements annuels opérés par l’homme. 

Il faudra réaménager des berges, replanter des plantes aquatiques, refaire des obstacles pour permettre les fraies afin que les poissons y reviennent naturellement en remontant les cours d’eau. Autant écrire que la véritable idylle en Dyle ne se contentera pas seulement de louanges. Il faudra mettre les mains dans la vase !

Catastrophe ? La qualité d’une partie de la Dyle et du Train est classée dans la catégorie Moyen. La Nethen, une partie de la Grande Gette, le ruisseau Saint-Jean et une partie de la Petite Gette sont en Médiocre et tous les autres cours d’eau du Brabant wallon sont Mauvais, à savoir le reste de la Dyle, de la Grande et de la Petite Gette, la Lasne, le Pisselet, le ruisseau du Gollard et le Schoorbroek. 

C’est ce qui ressort d’une étude de 2013 faite par le réseau de contrôle des eaux de surface par le Service public de Wallonie. Or, pour le 22 décembre 2015, la réglementation européenne impose que tous les cours d’eau passent au vert en catégorie Bon…

Pour le sous-bassin de la Dyle-Gette, ce réseau wallon, qui parle de « masses d’eau » pour désigner tous les cours d’eau, dispose de onze sites de contrôles en aval, dont trois transfrontaliers avec la Flandre (et dont un sur la Senne). Et il surveille également trois petits cours d’eau forestiers donnant sur la Thyle où l’eau est considérée comme étant la référence d’une eau de qualité.

« Nous étudions la présence des macro-invertébrés, des diatomées (algues microscopiques), des poissons et des macrophytes (plantes aquatiques) afin de déterminer la biologie des masses d’eau, nous explique Pierre-Nicolas Libert, du réseau précité. On y ajoute les macro et les micropolluants pour déterminer l’écologie finale, la qualité qui est transmise aux instances européennes. »

Une seule bonne nouvelle, c’est le passage au vert des diatomées (sauf pour le ruisseau du Gollard et une partie de la Petite Gette) et des micropolluants (sauf pour le ruisseau du Gollard). Ce qui est confirmé par les analyses qui sont menées par le Contrat de rivière de la Dyle-Gette, qui a mené deux campagnes d’étude sur le sujet, entre 2001 et 2005, puis entre 2006 et 2011. Et une troisième étude vient de débuter.

Selon le professeur honoraire de l’UCL, Robert Iserentant, « les diatomées sont très sensibles à la qualité de l’eau. Certaines ont besoin de pollution pour se développer, mais elles cèdent le pas à d’autres dès que l’eau s’améliore. Ce qui semble être le cas pour l’instant, même si cela n’est pas encore confirmé par les indices de pollution organique. »

Dans ce cadre-là, c’est la présence d’ammonium, de nitrites, de phosphates et la demande biochimique en oxygène après cinq jours qui est analysée grâce au Centre provincial de l’agriculture et de la ruralité, basé à La Hulpe.

Le mieux de l’épuration

« La pollution d’origine organique dépend essentiellement en Brabant wallon de la présence de l’homme et de l’activité agricole, précise Jérémie Guyon, attaché de projet au Contrat de rivière. Et la conclusion entre les deux campagnes d’étude va dans le sens d’une tendance générale à la dégradation de l’état de nos cours d’eau. 

La Dyle, la Lasne, l’Orne et le Train sont de qualité moyenne ; l’amont de la Thyle, le Nil, le Pisselet et la Nethen sont de qualité médiocre ou moyenne ; et la Grande et la Petite Gette sont de qualité médiocre. Cependant, vu l’amélioration des diatomées, sans doute consécutive aux travaux d’épuration, on peut espérer que l’on va vers un mieux pour les prochaines années. Même s’il va falloir changer le régime d’assainissement de certains petits villages et poursuivre les efforts d’épuration pour les ruisseaux du Nil et de Lérinnes sur Walhain, le ruisseau du Piou à Corroy-le-Grand ou le ruisseau du Hussompont à Lathuy. »

Pour la nouvelle campagne d’études, ce sont quatre passages par an qui seront prévus, au lieu de trois, à raison de 25 stations par an pendant trois ans.

Top bonne qualité

Hit-parade de nos meilleurs cours d’eau

Pour le bassin de la Dyle, les ruisseaux des Ballaux et du Manil à Wavre ; le Blanc-Ry à Ottignies ; les Rys Saint-Bernard et Saint-Jean-Baptiste à Villers-la-Ville ; les Rys Pirot, Sainte-Gertrude, de Beaurieux et Glorie à Court-Saint-Étienne ; le Ry del Wasté à Genappe et le ruisseau Fontaine del Grimande ; ainsi que le Ru Milhoux, les Rys des Ployes et d’Heuchaux à Lasne figurent au hit-parade des cours d’eau de meilleure qualité.

Pour le bassin de la Gette, le classement concerne le ruisseau de Grand-Rosière à Ramillies ; les ruisseaux de Jauchelette, des Trois Fontaines, Brocruy, Bronnes ou Gobertange à Jodoigne ; ainsi que le Schoorbroeck à Beauvechain malgré une certaine dégradation de sa qualité après la traversée du village de l’Écluse.

Top mauvaise qualité

État des lieux des ruisseaux dégradés

Pour le bassin de la Dyle (chiffres de 2008), sont concernés la partie amont de la Thyle et le Gentissart à Villers-la-Ville ; la Falise à Genappe ; le Nil à Walhain ; le Ri de Corbais à Mont-Saint-Guibert et Walhain ; le Pisselet à Grez-Doiceau et Chaumont-Gistoux ; la Nethen à Beauvechain ; le Ry de Hèze à Grez-Doiceau ; l’Argentine dans sa partie située tout en amont à La Hulpe et la Mazerine en aval de sa partie voûtée à La Hulpe.

Pour le bassin de la Gette, cela vise surtout les affluents de la Petite Gette : ruisseaux du Fagneton, Frambais et Corrées à Ramillies ; ruisseau de la Bacquelaine à Orp-Jauche ; ruisseau du Village, Piétrain et Herbais à Jodoigne et Orp-Jauche ; et ruisseaux du Chapeauveau et Seype à Hélécine. Pour la Grande Gette, l’Orbais et le Thorembais à Perwez ; et le Ry Saint-Jean sur Huppaye.


Un fort séisme de magnitude 6,6 a frappé mardi après-midi le nord-est de la Colombie, avec des secousses ressenties jusque dans la capitale, Bogota, a annoncé le Service géologique colombien (SGC).

Aucune victime ni dégâts importants n'ont été signalés dans l'immédiat par les autorités, même si les médias locaux ont fait état d'accidents de voiture à Bogota ainsi que des dégâts sur la structure de la mairie de Bucaramanga, capitale de la province de Santander où s'est déclaré le séisme. 

L'épicentre du tremblement de terre, qui s'est produit à 15h55 (20h55 GMT), a été localisé à 161 kilomètres de profondeur dans la commune de Los Santos, selon le SGC. L'Institut américain de géophysique (USGS) a de son côté enregistré un épicentre d'une profondeur de 147 kilomètres, près de la localité d'Aratoca, à une distance d'environ 270 kilomètres de Bogota. 

"Nous sommes en train de réaliser un examen de la zone de l'épicentre mais l'impact concerne principalement le nord-est de la Colombie", a indiqué Carlos Ivan Marquez, directeur de l'Unité nationale de gestion des risques, dans une déclaration à la radio Caracol. "Pour le moment, nous n'avons pas de situations graves", a-t-il ajouté. 

Les secousses, qui ont duré plusieurs secondes, ont provoqué des scènes de panique dans les rues de la capitale où plusieurs immeubles ont été évacués par précaution. "Les feux de circulation se sont mis à trembler comme des drapeaux", a témoigné à l'AFP Luis Aponte, un chauffeur de taxi, au volant de son véhicule à Bogota au moment du tremblement de terre. 

Les pays andins de l'Amérique du Sud comme la Colombie sont situés sur la "Ceinture de feu du Pacifique", une zone qui concentre environ 85% de l'activité sismique terrestre.

Source © Reuters




Le ministère de la santé japonais a annoncé, mercredi 11 mars, avoir été contraint de jeter de la viande de baleine importée de Norvège contenant deux fois plus de pesticides que la norme autorisée, confirmant les informations de plusieurs organisations écologistes.

Des tests réalisés sur de la viande en provenance du pays scandinave ont révélé à deux reprises l'an passé la présence de 0,2 ppm (partie par million) d'aldrine et de dieldrine combinés, ainsi que de 0,07 ppm de chlordane, alors que le Japon autorise des niveaux respectifs maximaux de 0,1 ppm et 0,05 ppm. Interdites ou strictement réglementées dans les pays industrialisés, ces substances chimiques, qui persistent longtemps dans l'environnement et s'accumulent dans les tissus adipeux, sont jugées extrêmement dangereuses pour la santé.

La question a été soulevée mardi par des militants de l'Agence d'investigation environnementale et de l'organisation non gouvernementale Animal Welfare Institute (AWI), qui en ont profité pour réclamer de nouveau la fin de cette pratique qui met en danger la santé des consommateurs et n'a pas de raison d'être, selon eux.

Les baleines « accumulent les polluants »

Si le Japon n'a pas décidé de suspendre ou de réduire les importations norvégiennes, en hausse ces dernières années, « les échanges [étant] limités » aux quelques pays « qui consomment encore de la viande de baleine », un responsable du ministère de la santé japonais a confirmé avoir donné l'ordre de se débarrasser de la viande incriminée. « Les baleines ont tendance à accumuler des polluants de l'environnement, comme les pesticides et les métaux lourds », a-t-il justifié. 

De son côté, l'autorité de sécurité alimentaire norvégienne a assuré que ses propres examens ne montraient « que de faibles taux » de pesticides. « De notre point de vue, manger de la viande de baleine ne présente aucun danger », a affirmé Grethe Bynes, chargée des exportations et importations au sein de la structure.

La Norvège est, avec l'Islande, le seul pays au monde à autoriser la chasse à la baleine, harponnant plusieurs centaines de cétacés chaque année. Malgré une consommation de moins en moins importante, le Japon pratique aussi la chasse, mais officiellement à des fins scientifiques, même si une grande partie de la chair finit sur les étals des marchés.

Source © Le Monde

Après la catastrophe nucléaire de Fukushima, le gouvernement japonais a décidé de décontaminer la zone irradiée. Une centaine de communes sont concernées, certaines situées à plus de 100 km de la centrale. 

Mais la tâche est insurmontable, en particulier parce que 65 % de cette zone est couverte par la forêt, où il est impossible de faire baisser à main d’homme la radioactivité prisonnière des feuilles et de l’humus.

Selon l’Agence de l’énergie atomique japonaise, la commune de Kawaguchi est un "modèle" : à une vingtaine de kilomètre de la centrale de Fukushima-Daiichi qui a explosé en mars 2011, le maire annonce avoir réussi sa décontamination.

Pendant deux ans, plus d’un millier de"décontamineurs" ont méthodiquement lessivé les toits et les routes, et retiré 5 cm de sol dans les jardins, les cours et les champs pour faire baisser la radioactivité emprisonnée dans le sol.

90 millions d’euros pour diminuer la radioactivité d’une commune

La tâche est immense : à titre d'exemples, une maison produit une quinzaine de m3 de déchets contaminés, une école 150 m3. 

À cela, il faut aussi ajouter les déchets verts élagués le long des routes, et les forêts abattues dans un rayon de 20 mètres autour des habitations pour limiter le rayonnement radioactif des arbres. 

Plus de 200 000 m3 de matières irradiées ont ainsi été entreposés sur la commune dans cinq kariokiba, ces centres provisoires de stockage des déchets radioactifs.

90 millions d’euros ont été nécessaires pour diminuer le taux de radioactivité de cette seule commune de 3000 habitants, une somme prise entièrement en charge par l’État. Et Kawaguchi n’est que l’une des cent communes concernées par le projet national de décontamination, certaines villes étant situées à plus de 100 km de la centrale.

Un an et demi après l’accident nucléaire, le gouvernement japonais a en effet pris la décision de décontaminer la zone irradiée. S’il est impossible de faire disparaître la radioactivité, l’enjeu est de la faire baisser dans les zones évacuées sous la barre fatidique des 20 millisieverts par an (limite annuelle de radiation autorisée au Japon pour la population), afin de pouvoir rappeler à terme les 130 000 personnes évacuées.

La limite d’irradiation acceptable multipliée par 20

Mais l’effort de décontamination ne s’arrête pas là : il s’étend aussi aux huit régions où la radioactivité est supérieure à 1 mSv/an. En effet, c’est cette limite qui est importante aux yeux de la population, celle qui était en vigueur avant la catastrophe. Aujourd’hui, la limite d’irradiation acceptable japonaise est vingt fois plus élevée que celle recommandée par l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Le Japon l’a augmentée après la catastrophe, face à l’incapacité d’appliquer la règlementation sanitaire à la suite de l’explosion de la centrale. De nombreuses personnes, des "réfugiés volontaires", ont préféré s’exiler plutôt que de vivre dans des zones irradiées.

20 000 "décontamineurs" continuent de remplir des sacs

Quatre ans après la catastrophe, 20 000 "décontamineurs" continuent ainsi de remplir des grands sacs en plastique bleus ou noirs qui s’entassent le long des routes, dans les cours des maisons, sur les bords des champs et dans les kariokiba.  En tout, entre 30 et 55 millions de m3 de matière radioactive devraient émerger de la décontamination.

Pour ce qui est de l’efficacité de cette décontamination, les avis sont partagés : selon l'IRSN (Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire), elle permettrait de réduire la radioactivité entre 25 et 50 %.

Une autre difficulté est de gérer une radioactivité qui se déplace sans cesse. L’érosion et la pluie font en effet réapparaitre des particules radioactives. Il faut alors décontaminer à nouveau, et retirer 5 cm de sols supplémentaire.

Dans les sous-bois, le compteur Geiger s’emballe

Les forêts sont aujourd’hui la principale source de cette contamination secondaire. En effet, quand on rentre dans un sous-bois, le compteur Geiger s’emballe : la radioactivité double, voire quadruple si on la mesure à même le sol, car les arbres et l’humus ont largement fixé le césium radioactif libéré par l’explosion des réacteurs.

Or les forêts couvrent les deux tiers de la province de Fukushima. Et il est impossible d’y faire baisser à main d’homme la radioactivité. La solution de couper tous les arbres ou de retirer systématiquement la couche d'humus a été envisagée.  Mais pour l’instant, la consigne est de limiter l’accès aux forêts. Pour la population, ces espaces autrefois très prisés sont devenus des zones dangereuses.

Quant à la décontamination de la "zone de restriction" qui se trouve à proximité de la centrale, elle n’est pas à l’ordre du jour. Le gouvernement espère y entreposer dans les mois à venir tous les déchets contaminés.

Source © Magali Reinert / Novethic

Et pendant ce temps la course contre les fuites et la contamination continue

La gestion de l'eau à la centrale de Fukushima et des déchets radioactifs à proximité reste un problème critique qui n'a, pour l'instant, pas trouvé de solution pérenne. Point positif, une des piscines a été vidée de ses combustibles.

Quatre ans après la catastrophe du 11 mars 2011 à la centrale nucléaire nippone, l'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) fait le point sur la situation à Fukushima. Malgré des améliorations, elle reste particulièrement délicate et la réduction de la contamination est une priorité pour encore de longues années. Du côté du démantèlement des installations, peu de progrès sensibles devraient être enregistrés avant 2020, au plus tôt.

Réduire les fuites radioactives

Du côté des installations, l'IRSN rappelle que les trois réacteurs ravagés du fait de la perte de refroidissement (le 1, le 2 et le 3) sont maintenus à une température comprise entre 20 et 50°C par injection permanente d'eau douce. De même, les piscines d'entreposage des combustibles sont refroidies, en circuit fermé, à des températures inférieures à 30°C. Cette situation "[devra] s'inscrire dans la durée et nécessite une grande vigilance de la part de Tepco", explique l'IRSN. L'eau utilisée pour le refroidissement des réacteurs est récupérée et traitée, après s'être "[écoulée] dans les sous-sols des bâtiments où elle se mélange aux infiltrations d'eaux souterraines". Le traitement et l'entreposage de cette eau constituent donc des enjeux parmi les plus importants, car "les volumes ajoutés journellement [sont] très importants".

Plus globalement, les protections des réacteurs étant en partie détruites, les rejets radioactifs continuent dans l'atmosphère, le sol et les eaux souterraines. Tepco a donc recouvert certains bâtiments réacteurs d'une structure limitant ces fuites. L'opérateur a aussi mis en place un écran d'étanchéité côté océan, procédé à des pompages d'eau de nappe et construit une barrière d'étanchéité en bordure d'océan, d'environ 900 m de long, le tout pour réduire les écoulements souterrains. "Les dispositions prises par Tepco apparaissent de nature à limiter les relâchements vers l'océan, voire à les empêcher si elles sont totalement efficaces", estime l'IRSN, ajoutant que "toutefois, les pompages de nappe associés conduisent à augmenter les flux d'effluents à gérer".

Comme le souligne l'IRSN, l'un des principaux enjeux est la gestion de l'eau contaminée qui s'écoule vers l'océan ou qui est accumulée sur le site. 

En l'occurrence, compte tenu des rejets en mer, "l'ensemble du Pacifique Nord est maintenant marqué par le césium 137 jusqu'à environ 500 mètres de profondeur". Quant aux espèces marines, elles "sont encore parfois contaminées en radiocésium à un niveau qui dépasse la limite fixée par les autorités sanitaires japonaises (100 becquerel par kg)".

Que faire de l'eau contaminée stockée sur le site ?

S'agissant du traitement de l'eau collectée dans les installations, Tepco a tout d'abord testé trois procédés pour réduire sa contamination avant de se "[lancer dans] le développement d'un système permettant un traitement plus complet dénommé « multi-nuclides removal equipment » ou « advanced liquid processing system » (ALPS)". Ce système, opérationnel depuis octobre dernier, a pour but de n'entreposer sur le site, à partir de mai 2015, "que de l'eau ayant fait l'objet d'un traitement complet", c'est-à-dire "ne contenant quasiment plus que du tritium", celui-ci ne pouvant être extrait industriellement.

Pour l'instant, l'eau partiellement décontaminée est stockée sur le site, "dans des volumes sans cesse croissants". En l'occurrence, quelque 600.000 m3 sont conservés sur place. Or, cette situation est critique puisque "Tepco a rencontré de nombreux problèmes d'étanchéité, d'importance variable, sur les équipements d'entreposage des eaux radioactives", souligne l'IRSN. L'efficacité du stockage constitue donc "un point crucial pour la maîtrise de la pollution de l'environnement, compte tenu des volumes d'eau présents et de la radioactivité contenue". Afin de réduire les volumes à stocker, Tepco limite les infiltrations dans les sous-sols de la centrale, grâce à un dispositif de pompage des eaux souterraines en amont de la centrale. Un dispositif de confinement des bâtiments par congélation des terrains jusqu'à 30 m de profondeur "pourrait être opérationnel en 2015". Au-delà des volumes d'eau radioactive à traiter, le risque de pollution de la nappe phréatique est l'autre élément justifiant ces travaux.

A terme, l'eau entreposée, qui contient encore "une radioactivité résiduelle", pourrait être rejetée dans l'Océan pacifique. En effet, "le traitement des eaux n'est qu'une première étape" en vue d'obtenir les autorisations pour leur rejet.

A noter que la gestion des déchets liés à la décontamination du site et de ses alentours pose le même type de problème. Aujourd'hui, ils "sont orientés, quel que soit leur niveau d'activité, vers des installations d'entreposage de très grande capacité « interim storage facility » (ISF) dans l'attente de la disponibilité d'une solution de stockage". A terme, un stockage définitif est à envisager, mais aucun site n'a été trouvé, sachant que ledit site devra être en dehors de la préfecture de Fukushima, un accord en ce sens ayant été passé entre les autorités nationales et locales.

Un chemin encore long et incertain

Enfin, 2014 a été marqué par une avancée sensible en matière de réduction des risques grâce au retrait des assemblages de combustible de la piscine du réacteur 4, la plus chargée en combustibles. Le retrait des assemblages entreposés dans les piscines des autres réacteurs doit maintenant intervenir. Ce travail doit commencer cette année pour la piscine du réacteur 3, à partir de 2017 pour celle du réacteur 2 et à partir de 2019 pour celle du réacteur 1.

Quant au combustible fondu dans les réacteurs 1 à 3, il n'est pas à l'ordre du jour dans l'immédiat. Actuellement, Tepco envisage d'entreprendre l'opération "au début des années 2020 pour les réacteurs 2 et 3 et vers 2025 pour le réacteur 1". Bien sûr, "ce calendrier est très dépendant du programme de recherche et des connaissances acquises sur l'état des installations", prend soin de préciser l'IRSN.

Enfin, le démantèlement complet de la centrale est prévu "avec un objectif de 30 à 40 ans". Ces délais, "à considérer comme des ordres de grandeur", dépendent en grande partie des opérations de caractérisation de l'état des installations et de travaux de recherche qui restent encore à réaliser.

 Source © Philippe Collet / actu environnement


La Commission européenne a publié, le 9 mars, une évaluation de la mise en œuvre par les Etats membres de la directive-cadre sur l’eau (DCE). Résultat: les programmes nationaux ne sont pas à la hauteur des pollutions.

Sans surprise, l’objectif de la DCE d’atteindre le bon état écologique pour 53% des eaux européennes en 2015 ne sera pas atteint. 42% seulement des eaux de surface sont dans le vert, selon l’Agence européenne de l’environnement. Par ailleurs, on ne connaît toujours pas précisément l’état chimique de 40% des eaux.

DEUX TIERS DES PROGRAMMES INCOMPLETS

Mais que font les Etats membres pour rectifier le tir? L’analyse des programmes d’action, qu’ils devaient remettre à Bruxelles au plus tard le 22 décembre 2012, apporte quelques éléments de réponse.
Selon la Commission, deux tiers des programmes nationaux ne sont toujours pas complets, signe du retard des gouvernements. Le plus souvent, ces actions ciblent une amélioration des systèmes de traitement des eaux usées et de l’eau potable, une réduction des intrants chimiques dans l’agriculture et la restauration de la continuité écologique. Mais elles restent insuffisantes.

DEUX TIERS DES BASSINS SANS AMÉLIORATION

Pour deux tiers des bassins hydrographiques, les prélèvements montrent que les actions ne parviennent pas à endiguer les pollutions diffuses. Preuve qu’elles doivent être complétées par d’autres dispositifs. Deux Etats membres seulement ont mis en œuvre un programme complémentaire définitif, alors que des fonds européens sont ouverts à ce type d’action (Fonds de cohésion, fonds structurels, Feader[1]).
Si 8 Etats membres ont évalué la pression négative de l’agriculture, seul l’un d’entre eux (Lituanie) a effectivement quantifié la réduction nécessaire des intrants pour atteindre un bon état des eaux. Même chose pour la pollution chimique. Les pays européens se contentent de programmer des actions sans pour autant évaluer leur efficacité sur la qualité des eaux.

LES INSUFFISANCES DE LA FRANCE

Si l’on regarde les plans de gestion par bassin, seuls trois Etats membres -Autriche, Finlande et Pays-Bas- remplissent les trois critères définis par Bruxelles: l’analyse des différents impacts, l’évaluation des mesures sur l’état des eaux et le système de surveillance. 

La France, qui a été condamnée par la Cour européenne en juin 2013 pour son laxisme dans la lutte contre les pollutions aux nitrates, ne risquait pas d’être un modèle en Europe. Selon le rapport de Bruxelles, Paris parvient seulement à identifier les menaces qui pèsent sur la qualité de ses eaux, mais ne sait ni améliorer cet état ni évaluer les éventuels progrès.

Bruxelles recommande particulièrement à la France de mieux justifier ses exceptions aux objectifs environnementaux (notamment le bon état des eaux en 2015)

Elle doit aussi mieux évaluer et prendre en compte l’impact du changement climatique, réduire les pollutions par l'azote et le phosphore, revoir sa réglementation sur l'utilisation des pesticides et fixer des limites précises aux agriculteurs. Enfin, elle doit rapidement développer ses mesures de restauration naturelle (amélioration de la qualité des eaux, protection contre les inondations, conservation des habitats), «qui sont en général plus rentables que la construction d’infrastructures», souligne la Commission.

[1] Feader: Fonds européen agricole pour le développement rural
mardi 10 mars 2015
Le braconnage des oiseaux migrateurs à Chypre s'est encore intensifié cette année. Les associations de défense des animaux dénoncent cette situation et appellent au durcissement des sanctions.

Plus de deux millions d'oiseaux migrateurs ont été tués l'automne dernier sur l'île de Chypre, a estimé lundi 9 mars 2015 une association de défense de l'environnement dénonçant ce braconnage motivé par le commerce de volatiles cuisinés dans un mets local interdit. 

Ce sont les mois de septembre et d'octobre qui correspondent à la haute saison de braconnage sur l'île méditerranéenne, lieu de passage majeur pour les migrateurs à cette époque de l'année.  

L'année 2014 "a été la pire depuis que nous avons commencé à documenter le braconnage en 2002", explique la responsable de Birldlife Cyprus, Clairie Papazoglou. Elle a appelé à appliquer avec plus de fermeté la loi prévoyant jusqu'à 17.000 euros d'amende et trois ans de prison pour contrer un phénomène "en pleine croissance".

Un braconnage hors de contrôle

Les oiseaux ont été capturés au moyen de filets et de fausses branches collantes. Les poses de ces filets ont quasiment doublé par rapport à l'année précédente, affirme l'association, détaillant que quelque 16 km de filets et plus 6.000 branches collantes ont été répertoriés durant l'automne. L'inventaire de ces "outils de braconnage montre que plus de deux millions d'oiseaux ont pu être tués à travers Chypre durant l'automne", conclut l'association dénonçant une activité devenue "hors de contrôle".

CUISINE. Plusieurs migrateurs - fauvettes à tête noire, grives ou encore rouge-gorges - sont cuisinés dans un mets très recherché, mais interdit, l'ambelopoulia. Servie discrètement dans certains restaurants, le plat coûte entre 40 et 80 euros, pour une douzaine d'oiseaux. Ce commerce illégal est estimé à 15 millions d'euros par an par les services de l'Etat chargés de la lutte contre le braconnage.

Tolérance zéro

À son apogée dans les années 1990 avec près de 10 millions d'oiseaux tués annuellement, le braconnage a été au début des années 2000 dans le collimateur des autorités, qui souhaitaient rejoindre l'Union européenne. Mais depuis l'adhésion à l'UE en 2004, il est reparti de plus belle. Birdlife Cyprus a appelé les autorités chypriotes, mais aussi britanniques, qui disposent de vastes bases militaires sur l'île, à agir contre les 3.000 à 4.000 braconniers que compterait l'île. Tim Stowe, de la Société royale britannique pour la protection des oiseaux (RSPB), a lui appelé à une "tolérance zéro" sur les bases britanniques où le braconnage "s'est aggravé". "Le ministère de la Défense (...) doit résoudre ce problème avant la prochaine migration cet automne", a-t-il exigé, alors que la population profite des larges étendues inhabitées pour braconner.

Au total, une soixantaine d'espèces en péril ou en voie de disparition se font prendre chaque année dans les pièges des braconniers chypriotes.


Source ©CABS - www.komitee.de / AFP



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